<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hospitalia.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hospitalia.fr/</id>
 <updated>2026-06-13T01:24:13+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <icon>https://www.hospitalia.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>La biologie médicale vue par ceux qui la feront demain</title>
   <updated>2026-01-22T17:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-biologie-medicale-vue-par-ceux-qui-la-feront-demain_a4846.html</id>
   <category term="Biologie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/93153809-65149829.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-22T17:31:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Portée par l’essor technologique et la réorganisation profonde des parcours de soins, la biologie médicale se trouve aujourd’hui à un moment charnière. Une nouvelle génération de biologistes y fait son entrée, avec un regard à la fois exigeant et lucide sur les réalités de la discipline. Comprendre leur vision, leurs attentes comme leurs inquiétudes, est devenu essentiel pour penser l’avenir d’un métier en quête de reconnaissance et de renouvellement. Nous faisons le point avec Charles Awoussi, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie et en biologie médicale (FNSIP-BM), et Emeline Gernez, pilote du groupe de travail « Biologie clinique nouvelle génération » au sein de la Société française de biologie clinique (SFBC).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153809-65149829.jpg?v=1765525240" alt="La biologie médicale vue par ceux qui la feront demain" title="La biologie médicale vue par ceux qui la feront demain" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels sont, selon vous, les enjeux actuels du métier de biologiste médical ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le principal enjeu est celui de l’attractivité. La biologie médicale traverse aujourd’hui une crise préoccupante&nbsp;: si elle reste recherchée par les pharmaciens, de nombreux postes ne sont plus pourvus par les médecins à l’issue des épreuves classantes nationales. Le regroupement des laboratoires a complexifié l’exercice libéral, le métier est moins attractif financièrement et les contraintes administratives se sont accrues, ce qui peut représenter un frein à l’attractivité de la profession. De plus, la spécialité est parfois perçue, à tort, comme pauvre en interactions cliniques – alors même qu’elle porte le nom de « biologie clinique ». Elle souffre aussi d’un manque de visibilité&nbsp;dans les études médicales, où elle est souvent abordée de manière très superficielle. Pourtant, des domaines comme la bio-informatique ou les biotechnologies pourraient susciter de nouvelles vocations s’ils étaient mieux valorisés. <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La biologie médicale implique aussi le traitement d’un grand volume de données, ce qui peut rebuter certains jeunes médecins. D’où l’importance d’évoquer les avancées technologiques dès la formation. L’intelligence artificielle (IA), notamment, peut simplifier et accélérer le traitement des données, libérant du temps pour renforcer l’activité clinique. S’agissant plus spécifiquement de la biologie médicale hospitalière, elle subit les mêmes difficultés que partout ailleurs à l’hôpital&nbsp;: pénuries de personnel, charge de travail élevée, tensions budgétaires, rémunérations peu attractives… Autant de facteurs qui pèsent lourdement sur l’envie de s’y engager. <br />   <br />  <strong>Comment, alors, relever le défi de l’attractivité ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Une piste importante consiste à élargir les missions des biologistes, par exemple en leur permettant de prescrire certains examens de biologie médicale, ou en les impliquant davantage dans les actions de dépistage et de prévention. Il est également essentiel de renforcer leurs échanges avec les cliniciens.&nbsp;Le biologiste n’est pas un simple prestataire de service, il apporte une expertise complémentaire, insuffisamment reconnue.&nbsp;Mais pour que celle-ci puisse être réellement valorisée, il serait souhaitable de réduire les charges administratives non médicales et d’automatiser autant que possible les processus répétitifs, ce qui permettrait de concentrer nos efforts sur notre cœur de métier.