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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
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   <title>Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia</title>
   <pubDate>Sun, 13 Oct 2019 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Co-pilote, avec Dominique Polton, de la mission de préfiguration du Health Data Hub, et Gilles Wainrib de la start-up Owkin, le Professeur Marc Cuggia est un spécialiste reconnu de l’informatique médicale. Praticien hospitalier au CHU de Rennes, il est chargé de l’équipe-projet « Données massives en santé » (Université de Rennes 1), et dirige le projet eHOP, l’un des tout premiers entrepôts de données hospitalières en France. Rencontre. Par Joëlle Hayek     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/38259550-33484174.jpg?v=1570975335" alt="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" title="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/38259550-33484175.jpg?v=1570975319" alt="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" title="Le Big Data en santé, l’analyse de Marc Cuggia" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><strong>﻿Dans quel contexte l’entrepôt de données biomédical eHOP a-t-il vu le jour ? <br />  Pr Marc Cuggia :</strong> Nos travaux ont commencé il y a une décennie, alors que le CHU de Rennes prenait le virage de la dématérialisation et informatisait progressivement sa production de soins. Cette mutation nous a poussé à nous interroger : la numérisation des données des patients ne pouvait-elle pas générer des possibilités d’utilisation secondaires ? Nous pensions plus particulièrement ici aux études de faisabilité et au repérage des patients dans le cadre des essais cliniques, ce qui nous a d’ailleurs poussé à orienter la base de données eHOP sur la recherche. Mais cinq autres catégories d’usages potentiellement facilités par le Big Data ont, depuis, été documentées par la littérature : la médecine personnalisée, les réseaux de vigilance, le pilotage du système de soins, l’épidémiologie et la formation. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment avez-vous plus particulièrement procédé ?</strong> <br />  Il nous fallait mettre en place une infrastructure technique qui permettrait de tirer profit du gisement de données dormant au sein du système d’information hospitalier (SIH). C’est ainsi qu’a émergé la notion d’entrepôt de données, pour laquelle deux établissements se sont positionnés comme précurseurs en France : le CHU de Rennes, et l’Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP), à Paris. Rattaché à l’unité mixte de recherche INSERM LTSI (Laboratoire Traitement du Signal et de l’Image), notre centre de données cliniques (CDC) a alors développé sa propre technologie, pour « fouiller » efficacement et de manière exhaustive dans le SIH tout en assurant la sécurité des données patients. <br />   <br />  <strong>Comment s’organise aujourd’hui l’entrepôt de données du CHU de Rennes ?</strong> <br />  Il s’inscrit au cœur d’une organisation centralisée. Seul le CDC peut y accéder et représente donc le portail d’entrée unique pour toutes les demandes liées à la recherche : il effectue la consultation méthodologique, réalise l’étude de faisabilité, puis soumet le tout pour validation auprès du comité de régulation des données, qui donne un avis scientifique, éthique et déontologique. Nous extrayons ensuite de l’entrepôt de données les informations pertinentes selon le périmètre de l’étude, et mettons à dispositions des utilisateurs les outils et les procédures qui faciliteront leur exploitation.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce modèle a progressivement essaimé dans le Grand Ouest.</strong> <br />  Notre entrepôt de données ne contient en effet qu’une fraction des données d’un patient, qui correspondent à son passage au sein de notre établissement. Pour exploiter le Big Data à hauteur de son potentiel, il faut nous inscrire dans une approche populationnelle qui impose d’agir à plus large échelle. En 2015, le Groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation (GIRCI) Grand Ouest a créé un réseau inter-régional des CDC constitué des CHU d’Angers, Brest, Nantes, Poitiers, Rennes et Tours, ainsi que de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. Tous bénéficient aujourd’hui de la technologie eHOP. Chaque CDC est cependant indépendant et exploite ses données en toute autonomie, même si la coordination de l’ensemble est assurée par le CDC de Rennes.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est cette coordination qui permettra de donner corps à l’étape suivante : la création d’un entrepôt partagé. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  Avec plus de 5 millions de patients aux données informatisées, le groupement HUGO (Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest) constitue le plus grand réseau de données cliniques d’Europe. La création de l’entrepôt partagé matérialise son ambition de rester le leader européen dans le domaine des Big Data hospitaliers. Cette structure devrait pouvoir être lancée avant la fin de l’année. Il a d’abord fallu construire des processus industrialisés pour faire converger les flux de données et justement permettre leur exploitation multicentrique – un chantier mené en partenariat avec un éditeur spécialiste de l’interopérabilité technique. En parallèle, un appel à projets a été lancé par le GIRCI Grand Ouest, afin de susciter de nouveaux usages cliniques en lien avec cet entrepôt partagé. Une quinzaine de projets a d’ores-et-déjà été soumise, tous mettant à contribution au moins 3 CDC – c’était d’ailleurs l’un des prérequis. Pour avoir une masse critique suffisante, nous en sélectionnerons quatre d’ici la fin de l’année. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il faut, pour cela, pouvoir exploiter les données de manière synergique. Quelle approche avez-vous retenu ?