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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-22T07:31:32+02:00</dc:date>
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   <title>Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"</title>
   <pubDate>Wed, 24 Jun 2026 11:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Hospices Civils de Lyon ont reçu, le 28 mai, de la part de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé), l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux "bonnes pratiques de fabrication", elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97108349-67657929.jpg?v=1782293860" alt="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" title="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" />
     </div>
     <div>
      Les antibiotiques, c’est pas automatique. Cela peut même devenir problématique. Leur mésusage a en effet contribué, au fil des années, au développement de bactéries multirésistantes, rendant les antibiotiques inefficaces chez un nombre croissant de patients. Cette situation a longtemps concerné surtout les patients fragiles dans le cadre d’infections nosocomiales avant de toucher aujourd’hui la population générale dans le cadre d’infections communautaires. Conduisant à des impasses thérapeutiques, <a class="link" href="https://www.who.int/fr/news/item/13-10-2025-who-warns-of-widespread-resistance-to-common-antibiotics-worldwide" target="_blank">cette "antibiorésistance" a augmenté de 40%, dans le monde, entre 2018 et 2023</a>. Selon <a class="link" href="https://www.who.int/europe/fr/news/item/23-11-2023-control-antibiotic-misuse-or-the-drugs-won-t-work--warn-who-experts" target="_blank">l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)</a>, elle pourrait, si rien n’est fait, entraîner jusqu’à 10 millions de décès par an en 2050, soit plus que le cancer ou le SIDA. Dans ce contexte, le développement d’alternatives thérapeutiques devient crucial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus rien ne s’oppose, désormais, à l’instauration d’une filière française de phagothérapie</b></div>
     <div>
      Leaders français dans le domaine de l’infectiologie, les Hospices Civils de Lyon ont misé sur une approche ancienne, tombée en obsolescence mais aujourd’hui considérée comme l’une des plus prometteuses en relais des antibiotiques : la <a class="link" href="https://www.chu-lyon.fr/phagotherapie-bacteriophage" target="_blank">phagothérapie</a>. Cette thérapie anti-infectieuse repose sur l’utilisation des bactériophages, plus simplement dénommés "phages", virus présents en quantité inépuisable sur Terre, prédateurs naturels des bactéries pathogènes. En 2017, les Hospices Civils de Lyon créaient, sur le site de l’hôpital de la Croix-Rousse-HCL, l’<a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/institut-des-agents-infectieux" target="_blank">Institut des Agents Infectieux</a>, à quelques kilomètres du <a class="link" href="https://ciri.ens-lyon.fr" target="_blank">Centre International de Recherche en Infectiologie (CIRI)</a>, et lançaient le programme PHAGEinLYON. Réunissant une équipe pluridisciplinaire composée d’infectiologues, microbiologistes, pharmaciens, chercheurs et cliniciens, ce programme pionnier portait en lui un objectif ambitieux : reconstruire en France une filière complète de phagothérapie, conforme aux standards scientifiques et réglementaires contemporains. <br />   <br />  Moins de dix ans plus tard, ce pari est en passe d’être remporté. Par un courrier daté du 28 mai 2026, l’ANSM a officiellement délivré aux HCL une autorisation de fabrication d’Intermédiaires de Production (IP) pour de phages bruts et une autorisation de fabrication de Matières Premières à Usage Pharmaceutique (MPUP) des phages thérapeutiques purifiés, permettant de les utiliser chez l’homme. C’est la première fois qu’un établissement public est ainsi agréé pour fabriquer des phages thérapeutiques sous formes de lots de plusieurs centaines de flacons produits selon le référentiel le plus strict que sont les <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonnes_pratiques_de_fabrication" target="_blank">"bonnes pratiques de fabrication" (BPF) </a>  habituellement réservées aux laboratoires pharmaceutiques. Dotant les HCL et la France d’un outil de production sécurisée de phages thérapeutiques, cette autorisation historique de l’ANSM lève les derniers obstacles réglementaires : plus rien ne s’oppose, désormais, à l’instauration d’une filière publique et souveraine en France de phagothérapie, comportant l’ensemble de la chaine de valeur, depuis l’isolement des phages à partir d’eaux usées jusqu’à leur administration aux patients.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Les bactériophages m’ont sauvé la vie »</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97108349-67657949.jpg?v=1782293924" alt="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" title="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" />
     </div>
     <div>
      <em>« À&nbsp;travers de l’autorisation de l’ANSM, ce sont des années de recherches scientifiques et cliniques menées aux HCL qui se trouvent récompensées »</em>, se félicite le Pr Fabrice PIROT, responsable de la <a class="link" href="https://www.chu-lyon.fr/fripharm-la-pharmacie-haute-couture-des-hcl" target="_blank">plateforme FRIPHARM</a>, pharmacie innovante unique en France, basée à l’hôpital Edouard Herriot-HCL, qui assure la transformation des phages en préparations hospitalières (PH) prêtes à être utilisées. En 2017, au commencement du programme PHAGEinLYON, financé grâce la Fondation HCL, les travaux originels visaient d’abord à constituer des collections de phages, développer des méthodes de sélection adaptées aux besoins cliniques et mettre en place des protocoles pour des <a class="link" href="https://ansm.sante.fr/documents/reference/les-acces-compassionnels-aac" target="_blank">utilisations compassionnelles</a>  avec les rares phages commerciaux disponibles, fournis par des start-ups ou des hôpitaux étrangers. Les premiers résultats ont vite démontré le potentiel de cette approche. <br />   <br />  L’un des premiers patients soignés par phagothérapie aux HCL souffrait d’une infection ostéo-articulaire chronique sur une prothèse de genou, due à staphylocoque doré, traitée sans succès par les antibiotiques depuis de longues années. La seule perspective était une amputation transfémorale, avant qu’il puisse finalement bénéficier d’un traitement locale intra-articulaire par des phages thérapeutiques. Un mois plus tard, le patient ressortait du service d’orthopédie de l’hôpital de la Croix Rousse sur ses deux jambes. <em>« Les bactériophages m’ont sauvé la vie. Je pensais qu’on allait me couper la jambe et maintenant je remarche. »</em>, confiera-t-il quelques mois plus tard. <br />   <br />  À&nbsp;la suite de ce patient et de plusieurs autres, confrontés à des infections particulièrement complexes, les équipes lyonnaises ont progressivement acquis une expertise reconnue dans le domaine des phages thérapeutiques et de la phagothérapie. Mais elles ont toujours gardé en tête leur objectif initial : pour que la phagothérapie puisse changer d'échelle, la France devait être capable de produire ses propres phages thérapeutiques selon les standards pharmaceutiques les plus exigeants. En 2021, les HCL et Lyon 1 Université Claude Bernard lancent ainsi le projet PHAG-ONE, sélectionné parmi les projets nationaux soutenus dans le cadre du Programme Prioritaire de