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La formation doit aussi être repensée. C’est d’ailleurs un chantier en cours au sein de la Fédération. Aujourd’hui, le contenu et la qualité de la formation varient fortement selon les régions et les expertises disponibles localement. Les internes ne bénéficient donc pas tous d’une vision globale sur la discipline, ils n’acquièrent pas la même compréhension de la réalité du métier et des interactions possibles avec les autres spécialités. Or l’expérience vécue durant l’internat conditionne en grande partie la suite de la carrière. Nous allons donc lancer un questionnaire auprès de tous les internes en biologie médicale, qui sera éventuellement élargi aux assistants et aux jeunes biologistes, afin de faire un état des lieux sur la formation dans l’ensemble des subdivisions et identifier les facteurs influençant le choix de spécialité au cours de l’internat. Nous pourrons ensuite travailler avec plusieurs instances, dont le CNOP et les sociétés savantes, à l’harmonisation de la formation, et redonner ainsi à notre spécialité la visibilité et la reconnaissance qu’elle mérite. <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez plus haut les avancées technologiques. Comment sont-elles perçues par les futurs biologistes ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La perception dépend du niveau de connaissance. L’IA, par exemple, n’effraie réellement que ceux qui ne la comprennent pas ou ne la maîtrisent pas. D’où l’importance de former&nbsp;les internes en biologie médicale&nbsp;à ces questions, afin qu’ils puissent&nbsp;mieux appréhender les applications possibles de l’IA, mais aussi ses limites et ses enjeux éthiques.&nbsp;En démystifiant cette technologie, on leur montrera qu’elle peut devenir un outil précieux pour automatiser des tâches répétitives et chronophages, afin de dégager du temps pour des activités cliniques où l’expertise du biologiste sera pleinement mobilisée.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’IA ne remplacera jamais le biologiste, mais elle facilitera sans doute son travail quotidien. Dans un laboratoire de CHU, par exemple, 4 000 et 6 000&nbsp;bilans biologiques sont traités chaque jour. La plupart de ces bilans sont routiniers et normaux, mais leur vérification est très chronophage. Un processus de validation automatique de ces dossiers par un outil comme l’IA – dans le respect des spécifications de la norme ISO&nbsp;15189 – permettrait de les trier rapidement, pour que le biologiste puisse se consacrer aux dossiers complexes. C’est une évolution comparable à celle qu’a connue l’imagerie médicale, et qui pourrait soutenir le développement de la biologie clinique. La spécialité deviendra alors naturellement plus attractive pour les internes, qui cherchent justement à développer leur expertise médicale et à avoir une stimulation intellectuelle, aspects aujourd’hui trop absents.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle est la situation aujourd’hui sur le terrain ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’IA commence à trouver des applications en biologie médicale, principalement dans les CHU. C’est sans doute dans ces établissements que la transformation se mettra en place en premier. Actuellement, les internes assurent encore l’essentiel des validations biologiques, ce qui leur laisse très peu de temps pour d’autres activités&nbsp;: la biologie clinique, bien sûr, mais aussi la recherche, ou encore l’implication dans les sociétés savantes. Or ces engagements sont particulièrement formateurs et valorisants ; ils jouent un rôle essentiel pour attirer et fidéliser les jeunes dans une spécialité.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous avons d’ailleurs publié <a class="link" href="https://stm.cairn.info/revue-annales-de-biologie-clinique-2025-2-page-195?lang=fr" target="_blank">un article</a>  &nbsp;donnant la vision des jeunes biologistes sur l’avenir de la discipline. En partant des enjeux actuels – notamment le déclin d’attractivité – nous formulons plusieurs pistes pour redorer le blason de la biologie médicale&nbsp;: mieux exploiter les avancées de la technologie, élargir les missions des biologistes, encourager l’implication des jeunes dans les sociétés savantes et les syndicats, valoriser la recherche au sein des stages, ou encore donner davantage de visibilité aux nouvelles générations lors des congrès.