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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T15:05:16+01:00</dc:date>
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   <title>Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts</title>
   <pubDate>Mon, 26 Mar 2018 13:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ancien chef du Pôle de Biologie Médicale à l’Hôpital Sud Essonne Dourdan-Étampes, le Docteur Xavier Palette a été élu, en septembre dernier, à la tête du Syndicat National des Biologistes Hospitaliers (SNBH). Hospitalia l’a rencontré alors qu’il entame tout juste son mandat de 3 ans.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21134389-24293105.jpg?v=1522066545" alt="Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts" title="Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">﻿<strong>Quels sont les axes de réflexion actuels du SNBH ?</strong> <br />  <strong>Dr Xavier Palette :</strong> Nos travaux font écho à l’actualité de la profession, et plus particulièrement aux nouvelles préoccupations au cœur de l’exercice de la biologie hospitalière.&nbsp; Nos confrères sont en effet aujourd’hui sur plusieurs fronts, ce qui rend leur exercice d’autant plus difficile. Ainsi de l’accréditation selon la norme ISO NF EN 15189 : une large proportion de l’activité des LBM hospitaliers est couverte par 20% des prescriptions, ce qui permet d’atteindre assez aisément 50%, voire 70%, du volume d’examens accrédités. Mais chaque nouvelle méthode validée dans le cadre de l’accréditation génère des charges de travail supplémentaires et il reste encore très souvent plus de 60% des méthodes à accréditer. Or les effectifs au sein des LBM hospitaliers sont contraints, et notre inquiétude est totale quant à l’obtention de l’accréditation sur 100% des examens à l’horizon 2020. Ce délai nous semble impossible à tenir. Nous attendons donc des aménagements qui tiennent compte de la réalité sur le terrain, et sommes attentifs à ce que les pouvoirs publics entendent cet appel des biologistes hospitaliers.&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21134389-24293106.jpg?v=1522066451" alt="Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts" title="Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>Une autre préoccupation a trait aux Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  L’inquiétude porte plus particulièrement sur la mise en œuvre des GHT dans un contexte où toutes les énergies sont focalisées sur l’accréditation. Comment relever de concert ces deux défis, tout en tenant compte des demandes des tutelles pour réduire les dépenses hospitalières – ce qui n’est pas sans impact sur les frais de fonctionnement des LBM ? Une précision s’impose : le SNBH ne souhaite pas mener de combats d’arrière-garde. Il n’est donc pas question pour nous de revenir sur les réformes qui ont été votées. Mais nous demandons avec force que celles-ci soient menées selon un calendrier raisonnable, adapté aux ressources dont disposent nos confrères pour leur exercice quotidien. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’avenir professionnel des biologistes médicaux représente une troisième source d’inquiétude.</strong> <br />  Cette préoccupation est en effet partagée par tous les biologistes, quel que soit leur mode d’exercice. De plus en plus de LBM de ville sont en effet rachetés par des sociétés financières plutôt que par des biologistes. Il est à craindre que cette tendance à l’industrialisation de la Biologie ne se traduise par une nouvelle concurrence entre LBM publics et privés, au détriment des structures hospitalières. L’inquiétude est donc légitime.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21134389-24293118.jpg?v=1522066517" alt="Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts" title="Entre GHT et accréditation, les biologistes sur plusieurs fronts" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>Comment le SNBH appréhende-t-il aujourd’hui le défi des GHT ?</strong> <br />  Nous avons réalisé une première enquête cet été auprès de nos confrères hospitaliers, afin d’adapter nos actions à leurs préoccupations réelles. Notre stratégie est actuellement en cours d’élaboration. Mais, si l’on s’en tient aux quelques retours dont nous avons déjà eu écho, la perception des GHT est fonction des conditions locales. Lorsque les biologistes ont été associés à l’élaboration du projet médical partagé et qu’ils sont soutenus par leurs directions générales, les restructurations apportées par le GHT sont dans l’ensemble assez bien vécues. Mais lorsque le périmètre géographique du groupement est perçu comme incohérent, ou lorsqu’il n’y a que peu de synergies entre les différents LBM, il est vécu comme une contrainte, ce qui peut complexifier la mise en place de projets de coopération. Il n’y a pas, ici, de modèle prédéfini qu’il suffirait d’appliquer tel quel. Chaque GHT a des spécificités qui lui sont propres, et chaque projet de biologie territoriale doit se construire en cohérence avec ces spécificités et en lien avec les professionnels concernés. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment articuler cet enjeu des GHT avec celui de l’accréditation ?</strong> <br />  C’est justement tout le problème. Il est déjà difficile, sinon impossible de but en blanc, de faire fusionner deux systèmes qualité pour n’en faire plus qu’un : il faut d’abord définir une stratégie de convergence, puis probablement faire fonctionner les deux systèmes en parallèle le temps de finaliser la réunion des documents et aboutir à ce nouveau système unifié. Or il est rare qu’un GHT n’associe que deux LBM… Un groupe de travail spécifique a à ce titre été créé au sein du COFRAC, et le SNBH y participe aux côtés d’autres instances professionnelles. La constitution des GHT soulève d’ailleurs une autre question : quid de l’interopérabilité des Systèmes d’Information de Laboratoire (SIL) ? Peu de SIL sont aujourd’hui communicants à l’échelle d’un GHT, alors qu’il s’agit là d’une condition essentielle pour créer des filières territoriales. Or la mise en œuvre de cette convergence informatique n’est pas du ressort des biologistes, mais des directions des systèmes d’information, en lien avec le schéma directeur partagé des SI. De la même manière, quid des achats groupés ? À compter du 1er janvier 2018, l’établissement support du GHT devra assurer la fonction achats pour le compte des établissements parties. Quel contrôle auront les biologistes sur les achats les concernant ? Ce sont là autant d’interrogations légitimes, sur lesquelles se penche aujourd’hui le SNBH. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’année 2018 sera donc celle de nouveaux combats.</strong> <br />  Elle sera plutôt placée sous le signe d’échanges suivis avec les pouvoirs publics, afin qu’ils entendent les inquiétudes des biologistes hospitaliers. La montée en charge de l’accréditation sans tenir compte des autres contraintes auxquelles sont confrontés les biologistes hospitaliers ne peut, aujourd’hui, se faire dans les délais requis sans dégrader nos conditions d’exercice. C’est un des messages que nous souhaitons faire passer aux tutelles. Et nous sommes ouverts à la discussion ! <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un nouveau calendrier pour l’accréditation des LBM</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Appelés par la loi du 30 mai 2013 à être accrédités par paliers, les LBM sont tenus, à terme, de l’être sur 100 % des examens de biologie médicale à l’échéance du 1er novembre 2020. <br />  &nbsp; <br />  Le palier initial de l’accréditation sur 50% des examens réalisés sur au moins un examen par famille devait entrer en vigueur à compter du 1er novembre 2016. Il a été reporté au 31 décembre 2017. <br />  &nbsp; <br />  Le deuxième palier d’accréditation, qui était fixé au 1er novembre 2018 et qui devait porter sur 70% des examens, a pour sa part été supprimé par un cavalier législatif introduit dans la loi Sapin 2.</div>   <br />  <em style="text-align: justify; color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif;"><strong>Par Joëlle Hayek.&nbsp;</strong>Article publiée dans le numéro 39 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-39-Decembre-2017_a1285.html">&nbsp;ici</a>.</em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Entre-GHT-et-accreditation-les-biologistes-sur-plusieurs-fronts_a1426.html</link>