Recherche sur l'antibiorésistance piloté par l’ANR et l’INSERM, avec à la clé un financement d’Etat de 2,85 millions d'euros. Son ambition : transformer une expertise émergente en une véritable filière de production pharmaceutique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La phagothérapie, une histoire plus que centenaire</strong> <br />   <br />  Du grec « phagein », qui signifie « manger », les bactériophages, ou plus simplement « phages », sont des virus « mangeurs de bactéries ». Présents dans toute la biosphère, plus particulièrement dans les environnements riches en bactéries (excréments, égouts, milieux aquatiques…), ils constituent l’organisme biologique le plus abondant sur Terre, avec un nombre estimé à 1031&nbsp;(10, suivi de 31 zéros). Leur existence est soupçonnée dès la fin du XIXe&nbsp;siècle, lorsque le bactériologiste britannique Ernest Hanbury HANKIN, en voyage en Inde, observe qu'une substance présente dans les eaux du Gange et de la Jumna semble détruire les bactéries responsables du choléra. Mais c’est en 1915&nbsp;que le microbiologiste franco-canadien Félix D'HERELLE identifie véritablement le phénomène et forge le terme de « bactériophage ». Chargé d'étudier une épidémie de dysenterie, il comprend que ces virus possèdent une action très spécifique contre certaines bactéries pathogènes. Même si leur mécanisme ne sera scientifiquement décrypté… qu’un siècle plus tard, le chercheur, alors membre de l’Institut Pasteur, est convaincu du potentiel thérapeutique des phages et développe rapidement les premières applications médicales. <br />   <br />  <strong>Après avoir essaimé dans le monde entier, la phagothérapie finit par disparaitre en France</strong> <br />   <br />  Dès 1919, des patients atteints de dysenterie sont traités avec succès à l’hôpital Necker, à Paris. La phagothérapie est née. Au cours des années suivantes, elle connaît un essor important en Europe et aux États-Unis. En 1928, Félix D'HERELLE ouvre, en France, les Laboratoires du Bactériophage. Pendant 50 ans, ils distribueront aux pharmacies françaises des cocktails phagiques standards, conditionnées sous forme d'ampoules buvables, avant de fermer définitivement leurs portes en 1978. Car, entretemps, à partir de la Seconde Guerre mondiale, l'arrivée des antibiotiques, plus faciles d'emploi et moins chers, rend les solutions bactériophagiques obsolètes. Si la phagothérapie continue à être développée dans plusieurs pays d’Europe de l’Est, notamment en Géorgie, elle disparait presque entièrement, en France, en 1988, après l’arrêt de la production de l'Institut Pasteur de Lyon, dernier pôle en activité, qui fournissait notamment les Hospices Civils de Lyon. <br />   <br />  <strong>Une approche thérapeutique aux atouts incontestables</strong> <br />   <br />  Il faudra moins de trente ans pour que la phagothérapie suscite à nouveau de l’intérêt, sous le double effet de la montée de l’antibiorésistance et des avancées scientifiques. En 2016, des chercheurs belges décrivent pour la première fois les mécanismes génétiques et métaboliques qui sous-tendent l’action des bactériophages. Ce qui était jusqu’ici présupposé est confirmé et complété : <br />  •&nbsp;Les phages sont des virus mortels pour les bactéries pathogènes tout en étant incapables d’infecter l’humain. <br />  •&nbsp;Chaque phage détruit une seule espèce de bactéries, mais il existe un phage pour chaque espèce de bactéries. <br />  •&nbsp;Après s’être fixé à la surface d’une bactérie grâce à des récepteurs spécifiques, le phage y injecte son matériel génétique (l’ARN). Celui-ci détourne alors la machinerie cellulaire bactérienne pour produire de nouveaux phages. En quelques dizaines de minutes, la bactérie est détruite par "lyse" (rupture), libérant plusieurs dizaines, voire centaines de nouveaux phages capables d’infecter les bactéries voisines. <br />  •&nbsp;Après avoir été administrés au patient, les phages disparaissent instantanément de l’organisme de ce dernier une fois leur travail de destruction terminé, toute bactérie pathogène ayant été éliminée. <br />   <br />  Présents sur Terre en quantité intarissable, inoffensifs pour l’humain, ciblant les bactéries pathogènes beaucoup plus précisément que les antibiotiques et ne laissant aucune trace chez le patient, les phages présentent des atouts incontestables, offrant à la phagothérapie une efficacité potentiellement redoutable contre l’antibiorésistance. C’est pourquoi, depuis dix ans, de nombreuses équipes de recherche, à commencer par celles des HCL, s’affairent à redévelopper cette approche thérapeutique et à lui redonner, plus de cent ans après sa naissance, ses lettres de noblesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des premiers phages prélevés dans le lac du Parc de la Tête d’Or</b></div>
     <div>
      Pour les équipes des HCL, <em>« l’enjeu réside dans la création d'une production intégrée couvrant l'ensemble de la chaine de valeur des phages thérapeutiques, tout en assurant une fabrication selon dans les standards les plus élevés que sont les "bonnes pratiques de fabrications" (ou GMP, en anglais, pour "good manufacturing practices") avec les mêmes critères d’exigence que les laboratoires pharmaceutiques mais dans un environnement public »</em>, souligne le Pr Frédéric LAURENT, bactériologiste, membre du CIRI (piloté par l’Inserm, le CNRS, l’ENS et Lyon 1 Université) et responsable du laboratoire des phages thérapeutiques des HCL. <br />   <br />  Les défis sont nombreux et de taille : <br />   <br />  1.&nbsp;Isoler de nombreux phages actifs sur un panel de pathogène de différentes espèces, pour disposer de collections capables de couvrir une grande diversité de bactéries pathogènes. Chaque phage n’étant actif que sur une espèce ou un petit nombre d’espèces, il est nécessaire de constituer et d'entretenir de véritables banques de phages, régulièrement enrichies et cataloguées. <br />   <br />  2.&nbsp;Sélectionner et caractériser précisément les phages : chaque candidat thérapeutique doit être séquencé, étudié et évalué afin de garantir son innocuité pour l’homme, son spectre d’activité et son intérêt thérapeutique. <br />   <br />  3.&nbsp;Fabriquer, à partir des phages à haut potentiel thérapeutique, une MPUP à base de phages selon les BPF car les autorités exigent que les phages destinés à être administrés à l'homme soient produits selon les mêmes standards que n'importe quel autre médicament biologique. Cela implique des procédés rigoureux de <br />  a.&nbsp;bioproduction pour obtenir des concentrations suffisantes de phages, <br />  b.&nbsp;purification pour assurer l’innocuité des produits, <br />  c.&nbsp;formulation pour assurer la stabilité des phages produits, <br />  d.&nbsp;contrôle qualité et de traçabilité pour sécuriser les process de fabrication et garantir la qualité du produits finis ce qui impose la mise en place d’un système global de management de la qualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97108349-67658004.jpg?v=1782293786" alt="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" title="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" />
     </div>
     <div>
