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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-16T08:19:55+02:00</dc:date>
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   <title>L’Anap et l’ARTLH dévoilent les lauréats des trophées logistique durable</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’occasion des 38ᵉ Journées d’études et de formation de l’ARTLH à Bordeaux, l’Anap et l’ARTLH dévoilent les lauréats de la première édition des Trophées nationaux de la logistique durable en santé. Le CHU de Reims remporte le Trophée 2026 pour son projet de tri des déchets en dialyse. Par ailleurs, le Centre Hospitalier de Villefranche-sur-Saône et le Centre hospitalier de Denain sont distingués par deux coups de cœur. Au total, 22 établissements ont candidaté à ces Trophées.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96981522-67585712.jpg?v=1781510056" alt="L’Anap et l’ARTLH dévoilent les lauréats des trophées logistique durable" title="L’Anap et l’ARTLH dévoilent les lauréats des trophées logistique durable" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le CHU de Reims récompensé pour sa refonte du tri des déchets en dialyse</b></div>
     <div>
      Le CHU de Reims (Grand Est) remporte le Trophée 2026 avec un projet centré sur la réorganisation du tri des déchets en dialyse. En construisant avec les équipes un chariot éco-conçu intégrant les différentes filières de déchets au plus près du soin, l’établissement a directement agi sur les conditions de réalisation du tri. Cette organisation permet de réduire les erreurs d’orientation des déchets, de diminuer les volumes de DASRI et de baisser les coûts de traitement, tout en allégeant les gestes et la charge de travail des équipes grâce à une meilleure ergonomie des postes. Elle se traduit notamment par une baisse de 10 % des DASRI par dialyse, 6,5 tonnes de déchets réorientées chaque année et un retour sur investissement en moins de 8 mois. <br />   <br />  <em>“Je remercie l’ensemble des participants et félicite chaleureusement le CHU de Reims pour ce projet exemplaire, qui illustre de manière concrète comment la logistique peut devenir un levier immédiat de transition écologique au cœur des pratiques de soin. En agissant simultanément sur les impacts environnementaux, l’efficience économique et les conditions de travail des équipes, cette initiative incarne pleinement la transformation à l’œuvre dans les établissements de santé”</em>, déclare Emeline Flinois, Directrice Générale adjointe de l’Anap. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des initiatives saluées par le jury et l’Anap</b></div>
     <div>
      Le jury a également distingué deux projets particulièrement innovants : <br />   <br />  <strong>•&nbsp;Coup de cœur du jury : Le Centre Hospitalier de Villefranche-sur-Saône&nbsp;</strong>pour la mise en place de transport d’échantillons biologiques et de médicaments par drone, permettant de réduire le recours au transport (1 000 heures de transport par an) routier et les impacts environnementaux associés, tout en sécurisant et en accélérant les échanges logistiques, en particulier entre établissements multi-sites et en territoire rural. Ce dispositif a permis de générer 50 000 € d’économies par an. <br />   <br />  <strong>•&nbsp;Coup de cœur de l’Anap : Le Centre hospitalier de Denain</strong>&nbsp;pour sa démarche de bionettoyage raisonné, qui optimise les fréquences et les produits en fonction des niveaux de risque, avec à la clé une réduction des consommations, des coûts (près de 100 000 euros d’économies réalisées par an) et des pénibilités. <br />   <br />  <em>“Les projets distingués montrent comment les équipes font évoluer très concrètement leurs organisations logistiques : revoir les circuits de tri au lit du patient, tester de nouveaux modes de transport entre sites ou encore ajuster les pratiques de bionettoyage au niveau de risque réel. Portées par les professionnels de terrain, ces démarches apportent des gains immédiats, à la fois sur les flux, les coûts et le quotidien des équipes"</em>, déclare Imad Fakhri, président de l’ARTLH. <br />   <br />  Ces initiatives seront intégrées à la plateforme des bonnes pratiques de l’Anap, qui totalise déjà près de 177 000 consultations, afin d’en faciliter la diffusion auprès de l’ensemble des établissements. <br />  <a class="link" href="https://anap.fr/s/bonnes-pratiques-orga" target="_blank">➢&nbsp;Accéder à la plateforme des bonnes pratiques de l’Anap</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96981522-67585712.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>À Reims, un chantier hospitalier qui redessine l’avenir du CHU</title>
