<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-16T07:19:20+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-94833665</guid>
   <title>PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »</title>
   <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Membre des Hôpitaux Champagne Sud, l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de l’Aube a franchi une étape structurante avec l’installation de sa pharmacie à usage intérieur dans de nouveaux locaux. Une évolution qui concrétise la seconde tranche du projet de territorialisation des PUI du groupement, après celle du CH de Troyes, et qui marque une avancée importante en matière de modernisation, comme nous l’expliquent les Docteurs Anne Leblanc, pharmacienne gérante de la PUI, et Fabienne Leguay, pharmacienne cheffe de pôle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833665-66416908.jpg?v=1771853915" alt="PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »" title="PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous nous présenter la PUI de l’Aube ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Anne Leblanc&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celle-ci compte aujourd’hui 9&nbsp;préparateurs en pharmacie, un magasinier, un secrétaire et 3&nbsp;pharmaciens. Elle assurait historiquement la dispensation des médicaments pour les lits et places de l’EPSM, répartis entre Troyes, Romilly-sur-Seine, Bar-sur-Seine et Brienne-le-Château. Le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025, nous avons emménagé dans de nouveaux locaux, devenus nécessaires en raison de l’exiguïté des précédents. Très rapidement, notre périmètre s’est élargi&nbsp;: le 26&nbsp;juin, nous avons repris la dispensation pour l’hôpital de Bar-sur-Aube, un établissement comprenant des lits de médecine et de SMR, ainsi qu’un EHPAD. Depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2026, nous desservons également un second EHPAD à Brienne-le-Château. <br />   <br />  <strong><em>Dr Fabienne Leguay&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Au-delà du développement de notre activité – qui concerne désormais 210&nbsp;lits et places de psychiatrie à l’EPSM de l’Aube, environ 180&nbsp;lits au CH de Bar-sur-Aube, 68&nbsp;lits pour la maison d’accueil spécialisé de Brienne-le-Château et 84&nbsp;lits pour l’EHPAD de&nbsp;Brienne-le-Château –,&nbsp;ce déménagement a aussi été marqué par deux changements majeurs&nbsp;: la mise en place d’une activité de rétrocession auprès du public, et surtout l’introduction de l’automatisation avec un automate de surconditionnement pour la préparation des traitements. Nous pratiquions déjà la dispensation nominative, mais elle était manuelle ; elle est désormais réalisée sous forme de carnets automatisés, ce qui a profondément modifié nos pratiques.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment s’est passée l’automatisation ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Anne Leblanc&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Sa mise en place a nécessité de nombreux réglages techniques, ainsi que des travaux d’interfaçage entre nos logiciels et l’automate. Nous avons donc opté pour une montée en charge progressive afin de sécuriser la production et de garantir la qualité de la dispensation. Nous couvrons ainsi aujourd’hui 120&nbsp;lits, et prévoyons d’en intégrer 130&nbsp;supplémentaires d’ici l’été. <br />   <br />  <strong><em>Dr Fabienne Leguay</em></strong><strong><em>&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Cette automatisation concerne principalement les EHPAD, où les prescriptions sont relativement stables. Mais l’arrivée de l’EHPAD de Brienne-le-Château, qui n’était pas prévue initialement, pose question&nbsp;: nous ne savons pas encore si nous pourrons intégrer ses 84&nbsp;lits dans l’automate. Cela dépendra notamment de la compatibilité de son logiciel de prescription avec notre outil.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels ont été vos principaux défis ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Fabienne Leguay&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’hétérogénéité des systèmes informatiques entre établissements, notamment avec Bar-sur-Aube, a été un défi majeur. Il a également fallu harmoniser les fiches produits et les livrets thérapeutiques, afin d’éviter les doublons ou une trop grande disparité dans les médicaments utilisés. Nous avons ici travaillé étroitement avec les prescripteurs pour aboutir à une standardisation cohérente. <br />   <br />  <strong><em>Dr Anne Leblanc&nbsp;:</em></strong>&nbsp;<font color="#0782c1"><span style="caret-color: rgb(7, 130, 193);"> </span></font>L'automatisation a aussi entraîné une réorganisation complète de nos processus, y compris sur le plan logistique. Par exemple, les carnets produits par l’automate sont transportés dans des armoires, alors que les traitements étaient auparavant acheminés dans des caisses. Il a donc fallu revoir les circuits de livraison et utiliser des véhicules adaptés. Ce sont des détails en apparence, mais ils ont eu un impact important sur nos équipes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833665-66416909.jpg?v=1771853988" alt="PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »" title="PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Justement, comment ces changements ont-ils été accueillis par les préparateurs ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Fabienne Leguay&nbsp;:&nbsp;</em></strong>La réorganisation s’est faite en concertation avec les équipes, qui ont été associées aux décisions et ont pu être force de proposition, facilitant ainsi la conduite du changement. Nous avons également intégré les préparateurs auparavant basés à Bar-sur-Aube en travaillant à l’harmonisation des pratiques, ce qui a favorisé l’adhésion au projet. Nous formons désormais des préparateurs référents sur l’automate, car cet outil requiert des compétences spécifiques. <br />   <br />  <strong>Avez-vous libéré du temps préparateur grâce à l’automatisation ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Anne Leblanc&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Pas encore réellement&nbsp;: nous sommes toujours en phase de stabilisation des processus et l’arrivée imprévue de l’EHPAD de Brienne-le-Château a accru la charge de travail.&nbsp;À terme&nbsp;toutefois,&nbsp;le temps libéré devrait permettre aux préparateurs de s’investir davantage dans des activités de pharmacie clinique&nbsp;– conciliation médicamenteuse, éducation thérapeutique, entretiens pharmaceutiques – mais aussi dans des démarches qualité en vue de la certification. L’objectif est également de renforcer leur présence auprès des équipes soignantes dans les services. Ces perspectives, envisagées dès la conception du projet, ont d’ailleurs favorisé leur engagement dans la démarche. <br />   <br />  <strong>Vos équipes sont cependant déjà investies dans l’éducation thérapeutique…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Fabienne Leguay</em></strong><strong><em>&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nous animons en effet depuis plusieurs années des « Ateliers du médicament » en psychiatrie, sous forme de séances collectives visant à améliorer l’observance, en expliquant l’intérêt des médicaments psychotropes, leurs effets secondaires et la manière de les gérer. Plus largement, nous travaillons sur l’alliance thérapeutique entre le patient et l’équipe médicale. Cette démarche, qui concerne essentiellement les patients en hôpital de jour et en CMP, a d’ailleurs été distinguée par l’OMEDIT dans le cadre du concours « Initiatives en soins pharmaceutiques&nbsp;2024 ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833665-66416913.jpg?v=1771853988" alt="PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »" title="PUI de l'Aube : « L’automatisation a entraîné une réorganisation complète de nos processus »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce projet de modernisation ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Anne Leblanc&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Son pilotage a été complexe&nbsp;: il a fallu organiser le déménagement, coordonner les équipes techniques et informatiques, et travailler étroitement avec les équipes médicales et paramédicales des établissements nouvellement desservis. Nous avons aussi dû gérer la fermeture de la pharmacie de Bar-sur-Aube – il est prévu que l’équipe pharmaceutique assure une permanence sur le site initial –, et construire de A à Z le circuit du médicament pour le nouvel EHPAD, auparavant approvisionné par une officine. Ces derniers mois ont donc été intenses, mais nous visons une stabilisation d’ici la fin de l’année.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Dr Fabienne Leguay&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nous nous apprêtons désormais à relever un nouveau défi&nbsp;: le changement de dossier patient informatisé. L’EPSM de l’Aube sera l’établissement pilote avant un déploiement progressif dans les autres établissements des Hôpitaux Champagne Sud. Il s’agira donc d’un chantier stratégique pour notre pharmacie, car nos activités reposent largement sur l’informatique. Notre expérience pourrait d’ailleurs être utile à la PUI du CH de Troyes pour préparer sa propre transition, même si nous avons chacun nos spécificités. Nous pourrons ainsi contribuer concrètement à l’évolution de nos établissements, en tirant les enseignements de chaque étape pour mieux préparer l’avenir. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/94833665-66416908.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/PUI-de-l-Aube- L-automatisation-a-entraine-une-reorganisation-complete-de-nos-processus _a4941.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-91180648</guid>
   <title>Au cœur du pôle de biologie médicale du CHU de Toulouse</title>
   <pubDate>Tue, 02 Dec 2025 13:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Réparti sur quatre sites et réalisant chaque jour plusieurs milliers d’analyses, le pôle de biologie médicale du CHU de Toulouse est en pleine transformation. Pour le Professeur Antoine Berry, chef de pôle, et le Docteur Marie-Pierre Félicé, cheffe adjointe, l’ambition est claire : combiner expertise scientifique, innovation technologique et proximité avec les patients, comme avec les partenaires hospitaliers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180648-64147962.jpg?v=1758196022" alt="Au cœur du pôle de biologie médicale du CHU de Toulouse" title="Au cœur du pôle de biologie médicale du CHU de Toulouse" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter le pôle de biologie médicale du CHU de Toulouse ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Dr Marie-Pierre