      <strong>A la Croix-Rousse, un laboratoire dédié aux phages thérapeutiques</strong> <br />   <br />  L’Institut des Agents Infectieux (IAI), situé sur le site de l'hôpital de la Croix-Rousse-HCL, regroupe l’ensemble des activités diagnostics de virologie, bactériologie et parasitologie-mycologie. A cela, s’ajoutent 4 centres nationaux de référence de bactériologie (CNR des Staphylocoques, CNR des Légionnelles, CNR des Entérovirus, CNR des Virus respiratoires). L'IAI abrite également le Laboratoire des Phages Thérapeutiques (LPT). Dans le cadre de la production des phages thérapeutiques des HCL, le LPT est en charge de l’isolement à partir de prélèvements environnementaux, de la caractérisation, de la sélection, du biobanking et de la production de chacun des phages à haut potentiel thérapeutique sous forme de lysats phagiques. Ces suspensions concentrées de phages bruts (109-1010 phages/mL) constituent des Intermédiaires de Production (IP) qui sont transmis à la plateforme FRIPHARM pour purification et formulation. L’ensemble de ces opérations est conduit selon les "bonnes pratiques de fabrication" exigées par la réglementation et l’ANSM. Le LPT est aussi en charge des contrôles de qualité moléculaires (PCR, séquençage des génomes de phages et de souches de production) réalisés tout au long des process et sur les produits finaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au fil des ans, avec le soutien financier du plan France 2030 via l’ANR et l’Inserm dans le cadre du Plan Prioritaire de Recherche (PPR) ”Antibiorésistance” au travers du projet PHAG-ONE en 2021 et plus récemment du projet RHU THERAPhage en 2023, les chercheurs relèvent les défis un à un. Après avoir d’abord collecté leurs premiers phages dans le lac du Parc Zoologique de la Tête d’Or, puis à partir de différents environnements naturels, ils parviennent en isoler et caractériser plus d’une centaine. Au sein de l'Institut des Agents Infectieux, les phages sont séquencés, sélectionnés et intégrés à des banques de référence. Les plus intéressants sont bioproduits en grande quantité (environ 100 milliards de phages par millilitre) mais avec de nombreuses impuretés empêchant une utilisation directe chez les patients. <br />   <br />  La plateforme FRIPHARM va progressivement développer et optimiser les process de purification et de formulation générant des suspensions de phages thérapeutiques stable plus de 18 mois dans un simple réfrigérateur à +4°C, tout en répondant aux exigences des BPF. Cela inclut plus de 25 contrôles de qualité tout au long du process de fabrication et sur les préparations hospitalières finales. L’ensemble du schéma de fabrication permet de transformer des phages naturels présents d’eaux usés en produits pharmaceutiques injectables à l’homme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Aux HCL, des phages de qualité BPF injectables à l’homme pour un coût maitrisé</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97108349-67658013.jpg?v=1782293758" alt="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" title="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" />
     </div>
     <div>
      Reconnaissant formellement la capacité des HCL à fabriquer des substances actives phagiques dans un cadre pharmaceutique conforme aux exigences réglementaires françaises, l'autorisation accordée le 28 mai par l'ANSM constitue l'aboutissement de cette trajectoire. Elle s’apprête surtout à marquer le début d’une nouvelle ère pour la phagothérapie française. Au fil de leurs travaux conjoints, les équipes de l'Institut des Agents Infectieux et de FRIPHARM ont non seulement réussi à produire des phages thérapeutiques sans danger pour l’être humain, mais ils ont également développé des techniques permettant d’y parvenir à moindre frais, en utilisant des infrastructures et matériels existants et du personnel déjà formé à ces approches de production. <br />   <br />  Alors que plus de 120 patients en impasse thérapeutique ont déjà, depuis 2017, bénéficié d'une prise en charge au sein du CHU de Lyon, ce prix maitrisé, beaucoup plus soutenable pour le système de santé, va permettre et favoriser la réalisation d’essais cliniques, qui pourraient valider de nouvelles indications pertinentes en chirurgie orthopédique ou vasculaire, en pneumologie, en urologie, en dermatologie ou encore en ophtalmologie. De nombreux pans de la médecine pourraient ainsi s’ouvrir aux phages, dans un futur proche. Et pas seulement à Lyon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers la création d’un "Etablissement français des phages thérapeutiques" ?</b></div>
     <div>
      Après l’obtention de l’autorisation de l’ANSM, les HCL nourrissent, désormais, le souhait de fonder un "Etablissement français des phages thérapeutiques". Celui-ci produirait et fournirait à l’ensemble de la communauté médical des phages thérapeutiques utilisable chez l’homme à un coût maitrisé. Ce réseau ainsi créé, qui pourrait s’étendre à termes à toute l’Europe, encouragerait le partage des banques de phages, l'échange de souches de production, la mutualisation des expertises et, in fine, le développement coordonné de nouvelles utilisations thérapeutiques. Pour le Pr Frédéric LAURENT, <em>« plus d’un siècle après la découverte des bactériophages par Félix D'HERELLE, le travail validé par l’ANSM, fruit de la mise en commun d’expertises médicales, microbiologiques, pharmaceutiques et scientifiques entre les HCL et Lyon 1 Université, pourrait bien constituer le point de départ d'une étape décisive dans la lutte contre l'antibiorésistance »</em>, avec la transformation d’une approche longtemps considérée comme expérimentale en une véritable solution thérapeutique accessible à des patients de plus en plus nombreux à en avoir besoin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97108349-67658027.jpg?v=1782294030" alt="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" title="Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques suivant les "bonnes pratiques de fabrication"" />
     </div>
     <div>
      <strong>Zoom sur la plateforme FRIPHARM</strong> <br />   <br />  FRIPHARM est une plateforme hospitalo-universitaire de Fabrication, de Recherche et d’Innovation PHARMaceutique implantée à la pharmacie à Usage intérieur (PUI) de l’hôpital Edouard Herriot. FRIPHARM assure notamment pour le compte des HCL et pour d’autres établissements dans le cadre de conventions : <br />  • la production de médicaments hospitaliers, non disponibles sur le marché ou pour les maladies orphelines, <br />  • la production et le conditionnement de médicaments expérimentaux adaptés au protocole de recherche, <br />  • les contrôles de qualité de matières premières à usage pharmaceutique et de préparations hospitalières, <br />  • des études de stabilité prospectives selon la méthodologie ICH et des méthodes de prédiction de stabilité, <br />  • des contrôles de matières premières et de produits finis pour le compte d’autres hôpitaux, <br />  • la recherche et le développement de nouvelles préparations adaptées à des besoins cliniques spécifiques. <br />   <br />  Dans le cadre de la production des phages thérapeutiques des HCL à partir des intermédiaires de production fournis par le laboratoire des phages thérapeutiques, FRIPHARM est en charge de la purification, de la formulation, des contrôles de qualité et de la libération de lots de poches de phages thérapeutiques sous forme de matières premières à usage pharmaceutique (MPUP). L’ensemble de ces opérations est conduit selon les "bonnes pratiques de fabrication" (BPF) exigées par la réglementation et l’ANSM. A partir de ces MPUP, FRIPHARM réalise des préparations hospitalières (PH) sous la forme de flacons de 1,2 mL de phages thérapeutiques utilisables chez l’homme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/97108349-67657949.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Les-HCL-premier-etablissement-public-autorise-a-produire-des-phages-therapeutiques-suivant-les-bonnes-pratiques-de_a5122.html</link>