   <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 13:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un an après l’ouverture du bâtiment Christian-Cabrol, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims poursuit sa métamorphose. Cette réalisation majeure, qui concentre désormais une grande partie des activités chirurgicales et de soins critiques, constitue la première étape d’un vaste programme de reconstruction engagé jusqu’en 2031. Modernisation des infrastructures, amélioration de l’accueil, innovations organisationnelles et intégration des enjeux environnementaux en sont les piliers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179052-64146834.jpg?v=1758189516" alt="À Reims, un chantier hospitalier qui redessine l’avenir du CHU" title="À Reims, un chantier hospitalier qui redessine l’avenir du CHU" />
     </div>
     <div>
      Le mois de septembre 2024 a marqué un tournant pour le CHU de Reims avec l’ouverture du&nbsp;bâtiment Christian-Cabrol. Érigé en moins de quatre ans, cet édifice de 58 000&nbsp;m²&nbsp;symbolise la modernisation et le renouveau de l’établissement.&nbsp;Le « Nouvel hôpital de Reims », dont l’investissement global s’élève à 564&nbsp;millions d’euros, s’inscrit dans une stratégie de long terme, avec une mise en service complète prévue à l’horizon&nbsp;2031.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet nécessaire  </b></div>
     <div>
      Pensé pour améliorer l’offre de soins, mais aussi renforcer l’attractivité médicale avec de meilleures conditions de travail, le projet entend répondre aux grands défis de l’hôpital. <em>« Les activités étaient encore exercées dans un bâtiment inauguré dans les années&nbsp;1930, l’hôpital Maison-Blanche,&nbsp;et un autre datant des années&nbsp;1970, l’hôpital Robert Debré »</em>, explique Marie Henry, directrice adjointe du pôle Investissements, logistique, achats, transition écologique et directrice adjointe du projet Nouvel hôpital.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Des locaux devenus vétustes, qui n’étaient plus adaptés ni aux pratiques médicales modernes, ni aux attentes des patients. <em>« Le bâtiment Christian-Cabrol a ainsi permis d’intégrer de nouveaux équipements, d’augmenter considérablement le nombre de chambres individuelles, d’aménager des espaces adaptés aux personnes obèses et, plus largement, d’améliorer nettement les conditions de travail »</em>, poursuit-elle.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Un transfert orchestré au millimètre </b></div>
     <div>
      Réalisé en 2024, le déménagement des activités depuis les hôpitaux Maison-Blanche et Robert-Debré a représenté un défi logistique de taille. <em>« Il a fallu un an et demi de préparation et un mois complet de transfert »</em>, souligne Thierry Brugeat, coordonnateur général des soins. La proximité entre anciens et nouveaux bâtiments a facilité la transition, les sites n’étant distants que de quelques dizaines de mètres.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <em>« Nous avons défini les modalités de transfert par étapes. Une activité pouvait basculer sur le nouveau site en une semaine, avec ouverture progressive des consultations, des hospitalisations et des blocs »</em>, ajoute Marie Henry. Le plus grand défi fut celui des blocs chirurgicaux. <em>« Nous avons ici procédé par filière, en utilisant temporairement les deux sites de manière quasi simultanée pour éviter qu’un patient ne soit opéré dans un bâtiment et hospitalisé dans un autre »</em>, précise Thierry Brugeat.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Anticiper l’hôpital de demain </b></div>
     <div>
      Le nouveau bâtiment, en service depuis plus d’un an,&nbsp;regroupe 30&nbsp;salles de blocs, deux étages de consultations, trois d’hospitalisation et 68&nbsp;lits de soins critiques.&nbsp;Il propose désormais 85&nbsp;% de chambres individuelles, contre 30&nbsp;% auparavant, offrant une amélioration notable du confort des patients, comme de celui des soignants. Une meilleure isolation thermique, un raccordement au chauffage urbain ainsi que des équipements à la fois plus performants et moins énergivores, permettent en outre de réduire les dépenses énergétiques.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <em>« Combinés, tous ces éléments garantissent une meilleure prise en compte des enjeux de développement durable »</em>,&nbsp;résume Marie Henry. Une anticipation des besoins dès le départ perçue comme essentielle, rappelle Thierry Brugeat&nbsp;: <em>« L’une de nos préoccupations majeures, lors de la préparation de ce projet d’envergure, était que le nouveau bâtiment corresponde aux besoins au moment de son ouverture, alors même qu’il a été conçu dix ans plus tôt. Il nous fallait donc anticiper l’évolutivité des prises en charge et des organisations internes, afin de répondre aux besoins futurs »</em>.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les « logistisoins », une innovation organisationnelle </b></div>
