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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-16T08:52:54+02:00</dc:date>
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   <title>EHDS : le forum de réflexion européen TEHDAS rend ses recommandations à la Commission européenne sur la construction de l’Espace européen des données de santé</title>
   <pubDate>Mon, 11 Sep 2023 13:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’action conjointe "Vers un espace européen des données de santé" (TEHDaS), pour laquelle le Health Data Hub a coordonné les contributions françaises, est arrivée à son terme le 31 juillet 2023. Ses travaux ont permis de formuler des recommandations sur ce que pourrait être l’Espace européen des données de santé (EHDS), notamment en termes de gouvernance, d'interopérabilité et d’infrastructure technique. Ils ont également permis de confirmer le soutien des citoyens à la réutilisation des données de santé. Les travaux sur l’EHDS se poursuivent avec le projet HealthData@EU pilot, coordonné par le Health Data Hub.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/75151138-52582714.jpg?v=1694432322" alt="EHDS : le forum de réflexion européen TEHDAS rend ses recommandations à la Commission européenne sur la construction de l’Espace européen des données de santé" title="EHDS : le forum de réflexion européen TEHDAS rend ses recommandations à la Commission européenne sur la construction de l’Espace européen des données de santé" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>Lancée en février 2021, l’action conjointe "Vers un espace européen des données de santé" (TEHDaS), mobilisant 25 pays européens, et ayant pour objectif de faciliter le partage transfrontalier de données de santé pour la recherche et l’innovation dans le cadre du futur Espace européen des données de santé (EHDS), est arrivée à son terme le 31 juillet 2023. En France, le Health Data Hub a travaillé aux côtés de 5 entités affiliées : l’ANS, l’INSERM, les Hospices Civils de Lyon (HCL) et les universités Aix-Marseille et l’Université Toulouse III-Paul Sabatier. <br />   <br />  En deux ans et demi, TEHDaS a identifié des options et formulé des recommandations sur la mise en œuvre de l’Espace européen des données de santé dans le cadre de l’utilisation secondaire.&nbsp;<strong>Tehdas recommande de veiller à une répartition claire des rôles et responsabilités des détenteurs de données et organismes responsables de l’accès aux données de santé.</strong> <br />   <br />  Malgré les efforts réalisés dans certains pays pour faciliter l’utilisation secondaire des données de santé, des obstacles persistent. En ce qui concerne les projets transfrontaliers, les processus d'autorisation nationaux non harmonisés et largement non coordonnés restent un frein important. <br />   <br />  En clarifiant, rationalisant et simplifiant les étapes d'accès aux données de santé dans tous les États membres de l'Union européenne, l’EHDS pourrait faciliter la réutilisation des données de santé au niveau européen. Pour y parvenir, les travaux de TEHDaS ont souligné l’importance d’une répartition claire des rôles et responsabilités incombant aux différents acteurs au niveau national : détenteurs de données, organismes responsables de l’accès aux données, et coordinateur d’organismes d’accès aux données.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des recommandations pour améliorer l'interopérabilité au sein de l’EHDS</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div>Les normes d'interopérabilité jouent un rôle clé dans le cycle de vie des données. Les travaux de TEHDaS ont permis d’évaluer et de fournir des recommandations concernant l’interopérabilité sémantique, le transfert de données et le catalogage de données. En matière de transfert de données, les standards DICOM et HL7-FHIR, déjà très largement adoptés dans plusieurs États membres, ont été jugés les plus pertinents, tandis que les standards DCAT-AP et INSPIRE sont quant à eux considérés comme les plus adéquats pour le catalogage de données. En ce qui concerne l’interopérabilité sémantique, Tehdas souligne la complémentarité de l’ensemble des standards évalués, qui répondent chacun à un domaine spécifique. Ces recommandations vont ainsi faciliter les travaux à venir des États membres, et permettent d’édifier des bonnes pratiques permettant le partage de données de santé à l’échelle européenne.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le soutien des citoyens à la réutilisation des données de santé confirmé par une grande consultation</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div>Une grande consultation citoyenne menée au Royaume-Uni, en Belgique et en France, avec notamment l’appui de France Assos Santé et du Health Data Hub a permis de recueillir plus de 6000 contributions. La consultation a révélé que les citoyens sont favorables à la mobilisation de leurs données de santé en faveur de la recherche. Sur la base de cette consultation et à l’issue d’ateliers de concertations nationaux et internationaux, TEHDaS a dégagé 12 recommandations sur la meilleure manière d’impliquer les citoyens dans le futur EHDS. <br />   <br />  Les citoyens souhaitent avoir accès à une information pédagogique et compréhensible sur l’utilisation des données de santé afin de mettre en lumière ses avantages et de permettre à ceux qui le souhaitent d'être davantage impliqués dans les prises de décision. <br />   <br />  Le travail sur l’EHDS se poursuit avec le projet HealthData@EU pilote, coordonné par le Health Data Hub et développant une version test de l’EHDS pour l’utilisation secondaire des données de santé, et l’appel à financement de la Commission européenne visant à renforcer le réseau et les services requis pour l’EHDS au niveau national.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/75151138-52582714.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/EHDS-le-forum-de-reflexion-europeen-TEHDAS-rend-ses-recommandations-a-la-Commission-europeenne-sur-la-construction-de-l_a3826.html</link>