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   <title>La logistique hospitalière entre dans une nouvelle ère à Lyon Sud</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au cœur du projet BAURéaLS, la plateforme Géolab incarne une transformation profonde de la logistique hospitalière. Automatisation avancée, robotisation des flux, réorganisation des équipes… Ce dispositif inédit redéfinit les standards de préparation et d’acheminement du matériel opératoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96440460-67248584.jpg?v=1778149370" alt="La logistique hospitalière entre dans une nouvelle ère à Lyon Sud" title="La logistique hospitalière entre dans une nouvelle ère à Lyon Sud" />
     </div>
     <div>
      À l’hôpital Lyon Sud, le projet&nbsp;BAURéaLS&nbsp;(Blocs Accueil Urgences Réanimation Lyon Sud) constitue un tournant majeur dans la modernisation du plateau technique. Initié dès 2016-2017 par les Hospices Civils de Lyon, il répond à un double objectif, regrouper des activités jusqu’alors dispersées et adapter l’organisation hospitalière à l’évolution des besoins de soins, dans un environnement marqué par de fortes contraintes foncières. <br />   <br />  À l’horizon&nbsp;2027, le programme aboutira à la mise en service de 30&nbsp;salles de blocs opératoires et de 45&nbsp;lits de soins critiques.&nbsp;<em>« Dès la genèse du projet, nous savions que certaines fonctions ne pourraient pas être implantées à proximité directe des blocs opératoires. L’idée de mutualiser les arsenaux et de professionnaliser leur gestion s’est imposée rapidement »</em>, se souvient Guillaume Geslin, directeur adjoint de l’hôpital Lyon Sud et directeur du projet. La plateforme logistique dédiée à l’activité opératoire&nbsp;Géolab&nbsp;est ainsi devenue l’un des piliers du projet&nbsp;BAURéaLS,&nbsp;qui repose autant sur une transformation organisationnelle que sur une évolution immobilière.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une plateforme logistique hors norme </b></div>
     <div>
      Installée sur près de 2 000&nbsp;m², entre les deux niveaux de blocs opératoires, la plateforme&nbsp;Géolab&nbsp;centralise l’ensemble des stocks et des flux logistiques liés à l’activité chirurgicale. Mise en service en janvier 2026, elle a été conçue comme une interface unique d’approvisionnement et de gestion des dispositifs médicaux.&nbsp;<em>« Nous sommes passés d’arsenaux dispersés à une plateforme logistique centralisée, capable d’alimenter l’ensemble des blocs avec une traçabilité complète »</em>, souligne Guillaume Geslin.&nbsp;Le basculement vers cette nouvelle organisation a été mené en trois semaines, en parallèle du transfert de l’activité chirurgicale dans les nouveaux blocs, selon un phasage précis par spécialité. Chaque étape comprenait deux jours de transfert, une journée de simulation en conditions réelles, puis une reprise progressive des activités dès le quatrième jour dans les nouveaux espaces.&nbsp;«<em> La chirurgie ambulatoire et l’endoscopie ont ouvert la marche, suivis de la chirurgie digestive, puis des activités d’urgence, d’orthopédie et de chirurgie maxillo-faciale, particulièrement sensibles »</em>, poursuit le directeur de projet.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Automatisation et robotisation au cœur du dispositif </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96440460-67248588.jpg?v=1778149333" alt="La logistique hospitalière entre dans une nouvelle ère à Lyon Sud" title="La logistique hospitalière entre dans une nouvelle ère à Lyon Sud" />
     </div>
     <div>
      Au-delà de la performance logistique, ce déploiement progressif a été voulu pour faciliter l’appropriation du système par les équipes. Il leur a laissé le temps de prendre leurs repères, de s’approprier les nouveaux espaces et de se familiariser avec des&nbsp;process&nbsp;et des outils profondément transformés. Car&nbsp;Géolab&nbsp;se distingue avant tout par un haut niveau d’automatisation.&nbsp;Inspirée des modèles du e-commerce, la préparation des chariots opératoires est assurée à près de 80&nbsp;% par des robots autonomes.&nbsp;Dans un espace dédié, ceux-ci acheminent des étagères mobiles jusqu’aux postes de préparation.&nbsp;<em>« Nous disposons d’une flotte de robots qui amène directement les étagères nécessaires aux opérateurs, avec un système qui optimise les flux et les déplacements »</em>, détaille Guillaume Geslin.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Ce fonctionnement sécurise les préparations, limite les risques d’erreur et optimise l’allocation des ressources humaines. Il a également été adapté aux contraintes hospitalières, notamment pour intégrer la gestion des urgences.&nbsp;<em>« Nous avions besoin d’un système capable de gérer des demandes urgentes en temps réel, sans interrompre le flux global. C’est un développement majeur réalisé avec l’industriel »</em>, ajoute-t-il. Une flotte complémentaire de robots mobiles doit assurer ensuite l’acheminement des chariots vers les blocs opératoires de façon autonome, garantissant des circuits continus et sécurisés, cohabitants avec les flux patients.&nbsp;<em>« La performance de ce dispositif n’est pas encore conforme aux attentes utilisateurs »</em>, précise néanmoins le directeur.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une véritable transformation managériale</b></div>
     <div>
      Parallèlement à cette&nbsp;technologie,&nbsp;Géolab&nbsp;repose&nbsp;sur une nouvelle organisation des équipes. La plateforme mobilise aujourd’hui une vingtaine de professionnels, associant personnels issus des blocs opératoires et profils logistiques.&nbsp;<em>« Elle est pensée pour être opérée par des personnels non soignants, avec des&nbsp;processus&nbsp;largement guidés par le système d’information »</em>, ajoute&nbsp;Guillaume Geslin.&nbsp;Trois mois après sa mise en service, les premiers retours sont encourageants.&nbsp;<em>« L’équipe du&nbsp;Géolab&nbsp;se dit très satisfaite de ses conditions de travail. Et&nbsp;pour les équipes des blocs, c’est une véritable révolution organisationnelle »</em>, observe-t-il.&nbsp;La disparition des arsenaux de proximité implique en effet une formalisation plus stricte des&nbsp;process&nbsp;et une anticipation accrue des besoins. Une phase d’adaptation encore en cours, mais essentielle pour tirer pleinement parti du dispositif.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>BAURéaLS, un projet encore en mouvement </b></div>
     <div>
      Si&nbsp;Géolab&nbsp;est opérationnel depuis janvier, le projet BAURéaLS, lui, se poursuivra jusqu’à l’automne&nbsp;2027, avec notamment l’ouverture d’un second niveau de blocs opératoires et de nouvelles unités de soins critiques. Cette montée en charge aura un impact direct sur la plateforme logistique.&nbsp;<em>« Géolab&nbsp;accompagnera cette augmentation pour atteindre, à terme, la pleine capacité des 30&nbsp;salles d’opération »</em>, précise Guillaume Geslin. Dimensionnée pour traiter jusqu’à 150&nbsp;interventions quotidiennes, la structure a été conçue avec des marges d’évolution lui permettant d’absorber cette croissance.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Cette flexibilité permet notamment d’envisager une augmentation de l’activité sans hausse proportionnelle des effectifs.&nbsp;<em>« Il faudra sans doute ajuster les équipes. Mais nous disposons d’une capacité de production qui nous offre déjà une marge de progression avec les ressources actuelles. Nous nous adapterons en fonction des besoins »</em>, souligne Guillaume Geslin. À mesure que BAURéaLS atteindra sa pleine maturité,&nbsp;Géolab&nbsp;poursuivra son développement au rythme du plateau technique. Au-delà de ses performances, la plateforme incarne une nouvelle approche de la logistique hospitalière, à la fois centralisée, automatisée et pleinement intégrée au parcours de soins, préfigurant les modèles de demain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96440460-67248584.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/La-logistique-hospitaliere-entre-dans-une-nouvelle-ere-a-Lyon-Sud_a5045.html</link>