Félicé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le pôle est réparti sur quatre sites&nbsp;: trois à Toulouse (au CH de Purpan, au CH de Rangueil et à l’Oncopole) et un au CH de Lavaur, situé à une quarantaine de kilomètres. Le site du CH de Purpan est le cœur de l’activité, puisqu’il regroupe toutes les disciplines de biologie médicale, à l’exception de l’anatomo-cyto-pathologie, localisée à l’Oncopole. Des navettes assurent en continu le transport des prélèvements entre les sites. Chaque jour, nous traitons environ 5 000&nbsp;dossiers (hors anatomo-cyto-pathologie). L’expertise du pôle se traduit par la labellisation de 32&nbsp;laboratoires de biologie médicale de référence (LBMR) et de plusieurs centres de référence nationaux. Le pôle participe aussi à l’activité des centres de compétences, en lien étroit avec les services cliniques.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Pr Antoine Berry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;J’ajouterais qu’une de nos particularités est notre activité subsidiaire, très développée. Nous travaillons avec les établissements du Groupement hospitalier de territoire (GHT), mais aussi avec de nombreux hôpitaux en Occitanie, de Perpignan à Pau et jusqu’à Cahors ou Villefranche-de-Rouergue. Près de 25&nbsp;% de notre activité repose sur ces partenariats avec des structures publiques et privées.&nbsp;Nous recevons&nbsp;également&nbsp;des prélèvements de toute la France pour des examens très spécialisés, ce qui conforte notre rôle de référence national.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Combien de personnes composent vos équipes ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Marie-Pierre Félicé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le pôle rassemble environ 170&nbsp;médecins, dont 88&nbsp;hospitalo-universitaires, et plus de 600&nbsp;personnels non médicaux répartis sur les quatre sites. C’est donc un pôle d’envergure. Nous avons aussi une cellule informatique interne, qui nous donne une réelle autonomie dans la gestion et l’adaptation de nos logiciels métiers, tout en travaillant en lien étroit avec la direction des services numériques (DSN) pour les aspects techniques. Enfin, nous disposons d’une cellule de gestion intégrée, chargée de la facturation des prestations pour les établissements externes, publics comme privés. Cette organisation nous permet de maîtriser à la fois les aspects techniques et administratifs de nos activités, et donc de maintenir un lien direct et efficace avec nos partenaires.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez également ouvert un centre de prélèvements accessible au public. Quelle est sa vocation ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Antoine Berry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce centre, ouvert depuis deux ans, fonctionne sur le modèle d’un laboratoire de ville et est accessible à tous. Il s’inscrit dans la logique de notre activité subsidiaire. Grâce à nos automates de nouvelle génération et à nos capacités analytiques importantes, nous pouvons absorber des volumes d’analyses supplémentaires. L’idée est double&nbsp;: optimiser l’utilisation de nos équipements et de nos équipes, et générer des recettes propres pour le pôle. <br />   <br />  <strong>Comment s’organise concrètement l’activité au sein du pôle ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Antoine Berry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Comme dans de nombreux CHU, nous développons des plateaux techniques mutualisés tout en maintenant l’expertise des disciplines. Par exemple, mutualisation des activités de sérologie ou de biologie moléculaire pour les disciplines d’infectiologie. <br />   <br />  <strong><em>Dr Marie-Pierre Félicé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;De manière similaire, nous mettons en place un plateau technique automatisé incluant les activités préanalytiques et les activités analytiques en biochimie, hématologie, pharmacotoxicologie et immunologie. Ce plateau technique pourrait évoluer vers un authentique service qui serait animé par des biologistes polyvalents. Cette organisation aurait une double vertu&nbsp;: libérer du temps pour l’expertise et améliorer l’attractivité du pôle pour les jeunes biologistes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il du séquençage haut débit ?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Antoine Berry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous travaillons à la réalisation d’un plateau de séquençage haut débit mutualisé. Cette technologie devient incontournable pour toutes les disciplines, et notre objectif est d’acquérir une ou deux machines de très haut débit, partagées par l’ensemble des spécialités. Cela permettra de rationaliser les coûts, de démocratiser l’accès à la technologie et de renforcer notre leadership dans ce secteur d’expertise.