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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-10T00:45:18+02:00</dc:date>
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   <title>Innovation en santé : les propositions de l’Institut Montaigne</title>
   <pubDate>Mon, 29 Mar 2021 11:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Institut Montaigne vient de publier une note intitulée « Filière santé : gagnons la course à l’innovation ». Le think tank y fait douze propositions pour développer la filière santé française.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/55096450-41330375.jpg?v=1617010673" alt="Innovation en santé : les propositions de l’Institut Montaigne" title="Innovation en santé : les propositions de l’Institut Montaigne" />
     </div>
     <div>
      Afin d’apporter sa contribution au Conseil stratégique des industries de santé qui se tiendra au mois de juin, mais également dans le cadre de la présidence française à l’Union Européenne, l’Institut Montaigne publie la note «&nbsp;Filière santé : gagnons la course à l’innovation&nbsp;». Le think tank formule 12 propositions concrètes pour la structuration d’une filière santé française plus transparente, agile et collaborative - notamment entre les acteurs publics et privés -, ouverte sur l’international et résiliente face aux potentielles futures crises sanitaires.&nbsp; <br />   <br />  L’Institut Montaigne appelle ainsi les pouvoirs publics à agir autour de trois axes :&nbsp;  <ul>  	<li class="list">la lisibilité de la gouvernance de la filière santé au niveau territorial, national et européen ;</li>  	<li class="list">le développement d’usages numériques au service des patients (télémédecine, intelligence artificielle, automatisation etc.), ainsi que le déploiement d’outils de pilotage de la filière par la donnée ;&nbsp;</li>  	<li class="list">la mise en place d’un investissement massif dans la prévention et la coordination des parcours de soin.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;La pandémie de Covid-19 a révélé certaines limites de nos systèmes de santé et les défis grandissants auxquels ils font face. Il est nécessaire pour y répondre d’adopter dès aujourd’hui une vision stratégique de long terme et de structurer davantage la filière santé. Cette démarche collective devra nécessairement associer l’ensemble des acteurs de la filière, publics comme privés&nbsp;»</em>, explique Thomas Buberl, Directeur général d’AXA et porte-parole de la&nbsp;<em>task force</em>&nbsp;de l’Institut Montaigne. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Pour la&nbsp;qualité de la pratique de soin, pour la qualité du parcours des patients et pour la qualité de gestion, il est fondamental que la santé se pense et se structure en filière. Une filière, c’est une dynamique collective de collaboration, d’innovation et d’export portée par une articulation public-privé pensée, la protection du bien souverain que sont les données de santé et une logique de performance à l’export de l’écosystème dans son ensemble. La crise actuelle nous montre bien qu’on ne peut pas opposer santé et économie. La France, au sein de l’Europe, a un rôle de leader à jouer du fait de son modèle universaliste et de son tissu scientifique incontestable&nbsp;»,</em>&nbsp;précise Bernard Charlès, Vice-président du Conseil et Directeur général de Dassault Systèmes et porte-parole de la&nbsp;<em>task force</em>&nbsp;de l’Institut Montaigne. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Les parcours de soins en ville comme à l’hôpital doivent être repensés autour de la prévention et de la gestion des maladies chroniques, notamment via des outils numériques de suivi, au service des patients&nbsp;»,&nbsp;</em>détaille Jean-Patrick Lajonchère, Directeur général du groupe hospitalier Paris Saint Joseph et membre de la&nbsp;<em>task force</em>&nbsp;de l’Institut Montaigne.&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Encourager la collaboration public-privé</b></div>
     <div>
