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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <dc:date>2026-04-21T02:14:40+02:00</dc:date>
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   <title>#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain</title>
   <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 18:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mathématicien, anesthésiste-réanimateur et militant de la sécurité des patients, le Docteur François Jaulin a fait de la compréhension du « facteur humain » le fil rouge de sa carrière. À la croisée des sciences "dures”, de la pratique clinique et des sciences sociales, il a contribué à faire émerger en France une approche systémique de la sécurité des soins, notamment à travers l’association Facteurs Humains en Santé, qu’il a cofondée et présidée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832007-66415653.jpg?v=1771849601" alt="#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain" title="#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain" />
     </div>
     <div>
      Longtemps, François Jaulin a navigué entre deux univers que tout semblait opposer&nbsp;: celui des mathématiques abstraites et celui du chevet du malade. Après une classe préparatoire scientifique et des études supérieures en sciences fondamentales, il s’engage dans la recherche et l’enseignement des mathématiques, notamment la théorie des jeux et les probabilités à l’université Dauphine.&nbsp;<em>« J’adorais enseigner, j’adorais transmettre. Mais la recherche, très solitaire, m’a aussi amené à me poser de grandes questions sur ma vie »</em>, confie-t-il.&nbsp; <br />   <br />  Ces interrogations le conduisent, presque par hasard, vers la médecine. Une passerelle lui permet d’intégrer directement la troisième année à Paris-VI. Rapidement, il se retrouve au contact des patients, notamment en cardiologie.&nbsp;<em>« Je voulais savoir tout de suite si j’étais capable de tenir le coup, de supporter la souffrance, voir le sang, résister au stress de l’urgence. Et j’ai compris que oui »</em>, raconte-t-il.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La découverte d’un angle mort de la médecine </b></div>
     <div>
      D’abord attiré par la psychiatrie, son orientation bascule lors d’un stage marquant en réanimation. Confronté à l’intensité de la prise en charge vitale, François Jaulin choisit cette spécialité, qu’il complète par l’anesthésie. Il y découvre une médecine concrète, qu’il qualifie volontiers d’<em>« opérationnelle ». « L’anesthésie, c’est une médecine du contact et de l’action&nbsp;: on touche le patient, on injecte les médicaments, on prend des décisions critiques en temps réel. On ne se contente pas de prescrire, on interagit directement avec le corps humain, la vie des personnes, avec des conséquences quasi immédiates »</em>, explique-t-il.&nbsp; <br />   <br />  Mais derrière la passion du métier émerge une inquiétude profonde. Dans les services, il observe des erreurs, des décès évitables, des dysfonctionnements trop souvent attribués à la gravité des cas.&nbsp;<em>« Je me disais&nbsp;: “si c’était ma mère, est-ce que ça se passerait de la même manière ?” Et le fait même de se poser cette question montre qu’il y a un problème »,&nbsp;</em>confie-t-il<em>.</em>&nbsp;L’hôpital lui semble dépendre excessivement des individus, dont la performance peut être très variable dans le temps, selon la fatigue, le stress, la capacité à coopérer.&nbsp;<em>« On nous enseigne la physiologie, la pathologie, la thérapeutique… mais rien sur la façon de dispenser le soin, qui est intimement fonction de la fatigue, des biais cognitifs, de la communication, du travail en équipe »</em>, ajoute l’ancien mathématicien. Peu à peu, il se convainc que la médecine ne peut progresser qu’en intégrant les sciences du fonctionnement humain et organisationnel.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La naissance de Facteurs Humains en Santé </b></div>
     <div>
