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  <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
  <description><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></description>
  <link>https://www.hospitalia.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T23:02:46+02:00</dc:date>
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   <title>L’usage primaire des données de santé se développe en France, grâce à Mon espace santé et au Ségur numérique</title>
   <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 19:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 14e Comité de suivi du Ségur numérique s’est tenu mercredi 15 avril matin, par visioconférence. Depuis 2021, le COSUI permet de rendre compte 2 à 3 fois par an des avancées du programme à l’ensemble de l’écosystème : pouvoirs publics, représentants des professionnels et établissements de santé, industriels, associations de patients.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96200674-67112044.jpg?v=1776878733" alt="L’usage primaire des données de santé se développe en France, grâce à Mon espace santé et au Ségur numérique" title="L’usage primaire des données de santé se développe en France, grâce à Mon espace santé et au Ségur numérique" />
     </div>
     <div>
      Ce comité a été l’occasion de partager&nbsp;les progrès du partage fluide et sécurisé des données de santé en France, ambition majeure de la feuille de route du numérique en santé&nbsp;:  <ul role="list">  	<li class="list">Disponible gratuitement pour tous les assurés sociaux, Mon espace santé compte désormais&nbsp;+25 millions d’utilisateurs, et continue de s’enrichir de services personnalisés, en particulier pour le&nbsp;développement de la prévention&nbsp;;</li>  	<li class="list">Les professionnels partagent de plus en plus de documents de santé avec leur patient via Mon espace santé, avec&nbsp;+450M de documents envoyés dans les douze derniers mois. L’enjeu est désormais de progresser vers l’exhaustivité du carnet de santé numérique&nbsp;: les taux d’envois des principaux documents sont publiés sur la page&nbsp;<a class="link" href="https://esante.gouv.fr/segur/transparence" rel="nofollow" target="_blank" title="https://esante.gouv.fr/segur/transparence (nouvelle fenêtre)">https://esante.gouv.fr/segur/transparence</a>, et seront actualisés chaque mois. Certains taux sont déjà satisfaisants (8 lettres de liaison hospitalières sur 10 et 2/3 des CR de vaccination d’officines sont déjà envoyées vers le DMP), mais ils doivent encore progresser en imagerie et en biologie médicale (seulement 4 CR sur 10 envoyés vers le DMP)&nbsp;;</li>  	<li class="list">La consultation du DMP par les professionnels est&nbsp;déjà une réalité, avec&nbsp;+1M&nbsp;de documents de santé consultés par&nbsp;+65k&nbsp;PS le mois dernier.</li>  </ul>     Les promesses initiales du Ségur numérique des trois «&nbsp;petits pas&nbsp;» ont été tenues&nbsp;: le défi est aujourd’hui de&nbsp;passer à un usage «&nbsp;du quotidien&nbsp;», en apportant des réponses pertinentes aux attentes&nbsp;de fluidité, de garantie de sécurité et d’exhaustivité&nbsp;exprimées par les professionnels. <br />   <br />   <br />  Pour cela, la vague 2 poursuit son avancée dans chaque secteur du sanitaire en conciliant urgence des enjeux et octroi des délais indispensables à chaque écosystème&nbsp;:&nbsp;  <ul role="list">  	<li class="list">A l’hôpital, le guichet de référencement est clos,&nbsp;et les premiers DPI se déploient dans les ES pilotes. Les établissements sont très largement mobilisés pour programmer leurs opérations de mise à jour, et les intégrer dans leurs trajectoires de sécurisation et de fluidification des accès au SIH accompagnées par le programme HospiConnect&nbsp;;</li>  	<li class="list">En imagerie, les premiers usages de partage d’images médicales sont attendues cet été dans les sites préfigurateurs DRIMbox. Les premières solutions sont bientôt référencées, et la date limite de dépôt des dossiers à l’ANS est reportée au 10 juillet pour assurer la finalisation sereine des derniers développements. En parallèle, l’ANS ouvrira au plus tard fin mai son service d’enrôlement des DRIMbox&nbsp;;</li>  	<li class="list">En médecine de ville, un