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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
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   <title>Pharmacie hospitalière : « De nouveaux rôles se dessinent »</title>
   <pubDate>Wed, 24 Sep 2025 10:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis plusieurs mois, le Syndicat national des pharmaciens gérants et hospitaliers publics et privés (SNPGH) s’inscrit dans une dynamique de renouveau et d’élargissement de ses actions, afin de mieux représenter la diversité des pharmaciens hospitaliers et renforcer sa présence sur le terrain. Autant d’initiatives qui témoignent de sa volonté de s’adapter aux mutations de la profession, tout en restant un acteur de proximité, comme nous l’explique sa présidente, Florence Compagnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180133-64147680.jpg?v=1758194117" alt="Pharmacie hospitalière : « De nouveaux rôles se dessinent »" title="Pharmacie hospitalière : « De nouveaux rôles se dessinent »" />
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      <strong>Ces derniers mois ont été marqués par une nouvelle dynamique au sein du SNPGH. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Florence Compagnon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Effectivement, notre syndicat a connu une véritable évolution ces derniers temps. Fondé il y a un demi-siècle, le SNPGH a toujours eu pour vocation de soutenir et défendre les pharmaciens hospitaliers dans l’exercice de leurs missions, qu’ils travaillent dans des établissements de santé publics, privés ou associatifs, mais aussi dans les structures médico-sociales. Une attention particulière a toujours été portée à ceux qui exercent de manière isolée, souvent confrontés à des problématiques spécifiques et à un isolement professionnel que nous nous attachons à rompre notamment par une politique de coopération et de mutualisation. Ces engagements trouvent un bel écho sur le terrain, puisque le SNPGH est, aujourd’hui, l’un des premiers syndicats de pharmaciens en nombre d’adhérents. <br />   <br />  <strong>Quelles sont les nouveautés concrètes engagées par le syndicat ?</strong> <br />   <br />  Fin&nbsp;2024, nous avons franchi une étape importante en élargissant notre périmètre d’action à d’autres profils de pharmaciens. Le SNPGH accueille désormais les pharmaciens hors pharmacie à usage intérieur (PUI), tels que les pharmaciens hygiénistes, ceux rattachés aux OMEDIT, ainsi que ceux impliqués dans les essais cliniques. Ces divers profils réunis créeront une synergie nouvelle dans le domaine des produits de santé. Nous avons également ouvert nos portes aux pharmaciens sapeurs-pompiers professionnels, qui exercent au sein des PUI des Services d’incendie et de secours (SIS). Ils sont soumis également à l’obligation du Diplôme d’Études Spécialisées (DES) en Pharmacie Hospitalière. Mais une cinquantaine de pompiers volontaires exercent encore sans ce diplôme. Leur intégration reste essentielle pour garantir la continuité de la prise en charge pharmaceutique et le maintien des PUI de SIS sur le territoire. <br />   <br />  <strong>Que préconisez-vous ?</strong> <br />   <br />  Nous travaillons de concert avec les autres syndicats, en étroite collaboration avec le colonel Thierry Lacombe, pharmacien-chef du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 31, à la mise en place d’un parcours de formation spécifique, pour permettre aux pharmaciens (pompiers volontaires) exerçant en PUI au sein des SDIS de faire reconnaître leurs acquis, et pouvoir ainsi poursuivre leur activité en conformité avec les exigences réglementaires. Ce projet, qui bénéficie du soutien du Professeur Vincent Lisowski, président de la Conférence nationale des doyens de pharmacie et doyen de la Faculté de pharmacie de Montpellier – où ce nouveau cursus devrait être proposé pour un nombre défini de professionnels – incarne concrètement l’engagement du SNPGH à&nbsp;faire évoluer les cadres existants pour préserver la continuité de l’activité pharmaceutique. Nous sommes d’autant plus mobilisés aux côtés des pharmaciens sapeurs-pompiers qu’ils partagent les réalités et les contraintes de l’exercice isolé. Il nous a donc semblé essentiel de leur apporter un accompagnement adapté. Car au-delà de son rôle syndical, le SNPGH est avant tout un syndicat de proximité, solidement ancré sur le terrain, engagé pour défendre, conseiller, informer et représenter l’ensemble des pharmaciens hospitaliers, dans toute la diversité de leurs pratiques. <br />   <br />  <strong>Ce ne sont d’ailleurs pas les seules actions menées pour affermir vos liens avec l’écosystème…</strong> <br />   <br />  En effet. Historiquement proches des préparateurs en pharmacie hospitalière, qui sont nos partenaires privilégiés sur le terrain, nous avons souhaité aller plus loin en renforçant notre collaboration avec leur organisation représentative, l’Association nationale des préparateurs en pharmacie hospitalière (ANPPH), et sa présidente, Sylvette Garrigou. Dans cette dynamique, le 23&nbsp;juin dernier, nous avons co-organisé un webinaire en partenariat avec l’ANPPH et l’ADIPh (Association pour le digital et l’information en pharmacie) autour des grands enjeux actuels et à venir de la pharmacie hospitalière, avec pour objectif principal de favoriser la reconnaissance, la valorisation et l’intégration des préparateurs hospitaliers dans les projets pharmaceutiques&nbsp;et les organisations de terrain. C’est un exemple concret de l’engagement du SNPGH à fédérer les forces du secteur, en tissant des liens de solidarité durable avec ses partenaires, dans un esprit d’ouverture et de co-construction.