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   <title>Les Entrepôts de Données de Santé, des « biens publics »</title>
   <pubDate>Mon, 11 Sep 2023 12:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créé en 2019, le Health Data Hub (HDH) est un groupement d’intérêt public attaché à garantir un accès aisé, sécurisé et transparent aux données de santé, dans le respect des droits des patients. Fortement mobilisé pour offrir un cadre propice aux projets de recherche d’intérêt général, il a déjà permis de « franchir des jalons importants » et continue d’œuvrer en ce sens, comme nous l’explique son directeur médical, le Professeur Roman-Hossein Khonsari.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72835781-50659198.jpg?v=1684144410" alt="Les Entrepôts de Données de Santé, des « biens publics »" title="Les Entrepôts de Données de Santé, des « biens publics »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous nous présenter le Health Data Hub&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Roman-Hossein Khonsari&nbsp;:</em></strong> Cette structure publique mise au service de la recherche entend favoriser la réutilisation des données de santé secondaires et a, à cet égard, permis de franchir des jalons importants en moins de quatre années d’existence. Pas moins de 89 projets ont par exemple été accompagnés à ce jour, dont 60 utilisent la plateforme technologique du Hub et émanent, pour moitié, des établissements hospitaliers eux-mêmes. Mais le HDH se positionne aussi comme un guichet unique venant en appui aux porteurs de projets, et a déjà, ici aussi, plusieurs succès à son actif. En particulier, nous avons travaillé étroitement avec la communauté médico-soignante pour formaliser la constitution d’Entrepôts de Données de Santé (EDS), qui s’inscrivent désormais dans une véritable doctrine soutenant l’idée qu’il s’agit de biens publics. <br />   <br />  <strong>Cette position semble désormais partagée à plus large échelle…</strong> <br />   <br />  Nos actions, combinées à celles d’autres acteurs institutionnels, se sont en effet traduites par des efforts majeurs dans les modalités de financement des EDS. Il y a deux ans seulement, entre 3 et 5 millions d’euros leur étaient dédiés à l’échelle nationale. Aujourd’hui, c’est une enveloppe de 75 millions d’euros qui est allouée à la constitution et la pérennisation des EDS. Six lauréats ont déjà été sélectionnés dans le cadre d’un premier appel à projets, et les lauréats de la deuxième vague devraient être désignés d’ici quelques mois. À terme, les données de ces entrepôts pourraient être mises à disposition des chercheurs via le HDH, dont le catalogue de données inclut déjà l’une des bases médico-administratives les plus complètes et homogènes au monde – à savoir le Système National des Données de Santé (SNDS). Pour aller toujours plus loin, nous réfléchissons également à l’opportunité de répliquer cette démarche pour les registres. <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les registres existant aujourd’hui en France sont généralement issus d’initiatives individuelles, et nécessitent&nbsp;d’importants moyens afin d’assurer leur mise en œuvre. Nous aimerions donc qu’eux aussi bénéficient d’un financement pérenne, et avons récemment constitué un groupe de travail pour soutenir cet objectif à notre sens prioritaire. Parmi nos autres pistes de réflexion pour les mois à venir, j’évoquerai aussi les travaux du Hub autour de l’exploitation des données de santé mentale, ou encore de celle des données génomiques, un sujet dont les retombées seront potentiellement majeures sur le plan scientifique et social. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em> de vos travaux dans le cadre du projet-pilote de l’EHDS, l’Espace européen des données de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le consortium européen mené par le Health Data Hub a effectivement été sélectionné en juillet 2022 pour mener ce projet-pilote à bien. La constitution de l’EHDS se fera donc selon des principes familiers – guichet unique,&nbsp;plateforme commune sécurisée, etc. – pour valoriser la réutilisation des données de santé. Cette question de la valorisation est importante. Par exemple, bien que le HDH soit une structure publique, nous n’avons pas d’<em>a priori </em>sur la nature des porteurs de projets. Tant que les autorisations nécessaires ont été obtenues en amont auprès de la CNIL et du CESREES, le Comité éthique et scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé, nous accompagnons les porteurs en cherchant à cadrer les travaux de manière à ce que chaque partie y trouve un bénéfice. Nous sommes en effet convaincus que l’intérêt général peut aussi émaner de projets privés&nbsp;: par exemple, répliquées au sein du HDH, les données pharmacologiques issues des études sur le médicament, ou les données environnementales acquises via des dispositifs médicaux connectés, pourraient servir d’autres projets de recherche. <br />   <br />  <strong>Le HDH accorde également une attention forte aux patients, qui représentent <em>in fine</em> la source primaire des données de santé.