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel regard portez-vous sur les automates équipant actuellement les laboratoires ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les équipements sont très hétérogènes, car ils sont choisis selon l’activité du laboratoire et les délais de rendus attendus. D’après ce que j’ai pu observer, l’industrie répond globalement bien aux attentes&nbsp;: les laboratoires trouvent des solutions adaptées à leurs spécificités et à leur niveau de spécialisation. Cela reste toutefois un regard extérieur car, en tant qu’internes, nous ne participons pas au choix des automates ; lorsque nous arrivons en stage, les équipements sont déjà en place, fonctionnent bien dans la majorité des cas et répondent aux spécifications de la norme, à travers des dossiers de validation de méthode. <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce qui change aujourd’hui, c’est la compétitivité croissante du marché. De nouveaux fournisseurs, notamment extra-européens, arrivent avec des offres plus variées et des grilles tarifaires plus étendues. Nous aurons sans doute beaucoup plus de choix que les générations précédentes, mais aussi davantage de questions à nous poser – notamment sur la souveraineté industrielle. Et ce ne sera pas simple si, dans le même temps, les budgets continuent de diminuer. <br />   <br />  <strong>Quelle est votre vision idéale du métier de biologiste ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Emeline Gernez&nbsp;:</em></strong>&nbsp;C’est une question délicate, car la réponse est nécessairement subjective… Pour moi, une biologie médicale véritablement attractive est une biologie où l’activité clinique occupe une place centrale ; où les biologistes seraient également moteurs sur des projets de recherche pluridisciplinaires, travailleraient en étroite collaboration avec les autres spécialités, et seraient encouragés à présenter leurs travaux à l’international. J’imagine un métier ouvert sur le monde, où l’on échange avec des confrères d’autres pays pour enrichir notre pratique, s’inspirer de ce qui fonctionne le mieux ailleurs et contribuer ainsi à faire évoluer durablement la discipline.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;De mon côté, le biologiste que j’aspire à devenir n’est pas quelqu’un qui consacre ses journées à l’administratif ou à la gestion documentaire – c’est d’ailleurs pour cela que et j’ai choisi l’hémostase, une spécialité très clinico-biologique et très cartésienne. Je souhaiterais également disposer de temps pour mener des travaux de recherche, suivre les avancées scientifiques, participer à des congrès, découvrir des innovations et participer concrètement à l’amélioration des pratiques au bénéfice des patients. Car, au fond, c’est pour agir dans l’intérêt du patient que nous avons choisi les métiers du soin. Les démarches qualité y participent, et leur importance est indéniable. Mais elles ne peuvent pas être notre unique horizon. <br />   <br />  <strong>En conclusion ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Charles Awoussi&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Sortir du laboratoire et élargir nos missions vers la prévention a tout son sens.&nbsp;Nous avons une vision globale des analyses prescrites, détectons des tendances épidémiologiques et des signaux de santé publique, et sommes tout à fait légitimes pour contribuer à des actions de prévention primaire et secondaire. Les données biologiques sont une richesse encore largement sous-exploitée. Nous n’avons pas forcément besoin d’IA pour les analyser, mais elle constituera un formidable facilitateur, notamment pour les croiser avec d’autres sources et obtenir une vision d’ensemble plus complète. C’est vers cet avenir-là, plus ouvert, plus clinique, plus utile à la collectivité, que notre spécialité doit tendre. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/La-biologie-medicale-vue-par-ceux-qui-la-feront-demain_a4846.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pascale Mocaër : « Les transformations à l’œuvre ont déjà un impact sur les métiers de l’hôpital »</title>
   <updated>2025-07-22T16:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pascale-Mocaer- Les-transformations-a-l-oeuvre-ont-deja-un-impact-sur-les-metiers-de-l-hopital _a4510.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88505249-62680069.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-22T16:39:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’essor des nouvelles technologies transforme en profondeur l’organisation des établissements de santé, redéfinissant les pratiques médicales et la gestion des soins. Au CHU de Limoges, ces évolutions sont déjà une réalité, avec plusieurs projets innovants déployés pour intégrer ces outils au sein et en dehors de l’hôpital. Pascale Mocaër, directrice générale du CHU de Limoges, nous éclaire sur les avancées en cours et les perspectives d’un hôpital toujours plus connecté et performant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505249-62680069.jpg?v=1747072109" alt="Pascale Mocaër : « Les transformations à l’œuvre ont déjà un impact sur les métiers de l’hôpital »" title="Pascale Mocaër : « Les transformations à l’œuvre ont déjà un impact sur les métiers de l’hôpital »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelle sera, à votre sens, la place des innovations technologiques&nbsp;dans l’hôpital de demain ?