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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>À Ploërmel, biologie délocalisée rime avec proximité</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jun 2023 11:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Depuis novembre 2020, le Centre Hospitalier de Ploërmel, dans le Morbihan, accueille une antenne de biologie délocalisée rattachée au laboratoire de biologie médicale (LBM) du Centre Hospitalier Bretagne Atlantique, lui-même installé à Vannes. Une coopération qui a su conquérir les équipes, avec des analyses désormais réalisées en majorité à Vannes et, pour les plus urgentes, directement au sein de l’antenne de Ploërmel.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72836170-50659444.jpg?v=1684144843" alt="À Ploërmel, biologie délocalisée rime avec proximité" title="À Ploërmel, biologie délocalisée rime avec proximité" />
     </div>
     <div>
      Et si les personnels soignants pouvaient eux-mêmes réaliser les analyses biologiques les plus urgentes&nbsp;? C’est le pari qu’a fait il y a déjà plus de deux ans le Centre Hospitalier de Ploërmel, dans le Morbihan. <em>«&nbsp;Pendant longtemps, tous les examens étaient sous-traités à un laboratoire privé. Il a ensuite été décidé de réintégrer l’activité de biologie médicale au sein du secteur public&nbsp;»</em>, explique le Dr Myriam Auger, biologiste médicale aujourd’hui responsable de cette antenne de biologie délocalisée. La réflexion menée en lien avec d’autres acteurs locaux, en particulier le Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA), installé à Vannes et établissement support du GHT Brocéliande Atlantique, l’ARS Bretagne et l’Établissement français du sang, s’est donc attachée à réfléchir aux modalités de cette intégration au sein de l’hôpital public. <br />   <br />  Rapidement, le CHBA s’est imposé comme l’établissement le mieux à même d’opérer ce partenariat. <em>«&nbsp;</em><em>Mais le Centre hospitalier de Ploërmel dispose d’un service d’accueil des urgences, d’une maternité et d’unités chirurgicales. Il est donc nécessaire de pouvoir prendre en charge rapidement certaines analyses. Plutôt que d’envoyer les prélèvements au CHBA, distant d’une cinquantaine de kilomètres, nous avons privilégié l’installation sur site d’une antenne délocalisée&nbsp;»</em>, poursuit la biologiste. L’hôpital de Ploërmel s’est donc équipé d’automates de biologie, qui permettent désormais à ses équipes soignantes d’effectuer certaines analyses en autonomie durant les heures d’absence des techniciens de laboratoire.
     </div>
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     <div><b>Huit automates et des usages simplifiés</b></div>
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      Hématologie, coagulation, biochimie... Plusieurs types d’analyses urgentes sont aujourd’hui couvertes par les huit automates déployés à Ploërmel. <em>«&nbsp;</em><em>Le panel d’examens pris en charge dans ce cadre précis a été sélectionné avec les cliniciens lors de la mise en place de l’antenne de biologie délocalisée&nbsp;»</em>, indique la responsable. Plusieurs groupes de travail se sont donc réunis en amont pour cadrer le projet, depuis l’identification des locaux dédiés à l’antenne de biologie délocalisée jusqu’au choix des équipements, en passant par le système d’information, les modes de prescription ou encore le circuit des prélèvements. Une démarche qui a facilité l’adhésion des équipes concernées. Toutes ont d’ailleurs aujourd’hui trouvé leurs marques. <br />   <br />  L’antenne est ainsi majoritairement opérée par quatre techniciens de laboratoire, pour une plage de présence quotidienne comprise entre 12 heures le week-end et 15 heures en semaine. En leur absence – en particulier la nuit –, les infirmiers prennent le relais pour les analyses urgentes. <em>«&nbsp;</em><em>Les automates ont été spécifiquement choisis pour leur simplicité d’utilisation, afin que le personnel soignant puisse justement assurer la continuité des soins&nbsp;»</em>, précise le Dr Myriam Auger. Ces équipements se démarquent, par exemple, par l’absence de réactifs classiques, remplacés par des cassettes permettant de réaliser des analyses rapidement, quasiment «&nbsp;au lit des patients&nbsp;». Et pour les examens non urgents ou non réalisables sur site, une navette, à raison de sept voyages par jour, a été mise en place pour transférer directement les échantillons au CHBA de Vannes
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une antenne rattachée au CHBA	</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>La création de l’antenne délocalisée de biologie s’inscrit dans un projet de territoire impliquant une uniformisation des pratiques&nbsp;»</em>, résume Roger Monclin, cadre du laboratoire. Les deux établissements sont certes habitués à collaborer dans le cadre du GHT Brocéliande Atlantique&nbsp;; mais cette coopération s’est encore renforcée depuis l’ouverture de l’antenne. Ainsi, bien qu’ils soient positionnés à Ploërmel, les techniciens de laboratoire font partie intégrante de l’équipe du laboratoire du CHBA. D’ailleurs, c’est l’antenne dans son ensemble qui est rattachée au CHBA. Les biologistes et cadres de santé du LBM s’y rendent donc