     <div>
      Une attention particulière a ainsi été portée à l’accueil des patients et à l’organisation du travail. Pour libérer du temps médical, le CHU a ainsi créé un nouveau métier&nbsp;: les « logistisoins ». Ces logisticiens d’étage prennent en charge les tâches autrefois dévolues aux infirmiers et aides-soignants. <em>« Ceux-ci peuvent se recentrer sur le cœur du soin, laissant aux logisticiens la gestion des stocks, du linge, des repas et des déchets,</em>&nbsp;explique Thierry Brugeat.&nbsp;<em>Cela limite les interruptions de tâches et renforce la fluidité des organisations, tout en permettant la montée en compétence des logisticiens volontaires. »</em> De la même manière, au bloc opératoire, des préparateurs de commandes assurent désormais la préparation du matériel chirurgical, soulageant ainsi les infirmiers de bloc, un métier particulièrement en tension.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet toujours en cours </b></div>
     <div>
      Près d’un an après son ouverture, le&nbsp;nouveau bâtiment&nbsp;fait l’objet de retours très positifs, tant de la part des professionnels de santé que des patients. <em>« Nous avons conçu un hall lumineux et végétalisé qui rompt avec l’image classique de l’hôpital, donnant l’impression d’entrer dans un lieu accueillant »</em>, se félicite Thierry Brugeat. <em>« Les patients apprécient le confort hôtelier des chambres individuelles et la luminosité, tandis que les équipes saluent des conditions de travail nettement améliorées et l’accès à de nouvelles technologies »</em>, confirme Marie Henry.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Mais l’édification du bâtiment Christian-Cabrol ne représentait que la première étape du projet « Nouvel hôpital de Reims ». La démolition de l’hôpital Maison-Blanche est déjà engagée et, entre 2024 et 2028, le bâtiment Madeleine-Brès, dédié aux activités de médecine, verra le jour. Enfin, entre 2029 et 2031, les derniers bâtiments anciens seront déconstruits et remplacés par des espaces paysagers.<em> « Nous travaillons déjà sur l’organisation interne du futur bâtiment »</em>, indique Thierry Brugeat, qui souhaite capitaliser sur l’expérience acquise avec le bâtiment Christian Cabrol&nbsp;: <em>« Notre objectif est de prolonger la logique initiée&nbsp;: recentrer les soignants sur le soin et améliorer les parcours des patients. »</em>&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91179052-64146834.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/A-Reims-un-chantier-hospitalier-qui-redessine-l-avenir-du-CHU_a4686.html</link>
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   <title>CHU de Reims : une nouvelle unité pour simplifier la prise en charge des allergies</title>
   <pubDate>Tue, 25 Nov 2025 13:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au cœur du nouveau bâtiment Christian Cabrol, le CHU de Reims a ouvert une Unité transversale d’allergologie (UTA). Cette structure centralise désormais la prise en charge des patients, auparavant éclatée entre plusieurs services, afin de proposer un parcours simplifié et des bilans plus rapides. Nous la découvrons avec le Professeur Jeanne-Marie Perotin Collard, pneumologue et responsable de l’UTA.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179106-64146902.jpg?v=1758189697" alt="CHU de Reims : une nouvelle unité pour simplifier la prise en charge des allergies" title="CHU de Reims : une nouvelle unité pour simplifier la prise en charge des allergies" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourquoi créer une unité transversale d’allergologie ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Pr Jeanne-Marie Perotin Collard&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;</em>L’unité transversale d’allergologie (UTA) est née de la volonté de simplifier et de centraliser la prise en charge des patients, jusque-là dispersée entre la pneumologie, la dermatologie et la pédiatrie. Cette organisation éclatée compliquait les parcours de soins, avec de nombreux doublons matériels et des délais importants. Inspirée de modèles déjà mis en place ailleurs en France, l’UTA regroupe désormais toutes les consultations et de l’hôpital de jour pour adultes dans le nouveau bâtiment Christian-Cabrol, tandis que les enfants restent pris en charge en pédiatrie. L’objectif est d’offrir une prise en charge coordonnée, claire et adaptée à chaque patient.