  </item>

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   <title>L’innovation et l’IA au service de la transformation des HCL</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélie Pasquelin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aux Hospices Civils de Lyon, l’innovation et l’intelligence artificielle s’imposent désormais comme les piliers de la transformation hospitalière. Armelle Dion, directrice de l’innovation (DI), et Jean-Christophe Bernadac, directeur des services numériques (DSN), expliquent comment ces technologies sont intégrées, encadrées et déployées. Entre gouvernance, cas d’usage et enjeux de souveraineté, ils dessinent les contours d’une mutation en profondeur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444257-67251842.jpg?v=1778163783" alt="L’innovation et l’IA au service de la transformation des HCL" title="L’innovation et l’IA au service de la transformation des HCL" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelle place occupe aujourd’hui l’innovation dans la stratégie globale des HCL ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Armelle Dion&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’innovation est aujourd’hui au cœur de la stratégie des Hospices Civils de Lyon. Elle est pleinement intégrée au projet stratégique&nbsp;2035, pensé sur dix ans, et irrigue l’ensemble des transformations de l’établissement. Au-delà d’un programme spécifique, elle traverse tous les axes&nbsp;: management, organisation des parcours, numérique et IA, prévention&nbsp;et&nbsp;santé environnementale. Elle s’incarne également dans de nouvelles méthodes de travail, fondées sur l’intelligence collective, la transversalité et l’usage d’outils collaboratifs. En l’espace de cinq ans, l’innovation est ainsi passée d’initiatives isolées à un véritable levier structurant, porté au plus haut niveau de gouvernance. <br />   <br />  <strong>Comment est structurée la gouvernance de l’IA ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Armelle Dion&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>La gouvernance de l’IA s’appuie sur une Direction de l’usage des données et de l’IA (DDIA) ainsi que sur un comité de pilotage dédié, récemment mis en place. Cette instance pluridisciplinaire a pour mission&nbsp;principaled’identifier et proposer des arbitrages et une doctrine à la gouvernance des HCL en matière d’IA. C’est ce Copil qui est chargé&nbsp;d’évaluer&nbsp;et&nbsp;de&nbsp;prioriser&nbsp;les projets numériques et d’intelligence artificielle proposés par des salariés des HCL. Les propositions sont ensuite remontées, comme pour tous les autres types de projets innovants, vers le comité des innovateurs avant décision finale par la Gouvernance des HCL. Les projets proposés par des entreprises extérieures sont, quant à eux, souvent identifiés via les tiers-lieux d’expérimentation des HCL, puis évalués et, le cas échéant, pilotés en étroite collaboration entre la DDIA, la DSN et la DI notamment.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Pourquoi créer une direction dédiée à l’IA, plutôt que de rattacher ces sujets à l’innovation ou au numérique ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Armelle Dion&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Aux HCL, l’innovation repose sur une logique collaborative.&nbsp;Si la direction de l’innovation apporte des méthodes, des outils et un cadre structurant, chaque projet doit être porté par une direction métier.&nbsp;La création d’une direction dédiée aux données et à l’IA répond à la complexité et à la transversalité de ces enjeux, à la croisée du soin, de la recherche et du pilotage.&nbsp;La&nbsp;DDIA agit aujourd’hui comme un guichet unique, garant de cohérence et de lisibilité, sans se substituer aux acteurs existants mais en facilitant leur coordination.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Jean-Christophe Bernadac&nbsp;:&nbsp;</strong></em>Notre organisation distingue clairement la maîtrise d’ouvrage de la maîtrise d’œuvre. La DDIA joue un rôle de maîtrise d’ouvrage, en définissant les priorités et en pilotant les projets avec les métiers, tandis que la DSN en assure la mise en œuvre technique. Ce modèle repose sur une organisation matricielle&nbsp;: des ingénieurs IA, rattachés à la DSN, travaillent sous le pilotage fonctionnel de la DDIA. Cette articulation permet de concilier vision stratégique et efficacité opérationnelle, tout en facilitant le passage à l’échelle des projets.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels sont les principaux cas d’usage déjà en place ou en expérimentation ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Jean-Christophe Bernadac&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>Les cas d’usage de l’IA sont déjà nombreux et en forte croissance. Aux urgences, elle permet de modéliser les flux afin d’anticiper les besoins en ressources. Dans le champ clinique, des expérimentations portent notamment sur le « scribe ambiant », capable de générer automatiquement des comptes rendus structurés à partir des consultations, ou sur la synthèse du dossier patient en amont des rendez-vous, pour faire gagner du temps aux médecins. L’IA intervient également dans la régulation médicale, la cotation des actes et la détection précoce de situations à risque. Hors du champ du soin, elle facilite la production de documents administratifs – rapports d’activité, procès-verbaux, dossiers d’achats. Elle est aussi testée pour l’analyse des réclamations des patients et le soutien à la recherche clinique.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelle appétence observez-vous sur le terrain vis-à-vis de l’IA ? Est-ce une demande forte ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Jean-Christophe Bernadac&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>L’appétence est&nbsp;effectivement&nbsp;très forte. Les sollicitations sont quotidiennes, mais l’enjeu principal reste d’éviter la dispersion.&nbsp;Avec la DDIA, nous privilégions une approche structurée&nbsp;: partir des besoins concrets du terrain, identifier les cas d’usage à forte valeur, puis seulement explorer les solutions disponibles. C’est cette démarche de maîtrise d’ouvrage qui permet de rester cohérents, de concentrer les efforts sur des projets à impact réel et d’éviter la multiplication d’expérimentations peu utiles.<o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Armelle Dion&nbsp;:&nbsp;</strong></em>L’innovation n’a de sens que si elle répond à un besoin réel. Sans usages identifiés, il ne s’agit que de technologie sans valeur ajoutée. Dans un contexte d’offres très abondantes, nous adoptons une approche&nbsp;centrée sur les attentes du terrain. Cela permet de concilier une forte appétence pour l’IA avec des préoccupations légitimes sur les données, les biais ou l’éthique, en sécurisant les usages et en accompagnant les transformations.