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous parler également des projets en anatomopathologie ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Pr Antoine Berry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous développons un projet ambitieux de numérisation des lames d’anatomopathologie, financé par l’Agence régionale de santé (ARS) et le CHU, et mené en partenariat avec le service d’anatomopathologie de Rodez. Il associe aussi un chef de projet de la DSN, ainsi que plusieurs médecins du pôle. L’idée est de partager les images, par exemple pour obtenir l’avis d’experts à distance. La numérisation ouvre également des perspectives en matière de prestation de services et de recherche, notamment avec l’intégration future d’outils d’intelligence artificielle pour une aide substantielle à un diagnostic précis et,&nbsp;<em>in fine</em>, une prise en charge optimale du patient. <br />   <br />  <strong>Peut-on dire que le pôle est engagé dans une démarche de modernisation ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Marie-Pierre Félicé&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Absolument. L’automatisation de la biologie conventionnelle a commencé dès 2012 au CHU, et&nbsp;nous accélérons aujourd’hui avec la refonte des plateaux techniques, le développement du séquençage haut débit et la mutualisation des compétences techniques. Le numérique est au cœur de ces évolutions&nbsp;: intégration du laboratoire dans le Dossier patient informatisé (DPI) avec prescription connectée et serveur de résultats, rôle incontournable de la bio-informatique pour les analyses génomiques, arrivée de l’IA qui devrait révolutionner bon nombre de pans de la biologie.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91180648-64147962.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Au-coeur-du-pole-de-biologie-medicale-du-CHU-de-Toulouse_a4714.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-91180325</guid>
   <title>Logistique automatisée : quand les robots soulagent les soignants</title>
   <pubDate>Tue, 04 Nov 2025 15:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans les hôpitaux, le personnel soignant est confronté à une pression constante : manque de bras, tâches répétitives, et des flux logistiques toujours plus lourds. Face à cette réalité, de plus en plus d’établissements font le choix de l’automatisation. C’est le cas du CHU de Reims, où le constructeur autrichien DS AUTOMOTION a installé une flotte de robots mobiles capables de transporter des repas, des médicaments ou du linge, en totale autonomie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180325-64147784.jpg?v=1758194890" alt="Logistique automatisée : quand les robots soulagent les soignants" title="Logistique automatisée : quand les robots soulagent les soignants" />
     </div>
     <div>
      Depuis plus de quarante ans, DS AUTOMOTION conçoit des robots autonomes pour la logistique industrielle. Aujourd’hui, ses véhicules roulent aussi dans les hôpitaux. Là où les soignants perdaient un temps précieux à aller chercher une boîte de médicaments ou à descendre les déchets, les robots prennent désormais le relais. Ces engins, compacts, rapides et capables d’éviter les obstacles, savent se repérer dans des environnements complexes comme des couloirs étroits ou des ascenseurs. À Reims, dix robots du modèle LUCY effectuent à eux seuls jusqu’à 1 500&nbsp;trajets par jour. Ils transportent des chariots à claire-voie ou des conteneurs roulants entre les différents services du nouveau bâtiment hospitalier. Les bénéfices, eux, sont bien visibles&nbsp;: les agents logistiques sont moins sollicités pour des tâches répétitives, et les équipes de soin peuvent se concentrer sur leur mission première, auprès des patients.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une flotte autonome, sûre et conforme aux standards hospitaliers</b></div>
     <div>
      Les robots de DS AUTOMOTION ne se contentent pas de rouler. Grâce au logiciel NAVIOS, développé en interne, ils communiquent entre eux, gèrent les priorités en temps réel et interagissent avec les infrastructures du bâtiment, comme les portes automatiques ou les ascenseurs. Chaque modèle a sa spécialité. Le robot SALLY, plus petit, est conçu pour les médicaments et instruments stériles. CAREY, lui, transporte des conteneurs lourds en passant dessous, ce qui permet un gain de place considérable. LUCY, enfin, peut déplacer jusqu’à 500&nbsp;kilos à une vitesse de près de 2&nbsp;mètres par seconde. Tous respectent les standards d’hygiène hospitalière et sont conçus pour consommer peu d’énergie et nécessiter un minimum d’entretien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une automatisation au service de l’humain</b></div>
     <div>
      Ce que promet DS AUTOMOTION, c’est une logistique plus fluide, plus rapide, et surtout moins chronophage pour les soignants.&nbsp;L’automatisation réduit les erreurs humaines, limite les manipulations inutiles et assure un approvisionnement constant des services hospitaliers. À terme, les économies générées et le gain de temps peuvent compenser largement l’investissement initial. Mais au-delà de l’efficacité, c’est bien le soulagement du personnel qui reste l’enjeu central. Là où les robots prennent le relais, ce sont autant de minutes rendues aux infirmiers, aux aides-soignants, aux agents hospitaliers… et donc aux patients. Dans un secteur en tension, la technologie ne se substitue pas à l’humain, elle le soutient. Comme le résume Markus Gartner, responsable grands comptes chez DS AUTOMOTION&nbsp;:&nbsp;<em>« L’avenir de la logistique hospitalière passe par l’automatisation. Nous sommes fiers d’y contribuer, pour que les soignants puissent faire ce qu’ils font de mieux&nbsp;: prendre soin. »</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.ds-automotion.com/fr/" target="_blank">site de DS AUTOMOTION</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91180325-64147784.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Logistique-automatisee-quand-les-robots-soulagent-les-soignants_a4709.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.hospitalia.fr,2026:rss-91151343</guid>
