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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-11T05:01:49+02:00</updated>
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   <title>L’IA générative en santé : oui, avec un usage responsable. La HAS prend position</title>
   <updated>2025-11-04T17:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-IA-generative-en-sante - oui-avec-un-usage-responsable-La-HAS-prend-position_a4777.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2025-11-04T17:07:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les systèmes d’intelligence artificielle (IA) générative, tels que Mistral AI, CoPilot ou ChatGPT, se démocratisent à vitesse grand V. Faciles d’accès et de prise en main, des outils se développent également dans le secteur sanitaire, social et médico-social avec de nombreuses applications. Leur utilisation induit toutefois des risques qu’il convient de maitriser. La Haute Autorité de santé (HAS) publie des premières clés d’usage de l’IA générative en santé destinées aux professionnels, qu’ils soient experts ou non du sujet. Le guide volontairement concis se structure en 4 lignes directrices accompagnées d’exemples issus du terrain. Une fiche sur l’utilisation de l’IA générative en santé par les usagers viendra compléter ces travaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/92306744-64761464.jpg?v=1762272584" alt="L’IA générative en santé : oui, avec un usage responsable. La HAS prend position" title="L’IA générative en santé : oui, avec un usage responsable. La HAS prend position" />
     </div>
     <div>
      Mistral AI, CoPilot, ChatGPT… De plus en plus de personnes les utilisent au quotidien dans un cadre personnel, mais aussi professionnel, essentiellement pour gagner du temps. Les outils de ce type sont désignés sous le terme de systèmes d’IA générative. Ils sont capables de générer un contenu (texte, image, son, vidéo…) en réponse à une question posée ou à une demande de tâche à effectuer (ces requêtes sont désignées sous le nom de «&nbsp;prompts&nbsp;»). Le système analyse alors un grand nombre de données accessibles en ligne ou fournies par l’utilisateur afin de générer un contenu cohérent. <br />   <br />  Dans le secteur sanitaire, social et médico-social, les usages professionnels de ce type d’outils se multiplient. &nbsp;Certains d’entre eux ne sont pas spécifiquement développés pour un usage dans un contexte de santé. Parallèlement, des technologies dédiées se développent et entrent également dans les pratiques&nbsp;: transcription de conversations lors de consultations, élaboration de synthèses de littérature scientifique ou encore de documents illustrés d’images pour expliquer des parcours médico-sociaux. Ces systèmes d’IA générative sont potentiellement prometteurs. Ils pourraient permettre de libérer du temps à dédier aux soins et accompagnements, améliorer la qualité de vie au travail et favoriser la&nbsp;qualité des pratiques professionnelles. <br />   <br />  Les professionnels ne sont cependant pas toujours pleinement éclairés sur les performances et les limites des outils qu’ils utilisent. Leurs usages peuvent induire des risques si des précautions ne sont pas mises en place. En particulier, le contenu généré peut comporter des erreurs en se fondant sur des données non vérifiées ou en les dissimulant dans un contenu qui semble convaincant (on parle «&nbsp;d’hallucinations&nbsp;»). Des mauvaises pratiques sont aussi observées comme la transmission d’informations confidentielles. L’absence d’évaluation de l’utilité et de la pertinence de ces systèmes en santé peut enfin limiter la confiance des professionnels.&nbsp;Dans ce contexte, la HAS publie un guide pédagogique volontairement concis afin de favoriser le bon usage de l’IA générative en santé et le déploiement dans le secteur sanitaire, social et médico-social des systèmes utiles et performants.&nbsp;Une fiche listant les points clés du guide est également mise à disposition.