</strong> <br />   <br />  Les patients doivent, naturellement, être dès le départ impliqués dans les processus liés à la réutilisation de leurs données de santé. Le HDH entretient à ces égard des liens importants avec des associations comme France Assos Santé, et dispose également d’une direction citoyenne notamment chargée de produire des supports pédagogiques à destination du grand public. Elle prend également part à des actions thématiques, comme la consultation européenne TEHDAS qui avait cherché à identifier les freins potentiels liés à l’EHDS ou, plus récemment, la conférence de consensus organisée à Parisanté Campus sur la place des citoyens dans la réutilisation des données de santé. Un document est d’ailleurs en cours de production sur le sujet. <br />   <br />  <strong>Au-delà de la population générale, avez-vous identifié des écueils particuliers au sein des établissements de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le premier frein est sans surprise d’ordre financier&nbsp;: les EDS sont des structures importantes mais fragiles, car leur modèle économique est difficile à construire. C’est pourquoi nous avons soutenu l’idée qu’il s’agit de biens publics, de trésors nationaux, et qu’ils doivent à ce titre être soutenus au niveau institutionnel pour assurer leur survie à long terme. Donc ce premier écueil est en train d’être levé, même si des progrès restent à faire. Il subsiste, en revanche, des freins psychologiques et culturels liés au partage des données en tant que tel. La communauté médico-soignante a encore un réflexe propriétaire, qui peut certainement s’expliquer par le fait que la constitution des bases de données a historiquement reposé sur un travail individuel, comme nous l’avons évoqué avec les registres. Il faut donc trouver le moyen de soutenir les efforts de ces créateurs, nous revenons donc à cette nécessaire valorisation dont nous parlions plus haut. <br />   <br />  <strong>Que préconisez-vous&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les porteurs de projets, qu’il s’agisse de registres ou d’EDS, doivent non seulement pouvoir être soutenus financièrement par l’État – avec à terme l’obligation de faire entrer leurs données dans le champ public, via un accès par la CNIL et le CESREES –, mais aussi voir leurs efforts valorisés, par exemple lorsque leurs bases de données sont elles-mêmes réutilisées. Il n’existe pas, aujourd’hui, de système permettant de citer officiellement l’utilisation d’une base afin de la rémunérer en retour, comme cela se fait dans le cadre des points SIGAPS. Pourquoi ne pas mettre en place une approche équivalente&nbsp;? L’on pourrait ainsi créer un cercle vertueux, à la fois en termes de partage de données que de contrôle et de structuration des bases existantes. L’implication des soignants dans la collecte des données sera par ailleurs elle aussi indirectement valorisée, autre point essentiel car, rappelons-le, la constitution de ces bases de données est plus que jamais devenue un devoir éthique. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Vous l’aurez compris, au-delà d’être une plateforme sécurisée et à l’état de l’art, un guichet unique pour l’accès aux données de santé et un catalogue de données utilisables pour la recherche et le pilotage, le Health Data Hub se mobilise pour faire avancer la réflexion, en cherchant à débloquer les points identifiés comme critiques afin que, justement, la réutilisation des données secondaires de santé puisse être effectuée à tous les niveaux, y compris sur le plan politique pour nourrir et guider les démarches de santé publique. <br />   <br />  <em><strong>Article publié dans l'édition de mai 2023 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-60-Les-CHU-fers-de-lance-de-l-innovation_a3613.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong> </em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Quelques exemples de projets de réutilisation des données de santé ayant déjà produit de premiers résultats</strong> <br />   <br />  <strong>• HYDRO&nbsp;: </strong>Prédiction de crises cardiaques menant à l’hospitalisation de patients munis de pacemakers <br />  <strong>• ORDEI&nbsp;: </strong>Création d’une plateforme <em>open data </em>permettant de recenser l’ensemble des déclarations d’effets indésirables des médicaments <br />  <strong>• BACTHUB&nbsp;: </strong>Mise en évidence du lien entre l'exposition aux antibiotiques et la survenue de bactéries résistantes <br />  <strong>• INNERVE&nbsp;: </strong>Création d’un outil IA de détection automatique des neuropathies à petites fibres sur les scanners patients <br />  <strong>• VYV&nbsp;: </strong>Mesurer l’évolution de l’état de santé des populations d’un territoire en corrélation avec les données environnementales <br />  <strong>• REXETRIS&nbsp;: </strong>Prédire les réponses aux traitements immunosuppresseurs pour adapter les posologies des patients greffés et prolonger la vie des greffons <br />  <strong>• TARPON&nbsp;: </strong>Analyse des comptes-rendus médicaux des urgences pour prédire les causes médicamenteuses de trauma <br />  <strong>• NHANCE&nbsp;: </strong>Développement d’un outil aidant à l'interprétation des images en échographie sur tout le ventre <br />  <em><u>Source&nbsp;:</u></em><em> Health Data Hub</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Structure européenne des données de santé : le Health Data Hub et Santé publique France affichent leur soutien au projet</title>
