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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>Les rencontres Hospitalia TV sur le congrès de la SF2H 2026 : Didactic</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jul 2026 14:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SF2H 2026]]></dc:subject>
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     </div>
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     <div>
      <div>Spécialiste de la prévention du risque infectieux, le groupe Didactic mettait en avant trois de ses gammes lors du 36ème Congrès National de la SF2H : Swash dédiée à la toilette du patient dépendant, Hygie destinée à la gestion des fluides corporels et Intermed conçue pour les soins de bouche. Des solutions venant à chaque fois répondre à un triple enjeu : confort du patient, gestion du risque infectieux, et simplification du travail soignant.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Plus d’informations :&nbsp;<a class="link" href="https://didactic.care/" target="_blank">https://didactic.care</a> </div>  
     </div>
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   <title>Les rencontres Hospitalia TV sur le congrès de la SF2H 2026 : Decitex</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 15:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SF2H 2026]]></dc:subject>
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div>Le congrès de la SF2H était l’occasion pour Decitex, fabricant français de textiles microfibres, de revenir sur l’efficacité et les enjeux de l’entretien des sols et des surfaces hautes sans chimie, avec notamment, le retour d’expérience du CH Sud Francilien.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Plus d’informations :&nbsp;<a class="link" href="https://www.decitex.com/fr/" target="_blank">https://www.decitex.com/fr/</a>  <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les rencontres Hospitalia TV sur le congrès de la SF2H 2026 : Alliance Bio Expertise</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SF2H 2026]]></dc:subject>
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div>Entreprise française spécialisée dans la microbiologie, Alliance Bio Expertise s’est notamment donnée pour mission de faciliter le quotidien des hygiénistes dans la mise en œuvre de leurs contrôles environnementaux, en proposant toute une gamme d’équipements dédiés.</div>    <div>Sur cette édition du congrès de la SF2H, ses équipes présentaient ainsi des biocollecteurs d’air, des solutions de biocontamination, ainsi que différents consommables.</div>    <div>&nbsp;</div>    <div>Plus d’informations :&nbsp;<a class="link" href="https://www.alliance-bio-expertise.com/fr/" target="_blank">https://www.alliance-bio-expertise.com/fr/</a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»</title>
   <pubDate>Tue, 26 May 2026 08:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À quelques semaines du 36ème congrès national de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), prévu du 3 au 5 juin 2026 à Lille Grand Palais, le Professeur Jean-Winoc Decousser, président de la société savante et responsable de l’équipe opérationnelle d’hygiène des Hôpitaux universitaires Henri-Mondor (AP-HP), fait le point sur les travaux en cours et les temps forts de ce rendez-vous incontournable pour la discipline.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441797-67249608.jpg?v=1778155245" alt="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" title="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" />
     </div>
     <div>
      <strong>Sur quelles thématiques travaille la SF2H aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Jean-Winoc Decousser&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous travaillons actuellement sur plusieurs problématiques liées à la prévention des infections du site opératoire, dont l’impact est important pour les patients comme pour les établissements. En janvier 2026, nous avons ainsi publié un <a class="link" href="https://www.sf2h.net/publications/avis-relatif-a-lutilisation-de-fils-enduits-de-biocides-prevention-des-iso.html" target="_blank">avis&nbsp;sur les fils de suture enduits de biocides</a>, et nous nous intéressons désormais au dépistage et à la décolonisation du staphylocoque doré avant certaines chirurgies, déjà pratiqués en chirurgie cardiaque et dans certains pays en orthopédie. Nous travaillons également sur les champs opératoires imprégnés d’antiseptique et les pansements à pression négative, tout en explorant de nouvelles pratiques comme le rinçage des plaies opératoires avant fermeture. Cette production traduit une évolution de la SF2H&nbsp;: proposer des avis plus rapides, parfois synthétiques, plutôt que d’attendre la publication de guides entiers de recommandation. Par exemple, sur les fils de suture antiseptiques, les bénéfices étant pressentis, il nous a semblé important de nous positionner rapidement.