<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-17T18:19:15+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-95603111</guid>
   <title>[PODCAST] « Soigner le monde » : les étudiantes et étudiants du programme Médecine-Humanités de l’École normale supérieure au chevet de l’OMS</title>
   <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 12:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RSE]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Formation unique en son genre, le programme Médecine-Humanités de l’École normale supérieure (ENS-PSL) accueille chaque année des étudiantes et étudiants en médecine souhaitant suivre un cursus mixte de haut niveau en sciences humaines et sociales, articulé avec les études médicales. En 2026, à l’occasion de leur voyage d’études annuel, les étudiantes et étudiants du programme sont partis à Genève au siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour rencontrer celles et ceux qui y travaillent : de cette expérience est né le podcast « Soigner le monde ». À partir d’interviews d’acteurs de premier plan de l’organisation internationale, « Soigner le monde » propose de revenir sur l’histoire de cette institution, ses défis actuels et, au-delà, de s’interroger sur les enjeux contemporains de la santé mondiale et sur le rôle des futurs soignants face aux transformations du système international de santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95603111-66807340.jpg?v=1774439737" alt="[PODCAST] « Soigner le monde » : les étudiantes et étudiants du programme Médecine-Humanités de l’École normale supérieure au chevet de l’OMS" title="[PODCAST] « Soigner le monde » : les étudiantes et étudiants du programme Médecine-Humanités de l’École normale supérieure au chevet de l’OMS" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=k-D9GuUP- 90&amp;t=5s" target="_blank"><strong>&gt; Découvrir la bande annonce en vidéo</strong></a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les trois épisodes du podcast</b></div>
     <div>
      <strong>Soigner le monde – Épisode 1 : Rêver la santé mondiale ?</strong> <br />  Une institution naît dans les décombres d'un monde en ruines avec une ambition démesurée : faire de la santé un droit universel. Mais entre ce rêve fondateur et les réalités d'un monde traversé de rapports de force, que reste-t-il ? <br />  <a class="link" href="https://www.podcasts.ens.psl.eu/ecole-normale-superieure-psl-soigner-le-monde/202603121654-soigner-le-monde-episode-1" target="_blank">Écouter l’épisode</a>  <br />   <br />  <strong>Soigner le monde – Épisode 2 : Réparer l'équilibre ?</strong> <br />  Le 20 janvier 2025, Donald Trump officialise le retrait des États-Unis de l'OMS. Un séisme. Budgétaire, diplomatique, symbolique. <br />  <a class="link" href="https://www.podcasts.ens.psl.eu/ecole-normale-superieure-psl-soigner-le-monde/202603121654-soigner-le-monde-episode-2" target="_blank">Écouter l’épisode</a>  <br />   <br />  <strong>Soigner le monde – Épisode 3 : Penser en archipel ?</strong> <br />  Après deux épisodes à questionner l'institution, Sevgi, Emile et Sabrina, trois étudiantes et étudiants du double cursus Médecine-Humanités, prennent la parole. Ce qu'ils ont vu. Ce qui les a dérangés. Ce qu'ils imaginent. <br />  <a class="link" href="https://www.podcasts.ens.psl.eu/ecole-normale-superieure-psl-soigner-le-monde/202603121655-soigner-le-monde-episode-3" target="_blank">Écouter l’épisode</a>  <br />    <p class="p2" style="margin: 0px; font-width: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: Helvetica; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal; color: rgb(56, 101, 115);">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>« Soigner le monde » est disponible dès maintenant sur :</strong> <br />  <a class="link" href="https://open.spotify.com/show/4f2YQXVL09hz3JKxsPjo9r?si=f6a04d1679754697&amp;nd=1&amp;dlsi=c35e93ca82884af1" target="_blank">-&nbsp;Spotify</a> <br />  <a class="link" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/soigner-le-monde/id1884681882" target="_blank">-&nbsp;Apple podcast</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.deezer.com/fr/show/1002764611?host=14524348&amp;utm_campaign=clipboard-generic&amp;utm_source=user_sharing&amp;utm_content=talk_show-1002764611&amp;deferredFl=1" target="_blank">-&nbsp;Deezer</a> <br />  <a class="link" href="https://music.amazon.com/podcasts/bb9cab97-5028-463d-a725-02b88aadd767/SOIGNER-LE-MONDE?ref=dm_sh_g5hBZpVUGr2QCxgPTHzkGKZXA" target="_blank">-&nbsp;Amazon Music</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLp--TwPwLx1XzVUaqP0TGDEeYDMlJG5-J" target="_blank">-&nbsp;YouTube</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.podcasts.ens.psl.eu" target="_blank">-&nbsp;Podcasts.ens.psl.eu</a>  <br />   <br />  <em>Podcast réalisé par La Fabrique des Soignants, avec le soutien de AXA, de la Fondation Bettencourt Schueller et de la MGEN.</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/95603111-66807340.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/PODCAST-Soigner-le-monde-les-etudiantes-et-etudiants-du-programme-Medecine-Humanites-de-l-Ecole-normale-superieure-au_a4985.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-93153742</guid>
