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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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  <dc:date>2026-03-10T20:37:00+01:00</dc:date>
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   <title>« Dedalus s’impose aujourd’hui comme un partenaire agile et dynamique »</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jan 2025 10:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marquée de nombreux jalons, l’année 2024 a permis à Dedalus, opérateur européen leader en santé numérique, d’asseoir encore plus une stratégie pensée pour répondre aux besoins des établissements de santé français. Placée sous le signe d’une convergence accélérée, mais aussi d’un soutien réaffirmé à l’innovation et d’un volontarisme fort en matière de qualité de service, elle laisse entrevoir des perspectives particulièrement prometteuses pour les mois à venir, comme nous l’explique Frédéric Vaillant, le directeur général délégué France de Dedalus.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/85402965-60870057.jpg?v=1736326801" alt="« Dedalus s’impose aujourd’hui comme un partenaire agile et dynamique »" title="« Dedalus s’impose aujourd’hui comme un partenaire agile et dynamique »" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, évoquer quelques temps forts de l’année 2024&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Frédéric Vaillant&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ces derniers douze mois ont, une fois de plus, été riches en événements pour Dedalus. Je commencerais par la concrétisation de la «&nbsp;transition U&nbsp;», c’est-à-dire la convergence vers le dossier patient informatisé (DPI) Care4U. Annoncée – et préparée – depuis 2022, elle est désormais pleinement lancée au CHU de Toulouse qui, en mars dernier, est devenu le premier établissement de santé à engager le passage d’ORBIS vers Care4U. En septembre, l’Hôpital Nord-Ouest Val-d’Oise (NOVO) lui a emboîté le pas en devenant, pour sa part, le premier à converger de DxCare vers Care4U. Dans un cas comme dans l’autre, la dynamique est déjà très positive, favorisée par l’engagement de toutes les équipes. Depuis, d’autres chantiers de transition ont été programmés pour 2025, et les journées utilisateurs des clubs RESO et DxCare, qui se sont tenues en octobre dernier à Toulouse, avaient d’ailleurs été l’occasion de nous y arrêter. <br />   <br />  <strong>Votre activité Imagerie a également connu des développements avec, là aussi, plusieurs concrétisations en cours…</strong> <br />   <br />  Ce volet est en effet en pleine croissance, avec un quasi-doublement des commandes par rapport à 2023, et de très belles perspectives pour les deux prochaines années. Nous sommes bien partis pour répliquer, à l’hôpital comme en ville, le succès déjà obtenu en biologie médicale. DeepUnity, notre PACS de nouvelle génération aux fonctionnalités élargies, est par exemple au cœur d’un projet ambitieux avec un CHU de premier plan, tandis que l’intérêt est grand autour de la solution Web et «&nbsp;Cloud-native&nbsp;» PACSonWEB. Nous avons d’ailleurs renforcé nos équipes pour pouvoir répondre à toutes les demandes&nbsp;! Toujours en imagerie médicale, nous avons, cet automne, dévoilé la DRIMbox Dedalus, qui sera présentée aux utilisateurs lors d’un Tour de France. L’enthousiasme était déjà palpable à l’occasion des Journées francophones de radiologie, preuve, s’il en est, que nous avons su répondre aux attentes de l’écosystème avec une DRIMbox pleinement interopérable avec les outils métiers et fortement intégrée aux processus. <br />   <br />  <strong>Et ce sont loin d’être vos seules réussites. Pourriez-vous citer d’autres exemples&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Au GHT de La Réunion, la migration vers le progiciel administratif Hexagone a elle aussi bien avancé cette année, à la grande satisfaction des équipes locales, et devrait faire des émules au cours des mois à venir. Et les professionnels de santé sont toujours plus nombreux à nous témoigner leur confiance, car nous mettons tout en œuvre pour leur offrir des outils métiers novateurs et en adéquation avec leurs exigences. Nous investissons par exemple fortement dans les technologies de traitement du langage naturel (NLP), avec de premières applications de prescription à la voix testées dès 2025 aux urgences de l’Hôpital NOVO. Nous portons également plusieurs projets autour de l’IA générative, pour automatiser la création de comptes-rendus et simplifier les opérations de reporting. Nous avons, enfin, engagé des travaux autour des structures de soins connectées avec, notamment, une solution de sécurisation intelligente du circuit du médicament. <br />   <br />  <strong>L’IA joue également un grand rôle au sein du projet de recherche ERIOS, mis en œuvre avec le CHU et l’Université de Montpellier. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  ERIOS est une initiative d’envergure sans équivalent en France. Deux applications intelligentes sont&nbsp;déjà prêtes, IsoPsy pour la gestion règlementaire du parcours psychiatrique, et AntibioViz&nbsp;pour la gestion de l’antibiothérapie. Conçues à partir du socle technique de Care4U, elles seront mises en production début et courant&nbsp;2025, y compris dans DxCare, comme nous l’avions annoncé à l’occasion de SantExpo. Nous nous concentrons désormais sur la co-construction de la plateforme de mobilité Info4U, dans l’objectif de de simplifier l’accès à la dizaine d’autres applications intelligentes attendues à l’horizon 2026 – et d’améliorer ainsi toujours plus la qualité de vie au travail des soignants, qui est l’objectif numéro 1 du projet ERIOS. Nous réfléchissons en outre au lancement d’un ERIOS 2 afin de continuer d’apporter notre appui au CHU de Montpellier, lui-même très actif en matière d’intelligence artificielle. <br />   <br />  <strong>Cette volonté d’apporter des solutions nativement inscrites dans une approche intégrée entend, aussi, réduire la complexité de l’écosystème des soins...&nbsp;</strong> <br />   <br />  Notre approche est ici double. Nous cherchons en premier lieu à simplifier notre propre écosystème, à travers une convergence forte de nos solutions cliniques avec le DPI Care4U, mais aussi de nos solutions diagnostiques avec la suite logicielle convergée Dedalus InVitro. Nous nous attachons ensuite à simplifier l’écosystème externe, en nouant des partenariats stratégiques à forte valeur ajoutée. Cela est par exemple déjà le cas avec une dizaine de start-ups autour de l’IA, de la sécurité médicamenteuse ou encore de la cybersécurité. En concevant ensemble des outils issus des besoins identifiés sur le terrain, nous pouvons ainsi proposer des solutions avancées pleinement adaptées aux pratiques, et inscrites dans une approche consolidée et cohérente, elle-même opérée par un interlocuteur solide et pérenne.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;de vos travaux autour des Command Centers, ces centres opérationnels permettant un pilotage de l’activité hospitalière par la donnée&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les attentes sont ici aussi très fortes. Depuis le D4Evolution de janvier dernier, où ces Command Centers ont notamment été mis à l’honneur, plusieurs établissements nous ont fait part de leur grand intérêt. Nous sommes pleinement prêts sur le volet logiciel, d’autant que ces Command Centers sont déjà en production dans d’autres pays européens. Il s’agit néanmoins de projets complexes à mettre en œuvre, car ils sont étroitement imbriqués avec la réorganisation des processus hospitaliers. Cette première étape est primordiale pour qu’un Command Center puisse être utilisé à hauteur de son potentiel et, par exemple, optimiser l’occupation des blocs opératoires, pour améliorer la rentabilité de l’établissement et consolider l’offre de soins à destination des patients.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous préparez d’ailleurs&nbsp;la prochaine édition du D4EVolution, votre rendez-vous annuel qui se tiendra à Paris le 30 janvier 2025. Quel en sera le fil rouge&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Intitulée «&nbsp;Concrétisons la transformation numérique et réinventons ensemble les méthodes pour l’avenir&nbsp;», cette édition 2025&nbsp;mettra notamment l’accent sur les Centres de services, qui viennent formaliser une méthodologie d’accompagnement renouvelée.&nbsp;Vous n’êtes pas sans savoir qu’un projet numérique est un processus souvent long et complexe. Les Centres de services entendent justement réduire considérablement les délais&nbsp;en mettant une équipe dédiée à disposition des établissements de santé, pour leur apporter un appui expert. Cette approche novatrice bénéficie déjà au CHU de Toulouse pour la convergence vers Care4U, mais aussi au regroupement de laboratoires de biologie médicale Unilabs dans le cadre de la convergence vers InVitroLIS. Avec ces Centres de services, Dedalus s’impose aujourd’hui comme un partenaire agile et dynamique, pour une conduite du changement qui sera véritablement source de valeur et de bénéfices rapidement perceptibles. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour finir, sur le programme du D4Evolution 2025&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Guidée par des perspectives stratégiques, la journée mettra l’accent sur le rôle actif joué par Dedalus sur le territoire national, pour continuer d’y construire la santé numérique de demain. Les conférences plénières qui rythmeront la matinée, s’attarderont pour leur part sur la convergence vers Care4U et la digitalisation des laboratoires de biologie médicale, notamment soutenues par la technologie Cloud et l’intégration du standard d’interopérabilité HL7 FHIR, mais aussi les solutions digitales au service des relations humaines à l’hôpital, ou encore sur les systèmes intelligents en imagerie médicale. Sans oublier les 32 ateliers animés par nos experts autour de thématiques variées, et l’exposition technique pour découvrir toute la richesse de notre offre et celle de nos partenaires. Cette journée promet une fois de plus des échanges enrichissants et conviviaux, et l’effervescence autour de l’événement est déjà réelle, avec pas moins de 500 participants attendus&nbsp;! <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.dedalus.com/fr/fr/" target="_blank">site de Dedalus</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html">à lire ici</a>  &nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Interopérabilité : «L’essentiel est de poser les bons choix dès le début »</title>