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comptez-vous toutefois publier des documents plus complets ?</strong> <br />   <br />  Oui,&nbsp;un travail d’ampleur est en cours sur la prévention du risque infectieux lors des chirurgies réalisées hors bloc. Ce sujet suscite un fort intérêt car il permet de désengorger les blocs, d’améliorer l’accès aux soins et de réduire les coûts. La chirurgie hors bloc est potentiellement possible lorsque l’intervention ne nécessite ni anesthésie lourde ni système de traitement d’air spécifique. Nous avons consulté de nombreuses sociétés savantes de chirurgie, mais nous ne définirons pas la liste des actes concernés – cela relève de l’expertise des chirurgiens. Nous proposerons en revanche un cadre de bonnes pratiques&nbsp;: organisation, parcours patient, environnement, tenue, suivi… sous forme de guide opérationnel. <br />   <br />  <strong>Une nouvelle commission a également été créée cette année…</strong> <br />   <br />  Oui, la <a class="link" href="https://www.sf2h.net/commissions/tepri-commission-transition-ecologique.html" target="_blank">commission « Transition écologique et prévention du risque infectieux » (TEPRI)</a>, pilotée par la Dr Emmanuelle Joseph dont l’objectif est de structurer et renforcer des travaux déjà engagés sur les enjeux environnementaux. De nombreuses spécialités évoluent en ce sens, et il est essentiel d’avancer collectivement tout en restant vigilants sur la prévention du risque infectieux. Nous avons par exemple récemment signalé une incohérence dans le <a class="link" href="https://www.anap.fr/s/article/referentiel-national-bloc-operatoire-eco-responsable" target="_blank">référentiel de l’ANAP sur les blocs opératoires écoresponsables</a>, qui pouvait entrer en contradiction avec les exigences de prévention du risque infectieux. Cette recommandation a depuis été corrigée, mais cela illustre l’importance de notre rôle. <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il de vos collaborations avec les autres sociétés savantes ?</strong> <br />   <br />  Elles sont nombreuses et essentielles&nbsp;: nous travaillons à des avis communs afin d’impliquer les acteurs de terrain et de faciliter l’appropriation des recommandations. Par exemple, nous collaborons avec la Société française de mycologie médicale et le Centre national de référence des mycoses invasives sur&nbsp;<em>Candidozyma auris</em>, une levure multirésistante particulièrement préoccupante, car difficile à éliminer de l’environnement. Nous travaillons également avec les réanimateurs sur les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique, et avec les neurochirurgiens sur les méningites nosocomiales. Ces travaux s’appuient aussi sur nos commissions internes, à l’instar de COPERMIC dédiée à la microbiologie de l’environnement, qui va publier un document sur la recherche des bactéries multirésistantes dans l’environnement hospitalier, avec des recommandations adaptées aux moyens des établissements. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer votre prochain congrès, qui se tiendra à Lille du 3 au 5&nbsp;juin 2026 ?</strong> <br />   <br />  Cette année encore, le congrès de la SF2H&nbsp;s’annonce&nbsp;comme un rendez-vous majeur pour la discipline. Avec&nbsp;1 200 à 1 500&nbsp;congressistes attendus et plus de 80&nbsp;partenaires industriels, l’édition&nbsp;2026 réunira des professionnels venus de France, mais aussi de Belgique et du Luxembourg, confirmant son envergure internationale.&nbsp;L’intelligence artificielle en sera un axe majeur, car elle représente une véritable opportunité pour notre spécialité. Des logiciels métiers intégrant des outils d’IA permettent déjà d’exploiter de manière autonome les données issues des systèmes d’information hospitaliers, afin d’en extraire des informations pertinentes et de les restituer sous une forme exploitable par les hygiénistes. Par ailleurs, le développement des entrepôts de données ouvre la possibilité d’identifier et de suivre plus efficacement les infections associées aux soins. L’enjeu est de gagner du temps pour libérer des ressources pour la prévention, ce qui positionne l’automatisation comme un levier majeur pour l’avenir de notre spécialité. <br />   <br />  <strong>Justement, comment voyez-vous la prévention du risque infectieux dans les années à venir ?