   <pubDate>Thu, 03 Jun 2021 16:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « En vue de mieux contribuer à l’amélioration de la santé des populations », le Health Data Hub et Santé publique France annoncent officiellement leur soutien dans la création d’une structure européenne des données de santé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/56839568-42227874.jpg?v=1622730098" alt="Structure européenne des données de santé : le Health Data Hub et Santé publique France affichent leur soutien au projet" title="Structure européenne des données de santé : le Health Data Hub et Santé publique France affichent leur soutien au projet" />
     </div>
     <div>
      Alors que la crise sanitaire inédite souligne plus que jamais la nécessité d’une vision globale et de collaboration entre les Etats, Santé publique France et le Health Data Hub rejoignent l'infrastructure fédérée européenne d’information en santé (DIPoH). Prolongation et pérennisation de l’action conjointe européenne sur l’information sanitaire (InfAct) lancée en 2018 par la Commission européenne et coordonnée par l’institut de santé publique belge Sciensano, DIPoH facilitera la collaboration et l’échange de bonnes pratiques entre les pays européens pour les données de santé. En signant conjointement le protocole d'accord, Santé publique France et le Health Data Hub entament un nouveau chapitre de leur collaboration contributive de l’espace européen des données de santé et réaffirment leur volonté d’améliorer la santé des populations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Améliorer la visibilité et la disponibilité des données de santé en Europe </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/56839568-42227875.jpg?v=1622730098" alt="Structure européenne des données de santé : le Health Data Hub et Santé publique France affichent leur soutien au projet" title="Structure européenne des données de santé : le Health Data Hub et Santé publique France affichent leur soutien au projet" />
     </div>
     <div>
      DIPoH (Distributed Infrastructure on Population Health) permettra de mieux intégrer et renforcer les réseaux d’information et des données de santé en Europe, et ceci à travers des services tels que la création d’un catalogue de métadonnées européen et des formations. DIPoH permettra également de faciliter la collaboration et l’échange de bonnes pratiques entre les pays européens concernant la collecte, l’échange, l’évaluation, l’accessibilité et la réutilisation des données de santé. Suite aux efforts de Santé publique France et du Health Data Hub aux côtés des autres pays européens participant, ce projet est candidat au Forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI), dont l’objectif est le développement d’infrastructures de recherche au sein de l’Union européenne. <br />  &nbsp; <br />  <em>« Pour Santé publique France, soutenir la création de cette infrastructure avec le Health Data Hub, c’est contribuer dans la continuité d’InFAct à promouvoir le développement du numérique en santé publique et bénéficier de ses apports dans son action au service des populations. Utiliser ses nouvelles technologies et produire à partir d’elles des analyses solides et partagées au niveau européen permettra de gagner en qualité dans la surveillance de l’état de santé des populations et l’évaluation du fardeau des maladies et de leurs déterminants », </em>précise Geneviève Chêne, directrice générale. <br />  &nbsp; <br />  <em>«&nbsp;La participation à DIPoH s’inscrit pleinement dans les orientations stratégiques du Health Data Hub, pour l’année 2021 et au-delà. Dans son ambition de fédérer l'écosystème de la donnée de santé en France, le HDH pourra, par le biais de DIPoH, valoriser les expériences et l’excellence de multiples acteurs français. En tant que membre de DIPoH, le HDH pourra contribuer à la structuration et la priorisation de la feuille de route de DIPoH. Enfin, le HDH pourra apporter à l'écosystème français de nouvelles connaissances sur les tendances européennes et bonnes pratiques en matière de partage des données de santé, obtenues grâce aux interactions dans le cadre de DIPoH&nbsp;», </em>souligne Stéphanie Combes, directrice générale du Health Data Hub. <br />  La création de DIPoH est à ce jour soutenue par une vingtaine de structures européennes signataires institutionnelles du protocole d'accord ou ayant fourni une lettre d’appui politique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet symbole du fort engagement européen </b></div>
     <div>
      La participation à DIPoH vient conforter le fort engagement européen de Santé publique France et du Health Data Hub pour contribuer à structurer la gouvernance des données de santé en Europe. Santé publique France et le Health Data hub collaborent par ailleurs avec d’autres partenaires français au projet TEHDas coordonné par l’agence d’innovation finlandaise Sitra dont l’objectif est d’élaborer un cadre juridique et des bonnes pratiques pour les échanges de données. Ainsi, ces deux projets complémentaires participeront à la création de l’espace européen des données de santé (EEDS). <br />  &nbsp; <br />  Ces initiatives et collaborations renforceront, progressivement, la gouvernance, l’accessibilité et la structuration de la donnée de santé au niveau européen, au bénéfice de tout l’écosystème, y compris les chercheurs, les décideurs, les acteurs privés et les citoyens au bénéfice de l’amélioration constante de la santé des populations. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/56839568-42227875.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Structure-europeenne-des-donnees-de-sante -le-Health-Data-Hub-et-Sante-publique-France-affichent-leur-soutien-au-projet_a2765.html</link>