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Avez-vous réussi à réduire les délais de prise en charge ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Oui, et de manière significative. Le parcours des patients a été fluidifié grâce à un secrétariat unique et à une ligne directe pour les demandes urgentes.&nbsp;Les bilans allergologiques, qui pouvaient auparavant nécessiter 6 à 8&nbsp;mois entre la première consultation et l’hôpital de jour, sont désormais réalisés en moyenne sous 4&nbsp;semaines.&nbsp;L’augmentation des capacités en hôpital de jour permet d’accueillir plus de patients souffrant d’allergies sévères, tout en assurant la pérennité de l’organisation grâce à la mutualisation avec la pneumologie. Le principal frein reste le manque de médecins, qui limite encore l’accès à la première consultation.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelles mesures sont mises en place pour renforcer l’attractivité de l’unité ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Pour attirer de nouveaux médecins et faciliter le suivi des patients, nous explorons deux leviers principaux&nbsp;: le développement de la téléconsultation, encore freiné par la réglementation actuelle, et l’amélioration de la qualité de vie au travail, rendue possible grâce au nouveau bâtiment, plus lumineux et plus spacieux. L’unité mise également sur la formation&nbsp;: la création de terrains de stage spécifiques pour les jeunes allergologues hospitalo-universitaires contribue à renforcer l’attractivité et peut encourager leur installation au CHU. Malgré ces efforts, la démographie médicale reste un défi, avec plusieurs postes non pourvus.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelles innovations techniques l’unité a-t-elle introduites ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Sur les plans technique et technologique, la création de l’UTA a permis d’acquérir des équipements jusque-là absents à Reims. Mais la principale avancée est d’ordre organisationnel&nbsp;: elle réside dans l’optimisation des ressources et la suppression des doublons, offrant de réels gains d’efficience. En regroupant l’ensemble des activités, l’UTA permet en outre une meilleure coopération entre spécialités et favorise le travail en équipe.&nbsp;Cette centralisation ouvre&nbsp;également&nbsp;de nouvelles perspectives de recherche clinique, notamment pour les patients atteints de formes complexes ou multiples d’allergies, qui peuvent ainsi bénéficier d’une prise en charge transversale plus complète.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91179106-64146902.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Le Pr Véronique Merle, GH du Havre : «Chacun perçoit l’hygiène hospitalière à travers son propre prisme social et culturel »</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jan 2025 10:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle HAYEK</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après avoir longtemps exercé comme médecin épidémiologiste et hygiéniste au CHU de Rouen, le Professeur Véronique Merle a rejoint la direction Qualité du Groupe hospitalier du Havre, où elle occupe désormais la fonction de coordonnateur de la gestion des risques. Elle continue, en parallèle, de piloter la Commission Recherche de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), un champ où elle est elle-même très active. Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886472-60584002.jpg?v=1733934295" alt="Le Pr Véronique Merle, GH du Havre : «Chacun perçoit l’hygiène hospitalière à travers son propre prisme social et culturel »" title="Le Pr Véronique Merle, GH du Havre : «Chacun perçoit l’hygiène hospitalière à travers son propre prisme social et culturel »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, évoquer votre parcours&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Véronique Merle&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Gastroentérologue de formation, je me suis rapidement réorientée vers la santé publique. Je suis professeur d’université en épidémiologie, prévention et économie de la santé. Sur le plan hospitalier, j’ai longuement exercé au sein d’équipes d’hygiène hospitalière, notamment au CHU de Rouen. Progressivement, je me suis aussi intéressée, comme de nombreux hygiénistes, à la gestion des risques, qui offre une vision complémentaire de celle de l’hygiéniste. Ces deux spécialités mobilisent des méthodologies