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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T14:28:42+02:00</dc:date>
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   <title>#Portrait : Valérie Sautou, une pharmacienne au service d’un hôpital durable</title>
   <pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pharmacienne hospitalo-universitaire au CHU de Clermont-Ferrand, le Professeur Valérie Sautou mène depuis plus de trois décennies un parcours résolument engagé, à la croisée du soin, de la recherche et de l’écologie. À la tête, depuis octobre dernier, de la toute nouvelle direction de la transformation écologique du CHU, elle y déploie une vision ambitieuse et transversale de l’hôpital durable, guidée par une conviction forte : « soigner sans nuire ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91178530-64146263.jpg?v=1758187187" alt="#Portrait : Valérie Sautou, une pharmacienne au service d’un hôpital durable" title="#Portrait : Valérie Sautou, une pharmacienne au service d’un hôpital durable" />
     </div>
     <div>
      Formée à la pharmacie hospitalière à Lyon, Valérie Sautou conjugue très tôt recherche et pratique clinique. Son internat, complété par un DEA de chimie analytique, l’amène à s’intéresser aux risques liés aux matériaux de santé, et plus particulièrement aux interactions entre dispositifs médicaux et fluides biologiques et médicamenteux. Praticienne hospitalière au CHU de Clermont-Ferrand depuis 1994, elle y met au point des protocoles de simulation en laboratoire, reproduisant les conditions d’utilisation réelles pour mesurer les substances chimiques relarguées – dont certains perturbateurs endocriniens.<o:p></o:p> <br />   <br />  <em>« Primum non nocere,</em> [D’abord ne pas nuire, NDLR]<em>,&nbsp;c’est un des premiers préceptes appris aux étudiant(e)s en sciences de la santé. Pour autant il s’entend généralement comme&nbsp;: d’abord, ne pas nuire aux patients dont on s’occupe pendant leur prise en charge. Ici, changement de paradigme,&nbsp;il s’agit de ne nuire ni aux patients (bien sûr !), ni aux humains en général, ni à l’ensemble des écosystèmes. C’est la vision systémique d’une santé globale »,</em> aime-t-elle à le rappeler. Ce principe éthique, fondateur de la médecine, irrigue l’ensemble de son parcours. Qu’il s’agisse de sécuriser les prescriptions, de lutter contre la surmédicalisation ou de transformer les pratiques hospitalières à l’aune de leur impact écologique, sa démarche vise toujours à réconcilier le soin avec la responsabilité environnementale.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la pharmacie à la stratégie</b></div>
     <div>
      En 2013, elle prend la tête du pôle pharmacie du CHU. Pendant plus de dix ans, elle y impulse une politique innovante, alliant coordination des approvisionnements, production pharmaceutique, stérilisation et écoresponsabilité des soins, en écho à ses convictions profondes. Cette dynamique s’intègre dans une démarche institutionnelle ambitieuse autour de la RSE, où la pharmacie devient un véritable moteur. En 2022, elle rejoint le comité de pilotage de la transition écologique, avant de coanimer le groupe « soins écoresponsables ».<o:p></o:p> <br />   <br />  <em>« En 2024, le départ annoncé du directeur en charge des affaires réglementaires, des coopérations et de la transition écologique a croisé mon souhait de réorienter la fin de ma carrière vers ces enjeux, auxquels je voulais me consacrer pleinement »</em>, raconte Valérie Sautou. Une convergence d’intérêts qui conduit la direction générale à créer une direction spécifiquement dédiée à la transformation écologique. À sa tête, Valérie Sautou bénéficie d’un positionnement stratégique, directement rattaché à la gouvernance de l’établissement.&nbsp;<em>« Cela permet de créer des passerelles entre des mondes qui dialoguent trop peu&nbsp;: les soignants, les ingénieurs, les acheteurs, les financiers, les administratifs… C’est à cette interface que naissent et prennent forme les projets véritablement structurants »</em>, souligne-t-elle.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une approche systémique…</b></div>
     <div>
