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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »</title>
   <pubDate>Mon, 19 May 2025 12:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Entre tensions sur les ressources humaines, évolution des pratiques professionnelles, nouvelles attentes sociétales et impératifs de durabilité, les enjeux liés à la prévention du risque infectieux se complexifient. À l’approche du congrès annuel de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), Hospitalia a souhaité faire le point avec le Professeur Jean-Winoc Decousser (hôpital Henri Mondor, AP-HP), membre du Conseil d’administration et du Conseil scientifique de la société savante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507035-62680879.jpg?v=1747077317" alt="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" title="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" />
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      <strong>Quels vous semblent être les principaux enjeux en matière de prévention des infections associées aux soins (IAS) à l’hôpital&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong>Pr Jean-Winoc Decousser&nbsp;:&nbsp;</strong>Deux grands défis nous mobilisent aujourd’hui : d’une part, les tensions croissantes sur les ressources, qui affectent l’ensemble du système de santé&nbsp;; d’autre part, l’impact environnemental de nos pratiques, qui nous pousse à réinterroger certains paradigmes. Je commencerai par le premier point. Les difficultés actuelles d’accès aux soins entraînent des prises en charge souvent tardives, avec des pathologies plus complexes, des durées d’hospitalisation allongées… autant de facteurs qui augmentent mécaniquement le risque d’IAS. Parallèlement, le manque de personnel soignant complique l’application rigoureuse des bonnes pratiques en matière de prévention, parfois perçues comme une contrainte supplémentaire dans un quotidien déjà surchargé. La volonté de bien faire est là chez l’immense majorité des soignants, mais encore faut-il leur en donner les moyens. Il est crucial que les pouvoirs publics prennent pleinement conscience qu’investir dans la prévention des IAS revient, à terme, à soulager la pression sur notre système de santé.&nbsp;C’est un enjeu à la fois éthique et économique, en raison des conséquences des IAS pour les patients et de leur coût considérable pour la collectivité. <br />   <br />  <strong>Peut-on dire que les précautions d’hygiène sont aujourd’hui perçues comme secondaires par les professionnels de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Pas exactement, mais il faut reconnaître que le contexte actuel complique leur mise en œuvre. Quand les équipes sont en sous-effectif, il devient illusoire de leur demander d’être partout à la fois. On observe aussi une certaine lassitude : les exigences s’accumulent, sans que les moyens suivent.&nbsp;Or, la prévention et le contrôle des infections (PCI) ne relèvent pas uniquement de protocoles techniques&nbsp;–&nbsp;ils ont aussi une forte dimension psychologique et sociale, souvent négligée. L’exemple de la vaccination est éclairant à cet égard. L’adhésion des soignants à la vaccination antigrippale, déjà historiquement limitée, tend à baisser encore lors des crises économiques ou sociales. Cela est d’autant plus regrettable que la vaccination reste un levier majeur de prévention. <br />   <br />  <strong>Vous l’avez mentionné, l’autre grand enjeu concerne l’impact environnemental de la PCI. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le changement climatique et les effets environnementaux des activités humaines suscitent aujourd’hui une prise de conscience croissante en matière de développement durable. Les établissements de santé n’échappent pas à cette dynamique et sont de plus en plus nombreux à engager une réflexion sur leur responsabilité sociale et environnementale (RSE). Cela les conduit à repenser un certain nombre de pratiques. Mais attention&nbsp;: toutes les actions à visée écologique ne sont pas nécessairement compatibles avec les exigences de la PCI.&nbsp;Une mesure bénéfique pour l’environnement peut, si elle est mal pensée, compromettre la sécurité des soins. <br />   <br />  <strong>Par exemple&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Certaines orientations vont dans le bon sens sur tous les plans : privilégier les traitements administrés par voie orale plutôt qu’intraveineuse, par exemple, permet non seulement de réduire l’empreinte écologique, mais aussi de limiter les risques d’IAS. À l’inverse, abaisser la température des réseaux d’eau pour réduire la consommation énergétique peut accroître le risque de prolifération des légionelles&nbsp;–&nbsp;un compromis dangereux en matière de santé publique. Des solutions existent cependant, comme l’optimisation des purges des réseaux, qui permettent de réduire la consommation d’eau et d’énergie tout en limitant d’éventuels dommages collatéraux.&nbsp;En somme, toute démarche environnementale dans le champ de la PCI doit être pensée en étroite collaboration avec les hygiénistes. C’est la seule manière d’avancer de façon éclairée, sans compromettre la sécurité des soins.