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   <title>Comment l’I.A. est-elle perçue sur le terrain ?</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jan 2020 12:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est une publication qui devrait faire date. En novembre dernier, le CHRU de Nancy et le cabinet de conseil EY ont publié le tout premier baromètre de maturité de l’intelligence artificielle (IA) dans les centres hospitaliers universitaires. Un document riche en enseignements, qui permet de mieux appréhender la manière dont ces technologies sont aujourd’hui perçues par les directeurs des CHU et les présidents des Commissions Médicales d’Établissement (CME), et la valeur stratégique qui leur est accordée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/41530032-34888540.jpg?v=1578484922" alt="Comment l’I.A. est-elle perçue sur le terrain ?" title="Comment l’I.A. est-elle perçue sur le terrain ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      95% des répondants estiment que «&nbsp;<em>l’IA aura un impact important sur les hôpitaux ces cinq prochaines années&nbsp;»</em>&nbsp;et, à terme,&nbsp;<em>«&nbsp;des effets positifs sur les conditions d’exercice professionnel au sein des hôpitaux&nbsp;»</em>. 76% l’identifient en outre comme&nbsp;<em>«&nbsp;une priorité stratégique&nbsp;»</em>&nbsp;de leur établissement. Ces résultats, qui s’appuient sur une enquête en ligne réalisée entre juin et septembre 2019 auprès des directeurs généraux et présidents de CME des 32 CHU – pour un taux de réponses complètes de 33%, soit 21 répondants –, ne devraient pas étonner quiconque s’intéresse à l’IA appliquée à la santé. Ce secteur avait en effet été identifié comme prioritaire par Cédric Villani, dans son rapport publié en mars 2018, au motif qu’il représente&nbsp;<em>«&nbsp;un défi majeur du point de vue de l’intérêt général&nbsp;»</em>. Le député et mathématicien avait d’ailleurs suggéré d’ouvrir les études de médecine aux étudiants spécialisés dans l’informatique et l’IA, et de former les professionnels de santé&nbsp;<em>«&nbsp;aux usages de l’IA, de l’Internet des Objets et du Big Data&nbsp;»</em>. Le lendemain, Emmanuel Macron dévoilait le «&nbsp;Plan pour l’intelligence artificielle&nbsp;» de son quinquennat, qui une fois de plus faisait la part belle au secteur de la santé. Ce dernier est en effet&nbsp;<em>«&nbsp;l’un des secteurs où la France possède un avantage comparatif significatif, eu égard à la taille critique de ses bases de données&nbsp;»</em>, avait affirmé le chef de l’État - d’où, d’ailleurs, la création du Health Data Hub.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;Dans le domaine de la santé, nous savons que, grâce à l’IA, nous allons pouvoir prévenir les pathologies et aller vers une médecine personnalisée. L’IA ne vient pas de substituer aux innovations médicales mais elle permet d’aller plus vite&nbsp;»</em>, avait-il expliqué dans ce même discours, prononcé en clôture du Sommet IA organisé au Collège de France. Quelques mois plus tard, en septembre 2018, l’IA était de nouveau sous les projecteurs en tant qu’orientation majeure de la feuille de route «&nbsp;Accélérer le virage numérique&nbsp;» (Ma Santé 2022). Son importance stratégique pour la santé est donc bel et bien un constat partagé jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Mais&nbsp;<em>quid</em>&nbsp;des attentes, craintes et interrogations des professionnels sur le terrain, des implications en termes d’organisation, et des ressources et expertises requises&nbsp;? Ce sont ces différents points que le «&nbsp;Baromètre de maturité de l’IA dans les CHU&nbsp;» s’est attaché à décrypter, se positionnant comme un véritable&nbsp;<em>«&nbsp;point d’étape pour aider les CHRU à bâtir une stratégie robuste de développement de l’IA et leur</em>&nbsp;[permettre]&nbsp;<em>de mesurer les progrès réalisés et d’ajuster la feuille de route lors de ses prochaines éditions&nbsp;»</em>, comme l’annonce Loïc Chabanier, associé EY France, qui a d’ailleurs co-signé le document aux côtés de Bernard Dupont, Directeur Général du CHRU de Nancy. <br />  &nbsp;
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     <div><b>De nombreuses attentes et quelques inquiétudes</b></div>
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      Comme évoqué précédemment, l’IA est une évolution vue comme incontournable d’ici 5 ans par une très large majorité de répondants. 57% perçoivent d’ailleurs son arrivée de manière&nbsp;<em>«&nbsp;très positive&nbsp;»</em>, et 43% la jugent&nbsp;<em>«&nbsp;plutôt&nbsp;»</em>&nbsp;positive. Les principaux bénéfices attendus sont d’ordre médical&nbsp;: 81% des répondants estiment que l’intelligence artificielle permettra de&nbsp;<em>«&nbsp;libérer plus de temps pour les tâches à forte valeur ajoutée&nbsp;»</em>&nbsp;et d’augmenter&nbsp;<em>«&nbsp;la rapidité et la fiabilité de la prise de décision&nbsp;»</em>, et 57% attendent à ce qu’elle permette de&nbsp;<em>«&nbsp;réduire les risques d’erreurs&nbsp;»</em>. Sur le plan de la gouvernance, 43% des personnes interrogées conçoivent l’IA comme un vecteur d’amélioration de&nbsp;<em>«&nbsp;la performance économique de l’hôpital&nbsp;»</em>, et seuls 24% pensent qu’elle pourra&nbsp;<em>«&nbsp;améliorer la santé et la qualité de vie au travail&nbsp;»</em>. Ces pistes n’en sont pas moins synonymes de défis nouveaux pour les décideurs hospitaliers. Trois ressortent plus particulièrement&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;identifier les domaines où l’IA apporte le plus de bénéfices et les prioriser&nbsp;»</em>&nbsp;(86%),&nbsp;<em>«&nbsp;anticiper la mutation des métiers et les montées en compétences&nbsp;»</em>&nbsp;(62%) et&nbsp;<em>«&nbsp;anticiper les évolutions de l’organisation du travail et la répartition des tâches&nbsp;»</em>&nbsp;(62%). Les Directeurs Généraux et Présidents de CME sont également au fait de certains risques liés au développement de l’IA&nbsp;: 62% des répondants craignent la&nbsp;<em>«&nbsp;déshumanisation du travail&nbsp;»</em>&nbsp;et la&nbsp;<em>«&nbsp;perte des liens sociaux&nbsp;»</em>, 33% citent l’&nbsp;<em>«&nbsp;altération de la fiabilité&nbsp;»</em>des résultats et le&nbsp;<em>«&nbsp;risque d’erreur&nbsp;»</em>, et 29% évoquent la&nbsp;<em>«&nbsp;dégradation du niveau de l’emploi&nbsp;»</em>. Seuls 5% des répondants estiment qu’il n’y a aucun risque. <br />  &nbsp;
