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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>Accréditation des LBM : le service médical rendu, enjeu clé de la V2022</title>
   <pubDate>Thu, 15 Feb 2024 08:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mis en œuvre dès 2009, le processus d’accréditation des laboratoires de biologie médicale (LBM) selon la norme NF EN ISO 15189 a déjà connu plusieurs évolutions, la dernière en date concernant la publication, fin 2022, d’une version révisée de la norme. Hélène Mehay, directrice de la section Santé humaine du Cofrac, le Comité français d’accréditation, décrypte les principaux changements et leurs impacts pour les biologistes médicaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433029-56288197.jpg?v=1703085019" alt="Accréditation des LBM : le service médical rendu, enjeu clé de la V2022" title="Accréditation des LBM : le service médical rendu, enjeu clé de la V2022" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous rappeler le contexte dans lequel est survenue la révision de la norme NF EN ISO 15189&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Hélène Mehay&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Toutes les normes portées au niveau de l’organisation internationale de normalisation ISO font l’objet de revues régulières. La norme ISO 15189 avait par exemple déjà fait l’objet d’une mise à jour en 2012. Une nouvelle actualisation avait été décidée à la suite d’une enquête menée en 2017 par l’ISO auprès des organismes de normalisations nationaux – comme l’AFNOR pour la France. Les principales évolutions apportées par la version 2022 portent sur trois points. Sur le plan structurel, la norme a été réorganisée pour proposer une construction plus cohérente, sur le modèle de ce qui avait déjà été effectué pour la norme ISO/IEC 17025 applicable aux laboratoires d’étalonnage et d’essais. En matière de contenu, elle a intégré les exigences relatives aux examens de biologie médicale délocalisée, qui étaient jusque-là évoquées dans une norme spécifique, l’ISO 22870, destinée à être utilisée conjointement avec l’ISO 15189 – ce qui n’était pas très commode. Enfin, en termes d’objectif, la version 2022 met plus l’accent sur le service médical rendu, en lien notamment avec la gestion des risques. <br />   <br />  <strong>Comment ces changements ont-ils été accueillis par les laboratoires de biologie médicale (LBM)&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette nouvelle version est moins prescriptive, dans le sens où les moyens mis en œuvre pour répondre aux exigences normatives sont davantage laissés à la discrétion des laboratoires, en fonction du contexte local – besoins des patients pris en charge, contraintes organisationnelles, risques identifiés, etc. Cette souplesse a donc été favorablement accueillie, car elle correspond mieux aux dynamiques observées sur le terrain. Il faut dire que l’obligation d’accréditation est en place depuis maintenant une quinzaine d’années&nbsp;; les LBM sont désormais plus matures sur ce champ, ils se sont familiarisés avec l’approche par les risques et sa mise en perspective avec le service médical rendu. <br />   <br />  <strong>Ces modifications ont poussé le Comité Section humaine du Cofrac à revoir le référentiel d’accréditation SH REF 02. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le SH REF 02 vient en effet décliner les exigences normatives au contexte national, en les inscrivant dans le cadre législatif et règlementaire français. Sa révision était donc nécessaire compte tenu des évolutions apportées par la V2022. Aussi avons-nous revu la structure du document pour l’aligner sur celle de la nouvelle norme, et permettre ainsi aux LBM de s’appuyer sur un référentiel véritablement lisible. Nous avons également mieux mis en valeur l’approche par les risques et l’orientation vers le service médical rendu, tout en simplifiant certains points développés dans la V2022, par exemple autour des audits internes. Nous nous sommes en outre attachés à expliciter les nouvelles notions comme celle des menaces sur l’impartialité ou celles de travaux non conformes. <br />   <br />  <strong>Quel est, aujourd’hui, le calendrier d’application pour la nouvelle version de la norme&nbsp;?</strong> <br />  Une période de transition de trois ans, à compter de la date de publication de la V2022, a été fixée au niveau international. Ce qui veut dire qu’à partir de décembre 2025, les accréditations obtenues selon la version précédente ne seront plus valides. Pour minimiser l’impact de cette obligation sur les LBM, mais aussi sur nos propres évaluateurs, nous avons donc proposé aux structures concernées de mettre à profit leur évaluation de surveillance ou de renouvellement – programmée entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;octobre 2023 et le 31 mai 2025 – pour également effectuer leur évaluation de transition vers la nouvelle norme. Il leur faudra toutefois mener au préalable une étude d’impact pour identifier les actions à potentiellement mettre en œuvre en amont.