   <title>Benoît Bresson : « L’avenir du numérique hospitalier repose sur une coordination optimale des ressources »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 14:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face aux transformations du système de santé, entre hôpitaux ambulatoires, coordination ville-hôpital et usage croissant des outils numériques, Benoît Bresson, président du collectif des GRADeS et directeur du GRADeS Région Sud, partage sa vision de l’hôpital de demain et explique comment mieux organiser et piloter les parcours de soins.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153742-65149793.jpg?v=1765524903" alt="Benoît Bresson : « L’avenir du numérique hospitalier repose sur une coordination optimale des ressources »" title="Benoît Bresson : « L’avenir du numérique hospitalier repose sur une coordination optimale des ressources »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous rappeler les missions du GRADeS Région Sud et le rôle du collectif des GRADeS dans l’écosystème numérique en santé ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Benoît Bresson&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;</em>Le collectif&nbsp;des GRADeS&nbsp;travaille à apporter davantage de clarté et de cohérence dans un paysage numérique parfois éclaté, où les initiatives des GHT, des GRADeS&nbsp;et des programmes nationaux peuvent se superposer. L’objectif est de structurer l’action, en travaillant notamment sur l’urbanisation des systèmes d’information et la coordination des projets inter-GRADeS. Ces missions couvrent autant l’architecture numérique que la transformation des parcours de soins, en particulier pour fluidifier la relation ville-hôpital. Dans ce cadre, le GRADeS Région Sud, comme ses homologues, met en œuvre les feuilles de route issues du national, par exemple de la DNS et de l’ARS, financées conjointement au niveau national et régional.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels projets nationaux ont marqué l’action des GRADeS ces dernières années ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le programme Ségur est un moteur central, plaçant nos équipes au cœur de l’accompagnement des établissements et des professionnels de santé. Il a permis de coordonner l’équipement et l’usage d’outils tels que le DMP, l’INS, MSSanté ou Pro Santé Connect, grâce à une collaboration inédite entre GRADeS, ARS et Assurance maladie, rompant avec les logiques de silo et facilitant le dialogue avec les éditeurs. Au-delà du Ségur, le déploiement de dispositifs de télémédecine – télé-AVC, télé-expertise neurologique – permet de répondre aux besoins des zones sous-dotées et des professionnels. Ces initiatives, consolidées par l’écosystème structuré par le Ségur, permettent de capitaliser sur l’expérience acquise et de construire un socle numérique cohérent et opérationnel au service des territoires.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous parlez d’un virage « métier ». Comment cela améliore-t-il l’organisation hospitalière et les parcours de soins ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Après une phase initiale centrée sur les outils et les référentiels, nous opérons en effet aujourd’hui un véritable virage métier.&nbsp;L’hôpital poursuit son développement ambulatoire, mais cette évolution fragmente parfois les parcours, d’où le besoin d’outils de coordination intégrés. Des projets comme SNACS et e-parcours ont permis d’équiper les DAC et les CPTS, associant progressivement le secteur libéral avant d’y intégrer pleinement les établissements de santé. Cette démarche a mis en lumière une vérité essentielle&nbsp;: la coordination doit se construire à l’échelle des bassins de population, là où les professionnels interagissent au quotidien. Plusieurs initiatives se développent en ce sens, telles que les filières ville-hôpital ou les approches de responsabilité populationnelle, avec un rôle croissant pour les GRADeS dans la structuration numérique nécessaire à leur déploiement efficace.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels sont, selon vous, les défis majeurs qui attendent la transformation numérique du système de santé ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Les défis sont doubles. Une prise en charge réellement coordonnée nécessite que tous les acteurs accèdent au même cercle de soins, sans ressaisir les informations. Mais cette évolution aura inévitablement des implications. La difficulté tient donc tout autant à l’interopérabilité technique qu’organisationnelle, avec une normalisation ciblée des contenus et une réflexion sur ceux réellement utiles aux professionnels. Plutôt que de viser une uniformisation exhaustive des dossiers, nous explorons les apports de l’intelligence artificielle pour identifier les données pertinentes selon le moment thérapeutique, où qu’elles se trouvent. Cela pose des questions techniques, juridiques et règlementaires, notamment avec le RGPD, mais ouvre une approche plus pragmatique. La réussite de la transformation numérique dépendra donc de notre capacité à articuler deux approches, la structuration des organisations et le développement de technologies facilitant l’exploitation et la mobilisation des données pour améliorer les parcours.