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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T17:17:27+02:00</dc:date>
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   <title>CHU et industrie : un partenariat stratégique pour accélérer l’innovation en santé</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jan 2026 17:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’innovation en santé en France connaît une dynamique inédite, portée par la coopération étroite entre les CHU et les entreprises de la HealthTech. Plus qu’une simple rencontre entre hôpital public et start-ups, ce partenariat, structuré par la Conférence des directeurs généraux de CHU et France Biotech, vise à transformer le système de santé sur les plans technologique, organisationnel et économique. Le CHU HealthTech Connexion Day, dont Bordeaux a accueilli cette année la quatrième édition, témoigne de la vitalité de cette collaboration, mais l’essentiel se joue au quotidien, dans les projets et échanges entre acteurs hospitaliers et industriels.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142289-65143771.jpg?v=1765467336" alt="CHU et industrie : un partenariat stratégique pour accélérer l’innovation en santé" title="CHU et industrie : un partenariat stratégique pour accélérer l’innovation en santé" />
     </div>
     <div>
      Pour Philippe El-Saïr,&nbsp;président de la Conférence des DG de CHU et directeur général du CHU de Nantes, les CHU sont devenus de véritables plateformes stratégiques, au service non seulement de leurs missions historiques mais aussi de l’innovation et du développement territorial.&nbsp;<em>« Les initiatives qui émergent au sein des 33&nbsp;CHU de France montrent qu’ils sont en première ligne de l’innovation en santé, contribuant à la réindustrialisation du pays et au développement économique des territoires »</em>, explique-t-il. Face à aux enjeux de souveraineté sanitaire, le rapprochement entre CHU et HealthTech n’est plus un choix, mais un impératif majeur&nbsp;:&nbsp;<em>« Le partenariat entre les CHU et France Biotech – entre l’hôpital public et l’industrie – est plus nécessaire que jamais. »</em> <br />   <br />  Le succès de cette collaboration se mesure à l’adhésion croissante des professionnels de santé et des acteurs académiques. Sur le terrain ou comme lors de rendez-vous comme le CHU HealthTech Connexion Day, qui a rassemblé près de 1 000&nbsp;participants cette année, contre 400 lors de sa première édition.&nbsp;<em>« La forte mobilisation des professionnels donne tout son sens à cette dynamique »</em>, ajoute Philippe El-Saïr, qui souligne la volonté d’apprendre de chaque initiative,&nbsp;<em>« avec humilité et sans langue de bois »</em>. Du côté de l’industrie, le rapprochement avec les CHU est perçu comme un accélérateur d’innovation. Frédéric Girard, président de France Biotech, rappelle que la France compte près de 2 800&nbsp;start-ups innovantes en santé, dont la majorité des technologies provient du monde académique. Les CHU, premières plateformes de développement clinique et futurs utilisateurs, sont donc des partenaires naturels.&nbsp;<em>« Ils peuvent nous faire gagner du temps pour accélérer l’industrialisation »</em>, explique-t-il. Les CHU deviennent ainsi des vecteurs de diffusion de l’innovation dans les territoires, contribuant à intégrer efficacement les solutions dans des organisations complexes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’innovation organisationnelle : un pilier trop longtemps sous-estimé</b></div>
     <div>
      Mais l’innovation ne se limite pas à la technologie ou au développement de nouvelles thérapies. Floriane Rivière, directrice générale du CHU de Tours, insiste sur l’importance de l’innovation organisationnelle, qui&nbsp;<em>« vise à transformer les organisations pour mieux répondre aux besoins des patients et renforcer l’attractivité des métiers. »</em>&nbsp;Depuis la pandémie Covid, les hôpitaux traversent une crise de sens, et l’innovation apparaît comme un levier pour les rendre plus agiles et plus apprenants. Elle permet de questionner les modes de coopération, la gouvernance, la formation et l’accompagnement des parcours de soins pour créer&nbsp;<em>« un cercle vertueux »</em>, où chaque innovation contribue à l’amélioration durable du système. Portant la voix des start-ups, Virginie Fortineau, spécialiste de l’ingénierie des flux, met en avant trois conditions pour réussir l’innovation organisationnelle à l’hôpital&nbsp;: proposer une rupture technologique et méthodologique, accompagner le changement de manière partenariale, et travailler sur le long terme.&nbsp;<em>« Une innovation de rupture demande du temps ; elle exige un partenariat de confiance construit sur la durée »</em>, précise-t-elle.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers un modèle économique partagé et soutenable</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142289-65143773.jpg?v=1765467336" alt="CHU et industrie : un partenariat stratégique pour accélérer l’innovation en santé" title="CHU et industrie : un partenariat stratégique pour accélérer l’innovation en santé" />
     </div>
     <div>