</strong> <br />  <strong><em>Pascale Mocaër&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En tant que CHU, notre établissement est déjà très actif en matière d’innovation dans les trois champs du soin, de l’enseignement et de la recherche. Et, s’il est difficile de savoir avec certitude comment la technologie s’articulera demain avec nos pratiques et nos organisations, elle transforme déjà les hôpitaux en profondeur. C’est une dynamique que nous observons depuis quelques années maintenant, avec l’arrivée de nombreuses solutions permettant de faciliter les conditions de travail des agents ou d’accélérer et de personnaliser la prise en charge des patients.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le CHU de Limoges dispose-t-il d’une structure spécifiquement dédiée à l’intégration de l’innovation ?</strong> <br />   <br />  Une direction de la recherche et de l’innovation accompagne les porteurs de projets, y compris pour un dépôt de demande de brevet, voire la constitution d’une start-up. Pour autant, bien qu’il soit assez large, le champ balayé par cette direction porte essentiellement sur la recherche clinique et médicale. Il peut donc concerner l’innovation technologique, mais n’inclut pas, à ce jour, les projets d’innovation organisationnelle. Une réflexion est menée en interne pour mettre en place un dispositif d’accompagnement sur ce dernier volet.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont les dispositions du CHU de Limoges en matière de télésanté ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le CHU de Limoges dispose d’un centre de télémédecine pour accompagner son développement à l’échelle du territoire, particulièrement en ce qui concerne la téléexpertise. Ce dispositif s’inscrit d’ailleurs dans un cadre plus large, celui du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Limousin, lequel intègre des établissements de la Haute-Vienne, de la Corrèze et de la Creuse, un travail collaboratif étant nécessaire pour soutenir les transformations que j’évoquais plus haut.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le CHU de Limoges a d’ailleurs noué des partenariats qui dépassent le seul cadre du GHT…</strong> <br />   <br />  Notre établissement participe effectivement à plusieurs projets, par exemple dans le cadre du groupement de coopération sanitaire (GCS) NOVA, lequel associe notamment les CHU de Bordeaux et Poitiers. Les missions de NOVA prévoient entre autres la création d’un entrepôt de données de santé ou la numérisation des services de pathologie via le projet eNovAPath. Là encore, l’approche collaborative est essentielle pour non seulement mutualiser nos expertises, mais aussi pouvoir porter des projets d’ampleur.&nbsp; <br />   <br />  <strong>En tant que directrice d’hôpital, pensez-vous que les innovations technologiques auront aussi un impact sur votre métier ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Les transformations majeures à l’œuvre ont d’ores et déjà un impact sur tous les métiers de l’hôpital. Les avancées technologiques apportent et apporteront une aide indéniable aux médecins, notamment pour affiner le diagnostic et la stratégie thérapeutique, et aux soignants, pour fiabiliser et faciliter la réalisation de certains actes. Mais les autres fonctions, y compris managériales, ne sont pas en reste, car elles aussi bénéficieront d’outils de support et d’organisation plus aboutis. Ceux-ci sont les bienvenus pour pouvoir mieux répondre aux besoins sanitaires croissants.&nbsp;Les professionnels de santé ont de tous temps fait preuve d’une forte capacité d’adaptation. Correctement outillés, ils pourront faire face au défi démographique de ces prochaines années.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Pascale-Mocaer- Les-transformations-a-l-oeuvre-ont-deja-un-impact-sur-les-metiers-de-l-hopital _a4510.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Michaël De Block : « Le numérique est devenu un support essentiel des filières de soins »</title>