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comment envisagez-vous le futur du numérique hospitalier et, plus largement, du système de santé ?&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le futur du numérique hospitalier passera par une optimisation des filières de soins et une meilleure connaissance et coordination des ressources territoriales. Dans le GRADeS PACA, issu de l’Observatoire régional des urgences, nous renforçons par exemple la dimension médicale et cherchons à transformer le rôle du GRADeS en véritable maîtrise d’ouvrage, capable d’assister les transformations des organisations territoriales. L’objectif est de cartographier et rendre accessibles les 15 à 20 000&nbsp;structures existantes – hôpitaux, DAC, CPTS, dispositifs de suivi de patients chroniques ou âgés – pour que chaque professionnel sache où et comment orienter un patient. Cela implique des outils numériques performants, l’intégration des organisations existantes, la fluidification des parcours, et un travail de terrain pour comprendre les besoins et remonter l’information jusqu’aux ARS et à l’ANS. L’enjeu final est de maximiser l’usage de l’écosystème existant pour garantir le meilleur accès aux soins, tout en structurant durablement le pilotage régional et national des parcours.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Pour conclure, quel message souhaiteriez-vous transmettre sur l’évolution des GRADeS&nbsp;et leur rôle à venir dans l’écosystème numérique ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Aujourd’hui, notre priorité régionale est de mieux nous intégrer dans l’écosystème existant pour agir de manière coordonnée et lisible. Nous rapprochons nos équipes de l’Observatoire régional des urgences, de la FHF, du CIUS [Centre d’innovation et d’usages en santé, NDLR] et des cellules régionales d’appui à la qualité pour sécuriser les organisations et limiter les événements indésirables. En parallèle, nous souhaitons collaborer avec la DNS et les différents acteurs concernés, notamment les représentants des SI à la conférence des directeurs généraux de CHU pour clarifier les responsabilités, éviter les chevauchements et urbaniser les systèmes d’information. Cette dynamique de coopération politique et opérationnelle traduit une volonté réelle de sortir des silos, d’aligner l’action des GRADeS, des GHT et des établissements, et de construire un système plus efficace et intégré au service des patients.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93153742-65149793.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Benoit-Bresson- L-avenir-du-numerique-hospitalier-repose-sur-une-coordination-optimale-des-ressources _a4844.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-93944196</guid>
   <title>17ᵉ édition du Prix des Chirurgiens de l’Avenir : soutenir l’excellence et l’innovation chirurgicale</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 14:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le mardi 13 janvier 2026, la Fondation de l’Avenir a distingué la 17ᵉ promotion de lauréats du Prix des Chirurgiens de l’Avenir. Ces jeunes chirurgiens sont engagés dans une démarche de recherche scientifique, à travers des travaux du Master 2 de Sciences chirurgicales de l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), formation de référence pour la chirurgie française.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93944196-65567148.jpg?v=1769606951" alt="17ᵉ édition du Prix des Chirurgiens de l’Avenir : soutenir l’excellence et l’innovation chirurgicale" title="17ᵉ édition du Prix des Chirurgiens de l’Avenir : soutenir l’excellence et l’innovation chirurgicale" />
     </div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody" id="x_isPasted">Ce prix est organisé en partenariat avec l’Académie Nationale de Chirurgie, représentée par le Professeur Hubert Johanet, président. La cérémonie était animée par le Professeur Emmanuel MARTINOD, chirurgien thoracique et cardiovasculaire à l’hôpital Avicenne (AP-HP) et responsable de l’un des 3 parcours pédagogiques. <br />   <br />  Ce temps fort chaque année depuis 2008 illustre l’engagement de la Fondation de l’Avenir dans son écosystème : rendre accessible et plus visible une recherche médicale appliquée, rigoureuse et pluridisciplinaire, au bénéfice direct des patients et grâce aussi à des jeunes talents prometteurs. À travers ses dispositifs, la Fondation soutient des travaux ambitieux, parfois difficiles à financer, répondant à des besoins médicaux encore non couverts. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre regards innovants pour faire évoluer les pratiques chirurgicales</b></div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody" id="x_isPasted">Cette 17e&nbsp;édition met à l’honneur&nbsp;quatre lauréats, dont les projets témoignent de la diversité des champs explorés par la chirurgie contemporaine, conjuguant pratique clinique et recherche expérimentale et mobilisant des technologies de pointe comme de véritables leviers d’analyse, de mesure et de transformation des prises en charge par des solutions plus frugales et responsables. <br />   <br />  <strong>Prix spécial du Jury</strong> <br />  Le<strong>&nbsp;</strong>Dr Fabrice Micaletti, interne en ORL, est récompensé pour son travail de recherche mené au&nbsp;CHRU de Tours, portant sur des approches innovantes de délivrance de médicaments à l’oreille interne, ouvrant des perspectives prometteuses en matière de traitement des surdités. <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=g4K4t-pljA8" target="_blank">&gt; Plus d'informations</a>  <br />   <br />  <strong>Prix Cancérologie</strong> <br />  Le Dr Houssam Dahboul, chirurgien viscéral et digestif, est distingué pour ses travaux réalisés à l’Hôpital Henri-Mondor à Créteil, consacrés à l’étude du microenvironnement tumoral dans le carcinome hépatocellulaire, avec un enjeu majeur d’optimisation des stratégies thérapeutiques en cancérologie. <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=r3HuHph9eOE" target="_blank">&gt; Plus d'informations</a>  <br />   <br />  <strong>Prix Neurosciences</strong> <br />  Le&nbsp;Dr Wassim Khalil, neurochirurgien, voit son projet de recherche mené au&nbsp;CHU de Limoges&nbsp;récompensé pour ses contributions à la compréhension de l’hétérogénéité des méningiomes de haut grade, au service d’une meilleure anticipation des risques de récidive et d’une prise en charge plus personnalisée. <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=i3FF-BL8BYk" target="_blank">&gt; Plus d'informations</a>  <br />   <br />  <strong>Prix 3R (régénération, réparation, remplacement)</strong> <br />  Le Dr Maxime Quirke, interne en ophtalmologie, est lauréat pour ses travaux conduits au&nbsp;Centre Lasers Intenses et Applications (CELIA) à Bordeaux, visant à développer des technologies laser de conception frugale pour la chirurgie cornéenne, favorisant une innovation plus accessible et durable. <br />  <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=HXVXZR8fDbo" target="_blank">&gt; Plus d'informations</a>  <br />   <br />   <br />  La Fondation <em>"se réjouit de voir émerger, à travers ces projets, une&nbsp;véritable dynamique interdisciplinaire&nbsp;: en favorisant la rencontre entre équipes, laboratoires et spécialités qui ne se seraient pas nécessairement croisées, ces jeunes chirurgiens créent des&nbsp;passerelles fécondes, font dialoguer les disciplines et tissent des liens durables au service de la recherche et de l’innovation en santé"</em>. <br />    <p data-olk-copy-source="MessageBody">&nbsp; <br />    <p data-olk-copy-source="MessageBody">&nbsp; <br />    <p data-olk-copy-source="MessageBody">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93944196-65567148.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/17ᵉ-edition-du-Prix-des-Chirurgiens-de-l-Avenir-soutenir-l-excellence-et-l-innovation-chirurgicale_a4894.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-93153809</guid>
   <title>La biologie médicale vue par ceux qui la feront demain</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jan 2026 17:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Portée par l’essor technologique et la réorganisation profonde des parcours de soins, la biologie médicale se trouve aujourd’hui à un moment charnière. Une nouvelle génération de biologistes y fait son entrée, avec un regard à la fois exigeant et lucide sur les réalités de la discipline. Comprendre leur vision, leurs attentes comme leurs inquiétudes, est devenu essentiel pour penser l’avenir d’un métier en quête de reconnaissance et de renouvellement. Nous faisons le point avec Charles Awoussi, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie et en biologie médicale (FNSIP-BM), et Emeline Gernez, pilote du groupe de travail « Biologie clinique nouvelle génération » au sein de la Société française de biologie clinique (SFBC).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153809-65149829.jpg?v=1765525240" alt="La biologie médicale vue par ceux qui la feront demain" title="La biologie médicale vue par ceux qui la feront demain" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels sont, selon vous, les enjeux actuels du métier de biologiste médical ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le principal enjeu est celui de l’attractivité. La biologie médicale traverse aujourd’hui une crise préoccupante&nbsp;: si elle reste recherchée par les pharmaciens, de nombreux postes ne sont plus pourvus par les médecins à l’issue des épreuves classantes nationales. Le regroupement des laboratoires a complexifié l’exercice libéral, le métier est moins attractif financièrement et les contraintes administratives se sont accrues, ce qui peut représenter un frein à l’attractivité de la profession. De plus, la spécialité est parfois perçue, à tort, comme pauvre en interactions cliniques – alors même qu’elle porte le nom de « biologie clinique ». Elle souffre aussi d’un manque de visibilité&nbsp;dans les études médicales, où elle est souvent abordée de manière très superficielle. Pourtant, des domaines comme la bio-informatique ou les biotechnologies pourraient susciter de nouvelles vocations s’ils étaient mieux valorisés. <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La biologie médicale implique aussi le traitement d’un grand volume de données, ce qui peut rebuter certains jeunes médecins. D’où l’importance d’évoquer les avancées technologiques dès la