      Pour autant, les modalités de diffusion de l’innovation – quelle qu’elle soit – doivent encore être structurées. Comme le précise Florence Favrel-Feuillade, directrice générale du CHU de Brest, l’innovation doit désormais démontrer sa valeur économique autant que sa valeur clinique&nbsp;:&nbsp;<em>« Il devient nécessaire d’être plus sélectif dans les projets retenus, en intégrant systématiquement la notion de retour sur investissement, ce qui contribuera d’ailleurs à diffusion les innovations plus largement. »</em>&nbsp;Elle insiste également sur l’importance de discuter tôt du modèle économique entre hôpitaux et start-up,&nbsp;<em>« un sujet qui arrive souvent trop tard et qui peut devenir un frein majeur. »</em>&nbsp;Ce cadre partenarial devrait, notamment, inclure les modalités de&nbsp;<em>« valorisation des établissements participant au co-développement des solutions. »</em>&nbsp;Stéphane Tholander, pour France Biotech, rappelle quant à lui l’importance d’associer les tiers-lieux d’expérimentation et les centrales d’achat afin de créer des modèles soutenables et reproductibles&nbsp;:&nbsp;<em>« Les ressources réelles des établissements sont déterminantes pour bâtir des modèles économiques pertinents ».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les CHU, pivots territoriaux de l’innovation en santé</b></div>
     <div>
      À Bordeaux, terre d’accueil du 4<sup>ème</sup>&nbsp;CHU HealthTech Connexion Day, le rôle des CHU comme pivots territoriaux de l’innovation est particulièrement visible. Vincent Nicolas Delpech, directeur général du CHU, souligne que l’innovation répond à des enjeux locaux concrets&nbsp;: ruptures dans les parcours de soins, engorgement, inégalités d’accès ou pénuries de personnel.&nbsp;<em>« L’innovation n’est pas un luxe&nbsp;: c’est une nécessité »</em>, affirme-t-il. En Nouvelle-Aquitaine, des partenariats entre l’industrie et des acteurs comme l’IHU Liryc – dédié aux maladies du rythme cardiaque – permettent ainsi de mettre en place un diagnostic précoce et un suivi décentralisé des patients, mais aussi de proposer de nouveaux dispositifs innovants pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque avancée.&nbsp; <br />   <br />  Selon Arnaud Mascarell,&nbsp;entrepreneur partenaire de l’IHU, l’interopérabilité technique et humaine est toutefois essentielle pour que chaque acteur du territoire puisse coopérer efficacement&nbsp;:&nbsp;<em>« Il est impératif de développer des standards européens adaptés à la nature des données de santé. L’interopérabilité humaine, c’est-à-dire la volonté d’interagir les uns avec les autres, est tout aussi cruciale ».</em>&nbsp;S’il admet qu’il reste encore du chemin pour «<em> faire de la France une grande nation de l’innovation en santé »</em>, Frédéric Girard estime, pour sa part, que la dynamique actuelle est déjà remarquable&nbsp;:&nbsp;<em>« Finalement, l’innovation en santé sous sa forme actuelle n’a qu’une dizaine d’années. Aujourd’hui, elle irrigue le quotidien des hôpitaux&nbsp;: les innovations sont présentes au cœur même des pratiques. Nous sentons une véritable émulation et beaucoup d’enthousiasme ! »</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/CHU-et-industrie-un-partenariat-strategique-pour-accelerer-l-innovation-en-sante_a4832.html</link>
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   <title>Le GCS NOVA (CHU de Bordeaux, Limoges et Poitiers) lance son Institut régional de cancérologie</title>
   <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 10:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’occasion de sa rentrée scientifique consacrée à la cancérologie et qui s’est tenue au CHU de Poitiers, le Groupement de Coopération Sanitaire NOVA annonce la création de l’Institut régional de cancérologie (IRCA NOVA) porté par les CHU de Bordeaux, Limoges et Poitiers. Ce projet ambitieux, conçu en partenariat avec les Universités, les acteurs territoriaux et en lien avec l’ARS Nouvelle-Aquitaine, vise à garantir une prise en charge d’excellence des patients atteints de cancer sur l’ensemble du parcours de soin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91727522-64403091.jpg?v=1760344526" alt="Le GCS NOVA (CHU de Bordeaux, Limoges et Poitiers) lance son Institut régional de cancérologie" title="Le GCS NOVA (CHU de Bordeaux, Limoges et Poitiers) lance son Institut régional de cancérologie" />
     </div>
     <div>
      L’Institut permettra de renforcer la coopération régionale dans tous les domaines de la lutte contre le cancer : prévention, dépistage, diagnostic, traitement, suivi, recherche, innovation et formation. Il ne s’agit pas d’un nouvel établissement de soins mais bien d’un réseau coordonnant un label de qualité. <br />   <br />  Trois directeurs ont été nommés pour porter les valeurs de l’institut et atteindre cette ambition : <br />  - Pr Pierre Dubus (CHU de Bordeaux), directeur médical et scientifique <br />  - Aurore Loxq (CHU de Limoges), directrice administrative <br />  - Stéphane Michaud (CHU de Poitiers), directeur des soins
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une reconnaissance européenne avec la labellisation CCC</b></div>
     <div>