&nbsp;Mobilisons-nous collectivement pour bâtir de nouvelles missions en cohérence avec la formation renouvelée des préparateurs. Ensemble, nous pouvons avancer vers un décret de compétences élargies, réaliste et valorisant pour toute la profession. <br />   <br />  <strong>D’autres exemples ?</strong> <br />   <br />  Oui, nous entretenons également des relations étroites et constructives avec le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), en particulier avec Patrick Rambourg, qui a présidé la section H jusque fin juin. Nous le remercions pour son engagement à nos côtés, notamment lors de la recherche de propositions pérennes permettant de garantir la continuité de fonctionnement des PUI en exercice isolé, sujet auquel nous avons été particulièrement sensibles. Nous avons, dès à présent, engagé un dialogue positif avec le nouveau président de la section H, Philippe Benoit, et nous lui proposerons des temps d’échanges réguliers avec nos adhérents, sur des sujets d’actualité. Par exemple, lors de notre dernier webinaire en juin, les discussions portaient sur la mise en œuvre à venir des ratios de présence pharmaceutique, en lien avec la nature des activités de chaque établissement et les indicateurs définis par l’ANAP.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le Conseil Central H avait ici émis des recommandations claires. Pourriez-vous nous les rappeler ?</strong> <br />   <br />  La proposition était la suivante&nbsp;: prévoir, au minimum, un ETP pharmacien par PUI pour garantir les missions essentielles, et ajouter un ETP supplémentaire pour chaque activité à risque autorisée dans l’établissement, ce qui permettrait d’assurer une présence pharmaceutique cohérente avec le niveau de responsabilité et de complexité des missions exercées. La balle est désormais dans le camp de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), à qui il revient de se positionner sur ces préconisations. Nous restons pleinement mobilisés sur ce dossier, en étroite concertation avec Philippe Benoit. Nous souhaitons nous inscrire ici dans la continuité de la dynamique initiée sous la présidence de Patrick Rambourg, d’autant que le SNPGH est désormais solidement représenté au sein du CNOP grâce à la nomination des quadrinomes que nous avions soutenus. Nous entretenons également un lien fort avec le Conseil national professionnel (CNP) de Pharmacie, présidé par Claudine Gard, qui œuvre pour rassembler l’ensemble de la profession autour de positions partagées. Enfin, nous restons un membre actif de l’intersyndicale Action Praticiens Hôpital, dont les initiatives s’avèrent particulièrement efficaces pour défendre les intérêts statutaires de nos adhérents exerçant dans des établissements publics de santé. <br />   <br />  <strong>Vous avez évoqué à plusieurs reprises les webinaires organisés par le SNPGH. Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  Oui, c’est l’une des initiatives que nous avons mises en place depuis un peu plus d’un an, dans un souci constant d’information et de proximité. Ces webinaires sont organisés régulièrement, en lien avec l’actualité ou à partir des sujets remontés du terrain pour apporter un éclairage concret, souvent avec l’intervention d’experts ou de partenaires institutionnels. Tous nos adhérents peuvent ensuite accéder aux enregistrements ou aux comptes-rendus détaillés, afin de faciliter le partage de l’information. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la transparence et la diffusion de nos actions. C’est dans ce même esprit que nous avons entièrement repensé notre site Internet. Nous avons aussi instauré un dispositif de questionnaires réguliers à destination de nos adhérents, pour prendre le pouls du terrain, identifier les problématiques prioritaires et ajuster nos réponses. L’écoute, la réactivité et la co-construction ont de tous temps été les piliers fondamentaux du SNPGH, qui entend continuer à évoluer aux côtés des pharmaciens hospitaliers, pour défendre leurs intérêts et mieux les accompagner dans un environnement en perpétuelle transformation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Un mot sur les évolutions du métier de pharmacien hospitalier ?</strong> <br />   <br />  La spécialité évolue profondément, et cette dynamique traduit une montée en compétence et en responsabilité que nous revendiquons pleinement.