similaires, et imposent une vision transversale des pratiques et des métiers. J’ai donc bifurqué vers la coordination de la gestion des risques en rejoignant la Direction Qualité du Groupe hospitalier du Havre. <br />   <br />  <strong>Vous continuez néanmoins à travailler avec les Équipes opérationnelles d’hygiène (EOH) de Normandie…</strong> <br />   <br />  Nous collaborons régulièrement sur des enjeux ponctuels, par exemple pour la gestion d’une crise épidémique. Par sa fonction pivot, le coordonnateur de la gestion des risques est en effet bien positionné pour faire le lien entre la direction de l’établissement, l’EOH et l’Agence régionale de santé. Mais ma proximité avec les EOH normandes relève essentiellement du champ de la recherche&nbsp;: je travaille principalement aujourd’hui sur deux thématiques en partenariat avec mes collègues hygiénistes hospitaliers, l’une sur l’hygiène en hémodialyse, l’autre, portée avec le CHU de Rouen, sur la douche préopératoire. <br />   <br />  <strong>Pourquoi avoir opté pour ce deuxième sujet&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Parce que&nbsp;la douche préopératoire est certes une étape de prévention incontournable, mais elle n’est la plupart du temps pas véritablement formalisée.&nbsp;Il s’agit d’un savoir souvent délégué par les médecins aux infirmiers, et par les infirmiers aux aides-soignants, sans que personne n’ait de réelle visibilité sur les actions des professionnels sur le terrain. Savez-vous que la propreté du patient avant son départ au bloc n’est vérifiée visuellement que dans un cas sur cinq&nbsp;? Il y a souvent ici des questions en lien avec le rapport au corps, l’intimité, mais aussi l’organisation du travail ou le rôle du professionnel. Nous travaillons donc avec des sociologues de la santé, pour réfléchir à l’amélioration des pratiques et des parcours chirurgicaux, qui sont souvent complexes. Il existe en effet tellement de cas de figure… et plus encore aujourd’hui, avec le développement de la chirurgie ambulatoire. La douche préopératoire est alors déléguée au patient lui-même, quels que soient son âge et son niveau de compréhension des consignes. D’où la nécessité de proposer un cadre formalisé. <br />   <br />  <strong>Avez-vous identifié d’autres sujets de recherche sur lesquels vous aimeriez travailler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons en effet demandé des financements pour une étude autour d’une thématique plus émergente, celui de la chrono-vaccination contre la grippe en EHPAD. En effet, 90 % des résidents sont aujourd’hui vaccinés contre la grippe, ce qui est assez exceptionnel lorsque l’on sait que seulement 50 % des patients âgés le sont en ville. Pour autant, le grand âge limite la réponse de leur organisme à la vaccination. Pour améliorer la protection des résidents, notre seul espoir a longtemps résidé dans l’immunité collective, c’est-à-dire la vaccination des soignants et des proches – qui reste très perfectible. Lors du congrès 2024 de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), qui s’était tenu à Nancy, le Professeur Stéphane Paul, du Centre international de recherche en infectiologie, avait évoqué d’autres pistes, dont la chrono-vaccination. Ainsi, d’après la littérature, un vaccin serait plus efficace lorsqu’il est administré le matin. À l’hiver 2025, nous souhaiterions donc tester cette approche en EHPAD par la mise en place d’un essai randomisé contrôlé. En fonction des résultats, nous pourrions alors déployer la chrono-vaccination pour le Covid, ou pour la grippe chez les patients âgés en ville. Ce sujet intéresse beaucoup les équipes mobiles d’hygiène en EHPAD. <br />   <br />  <strong>Sur un autre registre, vous pilotez également la Commission Recherche de la SF2H. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Comme vous le savez, la SF2H a pour spécificité d’être une société savante mixte, fédérant des médecins et des infirmiers – ce qui, en soi, est assez rare dans le paysage sanitaire français. Dans cette optique, la Commission Recherche entend soutenir la recherche en hygiène hospitalière, et spécifiquement la recherche en soins infirmiers. En France, celle-ci n’est pas encore véritablement développée dans la formation initiale des infirmiers diplômés d’État (IDE). Nous cherchons donc à y amener les professionnels en exercice, en les soutenant dans l’identification de thématiques de recherche, mais aussi dans l’acquisition des méthodologies permettant de mener une étude épidémiologique, de trouver des financements ou de rédiger une publication. Vous l’aurez compris, la Commission Recherche de la SF2H n’a pas elle-même une activité de recherche, mais elle travaille à la faciliter. À cet égard,&nbsp;je suis convaincue que la recherche en soins infirmiers représente un enjeu d’avenir majeur pour notre système de santé.