      Cette initiative s’inscrit dans le cadre du réseau EUnetCCC (European Network for Comprehensive Cancer Centres*), piloté par le GCS NOVA. Porté par l’Union européenne, ce programme vise à bâtir un maillage de Comprehensive Cancer Centers (CCC) dans tous les États membres d’ici 2028. Le modèle CCC repose sur une approche transversale, intégrée et exigeante de la cancérologie, combinant soins, recherche, innovation, prévention, formation et implication des usagers. L’objectif est clair :&nbsp;offrir à 90 % des patients atteints de cancer un accès à une prise en charge labellisée d’ici 2030. L’Institut porté par le GCS NOVA s’inscrit pleinement dans cette ambition et a été sélectionné pour faire partie des premiers centres en France à pouvoir entrer dans ce processus de labélisation. <br />   <br />  <em>*&nbsp;Le projet « European Network for Comprehensive Cancer Centres » (EUNetCCC) est financé par l’Union Européenne au titre du programme EU4Health, géré par l’agence exécutive européenne de la santé et du numérique (HaDEA), conformément à l’accord de subvention n° 101183407.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dynamique scientifique et universitaire reconnue</b></div>
     <div>
      Grâce à ses liens étroits avec les Universités de Bordeaux, Limoges et Poitiers, l’Institut s’engage dans la formation initiale et continue des professionnels de santé. Des programmes pédagogiques mutualisés et adaptés aux évolutions scientifiques seront déployés à l’échelle régionale par l’institut. Parallèlement, des actions d’éducation thérapeutique destinées aux patients et à leurs proches renforceront leur autonomie et leur qualité de vie tout au long du parcours de soin. <br />   <br />  Avec cet Institut régional de cancérologie, les CHU de Poitiers, Bordeaux et Limoges ouvrent une voie nouvelle pour une prise en charge du cancer plus intégrée, équitable, innovante et visible à l’échelle européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les usagers au centre des décisions</b></div>
     <div>
      L’Institut repose sur une gouvernance agile, partagée et inclusive, mobilisant directions hospitalières, fédérations de cancérologie, centres de coordination en cancérologie (3C), chercheurs, soignants et représentants des usagers et patients partenaires. <br />   <br />  Ces derniers jouent un rôle central dans les instances de pilotage, participant à l’élaboration des stratégies, à l’évaluation des parcours et à l’amélioration continue de la qualité. <br />   <br />  <em>« Le lancement de l’institut régional du cancer NOVA (IRCA NOVA) marque une étape décisive pour la cancérologie en Nouvelle-Aquitaine. Ensemble, en réunissant nos expertises, nos équipes et nos ressources, nous construisons un modèle de coopération hospitalière structuré, en lien avec les établissements de santé partenaires du territoire, qui pourrait être reconnu au niveau européen. Notre ambition est claire : garantir à chaque patient un accès équitable à une prise en charge d’excellence, partout sur le territoire néo-aquitain&nbsp;»</em>, indiquent Anne Costa, DG du CHU de Poitiers, Pascale Mocaër, DG du CHU de Limoges, Vincent-Nicolas Delpech, DG du CHU de Bordeaux, pour le GCS NOVA. <br />   <br />  Le GCS NOVA invite les professionnels de santé, partenaires et médias à découvrir prochainement les actions et projets portés par l’Institut de Cancérologie, qui place la région parmi les leaders européens en matière de lutte contre le cancer. En lien avec le fil rouge de la rentrée scientifique relatif à la cancérologie, cette journée scientifique a permis de présenter la capacité des CHU de Nouvelle Aquitaine à être des moteurs européens de la recherche et de l’innovation, les registres en cancérologie, la pathologie computationnelle et l’IA au service de l’anatomopathologie, les projets de recherche portés par les CHU, l’e-ETP en oncologie, l’accès aux innovations moléculaires pour le soin et la recherche ainsi que les enjeux de l’Entrepôt de données de Santé (EDS) en cancérologie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91727522-64403091.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Le-GCS-NOVA-CHU-de-Bordeaux-Limoges-et-Poitiers-lance-son-Institut-regional-de-cancerologie_a4753.html</link>
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   <title>Bordeaux accueille la 14ème université d’été «Ethique et maladies neuro-évolutives »</title>
   <pubDate>Mon, 22 Sep 2025 09:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actu]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que le Gouvernement a lancé, le 4 septembre, sa Stratégie nationale Maladies Neurodégénératives 2025-2030, l’Université d’été “Éthique et maladies neuro-évolutives” s’inscrit dans cette dynamique en proposant un espace unique de réflexion à la croisée de l’éthique, de la recherche et de l’engagement citoyen. Pour sa 14ème édition, les 24, 25 et 26 septembre à Bordeaux, elle interroge les conditions du progrès : une recherche plurielle, ouverte aux dimensions scientifiques, cliniques, sociales et vécues.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91248332-64178188.jpg?v=1758527182" alt="Bordeaux accueille la 14ème université d’été «Ethique et maladies neuro-évolutives »" title="Bordeaux accueille la 14ème université d’été «Ethique et maladies neuro-évolutives »" />
     </div>
     <div>