plan de sécurisation de la vague 2 est activé, avec une extension du calendrier de 6 mois&nbsp;pour garantir aux médecins une offre logicielle large, performante et adaptée à leurs attentes&nbsp;;</li>  	<li class="list">Les prochains SONS à paraitre concernent les&nbsp;Sages-femmes et Paramédicaux&nbsp;(publication JORF en mai), et les&nbsp;Officines de ville&nbsp;(prépublication sur le site de l’ANS d’ici fin mai)</li>  	<li class="list">En biologie médicale, la priorité reste à la correction des dysfonctionnements d’envoi des CR dans le DMP, en particulier pour garantir leur bonne visibilité par le patient et le professionnel. Les éditeurs concernés doivent accélérer leurs correctifs, sous peine de mobilisation des leviers d’obligation / sanctions sur ce secteur.</li>  </ul>     Dans le médico-social, après avoir doté 2/3 des ESMS (et +80% de ceux du champ de l’autonomie) d’un DUI conforme, les usages numériques émergent et se développent.&nbsp;La suite de la trajectoire numérique du secteur s’est enclenchée en mars, avec la parution de la vague 2 pour faciliter la vie des professionnels et le lancement d’un appel à projet du programme CaRE pour renforcer la cybersécurité de premiers ESMS. <br />   <br />   <br />  Complément indispensable (et obligatoire&nbsp;!) au partage avec le patient via Mon espace santé,&nbsp;l’échange de données de santé entre professionnels doit s’inscrire dans un cadre fluide, interopérable et sécurisé&nbsp;: c’est la vocation de la MSSanté. L’équipement MSSanté est désormais massif, des avancées très attendues ont été apportées (standardisation des API, délégation de sa BAL au secrétariat en cours de déploiement par les opérateurs), et +1M de messages MSSanté sont envoyés chaque jour.&nbsp;Les efforts doivent impérativement se poursuivre et s’accélérer pour renforcer les usages et lever les freins, à commencer par l’identification simple et fiable de l’adresse du correspondant, en priorisant la diffusion des CR de biologie médicale au médecin prescripteur, et les usages MSSanté des établissements de santé. <br />   <br />  Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées&nbsp;: <em>«&nbsp;Le Ségur du numérique en santé marque un tournant&nbsp;: nous sommes en train de bâtir une véritable&nbsp;souveraineté des données de santé&nbsp;au service des Français. Ce qui était une ambition devient une réalité concrète dans le quotidien des patients comme des professionnels. Notre cap est clair, nous devons accélérer, lever les freins et faire du numérique un&nbsp;levier majeur de transformation de notre système de santé, au service de l’égalité d’accès aux soins et de la qualité des prises en charge.&nbsp;»</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Les éléments présentés sont disponibles sur la page&nbsp;<a class="link" href="https://esante.gouv.fr/segur/cosui" rel="nofollow" target="_blank" title="https://esante.gouv.fr/segur/cosui (nouvelle fenêtre)">https://esante.gouv.fr/segur/cosui</a>.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-usage-primaire-des-donnees-de-sante-se-developpe-en-France-grace-a-Mon-espace-sante-et-au-Segur-numerique_a5024.html</link>
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   <title>L'ANS publie son rapport d’activité 2025</title>
   <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 19:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 2025, l’Agence du Numérique en Santé a poursuivi sa mission avec une priorité claire : rendre le numérique en santé plus lisible, plus fiable, plus sécurisé et plus concret pour l’ensemble des acteurs. Le rapport d’activité 2025 revient sur les avancées majeures de l’année et les dynamiques collectives qui transforment durablement le système de santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96200577-67111954.jpg?v=1776878237" alt="L'ANS publie son rapport d’activité 2025" title="L'ANS publie son rapport d’activité 2025" />
     </div>
     <div>