      «&nbsp;<em>Il faut simplifier la gouvernance de la filière santé et la rendre plus lisible. Elle doit directement impliquer les acteurs qui innovent, afin d’encourager la création d’écosystèmes d’innovation à travers la mise en place d’appels à projets ou d’expérimentations sur le terrain. Un tel changement de gouvernance devra prendre en compte les usagers du système de santé afin de leur donner un vrai pouvoir de négociation avec les autorités&nbsp;</em>», indique l’institut qui émet plusieurs propositions&nbsp;: <br />  &nbsp; <br />  1. A l’échelle européenne  <ul>  	<li class="list">Mettre la gouvernance de la filière santé au sommet de l’agenda.</li>  	<li class="list">Développer une&nbsp;culture de partage des donnéeset de mise en cohérence entre les différents États membres d’indicateurs de qualité des soins du point de vue des patients.</li>  	<li class="list">Prolonger le travail d’harmonisationengagé avec l’EMA en créant les conditions d’une évaluation européenne des technologies de santé.&nbsp;</li>  </ul>  &nbsp; <br />  2. A l’échelle nationale&nbsp;  <ul>  	<li class="list">Créer un Secrétariat d’État chargé du développement de la filière santé et de la réorganisation de l’administration rattaché au Premier ministre,&nbsp;avec de réels moyens d’action.Ce Secrétariat d’État n’aurait pas vocation à être pérennisé dans le temps, mais à conduire une feuille de route claire.&nbsp;</li>  </ul>  &nbsp; <br />  3. A l’échelle territoriale&nbsp;  <ul>  	<li class="list">Adapter la gouvernance etinvestir davantage dans les pôles d’excellence régionauxpour permettre la mise en réseau des acteurs de la filière santé. Cela passe notamment par la réinvention d’outils de coordination et de dialogue entre les acteurs économiques et les structures publiques mais aussi la création de hubs associant tous les acteurs de l’innovation.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Développer des outils de pilotage et le numérique</b></div>
     <div>
      «&nbsp;<em>Une meilleure remontée des données et une stratégie de pilotage par la donnée peut permettre de bâtir un système de santé plus réactif et plus efficace, une évaluation de la qualité des parcours comme des soins, une stratification des besoins et de l’offre en fonction des attentes des patients, une meilleure prévention grâce à la détection précoce, des parcours mieux coordonnés grâce à l’échange d’informations et au monitoring en continu, ou encore la mise en place de modalités de financement nouvelles qui rémunèrent et incitent les acteurs en fonction des résultats obtenus&nbsp;</em>», précise, sur ce point l’institut, qui recommande ainsi de&nbsp;:&nbsp;  <ul>  	<li class="list">Mettre en place un&nbsp;tableau de bord de la filière santéafin de piloter le système à partir d’indicateurs sanitaires, organisationnels et économiques, construits et partagés par l’ensemble des acteurs.</li>  	<li class="list">Accélérer la définition de référentielspour favoriser la portabilité des bases de données et encourager ainsi la concurrence et l’émergence de&nbsp;<em>leaders</em>du numérique en santé.</li>  	<li class="list">Mettre en place des mécanismes d’incitation des professionnels de santé à l’adoption des usages numériqueset imaginer des programmes d’accompagnement par les acteurs de la filière.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Prévenir et coordonner</b></div>
     <div>
      «&nbsp;<em>La conception de la médecine de parcours doit amener un changement de paradigme profond sur la place de la prévention, la coordination des acteurs et la formation des professionnels de santé. De nombreux systèmes de santé ont, ou sont en train, de transformer l’organisation des soins pour les malades chroniques, à des échelles significatives et avec des impacts majeurs, tant sur les résultats cliniques que sur les coûts. De telles expériences de gestion qui valorisent les soins de ville et l’intégration entre les différents acteurs de soins, devraient également être mises en place en France, dans la mesure où elles répondent au besoin réel de prise en charge des pathologies chroniques&nbsp;</em>», indiquent ici les membres de l’Institut Montaigne, qui proposent donc de&nbsp;:  <ul>  	<li class="list">Répondre à la pénurie de soignants en&nbsp;créant davantage de passerelles entre métiersen décroissance et métiers de la santé, entre médical et paramédical.</li>  	<li class="list">Développer de nouveaux modèles de financement&nbsp;pour favoriser l’émergence de plateformes d’intégration de soins et la collaboration entre professionnels (financement au parcours et à la performance, développement d’approches populationnelles, indicateurs de résultats, etc.).