&nbsp;De nouveaux rôles se dessinent&nbsp;: le pharmacien prescripteur, déjà en place dans certains services, valorise notre expertise clinique, notamment en gériatrie, en oncologie ou dans les maladies chroniques. De même, le rôle de pharmacien vaccinateur, reconnu en ville, doit pouvoir s’étendre à l’hôpital, notamment en prévention auprès de populations à risque. L’intelligence artificielle ouvre également de nouvelles perspectives pour sécuriser les prescriptions, anticiper les interactions médicamenteuses et optimiser les flux. Mais elle doit rester en appui au discernement clinique, dans un cadre éthique. Autre enjeu stratégique&nbsp;: la souveraineté sanitaire, dans un contexte marqué par des ruptures régulières sur des molécules essentielles. Aujourd’hui limitées au sur mesure, les préparations hospitalières pourraient-elles devenir une réponse sécurisée à ces manques ? Cela suppose des moyens et des adaptations, mais il peut être pertinent d’initier la réflexion avec toutes les parties prenantes. <br />   <br />  <strong>Quelles autres dynamiques comptez-vous également adresser ?</strong> <br />   <br />  Notre rôle dans la gestion des dispositifs médicaux stériles est lui aussi central. Nous avons la légitimité technique et organisationnelle pour gérer l’ensemble des DM, y compris ceux implantés. Cette responsabilité doit être pleinement reconnue. Enfin, nous devons renforcer notre ancrage territorial. Le lien ville-hôpital, les réseaux de santé, les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), sont autant d’espaces où notre présence est indispensable pour sécuriser les parcours, notamment en sortie d’hospitalisation. Nous sommes aussi des acteurs clés de l’innovation, de la gestion des essais cliniques aux médicaments de thérapies innovantes. Tous ces développements dessinent un métier plus clinique, plus stratégique et plus intégré au parcours de soins. Il est temps d’adapter le cadre réglementaire pour accompagner cette réalité. <br />   <br />  <strong><em>&gt; Plus d’informations sur le <a class="link" href="https://www.snpgh.fr" target="_blank">site du SNPGH.</a>  </em></strong>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180133-64147681.jpg?v=1758194117" alt="Pharmacie hospitalière : « De nouveaux rôles se dessinent »" title="Pharmacie hospitalière : « De nouveaux rôles se dessinent »" />
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      <strong>Défendre, conseiller, protéger</strong> <br />   <br />  Dans le but de faciliter l’exercice professionnel des pharmaciens hospitaliers au sein des établissements publics, privés et ESPIC, le SNPGH porte six missions essentielles&nbsp;:  <ul>  	<li class="list"><strong>Défendre les intérêts des adhérents&nbsp;</strong></li>  	<li class="list"><strong>Conseiller avec expertise</strong>&nbsp;et offrir un accompagnement spécialisé sur les enjeux de la gestion pharmaceutique.</li>  	<li class="list"><strong>Informer en continu</strong>&nbsp;sur les évolutions réglementaires, scientifiques et pratiques du secteur.</li>  	<li class="list"><strong>Prévenir les conflits</strong>&nbsp;en proposant des ressources pour favoriser un climat de travail serein et des coopérations renforcées sur le terrain.</li>  	<li class="list"><strong>Représenter la profession</strong>&nbsp;auprès des institutions publiques.</li>  	<li class="list"><strong>Porter la voix du secteur pharmaceutique</strong>&nbsp;pour défendre les intérêts de la profession tout en veillant à préserver l’intérêt général en matière de santé publique.</li>  	<li class="list"><strong>Protéger de manière complète</strong>&nbsp;grâce à un accompagnement technique et juridique de haut niveau. Le SNPGH est aujourd’hui le seul syndicat pharmaceutique à proposer simultanément une assurance de responsabilité civile professionnelle, une protection juridique, et un soutien psychologique.</li>  </ul>  
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Pharmacie-hospitaliere- De-nouveaux-roles-se-dessinent _a4707.html</link>
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   <title>« Il nous faut porter un message commun car d'autres avancent leurs pions »</title>
   <pubDate>Mon, 02 Oct 2023 11:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est un sujet qui agite les pharmaciens hospitaliers depuis déjà plusieurs mois. Pour pallier les difficultés de recrutement et de remplacement dans les pharmacies à usage intérieur, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens a proposé une évolution des conditions d’exercice en PUI. Une initiative jugée « pragmatique » par le Docteur Florence Compagnon, présidente du Syndicat national des pharmaciens gérants et hospitaliers publics et privés (SNPGH), dont nombre d’adhérents sont en exercice isolé et, de ce fait, directement concernés par ces difficultés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/75570091-53026247.jpg?v=1696240976" alt="« Il nous faut porter un message commun car d'autres avancent leurs pions »" title="« Il nous faut porter un message commun car d'autres avancent leurs pions »" />