   <updated>2025-06-18T09:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Michael-De-Block- Le-numerique-est-devenu-un-support-essentiel-des-filieres-de-soins _a4511.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88505302-62680106.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-18T09:56:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À mesure que les nouvelles technologies prennent de plus en plus d’ampleur en milieu hospitalier, le Groupement hospitalier de territoire (GHT) du Vaucluse a décidé de renforcer leur adoption, en mettant particulièrement l’accent sur les partenariats et l’intelligence artificielle. Le point avec Michaël De Block, DSI de ce GHT composé de douze établissements, dont son hôpital support, le Centre hospitalier d’Avignon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505302-62680106.jpg?v=1747072244" alt="Michaël De Block : « Le numérique est devenu un support essentiel des filières de soins »" title="Michaël De Block : « Le numérique est devenu un support essentiel des filières de soins »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelle place les innovations technologiques occuperont-elles, selon vous, dans l’hôpital de demain ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Michaël De Block&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Depuis près de 30 ans, j’accompagne les hôpitaux dans leur transformation numérique et j’ai pu observer l’évolution de ces technologies dans le monde de la santé. Avec l’arrivée des GHT, nous avons consolidé et sécurisé nos systèmes d’information, amélioré la gestion de nos données, et commençons à tendre vers une convergence à l’échelle des territoires. Ces avancées facilitent l’adoption des nouvelles technologies et il est évident qu’elles prendront une place de plus en plus prépondérante dans l’hôpital de demain. Les pouvoirs publics l’ont bien compris&nbsp;: la nouvelle version de la certification de la Haute autorité de santé, ainsi que les récents programmes de financements nationaux, continuent de favoriser le développement des outils numériques au sein des établissements de santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous donner des exemples d’outils déployés au GHT du Vaucluse ?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le GHT du Vaucluse utilise des outils de télémédecine, couvrant la téléradiologie, la téléconsultation, la télésurveillance et la télé-expertise. Grâce à eux, certaines spécialités, comme la dermatologie, l’oncologie, la gériatrie, la diabétologie ou la cardiologie, manquant cruellement de spécialistes, ont pu se réorganiser et s’adapter aux besoins croissants du territoire. <br />   <br />  <strong>L’intelligence artificielle fait-elle aussi partie de vos projets ?</strong> <br />   <br />  Bien sûr. Nous avons même créé une sous-commission « IA &amp; Santé » au sein de la Commission médicale de groupement. L’IA est déjà présente dans nos outils d’imagerie et se développe progressivement dans d’autres domaines, comme l’aide à la prise de décision, la sécurisation des soins, ou encore l’automatisation de tâches administratives.&nbsp;Notre enjeu&nbsp;aujourd’hui&nbsp;est d’introduire la garantie humaine dans tous nos projets,&nbsp;afin de cadrer et sécuriser ces nouveaux usages. Nous disposons d’un accompagnement spécifique à cet effet. <br />   <br />  <strong>Le&nbsp;</strong><strong>GHT du Vaucluse a également mis en place une « clean room ». Pourriez-vous nous en dire plus ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Tous ces usages numériques accompagnent la production de soins de nos établissements. Le risque de panne ou de cyberattaque existe et pèse sur nos structures. Il nous fallait imaginer un système permettant de redémarrer nos systèmes d’information essentiels en moins de 24 heures. La « clean room » a été conçue dans ce sens. C’est une salle informatique mobile (moins de 200 kg), transportable dans une camionnette. Ce projet, soutenu par l’ARS PACA et le GRADeS IESS, témoigne de la prise de conscience croissante quant à l’importance de la cybersécurité et des logiciels informatiques dans le secteur de la santé. Le numérique est devenu un support essentiel des filières de soins. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Michael-De-Block- Le-numerique-est-devenu-un-support-essentiel-des-filieres-de-soins _a4511.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Marc Pocard : pour « une transition digitale alignée avec les réalités du soin »</title>