</li>  	<li class="list">Transformer l'Assurance “maladie” en Assurance “santé”capable d’intégrer les notions d’investissements, de prévention et de long terme.</li>  	<li class="list">Mettre la prévention au cœur des politiques de santé publiqueen y associant des acteurs en dehors du champ de la maladie, comme les parties prenantes de l’éducation et de la santé au travail.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Télécharger la note <a class="link" href="https://www.institutmontaigne.org/publications/filiere-sante-gagnons-la-course-linnovation " target="_blank">sur le site de l’Institut Montaigne</a>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie. La nouvelle note de l'Institut Montaigne</title>
   <pubDate>Fri, 17 Apr 2020 10:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une note publiée le 16 avril, le programme Asie de l’Institut Montaigne offre un panorama détaillé des outils de politiques publiques auxquels la Chine, la Corée du Sud, Hong Kong, le Japon, Singapour et Taiwan ont eu recours pour lutter contre la pandémie. Ce travail offre une approche comparée, identifie les similarités et les nuances qui s’en dégagent, et en tire des enseignements pour contribuer à la construction d’une boîte à outils de gestion de crise et de l’après-confinement pour la France et l’Europe.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/44902374-36496312.jpg?v=1587026202" alt="Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie. La nouvelle note de l'Institut Montaigne" title="Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie. La nouvelle note de l'Institut Montaigne" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Les recettes magiques n’existent pas, mais certains ingrédients, combinés, ont permis d’éviter le confinement. L’importance accordée en Asie à des mesures ciblées précoces, centrées sur les individus et le suivi personnalisé des patients, constitue en cela une alternative intéressante aux efforts visant à “aplanir la courbe” des contagions&nbsp;»</em>,&nbsp;expliquent les trois auteurs de ce travail :&nbsp;Mathieu Duchâtel, directeur du programme Asie de l’Institut Montaigne,&nbsp;François Godement, conseiller pour l'Asie au sein du think tank et&nbsp;Viviana Zhu, chargée d’études à l’Institut Montaigne.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une boîte à outils de politiques publiques…</b></div>
     <div>
      <strong>Les réponses à la crise du Covid-19 transcendent jusqu’à un certain point les différences entre démocraties et régimes autoritaires.</strong>&nbsp;L’utilisation de la quarantaine individuelle plutôt que le confinement généralisé, les contrôles aux frontières en quête de symptômes et de cas de contamination, un traçage méticuleux - parfois intrusif - et la forte mobilisation du tissu industriel pour l’adapter aux exigences de la crise en matière d’équipements médicaux, se retrouvent dans tous les pays d’Asie orientale, certes à différents degrés.&nbsp; <br />   <br />  Les enseignements tirés de l’épidémie de SRAS de 2003, qui a touché de plein fouet cette région du monde - et la crise du MERS qui a frappé la Corée du Sud en 2015 - ont souvent joué un rôle décisif dans la préparation des systèmes de santé, des méthodes de gestion de crise, mais aussi de la sensibilisation aux risques des populations. Ils expliquent en partie l’anticipation et la préparation constatées dès le mois de janvier dans ces pays d’Asie orientale.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>...et des équilibres uniques d’un pays à l’autre</b></div>
     <div>
      - La&nbsp;<strong>Chine</strong>&nbsp;frappe par la puissance de sa mobilisation industrielle et la sévérité du confinement de la ville de Wuhan. <br />   <br />  -&nbsp;La&nbsp;<strong>Corée du Sud</strong>&nbsp;a une utilisation intéressante des dépistages,&nbsp;via&nbsp;des enquêtes épidémiologiques ciblées et une mise à disposition facile d’accès du dépistage.&nbsp; <br />   <br />  -&nbsp;<strong>Taiwan</strong>&nbsp;ouvre des réflexions importantes sur l’usage de l’outil numérique dans un système démocratique, mais aussi sur l’importance de quarantaines individuelles strictes pour éviter un confinement général.&nbsp; <br />   <br />  -&nbsp;Le&nbsp;<strong>Japon</strong>&nbsp;choisit l’hospitalisation obligatoire pour tous les malades infectés par le Covid-19. <br />   <br />  -&nbsp;<strong>Singapour</strong>&nbsp;offre une option remarquée de traçage rétrospectif des contacts&nbsp;via&nbsp;l’application&nbsp;TraceTogether&nbsp;et son enregistrement des interactions sociales d’un individu&nbsp;via&nbsp;la fonction Bluetooth.