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507035-62680880.jpg?v=1747077260" alt="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" title="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" />
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      <strong>Vous évoquiez plus haut la nécessité de remettre en question certains paradigmes…&nbsp;</strong> <br />   <br />  La réutilisation de dispositifs à usage unique est ici un exemple éloquent. Les expérimentations en cours nécessitent toutefois de nombreux ajustements avant d’envisager un déploiement à grande échelle. Mais l’idée même de remettre en question ce qui semblait jusqu’ici intangible illustre bien l’essence de la démarche scientifique : interroger, tester, faire évoluer les pratiques à mesure que les connaissances progressent. Ce processus n’est pas toujours aisé, car certaines habitudes sont profondément ancrées. Il faut faire preuve de fermeté lorsque les preuves scientifiques sont solides pour maintenir l’existant, mais aussi rester ouvert à l’évolution, tant des savoirs que des réalités de terrain, et mobiliser tous les leviers à notre disposition.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La formation de tous les professionnels de santé&nbsp;joue ici un rôle majeur. Comment relever le défi&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les tensions sur les effectifs soignants compliquent évidemment la donne. Heureusement, de nouvelles approches pédagogiques se développent, à l’instar des webinaires organisés par le JePPRI – la commission des jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux de la SF2H –, qui constituent une alternative efficace aux formations classiques en présentiel. Nous misons également sur des outils plus interactifs et ludiques, tels que les jeux sérieux, ou des dispositifs immersifs comme la «&nbsp;chambre des erreurs&nbsp;». Ces formats permettent non seulement de toucher un public plus large, mais aussi de mieux adapter les messages à certains métiers auprès desquels ils étaient parfois peu entendus. C’est notamment le cas des aides-soignants. Notre société savante, historiquement fondée sur une collaboration étroite entre médecins et infirmiers, gagnerait sans doute à mieux les intégrer. Car la prévention du risque infectieux est l’affaire de tous, à tous les niveaux du soin. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour finir, sur le prochain congrès national de la SF2H, qui se tiendra du 4 au 6 juin à Marseille&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Particulièrement riche, l’édition 2025 mettra l’accent sur le partage d’expérience, avec plus de 1 700 participants et plus de 80 partenaires industriels attendus.&nbsp;L’intérêt scientifique est également en nette progression&nbsp;: nous avons reçu 380 soumissions d’abstracts cette année, contre 320 en 2024. Le programme s’articulera autour de quatre grandes thématiques&nbsp;: la prévention du risque infectieux chez le nouveau-né et la personne âgée, deux populations particulièrement vulnérables ; la prévention des infections du site opératoire, avec un point sur les nouvelles recommandations ; les soins écoresponsables, un sujet en plein essor mais qui nécessite, comme nous l’avons vu, une réelle réflexion sur la balance bénéfice-risque ; et enfin, la tuberculose, toujours d’actualité, en lien avec les infectiologues. Six prix seront également décernés pour récompenser les meilleures contributions, qu’elles soient médicales ou paramédicales. Une bourse de recherche en soins paramédicaux viendra également encourager l’innovation dans ce domaine. Ce congrès s’annonce, une fois encore, comme un rendez-vous incontournable pour faire avancer la prévention du risque infectieux et renforcer la dynamique collective autour de la PCI. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507035-62680887.jpg?v=1747077318" alt="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" title="Pr Jean-Winoc Decousser : « Il faut rester ouvert à l’évolution des savoirs et des réalités de terrain »" />
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      <strong><em>Trois questions au Dr Pierre Parneix, président de la SF2H.</em></strong> <br />   <br />  <strong>Vous avez présidé la SF2H entre 2015 et 2019, puis à nouveau à partir de 2021. Quels ont été, selon vous, les moments forts de ce second mandat ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Pierre Parneix&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celui-ci a été marqué par plusieurs temps forts. Je retiens d’abord la révision du&nbsp;<em>Guide de prévention de la transmission par voie respiratoire</em>, publiée en octobre 2024. Tirant les enseignements de la crise Covid, elle dépasse l’opposition classique « air vs gouttelettes » pour affirmer l’importance de la qualité de l’air intérieur comme levier majeur de prévention. Autre étape essentielle&nbsp;: la création du JePPRi, notre commission des jeunes professionnels. Leur engagement renforce notre dynamisme et donne une nouvelle visibilité à notre spécialité. Avec 1 223 adhérents en 2024, la SF2H atteint un record, reflet d’une dynamique positive appelée à se poursuivre. <br />   <br />  <strong>Et le congrès ?</strong> <br />   <br />  Il s’impose plus que jamais comme le rendez-vous phare de l’année. La richesse du programme scientifique, alliée à une forte implication de nos partenaires industriels, en fait un lieu d’échanges et d’innovations. L’édition 2025 s’annonce particulièrement prometteuse, avec une exposition technique complète et un focus sur la vaccination, sujet central sur lequel la SF2H souhaite fournir une information fiable et pédagogique pour soutenir le terrain. <br />   <br />  <strong>Vous êtes également responsable du CPias Nouvelle-Aquitaine. Quels sont vos axes de travail ?</strong> <br />   <br />  Plusieurs problématiques mobilisent aujourd’hui l’ensemble des CPias, à commencer par l’arrivée de&nbsp;<em>Candida auris</em>. Concernant spécifiquement le CPias Nouvelle-Aquitaine, nous travaillons notamment sur la prévention et la prise en charge des infections par voies veineuses périphériques, avec la diffusion d’outils concrets et des partenariats renforcés avec les CRAtb, les Centres régionaux en antibiothérapie. L’enjeu, aujourd’hui, est d’accélérer la prise en charge des patients. Malgré les progrès techniques, des failles de communication persistent&nbsp;: des informations essentielles ne sont parfois pas transmises à la bonne personne, au bon moment. Ce point constitue un axe d’amélioration majeur, qui dépasse le champ de notre spécialité, mais sur lequel il est crucial d’agir.