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     <div><b>Un enjeu stratégique mais des freins à lever</b></div>
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      En tout état de cause, les CHU répondants sont unanimes&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;élaborer une stratégie et des objectifs clairs de développement de l’IA&nbsp;»&nbsp;</em>dans leur établissement représente un enjeu&nbsp;<em>«&nbsp;nécessaire&nbsp;»</em>&nbsp;pour 100% d’entre eux. Les principaux domaines de développement seraient, à leurs yeux,&nbsp;<em>«&nbsp;la recherche, le pilotage des activités (codage, visualisation des données), le parcours patient, la performance des processus administratifs et logistiques ainsi que la prédiction des risques sanitaires&nbsp;»</em>, note le Baromètre. Une vision somme toute assez proche des dispositifs d’IA déjà mis en œuvre sur le terrain – les deux tiers des répondants (67%) sont en effet dans cette situation, avec des projets concernant la recherche (43%), l’appui aux pratiques médicales et soignantes (38%), le pilotage des activités (38%), le parcours patient (14%) et la qualité des soins (14%). Mais&nbsp;quelques freins demeurent, le premier d’entre eux étant&nbsp;<em>«&nbsp;l’absence de compétences et d’expertises spécifiques</em><em>&nbsp;»</em>&nbsp;(67%), talonnée par une&nbsp;<em>«&nbsp;perception complexe du développement d’un projet IA (passage de l’idée à l’action)&nbsp;»</em>&nbsp;et une&nbsp;<em>«&nbsp;organisation en silos et</em>[des]&nbsp;<em>difficultés à travailler en mode transverse&nbsp;»</em>&nbsp;(57% chacun). Enfin, si 90,5% des répondants sont favorables&nbsp;<em>«&nbsp;à ce qu’une communauté d’experts transverse (vivier d’experts)&nbsp;»</em>&nbsp;soit constituée autour de l’IA, ils sont également 91% à souhaiter&nbsp;<em>«&nbsp;des financements publics&nbsp;</em>[qui]<em>&nbsp;soutiennent le développement de cas concrets d’IA dans les hôpitaux&nbsp;»</em>. Autant de pistes qui peuvent appuyer la réflexion pour accélérer la pénétration des technologies algorithmiques dans les centres hospitalo-universitaires et, à terme, dans tous les établissements de santé français. <br />   <br />  <strong>Pour découvrir le Baromètre dans son intégralité&nbsp;:</strong>&nbsp;<a class="link" href="http://www.ey.com/fr/fr/industries/life-sciences/ey-barometre-de-maturite-de-l-ia-dans-les-chu" target="_blank">www.ey.com/fr/fr/industries/life-sciences/ey-barometre-de-maturite-de-l-ia-dans-les-chu</a>  <br />  &nbsp;
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   <title>Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia</title>
   <pubDate>Sun, 13 Oct 2019 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Co-pilote, avec Dominique Polton, de la mission de préfiguration du Health Data Hub, et Gilles Wainrib de la start-up Owkin, le Professeur Marc Cuggia est un spécialiste reconnu de l’informatique médicale. Praticien hospitalier au CHU de Rennes, il est chargé de l’équipe-projet « Données massives en santé » (Université de Rennes 1), et dirige le projet eHOP, l’un des tout premiers entrepôts de données hospitalières en France. Rencontre. Par Joëlle Hayek     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/38259550-33484174.jpg?v=1570975335" alt="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" title="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" />
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/38259550-33484175.jpg?v=1570975319" alt="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" title="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" />
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      <div style="text-align: justify;"><strong>﻿Dans quel contexte l’entrepôt de données biomédical eHOP a-t-il vu le jour ? <br />  Pr Marc Cuggia :</strong> Nos travaux ont commencé il y a une décennie, alors que le CHU de Rennes prenait le virage de la dématérialisation et informatisait progressivement sa production de soins. Cette mutation nous a poussé à nous interroger : la numérisation des données des patients ne pouvait-elle pas générer des possibilités d’utilisation secondaires ? Nous pensions plus particulièrement ici aux études de faisabilité et au repérage des patients dans le cadre des essais cliniques, ce qui nous a d’ailleurs poussé à orienter la base de données eHOP sur la recherche. Mais cinq autres catégories d’usages potentiellement facilités par le Big Data ont, depuis, été documentées par la littérature : la médecine personnalisée, les réseaux de vigilance, le pilotage du système de soins, l’épidémiologie et la formation. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment avez-vous plus particulièrement procédé ?</strong> <br />  Il nous fallait mettre en place une infrastructure technique qui permettrait de tirer profit du gisement de données dormant au sein du système d’information hospitalier (SIH). C’est ainsi qu’a émergé la notion d’entrepôt de données, pour laquelle deux établissements se sont positionnés comme précurseurs en France : le CHU de Rennes, et l’Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP), à Paris. Rattaché à l’unité mixte de recherche INSERM LTSI (Laboratoire Traitement du Signal et de l’Image), notre centre de données cliniques (CDC) a alors développé sa propre technologie, pour « fouiller » efficacement et de manière exhaustive dans le SIH tout en assurant la sécurité des données patients. <br />   <br />  <strong>Comment s’organise aujourd’hui l’entrepôt de données du CHU de Rennes ?