&nbsp; <br />   <br />  -&nbsp;Enfin,&nbsp;<strong>Hong Kong</strong>&nbsp;est un modèle de réaction rapide, et de responsabilités prises par la population pour se protéger par le port de masques.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pas de recette magique, mais des enseignements importants</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/44902374-36496350.jpg?v=1587026238" alt="Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie. La nouvelle note de l'Institut Montaigne" title="Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie. La nouvelle note de l'Institut Montaigne" />
     </div>
     <div>
      L’objet de ce travail est une cible mouvante.&nbsp;<strong>Si les mesures prises par les six gouvernements sont aujourd’hui citées en exemples</strong>,&nbsp;le risque d’une deuxième vague de cas ne les épargne pas. Des pays comme Singapour ou le Japon, qui étaient parvenus, grâce à l’efficacité de leurs mesures préventives, à éviter l’option du confinement, ont dû adopter une approche plus contraignante pour leurs populations au début du mois d’avril 2020.&nbsp; <br />   <br />  Le nombre de cas recensés dans cette région du monde reste bien inférieur aux centaines de milliers de cas constatés en Europe et aux Etats-Unis. Les mesures qui ont permis d’éviter le confinement en Asie du Nord-Est et à Singapour, comme la gestion chinoise de la fermeture de Wuhan avant de rouvrir la mégapole, ont une forte pertinence pour une réflexion sur la sortie du confinement en Europe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Six enseignements pour nourrir les débats sur le déconfinement en France et en Europe</b></div>
     <div>
      <div>- L’importance d’une <strong>activation précoce de procédures standardisées</strong>, afin d’acquérir une intelligence précise de la contagion, d’évaluer la menace et de mobiliser les ressources nationales. <br />   <br />  - Les opportunités offertes par des&nbsp;<strong>outils numériques</strong> adossés à des garde-fous démocratiques. <br />   <br />  - Une mise en application stricte de&nbsp;la <strong>quarantaine</strong> comme alternative au confinement. <br />   <br />  - L’enjeu d’une <strong>maîtrise de l’approvisionnement</strong> en matériel médical stratégique&nbsp;pour la gestion de la crise. <br />   <br />  - Le&nbsp;rôle des <strong>masques</strong>&nbsp;comme première ligne de défense contre les maladies respiratoires infectieuses. <br />   <br />  - La&nbsp;nécessité de <strong>penser stratégiquement l’après-crise</strong>&nbsp;pour minimiser les séquelles économiques de cette pandémie.&nbsp; <br />   <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.institutmontaigne.org/publications/covid-19-lasie-orientale-face-la-pandemie" target="_blank">Lire la note et les infographies</a>.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>L’Institut Montagne publie « Réanimer le système de santé », ses propositions pour 2017</title>
   <pubDate>Fri, 17 Jun 2016 09:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Longtemps considéré comme le meilleur au monde, le système de santé français a perdu sa place de leader, attribuée en 2000 par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS). Soutenabilité financière, hétérogénéité de la qualité comme de l’accès aux soins, crise des professionnels de santé ou encore retard en matière d’innovation biomédicale sont autant de défis qu’il est désormais temps de relever. Véritable enjeu social, sociétal et économique, la santé doit être au cœur de la campagne présidentielle 2017. Pour cette raison, l’Institut Montaigne appelle les candidats à se saisir de la feuille de route publiée aujourd’hui pour sortir de l’impasse dans laquelle notre système de santé se trouve aujourd’hui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9683206-15597624.jpg?v=1466150227" alt="L’Institut Montagne publie « Réanimer le système de santé », ses propositions pour 2017" title="L’Institut Montagne publie « Réanimer le système de santé », ses propositions pour 2017" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Notre système de santé garde d’incontestables atouts et se situe de manière honorable dans la hiérarchie mondiale. Il