formation. L’intelligence artificielle (IA), notamment, peut simplifier et accélérer le traitement des données, libérant du temps pour renforcer l’activité clinique. S’agissant plus spécifiquement de la biologie médicale hospitalière, elle subit les mêmes difficultés que partout ailleurs à l’hôpital&nbsp;: pénuries de personnel, charge de travail élevée, tensions budgétaires, rémunérations peu attractives… Autant de facteurs qui pèsent lourdement sur l’envie de s’y engager. <br />   <br />  <strong>Comment, alors, relever le défi de l’attractivité ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Une piste importante consiste à élargir les missions des biologistes, par exemple en leur permettant de prescrire certains examens de biologie médicale, ou en les impliquant davantage dans les actions de dépistage et de prévention. Il est également essentiel de renforcer leurs échanges avec les cliniciens.&nbsp;Le biologiste n’est pas un simple prestataire de service, il apporte une expertise complémentaire, insuffisamment reconnue.&nbsp;Mais pour que celle-ci puisse être réellement valorisée, il serait souhaitable de réduire les charges administratives non médicales et d’automatiser autant que possible les processus répétitifs, ce qui permettrait de concentrer nos efforts sur notre cœur de métier.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La formation doit aussi être repensée. C’est d’ailleurs un chantier en cours au sein de la Fédération. Aujourd’hui, le contenu et la qualité de la formation varient fortement selon les régions et les expertises disponibles localement. Les internes ne bénéficient donc pas tous d’une vision globale sur la discipline, ils n’acquièrent pas la même compréhension de la réalité du métier et des interactions possibles avec les autres spécialités. Or l’expérience vécue durant l’internat conditionne en grande partie la suite de la carrière. Nous allons donc lancer un questionnaire auprès de tous les internes en biologie médicale, qui sera éventuellement élargi aux assistants et aux jeunes biologistes, afin de faire un état des lieux sur la formation dans l’ensemble des subdivisions et identifier les facteurs influençant le choix de spécialité au cours de l’internat. Nous pourrons ensuite travailler avec plusieurs instances, dont le CNOP et les sociétés savantes, à l’harmonisation de la formation, et redonner ainsi à notre spécialité la visibilité et la reconnaissance qu’elle mérite. <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez plus haut les avancées technologiques. Comment sont-elles perçues par les futurs biologistes ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La perception dépend du niveau de connaissance. L’IA, par exemple, n’effraie réellement que ceux qui ne la comprennent pas ou ne la maîtrisent pas. D’où l’importance de former&nbsp;les internes en biologie médicale&nbsp;à ces questions, afin qu’ils puissent&nbsp;mieux appréhender les applications possibles de l’IA, mais aussi ses limites et ses enjeux éthiques.&nbsp;En démystifiant cette technologie, on leur montrera qu’elle peut devenir un outil précieux pour automatiser des tâches répétitives et chronophages, afin de dégager du temps pour des activités cliniques où l’expertise du biologiste sera pleinement mobilisée.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’IA ne remplacera jamais le biologiste, mais elle facilitera sans doute son travail quotidien. Dans un laboratoire de CHU, par exemple, 4 000 et 6 000&nbsp;bilans biologiques sont traités chaque jour. La plupart de ces bilans sont routiniers et normaux, mais leur vérification est très chronophage. Un processus de validation automatique de ces dossiers par un outil comme l’IA – dans le respect des spécifications de la norme ISO&nbsp;15189 – permettrait de les trier rapidement, pour que le biologiste puisse se consacrer aux dossiers complexes. C’est une évolution comparable à celle qu’a connue l’imagerie médicale, et qui pourrait soutenir le développement de la biologie clinique. La spécialité deviendra alors naturellement plus attractive pour les internes, qui cherchent justement à développer leur expertise médicale et à avoir une stimulation intellectuelle, aspects aujourd’hui trop absents.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle est la situation aujourd’hui sur le terrain ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’IA commence à trouver des applications en biologie médicale, principalement dans les CHU. C’est sans doute dans ces établissements que la transformation se mettra en place en premier. Actuellement, les internes assurent encore l’essentiel des validations biologiques, ce qui leur laisse très peu de temps pour d’autres activités&nbsp;: la biologie clinique, bien sûr, mais aussi la recherche, ou encore l’implication dans les sociétés savantes. Or ces engagements sont particulièrement formateurs et valorisants ; ils jouent un rôle essentiel pour attirer et fidéliser les jeunes dans une spécialité.