</strong> <br />  Il s’inscrit au cœur d’une organisation centralisée. Seul le CDC peut y accéder et représente donc le portail d’entrée unique pour toutes les demandes liées à la recherche : il effectue la consultation méthodologique, réalise l’étude de faisabilité, puis soumet le tout pour validation auprès du comité de régulation des données, qui donne un avis scientifique, éthique et déontologique. Nous extrayons ensuite de l’entrepôt de données les informations pertinentes selon le périmètre de l’étude, et mettons à dispositions des utilisateurs les outils et les procédures qui faciliteront leur exploitation.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce modèle a progressivement essaimé dans le Grand Ouest.</strong> <br />  Notre entrepôt de données ne contient en effet qu’une fraction des données d’un patient, qui correspondent à son passage au sein de notre établissement. Pour exploiter le Big Data à hauteur de son potentiel, il faut nous inscrire dans une approche populationnelle qui impose d’agir à plus large échelle. En 2015, le Groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation (GIRCI) Grand Ouest a créé un réseau inter-régional des CDC constitué des CHU d’Angers, Brest, Nantes, Poitiers, Rennes et Tours, ainsi que de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. Tous bénéficient aujourd’hui de la technologie eHOP. Chaque CDC est cependant indépendant et exploite ses données en toute autonomie, même si la coordination de l’ensemble est assurée par le CDC de Rennes.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est cette coordination qui permettra de donner corps à l’étape suivante : la création d’un entrepôt partagé. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  Avec plus de 5 millions de patients aux données informatisées, le groupement HUGO (Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest) constitue le plus grand réseau de données cliniques d’Europe. La création de l’entrepôt partagé matérialise son ambition de rester le leader européen dans le domaine des Big Data hospitaliers. Cette structure devrait pouvoir être lancée avant la fin de l’année. Il a d’abord fallu construire des processus industrialisés pour faire converger les flux de données et justement permettre leur exploitation multicentrique – un chantier mené en partenariat avec un éditeur spécialiste de l’interopérabilité technique. En parallèle, un appel à projets a été lancé par le GIRCI Grand Ouest, afin de susciter de nouveaux usages cliniques en lien avec cet entrepôt partagé. Une quinzaine de projets a d’ores-et-déjà été soumise, tous mettant à contribution au moins 3 CDC – c’était d’ailleurs l’un des prérequis. Pour avoir une masse critique suffisante, nous en sélectionnerons quatre d’ici la fin de l’année. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il faut, pour cela, pouvoir exploiter les données de manière synergique. Quelle approche avez-vous retenu ?</strong> <br />  L’interopérabilité technique n’est en effet pas suffisante ; il faut également une interopérabilité sémantique. Certaines données bénéficient déjà d’une structuration normalisée, comme le PMSI, le circuit du médicament avec le standard PN13 ou la codification UCD/ATC, et la biologie qui s’appuie sur la norme de transmission Hprim et la nomenclature standardisée LOINC. Leur alignement sera donc relativement aisé. Il sera toutefois difficile d’avoir une approche sémantiquement homogène pour l’ensemble des données, du moins jusqu’à ce que le système international de terminologie clinique SNOMED-CT soit traduit en français et utilisé par les éditeurs de logiciels. Mais la technologie eHOP propose d’autres méthodes pour pouvoir toutes les exploiter, y compris en ce qui concerne les données textuelles ou non structurées.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment cet entrepôt partagé entre-t-il en résonnance avec le Health Data Hub ?</strong> <br />  Il préfigure ce que pourrait être un hub local : nous nous porterons d’ailleurs candidats pour être l’un de ces nœuds constitutifs du Health Data Hub. Pour schématiser il faut prendre l’exemple d’un réseau hiérarchique. Les CDC sont l’unité organisationnelle de base, présente dans les établissements. Leur rôle est de collecter les données et d’apporter les services et l’expertise en data science auprès des producteurs et des utilisateurs de ces données. Puis se positionne l’entrepôt partagé, une plateforme interrégionale qui oriente la convergence technique, juridique et organisationnelle permettant le partage et l’exploitation des données à l’échelle de plusieurs établissements. Au niveau national, le&nbsp;&nbsp;Health Data Hub, fédèrera l’ensemble des données produites dans le cadre des programmes de financement nationaux. Celles-ci sont regroupées au sein du Système National des Données de Santé (SNDS), qui dispose par exemple de la typologie des actes de biologie réalisés, mais pas des résultats d’examens – lesquels sont pour leur part présents dans les SI hospitaliers ou ambulatoires. La constitution du réseau de centres de données permettra donc d’enrichir le SNDS avec des données cliniques particulièrement importantes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>D’où la nécessité de chaîner le tout.