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comment favoriser l’intégration de l’IA, notamment sur les enjeux d’acceptabilité ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Jean-Christophe Bernadac&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;</em>L’acceptabilité est un enjeu central, notamment en ce qui concerne la confidentialité des données et les usages de l’IA générative. Les équipes s’interrogent sur les risques de divulgation ou de réutilisation des données, en particulier médicales. Pour y répondre, nous avons mis en place une charte des usages de l’IA&nbsp;générative,&nbsp;qui encadre les pratiques et précise ce qui est autorisé ou non. Sur le plan de la gouvernance, la création de la DDIA permet également de structurer deux programmes clés du projet stratégique et de coordonner les ressources issues du numérique, de la recherche et de la data. L’objectif est de sécuriser les usages, de garantir la souveraineté des solutions et d’accompagner les équipes dans l’appropriation de ces outils, dans un contexte technologique encore largement dépendant de ressources extra-européennes.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Un mot, pour finir, sur les principales conditions techniques à réunir pour déployer efficacement des solutions d’intelligence artificielle ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>Jean-Christophe Bernadac&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le déploiement de l’IA nécessite désormais des capacités de calcul haute performance en interne, ainsi que des compétences spécifiques pour les exploiter. Cela représente une évolution importante pour les équipes de la DSN. Par ailleurs, le recours au cloud devient incontournable pour les usages nécessitant une montée en charge. Il impose toutefois des exigences élevées en matière de sécurité, de protection des données et de souveraineté. L’enjeu est donc de trouver le bon équilibre&nbsp;: renforcer les infrastructures internes tout en s’appuyant sur des solutions cloud souveraines capables de soutenir des usages à grande échelle, dans le respect des contraintes du secteur de la santé.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96444257-67251842.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Aux HCL, un "Hub prévention" innovant pour faire des patients les acteurs de leur prise en charge</title>
   <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 18:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Première cause de mortalité au monde, les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité : le comportement du patient peut tout changer. Modifiant l’approche du soin, les HCL ont décidé de mettre en place un accompagnement personnalisé des patients en créant un "Hub prévention", un dispositif innovant et pluridisciplinaire, pour agir durablement sur les facteurs de risques de maladies cardiovasculaires - ainsi que d’autres maladies métaboliques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96199826-67111590.jpg?v=1776875892" alt="Aux HCL, un "Hub prévention" innovant pour faire des patients les acteurs de leur prise en charge" title="Aux HCL, un "Hub prévention" innovant pour faire des patients les acteurs de leur prise en charge" />
     </div>
     <div>
      D’après&nbsp;l’<a class="link" href="https://www.who.int/fr/health-topics/cardiovascular-diseases#tab=tab_1" target="_blank">Organisation Mondiale de la Santé</a>, les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès au niveau mondial. En 2022, 19,8 millions de personnes en sont mortes, soit environ 32 % de tous les décès recensés. En ajoutant les maladies dites « métaboliques » comme le diabète, certains cancers et les maladies respiratoires chroniques, les pathologies "non-transmissibles" sont responsables, au total, de près de trois-quarts des décès dans le monde. Or, une large part de ces maladies est liée à des facteurs de risque comportementaux modifiables : tabagisme, sédentarité, alimentation déséquilibrée, stress… <br />   <br />  Reconnue comme essentielle pour y faire face, la prévention se heurte, pour sa part, à de nombreux obstacles : méconnaissance par les patients, difficultés d’accès à une information fiable, objectifs perçus comme inatteignables, consultations spécialisées (diététique, activité physique adaptée) chères et/ou mal remboursées, manque de temps et/ou de formation des professionnels de santé, prise en charge fragmentée… Même après la survenue d’un premier événement clinique, la réalité du terrain reste décourageante : six mois après un infarctus ou une revascularisation, 55% des fumeurs continuent de fumer, 42 % des hypertendus n’atteignent pas leurs objectifs et 38 % des obèses ne perdent pas de poids. Autre phénomène, l’inobservance thérapeutique : plus de la moitié des patients abandonnent ou prennent de façon variable leur traitement, ce qui contribue à 9% des événements cardiovasculaires en Europe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>40% des incidents cardiovasculaires pourraient être évités avec un autre comportement</b></div>
     <div>
      <em>« Pour nous, professionnels de santé, ces situations sont d’autant plus frustrantes qu’elles sont souvent évitables. Plus de 40% des accidents cardiovasculaires pourraient être prévenus par une modification du mode de vie. Pourtant, au quotidien en consultation, nous constatons combien il est difficile d’accompagner durablement les patients dans ces changements. Ces constats nous ont conduits à imaginer une nouvelle approche : un lieu transversal, avec une prise en charge holistique et pluridisciplinaire, débutant à l’hôpital et se poursuivant en ville. L’objectif est d’aider les patients à transformer durablement leurs habitudes, en renforçant leur « pouvoir d’agir » pour qu’ils deviennent pleinement acteurs de leur santé »</em>, décrit le Pr Hélène THIBAULT, cardiologue à l’hôpital Louis Pradel-HCL, à l’origine de la création du&nbsp;<a class="link" href="https://www.chu-lyon.fr/hub-lieu-unique-prevenir-maladies-cardiovasculaires-ameliorer-sante" target="_blank">"Hub prévention"</a> &nbsp;aux côtés du Dr Cyrille BERGEROT (cardiologue), des Prs Sybil CHARRIERE (médecin en nutrition) et Laura MECHTOUFF (neurologue vasculaire). <br />   <br />  Officiellement inauguré en mars 2026, ce "Hub prévention" a d’abord été un projet lauréat de&nbsp;l’<a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/innovation" target="_blank">Appel à projets innovants des HCL</a>, qui, chaque année, récompense les meilleures idées novatrices conçues au sein du CHU. Car il s’agit bien d’une innovation, presque un changement de paradigme, avec un service pensé en dehors des filières de soins traditionnelles. Composé d’une équipe pluridisciplinaire rarement réunie, le Hub propose une prise en charge, sur une journée complète, entièrement personnalisée, pluridimensionnelle et impliquante. Cet "hôpital de jour de prévention" transforme ainsi le patient en acteur de sa prise en charge, dans une structure inédite en France. Situés au cœur de l’hôpital Louis Pradel-HCL, ses locaux, dédiés aux patients, ont d’ailleurs été conçus en concertation avec des patients eux-mêmes, dans un esprit accueillant, chaleureux et favorisant leur autonomie. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Un lieu conçu pour et par les patients</strong> <br />   <br />  C’est l’une des particularités du Hub. Conçu pour les patients, il l’a été aussi par les patients eux-mêmes, dans le cadre du <a class="link" href="https://www.chu-lyon.fr/partenariat-et-experience-patient-en-sante" target="_blank">programme PEPS</a>  (Partenariat Expérience Patient en Santé) des HCL. Dès l’origine du projet, trois "patients-partenaires", Martine, Christophe et Sandrine, se sont plus particulièrement impliqués, répondant à l’appel du Pr THIBAULT et de ses équipes. <em>« L’idée de participer à la création du Hub m’a tout de suite séduit. C’était une belle occasion de faire bénéficier de ma propre expérience, de mettre mon ressenti, mon propre cheminement au service de cette structure, auprès de patients atteints par les mêmes pathologies que moi, pour les pousser vers une guérison plus rapide »</em>, relate Christophe. <br />   <br />  En collaboration avec les professionnels de santé, les trois patients ont notamment travaillé sur l’aménagement du lieu, en choisissant un mobilier coloré et chaleureux, à l’image du canapé jaune vif de la salle d’accueil. Ils ont aussi contribué à la construction des parcours, en axant sur l’autonomie. <em>« Pendant sa journée au Hub, le patient est actif et participe ; il réchauffe son repas, par exemple, il n'est pas dans un lit à attendre qu’on lui serve son plateau </em>», explique le Pr THIBAULT. Tous les trois porteurs d’au moins deux facteurs de risques cardiovasculaires ou métaboliques, ils ont surtout participé à l’élaboration de questionnaires sur les profils des patients, qu’ils ont eux-mêmes testés en figurant parmi les tout premiers participants au dispositif. Par la suite, leurs retours ont conduit à de nouveaux ajustements dans l’organisation du dispositif. <em>« Notre contribution personnelle a été modeste. Le Hub est avant tout une œuvre collective. Mais, je suis très heureuse d'avoir pris part à cette belle aventure. Elle est arrivée au moment où je remettais en question mon mode de vie et elle m'a confortée dans mes choix. J’espère maintenant que de plus en plus de patients emprunteront ce chemin »</em>, conclut Martine. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un parcours structuré sur 6 mois</b></div>
     <div>
      Ouvert de façon expérimentale deux jours par semaine (mardi et jeudi) depuis fin septembre 2025, le Hub a depuis accueilli, essentiellement, des patients suivis aux HCL, en prévention secondaire ou tertiaire - ayant déjà subi un incident cardiovasculaire. Mais, l’objectif est désormais de recevoir, également,&nbsp;<a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/adresser-patients-hub-prevention-cardiovasculaire-metabolique" target="_blank">des patients de ville, sur adressage de professionnels</a>, et plus en amont, avant même la survenance de tout événement. Seul critère pour tous les patients admissibles, présenter au moins deux facteurs de risques cardiovasculaires ou métaboliques modifiables : tabagisme, anxiété/dépression, surpoids/obésité, sédentarité/faible niveau d’activité physique, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémies… <br />   <br />  Concrètement, le parcours du Hub est structuré sur six mois et articule temps hospitaliers et suivi à domicile, en lien étroit avec les professionnels de santé de ville. Une fois le patient entré - de façon volontaire - dans le dispositif, tout commence par un appel avec l’infirmière de coordination pour cerner ses besoins et construire un parcours sur mesure. Vient ensuite une première journée au Hub, au cours de laquelle il rencontre plusieurs professionnels de l’équipe pluridisciplinaire : médecins de différentes spécialités (cardiologue, endocrinologue, médecin vasculaire), diététiciennes, addictologues, psychologues, psychiatres, pharmaciens et enseignants en activité physique adaptée. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Après six mois d’expérimentation, des premiers retours très positifs</b></div>
     <div>
      Le patient construit alors lui-même ses objectifs avec les professionnels de santé pour les six mois à venir, dans une démarche délibérément active. À l’issue de cette journée, un suivi régulier est maintenu : appels téléphoniques motivationnels, messages, contacts de l’infirmière à un et trois mois. À six mois, le patient revient pour une nouvelle journée de consultations ciblées et une synthèse médicale, avant de sortir du dispositif avec des relais identifiés - associations sportives, professionnels de santé de proximité - pour pérenniser les changements amorcés. L’équipe reste disponible si le patient ou son médecin généraliste souhaitent un retour ponctuel. <br />   <br />  Si le parcours est individualisé, les professionnels du Hub proposent, en complément, la tenue de certains ateliers en groupe, notamment celui sur la compréhension des facteurs de risques, qui se déroule sous la forme d’un jeu participatif. <em>« Nous croyons beaucoup aux ateliers collectifs. Ils offrent la possibilité de discuter, de se sentir moins seuls face à une problématique et de trouver de la motivation ensemble. Les consultations individuelles restent essentielles, mais ce mix des deux apporte une réelle force au parcours »</em>, souligne le Dr Cécile BAILLY, médecin vasculaire, qui assure la responsabilité de l’organisation du Hub aux côtés du Pr Hélène THIBAULT, cheffe de service. <br />   <br />  Au cours des six mois d’expérimentation, de fin septembre à fin mars, la structure a accueilli plus de 120 patients, avec une quasi-parité (51% de femmes), ainsi qu’une diversité d’âges (34 à 83 ans) et de profils socio-professionnels (56 % de retraités, 20 % d'actifs et 19 % sans activité professionnelle). 96 % de ces patients ont suivi un parcours intégrant l'activité physique adaptée et la diététique. Les autres interventions concernent l'addictologie (18 %), la pharmacie (11 %), la gestion du stress (18 %) et la santé mentale (14 %). Dans les tout prochains jours, les premiers résultats concrets, après six mois d’accompagnement pour les premiers patients entrés dans la démarche, permettront de juger de l’efficacité réelle du dispositif et de procéder à d’éventuels ajustements. Mais, d’après les questionnaires de satisfaction remis à chaque participant à l’issue de leur journée initiale passée au Hub, les premiers retours s’avèrent très positifs. Les patients plébiscitent l’aspect <em>« hors cadre »</em> et <em>« chaleureux »</em> du lieu, dans lequel ils se sentent <em>« comme à la maison »</em>. Surtout, la compréhension des enjeux est très concrète : au terme de la journée, 98 % des participants estiment que leurs objectifs de santé sont clairs. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire du Hub un centre pilote en matière de prévention sur le territoire lyonnais</b></div>