      En septembre 2025 à Bordeaux, l’Université d’été s’interrogera sur les formes multiples que prend aujourd’hui la recherche : biomédicale, bien sûr, mais aussi au travers à la fois des gestes quotidiens inventés à l’hôpital, à domicile ou en EHPAD, et des expérimentations silencieuses menées par celles et ceux qui accompagnent ou vivent la maladie. <br />   <br />  <em>« Ces pratiques du soin et de l’accompagnement, bien que discrètes, relèvent aussi d’une véritable recherche, exigeante et précieuse. Notre ambition pour cet événement est de montrer que personne n’a le monopole de l’invention dans ce domaine, et de favoriser de nouveaux collectifs d’expérimentation, rigoureux scientifiquement et ouverts à tous les savoirs »</em>, indique Fabrice Gzil, professeur de philosophie et d’éthique et co-directeur de l’Espace éthique Île-de-France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un RDV scientifique et citoyen au cœur d’un territoire d’excellence</b></div>
     <div>
      Conférences, ateliers, ciné-débats, séance de clôture prospective… Pendant trois jours, plus de 60 intervenant·es partageront leurs travaux et leurs engagements au sein du Centre de Congrès Cité Mondiale puis au Conseil départemental de la Gironde. Véronique Avérous, directrice de l’ERENA et du site d’appui Aquitain, cheffe de service de médecine palliative CHU de Bordeaux et professeure associée de médecine palliative et d’éthique Université de Bordeaux, rappelle : <em>« Bordeaux est aujourd’hui un pôle majeur de recherche sur les maladies neuro-évolutives, aussi bien en neurologie clinique qu’en neuroéthique. Cette université d’été sera un lieu de synergie singulier, où s’agrègent les forces académiques, hospitalières et citoyennes. »</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un appel à soutenir une recherche ouverte, éthique et inclusive</b></div>
     <div>
      À quelques jours de la Journée mondiale Alzheimer, les organisateurs de l’Université d’été souhaitent adresser un message fort aux décideurs publics. Les maladies neuro-évolutives constituent l’un des grands défis sanitaires et sociaux de notre temps. <br />   <br />  Pourtant, les efforts de recherche restent encore très inégalement répartis, souvent concentrés sur les seules approches biomédicales. Or, face à des pathologies qui bouleversent des vies entières, c’est l’ensemble de notre société qui est interpellée. Il est urgent d’élargir notre conception de la recherche, de reconnaître et de soutenir toutes ses formes, y compris celles qui émergent du vécu des personnes malades, des aidant·es et des professionnel·les de terrain. Cela suppose une volonté politique claire, des financements adaptés et une vision éthique renouvelée, en :  <ul>  	<li class="list">Soutenant la recherche participative, et valorisant l’apport des personnes malades et des aidants</li>  	<li class="list">Renforçant les financements pour la recherche médico-sociale et les sciences humaines</li>  	<li class="list">Inscrivant durablement l’éthique comme pilier des politiques et des pratiques de recherche.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les temps forts de l’édition 2025</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list">Conférences-débats et ateliers interactifs animés par des personnalités expertes dans le domaine de l’éthique médicale et des maladies neuro-évolutives.</li>  	<li class="list">Intervention de Jean-François Delfraissy, Président du Comité consultatif national d'éthique.</li>  	<li class="list">Séance de ciné-débat autour du film <a class="link" href="https://www.ehpadia.fr/Quand-une-residence-artistique-ouvre-des-pistes-pour-l-EHPAD-de-demain_a1256.html" target="_blank">Les Esprits Libres</a>, en présence du réalisateur Bertrand Hagenmüller et de Sylvie Justome, adjointe au maire de Bordeaux chargée de la sécurité sanitaire et de la santé.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; <a class="link" href="https://www.espace-ethique.org/sites/default/files/programme_universite_dete_ethique_et_maladies_neuro-evolutives_2025.pdf" target="_blank">Programme</a>  <br />  &gt; <a class="link" href="https://univ-ethique-mne-2025.teamresa.net" target="_blank">Inscriptions</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91248332-64178188.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Bordeaux-accueille-la-14eme-universite-d-ete-Ethique-et-maladies-neuro-evolutives_a4725.html</link>
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   <title>Pr Jean-Charles Le Huec : « Ceux qui, aujourd’hui, ont peur de l’IA, ce sont ceux qui ne la pratiquent pas »</title>
   <pubDate>Tue, 18 Mar 2025 17:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chirurgien orthopédiste de renommée internationale, le Professeur Jean-Charles Le Huec est un précurseur de la chirurgie virtuelle assistée par ordinateur. Il a également participé à la création de la première base de données française sur la chirurgie du rachis, et travaille aujourd’hui sur plusieurs applications de l’intelligence artificielle (IA) pour la recherche chirurgicale et la chirurgie de demain. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/86618788-61590398.jpg?v=1739965087" alt="Pr Jean-Charles Le Huec : « Ceux qui, aujourd’hui, ont peur de l’IA, ce sont ceux qui ne la pratiquent pas »" title="Pr Jean-Charles Le Huec : « Ceux qui, aujourd’hui, ont peur de l’IA, ce sont ceux qui ne la pratiquent pas »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Dans quel contexte en êtes-vous venu à vous intéresser à l’intelligence artificielle&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Jean-Charles Le Huec&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Tout a commencé au Département des techniques et des recherches chirurgicales appliquées (DETERCA), une unité de recherche et d’enseignement du collège des sciences de la santé de l’Université de Bordeaux, que j’ai&nbsp;dirigée de 2001 à 2019 et dont je suis désormais le directeur adjoint émérite. Travaillant sur de nouvelles techniques chirurgicales moins invasives pour le patient, je m’étais intéressé à la chirurgie virtuelle assistée par ordinateur pour sécuriser les gestes chirurgicaux sur la colonne vertébrale. En 2008, le service d’orthopédie du CHU de Bordeaux, que je dirigeais également*, a donc été le premier service hospitalier français à se doter d’un équipement de pointe permettant de contrôler le positionnement des instruments en temps réel et de superposer ces informations aux données anatomiques du patient – soit par réalité virtuelle, également appelée navigation. La sécurité des interventions a ainsi pu augmenter de manière spectaculaire, et plusieurs autres&nbsp;établissements de santé nous ont emboîté le pas. <br />   <br />  <strong>À la même époque, vous avez également créé une base de données informatisée&nbsp;pour nourrir les travaux de recherche clinique de votre service et du laboratoire DETERCA.</strong> <br />   <br />  J’avais en effet, dans le passé, eu l’occasion de travailler avec le Professeur Michel Haïssaguerre qui, justement grâce à ses travaux sur les données, avait pu découvrir l’origine des troubles de la fibrillation auriculaire, ce qui a mené au développement d’une thérapie faisant désormais référence. J’étais donc conscient du potentiel offert par des données correctement exploitées, d’où ma volonté de créer cette base très versatile, customisable à souhait et bien sûr agréée par la CNIL. Il y a quelques années, constatant que des confrères américains disposaient d’une base similaire, nous avons analysé nos&nbsp;résultats cliniques respectifs pour la chirurgie des scolioses… et les nôtres étaient meilleurs&nbsp;! Il faut dire qu’à la différence de nombreux confrères aux États-Unis, nous prenons beaucoup en compte les principes de l’équilibre sagittal, très étudié en France depuis déjà de nombreuses années – ainsi des travaux de Pierre Stagnara, Jean Dubousset ou encore Pierre Roussouly. Le taux de complications est alors moindre, car cette approche permet de mieux préparer le geste chirurgical. Nous utilisons également des&nbsp;tiges sur mesure pour la correction des déformations rachidiennes, ce qui assure une prise en charge plus personnalisée et facilite l’atteinte des objectifs identifiés dans le cadre du planning opératoire. Toujours est-il que j’ai alors souhaité analyser nos résultats de manière plus poussée, et me suis donc tourné vers l’intelligence artificielle.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez dû développer des algorithmes spécifiques. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous étions en effet confrontés à deux défis. D’une part, la chirurgie de la scoliose est un acte relativement rare. Nous disposions donc d’un jeu de données restreint, ce qui n’autorisait pas véritablement une approche de type «&nbsp;big data&nbsp;». Nous nous sommes donc tournés vers&nbsp;l’IA&nbsp;dite&nbsp;parcimonieuse, qui&nbsp;permet d’améliorer la précision des analyses et des prédictions, tout en réduisant la quantité de données nécessaires.&nbsp;Encore faut-il choisir les bons paramètres pour que le processus d’apprentissage soit efficace, et c’était là notre second défi&nbsp;: de nombreux paramètres sont à considérer pour évaluer le succès d’une chirurgie de la scoliose, lesquels prioriser&nbsp;? Nous avons pu tirer les bons fils grâce à l’appui d’un mathématicien de Toulouse. Il nous fallait toutefois plus de données. Nous avons donc créé un «&nbsp;pool&nbsp;» de data avec des centres spécialisés à Lyon, Marseille et Nice, centralisant désormais des informations issues d’un millier d’interventions chirurgicales. En recherche clinique, une cohorte de cette taille est considérée comme importante. Mais cela reste relativement «&nbsp;petit&nbsp;» pour l’IA.  <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/86618788-61590399.jpg?v=1739965081" alt="Pr Jean-Charles Le Huec : « Ceux qui, aujourd’hui, ont peur de l’IA, ce sont ceux qui ne la pratiquent pas »" title="Pr Jean-Charles Le Huec : « Ceux qui, aujourd’hui, ont peur de l’IA, ce sont ceux qui ne la pratiquent pas »" />
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      <strong>Observez-vous, aujourd’hui, une appétence pour ces technologies de la part de la communauté médicale&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Oui, sans aucun doute.&nbsp;Rien ne remplacera les mains et le savoir-faire du chirurgien, mais l’IA est facilitante à plusieurs égards.