      Sans repartir de zéro, elle insuffle une nouvelle dynamique aux initiatives déjà engagées, qu’elle consolide et fait évoluer. Parmi celles-ci, les&nbsp;blocs opératoires écoresponsables, conçus en étroite collaboration avec les&nbsp;chirurgiens, les anesthésistes, les ingénieurs, les responsables des déchets et les soignants. Chaque projet est co-construit sur mesure, en phase avec les réalités de terrain. Une méthode qui fait école. Car la transformation écologique ne se limite pas à une question technique&nbsp;: elle repose sur une gouvernance adaptée, une pédagogie constante et… du temps.&nbsp;<em>« Faire dialoguer les équipes prend du temps, mais c’est la seule façon de bâtir du durable »</em>, insiste-t-elle.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  À peine nommée, Valérie Sautou lance une grande enquête interne auprès des 8 000&nbsp;agents du CHU pour mesurer leur niveau de connaissance et leurs attentes en matière de développement durable. Résultat&nbsp;: 1 480 réponses, et un message fort&nbsp;:&nbsp;<em>« les professionnels veulent s’impliquer »</em>. À condition d’être écoutés, valorisés et accompagnés.&nbsp;<em>« Mon rôle, c’est aussi de raviver cette flamme. De relancer le réseau d’ambassadeurs dans les services, de construire des dynamiques pérennes »</em>, poursuit-elle.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… jusqu’aux achats…</b></div>
     <div>
      Dans le cadre du futur plan stratégique&nbsp;2025-2035 du CHU, le Pr Sautou entend accélérer les engagements écologiques en y intégrant davantage la recherche, l’innovation, et les coopérations territoriales. La maternité, déjà labellisée THQSE, sert à la fois de vitrine et de laboratoire grandeur nature&nbsp;: réduction des expositions chimiques, recours à des dispositifs réutilisables, achats plus responsables – notamment en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens.<o:p></o:p> <br />   <br />  La réflexion s’étend à l’échelle du Groupement hospitalier de territoire (GHT), avec l’élaboration du Spaser (Schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables). Très investie, Valérie Sautou co-pilote ce projet stratégique avec Nicolas Savale, le directeur des achats et des logistiques du CHU de Clermont-Ferrand. Là aussi, l’un des objectifs premiers est d’initier et de structurer une politique écologique commune, en particulier autour des achats durables, levier essentiel pour réduire l’empreinte environnementale des établissements de santé.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>… et au cœur du juste soin</b></div>
     <div>
      Mais l’écologie hospitalière ne s’arrête pas aux infrastructures. Enseignante, Valérie Sautou milite aussi pour un&nbsp;<em>« juste soin »</em>&nbsp;à la faculté de pharmacie de Clermont-Ferrand, où elle sensibilise les étudiants en pharmacie aux enjeux de la transition écologique à travers une approche concrète&nbsp;: juste dispensation, déprescription, évaluation des risques, pertinence des soins. Elle contribue aussi à l’intégration d’un module de santé environnementale dès la deuxième année d’études, pour former des professionnels conscients et responsables.<o:p></o:p> <br />   <br />  Ce décloisonnement, elle le porte également au niveau national. Membre active de l’Académie nationale de pharmacie, du Synprefh, du comité « Transition écologique en santé » de la FHF et du Cérès, elle participe à plusieurs groupes de travail, notamment celui sur les soins écoresponsables piloté par la DGOS. Elle coordonne en outre les travaux sur le « livre vert » du Synprefh, contribuant à structurer les réflexions nationales autour du soin durable.&nbsp;Qu’il s’agisse d’initiatives locales ou d’engagements nationaux, l’action de Valérie Sautou s’ancre dans une même finalité, inscrire l’hôpital dans le monde de demain.&nbsp;<em>« L’écologie en santé est un levier de qualité, de sécurité et d’avenir pour notre société »</em>, conclut-elle. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91178530-64146263.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>#Portrait : la Pre Valérie d’Acremont, un parcours entre science et environnement</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RSE]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Épidémiologiste et infectiologue, spécialiste en médecine tropicale, la Professeure Valérie d’Acremont dirige aujourd’hui le secteur de Santé globale et environnementale du Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté) à Lausanne, en Suisse. Pionnière de l’intégration des outils numériques d’aide à la décision en santé, elle s’implique aussi depuis plusieurs années dans la protection de l’environnement. Portrait.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88504018-62679287.jpg?v=1747067916" alt="#Portrait : la Pre Valérie d’Acremont, un parcours entre science et environnement" title="#Portrait : la Pre Valérie d’Acremont, un parcours entre science et environnement" />
     </div>
     <div>