      <p data-end="936" data-start="629">L’année 2025 marque une étape importante pour l’Agence du Numérique en Santé. Dans un contexte exigeant, l’ANS a poursuivi son action pour accélérer la transformation numérique du système de santé, renforcer sa sécurité, simplifier l’écosystème et accompagner les usages au plus près du terrain. <br />   <br />  Le rapport d’activité 2025 met en lumière les projets phares portés par l’Agence et ses partenaires : poursuite du Ségur du numérique en santé, avancées en matière d’interopérabilité, déploiement des services d’identité numérique et du domaine Urgences, renforcement de la cybersécurité avec le programme CaRE et le CERT Santé, ou encore accompagnement accru des établissements, des professionnels, des ESSMS, des territoires et des entreprises du numérique en santé. Au-delà des réalisations, ce rapport reflète une ambition constante: faire du numérique un levier concret au service des parcours, de la qualité des prises en charge, de la coopération entre acteurs et de la performance collective. Il rend également compte de la transformation de l’Agence elle-même, engagée pour être plus lisible, plus utile, plus performante, au service des politiques publiques du numérique en santé. <br />   <br />  <a class="link" href="https://esante.gouv.fr/rapport-d-activite-2025" target="_blank"><strong>&gt; Consulter le rapport d'activité 2025</strong></a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/L-ANS-publie-son-rapport-d-activite-2025_a5022.html</link>
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   <title>Publication de la doctrine du numérique en santé 2026</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 17:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La nouvelle version de la doctrine du numérique en santé 2026 est désormais disponible sur le site de l'ANS.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96061440-67020089.jpg?v=1776268656" alt="Publication de la doctrine du numérique en santé 2026" title="Publication de la doctrine du numérique en santé 2026" />
     </div>
     <div>
      Élaborée par la&nbsp;Délégation au numérique en santé (DNS), l’Agence du Numérique en Santé (ANS), l’Assurance Maladie&nbsp;et le&nbsp;GIE SESAM-Vitale, cette nouvelle édition actualise&nbsp;le cadre de référence nationalqui structure le développement des services numériques en santé en France. &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un cadre de référence pour un écosystème en transformation</b></div>
     <div>
      La doctrine du numérique en santé définit les&nbsp;principes d’urbanisation&nbsp;et les&nbsp;règles communes&nbsp;permettant de développer des&nbsp;services numériques interopérables, sécurisés et utiles&nbsp;aux professionnels comme aux usagers. Elle s’adresse à l’ensemble des acteurs du secteur : établissements de santé, structures médico-sociales, professionnels de santé, entreprises du numérique en santé et institutions publiques. &nbsp; <br />   <br />  Accessible en ligne, elle se décline en fiches thématiques détaillant les référentiels, les services nationaux et les trajectoires associées. La doctrine est conçue comme un document évolutif afin de rester alignée avec les évolutions réglementaires et organisationnelles du secteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une version 2026 alignée avec les évolutions du numérique en santé</b></div>
     <div>
      La préparation de cette nouvelle version a fait l’objet d’une concertation large avec l’écosystème, ayant permis de recueillir&nbsp;plus de 130 contributions d’acteurs publics et privés&nbsp;du numérique en santé. <br />   <br />  <em>"Nous remercions vivement tous les contributeurs à la concertation. Ces contributions ont permis d’enrichir et d’actualiser les différentes fiches composant la doctrine, afin de mieux refléter les enjeux actuels du secteur et les trajectoires des services numériques nationaux"</em>, indique l'ANS sur son site.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des évolutions thématiques pour accompagner la transformation numérique</b></div>
     <div>