</strong> <br />  L’interopérabilité technique n’est en effet pas suffisante ; il faut également une interopérabilité sémantique. Certaines données bénéficient déjà d’une structuration normalisée, comme le PMSI, le circuit du médicament avec le standard PN13 ou la codification UCD/ATC, et la biologie qui s’appuie sur la norme de transmission Hprim et la nomenclature standardisée LOINC. Leur alignement sera donc relativement aisé. Il sera toutefois difficile d’avoir une approche sémantiquement homogène pour l’ensemble des données, du moins jusqu’à ce que le système international de terminologie clinique SNOMED-CT soit traduit en français et utilisé par les éditeurs de logiciels. Mais la technologie eHOP propose d’autres méthodes pour pouvoir toutes les exploiter, y compris en ce qui concerne les données textuelles ou non structurées.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment cet entrepôt partagé entre-t-il en résonnance avec le Health Data Hub ?</strong> <br />  Il préfigure ce que pourrait être un hub local : nous nous porterons d’ailleurs candidats pour être l’un de ces nœuds constitutifs du Health Data Hub. Pour schématiser il faut prendre l’exemple d’un réseau hiérarchique. Les CDC sont l’unité organisationnelle de base, présente dans les établissements. Leur rôle est de collecter les données et d’apporter les services et l’expertise en data science auprès des producteurs et des utilisateurs de ces données. Puis se positionne l’entrepôt partagé, une plateforme interrégionale qui oriente la convergence technique, juridique et organisationnelle permettant le partage et l’exploitation des données à l’échelle de plusieurs établissements. Au niveau national, le&nbsp;&nbsp;Health Data Hub, fédèrera l’ensemble des données produites dans le cadre des programmes de financement nationaux. Celles-ci sont regroupées au sein du Système National des Données de Santé (SNDS), qui dispose par exemple de la typologie des actes de biologie réalisés, mais pas des résultats d’examens – lesquels sont pour leur part présents dans les SI hospitaliers ou ambulatoires. La constitution du réseau de centres de données permettra donc d’enrichir le SNDS avec des données cliniques particulièrement importantes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>D’où la nécessité de chaîner le tout.</strong> <br />  Le Health Data Hub disposera en effet d’un nœud central, qui sera en charge de gérer les collections de données nationales comme les grandes cohortes ou l’actuel SNIIRAM. Le HDH mettra donc en place les chaînages nécessaires au croisement des données au sein d’une architecture sécurisée, en lien avec des outils de traitement de l’information. Cette infrastructure technique et les jeux de données du SNDS pourront alors être exploités au sein des hub locaux. Nous devrons d’ailleurs prochainement tester une première application d’enrichissement mutuel des données avec le projet HUGO SHARE : il s’agira, plus concrètement, de chaîner nos données biologiques et médicamenteuses issues des hôpitaux du Grand Ouest avec celles du SNDS relatives à la consommation médicamenteuse en ville, pour caractériser les événements indésirables liés à la poly-médication et aux ruptures thérapeutiques ville-hôpital. Ce qui nous permettra de développer, à terme, un algorithme qui permettra de prédire la trajectoire des patients poly-médiqués. <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est là un changement de cap par rapport à l’objectif premier, qui était de créer un système orienté sur la recherche.</strong> <br />  Les usages favorisés par les entrepôts de données et, plus globalement, par cette organisation en réseau autour du Health Data Hub, permettent en effet de faire émerger des usages qui dépasseront le seul cadre de la recherche pour alimenter les processus métiers. C’est là un champ sur lequel nous travaillons déjà : grâce à des liens bidirectionnels, notre entrepôt alimente aujourd’hui le système de production du PMSI pour optimiser le codage. eHOP est également utilisé à des fins de pharmacovigilance ou d’aide au diagnostique génétique. D’autres usages nouveaux concerneront directement la prise en charge des patients, ainsi que le montre le projet HUGO SHARE. Le CDC de Rennes projette en outre de développer un algorithme qui, à partir des données d’urgence et des données d’aval, permettra de prévoir le degré de gravité et la durée du séjour d’un patient accueilli par le service d’urgence. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Comment mieux anticiper cette révolution culturelle ?</strong> <br />  Il faudra d’abord acculturer et former les cliniciens aux concepts de la data science, pour qu’ils puissent s’approprier les méthodes de data mining et d’intelligence artificielle, mais aussi et surtout participer à la validation de nouveaux outils d’aide à la décision – y compris ceux conçus par l’industrie. Il faut également réfléchir aux modalités de partage de la valeur entre l’industrie et les établissements de santé qui auront mobilisé leurs experts cliniques en ce sens. Un tel schéma, qui devra être identique pour l’ensemble des CHU, permettra d’ailleurs de pérenniser les CDC. Il faudra, enfin, rassembler des compétences pluridisciplinaires au sein des CDC, en particulier des data-scientists. C’est d’ailleurs l’une des limites du système à l’heure actuelle, puisque les grilles tarifaires de la fonction publique hospitalière ne font pas le poids par rapport au secteur privé. Peut-être faudrait-il financer ces postes à l’échelle de la région, voire à travers le Health Data Hub qui pourra les recruter en-dehors des grilles tarifaires classiques et les mettre à disposition des hub locaux. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Quid,</em>&nbsp;pour finir, du patient ?