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons d’ailleurs publié <a class="link" href="https://stm.cairn.info/revue-annales-de-biologie-clinique-2025-2-page-195?lang=fr" target="_blank">un article</a>  &nbsp;donnant la vision des jeunes biologistes sur l’avenir de la discipline. En partant des enjeux actuels – notamment le déclin d’attractivité – nous formulons plusieurs pistes pour redorer le blason de la biologie médicale&nbsp;: mieux exploiter les avancées de la technologie, élargir les missions des biologistes, encourager l’implication des jeunes dans les sociétés savantes et les syndicats, valoriser la recherche au sein des stages, ou encore donner davantage de visibilité aux nouvelles générations lors des congrès.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel regard portez-vous sur les automates équipant actuellement les laboratoires ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les équipements sont très hétérogènes, car ils sont choisis selon l’activité du laboratoire et les délais de rendus attendus. D’après ce que j’ai pu observer, l’industrie répond globalement bien aux attentes&nbsp;: les laboratoires trouvent des solutions adaptées à leurs spécificités et à leur niveau de spécialisation. Cela reste toutefois un regard extérieur car, en tant qu’internes, nous ne participons pas au choix des automates ; lorsque nous arrivons en stage, les équipements sont déjà en place, fonctionnent bien dans la majorité des cas et répondent aux spécifications de la norme, à travers des dossiers de validation de méthode. <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce qui change aujourd’hui, c’est la compétitivité croissante du marché. De nouveaux fournisseurs, notamment extra-européens, arrivent avec des offres plus variées et des grilles tarifaires plus étendues. Nous aurons sans doute beaucoup plus de choix que les générations précédentes, mais aussi davantage de questions à nous poser – notamment sur la souveraineté industrielle. Et ce ne sera pas simple si, dans le même temps, les budgets continuent de diminuer. <br />   <br />  <strong>Quelle est votre vision idéale du métier de biologiste ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;C’est une question délicate, car la réponse est nécessairement subjective… Pour moi, une biologie médicale véritablement attractive est une biologie où l’activité clinique occupe une place centrale ; où les biologistes seraient également moteurs sur des projets de recherche pluridisciplinaires, travailleraient en étroite collaboration avec les autres spécialités, et seraient encouragés à présenter leurs travaux à l’international. J’imagine un métier ouvert sur le monde, où l’on échange avec des confrères d’autres pays pour enrichir notre pratique, s’inspirer de ce qui fonctionne le mieux ailleurs et contribuer ainsi à faire évoluer durablement la discipline.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;De mon côté, le biologiste que j’aspire à devenir n’est pas quelqu’un qui consacre ses journées à l’administratif ou à la gestion documentaire – c’est d’ailleurs pour cela que et j’ai choisi l’hémostase, une spécialité très clinico-biologique et très cartésienne. Je souhaiterais également disposer de temps pour mener des travaux de recherche, suivre les avancées scientifiques, participer à des congrès, découvrir des innovations et participer concrètement à l’amélioration des pratiques au bénéfice des patients. Car, au fond, c’est pour agir dans l’intérêt du patient que nous avons choisi les métiers du soin. Les démarches qualité y participent, et leur importance est indéniable. Mais elles ne peuvent pas être notre unique horizon. <br />   <br />  <strong>En conclusion ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Sortir du laboratoire et élargir nos missions vers la prévention a tout son sens.&nbsp;Nous avons une vision globale des analyses prescrites, détectons des tendances épidémiologiques et des signaux de santé publique, et sommes tout à fait légitimes pour contribuer à des actions de prévention primaire et secondaire. Les données biologiques sont une richesse encore largement sous-exploitée. Nous n’avons pas forcément besoin d’IA pour les analyser, mais elle constituera un formidable facilitateur, notamment pour les croiser avec d’autres sources et obtenir une vision d’ensemble plus complète. C’est vers cet avenir-là, plus ouvert, plus clinique, plus utile à la collectivité, que notre spécialité doit tendre. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93153809-65149829.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/La-biologie-medicale-vue-par-ceux-qui-la-feront-demain_a4846.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-93153864</guid>
   <title>Dr Nicolas Coste : comment accélérer la transformation des PUI ?</title>