      Cette nouvelle version précise notamment les&nbsp;orientations pour 2026&nbsp;concernant :  <ul>  	<li data-list-item-id="e9e5c04510483bc97b544b49a60c768a2">l’impact de l’Espace Européen de Données de Santé (EEDS)&nbsp;en particulier sur le cadre réglementaire du numérique en santé et les futurs référentiels d’interopérabilité et de sécurité ;</li>  	<li data-list-item-id="ed318e42f9a3b61530f416d6fef0c90fb">la&nbsp;sécurité du numérique en santé : impact de la&nbsp;régulation en matière de cybersécurité européennes&nbsp;(Directives européennes : Network and Information Cybersecurity : NIS2 et Résilience des Entités Critiques (REC) sur le cadre national) et des&nbsp;évolutions des référentiels d’identification électroniques sur la PGSSI ;</li>  	<li data-list-item-id="ee559ae32a65af52dd95e597d6ba1313c">l’éthique du numérique en santé, en particulier les travaux prévus en 2026 notamment sur l’usage de l’intelligence artificielle ;</li>  	<li data-list-item-id="e78c391aec6fa2438ff6de93349ab7b5d">l’évolution des services d’identité numérique des professionnels :&nbsp;Pro Santé Connect&nbsp;s’ouvre à de nouveaux moyens d’identification, la création de&nbsp;Pro Santé Identité&nbsp;pour enregistrer le personnel administratif ;</li>  	<li data-list-item-id="efe129fa192b4f2c5ff7b7c6efefc536a">l’utilisation de l’application carte Vitale&nbsp;comme moyen d’identification électronique dans les services numériques en santé ;</li>  	<li data-list-item-id="eaf186419dd149a4168a4964a987d0baf">les évolutions des services nationaux tels que&nbsp;Mon espace santé&nbsp;(délégation de l’accès de Mon Espace Santé à un proche ou un aidant, prévention personnalisée,…), la&nbsp;Messagerie Sécurisée de Santé(évolution du cadre réglementaire de l’Espace de confiance MSSanté), l’ordonnance numérique, le&nbsp;Hub Santé&nbsp;et le&nbsp;portail SI-Samu,… et enfin le nouveau service national de partage d’images entre professionnels de santé et avec les patients : le&nbsp;réseau DRIM-M.</li>  </ul>      <br />  La doctrine constitue ainsi un&nbsp;outil de référence pour orienter les projets numériques en santé, garantir la cohérence de l’écosystème et faciliter l’intégration des services dans le cadre national.&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://esante.gouv.fr/doctrine/fiches" target="_blank"><strong>&gt; Consulter la doctrine du numérique en santé actualisée en 2026</strong></a>  <br />   <br />  <em>Source : ANS</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.hospitalia.fr/Publication-de-la-doctrine-du-numerique-en-sante-2026_a5014.html</link>
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   <title>Jean-Christophe Zerbini : « Mon ambition est de bâtir une ANS 2.0 »</title>
   <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 19:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Joëlle Hayek</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SIS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tantôt moteur, tantôt source de tensions, le numérique transforme en profondeur le système de santé. Dans ce mouvement, l’Agence du Numérique en Santé (ANS) joue un rôle structurant, au carrefour de l’innovation technologique, des attentes des professionnels et des exigences des citoyens, avec pour mission d’accompagner le changement tout en en fixant le cadre. Récemment nommé directeur général de l’Agence, Jean-Christophe Zerbini partage sa vision des priorités à venir, articulant ambitions nationales et réalités de terrain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832583-66415970.jpg?v=1771850931" alt="Jean-Christophe Zerbini : « Mon ambition est de bâtir une ANS 2.0 »" title="Jean-Christophe Zerbini : « Mon ambition est de bâtir une ANS 2.0 »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous évoquer votre parcours jusqu’à votre prise de fonctions en tant que directeur général de l’ANS ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Jean-Christophe Zerbini&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>Mon parcours s’inscrit dans un fil rouge, celui du service public et de l’intérêt général, avec un ancrage fort dans le numérique en santé. Après une première expérience dans le conseil sur des sujets de santé, de cybersécurité et d’organisation, j’ai exercé comme directeur d’hôpital puis de GRADeS. Ces fonctions m’ont permis de travailler étroitement avec l’ANS, d’abord comme utilisateur puis comme partenaire. J’ai ensuite été membre de son conseil d’administration, impliqué dans sa gouvernance et sa stratégie. En parallèle, j’ai créé une start-up de télésanté médicale en cardiologie et en pneumologie, contribuant concrètement aux usages