</strong> <br />  Conserver les relations de confiance auprès des patients et du corps médical représente un enjeu majeur pour pouvoir poursuivre et élargir ces travaux. Un effort pédagogique sera nécessaire pour expliquer les finalités des nouveaux usages, et clarifier les droits que peuvent exercer les usagers par rapport à ces sujets. Le curseur est toutefois à placer avec attention. Nous avons, pour notre part, choisi un système opt-out : le patient peut s’opposer à la réutilisation de ses données, même anonymisées, par un tiers – hors certains usages dérogatoires comme par exemple la pharmacovigilance. Mais il ne peut y avoir de doxa unique ; peut-être faudra-t-il construire un modèle où le consentement sera donné par scénario et catégorie d’usage. Nous pouvons nous inspirer ici du modèle exemplaire de nos collègues québécois, d’autant que le RGPD impose désormais la mise en place d’un système de consentement dynamique.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce sera donc là un chantier de taille.</strong> <br />  En attendant, nous pourrions renforcer la régulation existante, peut-être en faisant participer les associations des usagers aux Conseils scientifiques et éthiques. En tout état de cause, l’ensemble se construira progressivement, en capitalisant sur les expériences des uns et des autres. N’oublions pas qu’il faudra, à terme, intégrer les données produites par les patients eux-mêmes pour continuer d’enrichir nos jeux de données. Le futur espace numérique de santé pourrait d’ailleurs représenter une piste pour justement recueillir le consentement des usagers quant à l’utilisation des données qu’ils mettront à disposition des établissements de santé. Nous continuons, en ce qui nous concerne, à partager la dynamique initiée dans le Grand Ouest. Le Big Data et son corolaire, l’intelligence artificielle et les technologies algorithmiques, représentent en effet un réel pari sur l’avenir. Mais tout le monde devra être au rendez-vous : les établissements de santé, les patients, et bien sûr l’État, qui devra financer et consolider ces organisations nouvelles. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires</title>
   <pubDate>Mon, 04 Jun 2018 11:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Admin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Traçabilité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Longtemps structurées autour d’une recherche de rationalisation des ressources pour un acte donné, les organisations sanitaires ont peu à peu évolué vers une logique de parcours de soins et un objectif élargi de performance. L’acquisition et le partage des données de santé ont ainsi acquis une dimension stratégique, replaçant la transformation digitale au cœur des actions que nous devrons porter en priorité. Avec, en ligne de mire, d’importantes marges de progrès potentiel, dans le cadre mais aussi au-delà de la feuille de route tracée par le gouvernement pour les années à venir à travers la loi de modernisation de notre système de santé. PAR BERNARD RUBINSTEIN, PRÉSIDENT DU GROUPE PRISME     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22738622-25305047.jpg?v=1528109033" alt="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" title="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>UN CHANGEMENT DE PARADIGME LÉGISLATIF : VERS UN OBJECTIF PARTAGÉ DE PERFORMANCE DES SOINS AU SEIN DES TERRITOIRES </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22738622-25304801.jpg?v=1528107985" alt="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" title="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" />
     </div>
     <div>
      C’est presque un Big Bang pour les établissements de santé : structurés historiquement autour d’une logique de réduction des coûts et d’optimisation des moyens, ils doivent aujourd’hui se réinventer pour atteindre des objectifs de modernisation et de performance des soins au sein des territoires. <br />  &nbsp; <br />  Le tableau ci-dessous illustre la diversité des objectifs poursuivis et des mesures mises en œuvre par les réformes successives engagées depuis 1970. Largement partagé depuis la loi HPST de 2009 et la loi Santé de 2016, l’objectif de performance des soins n’est plus l’apanage des seuls centres hospitaliers, et s’impose à l’ensemble des intervenants, du CHU « vecteur d’excellence », aux structures sociales et médico-sociales, professionnels libéraux et organismes de maintien à domicile.&nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Son atteinte exige donc un niveau de coordination et de partage d’information démultiplié par rapport à ce que nous connaissions jusque-là. Le Groupe PRISME est convaincu que nous sommes à l’aube d’une transformation digitale de grande envergure.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LA TRANSFORMATION DIGITALE : UN LEVIER MAJEUR POUR RELEVER LES DÉFIS ACTUELS DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ  </b></div>
     <div>
      La transformation digitale est aujourd’hui l’un des leviers de performance majeurs pour adresser les défis financiers, démographiques et structurels auxquels notre système de santé est confronté : <br />  &nbsp; <br />  1. Une situation de déficit chronique : En 2017, le déficit des hôpitaux a triplé pour atteindre 1,2 à 1,5 milliards d’euros. Celui de la Sécurité Sociale est estimé à 4,4 milliards d’euros.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  2. Une population vieillissante et polypathologique : Au 1er janvier 2018, près d’un habitant français sur 5 est âgé de plus de 60 ans. Les personnes âgées de 65 à 79 ans déclarent en moyenne 5 pathologies, pour l’essentiel chroniques et nécessitant une prise en charge coordonnée : MCO, SSR, HAD, EHPAD, télémédecine, ou maintien à domicile. Très logiquement, la polymédication en EHPAD est directement corrélée au niveau de polypathologie.