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Comme je le soulignais, la V2022 est moins prescriptive&nbsp;: certains moyens déjà retenus par un LBM pour répondre à la V2012 pourraient suffire pour se conformer à une exigence donnée de cette nouvelle version. Cette souplesse nouvelle élargit par exemple les options pour coordonner les activités de biologie médicale délocalisée&nbsp;: la constitution du groupement de professionnels de santé et du groupe multidisciplinaire d’encadrement, qui était jusque-là obligatoire, ne l’est plus. Des LBM pourront ainsi choisir de conserver ce dispositif, d’autres préfèreront un autre format de coordination. Toujours est-il que les actions nécessaires de mise en conformité avec la V2022 devront avoir été menées avant l’évaluation de transition. D’autres actions pourront ensuite être progressivement engagées par les LBM pour profiter des opportunités offertes par la V2022, notamment en termes de simplification de leur système documentaire. <br />   <br />  <strong>Le Comité Section humaine du Cofrac poursuit en parallèle ses propres travaux de réactualisation, en procédant désormais à la révision des guides techniques d’accréditation (SH GTA). Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Tous ces guides techniques ont en effet été construits à partir de la V2012 et ont, depuis, été régulièrement réactualisés. Pour cette nouvelle révision, nous nous sommes concentrés sur trois premiers documents, le SH GTA 01 relatif à la biologie médicale, le SH GTA 03 concernant l’anatomie et la cytologie pathologiques, et le SH GTA 05 portant sur la biologie de la reproduction. Trois groupes de travail ont été constitués sur appel à candidatures, et regroupent aussi bien des représentants de structures publiques et privées, que des évaluateurs, des membres du comité de section et de la commission d’accréditation du Cofrac ou encore des sociétés savantes – un processus collégial inscrit dans l’ADN du Cofrac, qui a toujours cherché à associer toutes les parties prenantes afin de parvenir au meilleur consensus possible. Les autres guides techniques d’accréditation seront eux aussi progressivement revus, et ces textes continueront à évoluer à la lumière des enseignements issus des retours d’expérience sur le terrain, des interrogations éventuelles identifiées auprès des publics concernés, ou encore des avancées technologiques – comme l’intelligence artificielle – et de leurs impacts sur les pratiques. <br />   <br />  <strong>Sur un autre registre, le souci de simplification apporté par la norme NF EN ISO 15189 s’inscrit dans une tendance plus globale, dans laquelle s’est également engagé le Cofrac à travers son projet OMEGA. En quoi consiste ce dernier&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le projet OMEGA, pour «&nbsp;Optimisation des Modalités d’Évaluation et Gestion des Accréditations&nbsp;», entend renforcer la valeur ajoutée des évaluations, tous secteurs confondus. Il ambitionne tout particulièrement d’individualiser le processus, sur la base des risques identifiés localement et à travers la prise en compte de l’historique d’évaluation et de la performance des organismes accrédités. Il s’agit donc de mieux s’adapter à la réalité du terrain, en personnalisant le périmètre et les intervalles de surveillance, ainsi que le suivi des écarts. Nous avons initié ce virage depuis déjà quelques années, et une consultation menée auprès des organismes concernés par un processus d’accréditation a récemment confirmé leur intérêt pour la démarche, qui devrait se poursuivre et s’accentuer dans les mois et années à venir.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce nouveau regard porté sur le processus d’accréditation, et surtout cette volonté de mieux mettre sa plus-value en lumière, au-delà des seules exigences normatives et règlementaires, font finalement écho à la nouvelle norme NF EN ISO 15189 qui, comme nous l’avons vu, s’est recentrée sur la notion de service médical rendu. Les premières années suivant la mise en œuvre de l’obligation d’accréditation pour les laboratoires de biologie médicale, le Cofrac s’assurait pour l’essentiel de la conformité aux exigences applicables. Aujourd’hui, nous évaluons désormais l’efficacité des organisations et des moyens mis en œuvre, c’est-à-dire leur contribution effective à l’atteinte d’objectifs Qualité, en l’occurrence ici le service médical rendu. Naturellement, les LBM seront accompagnés dans cette transition, d’autant que le service médical rendu est une notion transverse, à laquelle concourent tout autant les choix organisationnels que technologiques. Il peut être plus difficile de les mettre en perspective avec les exigences et les attendus de la norme, en particulier lorsqu’il s’agit de technologies nouvelles comme les algorithmes décisionnels intelligents. D’où, d’ailleurs, la volonté du Cofrac de s’appuyer sur des groupes de travail pluridisciplinaires&nbsp;; les éclairages ainsi apportés sont dès lors plus pertinents et en meilleure adéquation avec les usages du terrain. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Pour en savoir plus, rendez-vous sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="http://www.cofrac.fr/"><strong><em>www.cofrac.fr</em></strong></a>  <strong><em>.</em></strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433029-56288449.jpg?v=1703085014" alt="Accréditation des LBM : le service médical rendu, enjeu clé de la V2022" title="Accréditation des LBM : le service médical rendu, enjeu clé de la V2022" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Accreditation-des-LBM-le-service-medical-rendu-enjeu-cle-de-la-V2022_a3988.html</link>