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      <strong>Cela fait déjà plusieurs années que les pharmaciens hospitaliers en exercice isolé alertent sur leurs difficultés à trouver des remplaçants…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Cet enjeu est loin d’être anecdotique puisque, sur les 2&nbsp;274 pharmacies à usage intérieur (PUI) recensées en octobre 2021 par le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP), 1&nbsp;041 d’entre elles – soit 45 % – sont gérées par un pharmacien en exercice isolé. La consultation en ligne réalisée par la section H du Conseil de l’ordre auprès de pharmaciens gérants exerçant dans des PUI est à ce titre riche d’enseignements. Ainsi, bien que tous les répondants aient attesté de difficultés à trouver des remplaçants, les pharmaciens gérants concernés par l’exercice isolé sont ici en première ligne, en particulier dans les établissements de santé privés où sont localisées 739, donc 71 %, de ces PUI. Pas moins de 94 % de nos confrères concernés par l’exercice isolé en clinique avaient ainsi indiqué chercher des remplaçants sur leur propre poste, estimant, pour 96 % d’entre eux, que les difficultés s’étaient accentuées au cours des cinq dernières années. Sans surprise, la localisation de la PUI semble représenter un facteur aggravant&nbsp;: 89 % de ceux qui exercent dans des communes rurales ont fait part d’une intensification de leurs difficultés. Celles-ci sont loin d’être résolues à ce jour, avec des conséquences bien réelles en termes de pénibilité et d’épuisement professionnel… <br />   <br />  <strong>Comment y remédier&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Dès septembre 2022, le conseil central de la section H de l’Ordre des pharmaciens – présidé par le Dr Patrick Rambourg – a réfléchi à des pistes d’évolution des conditions d’exercice en PUI, pour justement tenir compte des difficultés constatées sur le terrain. En mai dernier, le CNOP a ainsi proposé un certain nombre d’assouplissements règlementaires, dont la mise en œuvre d’une dérogation qui autoriserait notamment les pharmaciens d’officine à effectuer des remplacements en PUI dans une limite de temps déterminée – quatre mois cumulés par an –, sous réserve que la pharmacie en question ne comporte aucune activité à risque nécessitant une autorisation. Naturellement, ces remplacements ponctuels n’ouvriraient pas la faculté d’acquérir la condition d’exercice en PUI, pour laquelle l’obtention du DES, le diplôme d’études spécialisé en pharmacie hospitalière, demeure nécessaire. Mais certains, dans la profession, n’y semblent pas favorables, craignant un «&nbsp;pied dans la porte&nbsp;» qui viendrait affaiblir le DES. Il faut dire que nous nous sommes tous battus pour cette reconnaissance de notre spécialité, et que nous y tenons grandement. <br />   <br />  <strong>Quelle est ici la position du SNPGH&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous serions favorables aux assouplissements proposés par le CNOP, en particulier s’il s’agissait d’une solution applicable durant une durée limitée, le temps de résorber la situation actuelle.&nbsp;Nous portons à cet égard une vision pragmatique&nbsp;: si nous ne trouvions pas de solution acceptable pour faire face aux difficultés des recrutements et des remplacements, les autorités de tutelle pourraient nous imposer leur propre solution. Nous perdrions alors toute maîtrise de la situation, en particulier en ce qui concerne justement l’obligation du DES.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La mise en œuvre de ce diplôme est le seul levier qui a permis – et permettra dans l’avenir – d’obtenir une égalité salariale entre les pharmaciens des établissements de santé privés et ceux des hôpitaux publics, alors même qu’ils ont les mêmes diplômes et les mêmes responsabilités. Le SNPGH a d’ailleurs fortement soutenu cette initiative, dont la mise en place effective est désormais annoncée par les fédérations hospitalières, sous réserve d’obtention d’aides financières. Nous refusons donc tout assouplissement du DES et la création d’un clivage entre les différentes catégories de pharmaciens, avec ou sans activités à risque. Cela dit, si nous ne trouvons pas de solution à la crise actuelle, il est à craindre que des PUI ne ferment ou ne doivent se regrouper, ce qui ne sera pas sans conséquence sur la qualité de nos prestations, car les pharmaciens perdront ainsi leur proximité avec les patients et les équipes hospitalières. <br />   <br />  <strong>Cette problématique des remplacements ne peut-elle pas être adressée à travers le vivier des internes&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est effectivement une solution évoquée par l’ensemble des syndicats des pharmaciens hospitaliers, et qui a d’ailleurs la faveur des internes eux-mêmes. Mais elle ne peut, à elle seule, pallier les difficultés actuelles. Rares sont en effet les internes à postuler pour des postes en exercice isolé,&nbsp;<em>a fortiori</em>&nbsp;dans les communes rurales. Rares sont aussi ceux à connaître le fonctionnement d’un établissement de santé privé, alors même que les besoins y sont les plus prégnants. Sans oublier les réticences de certains CHU à accorder à leurs internes des congés pour remplacements… Cela dit, l’augmentation récente du&nbsp;<em>numerus clausus</em>, avec 63 nouveaux postes ouverts au concours national d’internat pour l’année universitaire 2023-2024, est un pas dans la bonne direction, mais ses effets ne se feront ressentir que dans quelques années. Il faudrait également développer les agréments pour l’accueil des internes au sein des cliniques privées, pour qu’ils puissent se familiariser avec ces établissements.