régulièrement pour vérifier la qualité des analyses et maintenir le lien entre les deux sites. <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>La situation est comparable à celle d’un laboratoire installé sur deux bâtiments distincts. Les techniciens missionnés à Ploërmel sont parfaitement intégrés à l’équipe du CHBA, ils suivent les mêmes formations et appliquent les mêmes protocoles&nbsp;»,</em> indique le cadre. Ces exigences concernent également les automates eux-mêmes, qui font l’objet de procédures de vérification et de certification équivalentes à celles des équipements déployés sur le site vannetais. <em>«&nbsp;Au final, </em><em>hormis les modèles des automates présents à Ploërmel, tout le reste est identique. Les logiciels, par exemple, sont les mêmes partout, garantissant ainsi un transfert optimal de l’information&nbsp;»</em>, ajoute Roger Monclin. <br />   <br />  Cette <em>«&nbsp;</em><em>volonté d’homogénéisation&nbsp;»</em> a présidé à la création de l’antenne, comme l’a souligné Roger Monclin. Avant même son entrée en fonction, les quatre techniciens embauchés pour l’occasion ont par exemple passé plusieurs semaines à Vannes <em>«&nbsp;</em><em>pour maîtriser l'organisation du laboratoire et les habitudes de travail de l'équipe. Ce temps de formation et ces liens noués sont essentiels pour que la dynamique soit par la suite fluide, avec la phase préanalytique prise en charge à Ploërmel et le reste du circuit opéré à Vannes&nbsp;», </em>indique le cadre.
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     <div><b>Des soignants formés à l’utilisation des automates</b></div>
     <div>
      Ces échanges renforcés entre un site et l’autre se font aussi à l’échelle locale. À Ploërmel, l’antenne de biologie délocalisée est installée à proximité du service d’accueil des urgences. Les techniciens bénéficient donc d’un contact rapproché avec le personnel soignant, et plus particulièrement les infirmiers des urgences. <em>«&nbsp;</em><em>Tout professionnel de santé ayant une question peut venir facilement s’entretenir avec un technicien&nbsp;»</em>, note Roger Monclin qui a vu naître, entre soignants et techniciens ploërmelais, <em>«&nbsp;</em><em>une réelle proximité&nbsp;»</em>. Myriam Auger abonde&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>Les soignants viennent tous les jours déposer des prélèvements, ils connaissent très bien les techniciens et communiquent facilement avec eux&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Amenés à effectuer certaines analyses en autonomie,&nbsp;les infirmiers des urgences ont néanmoins fait l’objet d’une attention particulière, d’autant qu’il ne s’agit pas là de leur cœur de métier. <em>«&nbsp;</em><em>Tous ont été formés en amont à la prise en main des automates. Ces sessions, dispensées par un médecin biologiste ou un technicien de laboratoire, durent une demi-journée pour que chacun puisse bien comprendre le fonctionnement des cinq familles d’équipements&nbsp;», </em>indique la responsable de l’antenne. Chaque année, une session de rappel animée par les techniciens est également organisée à destination de ces personnels. Et si un nouvel infirmier est amené à travailler de nuit, <em>«&nbsp;</em><em>une formation lui est systématiquement dispensée avant cette prise de poste nocturne&nbsp;»</em>, assurent les responsables.
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     <div><b>Un changement aujourd’hui « salué par tous »</b></div>
     <div>
      En matière de communication interne, l’antenne de biologie délocalisée du CH de Ploërmel s’est en outre dotée, dès sa création, d’un dispositif de prescription dématérialisée. Décrit par les deux responsables comme <em>«&nbsp;</em><em>un gain de temps, de qualité et de sécurité&nbsp;»</em>, il a aujourd’hui emporté l’adhésion des équipes du laboratoire, comme des médecins et des soignants. <em>«&nbsp;</em><em>Cette expérimentation étant concluante, le dispositif sera progressivement étendu à tout le CHBA&nbsp;»</em>, indique d’ailleurs Myriam Auger. Quant à l’antenne en tant que telle, malgré une certaine appréhension initiale de la part des équipes soignantes, <em>«&nbsp;</em><em>ce changement d’organisation est aujourd’hui salué par tous&nbsp;»</em>, constate-t-elle&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>La disponibilité d’une activité de biologie médicale de proximité, l’accès à une expertise immédiate, la réalisation en quasi-temps réel des analyses urgentes, la prescription connectée et l’accès aux résultats directement depuis dossier patient informatisé, mais aussi une meilleure analyse de la pertinence des prescriptions notamment pour la gestion des examens redondants, et un délai de rendu plus rapide pour les résultats d’analyses spécialisées, ont su convaincre les équipes des deux centres hospitaliers&nbsp;». </em> <br />   <br />  <em><strong>Article publié dans l'édition de mai 2023 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-60-Les-CHU-fers-de-lance-de-l-innovation_a3613.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong> </em>