&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  3. Une prise en compte insuffisante du parcours de soins du patient : Les aiguillages non pertinents, et notamment la surconsommation d’examens, de médicaments, et d’actes médicaux, représenteraient en France plus de 50 milliards d’euros par an. Le Groupe PRISME s’inscrit depuis longtemps dans une démarche globale de traçabilité et de coordination du parcours de soins, qui seule permettra de générer un potentiel de performance significatif, après des décennies de focalisation sur les coûts unitaires de chaque acte médical. <br />  &nbsp; <br />  4. Des inégalités territoriales toujours non résorbées : La grande hétérogénéité, tant qualitative que quantitative, des ressources et des parcours sanitaires au sein des territoires aggrave les difficultés d’accès aux soins – ce qui n’est pas sans effets sur la performance globale du système de santé. Celles-ci sont mises en évidence par de nombreux organismes (ARS, DGS, INPES, …), de multiples études et une batterie d’indicateurs régionaux, tels la densité des médecins libéraux, le temps d’attente aux urgences ou encore le décalage entre l’offre et la consommation des soins hospitaliers et de proximité. <br />  &nbsp; <br />  Le Groupe PRISME milite pour une transformation digitale ambitieuse, basée sur la traçabilité et le partage des données produites tout au long de la chaîne de soins, dans le plus strict respect de la vie privée des patients et dans le cadre des mesures prévues par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).&nbsp;&nbsp;Le périmètre des 135 GHT, point central de la loi de modernisation du 21 janvier 2016, doit à notre sens être élargi à l’ensemble des producteurs de soins, des modes de prise en charge et des secteurs –&nbsp;&nbsp;sans oublier les patients eux-mêmes.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE PATIENT, ACTEUR ET CATALYSEUR DE LA TRANSFORMATION DIGITALE </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22738622-25304837.jpg?v=1528107719" alt="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" title="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" />
     </div>
     <div>
      Le consentement des patients est à la fois un prérequis et un catalyseur essentiel de la transformation digitale à venir. Bonne nouvelle : 78% des patients sont désormais d’accord pour partager leurs données de santé avec l’ensemble des professionnels de santé qui les suivent, selon une enquête IPSOS réalisée en 2017. Ils sont également 44% à accepter de rendre accessibles leurs données collectées sur des objets connectés, ce qui est critique compte-tenu de la démocratisation inévitable des dispositifs médicaux connectés et de la télémédecine. <br />  &nbsp; <br />  L’agrégation des informations patients permettra de couvrir le parcours de santé dans son intégralité, voire de l’intégrer au sein d’un véritable parcours de vie, où les données joueront un rôle d’autant plus structurant qu’elles irrigueront et enrichiront en permanence les stratégies sanitaires.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Le schéma ci-dessous illustre la complexe coexistence, ou non-intégration, des informations patients pourtant complémentaires produites notamment par l’hôpital, l’ambulatoire, l’hospitalisation à domicile, et la pratique de ville.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Ce schéma pose de nombreux défis au niveau des Systèmes d’Information et de leurs évolutions à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>VERS UN SYSTÈME D’INFORMATION DE SANTÉ INTÉGRÉ ET COMMUNIQUANT</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22738622-25304850.jpg?v=1528107813" alt="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" title="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" />
     </div>
     <div>
      Le législateur a introduit un objectif de convergence pour les SI Hospitaliers des 135 GHT au 31 décembre 2020. Le besoin est en effet pressant : les SIH sont souvent très hétérogènes, y compris au sein d’un même GHT. Notre expérience a déjà démontré que le « simple » passage à la version suivante d’un SIH peut générer des changements significatifs en termes de fonctionnalités et de processus – et une charge d’adaptation élevée au sein des équipes. <br />  &nbsp; <br />  Le tableau ci-dessous dresse l’état des lieux en 2017 et l’étendue du chemin à parcourir* : <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  Bien que complexe, cette première étape ne permettra toutefois pas encore de suivre le parcours de santé dans son intégralité. Une seconde phase de convergence, plus exigeante et ambitieuse que la première, devra faire l’objet d’études ultérieures pour passer de la notion de Système d’Information Hospitalier (SIH) à celle de Système d’Information de Santé (SIS).&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>TRAÇABILITÉ, BLOCKCHAIN, BIG DATA ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : COMMENT GÉNÉRER TOUJOURS PLUS DE VALEUR AJOUTÉE ET DE SÉCURITÉ </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22738622-25304905.jpg?v=1528108017" alt="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" title="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" />
     </div>
     <div>
      L’acquisition et le partage des données issues de sources multiples tout au long du parcours de soins territorial nécessitera un déploiement généralisé des technologies code-barres, RFID, RTLS, NFC, Wi-Fi, Li-Fi, 4/5G, qui ont démontré leur pertinence pour la traçabilité des soins et permis l’atteinte de gains financiers souvent à deux chiffres. À l’heure actuelle, les établissements de santé n’ont en effet réalisé que 10 à 20% des gains atteignables dans les domaines « classiques » de la traçabilité médicale et le Groupe PRISME constate chaque jour sur le terrain que l’usage de ces technologies reste encore très partiel. La marge de manœuvre à court terme sur le champ de la performance des soins est donc considérable. <br />  &nbsp; <br />  L’association de ces technologies prouvées avec les technologies émergentes, à l’instar de l’Internet des Objets (IoT) et des multiples capteurs sensoriels reliés par réseaux Ultra Bas Débit, de la Blockchain, du « Big Data » et de l’Intelligence Artificielle, permettra (1) d’acquérir et de partager les données utiles en temps réel avec l’ensemble des acteurs concernés, (2) de suivre le parcours de soins du patient de manière exhaustive au sein des territoires, et (3) d’apporter à ces données une valeur ajoutée permettant de mieux orienter les examens et d’améliorer la pertinence des traitements futurs, tout en appuyant la définition d’une politique sanitaire efficiente à l’échelle nationale. Les données devront en effet être accumulées et corrélées entre elles afin de révéler leur plein potentiel.