&nbsp;Or nous constatons la tendance inverse&nbsp;: nombre de demandes d’agréments sont aujourd’hui refusées, en particulier dans les cliniques qui accueillaient jusqu’à présent des internes. <br />   <br />  <strong>La situation semble donc inextricable…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Aucune solution ne résoudra la crise à elle seule, plusieurs propositions devront être combinées pour répondre aux difficultés actuelles. Mais il nous faut porter un message commun car d’autres avancent leurs pions. Une ARS a par exemple récemment autorisé une clinique privée à faire appel, par dérogation, à un pharmacien remplaçant non titulaire du DES, en dehors du cadre évoqué par le CNOP. Le «&nbsp;pied dans la porte&nbsp;» que nous craignions est en train de se réaliser sous nos yeux. Aujourd’hui plus que jamais,&nbsp;la défense du DES et, plus globalement, de l’exercice hospitalier, nous impose de sortir du dogmatisme pour chercher des solutions réalistes et immédiatement applicables. Des assouplissements imaginés et maîtrisés par les pharmaciens hospitaliers seront toujours préférables à des dérogations imposées par des tiers. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Article publié dans l'édition de septembre d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-62-Le-temps-de-la-refondation_a3838.html">à lire ici.</a>  <br />   <br />  &gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.adiph.org/blog-des-associations/snpgh-syndicat-national-des-pharmaciens-gerants-hospitaliers" target="_blank">site du SNPGH</a>.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
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   <title>Les pharmaciens du privé, oubliés du Ségur</title>
   <pubDate>Fri, 12 Mar 2021 09:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est un combat qui devrait faire date. Depuis les revalorisations salariales accordées par le Ségur de la Santé, les pharmaciens des établissements de santé privés sont en colère. Exclus des accords alors même que leur rémunération est moindre que celle de leurs confrères publics, ils interpellent les tutelles par la voix du Docteur Florence Compagnon, présidente du Syndicat National des Pharmaciens Gérants et Hospitaliers publics et privés (SNPGH).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/52959802-40221238.jpg?v=1610365638" alt="Les pharmaciens du privé, oubliés du Ségur" title="Les pharmaciens du privé, oubliés du Ségur" />
     </div>
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      <strong>La communauté des pharmaciens exerçant dans les établissements de santé privés s’interroge sur son exclusion du Ségur de la Santé. Pouvez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Ces professionnels, qui ont toujours été des acteurs à part entière du système de santé, ont en effet fait preuve d’une mobilisation sans faille lors des deux épisodes Covid. Au plus fort de la première vague, ils ont par exemple passé un temps fou à gérer les ruptures, à la fois pour que les patients puissent être soignés dans les meilleures conditions possibles et que les soignants soient correctement protégés contre le SARS-CoV-2. Les conditions d’exercice des pharmaciens du privé sont déjà difficiles en temps normal, puisqu’ils sont souvent seuls en poste pour assurer des actes engageant leur responsabilité pénale. Les démissions sont d’ailleurs, chaque année, plus nombreuses. Cette situation déjà tendue est devenue explosive à l’issue du Ségur de la Santé&nbsp;:&nbsp;là où les pharmaciens du public vont bénéficier d’un doublement de la prime de service public exclusif, les pharmaciens du privé ont été laissés au bord du cheminalors que, contrairement aux idées reçues, leur salaire est moitié moindre en fin de carrière. <br />   <br />  <strong>Comment cela&nbsp;?</strong> <br />  Après 25 années d’exercice, un pharmacien du privé gagne entre 46 et 55 % de moins que son confrère du public. Un tel différentiel, aisément vérifiable en comparant les différentes grilles salariales,&nbsp;nous semble difficile à justifier alors que nous avons tous bénéficié de la même formation pour gagner en compétences – soit dix ans d’études, depuis le décret du 9 mai 2017 et la mise en œuvre du Diplôme d’Études Spécialisées (DES).&nbsp;Cet écart de rémunération représente aujourd’hui le nerf de la guerre puisqu’il explique, en grande partie, le manque d’attractivité de nos postes.Faudrait-il à terme fermer les Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) des établissements privés, au risque d’augmenter encore la pression sur des hôpitaux publics&nbsp;? La situation est d’autant moins tenable que nous sommes nous aussi salariés de nos structures. Pourquoi n’avons-nous pas bénéficié de la revalorisation du Ségur&nbsp;? Cette injustice manifeste doit être réparée. <br />   <br />  <strong>Vous portez ce combat depuis le mois de septembre. Quelles actions avez-vous déjà entreprises&nbsp;?