</strong> <br />   <br />  Deux axes me semblent essentiels pour l’évolution de notre discipline&nbsp;: l’accès à des outils numériques performants pour faciliter l’exploitation des données, et la mise à disposition du séquençage génomique couplé à l’intelligence artificielle, afin d’analyser plus rapidement les chaînes de transmission des micro-organismes. Ces technologies sont déjà utilisées dans d’autres disciplines, mais elles restent peu accessibles aux hygiénistes, qui travaillent encore à partir d’indicateurs indirects comme la consommation de solutions hydroalcooliques.&nbsp;Notre objectif est d’accéder à des données fondées sur la transmission réelle des micro-organismes au sein des services, afin de mieux orienter des décisions&nbsp;lourdes de conséquences comme la fermeture de services. Dans le cadre du congrès, nous proposerons d’ailleurs un parcours dédié à la microbiologie, en lien avec des partenaires industriels, afin de mettre en lumière ces avancées technologiques. <br />   <br />  <strong>Est-ce le message que vous souhaitez porter auprès des directions hospitalières ?</strong> <br />   <br />  Oui. Dans un contexte contraint, il sera difficile d’augmenter significativement les effectifs. Il faut donc optimiser les ressources existantes en automatisant certaines tâches pour libérer du temps aux professionnels déjà présents. Aujourd’hui, la prévention du risque infectieux repose encore largement sur l’observation et l’hypothèse. Cette méthode montre ses limites face à la complexité croissante des situations et des parcours de soins. Mais le principal défi de la prévention est qu’elle produit peu d’activité visible&nbsp;: elle évite des événements, ce qui rend difficile la mesure de son impact, et donc sa valorisation. Dans un système hospitalier souvent centré sur l’immédiateté, il est parfois difficile de faire reconnaître l’importance de ces actions tournées vers le moyen et long terme. Nous continuerons bien sûr à défendre la nécessité de renforcer les équipes, partout lorsque cela est possible. En parallèle, nous souhaitons évoluer vers des outils plus modernes, afin de recentrer les hygiénistes sur des missions à forte valeur ajoutée. <br />   <br />  <strong>Durant le congrès, vous évoquerez également l’architecture des espaces de soins. Pourquoi ce choix ?</strong> <br />   <br />  La crise du COVID-19 a montré son importance dans la prévention du risque infectieux. D’ailleurs, du point de vue de l’hygiéniste, le message fondamental reste simple&nbsp;: la chambre individuelle constitue la base de la prévention. Pourtant, elle n’est pas encore systématiquement intégrée dans les projets hospitaliers. Nous aborderons également la question de la ventilation, qui devrait être pleinement prise en compte dès la conception ou la rénovation des établissements de santé. Cela dit, sur le plan architectural, certaines situations sont réellement problématiques sur le terrain. À l’hôpital Henri-Mondor, par exemple, le service de maladies infectieuses est situé au 14ᵉ&nbsp;étage et nécessite l’utilisation d’ascenseurs souvent bondés ; il est en outre à proximité immédiate d’un service accueillant des patients greffés, ce qui pose de vrais problèmes de sécurité. Idéalement, ce type de service devrait être accessible directement depuis l’extérieur, afin de limiter les flux internes et les risques de transmission. D’ailleurs, ces restructurations sont en cours. <br />   <br />  <strong>Vous évoquerez également la prévention du risque infectieux dans les réseaux d’eaux usées. De quoi s’agit-il ? <br />  &nbsp;</strong> <br />  Les circuits d’eaux usées, et en particulier les siphons, constituent des réservoirs importants de micro-organismes. Nous ne pouvons pas les stériliser, et les solutions chimiques ne sont pas satisfaisantes d’un point de vue écologique ni réellement efficaces. Bien qu’il n’existe pas de recommandations claires sur la conduite à tenir, plusieurs pistes sont à l’étude, comme la suppression totale des points d’eau dans les chambres de réanimation. Pour autant, si cette solution permet de limiter les risques, elle soulève aussi d’autres questions pratiques. Une réflexion s’engage également sur la possibilité de préserver un équilibre microbien dans ces réseaux, à la manière du microbiote intestinal, afin de limiter le développement de bactéries pathogènes. Ce sujet, encore sans consensus, sera notamment discuté lors de la session internationale pour essayer de trouver un compromis entre sécurité, efficacité et contraintes de soins.