      Dès son plus jeune âge, Valérie d’Acremont nourrit une passion pour la médecine. Aujourd’hui, elle est une médecin épidémiologiste reconnue pour son expertise en infectiologie et en santé publique. Ayant grandi entre Saint-Nazaire et Lausanne, où elle réside encore, cette Suissesse d’adoption dirige le secteur Santé globale et environnementale du Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté). Sensible aux liens entre santé humaine et environnement, elle œuvre pour une meilleure prise en charge des patients, quel que soit leur lieu de vie.&nbsp; <br />   <br />  Entre 2006 et 2009, elle passe trois ans en Tanzanie dans le cadre de ses recherches, mettant en place des tests rapides pour la malaria afin de réduire l’utilisation abusive des antipaludiques<em>. «&nbsp;Nous avons démontré que ces tests pouvaient&nbsp;transformer fondamentalement</em>&nbsp;<em>la prise en charge des patients et limiter la sur-prescription d’antimalariques chez les personnes négatives&nbsp;»</em>, confie-t-elle, évoquant un&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>réel changement de paradigme&nbsp;permettant de freiner la progression de la résistance aux anti-parasitaires&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La « tablette magique », un outil innovant en santé publique</b></div>
     <div>
      Forte de cette expérience, Valérie d’Acremont est engagée à temps partiel par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 2010 et 2013.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Ma mission principale consistait à coordonner l’élaboration d’un guide international sur le diagnostic de la malaria et un autre sur la prise en charge des patients présentant de la fièvre&nbsp;»</em>, se souvient Valérie d’Acremont, qui côtoyait alors les experts des grands instituts mondiaux.&nbsp; <br />   <br />  Mais son travail ne s'arrête pas là. Avant même la publication de ces documents, elle exploite ses recherches sur les causes des épisodes fébriles pour développer un outil d’aide au diagnostic destiné aux médecins et cliniciens en zones endémiques.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous avions déjà conçu un outil similaire pour les médecins européens soignant&nbsp;les personnes fébriles de retour de voyage, qui a rencontré un grand succès.&nbsp;&nbsp;Nous avons donc décidé d’adapter cette technologie aux consultations dans les pays directement touchés&nbsp;»</em>, précise-t-elle. Cet algorithme consultable sur un téléphone ou une tablette électronique, surnommé «&nbsp;la tablette magique&nbsp;» par des utilisateurs burkinabés, accompagne les professionnels de santé lors des consultations ambulatoires, améliorant la transparence des décisions prises et optimisant la prescription médicamenteuse.&nbsp;<em>«&nbsp;Cet outil contribue à réduire la consommation d’antibiotiques, un enjeu majeur pour prévenir l’antibiorésistance&nbsp;»</em>, insiste l'infectiologue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Santé globale et environnementale, l’approche intégrée d’Unisanté</b></div>
     <div>
      Cette thématique reste l’un des points focaux de Valérie d’Acremont. Aujourd’hui responsable du secteur Santé globale et environnementale d’Unisanté, elle poursuit ses travaux en médecine infectieuse ambulatoire tout en élargissant son champ d’action au concept de santé globale.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le changement climatique, la perte de biodiversité – à l’origine de l’accélération du nombre d’épidémies –, la pollution des sols, de l’air et de l’eau… tout cela influe sur notre santé. Nous intégrons ces enjeux pour essayer d’anticiper leurs impacts sur les patients et le secteur de soins en général&nbsp;»</em>, souligne-t-elle. Lors de la pandémie de Covid-19, l’équipe clinique d’Unisanté utilise par exemple son expertise en santé numérique pour développer CoronaCheck, une plateforme permettant d’évaluer son risque face à la maladie, en fonction de ses symptômes et de son état de santé.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>CoronaCheck, un outil né en pleine pandémie </b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Ayant l’habitude de travailler main dans la main avec des informaticiens sur le développement d’outils d’aide à la décision, nous avons pu être très réactifs et concevoir en un week-end cette plateforme initialement destinée aux cantons francophones de Suisse&nbsp;»</em>, se souvient Valérie d’Acremont. L’initiative s’étend rapidement&nbsp;: lancé en 2021, CoronaCheck est traduit en dix langues, et consulté par plus d'un million de personnes à travers le monde, bien au-delà des frontières helvètes.