</strong> <br />  Le Health Data Hub disposera en effet d’un nœud central, qui sera en charge de gérer les collections de données nationales comme les grandes cohortes ou l’actuel SNIIRAM. Le HDH mettra donc en place les chaînages nécessaires au croisement des données au sein d’une architecture sécurisée, en lien avec des outils de traitement de l’information. Cette infrastructure technique et les jeux de données du SNDS pourront alors être exploités au sein des hub locaux. Nous devrons d’ailleurs prochainement tester une première application d’enrichissement mutuel des données avec le projet HUGO SHARE : il s’agira, plus concrètement, de chaîner nos données biologiques et médicamenteuses issues des hôpitaux du Grand Ouest avec celles du SNDS relatives à la consommation médicamenteuse en ville, pour caractériser les événements indésirables liés à la poly-médication et aux ruptures thérapeutiques ville-hôpital. Ce qui nous permettra de développer, à terme, un algorithme qui permettra de prédire la trajectoire des patients poly-médiqués. <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est là un changement de cap par rapport à l’objectif premier, qui était de créer un système orienté sur la recherche.</strong> <br />  Les usages favorisés par les entrepôts de données et, plus globalement, par cette organisation en réseau autour du Health Data Hub, permettent en effet de faire émerger des usages qui dépasseront le seul cadre de la recherche pour alimenter les processus métiers. C’est là un champ sur lequel nous travaillons déjà : grâce à des liens bidirectionnels, notre entrepôt alimente aujourd’hui le système de production du PMSI pour optimiser le codage. eHOP est également utilisé à des fins de pharmacovigilance ou d’aide au diagnostique génétique. D’autres usages nouveaux concerneront directement la prise en charge des patients, ainsi que le montre le projet HUGO SHARE. Le CDC de Rennes projette en outre de développer un algorithme qui, à partir des données d’urgence et des données d’aval, permettra de prévoir le degré de gravité et la durée du séjour d’un patient accueilli par le service d’urgence. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment mieux anticiper cette révolution culturelle ?</strong> <br />  Il faudra d’abord acculturer et former les cliniciens aux concepts de la data science, pour qu’ils puissent s’approprier les méthodes de data mining et d’intelligence artificielle, mais aussi et surtout participer à la validation de nouveaux outils d’aide à la décision – y compris ceux conçus par l’industrie. Il faut également réfléchir aux modalités de partage de la valeur entre l’industrie et les établissements de santé qui auront mobilisé leurs experts cliniques en ce sens. Un tel schéma, qui devra être identique pour l’ensemble des CHU, permettra d’ailleurs de pérenniser les CDC. Il faudra, enfin, rassembler des compétences pluridisciplinaires au sein des CDC, en particulier des data-scientists. C’est d’ailleurs l’une des limites du système à l’heure actuelle, puisque les grilles tarifaires de la fonction publique hospitalière ne font pas le poids par rapport au secteur privé. Peut-être faudrait-il financer ces postes à l’échelle de la région, voire à travers le Health Data Hub qui pourra les recruter en-dehors des grilles tarifaires classiques et les mettre à disposition des hub locaux. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Quid,</em>&nbsp;pour finir, du patient ?</strong> <br />  Conserver les relations de confiance auprès des patients et du corps médical représente un enjeu majeur pour pouvoir poursuivre et élargir ces travaux. Un effort pédagogique sera nécessaire pour expliquer les finalités des nouveaux usages, et clarifier les droits que peuvent exercer les usagers par rapport à ces sujets. Le curseur est toutefois à placer avec attention. Nous avons, pour notre part, choisi un système opt-out : le patient peut s’opposer à la réutilisation de ses données, même anonymisées, par un tiers – hors certains usages dérogatoires comme par exemple la pharmacovigilance. Mais il ne peut y avoir de doxa unique ; peut-être faudra-t-il construire un modèle où le consentement sera donné par scénario et catégorie d’usage. Nous pouvons nous inspirer ici du modèle exemplaire de nos collègues québécois, d’autant que le RGPD impose désormais la mise en place d’un système de consentement dynamique.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce sera donc là un chantier de taille.</strong> <br />  En attendant, nous pourrions renforcer la régulation existante, peut-être en faisant participer les associations des usagers aux Conseils scientifiques et éthiques. En tout état de cause, l’ensemble se construira progressivement, en capitalisant sur les expériences des uns et des autres. N’oublions pas qu’il faudra, à terme, intégrer les données produites par les patients eux-mêmes pour continuer d’enrichir nos jeux de données. Le futur espace numérique de santé pourrait d’ailleurs représenter une piste pour justement recueillir le consentement des usagers quant à l’utilisation des données qu’ils mettront à disposition des établissements de santé. Nous continuons, en ce qui nous concerne, à partager la dynamique initiée dans le Grand Ouest. Le Big Data et son corolaire, l’intelligence artificielle et les technologies algorithmiques, représentent en effet un réel pari sur l’avenir. Mais tout le monde devra être au rendez-vous : les établissements de santé, les patients, et bien sûr l’État, qui devra financer et consolider ces organisations nouvelles. <br />  &nbsp;</div>  
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