      En 2017, François Jaulin cofonde&nbsp;<em>Facteurs Humains en Santé</em>. L’objectif&nbsp;: adapter au monde hospitalier les méthodes scientifiques éprouvées dans des secteurs à haut risque comme l’aéronautique, le nucléaire ou le contrôle aérien. L’association réunit des médecins, des infirmiers, des ergonomes, des sociologues, des ingénieurs ou encore des spécialistes de la sécurité industrielle. Pour François Jaulin, cette diversité est une&nbsp;<em>« richesse unique »</em>, qui permet<em>&nbsp;« de regarder les soins et l’organisation des soins autrement. »</em> <br />   <br />  L’association produit des recommandations avec les sociétés savantes comme la SFAR (Société française d’anesthésie et de réanimation) ou la SFMU (Société française de médecine d’urgence), met en œuvre des travaux dans le cadre d’un partenariat avec la Haute Autorité de santé, organise des congrès, anime la chaîne YouTube&nbsp;<em>Les Enfants du Facteur</em>, et diffuse une culture de la sécurité centrée sur l’analyse des systèmes plutôt que sur la culpabilisation individuelle.&nbsp;<em>« Son but est de réduire les événements indésirables évitables en améliorant la communication, le leadership, l’ergonomie et la prise de décision en situation complexe »</em>, résume l’anesthésiste-réanimateur.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Changer la médecine de l’extérieur </b></div>
     <div>
      Pour se consacrer pleinement à ce combat, François Jaulin renonce en 2019 à plusieurs bourses qu’il avait obtenues pour des projets de recherches en biologie computationnelle et analyse transcriptomique.&nbsp;<em>« La question des décès évitables m’habitait profondément. Les autres sujets étaient stimulants intellectuellement, mais ils n’étaient pas autant porteurs d’engagement »</em>, explique-t-il. Il choisit également de ne pas s’installer durablement dans un service hospitalier. Selon lui,&nbsp;<em>« certaines transformations ne peuvent se faire que depuis l’extérieur »</em>, en créant des outils et une culture capable d’irriguer les institutions.&nbsp; <br />   <br />  Dans cette logique, il coordonne avec Régis Fuzier le premier ouvrage collectif dédié aux facteurs humains en santé, écrit avec une soixantaine d’experts du sujet. Il cofonde également en 2019 la&nbsp;<em>Patient Safety Database</em>, une plateforme où les soignants partagent anonymement les incidents et presque-accidents, pour éviter que cela n’arrive à d’autres et pour apprendre collectivement.&nbsp;<em>« C’est un peu comme Waze, mais pour l’hôpital »</em>, sourit-il. Avec&nbsp;<em>SafeTeam Academy</em>&nbsp;qu’il fonde avec Frédéric Martin, il développe un nouveau format de simulation, la vidéo-simulation immersive, pour pouvoir former massivement les soignants aux compétences non techniques essentielles à la sécurité des soins.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De l’hôpital à l’espace </b></div>
     <div>
      Curieux insatiable, François Jaulin se spécialise également en médecine aérospatiale. Il se forme à l’Agence spatiale européenne sur la médecine spatiale, participe à des vols en microgravité et participe au groupe SFAR Espace fondé par Seamus Thierry, dédié à l’anesthésie-réanimation pour les missions spatiales. Cette curiosité pour l’exploration et les environnements extrêmes reflète le même esprit qui l’anime dans la sécurité des soins&nbsp;: comprendre des systèmes complexes pour mieux protéger les personnes exposées aux risques.&nbsp; <br />   <br />  Aujourd’hui, à 40&nbsp;ans, François Jaulin s’apprête à passer le relais à la tête de&nbsp;<em>Facteurs Humains en Santé</em>, avec le souci d’inscrire l’association dans la durée.&nbsp;<em>« L’enjeu est que ce que nous avons construit continue à protéger les patients, indépendamment de ceux qui l’ont initié »</em>, souligne-t-il. Une ambition à l’image de son parcours&nbsp;: collective, exigeante et profondément humaniste, tournée vers une médecine à la fois plus sûre et plus équitable. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>RDV du SNITEM avec la réanimation et l'anesthésie : quel avenir construire ensemble ?</title>
   <pubDate>Fri, 19 Nov 2021 11:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans les hôpitaux, les équipes de réanimation et d’anesthésie se sont retrouvées en première ligne au cœur de la crise Covid-19 et continuent à être fortement sollicitées. Dans cette situation exceptionnelle, les entreprises du dispositif médical ont-elles aussi répondu présentes en s’adaptant aux demandes d’urgences, qu’il s’agisse de matériel ou de la formation du personnel soignant à ces équipements. Ces conditions de tensions extrêmes ont révélé des failles existantes au sein des organisations, et ont fait émerger des solutions innovantes. Quel bilan peut-t-on en tirer pour éviter la crise de demain ? Professionnels de santé et entreprises du dispositif médical ont partagé leurs expériences et leurs recommandations lors du « RDV avec la réanimation et l’anesthésie », organisé cette semaine par le Snitem (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales). Compte-rendu.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/60385666-44205172.jpg?v=1637320695" alt="RDV du SNITEM avec la réanimation et l'anesthésie : quel avenir construire ensemble ?" title="RDV du SNITEM avec la réanimation et l'anesthésie : quel avenir construire ensemble ?" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Au cours de la première vague épidémique liée au Covid-19, jusqu’à 7000 personnes&nbsp;ont occupé des lits de réanimation créant un besoin rapide et exponentiel de certains dispositifs médicaux : ventilateurs, filtres de respirateurs, matériels de perfusions, appareils de monitoring... Dans ces conditions inédites, tous les acteurs se sont mobilisés, structures hospitalières comme entreprises avec, par exemple, la mise en place&nbsp;de règles d’achats simplifiées, côté hôpital, des augmentations de cadences de production, côté entreprise. Les entreprises ont été amené à avoir une réflexion sur les gammes de produits pour les rationaliser et ainsi être en capacité de répondre à de fortes commandes de certains dispositifs médicaux, sans pouvoir doubler ou tripler le nombre de sites de production. <br />   <br />  Cette mobilisation inédite a permis de maintenir les activités hospitalières et les soins tout en démontrant&nbsp;la nécessité d’une nouvelle organisation des stocks et des livraisons,&nbsp;ou encore d’un&nbsp;besoin d’informations claires, fiables et précises, par exemple sur les délais de livraisons. Parmi les&nbsp;idées d’amélioration, l’apposition d’un QR code sur les dispositifs est à explorer. Ce code permettrait d’accéder à toutes les informations nécessaires pour une bonne utilisation du dispositif médical&nbsp;concerné (mode d’emploi, tutoriel, formations proposées...). <br />   <br />  Autre piste à explorer: devant l’utilisation massive de certains équipements, les services&nbsp;hospitaliers sont en attente de dispositifs médicaux mobiles, comme par exemple les appareils de surveillance sans fil, qui ont facilité le déplacement des patients, leur suivi régulier et qui ont soulagé&nbsp;la charge des soignants. Pour aller encore plus loin en termes d’innovations et optimiser les investissements hospitaliers, pourquoi ne pas envisager de concevoir des services de soins flexibles, et&nbsp;de moduler le DM en fonction de l’usage.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des formations s’appuyant sur le numérique</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Même lorsque le service hospitalier est équipé de tous les équipements et dispositifs nécessaires, un point majeur à anticiper reste la formation des soignants. Pendant la crise sanitaire, là aussi la&nbsp;flexibilité et l’adaptabilité&nbsp;ont été la règle. Ainsi, les plages de formations des industriels à leurs dispositifs proposées aux soignants ont été élargies, des tutos ont été créés et mis en ligne. Les formations numériques ont apporté un vrai plus et ont trouvé leur place aux côtés des échanges directs en présentiel, avec un gain de temps pour les soignants. Des innovations ont été déployées&nbsp;avec des simulateurs, des masterclass...&nbsp;Les canaux de formations sont ainsi devenus hybrides, ce qui va entrainer pour les industriels une réorganisation des formations. <br />   <br />  <em>« Il faut désormais estimer les besoins de demain dans les services de réanimation, en intégrant de la modularité, de la flexibilité dans nos dispositifs médicaux. De nouveaux protocoles de collecte etd’analyse de données sont à&nbsp;élaborer pour une prise de décision plus rapide, avec des questions de normes et de cybersécurité »</em>, estime&nbsp;Jean-Jacques Vincent, président du groupe AMIRU&nbsp;(Anesthésie, Médecine Intensive, Réanimation et Urgences), Snitem. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Retrouver le&nbsp;<a class="link" href="https://www.snitem.fr/actualites-et-evenements/evenements-du-dm/rdv-avec-la-reanimation-et-lanesthesie/" target="_blank">replay de l’ensemble des sessions de ce Rendez-vous Avec la réanimation&nbsp;et l’anesthésie</a>.</strong> <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div>  <strong>Pérenniser la présence d’ingénieurs&nbsp;biomédicaux au sein des ARS&nbsp;</strong> <br />   <br />  L’ingénieur biomédical a été au cœur des échanges entre industriels et hôpitaux&nbsp;pendant la crise sanitaire. De par son expertise, il est à même de faire un état des lieux des équipements disponibles,&nbsp;de recenser les besoins dans&nbsp;son établissement et d’échanger avec les industriels de façon pertinente. C’est un interlocuteur privilégié qui doit être consulté pour optimiser le stock, l’utilisation et l’organisation de nos hôpitaux. Il est également capable d’exprimer clairement les&nbsp;besoins et attentes des soignants aux&nbsp;industriels. Un poste clé à pérenniser. <br />    <div title="Page 2">&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/60385666-44205172.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/RDV-du-SNITEM-avec-la-reanimation-et-l-anesthesie-quel-avenir-construire-ensemble_a2980.html</link>