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   <title>Rencontre : Le Pr Didier Pittet</title>
   <pubDate>Mon, 26 Mar 2018 10:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Médecin infectiologue et épidémiologiste, le Professeur Didier Pittet dirige le service Prévention et Contrôle de l’Infection (PCI) aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). Inventeur, avec le pharmacien William Griffiths, de la solution hydro-alcoolique pour l’hygiène des mains1, il a fait don de sa formule à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Didier Pittet est, depuis 2005, responsable du programme de l’OMS « Un soin propre est un soin plus sûr ». Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21131738-24290427.jpg?v=1522054887" alt="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" title="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">﻿<strong>Dans quel contexte l’OMS vous a-t-elle confié le lancement, en 2005, du programme mondial « Un soin propre est un soin plus sûr » ?</strong> <br />  <strong>Pr Didier Pittet :</strong> Ce programme, qui représente le premier défi mondial en faveur de la sécurité du patient, a permis de concrétiser des années de recherche conduites aux Hôpitaux Universitaires de Genève. Tout démarre dans les années 90, avec le développement d’une solution hydro-alcoolique (SHA) pour la désinfection des mains. En octobre 2000, mon équipe et moi-même publions dans The Lancet les résultats d’une première expérience<sup>2</sup> démontrant une amélioration durable de l’hygiène des mains suite à une campagne de promotion multimodale, comprenant l’usage approprié d’une solution hydro-alcoolique selon les 5 indications<sup>3</sup> de l’hygiène des mains, l’enseignement de ces indications à l’ensemble du personnel soignant, la surveillance de l’observance des pratiques et le retour d’expérience, ainsi que la promotion d’une culture de sécurité au plan institutionnel. Le taux d’observance est alors passé de 48% en 1994 à 66% en 1997, et a coïncidé avec une réduction de moitié des infections nosocomiales et de la transmission des staphylocoques dorés résistants à la méticilline (SARM). La dynamique était lancée. Entre 2001 et 2003, de nombreux hôpitaux ont visité les HUG pour mieux comprendre la stratégie mise au point par le service PCI - ce qui nous a permis de valider sa reproductibilité au sein d’autres structures. Nous avons alors été approchés par l’OMS pour porter un programme mondial en ce sens. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce programme est lancé le 13 octobre 2005 au siège de l’OMS, à Genève.</strong> <br />  En mai 2004, la 57ème Assemblée de l’OMS soutient la création d’une Alliance Mondiale pour la Sécurité des Patients, concrétisée en octobre de la même année et dont les travaux s’articulent notamment autour du programme « Défi mondial pour la sécurité des patients ». Le premier de ces défis, pour 2005-2006, porte sur la prévention des Infections Associées aux Soins (IAS), et l’une de ses actions essentielles consiste à promouvoir l’hygiène des mains pour les soins de santé à l’échelle mondiale. Une première consultation a eu lieu le 3 décembre 2004 à Genève puis, le 13 octobre 2005, le Programme « Un soin propre est un soin plus sûr » est officiellement lancé. Cette journée, particulièrement marquante, a associé les ministres de la santé de l’ensemble des pays représentés à l’OMS. Ils ont tous été invités à signer une Charte de Convention entre leur pays et l’OMS, où il leur était notamment demandé de réaffirmer l’existence des IAS – une omerta règne en effet dans certains pays, par exemple en Europe de l’Est ou en Asie –, de reconnaître la stratégie de lutte portée par l’OMS, elle-même basée sur le protocole mis au point par les HUG, et d’accepter d’échanger sur leur expérience nationale afin que cette stratégie puisse être adaptée aux conditions économiques, structurelles et culturelles de chaque pays. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21131738-24290451.jpg?v=1522054887" alt="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" title="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" />
     </div>
     <div>
      <strong>Un autre événement marquant a lieu en 2009, avec le lancement de la première Journée Mondiale pour l’hygiène des mains. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  Organisée le 5 mai de chaque année, cette Journée permet d’élargir les actions menées dans le cadre du Programme « Un soin propre est un soin plus sûr », en impliquant plus étroitement les acteurs sur le terrain. La participation des soignants nous a d’ailleurs permis de mieux affiner notre stratégie afin qu’elle soit véritablement adoptée par ces professionnels, selon le principe du « adapt to adopt »<sup>4</sup>. En 2009, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’hygiène des mains, les soignants de mon équipe aux HUG ont créé une chorégraphie de la friction des mains basée sur ses 7 étapes successives<sup>5</sup>. La vidéo a fait le tour du monde et cette chorégraphie a été reprise, répétée, adaptée, réinventée, des milliers de fois. Et, même dans les versions n’ayant plus grand chose à voir avec notre danse initiale, nous retrouvons un geste introduit dans la campagne de l’OMS dès 2006 et désormais mondialement connu : la friction de la pointe des doigts dans la paume de la main opposée. La dynamique se poursuit encore aujourd’hui<sup>6</sup>, et montre que la prévention des IAS peut être associée à de la bonne humeur, qu’elle peut se faire en rythme et avec un sourire. Cette danse a incontestablement facilité l’adhésion des soignants à la stratégie globale de l’OMS pour améliorer la sécurité des patients. <br />  &nbsp; <br />  <strong>À partir de là, le Web est devenu un outil majeur pour poursuivre la mobilisation des soignants.</strong> <br />  La montée en puissance des réseaux sociaux nous permet en effet de toucher toujours davantage de monde. Il serait dommage de nous en passer ! En 2015, nous avons donc imaginé une Charte Individuelle : les soignants sont invités à se prendre en photo avec un message soulignant leur engagement en faveur de l’hygiène des mains, et à diffuser cette photo sur les réseaux sociaux avec le hashtag #safeHANDS. L’opération est, depuis, répétée chaque année à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Hygiène des Mains ; les thèmes et hashtag diffèrent chaque année, et nous recevons, à chaque fois, plusieurs dizaines de milliers de photos. Ces campagnes, de même que la chorégraphie du lavage des mains, ont permis à l’OMS de passer d’une stratégie descendante, donc portée par les autorités sanitaires, à une stratégie ascendante qui trouve sa source sur le terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21131738-24290475.jpg?v=1522054962" alt="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" title="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>En 2015 est lancé le concours mondial « Hand Sanitizing Relay », ou Relais pour l’Hygiène des Mains. En quoi consiste-t-il, plus concrètement ?