numériques. Ce parcours m’a donc donné une vision très opérationnelle du numérique en santé, dans ses différentes facettes. <br />   <br />  <strong>Quelle est votre vision pour l’Agence du Numérique en Santé à l’horizon&nbsp;2030 ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  J’arrive à un moment stratégique, celui de construction du contrat d’objectifs et de performance (COP). C’est l’opportunité de structurer une nouvelle phase pour l’Agence, dans la continuité du rapport de l’IGAS. Mon ambition est de bâtir une « ANS&nbsp;2.0 », une Agence de service public utile, lisible et performante. Concrètement, une agence de service public doit d’abord être à l’écoute du terrain. L’ANS dispose déjà d’une forte expertise technologique et réglementaire ; l’enjeu est désormais de renforcer sa dimension servicielle. Une Agence utile est celle qui facilite le quotidien des professionnels, en leur fournissant des outils et des services offrant des gains réels – par exemple, une authentification simplifiée. Une Agence lisible sait se rendre compréhensible, à travers une offre claire et facilement utilisable. Une Agence performante, enfin,&nbsp;est efficiente. Nous avons eu la chance, ces dernières années, de bénéficier de budgets importants pour mener de grands programmes nationaux. Le contexte actuel est plus contraint. À cet égard, le COP sera l’occasion de faire évoluer la culture institutionnelle, en mettant en place un pilotage par des objectifs clairs et des indicateurs partagés. <br />   <br />  <strong>Quelles sont vos priorités pour les prochaines années ?</strong> <br />   <br />  L’identité numérique constitue un enjeu pivot. Elle s’accompagne de fondamentaux que nous continuerons à porter, l’interopérabilité, la cybersécurité et l’éthique. Bien sûr, l’accompagnement des usages et le lien avec le terrain seront transverses à l’ensemble de nos actions. Car il existe encore des barrières à l’appropriation du numérique par les professionnels de santé, la principale étant la complexité des outils. Lorsque les soignants se tournent vers des messageries grand public, cela signifie que l’on n’a pas su leur proposer des outils adaptés à leur environnement de travail. Du côté des patients, s’ils sont globalement prêts à partager leurs données de santé, ils manquent de lisibilité sur leur usage. Deux leviers majeurs conditionnent donc l’adoption&nbsp;: la simplification et la confiance.&nbsp;Celle-ci ne se décrète pas, elle se construit sur la base de garanties de sécurité solides et d’un cadre éthique transparent et respectueux de l’humain. Pendant longtemps, on a expliqué les difficultés d’adoption par l’âge. Nous ne pouvons plus nous réfugier derrière cet argument. Au contraire,&nbsp;nous sommes dans une période propice pour accélérer les usages, à condition de lever les irritants. <br />   <br />  <strong>Quel regard portez-vous sur des programmes comme Mon espace santé et CaRE ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <em>Si Mon espace santé&nbsp;</em>relève du champ d’action de la Délégation au numérique en santé et de la Cnam, l’Agence du Numérique en Santé y est pleinement engagée, car le succès de ce programme sera un levier essentiel pour renforcer la confiance des professionnels et des patients. Le déploiement est sur la bonne trajectoire, et l’enjeu principal porte justement désormais sur l’adoption et les usages – les évolutions annoncées en matière d’intelligence artificielle pour faciliter l’exploitation des contenus devraient à mon sens y contribuer. Quant au programme CaRE, il incarne aujourd’hui une priorité stratégique pour les établissements&nbsp;: la cybersécurité et la résilience des systèmes d’information, au service de la continuité des soins. Sa force est d’avoir placé l’utilisateur au cœur de la démarche, avant de s’étendre aux infrastructures et aux organisations. Cette approche est très pragmatique, car la technologie seule ne suffit pas ; l’utilisateur fait pleinement partie de la chaîne de responsabilité, et des organisations solides doivent être mises en place pour que l’ensemble fonctionne. CaRE accompagne aujourd’hui plusieurs centaines d’établissements sanitaires et médico-sociaux. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous en parler plus en détail ?