   <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 12:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si les avancées technologiques ont déjà profondément transformé la pratique pharmaceutique, elles continuent d’ouvrir de nouvelles perspectives, notamment avec le développement rapide de l’intelligence artificielle. Mais une numérisation et une automatisation à grande échelle restent difficiles à mettre en œuvre sans interopérabilité réelle des systèmes et sans financements à la hauteur des enjeux. Président du Syndicat national des pharmaciens praticiens hospitaliers et universitaires (SNPHPU) et pharmacien praticien hospitalier à l’AP-HM, le Docteur Nicolas Coste nous livre sa vision de ces défis et revient sur les principaux points d’actualité de la spécialité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153864-65149838.jpg?v=1765525419" alt="Dr Nicolas Coste : comment accélérer la transformation des PUI ?" title="Dr Nicolas Coste : comment accélérer la transformation des PUI ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>Les logiciels d’aide à la dispensation sont aujourd’hui sous les feux de l’actualité. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Nicolas Coste&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Effectivement. L’article&nbsp;30 du PLFSS&nbsp;2026 prévoit que l’assurance maladie prenne en charge les logiciels d’aide à la prescription (LAP) pour les médecins, mais aucune mesure équivalente n’est envisagée pour les logiciels d’aide à la dispensation (LAD) ou les systèmes d’aide à la décision pharmaceutique (SADP) des pharmaciens. Or ces outils sont essentiels pour sécuriser le circuit du médicament. Cette inégalité interroge, car les médecins et les pharmaciens sont deux maillons complémentaires d’une même chaîne. Nous avons donc porté le sujet devant la Commission des Affaires sociales du Sénat, pour sensibiliser les législateurs à la nécessité d’une approche globale de la numérisation du circuit du médicament. <br />   <br />  <strong>C’est loin d’être le seul point problématique de ce PLFSS&nbsp;2026. Quels sont les autres sujets de préoccupation ?</strong> <br />   <br />  L’article&nbsp;32 propose d’expérimenter la collecte et la redispensation de médicaments non utilisés en établissement de santé. Si nous comprenons l’intérêt économique et écologique de la mesure, sa mise en œuvre soulève des difficultés, notamment au regard du droit européen – et donc français – sur la sérialisation. Comment réintégrer des produits déjà sortis du circuit ? Et&nbsp;comment garantir leur bonne conservation par le patient ? Un tel dispositif devrait à notre sens se limiter à des médicaments très coûteux. La lutte contre le gaspillage reste toutefois essentielle, mais&nbsp;il paraît&nbsp;plus&nbsp;pertinent d’agir en amont pour réduire le volume de médicaments non utilisés. <br />   <br />  <strong>Quelles pistes pour y parvenir ?</strong> <br />   <br />  L’industrie pharmaceutique pourrait, par exemple, allonger les durées de péremption lorsque cela est possible, adapter le format des boîtes aux pratiques de prescription et aux indications d’AMM, ou envisager la dispensation à l’unité – ce qui supposerait de repenser le circuit en officine. À l’hôpital, certaines formes comportent déjà toutes les informations nécessaires sur chaque unité. Généraliser ce système serait pertinent mais nécessite des investissements industriels, difficiles à mobiliser pour un marché limité à la France. Une réflexion à l’échelle européenne serait sans doute plus efficace. <br />   <br />  <strong>Pour en revenir à la numérisation des PUI&nbsp;: une révision règlementaire est en cours pour intégrer cette dimension. Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  Le conseil central de la section H du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) a été mandaté pour piloter la révision de l’arrêté du 6&nbsp;avril 2011 sur la qualité de la prise en charge médicamenteuse, et l’arrêté du 22&nbsp;juin 2001 encadrant les bonnes pratiques de pharmacie hospitalière. Ces mises à jour visent notamment à intégrer les outils numériques d’aide à la décision et à reconnaître le rôle central de l’informatique dans les pharmacies à usage intérieur (PUI), qu’il s’agisse de LAP, de SADP ou d’automates participant à la production ou à la génération de données. Ce chantier stratégique devrait débuter d’ici la fin de l’année.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel regard portez-vous sur les avancées technologiques récentes ?</strong> <br />   <br />  Certaines technologies, comme les automates de dispensation, sont déjà largement déployées et bénéfiques. Mais aucun système ne fonctionne sans prescription informatisée, indispensable pour transmettre les ordres de préparation des cueillettes ou mettre en place une dispensation individuelle nominative (DIN). L’informatisation valorise également les données de production, à des fins de pilotage ou de recherche via les entrepôts de données de santé (EDS). L’objectif est d’avoir des données fiables, automatiquement transférées entre systèmes, pour construire des organisations reproductibles et sécurisées. Le principal blocage reste toutefois le manque de logiciels performants et l’insuffisance d’investissements, malgré la dynamique impulsée par la certification HAS. <br />   <br />  <strong>Comment vous positionnez-vous par rapport aux technologies d’intelligence artificielle (IA) ?</strong> <br />   <br />  L’IA est un levier puissant pour la pratique pharmaceutique, notamment pour assister la validation des prescriptions et aider à prioriser les situations à risque. Elle ne remplace pas le pharmacien, qui reste responsable de la validation, mais elle peut permettre de mieux utiliser les ressources disponibles.