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   <title>Manquons-nous vraiment de réanimateurs?</title>
   <pubDate>Thu, 17 Jun 2021 10:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué du Conseil National Professionnel d’Anesthésie-Réanimation Médecine Péri-opératoire     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/57154850-42397016.jpg?v=1623920415" alt="Manquons-nous vraiment de réanimateurs?" title="Manquons-nous vraiment de réanimateurs?" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur la capacité des unités de réanimation à faire face à la tempête que représente la pandémie COVID-19. Des inquiétudes s’expriment à cette occasion et certains considèrent que les difficultés actuelles de nos réanimations seraient liées à un manque de médecins réanimateurs. La situation est décrite comme d’autant plus critique que le président de la Société de Réanimation de Langue Française souligne (Figaro du 08/04/2021 ; Figaro du 04/06/2021 ; Interview France Inter du 08/06) que, chaque année, seulement 74 internes sont qualifiés en réanimation. <br />   <br />  Cette présentation peut être trompeuse car elle méconnait que la formation des médecins réanimateurs en France s’effectue via un Diplôme d’Etudes Spécialisées commun (co-DES) qui comprend la filière de la Médecine Intensive et Réanimation (74 diplômés) mais également la filière de l’Anesthésie Réanimation qui qualifie chaque année 473 médecins Anesthésistes- Réanimateurs. Dans le cursus de cette co-formation, la maquette réalisée en réanimation est identique pour les deux filières et repose sur un référentiel européen commun (CoBaTriCE ;&nbsp;<em>Competency based Training in Intensive Care Medicine</em>) complétée, quelle que soit la filière, par 2 ans de stages dans des services de réanimation. Le suivi des carrières professionnelles indique qu’à l’issue de leur diplôme, 25% des anesthésistes-réanimateurs, soit environ 120 médecins, ont une activité exclusive en réanimation ; à cela s’ajoutent 120 autres médecins qui auront une activité partagée entre la réanimation et l’anesthésie. <br />   <br />  Ainsi, ce sont environ 240 anesthésistes réanimateurs et 74 médecins intensivistes réanimateurs qui rejoignent chaque année, à l’issue de leur formation, les équipes de réanimation avec un niveau de formation conforme aux exigences de la société européenne de réanimation. Dès lors, le déficit en réanimateurs, s’il existe, n’apparait plus aussi abyssal qu’annoncé par certains puisque 314 spécialistes (issus de deux filières) sont diplômés annuellement pour compléter les équipes médicales en charge des 5400 lits de réanimation et les 8200 lits de surveillance continue que compte notre pays. De fait un rapport récent basé sur une enquête réalisée auprès de service de réanimation médicale et polyvalente montre que 46% des médecins y travaillant sont issus de l’anesthésie réanimation, et cette enquête ne prend pas en compte les 91 réanimations chirurgicales dont les anesthésistes réanimateurs ont la charge exclusive (1). <br />   <br />  Historiquement, l’anesthésie et la réanimation entretiennent un lien indéfectible issu tant de leur approche des patients que de la technicité des soins prodigués. Ces deux activités symétriques n’ont d’autre but que d’assurer la sécurité du patient dans son parcours hospitalier, que celui-ci soit « médical »,&nbsp;« interventionnel » (chirurgical, endoscopique, radiologique) ou « mixte », comme c’est le cas la plupart du temps. La crise du COVID-19 a parfaitement illustré l’intérêt d’une filière forte d’anesthésistes réanimateurs dont la polyvalence autorise, avec la même expertise, autant l’exercice de l’anesthésie dans les secteurs interventionnels que celui de la réanimation dans les soins critiques. C’est en effet grâce à la déprogrammation opératoire d’une part et à leurs compétences en réanimation d’autre part que les anesthésistes réanimateurs qui exerçaient préférentiellement dans les secteurs d’anesthésie ont pu se libérer et venir prêter mains fortes aux équipes médicales des réanimations. <br />   <br />  A leurs côtés, ils ont assuré l’ouverture de nouveaux secteurs de réanimation qui se sont révélés indispensables pour l’accueil des flux importants des patients COVID-19 les plus sévères. Ainsi, ce sont bien les anesthésistes réanimateurs qui ont été un des éléments clé (85% des ressources médicales mobilisées) de l’augmentation de l’offre en lits de réanimation ajustée aux besoins fluctuants de la crise. <br />   <br />  L’évolution des techniques