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Pr-Jean-Winoc-Decousser-Il-faut-rester-ouvert-a-l-evolution-des-savoirs-et-des-realites-de-terrain_a4533.html</link>
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   <title>COPERMIC, une commission dédiée à la microbiologie de l’environnement</title>
   <pubDate>Wed, 06 Mar 2024 16:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Hygiène]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Parce que « la maîtrise du risque infectieux lié à l’environnement constitue l’une des missions des hygiénistes », la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) s’est dotée, fin 2023, d’une nouvelle commission permanente en microbiologie de l’environnement. Dite « COPERMIC », celle-ci « a vocation à être pragmatique, proche des besoins du terrain », comme nous l’explique le Pr Jean-Winoc Decousser, biologiste-hygiéniste, responsable de l’Équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière (EOH) des Hôpitaux Universitaires Henri Mondor de Créteil, et pilote de la commission COPERMIC.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78503500-56969239.jpg?v=1709741721" alt="COPERMIC, une commission dédiée à la microbiologie de l’environnement" title="COPERMIC, une commission dédiée à la microbiologie de l’environnement" />
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      <strong>Pourquoi avoir créé cette nouvelle commission permanente&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Jean-Winoc Decousser&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’une des forces de l’hygiène hospitalière réside dans la multiplicité des parcours y menant. De nombreux hygiénistes, dont moi-même, sont par exemple issus d’une formation en microbiologie. Mais beaucoup d’autres n’en sont pas spécialistes. Pourtant, la maîtrise du risque infectieux lié à l’environnement constitue l’une de nos missions, et peut d’ailleurs être particulièrement chronophage. COPERMIC a été créée pour justement répondre auxquestions en lien avec cette thématique, mais aussi pour apporter, ponctuellement, des éclairages sur un sujet précis. Il ne s’agit pas de rendre un avis scientifique, qui nécessite parfois plusieurs années de travail, mais bien de permettre à chacun de se positionner de façon pragmatique lorsqu’il est face à certaines interrogations, et qu’il n’existe pas de recommandation tranchée.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous donner quelques exemples&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Notre commission&nbsp;a vocation à être pragmatique, proche des besoins du terrain, quels que soient la taille de l’établissement concerné, ou le profil de ses experts en hygiène hospitalière. Plus concrètement,&nbsp;nous entendons&nbsp;limiter le temps passé sur les problématiques liées à l’hygiène de l’environnement&nbsp;car, bien que celles-ci soient un facteur d’infection associée au soin, elles n’en représentent pas, pour autant, la cause principale. Les enquêtes nationales de prévalence menées ces dernières années le montrent bien&nbsp;: les principaux germes, tels que&nbsp;<em>Staphylococcus aureus</em>&nbsp;ou&nbsp;<em>Escherichia coli,</em>&nbsp;sont le plus souvent d’origine endogène. Si l’environnement est un paramètre non négligeable, la présence d’un seul infirmier de nuit pour 18 patients hospitalisés en chirurgie, ou 15 patients se côtoyant plusieurs heures sur des brancards aux urgences, sont des situations beaucoup plus problématiques. Faire de la microbiologie de l'environnement, c'est donc, aussi, connaître ses limites.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel est le mode de fonctionnement de COPERMIC ?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  Officiellement lancée fin 2023, cette commission regroupe huit professionnels de l’hygiène en milieu hospitalier, aussi bien <a class="link" href="https://www.sf2h.net/commissions/microbiologie-de-lenvironnement.html" target="_blank">des médecins biologistes que des cadres de santé ou des techniciens biohygiénistes</a>. Cette variété de profils nous a semblé nécessaire pour apporter des réponses pragmatiques aux points qui pourraient être soulevés. Un questionnaire a d’ailleurs été déjà envoyé aux adhérents de la SF2H, afin qu’ils puissent nous soumettre leurs interrogations, et une Foire aux questions devrait prochainement voir le jour sur le site de la société savante. De manière plus concrète, lorsqu’une question nous est posée, nous y répondons rapidement, en fournissant, lorsqu’ils existent, les supports documentaires associés. Dans le cas contraire, nous prévoyons de rédiger quelques avis, notamment basés sur des échanges avec des professionnels s’étant déjà penchés sur le sujet. Ces travaux nécessiteront un peu plus de temps, mais ils nous permettront de nous positionner sur des problématiques spécifiques qui n’auront pas été tranchées dans la littérature.