est cependant fragilisé par un déficit persistent de l’assurance-maladie et par des résultats hétérogènes qui ne sont pas toujours à la hauteur des moyens. La politique de santé se réduit à des coupes budgétaires annuelles qui créent des tensions à l’hôpital, qui démoralisent les professionnels libéraux et qui inquiètent les Français. La pérennité et le maintien de ses valeurs de qualité et d’accessibilité nécessitent de repenser en profondeur ses structures et son organisation&nbsp;», </em>indique Claude Le Pen, économiste, professeur à l’université Paris-Dauphine, Président du groupe de travail du rapport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le système de santé français : des atouts hétérogènes</b></div>
     <div>
      La France a longtemps considéré qu’elle disposait du meilleur système de santé au monde. De fait, le pays se situe historiquement dans le peloton de tête des pays les plus performants avec une espérance de vie parmi les plus longues du monde (82,3 ans en moyenne). <br />  &nbsp; <br />  En outre, la France dispose également de vrais atouts dans le domaine de l’innovation médicale et des industries de santé, qui lui assurent encore aujourd’hui un rayonnement international. Le système de santé français a su également promouvoir un modèle basé sur un socle de valeurs solides reconnu : solidarité, liberté de choix, ou encore mixité entre secteurs public et privé. Malgré ces avantages manifestes, ce modèle fait face aujourd’hui à des défis essentiels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1 - Une situation financière insoutenable</b></div>
     <div>
      Avec près de 250 Mds d’euros par an consacrés aux dépenses de santé, soit près de 11% de son PIB, en 2015, la France est l’un des pays au système de santé le plus cher au monde. L’augmentation des dépenses de santé due à une pluralité de facteurs que l’on retrouve dans l’ensemble des pays développés (augmentation de la prévalence des maladies chroniques, vieillissement de la population, technicité des soins) continue d’aggraver le déficit de l’Assurance Maladie (5,6 milliards de déficit pour 2015), qui concentre à elle seule près de la moitié du déficit de la Sécurité Sociale. <br />  &nbsp; <br />  Si les réformes intervenues au cours des dix dernières années ont permis de freiner la croissance de ces dépenses, celle-ci reste toujours plus rapide que la croissance du PIB, posant ainsi la question de la viabilité de notre système de santé sur le long terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2 - Une qualité de soins hétérogène et perfectible</b></div>
     <div>
      La qualité et la sécurité des prises en charge, leur amélioration et soutenabilité dans le temps constituent des enjeux, moins connus du grand public, auxquels le système de santé français est confronté : <br />  &nbsp; <br />  - Bien que l’espérance de vie moyenne des Français fasse partie des plus longues au niveau mondial, celle-ci affiche de fortes disparités entre hommes et femmes ainsi qu’entre catégories professionnelles avec plus de 6 ans de différence d’espérance de vie entre un ouvrier et un cadre à 35 ans. La qualité de prise en charge n'est souvent pas au niveau auquel on pourrait s'attendre et présente souvent de fortes disparités. En outre, la France accuse un retard notoire au sein de l’OCDE en matière de prévention notamment dans la réduction des facteurs de risques liés à la consommation de tabac (73 000 morts par an, près d’un quart de la population fumant régulièrement) et celle d’alcool (49 000 morts par an liées à l’alcool). L’OMS chiffre par ailleurs entre 30 et 50 000 le nombre de morts dites « évitables » par an en France : près d’un quart des décès avant 75 ans pourraient ainsi être évités chaque année compte tenu des connaissances scientifiques actuelles (soit environ 45 000 décès par an). <br />  &nbsp; <br />  - L’offre de soins peine à s’adapter aux évolutions des besoins de la population. Le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques imposent ainsi de repenser l’organisation des soins de manière à pouvoir faire face à la transformation des besoins médicaux et à la nécessaire mise en place de parcours coordonnés. En France, les besoins des patients se heurtent à l’organisation fortement cloisonnée de notre système de soins entre médecine de ville et hôpital. <br />  &nbsp; <br />  - 0n note un véritable retard dans l’adoption des usages numériques : bien que le big data offre de fortes opportunités à la fois pour aider les patients dans leurs choix et les professionnels dans leurs pratiques et améliorer l’offre de soins en permettant de passer d’une approche sanitaire à une médecine prédictive et épidémiologique, il n’existe en France aucun système d’information permanent sur la qualité et la sécurité des soins. Les données de santé sont en effet insuffisamment exploitées et les outils numériques ne sont que peu développés.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3 - Le désenchantement des professionnels de santé</b></div>