</strong> <br />   <br />  Bien qu’il soit cadré au niveau national, le programme CaRE est issu du terrain&nbsp;: les bonnes idées ont émergé localement, avant d’être reprises et déployées à l’échelle nationale. Dans ce contexte, les GRADeS, et plus largement les acteurs territoriaux, sont des maillons essentiels, car ils assurent le lien entre les programmes nationaux et le « dernier kilomètre », c’est-à-dire leur diffusion dans les territoires. C’est la raison pour laquelle j’ai fortement soutenu l’intégration des GRADeS dans la gouvernance de l’ANS. Leur présence renforce notre efficacité collective&nbsp;: plus nous sommes alignés, plus l’information et les dispositifs proposés arriveront rapidement jusqu’aux professionnels de santé. <br />   <br />  <strong>Comment abordez-vous l’essor de l’intelligence artificielle en santé ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  L’IA nous met aujourd’hui clairement au défi.&nbsp;Elle s’inscrit dans un mouvement de numérisation très large et de plus en plus « consumérisé »&nbsp;: des outils d’IA grand public sont désormais utilisés quotidiennement, aussi bien par les citoyens que par les professionnels de santé. Leur succès tient à leur simplicité d’accès et aux gains concrets qu’ils apportent. C’est un véritable changement de paradigme, qui transforme les modes de travail en profondeur. Mais il s’opère dans un cadre parfois discutable&nbsp;: où vont les données ? Comment sont-elles utilisées ? Et peut-on leur accorder une réelle confiance ? C’est là que réside le réel enjeu de l’IA.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel serait alors ici le rôle de l’ANS ?</strong> <br />   <br />  L’Agence n’a pas vocation à développer des outils numériques, sauf dans le cas très particulier où aucune offre n’existerait sur le marché. Notre mission est plutôt d’accompagner l’écosystème pour que les marchés arrivent à maturité. Avec l’IA, le marché avance déjà très vite. L’enjeu n’est donc pas de l’accélérer, mais de poser un cadre clair et sécurisant, notamment sur le plan éthique. Il s’agira ainsi de créer un terrain de jeu ouvert, mais avec des règles précises. Un peu à la manière d’un tableau blanc sur lequel l’on peut dessiner librement, sans toutefois dépasser. Avec l’IA, toute la difficulté réside dans cet équilibre&nbsp;: cadrer sans freiner, réguler sans ralentir l’innovation ni provoquer de retours en arrière. Pour y répondre, l’ANS doit aussi faire évoluer ses propres outils et méthodes de travail.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel rôle jouez-vous à l’échelle européenne ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Si, il y a encore quelques années, le cadre de réflexion en matière de numérique en santé était essentiellement national, il s’inscrit désormais au niveau européen, notamment sur les questions d’interopérabilité et de partage des données. La Délégation au numérique en santé joue un rôle central pour s’assurer que les cadres européens proposés soient compatibles avec le modèle français, tandis que l’ANS apporte son expertise opérationnelle et technique, issue des grands programmes comme le Ségur Numérique, pour alimenter utilement les réflexions et les orientations européennes. Certains pays sont aujourd’hui plus avancés que nous sur certains sujets, d’autres le sont moins. La force du modèle européen réside précisément dans cette diversité, qui permet de construire des cadres communs robustes et efficients pour l’ensemble des États membres.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment voyez‑vous le rôle des start‑ups dans l’écosystème français ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Comme je l’ai évoqué, chacun a un rôle à jouer, l’État pour impulser une dynamique et ouvrir le champ des possibles, l’industrie pour innover. Nous soutenons bien sûr cette innovation, par exemple à travers les tiers-lieux d’expérimentation en santé numérique ou les structures&nbsp;3.0. Financer les projets est une première étape indispensable, les suivre l’est tout autant. Mais l’enjeu ultime est d’en tirer des enseignements opérationnels, capables de faire évoluer durablement les pratiques. Ayant moi-même évolué un temps dans le monde des start-ups, je connais leur agilité, leur capacité d’adaptation et leur rapidité à se réinventer. Cette culture peut aussi nourrir notre manière de travailler au sein de l’ANS.