</strong> <br />  Cette initiative est née en 2014 au Hong Kong Baptist Hospital. Reconnue dès 2012 comme un Hôpital d’Excellence pour l’hygiène des mains, cette institution avait atteint un certain niveau de saturation en matière d’observance (plus de 80%) et cherchait à relancer la dynamique. Elle a donc, en 2014, organisé une chaîne de soignants qui se sont frictionnés les mains à tour de rôle, en se passant un flacon de solution hydro-alcoolique – une prouesse alors retenue par le Livre Guinness des Records. Six mois plus tard, l’observance repartait à la hausse. En préparant le relais, les soignants ont en effet activement répété les bonnes pratiques de l’hygiène des mains, ce qui a renouvelé leur intérêt pour ce geste standard – toute erreur aurait en effet vu la chaîne s’interrompre. Cette expérience a démontré, une fois de plus, qu’inscrire l’hygiène des mains dans un cadre ludique permettait d’améliorer les pratiques. L’OMS s’en est donc inspirée pour créer un concours mondial dès 2015, alors que le Programme « Un soin propre est un soin plus sûr » fêtait ses 10 ans d’existence. Ce fut un événement majeur : plus de 130 hôpitaux dans 43 pays se sont mobilisés, et certaines chaînes ont associé plus de 800 personnes ! Les établissements participants ont été invités à mesurer l’observance de l’hygiène des mains avant et après le concours. Et à chaque fois, cette observance s’était améliorée à l’issue du relais. L’émulation a donc fait émerger une véritable dynamique collective.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21131738-24290501.jpg?v=1522055026" alt="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" title="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>Vous avez mentionné un Hôpital d’Excellence. De quoi s’agit-il, plus exactement ?</strong> <br />  Le Prix d’Excellence pour l’hygiène des mains<sup>7</sup> est né en 2009. L’OMS a développé un outil permettant à chaque institution d’auto-évaluer sa capacité à promouvoir l’hygiène des mains. Celle-ci est en effet souvent perçue comme une initiative individuelle, alors qu’il s’agit bien qu’un projet institutionnel : pour que les bonnes pratiques d’hygiène des mains soient adoptées, il faut que les soignants soient sensibilisés aux 5 moments de l’hygiène des mains, qu’ils trouvent des distributeurs de solution hydro-alcoolique aux lits des patients, que les 7 étapes de la friction des mains soient clairement affichées, que le taux d’observance soit régulièrement mesuré et restitué, et que le climat de sécurité institutionnelle contribue à promouvoir cette hygiène des mains. Ce sont là 5 paramètres mesurables, sur un score total de 500 points. Quand un hôpital obtient plus de 420 points, il peut candidater au Prix d’Excellence pour sa région<sup>8</sup> : jusqu’à 10 hôpitaux par région sont visités chaque année par un binôme d’experts, qui prime deux établissements remarquables. L’Asie du Sud-Est et le Pacifique Occidental comptent aujourd’hui le plus grand nombre d’Hôpitaux d’Excellence ; l’Afrique, où les ressources sont notoirement rares, en compte le moins. Quant à la France, aucun hôpital n’y a, à ce jour, été primé. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les pratiques s’améliorent toutefois globalement à travers le monde.</strong> <br />  Une première enquête mondiale sur la base de cet outil d’auto-évaluation a en effet été menée en 2009 : plus de 2 000 hôpitaux dans 69 pays y ont participé, afin d’effectuer un état des lieux de l’hygiène des mains dans le milieu hospitalier. Cette même enquête a été répétée en 2015. La comparaison des résultats nous a permis de constater que l’observance s’améliorait partout dans le monde. Nous devons donc poursuivre nos actions pour qu’elle continue de se renforcer. Nous sommes toutefois heureux de constater que la mobilisation va crescendo : ainsi, en analysant les publications relatives à l’hygiène des mains sur Twitter, nous nous sommes rendus compte qu’il y a eu 55 millions d’occurrences autour du 5 mai 2015, puis 98 millions (5 mai 2016), et 240 millions (5 mai 2017). Ces chiffres sont importants : le budget alloué par l’OMS à la campagne mondiale pour l’hygiène des mains a baissé entre 2005 et aujourd’hui. Il nous a donc fallu adapter notre stratégie de communication et, grâce aux réseaux sociaux, nous arrivons à mobiliser toujours plus de professionnels. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21131738-24290514.jpg?v=1522055076" alt="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" title="Rencontre : Le Pr Didier Pittet" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>Quels sont, à votre sens, les prochains enjeux en matière d’hygiène des mains ?</strong> <br />  Il faut, encore et toujours, poursuivre cette mobilisation mondiale.&nbsp; Selon les estimations, la campagne de l'OMS « Un soin propre est un soin plus sûr » sauve la vie de 5 à 8 millions de personnes par an. Mais tous les établissements de santé n’y ont pas encore adhéré : il nous reste donc du chemin à parcourir. Nous devons, en parallèle, poursuivre les actions menées auprès des hôpitaux participant au programme, afin que l’observance de l’hygiène des mains continue de s’améliorer – ce qui nécessite de l’adapter toujours mieux aux pratiques sur le terrain. Par ailleurs, bien que nous ayons, à maintes reprises, démontré l’efficacité de notre stratégie, il nous faut mieux mettre en lumière son coût modeste, qui constitue un argument de taille auprès des directions hospitalières. Il nous faut enfin continuer de rappeler que ce geste, qui sauve des vies, est l’affaire de tous – médecins comme soignants. Véritable indicateur de la qualité des soins, il doit continuer à être intégré aux pratiques jusqu’à devenir un automatisme à l’instar, par exemple, de la ceinture de sécurité lorsqu’on prend le volant.</div>  &nbsp; <br />  1 - Une aventure relatée en 2014 par Thierry Crouzet dans “Le Geste qui Sauve” (éditions L’Âge d’Homme, 172 pages). Disponible en e-book. Traduit en 18 langues (2017). <br />  2 - Pr Didier Pittet, Stéphane Hugonnet, Stephan Harbarth, Philippe Mourouga, Valérie Sauvan, Sylvie Touveneau, Thomas V. Perneger, “Effectiveness of a hospital-wide programme to improve compliance with hand hygiene”, The Lancet, Volume 356, N°9238, pages 1307-1312, October 2000. <br />  <a class="link" href="http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(00)02814-2/abstract" target="_blank">http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(00)02814-2/abstract</a> <br />  3 - Ces indications se rapportent aux cinq moments où il est recommandé de pratiquer l’hygiène des mains : avant un contact patient, avant un geste aseptique, après une exposition à des liquides biologiques, après le contact patient, après être sorti de la zone patient. <br />  4 - « Adapter pour adopter » ou, en d’autres termes, adapter les bonnes pratiques relatives à l’hygiène des mains aux pratiques réelles des professionnels sur le terrain, pour faciliter leur adoption par le plus grand nombre ; voir aussi <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/www.tinyurl.com/AdaptToAdopt" target="_blank">www.tinyurl.com/AdaptToAdopt</a>. <br />  5 - <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=5qWM9JyVUQ4" target="_blank">www.youtube.com/watch?v=5qWM9JyVUQ4</a>. <br />  6 - En 2012, le CClin Sud Ouest a lancé l’opération <br />  « Danse du SHA », à laquelle 55 établissements de santé ont participé (<a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=_rrajnETiBA" target="_blank">www.youtube.com/watch?v=_rrajnETiBA</a>). En 2013, c’est au tour de la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) d’organiser un Flash Mob « Danse du SHA », à découvrir sur <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=oBG34lrzQ2k" target="_blank">www.youtube.com/watch?v=oBG34lrzQ2k</a>. <br />  7 - <a class="link" href="http://www.hhea.info/en.html" target="_blank">www.hhea.info/en.html</a>  (en anglais) <br />  8 - Il s’agit des 6 régions au sens de l’OMS : l’Afrique, les Amériques, l’Asie du Sud-Est, l’Europe, la Méditerranée Orientale, le Pacifique Occidental. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Par Joëlle Hayek.&nbsp;</strong>Article publiée dans le numéro 39 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-39-Decembre-2017_a1285.html">&nbsp;ici</a>.</em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/21131738-24290427.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Rencontre-Le-Pr-Didier-Pittet_a1425.html</link>
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   <title>GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?</title>
   <pubDate>Wed, 21 Mar 2018 10:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créés par la Loi de modernisation de notre système de santé, les 135 Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) sont notamment engagés dans la mutualisation de leurs fonctions informatiques. Comprenant « des applications identiques pour chacun des domaines fonctionnels », cette convergence des Systèmes d’Information Hospitaliers (SIH) doit être atteinte au 1er janvier 2021. Un Schéma Directeur des Systèmes d’Information (SDSI) fixant sa trajectoire pour chaque GHT doit donc, dans un premier temps, être élaboré au 1er janvier 2018.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21011104-24229563.jpg?v=1521626428" alt="GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?" title="GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">﻿« <em>Les GHT émergent comme un nouveau socle, un nouveau mode de coopération entre établissements d’un même territoire.</em> […] <em>Or au cours des dernières années, les différents établissements ont développé leurs systèmes d’information en toute autonomie. Non seulement ils n’ont pas tous fait les mêmes choix de process ou de logiciels, mais ils ne sont pas tous arrivés au même degré de maturité. Le défi numérique des GHT consiste dès lors à faire converger des patrimoines informatiques très disparates vers un même niveau de qualité et de performance, tout en garantissant un espace de communication médicale fluide et sécurisée. Nous avons 5 ans pour réussir </em>», rappelle <a class="link"  href="https://www.hospitalia.fr/Message-d-au-revoir-de-Michel-Gagneux-directeur-de-l-ASIP-Sante-de-2013-a-2018_a1397.html">Michel Gagneux</a>, directeur de l’Agence des Systèmes d’Information Partagés de santé (ASIP Santé), dans un édito publié sur le site de l’Agence le 6 septembre dernier<sup>1</sup>. <br />  &nbsp; <br />  Le premier chantier consiste donc à établir un schéma directeur, qui « détermine les choix d’architecture, d’organisation et d’articulation du futur système d’information des GHT », poursuit-il, avant d’identifier deux priorités qui « <em>méritent d’être rapidement concrétisées</em> ». D’une part, la création d’un dossier patient unique, afin que chaque professionnel de santé puisse accéder, sans erreur, aux bonnes données pour le bon patient ; les établissements doivent alors « <em>converger vers un identifiant patient normalisé</em> ». Et d’autre part, la mise en œuvre d’un annuaire unique des professionnels de santé, recensant les ressources et les modalités d’exercice ; c’est, estime-t-il, « <em>la condition pour pouvoir décrire et rationaliser les ressources malgré les différences de pratiques et de langage […] entre les spécialités</em> ». <br />  &nbsp;  <div style="padding: 10px 0px; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic;"><span style="color:#B22222;"><strong>La convergence des systèmes d’information&nbsp;représente “une occasion unique de réfléchir&nbsp;à de nouveaux usages ”</strong></span></div>  &nbsp; <br />  La convergence des systèmes d’information représente enfin « <em>une occasion unique de réfléchir à de nouveaux usages</em> », note Michel Gagneux. L’élaboration d’un schéma directeur pour chaque GHT « <em>ouvre </em>[dès] <em>à présent la porte</em> » d’une réflexion propre à chaque territoire, sur les innovations technologiques et leurs applications et impacts en termes d’usage.&nbsp; Et le directeur de l’ASIP Santé d’insister : « <em>c’est le moment de tirer l’offre de santé vers le haut</em> ». Le ton est posé.&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un premier état des lieux dans l’Atlas des SIH 2017 </b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Au vu des enjeux, la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) et l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH) ont mis à profit la réalisation de l’Atlas des SIH 2017 pour effectuer un premier état des lieux de cette convergence informatique dans les GHT<sup>2</sup>.&nbsp;Dévoilé le 17 mai dernier à l’occasion de la Paris Healthcare Week, le document a sondé l’état d’avancement des différents chantiers, à partir des informations fournies par un échantillon de GHT répondants. L’Atlas a défini plusieurs indicateurs de suivi, qu’un total de 83 GHT, soit 61% des groupements créés, ont renseigné à des degrés de complétude divers. Ces indicateurs&nbsp;recouvrent, notamment, la réalisation d’un état des lieux des SIH composant le groupement, la définition d’une stratégie de convergence, la rédaction d’un schéma directeur des systèmes d’information, la mise en place d’une direction des systèmes d’information (DSI) commune, ou encore la convergence des processus SI, principalement sur le champ de la sécurité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Avancement et pilotage de projets de convergence : des travaux bien engagés</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21011104-24229578.jpg?v=1521626502" alt="GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?" title="GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Ainsi, en ce qui concerne l’état des lieux des SIH selon différents axes de diagnostic (applications informatiques, socle technique et fonctionnel, marchés en cours, ressources humaines), sur les 67 GHT répondants, 90% s’y étaient déjà engagés et près de 40% avaient même mené le chantier à terme. La validation de la stratégie de convergence du SI à l’échelle du GHT, préalable indispensable à la définition du SDSI, a mobilisé 56 répondants. 60% étaient en cours d’élaboration de leur trajectoire de convergence, et plus de 10% l’avaient finalisé et validée en comité stratégique. « <em>L’avancement de cette étape est donc bien engagé pour la majorité des répondants</em> », ont noté les auteurs de l’Atlas. La validation du SDSI a pour sa part été renseignée par 52 groupements. Un peu plus de la moitié ont déclaré ne pas avoir initié leur SDSI, contre 48% qui avaient engagé les travaux. 