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   <title>COFRAC : "il est nécessaire de prendre des décisions fortes"</title>
   <pubDate>Wed, 09 Sep 2020 10:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les principaux syndicats de biologistes médicaux ont adressés, mercredi 26 août, une lettre ouverte au ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/49674268-38568440.jpg?v=1599642217" alt="COFRAC : "il est nécessaire de prendre des décisions fortes"" title="COFRAC : "il est nécessaire de prendre des décisions fortes"" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Monsieur le Ministre, <br />   <br />  C’est avec le plus vif intérêt que nous avons pris connaissance des conclusions etrecommandations du pilier 3 du Ségur de la Santé relatives à la simplification des démarches liées à la qualité. Nous partageons avec vous autant les constats que les orientations proposées. <br />   <br />  Les conclusions du Ségur appellent à simplifier les procédures afin de libérer du temps pour les professionnels, à recentrer les démarches qualité sur des objectifs partagés et à repenserl’ensemble du processus d’accréditation COFRAC,&nbsp;au-delà des modifications législatives et réglementaires récentes. Nous les partageons. <br />   <br />  En effet, si les biologistes médicaux approuvent l’idée d’évaluation de la qualité, ils n’adhèrentplus à la surenchère de complexité et de contraintes inutiles qui minent les cahiers des chargesde l’accréditation des laboratoires de biologie médicale. Il est urgent de libérer les biologisteset leurs collaborateurs de contraintes contre-productives qui s’exercent aujourd’hui audétriment du temps médical, de la formation des biologistes et de leurs collaborateurs, del’enseignement et de la recherche. <br />   <br />  L’accréditation obligatoire de la biologie médicale a dix ans. Aboutissant aux mêmes constatations et conclusions que le Ségur, l’ensemble des syndicats des biologistesmédicaux ainsi que le Conseil National Professionnel de Biologie Médicale (CNP-BM) ont publié, le 8 juillet dernier, un communiqué de presse commun pour appeler à une remise àplat immédiate du processus d’accréditation et proposer la création d’un groupe&nbsp;de travailavec le COFRAC dès la fin de l’été.&nbsp;Ce groupe de travail constitué de toutes les parties prenantes de la biologie médicale (cf. communiqué de presse) permettrait de rapprocher laprocédure d’accréditation des enjeux du terrain et&nbsp;contribuerait à lutter contre le divorcecroissant entre les biologistes médicaux et l’accréditation telle qu’elle est conçue aujourd’huiet qui est un échec. Il est nécessaire de se mettre au travail dès maintenant. <br />   <br />  Le groupe de travail que nous proposons de créer avec le COFRAC aurait pour mission, entreseptembre et décembre 2020, de définir et de construire un nouveau processus d’accréditation&nbsp;qui entrerait en vigueur début 2021. Ce groupe de travail ne peut pas être interne au comité de section du COFRAC qui compte 23 membres, dans lequel les 9 biologistes médicaux censésreprésenter les LBM sont minoritaires et élus par les seuls LBM adhérents à l’associationCOFRAC, c'est-à-dire par seulement une trentaine de structures sur les près de 800 existantes.Ce comité de section n’est donc pas représentatif de la profession et ne peut légitimement disposer d’un pouvoir de juge et d’arbitre, comme c’est le cas actuellement. <br />  Nous sommes résolus à aboutir sur ce sujet, en lien avec les conclusions du Ségur de la Santé. <br />   <br />  En attendant et sans délai, il est nécessaire de prendre des décisions fortes pour permettre aux biologistes médicaux et à leurs laboratoires de faire face à la situation sanitaire sans être parasités par des décisions et des attitudes du COFRAC hors de propos.&nbsp;La note de gestion des évaluations « par mode alternatif », validée le 8 juillet par les instances du COFRAC, en tant que mesure « adaptée » à la pandémie de Covid-19, en vue d’une reprise desévaluations à compter du 1er&nbsp;septembre, est une nouvelle fois profondément déconnectée de la réalité et accroît encore des dérives que nous ne pouvons plus tolérer. <br />   <br />  Nous vous demandons de bien vouloir autoriser, dès à présent, tous les LBM qui le souhaitentà reporter l’ensemble de leurs activités d’accréditation prévues en 2020 sans qu’ils encourentune quelconque pénalité de la part du COFRAC. Cela est nécessaire. Vous aviez accepté, enmars dernier, de faire reporter les activités d’accréditation durant la période de confinement.Mais, comme&nbsp;vous ne le savez que trop bien, la crise sanitaire n’est aujourd’hui pas terminéeet les LBM sont en première ligne dans le dispositif « tester, tracer, isoler ». Nos équipes sontexténuées et beaucoup d’entre elles ne sont pas en mesure de se préparer cet&nbsp;été pour uneévaluation COFRAC dès la rentrée. Nous vous confirmons également, qu’en cas de deuxièmevague de Covid-19, il serait