</strong> <br />  Nos adhérents ont en effet été nombreux à nous faire part de leur colère devant cette non-reconnaissance de leur exercice salarial. Nous avons donc aussitôt sollicité l’appui de la FHP, puisque les pharmaciens des établissements privés représentent la moitié de nos adhérents. Le 23 octobre, un premier courrier co-signé avec Monsieur Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, a été transmis au Ministre de la Santé. Tous deux ont eu une «&nbsp;saine discussion&nbsp;», le 8 décembre dernier*. Nous avons, en parallèle, remis à la FHP les résultats d’un sondage effectué auprès de nos adhérents sur leur temps de travail et leur rémunération, afin d’appuyer les revendications salariales qu’elle continue de porter auprès des tutelles. <br />   <br />  <strong><em>Quid&nbsp;</em>des pharmaciens exerçant dans les structures privées à but non lucratif, qui représentent un tiers de vos adhérents&nbsp;?</strong> <br />  Nous nous sommes ici rapprochés du Dr Jean-Paul Zerbib, Président de l’Union Nationale des Médecins Salariés (UNMS CFE-CGC), puisque 8 000 médecins du privé non lucratif se retrouvent dans la même situation. Deux courriers communs ont une fois de plus été transmis au Ministre, cosignés par le Syndicat Jeunes Médecins, l’Association des Directeurs au service des Personnes Âgées (AD-PA) et le Syndicat National des Praticiens des Centres de Lutte contre le Cancer (SNPCLCC). Pour appuyer cette démarche, l’UNMS CFE-CGC a également lancé une pétition, qui totalisait début décembre près de 16 000 signatures pour demander l’ouverture de négociations afin de transposer les accords du Ségur de la santé à toutes les professions médicales du secteur non lucratif. Une manifestation nationale est a priori prévue le 18 décembre prochain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le SNPGH a en parallèle réfléchi au poids financier de ces demandes, et propose quelques pistes pour limiter les coûts pour la collectivité. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  Nos travaux portent sur l’application du Ségur aux seuls pharmaciens du privé lucratif et non lucratif, soit 2 248 professionnels. Une augmentation de 160 € net par mois, soit environ 230 € brut,&nbsp;représenterait un surcoût annuel de 2 760 € par pharmacien, et donc un peu plus de 6,2 millions d’euros au total. Cette enveloppe peut être financée de différentes manières, par exemple à travers la prochaine hausse des tarifs des groupements homogènes de séjour (GHS), ou via la redevance acquise par les médecins des établissements privés – notre exercice étant complémentaire –, ou encore en récupérant une part de l’intéressement lié aux activités pharmaceutiques du Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Efficience des Soins (CAQES), ou par les Écarts de Médicament Indemnisable (EMI) obtenus par les actions des pharmaciens. Ce ne sont naturellement là que des propositions, d’autres peuvent également être mises sur la table. Nous sommes en tous cas ouverts à l’échange et espérons être entendus par les pouvoirs publics et les directions d’établissements. Sans pharmacien pas de PUI, sans PUI pas de médecine ou de chirurgie. Ne compliquons pas inutilement l’avenir de notre système de santé, alors que nous ne demandons qu’une équité de traitement.  <div> <br />  * www.youtube.com/watch?v=BlUa99ufabc&amp;feature=youtu.be&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;  <div class="entry-content instapaper_body" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 11px;">  <div class="para_40220895 resize" id="para_1" style="width: 1006px;">  <div class="texte" style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; font-stretch: normal; font-size: 16px; line-height: 1.5em; font-family: Helvetica, sans-serif; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;"><span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié dans le numéro de décembre d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-51-L-aube-d-une-nouvelle-ere_a2467.html" target="_blank">ici</a>  &nbsp; <span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">.</span></div>    <div>&nbsp;</div>  </div>    <div class="clear" style="clear: both; margin: 0px; padding: 0px;">&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Les-pharmaciens-du-prive-oublies-du-Segur_a2478.html</link>
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   <title>« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur</title>