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  La vision du Groupe PRISME va ici au-delà des étapes prévues par le législateur. L’actuel recentrage sur les 135 GHT privilégie en effet à notre avis la mise en avant d’un plan d’action certes concret et efficace, mais inscrit dans une stratégie à court et moyen terme – alors qu’il devrait plutôt s’articuler sur le long terme. Anticipant dès à présent les usages et organisations à venir, ce plan d’action devrait porter une vision transversale associant l’ensemble des acteurs de santé, afin de généraliser l’usage des technologies d’acquisition automatiques des données. Ce sera là un prérequis majeur pour favoriser la constitution d’un registre de données patients interopérable et distribué, nativement sécurisé et géré par un double système de clés privées et publiques. Notamment basé sur les technologies Blockchain, celui-ci permettra aux professionnels de santé d’accéder aux informations pertinentes pour la prise en charge et le suivi d’un patient donné – en fonction, naturellement, des droits qui leur seront ouverts.&nbsp;&nbsp;Dans la même logique, un centre de recherche ou un laboratoire pourra accéder automatiquement à une masse colossale de données médicales standardisées et sécurisées pour l’évaluation d’essais cliniques, et le développement de nouvelles molécules, traitements et procédures, sans bien sûr disposer de la clé privée les liant aux patients. Réalisée dans le strict respect des droits des usagers, une telle organisation mettra à profit les technologies Big Data et l’Intelligence Artificielle pour accélérer l’innovation et rendre possible l’évolution vers une médecine individualisée, et également guider l’orientation des politiques sanitaires et mesurer leur efficacité. <br />  &nbsp; <br />  Une vision illustrée par le schéma ci-contre. <br />   <br />  La notion de Blockchain et ses domaines d’applications dans le domaine de la santé sont encore peu connus. Commençons par une définition : <br />  &nbsp; <br />  « La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d'informations sans organe de contrôle [centralisé]. Techniquement, il s'agit d'une base de données distribuée dont les informations […] sont vérifiées et groupées à intervalles de temps réguliers en blocs, l'ensemble étant sécurisé par cryptographie, et formant ainsi une chaîne. Par extension, une chaîne de blocs […] gère une liste d'enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage. Une blockchain est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti. » Source : Wikipedia <br />  La Blockchain apporte ainsi des éléments fondamentaux : une garantie concernant la qualité des données, l’impossibilité de les falsifier, le respect de la vie privée des utilisateurs, et la possibilité de créer un registre patient interopérable et distribué permettant l’accumulation de données.&nbsp;&nbsp;Se mettra alors en place un cercle vertueux : au fur et à mesure de leur accumulation, partage, corrélation, ces données deviendront riches d’enseignements.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Le rôle de l’Intelligence Artificielle et de ses algorithmes est central pour faire « parler » ces données et en tirer la substantifique moelle. Corrélant entre elles les données d’un même individu et les combinant avec celles de personnes tierces, elle permettra de conduire des analyses épidémiologiques et stratégiques toujours plus poussées, et d’alimenter un processus d’amélioration continue, notamment en termes d’identitovigilance. Mais la valeur considérable contenue dans les données attise toutes les convoitises. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LES DONNÉES DE SANTÉ, OBJET DE TOUTES LES CONVOITISES</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22738622-25304949.jpg?v=1528108244" alt="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" title="Transformation digitale, partage de données et traçabilité médicale au coeur de la performance des soins au sein des territoires" />
     </div>
     <div>
      Les établissements de santé et les données de santé elles-mêmes sont l’objet de nombreuses attaques et tentatives de piratage. Plus de 1300 attaques informatiques ont ainsi été répertoriées en France par le ministère des Affaires sociales en 2015. Des chiffres certainement sous-évalués : « il y a une sorte d’omerta sur le sujet » rappelle Vincent Trély, président de l’Association pour la Promotion de la Sécurité des Systèmes d’Information de Santé (APSSIS). Tout porte à croire que ces attaques se multiplieront avec la croissance exponentielle des objets connectés à l’hôpital, les dispositifs médicaux actifs souvent imparfaitement protégés constituant autant de chevaux de Troie. Le fonctionnement de la Blockchain dans le domaine de la santé, eu égard à notre thématique, peut par conséquent être illustré selon le schéma ci-dessous : <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  Cette multiplication des cibles et des facteurs de risques impose une vigilance à 360°, a fortiori lorsqu’il s’agira d’ouvrir le SIH vers l’extérieur. Conscient des enjeux énormes en termes de cybersécurité en santé, le Groupe PRISME a conclu un partenariat avec la start-up bordelaise TEHTRIS et développé une offre adaptée aux besoins des établissements sanitaires et médico-sociaux de toutes tailles. Celle-ci repose sur la plateforme e-Gambit, véritable cyber-arsenal défensif capable de détecter et de parer à toutes les menaces, y compris celles non répertoriées par les logiciels experts. <br />  &nbsp; <br />  Les données de santé sont déjà, et seront à l’avenir, également convoitées par de nombreuses sociétés privées, qui chercheront à capturer à des fins privées l’immense valeur qu’elles contiennent. Les dérives récentes révélant l’utilisation des données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook sans leur consentement par la société Cambridge Analytica au bénéfice de la campagne électorale de Donald Trump nous font pressentir l’immense danger à nos portes. Assurer la sécurité des données de santé ne consiste donc pas uniquement à les protéger contre les cyber-pirates. Leur utilisation doit également être encadrée en l’inscrivant dans un cadre éthique, dont seul l’État nous semble pouvoir être le garant.