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le dernier grand axe portera sur les soins critiques…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Les services de réanimation concentrent des patients présentant de nombreux facteurs de risque infectieux, en raison de la gravité des pathologies prises en charge et de l’utilisation fréquente de dispositifs invasifs. Des progrès importants ont été réalisés, notamment dans la prévention des infections liées aux cathéters centraux, avec des résultats très encourageants dans de nombreux établissements. En revanche, les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique restent un enjeu majeur&nbsp;: elles demeurent parmi les infections les plus fréquentes et les plus graves en réanimation, malgré les améliorations déjà apportées. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Le congrès&nbsp;2026 abordera aussi la vaccination, un enjeu majeur en EHPAD et en long séjour. La crise du COVID-19 a montré qu’il est illusoire d’empêcher totalement l’introduction des virus sans mesures éthiquement discutables. Il faut donc accepter leur circulation tout en limitant les formes graves. Nous disposons aujourd’hui de vaccins efficaces contre la grippe, le COVID-19, le VRS et le pneumocoque. Mais leur déploiement repose sur deux conditions&nbsp;: le remboursement – nous n’y sommes pas encore tout à fait notamment pour le VRS – et l’adhésion des patients et de leurs familles, généralement favorisée par un bénéfice individuel direct. La situation est plus complexe chez les professionnels de santé, avec des taux de vaccination antigrippale très variables selon les métiers, et particulièrement faibles chez les aides-soignants. Au-delà de l’organisation, des facteurs psychologiques et sociaux interviennent, avec parfois une défiance renforcée par les fausses informations. Plus largement,&nbsp;la remise en question de la parole scientifique est préoccupante.&nbsp;La science doit rester fondée sur des données solides, le doute et la rigueur. Face à la montée des discours anti-scientifiques, parfois relayés à des niveaux élevés de responsabilité, il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<strong><em>Plus d’informations sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://www.sf2h.net/" target="_blank"><strong><em>https://www.sf2h.net</em></strong></a>  &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>  <div>  <div id="ftn3">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
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   <title>Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 14:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À mesure que les établissements de santé se transforment, les hygiénistes, longtemps vus comme les garants des bonnes pratiques, deviennent aussi des architectes du changement. Sur le terrain, ils doivent composer avec des outils numériques de plus en plus puissants, des attentes générationnelles renouvelées et une exigence croissante de durabilité. À l’intersection de ces mutations, le Docteur Arnaud Florentin, MCU-PH à l’Université de Lorraine et au CHRU de Nancy, revient sur les leviers concrets qui permettent de moderniser la prévention du risque infectieux sans en perdre le sens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153661-65149751.jpg?v=1765524533" alt="Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0" title="Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter vos activités universitaires ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Arnaud Florentin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je suis maître de conférences - praticien hospitalier (MCU-PH) à l’Université de Lorraine, où je dirige le Département « Hygiène et risques associés aux soins et environnementaux ». Je suis également rattaché à l’unité mixte de recherche 1319&nbsp;INSPIIRE (« Interdisciplinarité en santé publique, interventions &amp; instruments de mesure complexes – Région Est »), qui associe l’Université de Lorraine et l’INSERM et où je travaille plus particulièrement avec l’axe AntibioVac pour la prévention de l’antibiorésistance et la promotion vaccinale. Ces dernières années, mes travaux de recherche se sont surtout tournés vers l’exploitation des données informatisées pour améliorer tant la surveillance que la gestion du risque infectieux à l’hôpital. Dans ce cadre, j’ai récemment effectué une mobilité au CPias d’Île-de-France (mission SPICMI) pour explorer l’usage du SNDS dans la prévention des infections du site opératoire et réfléchir aux meilleures stratégies de valorisation de ces données. <br />   <br />  <strong>Qu’est-ce qui motive votre intérêt pour le big data en santé ?