   <pubDate>Thu, 10 Dec 2020 12:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est un combat qui devrait faire date. Depuis les revalorisations salariales accordées par le Ségur de la Santé, les pharmaciens des établissements de santé privés sont en colère. Exclus des accords alors même que leur rémunération est moindre que celle de leurs confrères publics, ils interpellent les tutelles par la voix du Docteur Florence Compagnon, présidente du Syndicat National des Pharmaciens Gérants et Hospitaliers publics et privés (SNPGH).     <div><b>Hospitalia : La communauté des pharmaciens exerçant dans les établissements de santé privés s’interroge sur son exclusion du Ségur de la Santé. Pouvez-vous nous en parler ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/52203781-39873230.jpg?v=1607601639" alt="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" title="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ces professionnels, qui ont toujours été des acteurs à part entière du système de santé, ont en effet fait preuve d’une mobilisation sans faille lors des deux épisodes Covid. Au plus fort de la première vague, ils ont par exemple passé un temps fou à gérer les ruptures, à la fois pour que les patients puissent être soignés dans les meilleures conditions possibles et que les soignants soient correctement protégés contre le SARS-CoV-2. Les conditions d’exercice des pharmaciens du privé sont déjà difficiles en temps normal, puisqu’ils sont souvent seuls en poste pour assurer des actes engageant leur responsabilité pénale. Les démissions sont d’ailleurs chaque année plus nombreuses. Cette situation déjà tendue est devenue explosive à l’issue du Ségur de la Santé&nbsp;:&nbsp;là où les pharmaciens du public vont bénéficier d’un doublement de la prime de service public exclusif, les pharmaciens du privé ont été laissés au bord du chemin&nbsp;alors que, contrairement aux idées reçues, leur salaire est moitié moindre en fin de carrière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Comment cela ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Après 25 années d’exercice, un pharmacien du privé gagne entre 46 et 55% de moins que son confrère du public. Un tel différentiel, aisément vérifiable en comparant les différentes grilles salariales,&nbsp;nous semble difficile à justifier alors que nous avons tous bénéficié de la même formation pour gagner en compétences – soit 10 ans d’études, depuis le décret du 9 mai 2017 et la mise en œuvre du Diplôme d’Études Spécialisées (DES).&nbsp;Cet écart de rémunération représente aujourd’hui le nerf de la guerre puisqu’il explique, en grande partie, le manque d’attractivité de nos postes.&nbsp;Faudrait-il à terme fermer les Pharmacies à Usage Intérieur (PUI) des établissements privés, au risque d’augmenter encore la pression sur des hôpitaux publics&nbsp;? La situation est d’autant moins tenable que nous sommes nous aussi salariés de nos structures. Pourquoi n’avons-nous pas bénéficié de la revalorisation du Ségur&nbsp;? Cette injustice manifeste doit être réparée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Vous portez ce combat depuis le mois de septembre. Quelles actions avez-vous déjà entreprises ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nos adhérents ont en effet été nombreux à nous faire part de leur colère devant cette non-reconnaissance de leur exercice salarial. Nous avons donc aussitôt sollicité l’appui de la FHP, puisque les pharmaciens des établissements privés représentent la moitié de nos adhérents. Le 23 octobre, un premier courrier co-signé avec Monsieur Lamine Gharbi, le président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, a été transmis au Ministre de la Santé. Tous deux ont eu une <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/ www.youtube.com/watch?v=BlUa99ufabc&amp;feature=youtu.be" rel="nofollow" target="_blank">«&nbsp;saine discussion&nbsp;»</a>, le 8 décembre dernier. Nous avons, en parallèle, remis à la FHP les résultats d’un sondage effectué auprès de nos adhérents sur leur temps de travail et leur rémunération, afin d’appuyer les revendications salariales qu’elle continue de porter auprès des tutelles.  <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Quid des pharmaciens exerçant dans les structures privées à but non lucratif, qui représentent un tiers de nos adhérents ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nous nous sommes ici rapprochés du Dr Jean-Paul Zerbib, Président de l’Union Nationale des Médecins Salariés (UNMS CFE-CGC), puisque 8 000 médecins du privé non lucratif se retrouvent dans la même situation. Deux courriers communs ont une fois de plus été transmis au Ministre, cosignés par le Syndicat Jeunes Médecins, l’Association des Directeurs au service des Personnes Âgées (AD-PA) et le Syndicat National des Praticiens des Centres de Lutte contre le Cancer (SNPCLCC). Pour appuyer cette démarche, l’UNMS CFE-CGC a également lancé une pétition, qui totalisait début décembre près de 16 000 signatures pour demander l’ouverture de négociations afin de transposer les accords du Ségur de la santé à toutes les professions médicales du secteur non lucratif. Une manifestation nationale est a priori prévue le 18 décembre prochain.