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment mesurerez-vous le succès de vos actions, et à quoi ressemblerait une « ANS réussie » à la fin de votre mandat ?</strong> <br />   <br />  Le succès&nbsp;ne se mesure pas au nombre d’outils déployés, car cela ne reflète que l’effort fourni, pas l’impact réel. Il&nbsp;s’évalue à travers la satisfaction des utilisateurs et aux bénéfices réels qu’ils en tirent&nbsp;:&nbsp;ont-ils pu accéder facilement aux nouveaux environnements numériques ? Peuvent-ils partager et manipuler les données sans friction ? Une « ANS réussie » serait donc une Agence dont les solutions sont utilisées de manière simple, intuitive, presque invisible. Bien sûr, il y aura toujours des ajustements à opérer. Mais si nous parvenons à cette fluidité des usages, nous aurons une équipe fière de son engagement collectif, et l’Agence pourra s’inscrire dans l’avenir avec crédibilité et énergie.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832583-66415980.jpg?v=1771850941" alt="Jean-Christophe Zerbini : « Mon ambition est de bâtir une ANS 2.0 »" title="Jean-Christophe Zerbini : « Mon ambition est de bâtir une ANS 2.0 »" />
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   <title>HospiConnect : une identité numérique fiable et maîtrisée pour le secteur hospitalier</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 13:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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   <![CDATA[
   La sécurisation des accès aux services numériques constitue un enjeu stratégique majeur pour le secteur hospitalier . Garantir qu’une identité numérique fiable et maîtrisée puisse accéder aux services numériques en santé , via une authentification à deux facteurs, est indispensable pour renforcer la confiance, la conformité européenne, la sécurité et la continuité des usages, au bénéfice de l’ensemble des acteurs du système de santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94553141-65995350.jpg?v=1771318666" alt="HospiConnect : une identité numérique fiable et maîtrisée pour le secteur hospitalier" title="HospiConnect : une identité numérique fiable et maîtrisée pour le secteur hospitalier" />
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      Au niveau national et européen, les exigences en matière de cybersécurité, de protection des données et de confiance numérique se sont renforcées. Elles structurent progressivement des politiques publiques en matière d’identification électronique des acteurs du système de santé. <br />   <br />  La trajectoire de l’identité numérique sectorielle&nbsp;apporte un cadre stratégique et opérationnel commun :  <ul>  	<li class="list">applicable à l’ensemble du système de santé&nbsp;</li>  	<li class="list">conforme aux exigences de la Politique Générale de Sécurité des Systèmes d’Information de Santé (PGSSI-S)&nbsp;</li>  	<li class="list">conforme au cadre européen de confiance numérique porté par le règlement eIDAS, qui définit les principes communs d’identification électronique et de services de confiance.</li>  </ul>  Ces orientations définissent une trajectoire claire et partagée pour les acteurs de la santé et constituent le socle des différentes déclinaisons opérationnelles de l’identification électronique.
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     <div><b>HospiConnect : une bannière unifiée pour la mise en œuvre opérationnelle dans le secteur hospitalier   </b></div>
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      Dans ce cadre, HospiConnect s’inscrit comme la bannière unifiée dédiée à la déclinaison opérationnelle de ces orientations au sein du secteur hospitalier. <br />   <br />  HospiConnect répond à un besoin exprimé par les acteurs de ce secteur : disposer d’un cadre lisible et directement mobilisable, permettant de simplifier et de mettre en cohérence des sujets souvent abordés séparément, avec un niveau de technicité et un jargon parfois peu contextualisé, rendant leur compréhension et leur mise en œuvre opérationnelle complexes.