&nbsp;Les outils conversationnels et l’IA générative offrentégalement&nbsp;un potentiel en pharmacie clinique, pour faciliter le recueil de l’historique médicamenteux et structurer automatiquement des comptes-rendus contextualisés. Le pharmacien reste le pilote et valide les informations, mais ces technologies peuvent faire gagner un temps considérable. J’ai d’ailleurs pu constater l’étendue de ces avancées lors du congrès HIMSS aux États-Unis. <br />   <br />  <strong>Comment faciliter leur déploiement à grande échelle ?</strong> <br />   <br />  La clé est l’interopérabilité des systèmes informatiques, comme nous l’avions évoqué à l’occasion des 20<sup>èmes</sup>&nbsp;Rencontres Convergence Santé Hôpital (CSH) de Saint-Malo. Pour tirer pleinement parti de l’IA, nous devons disposer d’une architecture permettant aux différents outils de communiquer efficacement, et le standard FHIR semble ici très prometteur. Largement déployé aux États-Unis, il gagnerait à être rapidement adopté en France. Une fois les systèmes interopérables, sur le plan technique comme sémantique, l’IA pourra exploiter les données et accélérer l’usage des EDS. Il restera toutefois un autre enjeu majeur&nbsp;: le financement. Les idées sont là, encore faut-il que les moyens suivent. <br />   <br />  <strong>Justement, le marché est foisonnant. Quelles solutions attendez-vous particulièrement ?</strong> <br />   <br />  Je souhaiterais voir des systèmes d’IA pour la gestion des flux logistiques, comparables à ceux des grandes plateformes de commerce en ligne, afin de libérer du temps pour nos équipes et optimiser l’utilisation de nos ressources. Pour les outils conversationnels, une IA générative connectée à de grandes bases de données et aux référentiels de bonnes pratiques, pourrait répondre en langage naturel aux questions sur le bon usage des médicaments, afin de nous faire gagner en efficacité et recentrer l’expertise pharmaceutique sur les tâches à forte valeur ajoutée. L’analyse d’images par IA pourrait également évaluer la corrosion des instruments de stérilisation, tâche aujourd’hui réalisée visuellement. Ces solutions existent, certaines sont éprouvées dans d’autres secteurs, voire dans des hôpitaux ailleurs dans le monde, mais leur déploiement en France est freiné par des budgets hospitaliers contraints.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez les Rencontres CSH. Pourriez-vous revenir sur l’édition&nbsp;2025 ?</strong> <br />   <br />  La 20<sup>ème</sup>&nbsp;édition s’est organisée autour de trois axes&nbsp;: l’innovation technologique en PUI, à travers les perspectives offertes par l’IA, la robotique ou encore les dispositifs connectés, et plusieurs retours d’expériences issus du terrain ; la pharmacie clinique en santé mentale, grande cause nationale&nbsp;2025 ; et le bon usage des produits de santé innovants, avec une discussion sur le rôle du pharmacien hospitalier dans l’efficience médico-économique. Pierre Pribile, le directeur de la Sécurité sociale, a présenté les tendances économiques à venir, malheureusement très contraintes. Un moment fort a également été l’intervention de nos confrères de l’Association européenne des pharmaciens hospitaliers (EAHP), pour comparer la formation et les missions des pharmaciens hospitaliers dans différents pays européens. À ce titre, la France fait figure d’exception avec son internat spécifique. Toutes ces interventions sont disponibles en ligne pour&nbsp;nos congressistes et nos adhérents,&nbsp;et nous vous invitons d’ores et déjà à réserver la date des Rencontres&nbsp;2026, qui se tiendront du 22 au 25&nbsp;septembre à Antibes. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Pour conclure, je souhaiterais revenir sur deux enjeux prioritaires remontés par nos adhérents. Le premier concerne le télétravail en PUI, auquel nous avons récemment consacré un webinaire. Les textes actuels restent flous, car cette pratique relève à la fois du droit du travail et du Code de la santé publique. Nous attendons un positionnement clair du ministère de la Santé, et veillerons à ce que le télétravail ne soit pas confondu avec le télésoin ou la télé-expertise. Le second sujet porte sur les nouvelles modalités de dédommagement des astreintes. La revalorisation mise en place est bienvenue, mais le système national précédent a été remplacé par une gestion locale par les établissements. Or ceux-ci ont des difficultés à produire des grilles pertinentes, qu’il reste à homogénéiser à l’échelle des GHT et à faire valider par les ARS. Le chantier a non seulement pris du retard, mais nous observons aussi de fortes disparités sur le terrain, avec des écarts significatifs sur des missions équivalentes. Nous restons aujourd’hui pleinement mobilisés auprès de nos adhérents, sur ces questions comme sur celles évoquées dans cet échange, afin qu’ils puissent mieux relever les défis de la modernisation et de la reconnaissance de la profession. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153864-65149847.jpg?v=1765525406" alt="Dr Nicolas Coste : comment accélérer la transformation des PUI ?" title="Dr Nicolas Coste : comment accélérer la transformation des PUI ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93153864-65149838.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Dr-Nicolas-Coste-comment-accelerer-la-transformation-des-PUI _a4847.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