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  L’État doit-il devenir son propre GAFA ? Le Dossier Médical Partagé (DMP) pourrait constituer une bonne entrée en matière : repris en main par la CNAM, il devrait être généralisé à partir de cette année.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>CONCLUSION</b></div>
     <div>
      Penser le territoire sanitaire sous le prisme de la performance impose de replacer la donnée au centre des organisations et la transformation digitale au cœur de nos priorités et de nos actions.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  En effet, l’acquisition et le partage des données de santé à toutes les étapes du parcours de soin, et leur mise à disposition de l’ensemble des acteurs de santé au sein d’un registre patient interopérable et sécurisé, sera prochainement possible grâce à l’association de technologies prouvées comme le code-barres ou la RFID, et de technologies émergentes liées à l’Internet des Objets, au Big Data, à la Blockchain et à l’Intelligence Artificielle. Cette approche multi-technologique, dans laquelle s’inscrit résolument le Groupe PRISME depuis de nombreuses années, laisse entrevoir de nombreux gains potentiels. Favorisant une meilleure allocation des ressources, elle se traduira en effet par une optimisation des coûts de fonctionnement, mais aussi et surtout par une création de valeur significative. Celle-ci pourra alors être redistribuée pour améliorer la qualité des soins, faciliter le travail quotidien des équipes médicales et financer l’innovation, créant ainsi un cercle vertueux et durable au bénéfice de la performance. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Télécharger l'article en intégralité par ci-dessous :</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/22738622-25305047.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Transformation-digitale-partage-de-donnees-et-tracabilite-medicale-au-coeur-de-la-performance-des-soins-au-sein-des_a1484.html</link>
  </item>

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   <title>Doctors 2.0 &amp; You : la 6ème édition du Congrès International de la Santé Digitale  se déroulera les 26 et 27 mai 2016 à la Cité Universitaire Internationale de Paris</title>
   <pubDate>Thu, 12 May 2016 10:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les 26 et 27 mai prochains, la Cité Universitaire de Paris accueillera le sixième Congrès International de la Santé Digitale. Le rendez-vous annuel de la e-santé qui réunit acteurs de la santé, experts du digital, des réseaux sociaux et patients, aura pour thème cette année « le digital et le human touch ».     <div><b>Doctors 2.0 &amp; You : le rendez-vous mondial incontournable de la santé numérique</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9445934-15143478.jpg?v=1463042081" alt="Doctors 2.0 &amp; You : la 6ème édition du Congrès International de la Santé Digitale  se déroulera les 26 et 27 mai 2016 à la Cité Universitaire Internationale de Paris" title="Doctors 2.0 &amp; You : la 6ème édition du Congrès International de la Santé Digitale  se déroulera les 26 et 27 mai 2016 à la Cité Universitaire Internationale de Paris" />
     </div>
     <div>
      <strong>Lancé en 2011, </strong>Doctors 2.0 &amp; You a pour but de contribuer à mieux comprendre l’utilisation par les professionnels de santé des nouvelles technologies, des outils Web 2.0 et médias sociaux, et de mettre en relation l’ensemble des acteurs clés du secteur avec les patients, les entreprises pharmaceutiques, les start-ups ou encore les organismes publics. <br />  &nbsp; <br />  Le congrès est également l’occasion pour les innovateurs de contribuer et d’influer sur les tendances et orientations stratégiques, de découvrir de nouvelles solutions et usages en matière de e-santé et d’en créer d’autres. Les leaders de l’innovation en santé sont ainsi invités chaque année à venir des différentes régions du monde pour <br />  faire de Paris, la « <strong><em>capitale mondiale de la santé numérique </em></strong>».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Doctors 2.0 &amp; You 2016 sous le signe de « l’accompagnement de l’humain »</b></div>
     <div>
      <strong>La 6ème édition du congrès se tiendra à Paris les 26 et 27 mai 2016 à la Cité Internationale Universitaire. </strong>Médecins, hôpitaux, pharmaciens, industriels, start-ups, patients ou encore associations gouvernementales, ont contribué à l’élaboration de son programme riche qui abordera l’ensemble des thèmes liés au «digital <em>et human touch </em>» : intelligence artificielle ; big Data ; communautés ; objets connectés ; applications mobiles ; <em>serious game </em>et simulation ; impression 3D. <br />  &nbsp; <br />  Deux journées riches sous le signe de l’échange et de la découverte, rythmées par : <br />  &nbsp; <br />  - &nbsp;<strong>des conférences thématiques </strong>animées par plus de 60 intervenants de haut niveau, venus du monde entier sur : la santé mobile et connectée, l’hôpital numérique, les médias sociaux... <br />  &nbsp; <br />  - &nbsp;<strong>la présentation exclusive d’innovations </strong><strong>concrètes </strong>: applications, intelligences artificielles... <br />  &nbsp; <br />  - &nbsp;<strong>les résultats en avant-première de </strong><strong>l’étude </strong><strong>sur « la transformation