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      <strong>Des investissements mais aussi des économies à la clé</strong> <br />   <br />  De l’aménagement d’un local à proximité des urgences à l’achat des matériels et logiciels, en passant par le recrutement de quatre techniciens, la création de l’antenne de biologie délocalisée a nécessité près de 120 000 euros d’investissements, auxquels s’ajoutent 20 000 euros annuels pour la location des automates. <em>«&nbsp;</em><em>Une étude médico-économique, réalisée en amont du projet, avait néanmoins révélé la réalisation d’économies&nbsp;pour le Centre Hospitalier de Ploërmel&nbsp;»</em>, indique le Dr Myriam Auger. Des prévisions qui se sont depuis réalisées&nbsp;: en plus de deux ans, le CH de Ploërmel et le CHBA estiment <em>«&nbsp;</em><em>réaliser un gain net de plus de 500 000 euros par an&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
     </div>
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   ]]>
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   <title>Fluidifier la prise en charge des patients aux urgences grâce à la biologie délocalisée</title>
   <pubDate>Fri, 25 Sep 2020 09:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’équipe du Pr Hausfater, chef du service des urgences de l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière AP-HP, et du GRC-14 BIOSFAST (Sorbonne Université) a pu conduire une étude sur l’utilisation de la biologie délocalisée, ou point of care (POC) sur une période de quatre mois. Elle y montre l’importance de réduire au maximum le « brain to brain time » pour réduire significativement le temps de passage aux urgences.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/50075607-38752898.jpg?v=1601021377" alt="Fluidifier la prise en charge des patients aux urgences grâce à la biologie délocalisée" title="Fluidifier la prise en charge des patients aux urgences grâce à la biologie délocalisée" />
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     <div>
      Régulièrement évoquée comme un des leviers possibles pour réduire le temps de passage dans les services d’urgence, l’utilisation de la biologie délocalisée (« au lit ou au chevet du patient », ou&nbsp;<em>point of care&nbsp;</em>(POC)) manque encore d’éléments de preuve. Dans ce contexte, l’équipe du Pr Hausfater, chef du service des urgences de l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière AP-HP, et du GRC-14 BIOSFAST (Sorbonne Université) a testé l’hypothèse selon laquelle «&nbsp;<em>la mise à disposition d’un panel élargi de paramètres biologiques en POC était à même de réduire ce temps de passage aux urgences&nbsp;</em>». L’évaluation médico- économique de ce projet a, quant à elle, été réalisée par Isabelle Durand-Zaleski, professeur à la Faculté de Santé de l’Université Paris-Est Créteil. «&nbsp;<em>L’hypothèse intègre le fait que réaliser les analyses de biologie directement en salle d’urgence sur des automates fonctionnant avec un échantillon de sang total et des temps d’analyse courts, au lieu de les envoyer au laboratoire central, permet un raccourcissement des délais et de la durée de prise en charge pour l’ensemble des patients consultant aux urgences&nbsp;</em>», explique Sorbonne Université dans un communiqué.&nbsp;Ainsi, sur une période de quatre mois, l’équipe a&nbsp;conduit une étude prospective randomisée en cluster par semaine. Nommée Supoc, l’étude a bénéficié d’un financement à l’appel d’offre national PREPS. «&nbsp;<em>Selon la semaine de randomisation, les analyses de biologie étaient réalisées soit au laboratoire central (pratique actuelle, bras contrôle), soit par un technicien de laboratoire en POC (bras intervention) sur des automates de biologie délocalisés dans un des box des urgences&nbsp;</em>», précise Sorbonne Université.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impliquer les équipes</b></div>
     <div>
      Après l’inclusion de 20 923 patients, les résultats principaux montrent «&nbsp;<em>une réduction non significative du temps de passage aux urgences de -9 mn (IC 95% : -22 à 5, p=0,22) dans le groupe POC comparé au groupe contrôle&nbsp;</em>». Ce résultat contraste énormément avec ceux obtenus en laboratoire de -51 minutes, (IC 95% = -54 à - 48 minutes, p &lt; 0.001) dans le groupe POC. L’étude médico-économique intégrant l’ensemble des coûts directs liés à chacune des stratégies montre, quant à elle, un surcoût par patient de 4,70 € en POC pour une réduction du temps de passage de 9 minutes.&nbsp; <br />  «&nbsp;<em>Ces résultats illustrent que l’apport potentiel de la biologie délocalisée, pour fluidifier la prise en charge des patients aux urgences, ne se résume pas à la diminution du temps d’analyse, mais doit être couplé à des actions systémiques permettant au médecin urgentiste de prendre connaissance des résultats en temps réel dès leur validation par le biologiste&nbsp;</em>» explique Sorbonne Université pour qui «&nbsp;<em>il est vraisemblable que dans l’étude SUPOC, les médecins urgentistes n’aient pas suffisamment intégré le fait que durant les périodes POC, les résultats étaient disponibles plus précocement sur le serveur de résultat. Ce n’est qu’en raccourcissant au maximum le “brain to brain time” qu’une réduction significative du temps de passage pourra être obtenue&nbsp;</em>».&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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