&nbsp;Il est impératif de mettre en place des parcours de formation initiale et continue spécifiques, mais aussi d’acculturer les directions hospitalières pour qu’elles reconnaissent cette mission des IDE.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La SF2H travaille d’ailleurs activement à faire avancer la cause…</strong> <br />   <br />  Le site de la SF2H recense en effet les formations existantes. Chaque année, notre congrès attribue également un Prix junior paramédical, et nous comptons réactiver une bourse de recherche qui sera spécifiquement fléchée sur la recherche en soins infirmiers. Nous avons également lancé, fin 2024, une enquête en ligne auprès de nos adhérents infirmiers, pour mieux connaître leurs attentes, leurs difficultés et leurs besoins. Par ailleurs, nous sommes en train de constituer un Comité éthique pour faciliter les publications dans des revues internationales. La présence de ce comité est en effet requise par de nombreuses revues internationales, mais elle n’est pas obligatoire en France, où l’avis du Comité de protection des personnes (CPP) tient souvent lieu d’avis du Comité éthique. Pour autant, plusieurs études, particulièrement en hygiène hospitalière, ne relèvent pas du CPP. D’où ce projet de la SF2H, pour faciliter la recherche en hygiène et notamment la recherche en soins infirmiers. <br />   <br />  <strong>Évoquons à présent votre vision terrain. Quels enjeux observez-vous en matière de prévention et de contrôle de l’infection (PCI)&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le respect des précautions standards est une thématique qui ressort à chaque fois qu’émerge un sujet infectieux. Et, à chaque fois, nous nous rendons compte à quel point celles-ci sont peu connues en dehors du milieu des hygiénistes, et leur efficacité sous-estimée. La crise Covid a d’ailleurs, à mon sens, mis en évidence une méconnaissance des mécanismes de transmission des agents infectieux chez les professionnels de santé, hors spécialistes de la PCI. Nos compétences sur ce champ, qui étaient pourtant au cœur de l’enjeu, n’ont d’ailleurs probablement pas été suffisamment utilisées par la puissance publique. Il n’y avait par exemple aucun hygiéniste au sein du Conseil scientifique Covid-19. Il faut donc muscler la communication sur cette spécialité, et la SF2H y travaille aujourd’hui. Il est également nécessaire de renforcer la présence des hygiénistes auprès des professionnels de ville, où la marge de progression est importante, alors que des progrès sensibles ont pu être obtenus dans le secteur médico-social avec une accélération notable des dispositifs d’Équipes mobiles d’hygiène (EMH). <br />   <br />  <strong>Vous estimez que l’hygiène hospitalière est l’objet de nombreux fantasmes de la part des non-hygiénistes. Pourquoi&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les professionnels non-hygiénistes ont parfois des difficultés pour réellement faire la part des choses entre ce qui relève du risque infectieux et ce qui relève des normes sociales de propreté. Par exemple, la question des professionnels (médecins en particulier) allant manger au self du personnel en blouse reste un sujet sensible... Par ailleurs, il y a souvent autant d’avis que de personnes, dès lors que l’on évoque la prévention d’un risque infectieux. Certains aspects semblent relever du bon sens, qui est lui-même fonction de l’individu et de son histoire. D’autres sont en lien avec des références inculquées durant l’enfance, dont il est difficile de se détacher. Chacun perçoit finalement l’hygiène hospitalière à travers son propre prisme social et culturel. C’est une réelle difficulté pour les hygiénistes sur le terrain, qui sont de fait parfois moins audibles. Cette spécialité comporte en réalité une importante dimension sociologique et psychologique, dont il faut tenir compte pour assurer l’adhésion aux bonnes pratiques de la PCI. Par exemple, l’on pense souvent que les médecins ne s’intéressent pas à l’hygiène hospitalière. Ce qui est erroné&nbsp;: ils sont très sensibilisés à ses enjeux, mais l’hygiène hospitalière existe sous d’autres étiquettes dans leur formation initiale – «&nbsp;pneumopathie sous ventilation&nbsp;», «&nbsp;infection du site opératoire&nbsp;», etc. Les hygiénistes doivent donc continuellement adapter leur discours à leur interlocuteur, ce qui est une véritable gymnastique mentale&nbsp;! <br />   <br />  <strong>Vous avez mentionné plus haut les précautions standards.