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez le questionnaire transmis aux adhérents de la SF2H. Quelles thématiques en sont ressorties&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce document était orienté sur des problématiques très actuelles, notamment la contamination environnementale par des bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe), la contamination microbiologique des siphons, le développement durable et, plus largement, la prévention du risque infectieux lié à l'eau. Nos premiers travaux porteront donc sur ces sujets, mais seront aussi couplés à des enjeux récurrents apparus dans les réponses au questionnaire&nbsp;: la gestion de l’eau, de l’air et des surfaces, et par exemple la fréquence de réalisation de certaines analyses.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourquoi avoir plus particulièrement souhaité traiter le problème de la contamination des siphons&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Car les questions qu’elle soulève sont nombreuses&nbsp;: quand prélever et comment&nbsp;? Comment interpréter les résultats&nbsp;? Quel traitement préventif ou curatif mettre en œuvre&nbsp;?... Ces interrogations sont fréquentes, puisque les siphons ne sont pas des lieux anodins&nbsp;: ils hébergent souvent des BHRe et jouent un rôle dans les contaminations croisées. Pourtant, la littérature ne tranche pas sur les protocoles de prélèvement et de décontamination. Nous souhaitons donc mener ici des travaux pour, à l’image de ce que j’évoquais plus haut, faire un point sur les recommandations existantes et émettre un avis pratique. Nous avons, pour cela, prévu plusieurs rencontres avec des hygiénistes s’étant déjà intéressés au sujet pour tenter, ensemble, d’apporter des éclaircissements concrets, et intelligibles pour tous les professionnels de l’hygiène hospitalière, quel que soit leur profil. <br />   <br />  <strong>Vous avez aussi mentionné le développement durable. Comment comptez-vous traiter cette question&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le développement durable est un enjeu présent dans tous les esprits, notamment lorsque l’on s’intéresse à l’hygiène de l’eau et de l’environnement. Ainsi, nous avons dernièrement été confrontés à une question portant sur l’utilisation des dosettes d'eau stérile pour la détersion cutanée au bloc opératoire, et à la possibilité de les remplacer par de l'eau filtrée. L’idée peut sembler bonne sur le plan écologique, mais elle présente un risque non négligeable&nbsp;: l’eau filtrée n’est pas forcément contrôlée, d’autant qu’elle nécessite l’utilisation d’un récipient annexe. Comme le préconise la SF2H, la solution pourrait simplement résider dans l’arrêt de la détersion systématique au bloc opératoire, au profit d’une douche préopératoire réalisée au plus près de l’intervention, et d’une désinfection cutanée extrêmement rigoureuse en salle de bloc opératoire. Mais ce n’est là qu’un exemple parmi d’autres, les questions autour du développement durable sont larges, et vont de l’utilisation de l’eau de javel au gaspillage d’eau lors des purges, en passant par la réduction des articles en plastique.&nbsp;Pour l’hygiéniste, le développement durable est&nbsp;d’ailleurs&nbsp;un défi quotidien, puisqu’il faut l’intégrer dans les pratiques sans pour autant augmenter le risque infectieux. D’où la nécessité d’accentuer la prévention car, rappelons-le, ce qui reste le plus coûteux en terme écologique, c’est l’infection et son traitement.  <div>  <div id="ftn1"> <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #64, édition de février 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-64-Quelle-dynamique-pour-promouvoir-la-transformation-numerique_a4035.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  </div>  
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