8% les avaient pour leur part finalisé. <br />  &nbsp; <br />  « <em>Il va falloir accélérer les travaux pour avoir quelque chose au 1er janvier 2018</em> », avait alors averti Caroline Le Gloan, adjointe au chef du bureau des systèmes d'information des acteurs de l'offre de soins de la DGOS qui présentait les principaux résultats de l'Atlas à la Paris Healthcare Week. Elle a cependant rappelé, à juste titre, que la stratégie de convergence devait être élaborée en lien avec le projet médical partagé du GHT. Celui-ci devait être livré au plus tard en juillet 2017. « <em>Il n'est donc pas trop étonnant d'être à ces niveaux d'avancement, mais il faudra accélérer au second semestre, une fois le projet médical partagé défini</em> », avait-elle alors souligné. Gageons que, depuis le mois de mai, les GHT ont avancé sur ce chantier précis, dont la finalisation est attendue ces prochaines semaines.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quid des ressources humaines et de la sécurité ?</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Quant à la création d’une DSI commune pour les établissements parties au GHT, plus de la moitié des 65 GHT répondants ont déclaré avoir lancé des travaux en ce sens. Ils sont même 14% à l’avoir mis en place de façon effective – «<em> une bonne nouvelle </em>» pour une première année, avait estimé Caroline Le Gloan. Le corollaire de cette DSI commune, à savoir la mise en œuvre d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour ses personnels, n’a été engagé que par un quart des 57 GHT répondants. Il s’agit là d’un point de vigilance pour la DGOS, dont la représentante a insisté sur la nécessité de «<em> continuer les efforts pour améliorer la gestion des ressources humaines</em> ». <br />  &nbsp; <br />  Enfin, en ce qui concerne la convergence des processus SI, sur les 54 GHT répondants, 70% n’avaient pas entamé de travaux sur la convergence de leur politique de sécurité des systèmes d’information (PSSI), contre près de 10% qui l’avaient déjà mis en place. Par ailleurs, la très large majorité des 53 GHT (66%) n’avaient pas non plus désigné de Responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI). Seuls 15% ont déclaré avoir achevé cette étape. La nomination d’un Correspondant Informatique et Liberté (CIL) a, pour finir, été engagée par 20% des 49 GHT répondants. <br />  &nbsp; <br />  Notons que dans le cadre du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), dont les dispositions entreront en application le 25 mai 2018, le poste de CIL devrait évoluer vers celui de DPO (« Data Privacy Officer »), fonction qui deviendra obligatoire pour les établissements de santé́ publics.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un appui opérationnel par l’ASIP Santé et l’ANAP</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Nous venons de le voir, l’atteinte de cette convergence informatique nécessite d’agir sur plusieurs fronts. Mais les GHT sont loin d’être livrés à eux-mêmes pour la mettre en œuvre dans les délais impartis. Ainsi deux agences nationales, l’ANAP<sup>3</sup> et l’ASIP Santé, proposent ensemble un dispositif d’appui opérationnel sur les systèmes d’information, dans le cadre, plus large, du dispositif d’accompagnement national piloté par la DGOS.  <div style="padding: 10px 0px; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic;"> <br />  <span style="color:#B22222;"><strong>L’ANAP et l’ASIP Santé proposent ensemble un dispositif &nbsp;d’appui opérationnel sur les systèmes d’information,&nbsp;dans le cadre du dispositif d’accompagnement national&nbsp;piloté par la DGOS</strong></span></div>   <br />  Cet appui opérationnel prévoit l’animation de comités régionaux, co-organisés deux fois par an par chaque Agence Régionale de Santé (ARS) et l’ASIP Santé, et réunissant les directeurs de systèmes d’information de GHT. Leur objectif ? Permettre aux groupements d’une même région d’échanger sur le suivi de la convergence, de partager les bonnes pratiques et de travailler sur les difficultés rencontrées. « <em>La synthèse de ces comités régionaux permettra d’ajuster progressivement les besoins d’appui au plus près des enjeux sur le terrain</em> », précise l’ASIP Santé. En complément, l’installation d’un réseau de pairs, animé par l’ANAP, vise à faciliter la diffusion des bonnes pratiques sur l’ensemble des territoires, en favorisant la proximité entre professionnels. <br />  &nbsp; <br />  Les acteurs peuvent par ailleurs consulter la documentation disponible et solliciter l’appui des agences nationales au moyen d’un guichet unique, <a class="link" href="http://www.si-ght.fr" target="_blank">www.si-ght.fr</a>, opérationnel depuis le mois de mars dernier. Ce centre de ressources propose une large collection de publications utiles pour aborder les problématiques de la convergence des systèmes d’information. L’accès libre aux documents est guidé par différents critères de recherche. Les professionnels peuvent également soumettre leurs questions et exposer leurs difficultés éventuelles via un formulaire dématérialisé. Ces éléments seront traités, selon leur nature, par l’ASIP Santé, l’ANAP, et le collège des Experts constitué en partenariat avec le Fédération Hospitalière de France (FHF).&nbsp;« <em>Les questions les plus structurantes feront l’objet de groupes de travail thématiques, ayant comme objectif d’enrichir les connaissances et d’apporter des solutions</em> », notent les agences nationales dans un communiqué. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un appel à projets de 25 millions d’euros</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21011104-24229670.jpg?v=1521626543" alt="GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?" title="GHT et Convergence des SIH : où en sommes-nous ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Enfin, le 10 octobre dernier, Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins, a annoncé le lancement prochain d’un appel à projets doté de 25 millions d’euros, sur 16 thématiques concernant les GHT. Une instruction<sup>4</sup> publiée le 6 novembre a apporté plus de précisions quant à la répartition de l'enveloppe entre les régions, les thématiques éligibles, les montants forfaitaires pour chacune de ces thématiques, le calendrier de mise en œuvre et les modalités de gestion par les ARS. « Deux axes sont identifiés […] :<em> la mise en œuvre des projets médicaux et projets de soins partagés approuvés par les ARS [et] la convergence des systèmes d'information hospitaliers </em>», détaille le document. Sont notamment éligibles l’approfondissement du schéma directeur du système d’information du GHT (thématique n°13), la mise en place d’une équipe commune chargée des systèmes d’information du GHT (thématique n°14) et la mise en place d’un socle technologique commun (thématique n°16). <br />  &nbsp;  <div style="padding: 10px 0px; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic;"><span style="color:#B22222;"><strong>“Derrière le vocabulaire&nbsp;technique et les salles de&nbsp;serveurs, le défi numérique des GHT révèle d’abord&nbsp;un enjeu politique et&nbsp;managérial”&nbsp;</strong></span></div>  &nbsp; <br />  Cet appel à projets est basé sur un financement au résultat, avec le versement de 20% de l'enveloppe au départ et les 80% restants au résultat. « <em>Chaque ARS dispose d'une enveloppe globale disponible jusqu'à fin 2018, calculée en fonction du volume d'activité des établissements publics de santé parties aux différents GHT</em> […], <em>de