impossible pour nos laboratoires de répondre simultanément àl’urgence sanitaire et aux exigences du COFRAC. <br />   <br />  Vous remerciant&nbsp;par avance de l’attention que vous voudrez bien nous accorder, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de notre très haute considération et ànotre profond respect. <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;</div>  </div>  </div>    <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div title="Page 2">  <div>  <div>Dr. Lionel Barrand,&nbsp;Président du&nbsp;SJBM (Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux),&nbsp;Dr. François Blanchecotte&nbsp;–&nbsp;Président du&nbsp;SDB (Syndicat des Biologistes),&nbsp;Dr. Claude Cohen&nbsp;–&nbsp;Président du&nbsp;SNMB (Syndicat National Des Medecins Biologistes),&nbsp;Pr. Jean-Paul Feugeas&nbsp;–&nbsp;Président du&nbsp;SNMB-CHU (Syndicat National Des Medecins Biologistes-Centres Hospitaliers Universitaires), Pr.&nbsp;Jean-Gérard Gobert&nbsp;–&nbsp;Président de la&nbsp;FNSPBHU (Fédération nationale des Syndicats de Praticiens Biologistes des Hôpitaux CHU),&nbsp;Dr. Xavier Palette&nbsp;–&nbsp;Président du&nbsp;SNBH (Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux),&nbsp;Dr. Jean Philipp&nbsp;–&nbsp;Président du&nbsp;SLBC (Syndicat des Laboratoires de Biologie Clinique),&nbsp;Dr. Jean-Louis Pons&nbsp;–&nbsp;Président du&nbsp;CNP-BM (Conseil National Professionnel de Biologie Médicale) et&nbsp;Aurélie Truffot&nbsp;–&nbsp;Présidente de la&nbsp;FNSIP-BM (Fédération Nationale des Syndicats d'internes en Pharmacie et en Biologie Médicale)</div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/COFRAC-il-est-necessaire-de-prendre-des-decisions-fortes_a2309.html</link>
  </item>

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   <title>« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »</title>
   <pubDate>Mon, 31 Aug 2020 09:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En charge du traitement des tests PCR, les biologistes hospitaliers ont participé activement à la lutte contre le Covid-19. Comme les autres spécialités médicales, ils se sont adaptés pour répondre aux enjeux de la crise, ainsi que nous l’explique le Docteur Xavier Palette, président du Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux (SNBH).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48126636-37875798.jpg?v=1594654029" alt="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" title="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" />
     </div>
     <div>
      <strong>«&nbsp;Test, test, test&nbsp;», recommandait Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS lors d'une conférence de presse à Genève le 16 mars, alors que la pandémie était en plein essor. Comment les laboratoires de biologie médicale (LBM) français se sont-ils alors adaptés&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  <strong><em>Dr Xavier Palette&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Dès l’annonce de premiers cas Covid en France, les LBM hospitaliers ont dû réagir et s’organiser au plus vite pour mettre en place les tests de diagnostic par RT-PCR à partir de prélèvements nasopharyngés. Les Agences Régionales de Santé (ARS) ont donné leur feu vert à l’achat de matériel et de réactifs pour équiper en priorité les plus grosses structures, comme les laboratoires pivots des Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT). Compte tenu de l’ampleur de la vague épidémique qui a déferlé dans certaines régions, les ARS ont dû rapidement autoriser également des laboratoires d’établissements plus petits à pratiquer les tests. <br />   <br />  <strong>Certains ont tout de même dû attendre plusieurs semaines avant d’être opérationnels…</strong> <br />  Face à la demande, les délais de livraison et de mise en route technique ont souvent été retardés pour ceux qui devaient s’équiper dans l’urgence.&nbsp;Nous sommeségalement&nbsp;nombreux à avoir dû faire régulièrement face à des pénuries de réactifsavec la contrainte de devoir sous-traiter les RT-PCR&nbsp;; certains LBM se sont ainsi tournés vers de plus grosses structures, comme des groupes de laboratoires privés ou comme l’hôpital de La Pitié Salpêtrière en Île-de-France, dont le LBM a été l’un des premiers à être capable de traiter chaque jour un grand nombre de prélèvements. Le volume de demandes que nous recevions était globalement très important. Cette période a donc été particulièrement compliquée pour les biologistes et pour les personnels de nos laboratoires... Ils n’en ont pas moins su être présents et efficaces alors que le défi était de taille.&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’obligation de rendu des résultats dans les 24 heures et l’augmentation du nombre de tests PCR réalisés a forcément eu un impact sur l’organisation des laboratoires hospitaliers. Comment y avez-vous répondu&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Malgré les tensions, nous avons su répondre à l’urgence de la demande. Beaucoup d’hôpitaux ont pratiqué les tests de dépistage 7j/7 et nos confrères ont souvent travaillé plus de 10 ou 12 heures par jour pendant cette période très tendue. Le nombre des patients suspects d’être infectés par le Covid-19 a nécessité une organisation sécurisée des circuits de prélèvements afin de protéger les personnels de soins et médico-techniques. Nous devions en outre transmettre les résultats au médecin prescripteur ainsi qu’à l’ARS. Cette dernière étape, nécessairement quotidienne puisque les résultats doivent être disponibles au plus tard 24h après le prélèvement, ne se déroule par transmission directe que depuis la fin du confinement. Il est désormais plus aisé de transmettre nos résultats via la plateforme nationale SI-DEP qui informe la Sécurité Sociale, aujourd’hui en charge du suivi des cas contacts.