   <updated>2025-06-11T12:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Jean-Marc-Pocard-pour- une-transition-digitale-alignee-avec-les-realites-du-soin _a4515.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88505673-62680248.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-11T12:22:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’utilisation croissante des nouvelles technologies au sein des établissements de santé transforme en profondeur les pratiques des soignants. Bien que certaines réticences puissent subsister, « nous sommes avant tout en demande de solutions qui renforcent la sécurité des soins tout en améliorant notre qualité de vie au travail », souligne Jean-Marc Pocard, cadre de santé et expert des enjeux du numérique en santé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505673-62680248.jpg?v=1747073139" alt="Jean-Marc Pocard : pour « une transition digitale alignée avec les réalités du soin »" title="Jean-Marc Pocard : pour « une transition digitale alignée avec les réalités du soin »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelle est la perception des équipes soignantes face à l’essor des nouvelles technologies dans le domaine de la santé ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Jean-Marc Pocard&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les retours sont globalement positifs. Même si les besoins ne sont pas toujours formulés de manière explicite, il existe une réelle attente pour des outils qui allègent notre quotidien, renforcent la sécurité des soins et contribuent à une meilleure qualité de vie et des conditions de travail (QVTC). L’usage des téléphones mobiles en est un bon exemple&nbsp;: ils sont largement plébiscités, que ce soit pour photographier une plaie et suivre son évolution ou encore alimenter le dossier patient informatisé (DPI) au lit du patient. Ce type d’outil simplifie les pratiques des soignants et joue un rôle clé dans l’attractivité des établissements.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Quid</em></strong><strong>&nbsp;de l’intelligence artificielle ?&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  Les outils intégrant de l’IA ont un rôle majeur à jouer à l’hôpital, et cela à plusieurs niveaux&nbsp;: en imagerie médicale – un domaine pionnier en la matière –, mais aussi dans la gestion des plannings, le recours aux vacataires et intérimaires, ou encore la sécurisation des soins, notamment en limitant les risques d’erreurs ou d’interactions médicamenteuses. Là encore, pour développer des solutions pertinentes, il est indispensable d’impliquer les soignants en amont, afin de répondre à leurs besoins réels.&nbsp;Les innovations doivent être pensées comme complémentaires&nbsp;: les données recueillies au chevet du patient via les smartphones, par exemple, peuvent alimenter les algorithmes d’IA en temps quasi réel, renforçant ainsi leur efficacité.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment choisir les « bons » outils et les adapter réellement aux besoins des soignants ?</strong> <br />   <br />  J’ai toujours constaté que les développements portés par les éditeurs et les choix opérés par les directions restent très médico-centrés. Pourtant, il est essentiel que les établissements se rapprochent des équipes soignantes pour identifier concrètement leurs contraintes et leurs besoins. Je pense par exemple ici à l’étiquetage des perfusions&nbsp;: une tâche particulièrement chronophage, encore réalisée à la main dans 95 % des cas par les soignants, alors qu’elle pourrait être facilement automatisée. Mais encore faut-il que les décideurs aient connaissance de ce besoin, et que les soignants soient informés des possibilités techniques existantes. Pour lever ces freins, je préconise depuis plusieurs années la création de postes de&nbsp;<em>Chief nurse informatics officer</em>. Opérant dans de nombreux pays du nord de l’Europe, ces infirmiers formés aux enjeux du numérique, font le lien entre les professionnels de terrain, les services informatiques et les directions ; ils sont les garants d’une transition digitale alignée avec les réalités du soin.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Je milite également pour la mise en place généralisée de l’identifiant unique des dispositifs (IUD), un outil essentiel pour une traçabilité claire et rigoureuse des dispositifs médicaux. Il répond à des enjeux très concrets du quotidien, comme le suivi des soins et la gestion optimisée des stocks. Les technologies existent, il est temps de nous en emparer pleinement. Les soignants doivent être informés qu’elles sont à leur portée, et les établissements ont la responsabilité de les mettre en œuvre. C’est un levier à la fois pour sécuriser les soins et améliorer la qualité de la prise en charge des patients.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Jean-Marc-Pocard-pour- une-transition-digitale-alignee-avec-les-realites-du-soin _a4515.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’hôpital de demain vu par Christian Sarazin, DSI du CH de Martigues</title>
