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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
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   <title>Le lavage des mains à la lumière de l’histoire : de Ignace Semmelweis à Didier Pittet</title>
   <pubDate>Mon, 22 Feb 2021 10:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Avec l’épidémie Covid, les gestes barrières ont bénéficié d’un coup de projecteur sans précédent, entrant dans le langage commun alors qu’ils n’étaient, jusque-là, qu’une affaire d’experts. Si le terme en tant que tel n’a été composé qu’il y a une petite quinzaine d’années, une mesure en particulier, le lavage des mains, a acquis ses lettres de noblesse il y a déjà deux siècles. Petit voyage dans le temps.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/53289546-40385386.jpg?v=1611827019" alt="Le lavage des mains à la lumière de l’histoire : de Ignace Semmelweis à Didier Pittet" title="Le lavage des mains à la lumière de l’histoire : de Ignace Semmelweis à Didier Pittet" />
     </div>
     <div>
      Les comportements-barrière, c’est-à-dire toutes les actions individuelles et collectives susceptibles de ralentir la progression d’une épidémie, ont été pratiqués dès l’Antiquité. Elles ont été reprises à plus grande échelle lors des vagues successives de peste noire à partir du milieu du XIV<sup>ème</sup>siècle et étaient également considérées comme efficaces contre les virus par Érasme et ses contemporains. Au XVIII<sup>ème</sup>siècle, le chirurgien lyonnais Claude Pouteau met en place une série de mesures, dont le lavage des mains, pour éviter que ses patients ne développent une gangrène. Mais malgré des résultats probants, ces pratiques disparaissent avec lui. Un siècle plus tard, Ignace Semmelweis, un médecin obstétricien, découvre l’importance de se désinfecter les mains. Il s’était en effet rendu compte que, dans l’une des maternités de l’hôpital de Vienne où il exerçait, 3 % des femmes mouraient en couche, alors que dans l’autre le taux de décès était compris entre 10 et 40 %. C’est que dans la première les accouchements étaient réalisés par des sages-femmes, et dans la seconde par des étudiants en médecine, qui disséquaient également des cadavres. Il décide alors de prôner le lavage des mains après chaque autopsie. Nous étions en 1847. La mortalité est immédiatement réduite mais Semmelweis fait face à une fronde de la part des autres médecins, peu acquis à ses idées. Il est renvoyé et finit ses jours dans un hôpital psychiatrique.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les débuts de la pensée hygiéniste</b></div>
     <div>
      Les travaux de Semmelweis ont toutefois ouvert la voie à la pensée hygiéniste, notamment incarnée par Louis Pasteur. À la fin du XIX<sup>ème</sup>siècle, ses découvertes sur les microbes permettent de prouver scientifiquement le lien entre infection et hygiène. Il préconise la stérilisation, le nettoyage des instruments médicaux par le feu et la propreté des mains. À partir de là s’opère&nbsp;une vraie rupture dans les pratiques d’hygiène. En quelques décennies, le lavage des mains s’étend à tous, favorisé par l’émergence de l’eau courante dans les logements et par de grandes campagnes de santé publique. Durant l’entre-deux guerres, et surtout à partir des années 1950, les cours d’hygiène se développent dans les écoles. Mais tout n’est pas pour autant tout rose. Malgré les consignes de lavage des mains des soignants, les hôpitaux font face à plusieurs cas d’épidémies transmises aux patients. Au début des années 1990, le Professeur Didier Pittet, médecin épidémiologiste aux Hôpitaux Universitaires de Genève, en Suisse, a une intuition&nbsp;: et si l’hygiène des mains était beaucoup trop chronophage pour être pratiquée dans les règles de l’art&nbsp;? Il a l’idée de remplacer l’eau et le savon par du gel élaboré à partir d’alcool, un puissant antiseptique. Sa rencontre avec le pharmacien&nbsp;William Griffiths est déterminante&nbsp;: le gel hydro-alcoolique naît en 1995. Il devient rapidement indispensable partout dans le monde, avec 5 à 8 millions de vie sauvées chaque année. Au début des années 2000, sa formule est gratuitement mise à disposition de&nbsp;l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) afin qu’elle soit accessible au plus grand nombre. Trois cents ans après l’intuition de&nbsp;Claude Pouteau, près de deux cents après le combat de Semmelweis, l’hygiène des mains est restée, en 2020,l’une de nos principales armes pour ralentir la progression de l’épidémie du SARS-CoV-2. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <div class="access firstletter" style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; font-stretch: normal; line-height: 1.5em; font-family: Helvetica, sans-serif; margin: 0px; caret-color: rgb(0, 0, 0);"><span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié sur le numéro de décembre d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-51-L-aube-d-une-nouvelle-ere_a2467.html" target="_blank">ici</a>.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-lavage-des-mains-a-la-lumiere-de-l-histoire-de-Ignace-Semmelweis-a-Didier-Pittet_a2513.html</link>