   <pubDate>Wed, 03 Jul 2024 14:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Enjeu clé pour continuer d’accélérer le virage numérique dans le monde de la santé, la notion d’interopérabilité s’articule autour de deux dimensions : la technique, pour que les systèmes d’information puissent communiquer entre eux, et la sémantique, afin qu’ils sachent se comprendre sans ambigüité. Cette dernière, qui représente donc un défi de taille, peut aujourd’hui mobiliser plusieurs standards, en fonction du niveau de granularité recherché. Explications de Brice de Behault, entrepreneur belge, fondateur de la spin-off universitaire EarlyTracks et spécialiste de l’interopérabilité sémantique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80240019-57952783.jpg?v=1715623031" alt="Interopérabilité : «L’essentiel est de poser les bons choix dès le début »" title="Interopérabilité : «L’essentiel est de poser les bons choix dès le début »" />
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      <strong>Pourquoi rechercher l’interopérabilité sémantique&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Brice de Behault&nbsp;:</em></strong>&nbsp;On peut facilement confondre structuration et standardisation des contenus médicaux. Encore aujourd’hui, beaucoup de contenus structurés dans les systèmes informatiques d'hôpitaux, par exemple les dossiers patients informatisés, ou DPI, sont liés à des référentiels variés. Parfois même, ces référentiels sont propres à une institution. Dans de telles circonstances, la donnée saisie est difficilement interprétable et un processus très coûteux de transformation de la donnée devient nécessaire. Vous le voyez en France, par exemple, avec les laboratoires. Pour résoudre ce problème, plusieurs référentiels internationaux sont promus. Leur but est d’assurer une représentation standardisée des contenus, rendant ceux-ci interprétables sans grande adaptation. Au-delà de l’interopérabilité technique, qui désigne la «&nbsp;tuyauterie&nbsp;» entre systèmes, l’interopérabilité sémantique cherche donc à assurer que les contenus soient eux-mêmes interopérables : les informations produites dans un système peuvent être directement utilisées par un autre système compatible. Cette notion d’interopérabilité des contenus est d’autant plus primordiale aujourd’hui que le virage numérique est pleinement engagé et que les établissements de santé doivent composer avec des données provenant d’une multitude de logiciels généralistes – à l’instar justement des DPI –, et de logiciels de spécialités – obstétrique, anesthésie, gestion du laboratoire, etc. Sans cela, l’ambition d’exploiter la donnée médicale pour accéder au&nbsp;<em>quintuple aim*&nbsp;</em>des soins de santé ne sera pas atteignable.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Existe-t-il une approche idéale pour assurer cette interopérabilité sémantique&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’interopérabilité sémantique est un domaine qui peut devenir très rapidement abstrait. Définir la bonne démarche pour aborder ce point est fondamental pour assurer un cadre viable à cet effort. Un fil conducteur habituel est de travailler sur des représentations de plus en plus complexes de l’information médicale, partant d’une vue atomique de l’information (une notion médicale) à une vue de plus en plus construite (le contexte de ce concept pour un patient donné). À terme,&nbsp;l’ambition est d’offrir une représentation standardisée et fidèle de la réalité, médicale ou non, du patient.&nbsp;Plusieurs standards internationaux, dont SNOMED CT pour les termes cliniques ou LOINC pour les résultats biologiques, permettent cette représentation atomique de l’information médicale. Ces standards sont poussés au niveau européen et sont déjà bien implémentés dans certains pays, dont la Belgique. <br />   <br />  <strong>Est-il possible d’aller plus loin encore&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Un simple concept médical standardisé représente déjà une avancée considérable par rapport à l’essentiel des dossiers patients. Mais il est effectivement possible d’aller plus loin et de représenter de manière standardisée une notion médicale, ainsi que son contexte pour un patient bien précis. Ce contexte est extrêmement important pour l’utilisabilité des contenus dans des applications métiers : il s’agit bien évidemment de l’identité du patient concerné mais aussi de la date de début ou de fin d’une condition, de sa sévérité, des observations liées, etc. Cet enjeu est de plus en plus adressé grâce au standard HL7 FHIR qui décrit – au-delà des messages techniques – des modèles de données standardisés. Ce standard est en cours de mise en œuvre en France, notamment pour assurer l’interopérabilité des applications référencées dans Mon Espace Santé, et en Belgique où son adoption généralisée s’accélère au travers des&nbsp;<em>Care Sets</em>.