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Bien que l’outil soit basé sur les recommandations suisses, sa zone d’influence a finalement été bien plus large, avec par exemple des utilisateurs à New York&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Dans le chaos de la pandémie, l’infectiologue n’a pas seulement apporté son expertise sur le développement d’outils numériques pour les soignants et la population. Invitée régulièrement à s’exprimer dans les médias suisses, elle&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>traduit&nbsp;»</em>les travaux de la communauté scientifique pour permettre à un large public de mieux comprendre, mais aussi critiquer les décisions politiques. À partir de ces résultats scientifiques, elle prend aussi parti sur des questions sociétales, refusant notamment la mise en place d’un certificat Covid,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>en raison du manque de preuves de son efficacité et des conséquences indirectes majeures sur la santé mentale, en particulier des jeunes&nbsp;»</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un engagement politique et environnemental affirmé</b></div>
     <div>
      Distinguant toujours<em>&nbsp;«&nbsp;le volet&nbsp;scientifique et les opinions personnelles&nbsp;»</em>&nbsp;dans ses prises de parole, Valérie d’Acremont est aussi une militante engagée pour l’environnement. Membre de Greenpeace et d’Extinction Rébellion, elle est élue en 2021 au conseil communal de Lausanne sous l’étiquette Les Vert·es.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Après des années d’actions associatives, j’ai voulu tenter l’expérience politique pour essayer d’agir de l’intérieur du système, et mieux comprendre les freins qui peuvent justement limiter l’action politique&nbsp;»</em>, confie-t-elle.&nbsp; <br />   <br />  Témoin direct des effets du changement climatique en Afrique, elle observe depuis 2010 son impact sur les populations locales,&nbsp;<em>«&nbsp;les saisons désordonnées qui diminuent fortement les rendements agricoles, la montée des eaux qui oblige les gens à abandonner leurs maisons, et leur réchauffement qui empêche les poissons de se reproduire ou les rend incomestibles&nbsp;».</em>&nbsp;Passionnée par la mer et la voile, l’infectiologue voit aussi&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>la transformation des océans qui complexifie la navigation,</em>&nbsp;<em>la dégradation des écosystèmes</em>&nbsp;<em>et l’accumulation incroyable de plastiques dans les zones les plus reculées du globe&nbsp;».&nbsp;</em>Valérie d’Acremont est une lanceuse d’alerte, qui agit aujourd’hui à plusieurs niveaux.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nos modes de vie occidentaux ont un impact planétaire indéniable, y compris sur la santé des populations ici et ailleurs.Comme le <a class="link" href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/climate-change-and-health" target="_blank">rappelle l’OMS</a>, “le changement climatique a des répercussions sur la santé de multiples façons”. C’est un réel enjeu de santé publique qu’il est urgent d’affronter&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;  <div>  <div id="ftn1"> <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>« Le DSI devient un élément central de la restructuration de l’offre de soins »</title>
   <pubDate>Thu, 15 Feb 2024 07:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au CHU de Clermont-Ferrand, Aude Valéry, la directrice des systèmes d’information (DSI) en poste depuis trois ans, et Valérie Durand-Roche, la directrice générale de l’établissement, partagent le même constat : désormais situé à la croisée de plusieurs dynamiques, en particulier territoriales, le DSI joue un rôle de plus en plus central et continue de réinventer son métier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77432226-56287817.jpg?v=1703083284" alt="« Le DSI devient un élément central de la restructuration de l’offre de soins »" title="« Le DSI devient un élément central de la restructuration de l’offre de soins »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Les politiques publiques en matière de santé numérique ont-elles modifié votre métier&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Cela ne fait pas de doute. Je suis arrivée&nbsp;au CHU de Clermont-Ferrand il y a trois ans, soit bien après la loi de santé de 2016 qui avait déjà grandement modifié la place du DSI, devenu une fonction mutualisée avec la création des Groupements hospitaliers de territoire (GHT). Au cours des années suivantes, et alors que ce changement s’opérait progressivement dans les établissements de santé, le programme HOP’EN, et plus récemment le Ségur numérique, ont également eu un impact fort sur notre métier, accélérant par exemple le déploiement de Dossiers Patients Informatisés (DPI), limitant l’hétérogénéité des outils métiers et suscitant, plus largement, de nouvelles réflexions autour du parcours patient et de la donnée de santé. Ce sont autant de chantiers qui ont profondément modifié le métier de DSI, tout en l’inscrivant dans une forte stratégie de convergence à l’échelle du territoire. Les défis étaient nombreux mais, grâce au soutien financier de la puissance publique et l’appui des Agences régionales de santé (ARS), de nouvelles dynamiques se mettent en place. Nombre de GHT et de DSI travaillent ainsi aujourd’hui à la création d’un socle technique commun, une démarche ayant certes un coût important mais qui devrait, à terme, être source d’économies et d’efficience. <br />   <br />  <strong><em>Valérie Durand-Roche&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La transformation du métier de DSI porte à mon sens plus particulièrement sur quatre points, qui ont donné à sa fonction une dimension de plus en plus stratégique.