</strong> <br />   <br />  C’est un enjeu contemporain majeur. Pendant longtemps, le frein principal était l’accès aux données. Aujourd’hui, elles sont disponibles en quantité et en qualité croissantes, et cette dynamique va encore s’amplifier avec les entrepôts de données de santé. Le big data s’intègre parfaitement avec mes autres axes de travail autour de la surveillance et de la recherche interventionnelle. Pour évaluer l’impact réel des actions sur le terrain, il faut une surveillance fine et réactive, et l’exploitation des données massives a précisément ici une valeur ajoutée déterminante. D’ailleurs, le 36<sup>ème</sup>&nbsp;congrès de la SF2H, qui se tiendra en juin 2026 à Lille, mettre notamment l’accent sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les nouveaux outils du numérique. <br />   <br />  <strong>Le métier même d’hygiéniste hospitalier évolue. Quels défis cela implique-t-il ?</strong> <br />   <br />  Le métier change effectivement en profondeur, sous l’effet combiné des avancées technologiques, de l’évolution de la médecine et des enjeux sociétaux, mais aussi des évolutions démographiques. Autrefois majoritairement occupée par des médecins ou pharmaciens spécialistes en santé publique, notamment en épidémiologie, la spécialité bénéficie aujourd’hui d’une richesse accrue grâce à la diversification des profils qui la rejoignent. Ce changement nécessite de nouveaux outils pour répondre à de nouveaux besoins, de nouvelles appétences ou façons de travailler, plus centrées sur le terrain et l’action que sur la méthodologie d’analyse des données. Par ailleurs, le recueil des indicateurs de surveillance tend à s’automatiser progressivement. Nous serons donc moins mobilisés sur la collecte et davantage sur l’interprétation et la valorisation des données. Pour que ces informations se traduisent en actions locales pertinentes, il faut que les professionnels de terrain sachent en extraire des enseignements concrets. Cela suppose de repenser notre stratégie de surveillance&nbsp;: quelles données collecter, à quelle fréquence, et comment disposer de signaux précoces pour détecter rapidement les tendances infectieuses, même si les données ne sont pas encore consolidées à 100&nbsp;% ? Les indicateurs actuels répondent avant tout à des besoins nationaux. Il est indispensable de disposer également, au niveau local, de données accessibles rapidement pour mettre en œuvre sans délai les actions correctrices nécessaires. <br />   <br />  <strong>Cette transformation est-elle déjà mise en œuvre ?</strong> <br />   <br />  Oui. Au CHRU de Nancy, en lien avec un projet de recherche MACABAO dont je suis coordonnateur et associant hygiénistes, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens, l’établissement s’est équipé d’un logiciel expert qui traite et nous transmet des données locales en temps quasi réel. Cela nous permet de réagir très rapidement à une hausse des cas infectieux, bien avant que ces signaux n’apparaissent dans les outils nationaux.&nbsp;C’est précisément là que se situe l’avenir de notre spécialité&nbsp;: pouvoir exploiter les données directement à la source, sans avoir à les retraiter,&nbsp;pour gagner en réactivité, en exhaustivité et en pertinence. La technologie existe, s’améliore constamment et commence à se diffuser sur le terrain. Il faut à présent que les équipes de prévention du risque infectieux se l’approprient et lui trouvent des applications pratiques. <br />   <br />  <strong>Quels autres défis observez-vous sur le terrain ?</strong> <br />   <br />  L’un des enjeux majeurs concerne le maintien durable des précautions standards. L’observance de l’hygiène des mains diminue, avec la réapparition de certaines infections comme celle à&nbsp;<em>S. aureus</em>&nbsp;que nous avions vu fortement chuter. Cette tendance, visible dans de nombreux établissements de santé français, est clairement mise en évidence par l’indicateur ICSHA de consommation de solutions hydroalcoolique. Mais les chiffres relayés aux services de soins n’ont plus le même impact, tant les équipes y sont habituées. Cela nous invite sans doute à repenser nos méthodes de sensibilisation, en adoptant des approches plus variées et multifactorielles. La ludopédagogie, par exemple, pourrait offrir un meilleur ancrage des messages. Les formations par simulation, très efficaces en formation initiale en santé, pourraient aussi trouver leur place en hygiène hospitalière. Encore faut-il disposer de ressources en nombre suffisant au sein des établissements… <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là ?