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Y a-t-il un troisième niveau&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Bien sûr&nbsp;! Dans l’idée d’offrir une représentation encore plus réaliste des données liées à un patient, deux évolutions peuvent être envisagées. D’une part, il est possible de regrouper les ressources FHIR (<em>Fast Healthcare Interoperability Resources</em>) pour décrire le patient dans son ensemble – antécédents médicaux et chirurgicaux, allergies, vaccins, etc. Ces ‘résumés patients’ s’appuient eux aussi sur des standards, dont l’<em>International</em>&nbsp;<em>Patient Summary</em>&nbsp;(HL7 IPS) et le&nbsp;<em>European Electronic Health Records Exchange Format&nbsp;</em>(EEHRxF). À nouveau, il s’agit d’un standard d’échange d’information. La deuxième évolution possible va au-delà de l’échange et cherche à offrir une représentation unifiée et encore plus fine de l’information.&nbsp;<em>openEHR</em>&nbsp;(prononcé «&nbsp;open air&nbsp;») est un exemple remarquable d’une telle normalisation et est utilisé par de plus en plus de régions en Europe. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un standard fort diffusé, et il est donc moins tangible que HL7 FHIR à ce stade.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cette modélisation du stockage des données n’est-elle pas, aussi, adressée à travers les entrepôts de données de santé (EDS)&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les&nbsp;EDS sont encore très souvent des centralisations de contenus provenant de différentes sources. Ces outils permettent d’accéder à des données disparates, produites à de multiples endroits et pour des besoins bien précis. Et ces entrepôts ne sont pas destinés au partage d’information médicale, mais à une exploitation secondaire des données, en particulier pour les études cliniques. Tout au plus, des efforts sont mis en place pour en standardiser le format de stockage (OMOP, par exemple). En Belgique, de plus en plus d’hôpitaux souhaitent échanger des données standardisées entre eux ou ambitionnent d’utiliser des outils d’aides à la décision de manière efficace. Ces&nbsp;usages primaires de la donnée médicale, qui s’imposent comme un levier de valorisation des DPI, sont adressés au travers de&nbsp;<em>Clinical Data Repositories</em>&nbsp;(CDR). Ces derniers consistent en des espaces de stockage de données patients standardisées pouvant être échangés en temps réels entre, par exemple, hôpitaux d’un même réseau locorégional (l’équivalent de vos GHT en France) voire d’une même région (Flandre, Wallonie, Bruxelles chez nous). Les CDR sont des outils essentiels pour soutenir l’intégration des soins et les innovations orientées sur les données pour améliorer la prise en charge des patients, comme les systèmes d’aide à la décision clinique. Nous pourrions même envisager que les CDR nourrissent eux-mêmes les EDS avec des données médicales de haute qualité.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Observez-vous d’autres problématiques concernant l’interopérabilité sémantique des données stockées&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Pour éviter tout traitement inutile, il est pertinent de s’assurer en priorité que les contenus saisis dans les systèmes soient standardisés à la source. Cet effort permet d’optimiser très efficacement la puissance des outils tels que les DPI. Il est également possible de standardiser des contenus repris en langage naturel à la volée ou&nbsp;<em>a posteriori</em>&nbsp;au travers de l’intelligence artificielle et en particulier d’outils de traitement automatique du langage naturel, ou NLP – plus précisément des applications d’IA générative ou d’extraction d’information plus classique des données. Cette réflexion, qui atteint désormais la France, a déjà été initiée en Belgique depuis un certain nombre d’années. Il est très fréquent de voir des dossiers patients informatisés basés sur SNOMED CT ou intégrant des fonctionnalités de NLP.