&nbsp;D’ailleurs, le grand intérêt des médecins pour ces avancées technologiques m’a poussé à créer, à l’Université de Bordeaux, le premier diplôme universitaire français dédié à la chirurgie mini-invasive du rachis en 2004. Un partenariat a également été récemment noué entre le DETERCA – dirigé aujourd’hui par mon ami le Professeur Jean-Rodolphe Vignes – et l’Université de Poitiers, pour la création d’un diplôme inter-universitaire de chirurgie rachidienne option robotique. C’est l’occasion, pour nous, de travailler avec l’ABS-Lab de Poitiers, le Laboratoire d’anatomie, biomécanique et simulation, sur de nouvelles applications de la chirurgie robotique intégrant de l’IA. Aujourd’hui, dans la chirurgie du rachis, les robots chirurgicaux sont surtout utilisés pour positionner les vis&nbsp;; leur précision est certes légèrement supérieure à celle de la navigation assistée par ordinateur, mais la différence n’est pas significative. Demain, grâce à l’IA et aux systèmes de reconnaissance automatique des images, nous pourrons disposer de robots véritablement aidants. Les technologies existent et elles sont matures. Ne reste qu’à réunir les bonnes compétences pour mettre au point ces futurs outils qui permettront de réaliser des gestes complexes avec plus de précision et une meilleure sécurité – sous réserve, bien sûr, d’obtenir le marquage CE. <br />   <br />  <strong>Identifiez-vous des écueils particuliers qui pourraient ralentir la diffusion des applications de l’IA en santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’IA a besoin d’un carburant&nbsp;: les données. Et c’est justement là que le bât blesse&nbsp;: de nombreuses bases de données médicales sont&nbsp;«&nbsp;vides&nbsp;» car elles ne documentent pas le suivi du patient. Or ces informations sont primordiales pour certaines spécialités, notamment la chirurgie de la colonne vertébrale&nbsp;: les données du patient doivent être collectées avant l’intervention mais aussi tout au long du suivi, à deux ans, à cinq ans, à dix ans… pour pouvoir véritablement évaluer le succès de l’intervention. Il y a bien sûr des patients que l’on va perdre de vue, d’autres qui seront décédés. Mais une collecte au long cours de seulement 80 % des patients opérés suffirait pour avoir des bases de données réellement pertinentes et exploitables sur différents champs. Nous atteignons donc ici une limite du système car, ce recueil étant très fastidieux, il est peu effectué dans la pratique. Il faudrait y mettre les moyens, pour recruter du personnel dédié. En ce qui me concerne, dans toutes les études que j’ai menées à l’hôpital, j’ai financé moi-même les postes d’assistant de recherche clinique (ARC) pour justement ne perdre aucune donnée. Et cela&nbsp;est toujours le cas aujourd’hui, alors que je travaille en secteur libéral au sein du Groupe Bordeaux Nord Aquitaine (GBNA Santé).&nbsp;Une base de données bien tenue vaut de l’or&nbsp;! <br />   <br />  <strong>Mais ce recueil exhaustif qui va permettre de nourrir l’IA, ne peut-il justement pas être sous-traité à l’IA&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’on assiste effectivement à l’arrivée de nouveaux outils intelligents pour l’exploitation documentaire qui, sous réserve que les comptes-rendus de consultation et le compte-rendu opératoires soient systématisés et structurés, peuvent collecter automatiquement les informations pertinentes et les injecter dans une base de données. Utilisées sous supervision médicale, ces solutions pourraient, dans une certaine mesure, répondre à cette problématique. Il existe désormais aussi des outils d’IA ambiante, qui peuvent retranscrire automatiquement, et de manière structurée, les échanges survenus au cours d’une consultation. Ils pourraient également être utiles pour documenter les données de suivi du patient… si les médecins sont formés à l’utilisation des bons mots-clés. Il est en tous cas certain que l’IA a un potentiel applicatif formidable en santé, et que nous n’en sommes qu’aux prémices.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Quid&nbsp;</em>des inquiétudes qu’elle soulève&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Bien que la puissance applicative de l’IA fasse l’objet de nombreux fantasmes, je suis convaincu que nous avons beaucoup à y gagner. Quant à ceux qui, aujourd’hui, ont peur de l’IA, ce sont ceux qui ne la pratiquent pas... La dynamique est désormais lancée, particulièrement chez les jeunes médecins qui sont très demandeurs d’applications intelligentes. Cela est également le cas des étudiants en médecine. D’ailleurs, nous leur ouvrons l’appétit dès la deuxième année&nbsp;!&nbsp;Je participe à une&nbsp;petite formation diplômante sur l’utilisation de la navigation peropératoire, ouverte à 15 étudiants chaque année (UER). Nous recevons toujours plus d’une centaine de candidatures, preuve, s’il en est, que toutes ces avancées technologiques suscitent chez eux un réel enthousiasme. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  En tant que chirurgien, je suis bien conscient que je ne peux pas tout faire seul&nbsp;: l’anesthésiste, les IBODE, le pharmacien, les infirmiers… nous sommes tous complémentaires. Travailler sur l’IA impose cette même recherche de complémentarité. Il ne faut pas hésiter à aller vers ceux qui savent, pour fédérer les compétences nécessaires. Il faut également conserver un esprit curieux et ouvert, et s’entourer d’autres esprits curieux et ouverts – une faculté rare, car elle ne s’enseigne pas. C’est par l’expérimentation et la mise en commun des savoirs que nous continuerons d’avancer. Le retour d’expérience bien analysé nous fait beaucoup progresser, comme dans l’aviation. C’est là que je l’ai compris en passant mon brevet de pilote.&nbsp; <br />   <br />  [*]&nbsp;En 2019, Jean-Charles Le Huec a rejoint la Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine, où il est à la fois le chef du service Orthopédie et traumatologie (Orthospine Unit) et le président de la Commission médicale d’établissement. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #68, édition de février 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-68-Visions-croisees-autour-de-l-hopital-de-demain_a4393.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Pr-Jean-Charles-Le-Huec-Ceux-qui-aujourd-hui-ont-peur-de-l-IA-ce-sont-ceux-qui-ne-la-pratiquent-pas_a4407.html</link>