interventionnelles (chirurgicales, radiologiques etc...) proposées aujourd’hui à des populations autrefois « récusées » du fait d’un risque de complications trop important, notamment chez les patients âgés, a rendue indispensable de développement de la médecine périopératoire, véritable trait d’union entre l’activité d’anesthésie (nécessaire pour ces interventions) et les soins critiques. Cette évolution est amenée à se poursuivre et requiert un besoin accru en anesthésie réanimation qu’il convient de couvrir en augmentant le nombre d’étudiants du 3ème&nbsp;cycle dans cette filière très appréciée par les étudiants du fait de la polyvalence d’activité qu’elle autorise. Cette polyvalence leur donne une compétence immense, reconnue par les pouvoirs publics, les directeurs d’établissements et les autres spécialités qu’elles soient médicales (cardiologie, neurologie, pneumologie...) ou interventionnelles (chirurgie bien sûr mais aussi radiologie interventionnelle et gastro-entérologie). <br />   <br />  Les internes d’anesthésie-réanimation s’orienteront en fin de cursus, selon&nbsp;leur préférence, vers une activité exclusive en réanimation, anesthésie ou mixte ; l’exercice mixte étant actuellement plébiscité par les jeunes anesthésistes réanimateurs exerçant en secteur public ou privé. La plasticité de cette formation permet tout autant de répondre à une situation sanitaire exceptionnelle (telle une pandémie nécessitant un grand nombre de médecins compétents en réanimation) que d’assurer l’activité des blocs opératoires et des plateaux techniques, répondant ainsi aux besoins sociétaux. La crise COVID a d’ailleurs mis en lumière que nos réanimations souffrent bien davantage d’un déficit massif en personnels non médicaux (infirmiers et aides-soignants) que de médecins. <br />   <br />  (1)&nbsp;Démographie des réanimations françaises, enquête 2021 - État des lieux hors pandémie - CeMIR</div>  </div>  </div>    <div title="Page 2">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div title="Page 1">  <div>  <div><strong>Conseil National Professionnel d’Anesthésie-Réanimation : les structures adhérentes</strong>  <ul>  	<li class="list">Collège National des Enseignants en Anesthésie-Réanimation</li>  	<li class="list">Société Française d’Anesthésie- Réanimation</li>  	<li class="list">Syndicat des Médecins Anesthésistes-Réanimateurs Non Universitaires</li>  	<li class="list">Syndicat National des Anesthésistes-Réanimateurs Français</li>  	<li class="list">Syndicat National des Jeunes Anesthésistes-Réanimateurs</li>  	<li class="list">Syndicat National des Praticiens Hospitaliers en Anesthésie- Réanimation élargi</li>  </ul>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Manquons-nous-vraiment-de-reanimateurs_a2778.html</link>
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   <title>A l’AP-HM, l’échographie c’est dans la poche</title>
   <pubDate>Fri, 30 Apr 2021 10:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Imagerie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les équipes des services d’Anesthésie-Réanimation de l’Hôpital Nord (Pr Marc LEONE et Pr Laurent PAPAZIAN), ont voulu évaluer précisément et pour la première fois les bénéfices de l’utilisation de l’échographie « point of care » - c’est-à-dire réalisée sur les lieux de l’intervention, au chevet du patient - dans la gestion des urgences intra-hospitalières. Elles ont donc coordonné une étude prospective portant sur deux cohortes de 83 et 82 patients dont les premiers résultats viennent d'être dévoilés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/55897948-41730231.jpg?v=1619710834" alt="A l’AP-HM, l’échographie c’est dans la poche" title="A l’AP-HM, l’échographie c’est dans la poche" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Véritable révolution par son gain de temps, sa précision et sa fiabilité, le système « point of care » est&nbsp;un appareil d’échographie ultra portatif, de la taille d’un téléphone portable, qui&nbsp;va permettre aux médecins de pratiquer sur place cet examen et ainsi poser un premier diagnostic et déterminer les mesures à prendre suffisamment tôt pour sauver les patients en réanimation. <br />   <br />  L’échographie « point of care »&nbsp;a déjà fait les preuves de son efficacité dans des circonstances très variées : en médecine générale, péri-opératoire, en réanimation, au cours&nbsp;d’urgences... au point que les appareils d’échographie point of care ont été surnommés les&nbsp;nouveaux stéthoscopes du XXIème siècle.