&nbsp;Aujourd’hui, le DSI est devenu le garant de la sécurité des soins, au même titre qu'un professionnel du soin de proximité, car il est porteur de la cybersécurité des outils métiers. Il est aussi devenu un important investisseur hospitalier, dans le sens où il est amené à négocier des montants colossaux – et cela devrait encore s'amplifier. Troisième point&nbsp;: ses missions managériales se sont démultipliées, à la fois en ce qui concerne les ressources internes qu’externes. Cette transformation impose l’acquisition de compétences additionnelles. Enfin, et c’est la conséquence des dynamiques que nous venons d’évoquer&nbsp;: le DSI se positionne désormais comme un élément central de la restructuration de l’offre de soins, car il a finalement une vision transversale des moyens disponibles pour faire évoluer le système d'information, des nouveaux outils qui permettront de relever les enjeux émergents, et de tout ce qui a trait à la gestion des différentes bases de données hospitalières. <br />   <br />  <strong>Quel serait son rôle dans la construction de l’hôpital de demain&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <em>&nbsp;<strong>Valérie Durand-Roche&nbsp;:</strong></em>&nbsp;Il y aura toute sa place, en particulier au sein de l'équipe chargée de la stratégie et des arbitrages, en matière d’investissements comme de développement de l'offre de soins – et ce, à place égale avec un directeur des affaires financières ou un directeur des ressources humaines. Cette tendance est déjà perceptible&nbsp;: la structure d’un établissement de santé est telle, qu’un DSI ne peut plus opérer de manière indépendante&nbsp;; il fait dès aujourd’hui partie intégrante de la conduite de l’établissement.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La digitalisation concerne tellement de volets que le DSI ne peut en effet plus conduire de stratégie parallèle, avec son propre calendrier et ses propres enjeux. Et c'est là que réside aujourd’hui toute la complexité de notre métier&nbsp;: il nous faut conduire une multitude de projets inscrits dans une vision institutionnelle, tout en assurant des missions beaucoup plus techniques, comme toutes celles ayant trait au socle technique et sécuritaire de l’écosystème informatique. Et le positionnement du DSI évoluera encore demain, pour intégrer les nouveaux enjeux en termes de valorisation des données ou d'intelligence artificielle. La ligne de partage entre direction des systèmes d’information, direction de l’innovation et de la recherche clinique, et direction biomédicale a d’ailleurs parfois tendance à se flouter. Et cette superposition devrait s’accroître.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer, dans les grandes lignes, la stratégie numérique du CHU de Clermont-Ferrand&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Valérie Durand-Roche&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons ici plusieurs projets, l’un des plus importants étant le déploiement d’un système d'information extrêmement homogène à l’échelle du GHT. Le partage d'un outil unique, sélectionné de manière concertée, est au cœur d’une démarche qui vise à structurer les filières de soins. Au niveau régional, nous sommes également impliqués dans un projet d'entrepôt de données de santé, en lien avec les trois autres CHU de la Région Auvergne-Rhône-Alpes&nbsp;<em>[Les Hospices Civils de Lyon, le CHU de Saint-Étienne et le CHU Grenoble-Alpes, NDLR]</em>. Et puis, dans une échelle intermédiaire, nous portons une ambition extra-hospitalière, qui devrait permettre à notre système d'information de s’ouvrir vers la médecine de ville et les patients, via des modules de télémédecine et de télésurveillance, mais aussi l’intégration des programmes de numérisation des parcours patients… Dans ce projet comme dans le reste de notre stratégie numérique, les choix que nous effectuons visent quatre objectifs principaux : être autonomes, venir en appui aux acteurs territoriaux, renforcer la robustesse de nos outils pour développer des activités de recherche, et consolider notre rôle d’établissement de recours. <br />   <br />  <strong>Identifiez-vous des leviers ou des freins particuliers pour accompagner la transition numérique de notre système de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous sommes actuellement dans l’attente d’un nouveau programme qui permettra d’aller plus loin encore sur les plans de la convergence et de la sécurité informatiques, notamment sur le volet financier. Sur le plan humain, nous avons de plus en plus besoin de ressources spécialisées.