&nbsp;<em>Quid</em>&nbsp;des précautions complémentaires&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Dans de nombreux cas, par exemple pour l’isolement d’un patient porteur d’une bactérie multirésistante (BMR), celles-ci n’ont finalement réellement d’intérêt que lorsque les précautions standards n’ont pas été respectées. Lorsqu’elles le sont, les précautions complémentaires sont moins souvent nécessaires, ce qui augmente mécaniquement leur observance par les équipes soignantes. Donc, une fois encore, tout tient aux précautions standards, qui sont la base de la PCI. Bien sûr, il est aussi nécessaire de disposer de protocoles formalisés pour les différents actes et procédures, mais dans les faits, il est rare que les professionnels de santé s’y réfèrent au quotidien, sauf pour des actes inhabituels. Un infirmier réalisant un sondage vésical n’ira pas relire, au préalable, le protocole associé. En ce qui me concerne,&nbsp;le réel intérêt des protocoles réside dans le moment de leur rédaction, lorsque toutes les parties prenantes se réunissent pour réfléchir ensemble aux bonnes pratiques et bien les comprendre.&nbsp;C’est cette étape qui a une valeur pédagogique. Le processus est certes plus long que lorsqu’un protocole est rédigé par un seul professionnel dans son bureau, mais il joue&nbsp;<em>in fine</em>&nbsp;un rôle primordial dans l’appropriation des protocoles. Nous l’observons également pour les audits de pratiques, dont&nbsp;l’intérêt pédagogique réside aussi, principalement, dans l’étape de préparation avec les professionnels concernés. L’on en revient à cette dimension psychologique et sociologique qui sous-tend les missions de l’hygiéniste hospitalier, dont le rôle est finalement plus complexe qu’il n’en a l’air. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />   <br />  &nbsp;
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   <title>PETILLANTe Santé accompagne les projets du territoire rémois</title>
   <pubDate>Wed, 11 Dec 2024 10:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
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   Porté par le CHU de Reims et son Institut d’intelligence artificielle en santé (IIAS), le tiers lieu d’expérimentation (TLE) PETILLANTe Santé (PEPS) est l’un des lauréats de l’appel à projets lancé dans le cadre de France 2030. « Grâce à l’expertise large de l’équipe scientifique de l’Institut, des partenaires experts et un ensemble de terrains d’expérimentation, PEPS a pour ambition d’accompagner les projets sur un vaste champ de thématiques en santé », nous explique le Pr Vincent Vuiblet, directeur de l’IIAS.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83202796-59606682.jpg?v=1727861121" alt="PETILLANTe Santé accompagne les projets du territoire rémois" title="PETILLANTe Santé accompagne les projets du territoire rémois" />
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      <strong>Néphrologue et anatomopathologiste, vous dirigez l’Institut d’intelligence artificielle en Santé (IIAS) du CHU de Reims, qui porte notamment le tiers lieu d’expérimentation PETILLANTe Santé. Pourquoi ce fort intérêt pour la e-santé&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Vincent Vuiblet&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Dans le cadre de mon activité de chercheur universitaire, j'ai été amené à manipuler de grandes quantités de données, un domaine dans lequel l’intelligence artificielle s’est naturellement imposée comme une technologie de choix. Me formant à ses techniques, je me suis rendu compte des difficultés, en tant que professionnel de santé, de développer des outils ou des algorithmes. C’est ainsi que m’est venue l'idée de créer une structure qui puisse accompagner les professionnels de santé et les chercheurs sur ce champ précis. <br />   <br />  <strong>C’est le point de départ de l’IIAS…&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Exactement&nbsp;! J’ai eu la chance d’avoir dès le départ été soutenu dans ce projet par la direction générale du CHU de Reims et par la présidence de l'Université de Reims Champagne-Ardenne, auxquels s’est ensuite jointe la communauté urbaine du Grand Reims sur le volet valorisation.