l'activité de recherche des CHU, des effectifs médicaux des établissements parties aux GHT dans chaque subdivision universitaire </em>», précise le texte. Les Agences Régionales de Santé sont ainsi chargées d’instruire les candidatures reçues et de sélectionner les projets qui seront accompagnés, d'en assurer le suivi et de valider le paiement des tranches supplémentaires. <br />  &nbsp; <br />  La mobilisation semble donc de mise pour faciliter l’atteinte de la convergence informatique à l’échelle des GHT. Mais les enjeux sont loin d’être seulement techniques, ainsi que le souligne fort à propos Michel Gagneux : « <em>La clé du succès de ce chantier numérique n’est pas technologique. Les GHT bâtiront un système d’information performant s’ils sont en capacité de reconstituer une communauté de santé fédérée autour d’un projet de santé auquel chacun croit. Il n’y a jamais d’urgence à choisir un logiciel, une application ou tout autre outil numérique. L’urgence ici est de trouver une communauté de pensée et une vision partagée par les différents acteurs de territoire : quelle analyse de l’état de l’offre ? Quels sont les besoins immédiats des professionnels ? Quelles sont les priorités médicales sur le territoire ? Derrière le vocabulaire technique et les salles de serveurs, le défi numérique des GHT révèle d’abord un enjeu politique et managérial </em>». <br />  &nbsp; <br />  1 - <a class="link" href="https://www.blogasipsante.fr/fiches-thematiques/ght-accelerateur-nouveaux-usages-numeriques" target="_blank">https://www.blogasipsante.fr/fiches-thematiques/ght-accelerateur-nouveaux-usages-numeriques</a>  <br />  2 - <a class="link" href="http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgos_atlas_sih_2017.pdf" target="_blank">http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgos_atlas_sih_2017.pdf</a>  <br />  3 - Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux. <br />  4 - Instruction n°DGOS/GHT/2017/310 du 6 novembre 2017 relative à l’appel à projets pour la mise en œuvre des projets médico-soignants partagés des groupements hospitaliers de territoire. <br />  À consulter sur : <a class="link" href="http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/11/cir_42737.pdf" target="_blank">http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2017/11/cir_42737.pdf</a>  <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Par Joëlle Hayek.&nbsp;</strong>Article publiée dans le numéro 39 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-39-Decembre-2017_a1285.html">&nbsp;ici</a>.</em> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/21011104-24229563.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/GHT-et-Convergence-des-SIH-ou-en-sommes-nous_a1413.html</link>
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   <title>Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas</title>
   <pubDate>Wed, 21 Mar 2018 10:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Restauration]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que se multiplient les projets de partenariats entre établissements de santé, l’ANAP1 a mis au point les outils MELOG2, pour aider les professionnels à explorer les solutions possibles et accompagner la prise de décision face aux problématiques de mutualisation, externalisation ou ré-internalisation des fonctions supports. Après MELOG-Stérilisation, disponible depuis cet été, et en attendant MELOG-Linge, l’Agence a récemment dévoilé MELOG-Repas, que nous découvrons avec Pierre Péron, manager à l’ANAP.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21010957-24229420.jpg?v=1521624958" alt="Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas" title="Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas" />
     </div>
     <div>
      ﻿<strong>L’appui à la mise en œuvre des coopérations inter-hospitalières est un axe stratégique majeur pour l’ANAP, qui y a consacré de nombreuses publications. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  <strong>Pierre Péron :</strong> Ces coopérations représentent en effet un véritable levier de performance qui fait écho au cœur de métier de l’ANAP. L’Agence a donc mis au point différents outils pour accompagner leur mise en œuvre, soit de façon transversale, soit par métier. Les outils MELOG s’inscrivent dans la continuité de cette démarche, en se penchant plus particulièrement sur trois fonctions logistiques fondamentales pour assurer la continuité de l’activité hospitalière et médico-sociale : la stérilisation, la restauration et la blanchisserie. Leur objectif ? Permettre aux établissements de choisir les organisations les plus performantes, à la fois en termes de service rendu aux patients (qualité et sécurité de la prise en charge), de performance sociale (amélioration des conditions de travail du personnel) et de performance médico-économique (efficience des actions permettant une juste allocation des ressources hospitalières). <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les fonctions logistiques retenues pour MELOG se prêtent bien à la mutualisation. Quelle est aujourd’hui la situation sur le terrain ?</strong> <br />  Poids lourds des fonctions supports, la blanchisserie et la restauration n’abordent pas le concept de mutualisation de la même manière. Si, en blanchisserie, les coopérations sont anciennes, elles sont plus récentes en restauration, puisque le repas est considéré comme un soin à part entière. Et elles sont très rares en stérilisation, du moins en France : cette activité, qui intervient à la périphérie des soins, engage la responsabilité individuelle du pharmacien. Ce sont donc trois métiers où les pratiques, les cultures, et l’offre disponible sur le marché divergent. Mais ce sont aussi autant de contextes qui peuvent contribuer à améliorer la performance des établissements de santé. C’est pourquoi MELOG se décline en trois formats, MELOG-Stérilisation, MELOG-Repas et MELOG-Linge. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Penchons-nous plus particulièrement sur MELOG-Repas. Comment cet outil a-t-il été développé ?</strong> <br />  Nous nous sommes dès le départ appuyés sur l’Union Des Ingénieurs Hospitaliers en Restauration (UDIHR). Il s’agit là d’une méthodologie classique pour l’ANAP, qui fait systématiquement appel aux acteurs de terrain pour élaborer ses productions. Le groupe de travail a également associé des représentants d’établissements publics, privés et ESPIC, à la fois sur le champ sanitaire et médico-social, mais aussi des représentants des opérateurs économiques (sociétés de restauration, équipementiers, …) et des métiers concernés : responsables d’unités de production, ingénieurs en restauration, ainsi que des bénéficiaires du service tels que les cadres de santé, les directeurs d’établissements et les représentants des usagers. Ces travaux, animés avec l’aide d’une société de conseil, ont servi de base à nos équipes informatiques pour les développements techniques. Les trois volets de MELOG ont d’ailleurs la même architecture d’ensemble, offrent les mêmes fonctionnalités, et sont adaptés à chaque métier. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21010957-24229421.jpg?v=1521624987" alt="Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas" title="Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas" />
     </div>
     <div>