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ces changements d’organisation auront-ils des conséquences à moyen et long terme&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Comme pour tous les services et toutes les spécialités médicales, la crise sanitaire risque en effet d’avoir un impact sur le long terme. Face à l’urgence, nombre de procédures et contraintes administratives ont été levées et&nbsp;les personnels hospitaliers dans leur ensemble ont démontré qu’ils pouvaient d’autant plus réagir et se montrer efficaces qu’ils étaient affranchis de ces lourdeurs. Concernant les laboratoires, nous avions demandé au ministre des Solidarités et de la Santé de nous accorder la possibilité de pouvoir reporter ultérieurement les évaluations d’accréditation par le COFRAC, programmées pendant la durée du Plan Blanc. Pour ceux qui se sont retrouvés submergés par la prise en charge des patients Covid, il n’était pas envisageable de faire face aux priorités dictées par la crise sanitaire en demeurant conformes à l’ensemble des exigences de l’accréditation. Ne serait-ce que pour les laboratoires qui ont mis en place les RT-PCR alors qu’ils n’étaient pas accrédités au préalable pour cette méthode analytique...&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cela fait d’ailleurs plusieurs années que le SNBH appelle à revoir en profondeur les modalités de l’accréditation.</strong> <br />  Celle-ci se révèle, sur certains points, un carcan plus restrictif qu’utile, trop contraignante et inadaptée à notre exercice médical. Dans les établissements de santé, notamment dans le secteur public hospitalier, elle demande du temps et des effectifs que bien souvent nous n’avons pas. Cet état de fait engendre un véritable mal-être chez les biologistes, qui sont monopolisés pour répondre aux exigences de l’accréditation au détriment de leur métier premier.&nbsp;Nous devrons, à l’avenir,&nbsp;travailler avec le COFRAC pour mettre au point une procédure garantissant la qualité des examens, sans pour autant être contraints à un «&nbsp;tout normatif&nbsp;»vécu par beaucoup de biologistes comme une perte de sens de leur engagement au service des médecins prescripteurs et des patients.&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À Béziers, des tensions sur les réactifs et des PCR au départ sous-traités </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48126636-37875799.jpg?v=1594654029" alt="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" title="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" />
     </div>
     <div>
      Si les grandes structures privées ont rapidement pu se doter en matériel pour faire face à la crise sanitaire, les laboratoires de plus petite taille ont dû attendre avant d’être complètement opérationnels.&nbsp;<em>«&nbsp;Les difficultés des LBM dans les centres hospitaliers n’ont pas été assez mises en lumière au niveau national et dans les médias,</em>constate le Dr Julien Obiols, responsable du laboratoire de biologie médicale du CH de Béziers.&nbsp;<em>Pour notre part, par exemple, nous avons dû faire face à une pénurie de réactifs et des difficultés d’approvisionnement en écouvillons. Il nous a également fallu nous équiper pour pouvoir réaliser des tests PCR, car nous n’en faisions pas habituellement. Nous avons également dû renforcer les mesures d’hygiène et de sécurité afin d’encadrer la manipulation d’un virus de classe 3, devenu fréquent&nbsp;»</em>. Face à tous ces défis, le laboratoire hospitalier de Béziers n’a pas pu traiter immédiatement les PCR lui-même. Il s’est donc tourné vers le CHU de Montpellier puis vers un acteur privé local, garantissant ainsi la remise des résultats en 24-48 heures. Cette solution provisoire a permis à l’établissement de répondre à la demande le temps d’être opérationnel. Courant juin, et grâce à l’aide de la direction du CH de Béziers et de l’ARS, l’équipe d’une quarantaine de personne du LBM de Béziers va être en mesure de réaliser les PCR chaque jour.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous nous sommes équipés dans un objectif de 50 à 100 PCR par jour, et la sérologie va bientôt être déployée&nbsp;»</em>, poursuit Julien Obiols qui aimerait ainsi pouvoir garantir l’autonomie et l’offre de soins du laboratoire sur le long terme.&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« En une semaine, nous avons eu des extracteurs parfois demandés depuis un an »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48126636-37875803.jpg?v=1594654030" alt="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" title="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" />
     </div>
     <div>