   <updated>2025-03-31T14:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-hopital-de-demain-vu-par-Christian-Sarazin-DSI-du-CH-de-Martigues_a4404.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/86618610-61590236.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-31T14:06:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Directeur des systèmes informatiques du Centre hospitalier de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, Christian Sarazin imagine des DSI accentuant encore leur rôle d’interface entre les soignants et les différents acteurs de l’écosystème numérique. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/86618610-61590236.jpg?v=1739964302" alt="L’hôpital de demain vu par Christian Sarazin, DSI du CH de Martigues" title="L’hôpital de demain vu par Christian Sarazin, DSI du CH de Martigues" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels seront, à votre sens, les principaux enjeux au cœur de l’hôpital de demain ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Christian Sarazin</em></strong><em>&nbsp;<strong>:</strong></em>&nbsp;Les évolutions à venir sont nombreuses, et on peut citer ici l’échange massif d’informations, l’accélération de la télémédecine, les avancées de l’intelligence artificielle, ou encore l’essor des objets connectés dans tous les secteurs hospitaliers, y compris les services logistiques et la gestion technique des bâtiments. Les applications du numérique en santé se développent chaque jour un peu plus. Le premier enjeu que j’identifie réside donc dans une meilleure communication des systèmes d’information hospitaliers avec l’extérieur, dont le dossier médical partagé et les entrepôts de données de santé qui peuvent exister à différentes échelles. Dans un cas comme dans l’autre, l’objectif étant de centraliser l'information pour la mettre à disposition de l'ensemble des professionnels qui prennent en charge les patients.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Quid</em></strong><strong>&nbsp;de la cybersécurité&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il s’agit bien entendu d’un enjeu majeur,&nbsp;<em>a fortiori</em>&nbsp;pour les SI ouverts. Nous ne pouvons plus penser de projet numérique sans y intégrer une réflexion sur la sécurité de l’information. Au CH de Martigues, par exemple, nous avons mis en place plusieurs outils, techniques et organisationnels, pour répondre à cette contrainte, comme la réalisation régulière d’exercices de gestion de crise ou d’actions de formation auprès des soignants.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La DSI est en lien régulier avec tous les professionnels de l’hôpital. Quelles sont leurs attentes en matière de santé numérique&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  À mon arrivée dans le monde hospitalier, il y a déjà plusieurs années, nous faisions face à une certaine résistance de la part des soignants pour intégrer le numérique à leurs pratiques. La situation est totalement différente aujourd’hui. Les professionnels de santé, particulièrement les plus jeunes, sont désormais habitués au numérique. Mais ils ont aussi l’habitude d’utiliser des outils très simples, pensés pour le grand public, et sont donc demandeurs d’outils professionnels plus ergonomiques, voire plus discrets, «&nbsp;qui se font oublier&nbsp;». Je pense par exemple ici à l’installation d’outils intégrant de l’IA ambiante et générative, permettant de générer automatiquement des comptes-rendus structurés en écoutant l’échange entre le médecin et son patient.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles évolutions imaginez-vous concernant les DSI&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le numérique prenant de plus en plus de place au sein de nos établissements, il est tout naturel que la place et les tâches des DSI évoluent aussi au fil de l’eau. Leur rôle est d’ailleurs déjà très différent par rapport aux premiers services d’informatique hospitalière. À l’avenir, dans les centres hospitaliers de petite ou moyenne taille, une partie des volets techniques des systèmes d’information pourrait être gérée par des prestataires, nous permettant ainsi de nous concentrer sur ce qui est devenu aujourd’hui le cœur de notre métier&nbsp;:&nbsp;faire le pont entre les professionnels de santé et l’écosystème foisonnant du numérique en santé. Cette dimension est déjà centrale dans notre travail au quotidien, et je suis persuadé qu’elle prendra encore plus de place à l’avenir.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #68, édition de février 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-68-Visions-croisees-autour-de-l-hopital-de-demain_a4393.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/L-hopital-de-demain-vu-par-Christian-Sarazin-DSI-du-CH-de-Martigues_a4404.html" />
  </entry>
</feed>