digitale des industries </strong> <br />  <strong>de santé en France », </strong>réalisée en partenariat avec la Fédération Nationale de l’Information Médicale. <br />  &nbsp; <br />  - &nbsp;<strong>L’analyse exclusive pour le congrès Doctors 2.0 &amp; You des résultats de l’étude IPSOS </strong><strong><em>Digital Doctors </em></strong>sur les attentes des médecins européens en matière de e-santé. Il s’agira de faire le point sur l’opinion des médecins sur la e-santé, leur perception quant à son développement dans un avenir proche et d’en tirer des pistes de recommandations pour les professionnels du secteur. <br />  - &nbsp;<strong>un concours de start-ups et un concours ouvert aux entreprises </strong>développant des outils de santé digitale... <br />  &nbsp; <br />  Le programme en détail&nbsp;: <a class="link" href="http://www.doctors20.fr/programme.html" target="_blank">http://www.doctors20.fr/programme.html</a>  <br />  &nbsp; <br />  <strong>Pour s’inscrire </strong><strong>à Doctors 2.0 &amp; You, rendez-vous sur le site : </strong><a class="link" href="http://www.doctors20.fr/" target="_blank">http://www.doctors20.fr/</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/9445934-15143478.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Doctors-2-0-You-la-6eme-edition-du-Congres-International-de-la-Sante-Digitale -se-deroulera-les-26-et-27-mai-2016-a-la_a816.html</link>
  </item>

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   <title>Ouverture des données de santé : Marisol Touraine annonce le lancement d’une grande consultation en ligne sur le site faire-simple.gouv.fr</title>
   <pubDate>Wed, 11 May 2016 09:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, lance une grande consultation en ligne, accessible à tous, sur le « big data » en santé : chaque internaute peut se connecter au site faire-simple.gouv.fr pour donner son avis sur cette nouvelle méthode d’analyse des données. Quels usages souhaitez-vous voir émerger pour les patients, les professionnels de santé, les industries, les assureurs ou la puissance publique ? À quelles conditions accepteriez-vous de voir vos données de santé utilisées à ces fins ? La consultation est ouverte jusqu’au 20 juin 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9453611-15158596.jpg?v=1462952311" alt="Ouverture des données de santé : Marisol Touraine annonce le lancement d’une grande consultation en ligne sur le site faire-simple.gouv.fr" title="Ouverture des données de santé : Marisol Touraine annonce le lancement d’une grande consultation en ligne sur le site faire-simple.gouv.fr" />
     </div>
     <div>
      La loi de modernisation de notre système de santé facilite l’exploitation et le partage des données de santé, dans le respect de la vie privée, pour tout acteur porteur d’un projet d’intérêt public. Pour concrétiser cette mesure, la ministre a mis en place dès septembre 2015 un groupe de réflexion chargé d’éclairer les enjeux du développement du «&nbsp;<em>big data</em>&nbsp;», nouvelle méthode d’analyse de données extrêmement volumineuses et d’origines multiples. Il présentera ses conclusions au deuxième semestre 2016. <br />   <br />  Pour compléter cette réflexion, la ministre souhaite interroger directement les internautes&nbsp;: c’est l’objectif de la grande <a class="link" href="http://www.faire-simple.gouv.fr/bigdatasante">consultation</a>  lancée sur le site <a class="link" href="http://www.faire-simple.gouv.fr/">faire-simple.gouv.fr</a>  pour recueillir leur perception du «&nbsp;<em>big data</em>&nbsp;» dans le secteur médical et leur avis sur les conditions dans lesquelles la puissance publique doit accompagner son essor. À l’issue de cette <a class="link" href="http://www.faire-simple.gouv.fr/bigdatasante">consultation</a>, une synthèse des contributions sera envoyée aux participants et intégrée aux travaux du groupe de réflexion. <br />   <br />  <strong>Le gouvernement souhaite mettre le numérique au service de la modernisation et de l’efficience de notre système de santé&nbsp;: dans cette perspective, <u>Marisol TOURAINE présentera très prochainement la stratégie e-santé 2020</u>.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/9453611-15158596.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Ouverture-des-donnees-de-sante-Marisol-Touraine-annonce-le-lancement-d-une-grande-consultation-en-ligne-sur-le-site_a822.html</link>
  </item>

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   <title>Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2015 09:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avis d'expert par Benjamin de Boe, Product Manager Unstructured Data chez InterSystems.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/8674886-13691681.jpg?v=1450353024" alt="Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar" title="Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar" />
     </div>
     <div>
      <strong>Un pêcheur à la ligne trouve ce qu'il cherche. En utilisant un sonar, le pêcheur trouve ce qu'il ne cherche pas, parfois même des trésors</strong>&nbsp;<strong>! En matière de données, notamment médicales, cette approche est extrêmement séduisante par les perspectives cognitives qu'elle offre.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une approche ascendante des données</b></div>
     <div>