      Médecin biologiste au CHU de Besançon, le Professeur Jean-Paul Feugeas est également à la tête du Syndicat national des médecins biologistes de CHU (SNMB-CHU). Il est responsable du plateau de biologie moléculaire où sont traités les tests PCR liés au Covid-19.&nbsp;<em>«&nbsp;Au début, nous étions relativement peu équipés,&nbsp;</em>confie l’intéressé<em>. On entend souvent parler de la pénurie de moyens dans les services d’urgences, mais les laboratoires hospitaliers sont souvent confrontés à la même problématique. On manque régulièrement de matériel et de personnel&nbsp;»</em>. La crise sanitaire a toutefois permis une certaine prise de conscience sur la nécessité d’augmenter les budgets hospitaliers. Beaucoup de centres hospitaliers ont bénéficié d’un achat rapide d'automates.&nbsp;<em>«&nbsp;En une semaine, nous avons eu des extracteurs parfois demandés depuis un an</em>, précise le médecin.<em>Beaucoup de laboratoires ont pu aussi recruter des techniciens du jour au lendemain alors que l’embauche d’un technicien peut prendre jusqu'à trois ans de discussions. Les procédures d’accréditation COFRAC ont, elles aussi, été arrêtées pendant cette période. Combinées, toutes ces actions nous ont permis de relever les défis nés avec la crise sanitaire&nbsp;».&nbsp;</em>Comme pour bon nombre de ses confrères, cet allègement des freins auxquels il fait habituellement face donne au Bisontin l’espoir d’une amélioration. Pourtant, le biologiste n’est&nbsp;<em>«&nbsp;pas très optimiste&nbsp;»&nbsp;</em>:&nbsp;<em>«&nbsp;Nous allons garder les automates. Le personnel supplémentaire restera peut-être pendant un an afin de nous aider, notamment lors des campagnes de dépistages. Il est cependant à craindre que les restrictions budgétaires et les procédures</em><em>d’accréditations ne se remettent en place dans leurs formes “normales“, "comme avant"&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Aux Hospices Civils de Lyon, « nous avons connu un état de grâce administratif »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48126636-37875804.jpg?v=1594654030" alt="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" title="« L’accréditation a été un carcan plus restrictif qu’utile »" />
     </div>
     <div>
      Praticien hospitalier aux Hospices Civils de Lyon, le Dr Louis Lacaille exerce au laboratoire de biochimie. Une position qui lui a permis de participer aux tests effectués sur les malades du Covid-19.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous menions principalement des analyses sur la procalcitonine (PCT), le NT-Pro-BNP</em><em>ainsi que des gazométries sanguines&nbsp;»</em>, explique-t-il. Utilisés pour orienter les patients suivant leur état clinique, ces tests, moins médiatisés que les tests RT-PCR et sérologiques, ont pourtant joué un rôle majeur dans la lutte contre le Covid-19&nbsp;: le premier est en effet un biomarqueur d’infections bactériennes sévères, tandis que le second permet de détecter les insuffisances cardiaques.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons connu des tensions sur le matériel et les réactifs,</em>complète le médecin.&nbsp;<em>Chaque semaine, nous devions nous battre pour pouvoir continuer à rendre tous les résultats demandés&nbsp;»</em>. Mais la crise a également eu des effets positifs&nbsp;: à l’instar des autres services hospitaliers, les freins administratifs ont aussi été levés, ce qui amène même le jeune biologiste à parler&nbsp;<em>«&nbsp;d’état de grâce pendant 10 semaines&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Au terme de cette période intensive, la situation redevient progressivement à la normale, nous retrouvons nos formulaires&nbsp;et la multiplication des réunions&nbsp;»</em>, ajoute l’intéressé, qui s’interroge pourtant sur l’impact financier de la crise sur les prochains mois.&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai bien peur que les pouvoirs publics ne se concentrent trop sur une possible 2<sup>ème</sup>vague, sans prêter véritablement attention aux services non directement concernés&nbsp;»</em>, poursuit Louis Lacaille. Membre du conseil d’administration du Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux (SJBM), le pharmacien biologiste médical s’inquiète aussi du financement des tests liés au Covid&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;La codification NABM des tests RT-PCR et de sérologies, respectivement à 54 € et 12,15 €, est trop faible par rapport au coût réel. Si les pouvoirs publics veulent mettre en place une stratégie de lutte basée sur les tests, il va falloir investir et donc étendre l’enveloppe NABM, dont les tarifs ont été négociés au tout début de l’année.&nbsp;J’ai de réels doutes sur le futur. Alors que certains parlent du monde d’après, j’ai l’impression que nous, nous revenons progressivement dans le monde d’avant&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <p style="margin: 0px; font-stretch: normal; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Light&quot;; color: rgb(156, 29, 29);"><span style="font-kerning: none; color: #3e3e3e">Article publié sur le numéro de juin d'Hospitalia à consulter ici : <span style="font-kerning: none; color: #9c1d1d"><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html">https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html</a>  &nbsp;</span></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/48126636-37875798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/ L-accreditation-a-ete-un-carcan-plus-restrictif-qu-utile _a2276.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>COFRAC : les biologistes médicaux appellent à « une remise à plat du processus d’accréditation »</title>