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   <title>La biologie délocalisée au chevet des patients et de l’hôpital</title>
   <pubDate>Wed, 15 Jan 2025 09:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anaïs Guilbaud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Biologie]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Depuis l’émergence des tests antigéniques et de techniques de PCR au lit du patient, nombreux sont les établissements hospitaliers à se questionner sur les apports potentiels de la biologie délocalisée, que ce soit en termes d’amélioration des prises en charge cliniques ou pour répondre à des problématiques organisationnelles. L’an dernier, les CHU de Poitiers et de Saint-Étienne ont ainsi fait le choix de tester l’usage de la PCR multiplex dans les infections respiratoires en biologie délocalisée aux Urgences. Retour d’expérience.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/85403572-60870281.jpg?v=1736329070" alt="La biologie délocalisée au chevet des patients et de l’hôpital" title="La biologie délocalisée au chevet des patients et de l’hôpital" />
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      <em>«&nbsp;Dans nos services d’Urgences, qu’est-ce qui ressemble le plus à un virus ? Et bien, c’est un autre virus&nbsp;»</em>, rappelait le Dr Jérémy Guenezan, chef de service adjoint Urgences Adultes SAMU SMUR du CHU de Poitiers, en guise d’introduction de son intervention au Congrès Urgences 2024.&nbsp;Et si les recommandations de la SFM (Société française de microbiologie, décembre 2023) en matière de diagnostic des viroses respiratoires en milieu hospitalier incitent à utiliser la PCR multiplex de manière restreinte et prioritairement chez les patients à risque de forme grave ou immunodéprimés,&nbsp;<em>«&nbsp;dans la réalité c’est un peu plus complexe&nbsp;»,</em>&nbsp;poursuivait-il. A fortiori, dans des établissements comme le sien, dont le protocole d’hygiène pousse à isoler tous les virus, et ce, alors même que les chambres simples demeurent des denrées rares dans certains services aval.&nbsp; <br />   <br />  Ce constat, couplé à celui d’une épidémiologie des infections respiratoires en perpétuelle évolution, avec de nombreux germes pathogènes impliqués, ont donc poussé les équipes du CHU poitevin à chercher de nouveaux moyens de gérer les pics épidémiques hivernaux.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous nous sommes réunis avec le chef de pôle de biologie et le chef de service de biochimie pour trouver la réponse à la problématique suivante : comment obtenir le statut virologique du patient à la sortie des Urgences avant son hospitalisation ? Ce n’était pas possible au laboratoire en raison des délais de rendu des PCR et de la disponibilité en personnels. Nous avons donc fait le choix de tester le SPOTFIRE<sup>®</sup>&nbsp;de bioMérieux, un appareil de biologie délocalisée qui pouvait être placé directement aux Urgences&nbsp;».</em>
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     <div><b>Excellentes performances</b></div>
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      Une première expérimentation menée aux Urgences Adultes sur une soixantaine de patients durant l’été 2023 a ainsi permis de démontrer l’utilité du dispositif, mais aussi la faisabilité du test par les infirmiers – sous réserve de temps paramédical dédié –, poussant l’établissement à se lancer pleinement dans l’aventure de la biologie délocalisée des virus respiratoires, dès l’hiver suivant. 1609 tests plus tard – réalisés entre décembre et mars 2024 sur des patients symptomatiques –, les équipes du CHU confirment la robustesse de l’équipement, avec un taux d’invalidité à 1,9 %. Et avec 56 % de pathogènes identifiés hors grippe, COVID et VRS, l’épidémiologie observée aura quant à elle permis de démontrer l’intérêt d’une telle approche multiplex élargie versus de traditionnels tests quadriplex, induisant au passage&nbsp;<em>«&nbsp;un impact probablement thérapeutique et certainement organisationnel&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;On fait mieux avec les antiviraux, et probablement pas moins mais mieux avec les antibiotiques&nbsp;»</em>, résumait le Dr Guenezan lors du congrès de la &nbsp;SFMU (Société française de médecine d'urgence). Un constat s’étant avéré particulièrement significatif dans la prise en charge de l’épidémie de pneumonies à&nbsp;<em>Mycoplasma pneumoniae</em>&nbsp;à laquelle l’hôpital a dû faire face l’hiver dernier. Ainsi, si les chiffres de l’étude sont actuellement en attente de publication, les premiers résultats révèlent déjà un nombre d’antibiothérapies adaptées très significativement supérieur en cas de recours au SPOTFIRE<sup>®</sup>.