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment expliquer cette avance&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il faut rappeler que, outre-Quiévrain, les réseaux de santé régionaux – équivalents belges du Dossier médical partagé (DMP) français – ont vu le jour il y a plus d’une dizaine d’années pour échanger des rapports relatifs à un patient. Tout comme dans le DMP, ces documents sont présentés sous la forme de listes de documents. Pour faciliter la prise en charge des patients, le gouvernement fédéral a également promu un résumé patient standardisé pour les médecins généralistes, le SUMEHR, similaire dans les grandes lignes à l’<em>International Patient Summary&nbsp;</em>décrit plus haut (HL7 IPS). Malgré les incitants, les contenus produits sont restés très pauvres et peu utilisables en pratique. C’est entre autres pour cette raison que la mobilisation des technologies de traitement automatique du langage s’est imposée comme une alternative intéressante.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pour autant, l’idée initiale n’a pas été abandonnée…</strong> <br />   <br />  Bien au contraire, l’idée d’échanger des données standardisées entre prestataires avance. Un projet appelé BIHR, pour&nbsp;<em>Belgian Integrated Health Record</em>, et qui s’inscrit véritablement dans une vision «&nbsp;parcours&nbsp;», est en cours de formalisation. Cette trajectoire s’inscrit&nbsp;<em>in fine</em>&nbsp;dans la continuité de la tendance que nous venons d’évoquer, c’est-à-dire le passage d’une vue documentaire à une vue «&nbsp;data&nbsp;» des DPI. À cet égard, le gouvernement fédéral a également lancé, en 2023, des projets dits de&nbsp;<em>Data Capabilities</em>&nbsp;pour justement tester la mise en place des briques permettant cette vue data, et de&nbsp;<em>Data Innovations</em>&nbsp;pour leur part orientés sur l’implication des utilisateurs. À l’inverse des projets nationaux français, leur ligne éditoriale est sensiblement moins contraignante. Il n’y a par exemple pas de cahier des charges, ni de prérequis identifiés. L’approche est ainsi transversale et concertée, un avantage possible dans un pays de la taille de la Belgique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Toujours est-il que, comme vous l’avez laissé entendre,&nbsp;l’adoption des concepts d’interopérabilité sémantique par les producteurs de données&nbsp;est un enjeu critique…</strong> <br />   <br />  Il s’agit effectivement d’un défi de taille, qui&nbsp;impose de combiner plusieurs leviers. L’incitation financière seule, par exemple, se heurte rapidement à un plafond de verre. L’obligation réglementaire est, elle, très complexe : comment définir un dossier patient de qualité&nbsp;? Interrogés à ce sujet, les instituts normatifs ne prennent pas de positions, estimant que cet enjeu n’est pas de leur ressort car il touche aux usages. Pour soutenir l’adoption de bonnes pratiques, il convient selon nous de favoriser l’engagement de l’ensemble des parties prenantes et de sensibiliser aux nouveaux cas d’usage permis par les échanges multidirectionnels de données. Avec l’arrivée de l’Espace Européen de Données de Santé, les pays membres ont une responsabilité importante à jouer. L’Union européenne doit également soutenir une adoption homogène des standards d’interopérabilité et ainsi éviter le développement d’interprétations trop localisées de standards tels que HL7 FHIR (un défi appelé «&nbsp;profiliferation&nbsp;»&nbsp;dans le jargon).&nbsp; <br />   <br />  <strong>Identifiez-vous d’autres défis&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Avec le potentiel croissant de l’intelligence artificielle et plus largement des usages de la donnée médicale dans les soins de santé, la qualité de l’information devient un sujet clé. Produire et échanger des données en quantité importante n’est plus suffisant&nbsp;: il est essentiel que celles-ci soient les plus contextualisées (standardisées) et pertinentes possibles. Ce défi va de pair avec le besoin d’une gestion plus professionnelle et durable de l’information médicale. Certaines informations médicales essentielles sont utilisées dans de nombreux cas d’usage&nbsp;: bien adresser la qualité et la contextualisation de ces informations permet d’augmenter leur réutilisabilité, réduisant le coût d’implémentation de cas d’usage. Enfin, mon dernier point est un défi humain : trouver le bon équilibre entre une vision long terme saine et des ambitions pragmatiques dès le début. Les gains les plus évidents des données standardisées sont adressables avec l’état de l’art actuel des technologies et des standards. L’essentiel est de poser les bons choix dès le début. Sur ces points, des échanges entre les expériences nationales en Europe, soutenues par le cadre du&nbsp;<em>European Health Data Space</em>&nbsp;(EHDS) récemment voté, représentent sans aucun doute un catalyseur puissant d’innovation. <br />  &nbsp;  <div>  <div id="ftn1"> <br />  <em>(*)&nbsp;Il s'agit de chercher à obtenir, avec le budget disponible pour les soins de santé, davantage de santé pour la population, une meilleure expérience de la qualité des soins, une diminution de la charge pour le personnel soignant et une réelle accessibilité des soins pour tout un chacun.</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Interoperabilite-L-essentiel-est-de-poser-les-bons-choix-des-le-debut_a4136.html</link>