      <strong>Justement, quelles sont ces fonctionnalités ?</strong> <br />  Les outils MELOG ne sont pas des outils « expert », au sens où ils ne proposent aucune solution d’organisation territoriale ni n’effectuent de calculs tendanciels ou prédictifs. Parfaitement neutres, ils constituent un moyen au service d’un projet de transformation des organisations s’inscrivant dans une dynamique territoriale. Les hypothèses d’organisation et le choix des performances à atteindre sont à l’initiative des utilisateurs, qui ont la main sur les données d’entrée et de sortie. Ils doivent décrire la situation initiale, puis réfléchir aux organisations futures et identifier leurs effets sur les ressources et les structures. Ils peuvent ensuite s’appuyer sur MELOG pour établir et consolider le bilan de l’existant, puis simuler les impacts des nouveaux objectifs de performance. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les outils MELOG s’articulent autour de trois séquences. Pouvez-vous nous les décrire ?</strong> <br />  Nous proposons en effet une exploration en trois étapes : le Diagnostic Initial (DI), le Scénario Zéro (SZ), et les Scénarios Alternatifs (SA). Les utilisateurs sont invités, dans un premier temps, à dresser le bilan des situations existantes dans chaque établissement ou sur chaque site : qualité du service rendu, conditions de travail, performance médico-économique, adéquation avec les exigences règlementaires, performance des équipements, maturité organisationnelle, volume et typologie des activités, etc. Mais ce diagnostic initial ne permet pas toujours d’effectuer des comparaisons pertinentes entre les différents partenaires d’un projet : de grandes disparités peuvent exister, notamment en matière de niveau de service. D’où justement la deuxième étape, celle du scénario zéro. Objet d’un travail collectif, il est centré sur les objectifs que les partenaires veulent atteindre ensemble. Cette réflexion impose à chacun d’identifier les actions à mener et les moyens à mettre en œuvre pour combler l’écart entre sa situation initiale et les objectifs poursuivis – ce qui facilite la comparaison entre établissements. L’approche partagée des objectifs de performance peut alors être menée avec plus de pertinence. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Troisième étape, les scénarios alternatifs. Quelle est la finalité de cette séquence ?</strong> <br />  Il s’agit de mener une réflexion plus approfondie, en étudiant d’autres possibilités organisationnelles qui permettraient d’atteindre l’objectif de performance commun. Le choix est en effet vaste, allant de la concentration des moyens de production à la spécialisation des sites sur des segments de processus, en passant par la répartition des volumes de production en fonction des capacités, l’externalisation totale ou partielle à des opérateurs économiques tiers, ou la combinaison de ces possibilités. Il faut donc explorer ces différentes hypothèses, connaître leur impact sur chaque établissement et mesurer leurs effets sur la performance collective, à partir d’indicateurs robustes, structurés et multidimensionnels. La séquence « SA » permet de mieux comprendre les conséquences des différentes possibilités organisationnelles afin de choisir celle qui sera la plus pertinente pour améliorer à la fois le service rendu, les conditions de travail et l’efficience d’ensemble. Les outils MELOG se positionnent à ce titre comme de véritables outils d’aide à la décision, qui peuvent couvrir différents cas d’usage – mutualisation, externalisation, ré-internalisation, dans le cadre d’un projet de collaboration inter-établissements ou à l’échelle locale. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/21010957-24229424.jpg?v=1521625031" alt="Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas" title="Aide à la décision : l’ANAP présente MELOG-Repas" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelles sont aujourd'hui les problématiques soulevées par la mutualisation de la fonction repas ?</strong> <br />  Le principal écueil, qui concerne autant la fonction repas que les autres fonctions supports, est de s’en remettre à la mutualisation pour résoudre des problèmes préexistants. Or aucune solution n’en viendra à bout si les acteurs n’ont pas communiqué en amont, pour décloisonner leurs organisations et remettre en question leurs processus. L’autre écueil classique est de considérer la mutualisation, l’externalisation ou la ré-internalisation comme une solution a priori unique, sans étudier d’autres hypothèses comme la combinaison des différentes possibilités. D’où justement l’intérêt de l’approche en trois séquences, qui permet d’acquérir une nouvelle culture projet placée sous le signe du pragmatisme. Il faut, enfin, faire attention à ce que le projet de mutualisation ne dégrade pas le niveau de service. Il peut ainsi être tentant, pour un Groupement Hospitalier de Territoire, de centraliser la production culinaire au sein de l’établissement sanitaire support afin de réduire les coûts de production à l’unité. Mais quid de l’EHPAD dont l’unité de production culinaire offre un niveau de service plus adapté aux besoins des résidents ? La centralisation de la production dans l’établissement support, dont les patients ne présentent pas le même profil, ne risquerait-elle pas d’affaiblir la qualité de service au sein de cet EHPAD, avec de possibles conséquences sur la dénutrition des résidents ? Il est ici nécessaire de s’affranchir de tout dogmatisme pour retenir l’organisation la plus pertinente. C’est pourquoi les outils MELOG sont neutres, et intègrent de nombreux indicateurs afin de simuler les impacts d’une variété de scénarios. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quelles perspectives pour MELOG-Repas ?</strong> <br />  L’outil est aujourd’hui testé par des établissements volontaires, ce qui nous permettra de le faire évoluer en fonction des premiers retours. Un pilote similaire a été mis en œuvre pour MELOG-Stérilisation. Des actions d’information, d’aide à la prise en main et des études de cas devraient par ailleurs être mises en place en 2018 pour accompagner le déploiement des outils MELOG, dont la vocation est avant tout pédagogique : il s’agit de favoriser l’acquisition d’une culture projet rigoureuse, portée de manière partagée et menée en lien avec des indicateurs factuels. <br />  &nbsp; <br />  1 - Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux. <br />  2 - Mutualisation-externalisation logistique. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Par Joëlle Hayek.&nbsp;</strong>Interview publiée dans le numéro 39 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-39-Decembre-2017_a1285.html">&nbsp;ici</a>.</em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Attractivité : le CH du Mans occupe le haut du palmarès</title>
   <pubDate>Tue, 20 Mar 2018 14:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
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   Avec ses 1 693 lits et places, ses 23 salles d’opérations, ses 562 professionnels médicaux et ses 2 687 soignants, le Centre Hospitalier du Mans est l’un des plus grands hôpitaux non universitaires de France. Offrant une large palette de spécialités tout en étant en pointe sur la recherche clinique, cet établissement désormais support du GHT de la Sarthe fait la course en tête en matière d’attractivité auprès des jeunes médecins. Souhaitant en savoir plus, Hospitalia a rencontré Diane Petter, Directrice Générale Adjointe, et Véronique Jean, Directrice des Affaires Médicales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/20989905-24218590.jpg?v=1521554101" alt="Attractivité : le CH du Mans occupe le haut du palmarès" title="Attractivité : le CH du Mans occupe le haut du palmarès" />