      Traditionnellement, utiliser un dictionnaire et une ontologie définis au préalable est la technique privilégiée pour obtenir des informations provenant d'une quantité importante de données, afin de trouver des liens entre elles. Cette méthode de recherche est coûteuse, car des experts capables de&nbsp; constituer un dictionnaire et une ontologie puis interpréter les résultats de la recherche de façon utile sont indispensables. Mais cette approche, dite descendante, souffre d'un inconvénient majeur&nbsp;: on ne peut trouver que ce que l'on cherche. Les liens pertinents qui sortent du cadre de la recherche n'étant en effet pas pris en compte. <br />  &nbsp; <br />  À l'inverse, en matière de Big Data, l'approche ascendante peut se révéler un allié précieux. Le principe&nbsp;: une analyse en amont de toutes les données de façon à mettre à jour les liens qui les unissent. Pour bien comprendre, une analogie s'impose. Maritime en l'occurrence. Comparons ainsi une base de données à un océan renfermant de nombreux trésors. Traditionnellement, le pêcheur lance sa ligne et s'il attrape quelque chose, c'est qu'un être vivant a mordu à l'hameçon. Un être vivant suffisamment grand que pour être pris au piège, mais trop faible pour s'en libérer. <br />  &nbsp; <br />  Des animaux trop petits ou vivant trop profondément ne seront donc jamais attrapés. Le pêcheur peut naturellement utiliser d'autres techniques&nbsp;: différents types d'hameçons, un chalut, etc. Ce qui augmente de fait le prix du poisson tandis que le pêcheur ne pourra jamais attraper un trésor. En bref, le pêcheur ne peut que capturer ce qu'il cherche, jamais ce qu'il ne cherche pas. En matière de données, le principe est exactement le même...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la donnée à la connaissance</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/8674886-13691691.jpg?v=1450352984" alt="Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar" title="Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar" />
     </div>
     <div>
      Pour continuer l'analogie, un pêcheur qui souhaite utiliser l'approche ascendante installe un sondeur dans son bateau. Ce qui lui donne un aperçu de tout ce qui se trouve dans l'océan et sur le fond. Et ce sondeur est contrôlé par un puissant logiciel qui, sur la base de toutes ces images, découvre que certaines variétés de poissons ne vivent ensemble que par hasard, mais que d'autres espèces d'animaux marins par contre vivent en symbiose, etc. Et si le bateau vient à passer au-dessus du trésor légendaire, il le découvre également&nbsp;! <br />  &nbsp; <br />  Mais revenons à la donnée au sens pratique. Imaginons un chercheur souhaitant trouver, dans un grand fichier de données, des patients ayant une pression artérielle élevée (hypertension). La méthode de recherche traditionnelle consiste à parcourir les données à l'aide d'un dictionnaire et d'une ontologie et à trouver de nombreux patients souffrant d'hypertension, mais aussi un dossier où ce terme «&nbsp;hypertension&nbsp;» est utilisé dans un autre contexte, comme «&nbsp;l'hypertension pulmonaire aiguë&nbsp;» par exemple. <br />  &nbsp; <br />  Chaque personne disposant d'une formation médicale sait que cette maladie est bien différente de l'hypertension, et c'est bien là le cœur du problème de l'approche descendante&nbsp;: des experts sont encore nécessaires pour interpréter les résultats de recherche. <em>A fortiori</em> dans le cas de très grandes bases de données et pareils résultats à filtrer, créer le bon fichier se révèle chronophage et coûteux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De meilleurs résultats de recherches</b></div>
     <div>
      Dans une approche ascendante, l'on repère également dans la base de données des patients les dossiers traitant de l'hypertension pulmonaire aiguë. Tout en allant beaucoup plus loin puisqu'on peut alors déceler que cette hypertension dans les poumons est apparue après que le patient a été victime d'une crise cardiaque («&nbsp;infarctus du myocarde&nbsp;»). On ne recherche donc pas seulement des concepts spécifiques, on est également capable de corréler des informations entre elles pour déterminer les liens qui les relient potentiellement. <br />  &nbsp; <br />  Pour y parvenir tout en évitant de déterminer des liens de causes à effets qui n'auraient pas lieu d'être, l'analyse du contexte dans lequel s'inscrivent ces concepts est primordiale. C'est ainsi que les outils d'analyse ascendante permettent de déterminer que l'hypertension et l'hypertension pulmonaire aiguë ne sont pas les mêmes pathologies. De façon à proposer au chercheur un dossier reprenant des patients souffrant d'hypertension, tout en mettant de côté les dossiers traitant d'hypertension pulmonaire aiguë. Le chercheur, qui n'a pas besoin de ces derniers dans le cadre de sa recherche spécifique, n'est pas noyé d'informations inutiles, sans qu'il ait besoin de faire le tri lui-même. En bref, l'approche ascendante offre donc de meilleurs résultats à moindre coût.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À propos d'InterSystems </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/8674886-13691695.jpg?v=1450353024" alt="Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar" title="Big Data et données non structurées : de la pêche à la ligne à la pêche au sonar" />
     </div>
     <div>
      InterSystems développe des technologies logicielles novatrices qui permettent la création d'applications de pointe. <br />  &nbsp; <br />  Avec sa passion de l'excellence et sa concentration sur le succès de ses clients, InterSystems offre des plates-formes de gestion de données et d'interopérabilité stratégiques et décisionnelles en temps réel, utilisées dans le domaine des soins de santé, des services financiers, gouvernementaux et de nombreux autres secteurs de l'industrie. <br />  &nbsp; <br />  Dans certains pays, comme la France, InterSystems propose également des applications de soins de santé unifiées basées sur ses technologies. <br />  &nbsp; <br />  Créée en 1978, InterSystems est une entreprise privée dont le siège est établi à Cambridge, Massachusetts (USA). Elle a des bureaux dans le monde entier et ses produits sont utilisés par des millions de personnes dans plus de 100 pays. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="http://www.intersystems.fr/">www.InterSystems.fr</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/8674886-13691691.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.hospitalia.fr/Big-Data-et-donnees-non-structurees-de-la-peche-a-la-ligne-a-la-peche-au-sonar_a747.html</link>
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