   <pubDate>Thu, 09 Jul 2020 14:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rendue obligatoire par l’Ordonnance du 13 janvier 2010, l’accréditation de la totalité des activités des laboratoires est vécue par beaucoup de biologistes médicaux comme une contrainte. Dix ans après cette décision, neuf organismes de représentation de la profession lancent un appel pour une « remise à plat » de ce processus.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/47999287-37811188.jpg?v=1594297917" alt="COFRAC : les biologistes médicaux appellent à « une remise à plat du processus d’accréditation »" title="COFRAC : les biologistes médicaux appellent à « une remise à plat du processus d’accréditation »" />
     </div>
     <div>
      Prévoyant l’accréditation de la totalité des laboratoires de biologie médicale au 1<sup>er</sup>novembre 2016, l’Ordonnance du 13 janvier 2010 a été prise il y a maintenant dix ans. Au terme de cette première décennie, neuf organismes* de représentation des biologistes médicaux ont décidé d’alerter les pouvoirs publics sur ce processus mis en œuvre et contrôlé par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC). Problème récurrent, souvent mis en lumière par la profession, cette accréditation, doit, être «&nbsp;<em>remise à plat&nbsp;</em>» annoncent ces syndicats, fédérations et conseils en titre d’un communiqué de presse commun dans lequel ils publient treize constatations. En tête de liste, on retrouve un bilan de ces dernières semaines marquées par la crise sanitaire. «&nbsp;<em>Il n’aurait pas été possible de faire face aux priorités dictées par la crise sanitaire, en demeurant conforme aux exigences normatives de l’accréditation&nbsp;</em>», affirment les biologistes qui constatent que «&nbsp;<em>face à l’urgence, nombre de procédures et de contraintes ont été levées par les biologistes médicaux qui ont pu exercer leur métier en se basant sur leurs compétences médicales et sur leur engagement au service de la Santé Publique&nbsp;</em>».&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Trop c’est trop ! »</b></div>
     <div>
      Face à ces aménagements exceptionnels, aux différentes modifications du texte législatif, au coût des contrôles du COFRAC, à l’impact organisationnel de ces procédures ou plus simplement face au stress engendré par les contrôles et les audits, la profession fait état d’un «&nbsp;<em>constat amer d’un échec&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Les biologistes médicaux ont intégré l’assurance qualité à leur pratique professionnelle bien avant que ne leur soit imposé le fonctionnement du Cofrac&nbsp;</em>», ajoutent les organismes représentatifs pour qui «&nbsp;<em>les biologistes médicaux ne peuvent et ne veulent plus continuer sans revoir et modifier radicalement ce processus&nbsp;</em>». Au cœur de cette transformation, les biologistes médicaux demandent une «&nbsp;<em>accréditation utile pour améliorer la qualité médicale&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>une accréditation humaine, conduite avec intelligence, qui soit une aide aux médecins prescripteurs et aux patients et non plus une contrainte&nbsp;</em>».&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un groupe de travail dès la fin de l’été ?</b></div>
     <div>
      Afin de mettre en place cette nouvelle procédure d’accréditation, les biologistes médicaux font appel au COFRAC pour un travail en commun. «&nbsp;<em>Nous avons de nombreuses propositions à faire pour améliorer la qualité médicale des laboratoires, le système d’évaluation et restaurer une confiance mutuelle perdue&nbsp;</em>», indiquent ces fédérations, syndicats et conseils qui réclament «&nbsp;<em>dès la fin de l’été&nbsp;</em>», la création d’un groupe de travail «&nbsp;<em>placé sous l’égide des représentants élus de la profession, auquel est invité à participer le COFRAC&nbsp;</em>», afin de pouvoir remettre à plat les objectifs et les modalités de l’accréditation «&nbsp;<em>pour application effective à l’horizon 2021&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Dans l’attente de la constitution de ce groupe, précise le communiqué, il est indispensable de reporter</em><em>à 2021 – pour les laboratoires qui le souhaitent – tous les audits et levées d’écarts COFRAC&nbsp;</em>». <br />  &nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp; * Le Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux (SNBH), le Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux (SJBM), le Syndicat des Biologistes (SDB), le Syndicat National des Médecins et Biologistes des CHU (SNBM-CHU), le Syndicat National des Médecins Biologistes (SNBM), la Fédération nationale des Syndicats de Praticiens Biologistes des Hôpitaux CHU (FNSPBHU), le Syndicat des Laboratoires de Biologie Clinique (SLBC), le Conseil National Professionnel de Biologie Médicale (CNP-BM) et la Fédération Nationale des Syndicats d'internes en Pharmacie et en Biologie Médicale (FNSIP-BM).&nbsp; <br />   <br />  &nbsp; <br />   <br />  <u>Téléchargez l’intégralité du communiqué ci-dessous :</u>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/47999287-37811188.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/COFRAC -les-biologistes-medicaux-appellent-a- une-remise-a-plat-du-processus-d-accreditation _a2249.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L'accréditation en santé et action sociale pour renforcer la confiance dans les prestations délivrées</title>