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      <div style="text-align: justify;"><strong>﻿Comment le CH du Mans a-t-il entrepris de développer son attractivité auprès des jeunes médecins ? <br />  Diane Petter :</strong> Nous avons travaillé sur plusieurs axes, notamment l’internat, qui représente à notre sens le premier point d’accroche en termes d’attractivité. Nous sommes donc attentifs à ce que nos internes se sentent bien accueillis, et qu’ils soient étroitement accompagnés par le corps médical et administratif tout au long de leur stage. Une réunion d’accueil est par exemple organisée chaque semestre, ce qui permet d’offrir aux nouveaux arrivants un moment d’échange privilégié avec le Président de la Commission Médicale d’Établissement (CME), les praticiens hospitaliers, les urgentistes et les pharmaciens. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Véronique Jean :</strong> Nous avons par ailleurs édité un livret d’accueil, afin de présenter aux internes la vie institutionnelle et leur expliquer le fonctionnement de l’hôpital public. Nous nous sommes en effet rendu compte que de nombreux étudiants ne connaissaient pas les spécificités de l’hôpital public, par exemple en termes d’options statutaires. Chaque semestre, nous réactualisons en outre le livret d’enseignement en lien avec la maquette du troisième cycle, et y intégrons des cours complémentaires donnés par nos praticiens. Nous sommes enfin particulièrement sensibles à la notion de tutorat. Les 13 internes accueillis dans le service d’urgence sont par exemple encadrés par 4 référents, tandis que la quarantaine d’externes que nous accueillons depuis peu sont systématiquement positionnés dans les services formant également des internes.</div>  
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/20989905-24218596.jpg?v=1521554201" alt="Attractivité : le CH du Mans occupe le haut du palmarès" title="Attractivité : le CH du Mans occupe le haut du palmarès" />
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      <div style="text-align: justify;"><strong>Cet encadrement renforcé est notamment possible grâce à la taille humaine du CH du Mans. <br />  Diane Petter :</strong> La taille de l’établissement est en effet optimale pour faciliter le suivi des étudiants et leur permettre d’accéder plus aisément aux patients – ce qui est essentiel pour leur assurer une formation de qualité, particulièrement en chirurgie. La qualité de vie des internes représente un autre axe de travail majeur : 128 internes sont actuellement logés par le CH, qui a réhabilité les logements existants et loué plusieurs autres logements à proximité de l’hôpital. La conjonction de tous ces facteurs semble porter ses fruits, puisque nous accueillons aujourd’hui 153 internes, contre 90 il y a seulement 5 ans. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Véronique Jean :</strong> Notre politique de compagnonnage permet par ailleurs de fidéliser les internes, de plus en plus nombreux à choisir le CH du Mans pour leur post-internat, leur assistanat, voire pour exercer en tant que praticiens hospitaliers. Nous entretenons à ce titre des liens étroits avec le CHU, afin que nos jeunes médecins puissent enrichir leur formation tout en gardant un pied dans notre établissement. Nous sommes également attentifs à offrir des formations de qualité en post-internat, et sensibilisons tôt les internes aux options existantes en lien avec les centres de recherche cliniques, afin qu’ils puissent rapidement se projeter vers l’avenir et construire des projets solides. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’implication de vos praticiens joue donc un rôle majeur pour attirer les jeunes médecins. Comment avez-vous obtenu leur adhésion ? <br />  Diane Petter :</strong> Confrontés à un taux d’inadéquation croissant entre le nombre de postes disponibles et celui des internes, les chefs de service ont pris conscience d’eux-mêmes que la qualité de la formation était essentielle pour assurer le renouvellement des générations. Ils savent également qu’un interne qui a su trouver sa place au sein d’une équipe déjà construite sera plus enclin à y poursuivre son parcours professionnel. Il n’a donc pas été nécessaire de mener campagne ; nos médecins sont au fait des enjeux et s’impliquent en ce sens. D’autant que, au-delà du seul CH du Mans, les problèmes de démographie médicale concernent tout le département de la Sarthe, ce qui rend d’autant plus essentielle la vigilance de tous pour que les plus jeunes bénéficient d’un encadrement adéquat, en lien avec une formation de qualité et un accompagnement plus globalement pensé sous le prisme médico-administratif. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Véronique Jean :</strong> Celui-ci couvre d’ailleurs le parcours professionnel dans son intégralité. Les&nbsp;directions hospitalières sont impliquées dès la première réunion d’accueil des internes, pour leur présenter les différents modes d’exercice possible. Elles sont ensuite à l’écoute des jeunes médecins lors des recrutements sur les postes de praticiens hospitaliers : nous préférons en effet privilégier les compétences, et n’hésitons pas à proposer, au besoin, un exercice mixte, notamment pour les disciplines fortement concurrencées par le secteur privé (ophtalmologie, radiologie, …) – ce qui participe d’ailleurs à la construction de filières transversales entre la ville et l’hôpital. Elles sont, enfin, présentes auprès des chefs de services. Nos 44 chefs de service sont par exemple conviés, une fois par an, à un déjeuner suivi d’un atelier notamment consacré aux problématiques de management : identification des risques liés au facteur humain, amélioration de la communication au sein des équipes médicales, etc. L’autorité du chef de service est en effet non pas hiérarchique mais organisationnelle ; or cette dimension managériale n’est pas abordée lors des études de médecine. Aussi nous a-t-il semblé important de leur donner les outils nécessaires à la réussite de leur mission. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Avez-vous d’autres projets pour améliorer toujours plus l’attractivité du CH du Mans ? <br />  Diane Petter : </strong>D’autres initiatives permettent en effet de poursuivre et de consolider les actions déjà menées. Émanation de la CME, une Commission de la Vie Hospitalière se penche actuellement sur la qualité de la vie au travail, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle et, plus généralement, les conditions d’exercices au sein de l’établissement. Elle est complétée par une Commission de l’Attractivité, créée à l’initiative du Directeur Général et qui se focalise sur ces enjeux en lien étroits avec les jeunes médecins ; ceux-ci sont encouragés à être force de proposition afin de valoriser toujours mieux les réalisations du CH et améliorer la visibilité de notre politique d’attractivité. Ces travaux sont également suivis par les collectivités territoriales, et plus particulièrement la Ville du Mans qui estime, à juste titre, qu’un Centre Hospitalier attractif représente un atout majeur. <br />   <br />  <em style="color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;"><strong>Par Joëlle Hayek.</strong>&nbsp;Interview publiée dans le numéro 39 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-39-Decembre-2017_a1285.html">&nbsp;ici</a>.</em> <br />   <br />  &nbsp;</div>  
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