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   <title>L'ère de la norme FHIR : pourquoi FHIR devrait vous intéresser ?</title>
   <pubDate>Mon, 19 Sep 2022 09:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Eiferman</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune, par Nicolas Eiferman, Directeur Général France d’InterSystems.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/67438496-47689257.jpg?v=1663573431" alt="L'ère de la norme FHIR : pourquoi FHIR devrait vous intéresser ?" title="L'ère de la norme FHIR : pourquoi FHIR devrait vous intéresser ?" />
     </div>
     <div>
      Ces dernières années, l'émergence de la norme FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources) a suscité un enthousiasme croissant parmi les experts en informatique médicale du monde entier. Cette tendance n'est pas juste une autre itération des normes et de la technologie. Elle a le potentiel de transformer et révolutionner l'ensemble du secteur. Il est donc nécessaire de la rendre accessible au plus grand nombre, pour qu’elle ne se cantonne pas au domaine technique, mais soit adoptée par les décideurs et leaders d'opinion. Si SantExpo 2022 a déjà dévoilé de grands progrès à cet égard, nous devons aller encore plus loin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FHIR face au défi d’interopérabilité du système de santé actuel</b></div>
     <div>
      Beaucoup d'entre nous se sont habitués à certaines pratiques en matière de données de santé et d’interopérabilité, en raison d’années de travail avec les précédentes générations de normes et de technologies - notamment HL7 V2.&nbsp; <br />   <br />  Mais, que ce soit au niveau des établissements de soins ou des éditeurs de logiciels santé, il est communément admis que les intégrations entre différents systèmes d’information génèrent un bon nombre de défis.  <ul>  	<li class="list">Ralentissement des déploiements dans la mesure où les éditeurs (parfois concurrents) sont souvent obligés d’échanger des informations et collaborer pour concevoir, implémenter et tester ces intégrations.</li>  	<li class="list">Dépendance vis à vis des éditeurs, qui peut conduire à des «&nbsp;guerres de territoire&nbsp;» dans lesquelles les utilisateurs finaux n’ont que peu d’influence et qui alimente l’activité lucrative des connecteurs.</li>  	<li class="list">Création d’une architecture n-to-n complexe à maintenir et généralement peu efficiente relative au volume de données qui transitent.</li>  </ul>  Au-delà des interfaces standards (eg identité/mouvement), certaines intégrations sont très customisées et peuvent entrainer des risques, notamment pour la sécurité des patients voire des ruptures de prise en charge, et de ce fait ne dépassent souvent pas l’état d’ébauche. <br />   <br />  Au-delà des conséquences financières évidentes, ces points de tension impactent en premier lieu les utilisateurs finaux (médecins, infirmières, etc.) en complexifiant les processus de prise en charge des patients. De plus, les start-ups ou les nouveaux entrants sur le marché se trouvent confrontés à ces barrières difficilement franchissables. Les challenges de l'interopérabilité ont donc une forte responsabilité dans les difficultés rencontrées en matière de mise en œuvre, adoption et innovation numérique en santé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FHIR ou la promesse d’un meilleur partage des données</b></div>
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      Si FHIR a le potentiel de réduire considérablement les points sensibles actuels et d'introduire un nouveau paradigme en matière d'échange de données de santé, il y a toutefois une condition importante. Le FHIR doit être largement adopté ; et bien que ce soit le cas dans certaines parties du monde, la France en est encore aux premiers jours de son adaptation. <br />   <br />  En combinant les normes modernes et la technologie API contemporaine, le FHIR permettra un interfaçage beaucoup plus rapide, plus standard et plus transparent entre les différents systèmes d’information. On peut supposer que dans les années à venir, tous les logiciels santé adopteront la norme FHIR. Ainsi, les principaux DPI (Dossier Patient Informatisé) disposeront de leurs propres référentiels FHIR, les nouvelles applications cliniques destinées à traiter des secteurs niches ou des cas d'usage spécifiques seront natives FHIR, et la plupart des entrepôts de données de santé seront compatibles FHIR. Dans ce contexte, les intégrations seront plus rapides, transparentes et moins dépendantes des éditeurs car tous les systèmes parleront le même langage. L'efficacité en termes de flux de données sera également grandement améliorée, ce qui se traduira par de meilleures performances et une meilleure qualité des données. Les éditeurs se concentreront ainsi davantage sur le développement de logiciels innovants et les experts FHIR sur la gestion de l'interopérabilité.