     <div>
      Les professionnels de santé français sont aujourd’hui touchés par une véritable crise liée notamment à deux facteurs majeurs : <br />  &nbsp; <br />  - l’hétérogénéité de couverture du territoire national : contrairement aux zones urbaines, relativement bien couvertes, les territoires ruraux et périurbains font face à une désertification croissante de l’offre de soin ; <br />  &nbsp; <br />  - la baisse du temps médical disponible qui fragilise également l’accès aux soins : liée notamment à l’augmentation des tâches administratives, à la diminution du temps de travail ou encore à l’augmentation des temps partiels.   <br />  &nbsp; <br />  Les récents mouvements sociaux témoignent d’une crise de confiance et la quasi-totalité des médecins estime subir trop de contraintes règlementaires, économiques et administratives. Ils sont ainsi confrontés à un véritable risque de désenchantement : les trois quarts se déclarent même inquiets pour l’avenir de leur profession.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4 - Une érosion dans la recherche et l’innovation biomédicale</b></div>
     <div>
      En dépit des innovations significatives produites par la France ces dernières années (par exemple en matière de valves percutanées ou de robotique), il y a eu peu d’émergence sur le sol français de nouvelles «&nbsp;biotech&nbsp;» ou «&nbsp;medtech&nbsp;» suffisamment importantes et internationalisées pour renforcer les structures de nos écosystèmes d’innovation. Il existe ainsi un décalage entre la rapidité des évolutions technologiques et des processus décisionnels, notamment en matière d’accès au marché et au remboursement pour les innovations, y compris organisationnelles. <br />  &nbsp; <br />  De plus, la France n’arrive pas à s’adapter à la concurrence des pays émergents en matière d’innovation en santé et accuse un véritable retard dans l’utilisation des nouvelles technologies en santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Propositions pour un système de santé plus performant, soutenable et créateur de valeur</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9683206-15597646.jpg?v=1465987436" alt="L’Institut Montagne publie « Réanimer le système de santé », ses propositions pour 2017" title="L’Institut Montagne publie « Réanimer le système de santé », ses propositions pour 2017" />
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      Le constat qui découle de cette enquête menée au travers d’une vingtaine d’auditions (établissements hospitaliers, professionnels de santé, partenaires sociaux, institutionnels, universitaires) et comparaisons internationales a amené l’Institut Montaigne à proposer 5 axes majeurs mettant la qualité et l’information au cœur de la réforme de santé. Le nouveau système devra apporter à tous l’accès aux soins les plus pertinents dans des conditions de sécurité optimales, réaffirmer la liberté de choix et la mixité des secteurs privés et publics et responsabiliser encore plus le patient et les professionnels. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;Réussir à mettre en place de telles réformes à même de pérenniser notre système tout en améliorant sensiblement la qualité de prise en charge ne peut s'envisager que si le besoin de changement est compris du plus grand nombre, citoyens et professionnels de santé. La première étape pour les décideurs doit donc être un effort de pédagogie et un discours de vérité sur les marges de progrès de notre système, notamment en termes de qualité, pour ancrer dans les esprits la nécessité de la réforme&nbsp;»,</em> explique Thomas London, Responsable des pôles d’activité Santé et Secteur Public chez McKinsey&amp;Company France, rapporteur général du groupe de travail.