&nbsp;L’on croit, à tort, que les métiers de l'informatique sont interchangeables&nbsp;; cela n’est pas le cas, et l’est encore moins aujourd’hui.&nbsp;Ce sont des métiers très techniques, en particulier en ce qui concerne les infrastructures numériques. Le recrutement, l'attractivité et la fidélisation de nos équipes sont donc des enjeux auxquels nous sommes déjà confrontés.&nbsp;Les DSI exerçant en environnement hospitalier doiventtrouver des compétences spécifiques, dans un contexte de rareté globale des ressources, pour lesquelles de nombreux secteurs d’activité sont d’ailleurs en concurrence. Cela dit, l’enjeu générationnel fait aussi de ce management des ressources, l’un des leviers de la transformation numérique. <br />   <br />  <strong>Justement, quelles attentes observez-vous chez les générations plus jeunes&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Aude Valéry&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il y a des exigences plus fortes autour de la structuration des projets, de la connaissance des chantiers qu’ils vont avoir à conduire, ainsi que d’un fonctionnement managérial par objectifs. Ce cadre connu, et somme toute relativement fixe, doit néanmoins permettre une certaine autonomie. Or l’hôpital n’est pas forcément rodé pour ce type de modalité. Mais nous devons nous adapter à ces demandes, pour notamment offrir plus de visibilité sur les attendus. C’est d’ailleurs là un mot clé&nbsp;: les plus jeunes sont nombreux à rechercher une reconnaissance institutionnelle, à ne plus vouloir être «&nbsp;invisibilisés&nbsp;». Il nous faut apprendre à mieux communiquer sur nos métiers, nos missions et nos actions, afin de justement pouvoir attirer les nouvelles générations.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Élection de Valérie Jurin, première Présidente de la nouvelle FHF Grand Est</title>
   <pubDate>Mon, 04 Jul 2016 12:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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   La première convention régionale extraordinaire de la Fédération Hospitalière de France (FHF) Grand Est s’est réunie le 22 juin à Nancy qui en sera le siège, pour élire son Conseil d’Administration qui compte 84 personnes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9754491-15738302.jpg?v=1467629614" alt="Élection de Valérie Jurin, première Présidente de la nouvelle FHF Grand Est" title="Élection de Valérie Jurin, première Présidente de la nouvelle FHF Grand Est" />
     </div>
     <div>
      La FHF Grand Est est née de la fusion des Fédérations Hospitalières Régionales (FHR) Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine. Le traité de fusion a été signé en séance. <br />  &nbsp; <br />  Les statuts prévoient une gouvernance fondée sur la représentation des établissements sanitaires et médico-sociaux via le périmètre des futurs groupements hospitaliers de territoire et une représentation spécifique des établissements de santé mentale, des centres hospitaliers locaux, des usagers et des médecins coordonnateurs d’EHPAD. <br />  &nbsp; <br />  La FHF Grand Est compte 228 adhérents (55 établissements médico-sociaux et 45 établissements sanitaires). <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un nouveau bureau</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9754491-15738303.jpg?v=1467101934" alt="Élection de Valérie Jurin, première Présidente de la nouvelle FHF Grand Est" title="Élection de Valérie Jurin, première Présidente de la nouvelle FHF Grand Est" />
     </div>
     <div>
      Le bureau composé de 29 membres, a été élu le même jour. Valérie JURIN, élue du conseil de surveillance du centre psychothérapique de Nancy Laxou, élue à la communauté urbaine du Grand Nancy,&nbsp; a été élue Présidente.&nbsp; Elle assurait jusqu’à présent la fonction de présidente de la FHF Lorraine. <br />  &nbsp; <br />  Deux vice-présidents ont également été élus&nbsp;: le Dr Jean SENGLER, président de la CME du Groupement Hospitalier Mulhouse Sud Alsace et Philippe BLUA, directeur des hôpitaux Sud Champagne. <br />  &nbsp; <br />  Les statuts prévoient une présidence tournante de 2 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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