   <pubDate>Thu, 11 Jun 2015 11:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 9 juin 2015 marque la 8ème édition de la Journée Mondiale de l’Accréditation, consacrée cette année à la santé et à l’action sociale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7894447-12261660.jpg?v=1434014933" alt="L'accréditation en santé et action sociale pour renforcer la confiance dans les prestations délivrées" title="L'accréditation en santé et action sociale pour renforcer la confiance dans les prestations délivrées" />
     </div>
     <div>
      Le domaine de la santé et de l’action sociale représente aujourd’hui un défi majeur pour notre société.&nbsp; <br />   <br />  En effet, la nécessité de fournir des soins et une action sociale de qualité, sûrs, pérennes et avec des coûts maîtrisés se renforce chaque jour. Utilisation de dispositifs médicaux, services à la personne en situation de dépendance et de handicap, maîtrise de l’insalubrité des locaux, accueil du jeune enfant ou encore examens de biologie médicale et diagnostics d’anatomie/pathologie/cytologie : nous sommes tous amenés à un moment ou à un autre, indépendamment de la situation ou de l’âge, à faire appel à des services de santé ou d’action sociale. <br />  &nbsp; <br />  Bernard Doroszczuk, Directeur Général du Cofrac, explique : <em>«&nbsp;</em><em>L’accréditation est un outil essentiel pour donner confiance au public, aux patients et aux autorités, dans les prestataires de santé et d’action sociale. Elle permet, directement ou indirectement, de s’assurer que ces prestataires respectent un processus rigoureux et délivrent des prestations de qualité, avec des équipes compétentes&nbsp;».</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Journée Mondiale de l’Accréditation</b></div>
     <div>
      Initiative internationale créée conjointement par International Accreditation Forum (IAF) et International Laboratory Accreditation Cooperation (ILAC) - les deux organisations mondiales d’accréditeurs dont le Cofrac est membre et signataire des accords de reconnaissance mutuelle, permettant de reconnaître comme équivalentes des accréditations délivrées par des accréditeurs signataires de différents pays - la Journée Mondiale de l’Accréditation valorise l’importance de l’accréditation et permet, chaque année, de démontrer son application dans un domaine donné. <br />  &nbsp; <br />  Elle représente l’occasion pour les accréditeurs nationaux signataires, dont le Cofrac, de décliner en actions locales le thème choisi à l’international.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À propos du Cofrac</b></div>
     <div>
      Organisme à but non lucratif crée en 1994, le Comité français d’accréditation (Cofrac) a été désigné en 2008 comme instance nationale d’accréditation. Il assure à cet égard une mission d’intérêt général et, lorsque l’accréditation est imposée par la loi ou la réglementation, une mission de service public. Dans un souci d’indépendance, tous les intérêts liés à l'accréditation sont représentés au sein de toutes les instances de décision. <br />  &nbsp; <br />  Démarche volontaire ou réglementaire, l’accréditation consiste à évaluer et reconnaître la compétence technique ainsi que l’impartialité des organismes d’évaluation de la conformité. Elle s’adresse directement à tous les laboratoires d’essai, d’analyse ou de mesure, aux vérificateurs, aux organismes d’inspection, de certification ou de qualification qui testent, auditent ou évaluent les produits, services, processus, personnels et organisations. En contribuant à l’amélioration continue de la qualité des produits et des services, elle est une preuve et un vecteur de confiance. <br />  &nbsp; <br />  Grâce à l’expertise de 150 collaborateurs et d’un réseau de plus de 1 400 évaluateurs et experts techniques, les quatre sections du Cofrac gèrent les accréditations : Certifications, Inspection, Laboratoires et Santé Humaine. Depuis sa création, le Cofrac n’a cessé de connaître une croissance continue en termes de demandes et a ainsi dépassé, fin 2014, les 3 000 accréditations délivrées tous secteurs confondus. Le Cofrac est signataire d’accords multilatéraux, faisant bénéficier l’accréditation française d’une reconnaissance internationale. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/7894447-12261660.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/L-accreditation-en-sante-et-action-sociale-pour-renforcer-la-confiance-dans-les-prestations-delivrees_a573.html</link>
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