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     <div><b>Cinq axes majeurs pour l’évolution du système de santé</b></div>
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      <strong>• Axe 1 : Faire de l’information et de la transparence sur la qualité des soins un levier fondamental de transformation au service des patients comme des citoyens </strong> <br />  &gt; Grâce à l’ouverture des données de santé, faire des patients des acteurs éclairés sur les facteurs de risque et le choix de leur parcours de soins. <br />  &gt; Mettre en place une véritable politique nationale de prévention primaire. o Améliorer la transparence sur les résultats des établissements de santé comme des professionnels afin de stimuler la concurrence par la qualité. <br />  &nbsp; <br />  <strong>• Axe 2 : Renforcer la pertinence, la qualité et l’efficience de l’offre de soins autour du patient</strong> <br />  &gt; Organiser des parcours de soins intégrés entre ville et hôpital, au service notamment du suivi des maladies chroniques. o Favoriser la consolidation de la médecine de ville. o Moderniser la formation des professionnels de santé. <br />  &gt; Faire évoluer la carte hospitalière pour suivre l’évolution des besoins des patients. o Faire évoluer les modalités tarifaires pour valoriser la performance, la qualité et la coordination des acteurs. <br />  &nbsp; <br />  <strong>• Axe 3 : Donner une plus grande place à l’innovation en Santé</strong> <br />  &gt; Faire de la France un leader du numérique en santé. o Lever les obstacles notamment administratifs à la diffusion de nouvelles pratiques médicales innovantes. <br />  &gt; Renforcer la compétitivité de la France en matière d’innovation biomédicale <br />  &nbsp; <br />  <strong>• Axe 4 : Transformer la gouvernance de la politique de santé,</strong> source de nombreux blocages, pour permettre la mise en mouvement du système o Séparer clairement la définition de la politique de santé, assurée par l’État, de la gestion du risque, déléguée à un opérateur unique issu de la fusion de l’Assurance maladie et de ses différents régimes et de certains services du ministère de la Santé. <br />  &gt; Donner davantage d’autonomie aux établissements de santé publics à travers un nouveau statut leur donnant plus de liberté dans leur gestion budgétaire et administrative tout en renforçant leur responsabilité.  <br />  &gt; Améliorer la régulation par la qualité en augmentant la capacité de la Haute autorité de Santé (HAS) à mesurer la qualité, à produire des évaluations médico-économiques et des référentiels de prise en charge plus directement applicables par les professionnels. <br />  &nbsp; <br />  <strong>• Axe 5 : Clarifier les places respectives de l’Assurance maladie et des complémentaires santé</strong> <br />  &gt; Donner de la lisibilité au système en distinguant ce qui relève de la couverture maladie obligatoire de ce qui relève des complémentaires.  <br />  &gt; Faire des complémentaires santé des acteurs au service de l’innovation, notamment en matière de prévention. <br />  &nbsp; <br />  <em><strong>Retrouvez l’ensemble des propositions de l’Institut Montaigne ici&nbsp;: <a class="link" href="http://www.institutmontaigne.org/fr/publications/reanimer-le-systeme-de-sante">http://www.institutmontaigne.org/fr/publications/reanimer-le-systeme-de-sante</a>  </strong></em>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-Institut-Montagne-publie-Reanimer-le-systeme-de-sante--ses-propositions-pour-2017_a881.html</link>
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