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   <title>Semaine de la sécurité des patients : le bilan de l’édition 2017</title>
   <pubDate>Thu, 21 Dec 2017 14:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Organisée par le ministère des solidarités et de la santé en partenariat avec France Assos Santé, cette 7ème édition était axée sur le dialogue usagers/soignants, fondement même de la création de l’opération. Les très nombreuses initiatives montrent que ce partenariat, et son impact sur la qualité de la prise en charge, sont de mieux en mieux appréhendés par les professionnels.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/18871942-22935574.jpg?v=1513863485" alt="Semaine de la sécurité des patients : le bilan de l’édition 2017" title="Semaine de la sécurité des patients : le bilan de l’édition 2017" />
     </div>
     <div>
      L’objectif est que les patients/résidents/usagers soient pleinement acteurs de leur parcours de soins et des décisions qui les concernent, que ce soit au niveau individuel et collectif. <br />  &nbsp; <br />  <strong>À cet égard,&nbsp;<a href="http://solidarites-sante.gouv.fr/?page=article&amp;id_article=417979">la charte d’engagement des professionnels de santé</a>, lancée lors de cette semaine</strong><strong>,</strong>&nbsp;<strong>est une démarche de transparence qui parle aux patients, les informe et peut légitimement les rassurer</strong>. Elaborée avec l’appui de professionnels de terrain et d’experts de la qualité et de l’hygiène, elle traduit l’engagement tangible des acteurs au respect des pratiques d’hygiène de base, au bon usage des antibiotiques&nbsp;et,&nbsp;si il y a lieu, à la vaccination. Tous pourront la télécharger sur&nbsp;<a class="link" href="http://www.cpias.fr/Ville/charte.html">le site des CPIAS</a>, la personnaliser selon leurs pratiques et l’afficher dans leurs locaux, à la vue de leur patientèle. Avec l’ambition d’un «&nbsp;colloque singulier&nbsp;»&nbsp;sur le mode «&nbsp;je vous informe, informez-moi&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  <strong>Autre démarche volontariste : ENEIS, enquête de grande ampleur sur la survenue des événements indésirables graves associés aux soins (EIG)</strong>, est relancée pour la 3<sup>ème</sup>&nbsp;fois, après celles de 2004 et de 2009. Avec cette fois pour périmètre l’ensemble du champ sanitaire et médico-social, incluant les soins primaires. Elle fournira un «&nbsp;état des lieux&nbsp;» des EIG, selon leur type, leur gravité, leur fréquence et leur évitabilité. Ses résultats sont attendus pour 2020. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Du côté des régions</strong>,&nbsp;<a class="link" href="http://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/semaine-de-la-securite-des-patients/article/laureats-du-concours-national-2017-usagers-soignants-partenaires-pour-la">7 initiatives</a>  &nbsp;ont été saluées lors de la remise des&nbsp;trophées&nbsp;du concours national précédée d’une table-ronde consacrée aux partenariats usagers/professionnels. Au total, près de 30&nbsp;projets sélectionnés par les agences régionales de santé témoignent de la richesse des projets menés sur le terrain.&nbsp;Ce sont des initiatives exemplaires et souvent novatrices dans lesquelles les besoins et attentes des usagers tiennent une place centrale. Elles mettent en valeur les formes concrètes que peut prendre le partenariat et son apport essentiel pour la qualité et la sécurité d’une prise en charge globale. &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mobilisation des acteurs sur le terrain</b></div>
     <div>
      C’est d’ailleurs cet engagement que Cécile Courrèges (DGOS) et Alain-Michel Ceretti (France Assos Santé) ont constaté le 21 novembre lors de leurs échanges avec les équipes du GH Diaconesses-Croix-Saint-Simon (Paris 20<sup>ème</sup>) autour de la sécurisation du parcours de soins en maternité et au sein du centre de référence des infections ostéo-articulaires. Tous deux associent étroitement les représentants des usagers à la vie de l’établissement. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, avec le soutien du ministère, la société française d’hygiène hospitalière (SF2H) a organisé une projection/débat de la version française du film «&nbsp;Clean hands&nbsp;» en présence de sa réalisatrice Géraldine André.&nbsp; <br />   <br />  Un auditoire nombreux composé d’hygiénistes, de formateurs d’écoles d’infirmiers,&nbsp; d’épidémiologistes et d’infectiologues a pu débattre de la maîtrise du risque infectieux au travers de l’hygiène des mains, en présence du professeur Didier Pittet (Université de Genève), responsable du programme Sécurité des Patients de l’organisation mondiale de la santé. Ce dernier a notamment rappelé la place prépondérante des solutions hydro-alcooliques et leur innocuité. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Rendez-vous le 26 novembre 2018 pour la prochaine édition! <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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