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     <div><b>Urgences pédiatriques</b></div>
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      La promesse de détecter 15 agents pathogènes respiratoires les plus courants en une quinzaine de minutes du BIOFIRE®SPOTFIRE®&nbsp;Respiratory/Sore Throat (R/ST) Panel aura également su susciter l’intérêt du service des Urgences pédiatriques du CHU de Saint-Étienne.&nbsp;<em>«&nbsp;La problématique que nous rencontrons actuellement repose sur le faible nombre de pathogènes recherchés par les tests antigéniques et des résultats de test PCR de 2ème&nbsp;ligne qui prennent parfois 48h à arriver. Nous avons donc décidé de tester cette solution afin de déterminer dans quelle mesure elle aurait pu modifier nos prises en charge&nbsp;»</em>, développe ainsi le Dr Aymeric Cantais, chef de service des Urgences pédiatriques du CHU stéphanois. Un essai mené en pratique courante durant l’été 2023, sur une soixante de patients – essentiellement des enfants de moins d’un an présentant une détresse respiratoire fébrile – en période de circulation des entérovirus. <br />   <br />  <o:p></o:p>Malgré quelques appréhensions quant aux risques de contaminations et de résultats faussement positifs potentiellement induits par les conditions dégradées qu’impose une PCR délocalisée, là aussi&nbsp;les performances se sont avérées&nbsp;<em>«&nbsp;très bonnes, avec une concordance avec la PCR conventionnelle réalisée au laboratoire à 98,1 %&nbsp;»</em>. Deuxième enseignement, l’usage du SPOTFIRE®&nbsp;aurait permis de mieux étiqueter la maladie pour 82 % des patients, réduisant au passage l’incertitude diagnostique de l’urgentiste et offrant probablement un moyen de rassurer les parents. Du côté de la prise en charge thérapeutique, l’étude révèle encore une potentielle modification de l’antibiothérapie dans 26 % des cas et une épargne antibiotique certaine grâce aux infections virales diagnostiquées précocement.&nbsp;<em>«&nbsp;Au-delà de l’adaptation immédiate de la prise en charge à l’agent pathogène responsable de la maladie, on peut également s’attendre, avec ce type de dispositif, à une diminution des examens complémentaires inutiles, notamment des gestes douloureux, ce que nous recherchons le plus en pratique clinique&nbsp;»</em>,&nbsp;témoigne le Dr Cantais. Une modification de prise en charge probable, évoquée dans 59 % des cas. <br />   <br />  <o:p></o:p><em>«&nbsp;Et puisqu’il n’est pas rare que nous hospitalisions certains enfants dans l’attente de résultats bactériologiques avec une antibiothérapie probabiliste, il devrait aussi en découler un impact sur le taux d’hospitalisations. Ce qui n’est pas neutre en termes de confort pour le patient et de coût global pour l’établissement&nbsp;»</em>, poursuit le Dr Cantais.<o:p></o:p>
     </div>
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     <div><b>Impacts organisationnels</b></div>
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      Du point de vue organisationnel, l’un des principaux impacts ressentis par le CHU de Poitiers concerne quant à lui l’attribution des chambres seules.&nbsp;<em>«&nbsp;Le fait d’avoir une réponse virale très rapide sur des virus que nous n’aurions pas forcément détectés, comme l’adénovirus ou le métapneumovirus, nous a permis de faire une utilisation la plus appropriée possible des ressources hospitalières&nbsp;»</em>, souligne notamment le Dr Guenezan.&nbsp; <br />   <br />  <o:p></o:p><em>«&nbsp;Il nous reste encore à traiter les informations sur les durées de passage aux Urgences, la réalisation des examens complémentaires supplémentaires, ou encore l’antibiothérapie de manière globale, mais instinctivement nos retours sont très positifs.&nbsp;Sans oublier un bénéfice pour les soignants, souvent peu évalué&nbsp;»</em>.&nbsp;Comme l’étaye le praticien, l’obtention d’un diagnostic rapide s’avère être un plus dans la capacité à adapter l’isolement respiratoire au sein même des urgences, permettant au passage d’alléger la charge mentale des personnels paramédicaux, tant en termes de prise en charge que de nettoyage. Sans oublier une probable diminution des transmissions interhumaines, patients-patients, mais aussi patients-soignants. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Pour en savoir plus&nbsp;: bioMérieux Urgences Tour</strong> <br />  <o:p></o:p><strong><em>Les équipes bioMérieux se proposent d’aller à la rencontre des laboratoires et des services d’Urgences souhaitant découvrir ses solutions, grâce à un camion embarquant les dernières innovations en termes de biologie d’urgence.</em></strong><o:p></o:p> <br />  Contact&nbsp;: <a class="link" href="javascript:protected_mail('emmanuel.crenn@biomerieux.com')" >emmanuel.crenn@biomerieux.com</a>  <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.biomerieux.fr" target="_blank">site de bioMérieux</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html">à lire ici</a>  &nbsp; <br />  <o:p></o:p> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/85403572-60870281.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/La-biologie-delocalisee-au-chevet-des-patients-et-de-l-hopital_a4368.html</link>
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