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Le SNPGH a en parallèle réfléchi au poids financier de ces demandes, et propose quelques pistes pour limiter les coûts pour la collectivité. Pourriez-vous nous en parler ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/52203781-39873246.jpg?v=1607601625" alt="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" title="« Une injustice manifeste qui doit être réparée » : les pharmaciens du privé oubliés du Ségur" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Dr Florence Compagnon&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Nos travaux portent sur l’application du Ségur aux seuls pharmaciens du privé lucratif et non lucratif, soit 2 248 professionnels. Une augmentation de 160 € net par mois, soit environ 230 € brut,&nbsp;représenterait un surcoût annuel de 2 760 € par pharmacien, et donc un peu plus de 6,2 millions d’euros au total. Cette enveloppe peut être financée de différentes manières, par exemple à travers la prochaine hausse des tarifs des groupements homogènes de séjour (GHS), ou via la redevance acquise par les médecins des établissements privés – notre exercice étant complémentaire –, ou encore en récupérant une part de l’intéressement lié aux activités pharmaceutiques du Contrat d’Amélioration de la Qualité et de l’Efficience des Soins (CAQES), ou par les Écarts de Médicament Indemnisable (EMI) obtenus par les actions des pharmaciens. Ce ne sont naturellement là que des propositions, d’autres peuvent également être mises sur la table. Nous sommes en tous cas ouverts à l’échange et espérons être entendus par les pouvoirs publics et les directions d’établissements. Sans pharmacien pas de PUI, sans PUI pas de médecine ou de chirurgie. Ne compliquons pas inutilement l’avenir de notre système de santé, alors que nous ne demandons qu’une équité de traitement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Oubliés du Ségur de la santé, les pharmaciens du privé lancent l'alerte</title>
   <pubDate>Wed, 28 Oct 2020 12:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pharmacie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le Syndicat National des Pharmaciens Gérants et Hospitaliers publics et privés (SNPGH) s'est allié à la Fédération de l'Hospitalisation Privée (FHP) pour alerter le Ministre de la Santé sur les revendications des pharmaciens du privé, oubliés lors du Ségur de la Santé, afin de réparer cette injustice. À lire ci-dessous, le courrier transmis à Olivier Véran et co-signé par Lamine Gharbi, président de la FHP, et Florence Compagnon, présidente du SNPGH.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/50979263-39227727.jpg?v=1603885509" alt="Oubliés du Ségur de la santé, les pharmaciens du privé lancent l'alerte" title="Oubliés du Ségur de la santé, les pharmaciens du privé lancent l'alerte" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Monsieur le Ministre,</div>  </div>    <div>  <div> <br />  Tous les pharmaciens, et notamment ceux exerçant dans des établissements de santé, ont été très fortement sollicités durant la première vague Covid. Leur présence en cellule de crise journalière au sein des hôpitaux a été indispensable et unanimement reconnue et citée par le Président de la République dans ses allocutions pour gérer cette première phase épidémique. Ils ont permis de monter, d’armer de nouveaux lits de réanimation et d’organiser la reprise des activités chirurgicales et médicales lors du déconfinement, dans une situation de pénurie de produits de santé aggravée comme celle que nous continuons à connaître. Les pharmaciens sont toujours présents et très mobilisés aujourd’hui pour endiguer cette deuxième vague sanitaire très difficile. <br />   <br />  La situation des pharmaciens du privé reste particulièrement critique. Nos postes souffrent d’un manque d’attractivité en grande partie dû au niveau de rémunération, malgré de lourdes responsabilités qui ne cessent d’augmenter. Les pharmaciens des établissements du privé et du public sont solidaires, partageant le même métier et une vision commune de notre profession et de la sécurité sanitaire des patients. Pourtant, l’écart de rémunération entre la grille des praticiens hospitaliers publics et des pharmaciens du privé est très significatif. <br />   <br />  Depuis le décret n°2017-883 du 9 mai 2017, qui a révisé les conditions d’exercice et de remplacement au sein des pharmacies à usage intérieur (PUI), en accroissant les compétences par l’internat en pharmacie, les pharmaciens du privé attendent la reconnaissance salariale de leur exercice en PUI. La situation n’est plus tenable pour les 2 248 pharmaciens du privé. <br />   <br />  Les pharmaciens du privé sont tous salariés de leurs structures et, à ce titre, s’étonnent d’avoir été exclus du Ségur de la Santé. Nous demandons qu’ils puissent bénéficier de la revalorisation du Ségur. <br />   <br />  Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma respectueuse considération. <br />   <br />   <br />  Lamine GHARBI, Président de la FHP&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;Florence COMPAGNON,&nbsp;Présidente du SNPGH</div>  </div>    <div>  <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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