     </div>
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     <div><b>Un périmètre opérationnel complet</b></div>
     <div>
      HospiConnect couvre l’ensemble du périmètre opérationnel de l’identification électronique dans le secteur sanitaire, depuis la gestion du cycle de vie des identités jusqu’aux modalités d’accès aux services numériques, en intégrant notamment : &nbsp;  <ul>  	<li class="list">la structuration des processus de gestion des identités,</li>  	<li class="list">l’organisation des droits et des accès,</li>  	<li class="list">l’usage de moyens d’identification électronique reposant sur une authentification à deux facteurs,</li>  	<li class="list">l’alignement avec les exigences de sécurité, de conformité et de traçabilité.</li>  </ul>     À travers cette déclinaison opérationnelle, l’Agence du Numérique en Santé vient en appui des établissements afin de soutenir et faciliter la mise en œuvre de leurs projets de transformation, en mettant à disposition un cadre structurant, des ressources méthodologiques et des leviers nationaux.
     </div>
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     <div><b>Une mobilisation territoriale au plus près des établissements</b></div>
     <div>
      HospiConnect s’appuie sur des relais régionaux, qui jouent un rôle clé dans :  <ul>  	<li class="list">la mobilisation des établissements</li>  	<li class="list">la diffusion des orientations nationales&nbsp;</li>  	<li class="list">le partage des ressources disponibles.</li>  </ul>     Ces acteurs territoriaux contribuent à créer une dynamique locale, favorisent l’appropriation du cadre HospiConnect et facilitent la coordination des initiatives, en lien étroit avec les établissements de santé. Cette organisation permet d’articuler efficacement la stratégie nationale avec les réalités de terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une articulation étroite avec les services socles de l’ANS</b></div>
     <div>
      HospiConnect s’inscrit en cohérence avec les services socles portés par l’Agence du Numérique en Santé garantissant :  <ul>  	<li class="list">la cohérence avec les référentiels et cadres nationaux,</li>  	<li class="list">l’interopérabilité des solutions,</li>  	<li class="list">la convergence progressive des pratiques vers des usages sécurisés et harmonisés à l’échelle nationale et européenne.</li>  </ul>     HospiConnect agit ainsi comme un levier de structuration et de convergence pour le secteur hospitalier, en facilitant l’appropriation des services socles et des référentiels réglementaire par les établissements, dans le respect de leurs responsabilités et de leurs choix organisationnels. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Une transformation soutenue par les programmes de financement nationaux</b></div>
     <div>
       <br />   <br />  Cette transformation est soutenue par les programmes de financement nationaux, notamment HOP’EN2 et CaRE qui permettent :  <ul>  	<li class="list">d’amorcer ou de poursuivre les travaux engagés,</li>  	<li class="list">de structurer les projets dans la durée,</li>  	<li class="list">de mobiliser les investissements nécessaires à la montée en maturité des établissements.</li>  </ul>     Ils constituent un levier essentiel pour accélérer le déploiement des usages et favoriser une dynamique homogène à l’échelle du territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dynamique collective au service des usages numériques en santé</b></div>
     <div>
      En fédérant les établissements autour d’une bannière commune, HospiConnect vise à installer une dynamique collective, au service d’un accès sécurisé, fluide et maîtrisé aux services numériques en santé, dans l’intérêt des professionnels, des établissements et in fine des patients. <br />   <br />  <a class="link" href="https://esante.gouv.fr/actualites/hospiconnect-une-identite-numerique-fiable-et-maitrisee-dans-les-services-numeriques-en-sante-du-secteur-hospitalier" target="_blank"><strong>&gt; Source : Agence du numérique en santé</strong></a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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