</strong> <br />   <br />  Nous formons aujourd’hui moins de médecins hygiénistes, et cela mérite réflexion. Peut-être faudrait-il repenser la perception de la spécialité pour attirer les jeunes générations. Une piste pourrait être de mieux valoriser ses différentes facettes et de mettre l’accent sur sa transversalité. Certains volets, comme la recherche, le big data ou les approches comportementales, restent peu visibles, alors même qu’ils pourraient réintéresser des profils issus de la santé publique. Il est crucial de valoriser ces aspects innovants et de montrer les collaborations possibles avec d’autres disciplines, comme la psychologie ou la sociologie, qui nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les freins aux bonnes pratiques. <br />   <br />  <strong>Cette méconnaissance de la spécialité explique-t-elle entièrement la désaffection des médecins pour l’hygiène hospitalière ?</strong> <br />   <br />  Un autre enjeu tient sans doute à la nature répétitive et temporaire de nos actions. Il faut constamment répéter les messages, ce qui demande un investissement important pour des résultats qui ne durent pas toujours. L’accompagnement des équipes sur le terrain est aussi plus exigeant qu’auparavant. Cette présence, cependant, a des bénéfices certains&nbsp;: elle permet de changer la perception de notre spécialité, qui n’est pas là pour contrôler, mais pour accompagner. Et c’est d’ailleurs parce que nous sommes au contact des soignants que nous avons pu développer de nouvelles approches, comme l’auto-évaluation des services, qui renforce à la fois l’implication des équipes et notre rôle d’accompagnateur.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Dans le même esprit, vous repensez complètement votre approche des protocoles.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Traditionnellement, le principe classique est d’écrire ce que l’ont fait et de faire ce que l’on écrit. Mais cette rigueur peut parfois se retourner contre nous en noyant les équipes sous une surcharge documentaire. Aujourd’hui, nous essayons de privilégier des formats clairs et synthétiques, qui permettent de saisir l’essentiel d’un coup d’œil, et diversifions les supports pour nous adapter aux attentes des nouvelles générations, qui ne consultent pas l’information de la même manière que les précédentes. Simplifier nos messages constitue un réel défi, mais il faut parfois accepter de ne pas tout écrire, car une documentation trop lourde peut inhiber la réflexion et limiter l’appropriation des bonnes pratiques. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous préciser ce point ?</strong> <br />   <br />  Il est préférable d’enseigner la logique et la philosophie derrière les protocoles, pas seulement les étapes à suivre.&nbsp;Les check-lists restent utiles, mais il faut recentrer l’attention sur l’essentiel. Comprendre le « pourquoi » de chaque action est particulièrement important pour les nouvelles générations, qui n’hésitent d’ailleurs pas à nous challenger. Il ne s’agit plus de transmettre des instructions, mais d’accompagner dans la compréhension des concepts et dans l’analyse critique des nombreuses sources d’information disponibles, qu’elles soient issues du web ou générées par IA. En mettant l’accent sur le raisonnement humain plutôt que sur la mémorisation, les schémas de conduite appropriés seront naturellement appliqués sur le terrain. <br />   <br />  <strong>Sur un autre registre, vous copilotez la Commission Désinfection. Sur quels sujets travaillez-vous aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  La commission, que je co-anime avec Pascale Chaize, se concentre sur la désinfection des locaux, des surfaces et des dispositifs médicaux. Nos deux derniers avis, publiés en avril 2025, illustrent bien comment&nbsp;l’innovation industrielle peut transformer les pratiques… à condition d’être correctement encadrée. Le premier porte sur l’eau ozonée produite sur site, séduisante par son positionnement écoresponsable, mais nécessitant des clarifications sur ses conditions d’usage et son efficacité sur le terrain. Le second concerne la microfibre réutilisable, de plus en plus plébiscitée pour réduire l’empreinte chimique et hydrique des établissements. Mais elle ne pourra pas totalement remplacer les désinfectants chimiques pour les activités et zones à risque élevé. La commission travaille d’ailleurs à la réactualisation du guide des désinfectants pour y intégrer, notamment, les procédés de désinfection (comme la désinfection par UVc) et les enjeux de durabilité. Si le bon usage des désinfectants chimiques deviendra à mon sens un enjeu majeur pour les années à venir, comme l’est aujourd’hui le bon usage des antibiotiques, l’idéal serait, à terme, de pouvoir évaluer et comparer toutes les techniques de désinfection sur l’efficacité, le coût et l’impact environnemental, afin de choisir le procédé le plus adapté à chaque situation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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