   <title>« L’avenir se jouera dans la gestion intelligente des laboratoires »</title>
   <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ingénieure biomédicale au CHU de Besançon et membre active du conseil d’administration de l’AFIB, Sandrine Roussel suit de près les transformations des laboratoires de biologie médicale (LBM). Référente sur les questions de cybersécurité et d’organisation des laboratoires au sein de l’association, elle assure une veille technologique constante, notamment à travers les grands salons internationaux. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91151343-64131133.jpg?v=1758055630" alt="« L’avenir se jouera dans la gestion intelligente des laboratoires »" title="« L’avenir se jouera dans la gestion intelligente des laboratoires »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelles sont les grandes tendances actuelles dans les LBM ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Sandrine Roussel&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;</em>On n’observe pas de rupture technologique majeure à ce jour, mais plutôt une succession d’évolutions incrémentales.&nbsp;En hémostase, par exemple, les quatre leaders du marché ont renouvelé leurs plateformes en proposant des réactifs plus simples d’utilisation et des améliorations logicielles notables. La spectrométrie de masse suscite également un regain d’intérêt&nbsp;: elle devient plus accessible grâce à de nouveaux automates, mieux pensés et souvent complémentaires de la biologie moléculaire, notamment en oncologie.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Et du côté de l’intelligence artificielle ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’intelligence artificielle, tout comme le développement durable, peine encore à s’imposer. Concernant l’IA, quelques outils commencent à émerger, pour l’aide au diagnostic par le croisement des données biologiques, ou pour l’anatomopathologie avec une lecture automatisée des lames. Mais nous sommes loin de l’intégration que connaît l’IA en imagerie médicale. Selon moi, l’avenir se jouera véritablement dans l’organisation et la gestion intelligente des laboratoires. C’est surtout ici que l’IA trouvera sa véritable utilité, pour l’optimisation des contrôles qualité, la rationalisation des flux d’analyse ou encore l’anticipation des besoins en ressources, qui sont des leviers essentiels dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Justement, cette pression économique se renforce…&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Tout à fait. La biologie médicale représente un poste de dépense important, alors que les politiques publiques visent une réduction des coûts de santé. S’y ajoute le nouveau règlement européen IVDR (2017/746), en vigueur depuis mai 2025 pour les dispositifs nouvellement commercialisés, et qui entraîne des surcoûts pour les fournisseurs. Par ailleurs, la diminution des remboursements, notamment pour certains actes hors nomenclature, engendre un transfert croissant des examens vers l’hôpital, qui doit absorber cette nouvelle charge.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Le développement durable, quant à lui, reste encore peu visible selon vous ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Oui, les initiatives concrètes restent limitées. Quelques innovations émergent, comme des consommables à base de cellulose ou de matériaux végétaux, mais ces solutions restent marginales. Les fabricants mettent surtout en avant leurs démarches globales de réduction de l’empreinte carbone, sans pour autant proposer des automates véritablement écoconçus. Et paradoxalement, on observe une utilisation croissante de réactifs à usage unique au sein des laboratoires, ce qui alourdit encore leur bilan écologique.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Vous êtes également en charge de la cybersécurité au sein de l’AFIB. En quoi cette mission est-elle liée à l’environnement des laboratoires ?&nbsp;&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu stratégique transversal à tout l’hôpital. Avec la mise en œuvre de la directive européenne NIS&nbsp;2, les établissements doivent désormais démontrer leur capacité à assurer la continuité de leur activité, y compris en cas de cyberattaque. Des audits sont en cours, et à l’AFIB, nous collaborons avec plusieurs groupes d’experts pour proposer des mesures adaptées, tenant compte à la fois des exigences règlementaires, des contraintes techniques et des réalités budgétaires. Nous participons aussi à un groupe de travail européen pour veiller à ce que la règlementation reste en phase avec le terrain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt;</strong><strong>&nbsp;Article paru dans le Hors-série AFIB 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-8-IA-RSE-cybersecurite-l-ingenieur-biomedical-en-pleine-r-evolution_a4652.html"><strong>à lire ici</strong></a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91151343-64131133.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/ L-avenir-se-jouera-dans-la-gestion-intelligente-des-laboratoires _a4674.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