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      A court terme, les professionnels espèrent ainsi pouvoir monter en puissance. A partir de septembre 2026, l’objectif sera d’atteindre 400 patients par an, soit une dizaine par semaine, en accueillant davantage de personnes en prévention primaire, de patients venus de la médecine de ville - grâce à des collaborations à venir avec&nbsp;les <a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/pro-sante" target="_blank">communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)</a>  du territoire&nbsp;-, mais aussi de professionnels des HCL, à qui un parcours est également proposé via la médecine du travail, dans le souci de « prendre soin de ceux qui soignent ». Une autre ambition est de pouvoir attirer les patients les plus vulnérables, ceux chez qui les facteurs de risques sont les plus développés. <em>« Nous avons construit un modèle de financement original, pensé pour être durable, qui nous permet de nous autofinancer. Cela garantit l’accès au Hub à tous les patients qui en ont besoin, quelle que soit leur situation financière. Pouvoir élargir la prévention à tous, de façon équitable, représente quelque chose de très important pour nous »</em>, affirme le Pr Hélène THIBAULT. <br />   <br />  A plus long terme, le Hub prévention des HCL, pionnier du genre en France, vise à devenir un véritable centre pilote en matière de prévention pour l’ensemble des acteurs de santé de la région. Ses responsables prévoient, pour cela, de partager, dès que possible, leurs outils, méthodes et résultats avec d’autres établissements, en synergie avec les universités et les équipes de recherche locales, notamment celles des laboratoires&nbsp;<a class="link" href="https://carmen.univ-lyon1.fr" target="_blank">CarMen</a> &nbsp;et&nbsp;<a class="link" href="https://www.reshapelab.fr/fr" target="_blank">RESHAPE</a> &nbsp;qui sont associés au dispositif sur le versant recherche. En parallèle, ils entendent aussi, et surtout, diffuser une culture de la prévention au-delà des murs du CHU, en renforçant la formation des professionnels de santé du territoire, ainsi qu’en se rendant au contact direct de la population, dans une démarche "d’aller vers". Ce sera notamment le cas avec la participation d’une équipe du Hub à l’opération <a class="link" href="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/les-bus-du-coeur.php" target="_blank">"Bus du Cœur des Femmes"</a>, les 27, 28 et 29 mai prochains, à Décines-Charpieu. <br />  
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   <title>Piloter et innover avec la donnée : les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 17:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Et si les données de santé étaient notre meilleur allié pour améliorer la santé de demain ? Dans un contexte de transformation accélérée du secteur de la santé, les données de santé jouent un rôle central et font, à ce titre, l’objet de l’un des dix programmes transformants du projet stratégique 2035 des HCL. Elles offrent une vision d’ensemble sur des millions de parcours de soins et permettent d’identifier des tendances et cibler les meilleurs traitements. En se dotant cette année d’un entrepôt de données de santé, les HCL entendent structurer et consolider l’utilisation de cette ressource précieuse, au sein d’une plateforme centralisée et sécurisée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96060717-67019661.jpg?v=1776266055" alt="Piloter et innover avec la donnée : les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé" title="Piloter et innover avec la donnée : les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé" />
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      Lors de chaque prise en charge ou de participation à un essai clinique, des données médicales et administratives associées au patient, comme des comptes rendus d’hospitalisation, des résultats de biologie ou d’analyses d’imagerie sont créées et collectées. Utilisées conformément à la règlementation sur la protection des données personnelles&nbsp;et en l’absence d’opposition du patient, ces données permettaient déjà aux Hospices Civils de Lyon d’exercer leur mission de Centre Hospitalier Universitaire (CHU), en réalisant et soutenant une recherche et un enseignement innovants, au bénéfice direct des pratiques médicales, paramédicales et des patients. <br />   <br />  Désormais, les données administratives, et médicales des patients des HCL, ainsi que les données professionnelles des acteurs de santé impliqués dans leur prise en charge, seront regroupées au sein d’une base unique appelée "Entrepôt de données de santé" (EDS). Véritable coffre-fort numérique, l’EDS se présente comme une plateforme centralisée et sécurisée dédiée à la collecte, à l’organisation et au stockage des données issues des systèmes d'information du CHU. La constitution de cet entrepôt ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche médicale, en permettant une meilleure compréhension des maladies et de leurs évolutions. Il contribuera également à l’optimisation de l’organisation des soins et des politiques de prévention et de dépistage, ainsi qu’au pilotage de l’activité. <br />   <br />  Cette dynamique portée par les HCL, soutenue par l’État dans le cadre de la stratégie "Santé Numérique" du plan France 2030, s’inscrit dans la continuité du <a class="link" href="https://teamhcl.chu-lyon.fr/datahubhouraa-entrepot-de-donnees-de-sante-partage-et-interoperable" target="_blank">projet régional DataHubHOURAA (D2H) </a>  coordonné par le Groupement de Coopération sanitaire HOURAAA. Mené en partenariat avec les CHU de Clermont-Ferrand, Grenoble Alpes et Saint-Étienne, ce projet vise à installer, de manière native, un EDS identique dans chaque CHU. Le projet prévoit la mise en commun, facilitée et en toute sécurité, de données de santé selon les projets associant différents centres, portés par les équipes. En atteignant une masse critique de données, il favorisera le développement d’études multicentriques, accélèrera la recherche et l’innovation, et renforcera la qualité des soins ainsi que le pilotage hospitalier, au bénéfice direct des patients et de la communauté médicale.
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      <strong>La transparence au service de la confiance</strong> <br />   <br />  Les Hospices Civils de Lyon rendent accessible au grand public l’ensemble des études menées à partir de données de santé, via un portail de transparence accessible depuis leur site internet. Cette initiative vise à illustrer la manière dont les données de santé, collectées au quotidien, sont valorisées au service de la recherche tout en contribuant à renforcer la confiance entre chercheurs, professionnels de santé et patients. <br />  <a class="link" href="https://recherche.chu-lyon.fr/entrepot-donnee-sante" target="_blank">&gt; Plus d’information</a> 
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     <div><b>Le respect des données de santé et du droit d’opposition au cœur du projet</b></div>
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      L'organisation et les dispositifs techniques dédiés à l’EDS assurent la protection des données, la confidentialité des informations et le respect de votre vie privée. L'EDS est conforme au le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et à la Loi du 6 janvier 1978 dite « Loi Informatique et Libertés » modifiée, qui impose de strictes mesures de sécurité informatique. Il a fait l’objet d’une demande d’autorisation auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), avant à sa mise en œuvre. <br />   <br />  Les informations sont traitées de manière strictement confidentielle et sécurisée grâce à leur pseudonymisation. Cela signifie que les informations nominatives telles que les noms et prénoms sont remplacées par un code aléatoire. Cela permet aux chercheurs d’utiliser les données pour améliorer la qualité des soins, sans possibilité d’identification des personnes concernées. <br />   <br />  Conformément au RGPD et à la Informatique et Libertés, chaque patient peut faire valoir son droit à s’opposer au versement de ses données dans l’EDS. Cette démarche peut être effectuée à tout moment, sans justification et sans impact sur la prise en charge médicale.
     </div>
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