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les résultats publiés dans la revue Critical Care </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/55897948-41730232.jpg?v=1619710915" alt="A l’AP-HM, l’échographie c’est dans la poche" title="A l’AP-HM, l’échographie c’est dans la poche" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Afin d’évaluer son efficacité dans la gestion des urgences intra-hospitalières, le docteur&nbsp;Laurent ZIELESKIEWICZ, Chef de service adjoint du département d’Anesthésie- Réanimation / Médecine péri-opératoire et le Docteur Alexandre LOPEZ, praticien hospitalier (Hôpital NORD), ont ainsi coordonné une étude prospective portant sur deux cohortes de 83 et 82 patients.&nbsp;Pour un groupe, l’échographie point of care était systématiquement pratiquée tandis qu’elle n’était jamais utilisée dans l’autre groupe. En&nbsp;retraçant le parcours des patients, les équipes ont pu comparer pour chaque groupe la proportion de diagnostics initiaux qui se sont avérés exacts. <br />   <br />  <strong>Avec l’échographie point of care, la proportion de diagnostics exacts passe de 80% à&nbsp;94%</strong>.&nbsp;Le délai d’administration d’un premier traitement ou de réalisation d’une première&nbsp;intervention baisse également de manière significative :&nbsp;<strong>15 minutes en moyenne lorsque&nbsp;l’examen échographique est pratiqué contre 34 minutes&nbsp;si le médecin ne dispose pas de cet outil.</strong> <br />   <br />  Les résultats de ce travail ont été publiés dans la revue&nbsp;<a class="link" href="https://ccforum.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13054-021-03466-z" target="_blank">Critical Care</a>. Les auteurs ont pour projet de lancer une autre étude, cette fois multicentrique, avec pour principal objet la mortalité hospitalière.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Étude des HCL : des tablettes pas si mauvaises pour l’endormissement!</title>
   <pubDate>Tue, 04 Oct 2016 16:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Avant l’anesthésie pédiatrique, les tablettes numériques sont aussi performantes pour réduire l’anxiété que les médicaments sédatifs.  L’équipe d’anesthésie-réanimation de l’hôpital Femme Mère Enfant des Hospices Civils de Lyon (HCL) revient du congrès de Hong Kong. Elle y a présenté les résultats d’une étude largement relayée par la presse internationale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/10281537-16791811.jpg?v=1475591231" alt="Étude des HCL : des tablettes pas si mauvaises pour l’endormissement!" title="Étude des HCL : des tablettes pas si mauvaises pour l’endormissement!" />
     </div>
     <div>
      Avant une intervention chirurgicale, les médicaments sédatifs sont généralement utilisés pour réduire l’anxiété. Cependant, ces médicaments ne sont pas dépourvus d’effets secondaires, ils peuvent en particulier effacer complètement la mémorisation de l’acte chirurgical et provoquer ainsi des troubles du sommeil, des angoisses à distance de l’intervention. <br />  &nbsp; <br />  L’équipe d’anesthésie de l’Hôpital Femme Mère Enfant a mis en place il y a maintenant deux ans la distribution de tablettes numériques avec possibilité de réaliser des activités ludiques adaptées à l’âge de l’enfant. L’avantage de ces techniques est que l’enfant est distrait mais surtout qu’il est actif dans sa démarche de distraction, ce qui améliore le résultat de cette technique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réduire le stress périopératoire sans effets secondaires</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/10281537-16791815.jpg?v=1474879847" alt="Étude des HCL : des tablettes pas si mauvaises pour l’endormissement!" title="Étude des HCL : des tablettes pas si mauvaises pour l’endormissement!" />
     </div>
     <div>
      Les résultats d’une étude comparative tablettes versus médicaments sont maintenant disponibles. 112 enfants de 4 à 10 ans ont été répartis en 2 groupes. Le premier a reçu une dose de sédatif (Midazolam), les enfants du second groupe ont pianoté sur une tablette 20mn avant l’intervention. Les résultats prouvent que la tablette produit un effet d’anxiolyse aussi important que le médicament, à la fois sur l’enfant mais aussi sur les parents. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;En conclusion, l’utilisation de tablettes numériques est un outil non pharmacologique qui peut réduire le stress périopératoire sans effets secondaires en chirurgie ambulatoire pédiatrique&nbsp;»</em>, résume le Dr Mathilde de Quieroz Siqueira à l’initiative de l’étude. <br />  &nbsp; <br />  L’équipe d’anesthésie de l’Hôpital Femme Mère Enfant de Lyon utilise donc régulièrement les tablettes avant les interventions pédiatriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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