&nbsp;Né début 2020, l’IIAS porte quatre missions&nbsp;autour de l’utilisation des données de santé&nbsp;et l’IA :&nbsp;la promotion et la sensibilisation ; la formation&nbsp;; l'accompagnement et la conduite de recherches&nbsp;; et enfin la valorisation. Sa construction a été menée en trois phases. Nous avons commencé par œuvrer à la structuration des données de santé, via notamment la création d'un entrepôt de données de santé (EDS) à l’échelle du CHU de Reims. Nous avons ensuite travaillé sur les volets de la sensibilisation et de la conduite de recherches, ce qui nous a permis, dès le mois d’août 2022, de proposer un accompagnement adapté aux porteurs de projets de santé basés sur l’IA, qui sont d’ailleurs majoritairement aujourd’hui des professionnels de santé. La troisième et dernière étape, celle de la valorisation, nous a enfin conduits à créer la pépinière PETILLANTeS et le TLE PEPS. Lancée à la fin de l’année 2023, cette phase est en cours de structuration, et bénéficie à cet égard d’une aide financière issue de l’appel à projets TLE France 2030.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Commençons par la pépinière PETILLANTeS. Quels sont ses champs d’action&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cet incubateur en santé numérique nous offre la possibilité de proposer plusieurs circuits d’accompagnement à destination des porteurs de projets. Il s’appuie pour cela sur l’IIAS, le CHU de Reims, l’Université Reims Champagne-Ardenne, l’incubateur régional Quest For Health, l'incubateur local Innovact et la communauté urbaine du Grand Reims, en particulier à travers son pôle développement. Fédérant toutes ces expertises, PETILLANTeS répond à deux principales missions&nbsp;: accompagner les entreprises qui développent des outils numériques liés à la santé, et valoriser les projets de recherche conduits au sein de notre écosystème. Dans ce dernier cas, PETILLANTeS assiste les porteurs de A à Z, depuis la création d’un prototype jusqu’à la mise sur le marché, en passant par la protection de la propriété intellectuelle, l’étude de marché, l’élaboration d'un business plan ou encore la constitution d’une start-up.&nbsp; <br />   <br />  <strong>En quoi consistent plus spécifiquement vos interventions auprès des entreprises développant des solutions en lien avec la santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La difficulté majeure, pour ces acteurs économiques, réside dans les modalités de validation de leurs outils, mais aussi dans la mise en adéquation de leurs performances avec les attentes des professionnels de santé. C’est justement sur ces champs qu’opère le volet TLE de PETILLANTeS, dénommé PEPS. Ce tiers lieu nous permet en effet d'activer des terrains d'expérimentation spécifiques, en utilisant soit les données issues de l’EDS du CHU de Reims, soit des données en vie réelle acquises au CHU ou via nos partenaires, dont SOS Médecin France. Dans un cas comme dans l’autre, toutes les dispositions réglementaires sont bien sûr respectées pour garantir la sécurité et la confidentialité des données. Ainsi, chaque projet passe auparavant par notre comité éthique et scientifique, qui donne son aval pour contractualiser avec une entreprise et mener l’expérimentation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Deux projets sont déjà suivis par le TLE PEPS. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous travaillons aujourd’hui sur deux outils d’aide à la décision, Axodiab pour la prescription d’insuline chez les patients diabétiques, et AI4OP pour l’orientation des patients en médecine libérale, notamment en ce qui concerne le recours ou non à une hospitalisation non programmée. Les terrains d’expérimentation sont déjà identifiés, et les solutions déjà validées pour des essais. La phase d’expérimentation en tant que telle sera lancée à partir de cet automne, et devrait durer entre 6 et 12 mois. Nous analyserons ensuite les résultats obtenus, un processus qui devrait arriver à son terme d’ici 12 à 18 mois.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Assurez-vous un suivi de la solution une fois l’expérimentation finalisée&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien entendu&nbsp;! Nous récupérons les résultats de l'expérimentation, nous les analysons et, si le bilan est favorable, nous labellisons l’outil. Sinon, nous proposons aux partenaires une maturation en vue d’une réexpérimentation ultérieure. Car&nbsp;notre objectif final est de contribuer à l’émergence de solutions numériques de qualité qui, grâce à notre «&nbsp;label&nbsp;», seront facilement identifiables par les acheteurs et utilisateurs.&nbsp;Notre démarche entend donc bénéficier à tous&nbsp;: les entrepreneurs qui peuvent ainsi tester et améliorer leurs systèmes, les acheteurs qui pourront les identifier plus facilement, et les patients et les professionnels de santé qui disposeront alors de solutions éprouvées et validées. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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