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     <div><b>Un standard qui se décline jusqu’au stockage des données</b></div>
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      La conséquence la plus disruptive de l'adoption de FHIR pourrait bien être un nouveau paradigme concernant le stockage des données de santé. En effet, motivée par les besoins croissants d'analyse en temps réel, l'ambition de FHIR va au-delà de l'interopérabilité. Un entrepôt FHIR stocke les données cliniques, ce qui ouvre beaucoup de nouvelles possibilités d'applications. <br />   <br />  Il est vrai que l'utilisation de FHIR comme modèle de données est une décision en soi et dispose de ses avantages et inconvénients. Elle nécessite aussi les outils appropriés pour exploiter cet entrepôt au format documentaire. Le stockage FHIR des données cliniques répondra au besoin croissant de partage des données puisqu'il marie les concepts de base de données et d'échange de données. Nous constatons aujourd'hui la multiplication d’entrepôts de données de santé: à l'hôpital, entre hôpitaux (GHT, régions ou consortiums), dans les entreprises comme l'industrie pharmaceutique (recherche de nouveaux médicaments, données de vie réelle) ou encore les assurances, les institutions, les agences gouvernementales, et bien d'autres encore. Pour des raisons de recherche scientifique il faut pouvoir permettre un partage aisé des données de santé entre ces référentiels. Et c'est également une évidence en matière d’Intelligence Artificielle et de Machine Learning, où les chercheurs ont régulièrement besoin de nouvelles données pour améliorer leurs modèles.
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     <div><b>Une évolution qui doit s’inscrire dans la durée</b></div>
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      Une telle transition se fera sur plusieurs années et de nombreux des défis devront être relever en cours de route.  <ul>  	<li class="list">Il faudra du temps et de l'énergie pour interpréter et adopter FHIR. Heureusement, il existe une documentation et des prestataires de services de plus en plus expérimentés.</li>  	<li class="list">Globalement, nous continuerons à être confronté à des limitations qui nécessiteront un retour à la communauté HL7 FHIR pour des développements futurs, comme par exemple sur le stockage des données.</li>  	<li class="list">La coexistence des anciens et des nouveaux formats peut rendre les choses complexes - heureusement, il existe des outils et des technologies pour nous accompagner.&nbsp;&nbsp;</li>  </ul>  Bien que personne ne sache à quelle vitesse cette transition s’opérera, il est intéressant de noter que <a class="link" href="https://www.healthit.gov/buzz-blog/health-it/the-heat-is-on-us-caught-fhir-in-2019#:~:text=The%20US%20is%20Catching%20FHIR&amp;text=As%20of%202019%2C%2084%25%20of,technology%20did%20so%20in%202019" target="_blank">plus de 80 % des hôpitaux américains ont déjà adopté FHIR en 2019</a>. Nous observons également un nombre croissant de start-ups ou de nouveaux logiciels qui choisissent de se lancer en utilisant nativement FHIR dans leurs applications. Alors en conclusion, nous devons continuer, éditeurs, chercheurs, utilisateurs finaux, à faire pression pour que les décideurs adoptent une position plus importante et plus audacieuse sur le sujet et fassent massivement le choix&nbsp;&nbsp;de ce langage commun porteur d’innovation pour le secteur de la santé. <br />  &nbsp;
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