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le bon usage de l’IA générative en santé se fait AVEC le professionnel</b></div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody">La HAS propose 4 lignes directrices&nbsp;: A.V.E.C. Pour favoriser une approche didactique et pragmatique, ces lignes directrices sont déclinées en clefs d’usage que tout professionnel peut mettre en place facilement, systématiquement illustrées par des exemples issus du terrain. <br />    <ul>  	<li class="list"><strong>A pour Apprendre :&nbsp;</strong>le professionnel s’approprie le fonctionnement et l’utilisation du système d’IA générative.&nbsp;Exemples&nbsp;: le professionnel se renseigne sur l’IA générative via des sources fiables, se forme sur les modalités d’utilisation notamment sur les règles liées à la confidentialité des données personnelles et de santé, s’interroge sur ses besoins pour s’orienter vers un système adapté, effectue des tests en pratique réelle…</li>  	<li class="list"><strong>V pour Vérifier :</strong>&nbsp;le professionnel est attentif à la pertinence de son usage, à la qualité de sa requête et au contrôle du contenu généré. Exemples&nbsp;: le professionnel veille à ne pas partager d’informations confidentielles, à considérer chaque contenu généré comme une proposition pouvant contenir des erreurs à vérifier (valeurs et unités des quantités chiffrées, noms des médicaments…). Il est attentif au coût environnemental de l’IA et conserve une part de pratique réalisée sans l’IA générative.</li>  	<li class="list"><strong>E pour Estimer :&nbsp;</strong>le professionnel analyse au cours du temps la qualité et l’adéquation aux besoins du système d’IA générative. Exemples&nbsp;: le professionnel se fixe des objectifs et réinterroge la pertinence de ses usages en prenant en compte le nombre de corrections faites, la facilité d’utilisation ou encore l’intégration au flux de travail dans un objectif d’amélioration organisationnelle.</li>  	<li class="list"><strong>C pour Communiquer :</strong> le professionnel échange avec son écosystème dans une démarche d’amélioration continue.&nbsp;Exemples&nbsp;: le professionnel échange dans un langage adapté avec le patient ou la personne accompagnée autour de l’usage d’un&nbsp;système d’IA générative. Il favorise autant que possible les retours d’expériences avec d’autres utilisateurs afin de ne pas rester seul devant ces outils, il développe une démarche de transparence autour des typologies de données partagées, de l’adhésion au sein de sa structure et des impacts organisationnels…</li>  </ul>        <br />  Chaque usage doit être conscient, supervisé et raisonné. Bien maîtrisée, l’IA générative peut ainsi devenir une alliée au service de la qualité et de la sécurité des soins et accompagnements. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La publication du guide «&nbsp;Premières clefs d’usage de l’IA générative en santé&nbsp;» constitue&nbsp;la première brique du&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="0" href="https://u11714644.ct.sendgrid.net/ls/click?upn=u001.8gmJa7-2F5vFnNURntQ-2B2MW0Pn9ROc-2B8mQzfbToOH8vgakf3AwuEr4YgbPIIBg5vjOKvR4qllR3qjYiPo1cPv8FUvfQe5U2XBc99TC27qvvZhcjoJVmv5-2FIz8ni1foaszCQ6smn55vJvPQDZuifFiONA-3D-3DOsHi_F-2FGXi96pA8AIGwE-2BCHWwYObdMf2sF2EdmMg24hvzyi-2BiyrjspylwXT6mAp-2Fzh5bjskw1ESXKuSY8XRhujzUjhXAJckleYFIilTl5thcjRIP9IhwdcolBDiSbbJBfWTLu6xoxXersEL0KGRaSJqU9nTWM2NjRKKuCacfqtYCQpV1lEXCghW-2BG3McjL18C2dAvJ6yNrxDBFmu8rTPivU0sZEoP1iS-2FoYnVoa4lC8DbQMmCeR5IxWyhhWxoF8mzz6GYeKkW4x8QgC4-2BGQtKvytTf5lDlY2cnxdSg9N-2F-2FT4oNuvG86b7M5c2blmrh2ilipt7MC5WniFSWumw7L763wNxDsoPMNI0QBRNzxWyYuahE-2Bw-3D" rel="nofollow" target="_blank" title="https://u11714644.ct.sendgrid.net/ls/click?upn=u001.8gmJa7-2F5vFnNURntQ-2B2MW0Pn9ROc-2B8mQzfbToOH8vgakf3AwuEr4YgbPIIBg5vjOKvR4qllR3qjYiPo1cPv8FUvfQe5U2XBc99TC27qvvZhcjoJVmv5-2FIz8ni1foaszCQ6smn55vJvPQDZuifFiONA-3D-3DOsHi_F-2FGXi96pA8AIGwE-2BCHWwYObdMf2sF2EdmMg24hvzyi-2BiyrjspylwXT6mAp-2Fzh5bjskw1ESXKuSY8XRhujzUjhXAJckleYFIilTl5thcjRIP9IhwdcolBDiSbbJBfWTLu6xoxXersEL0KGRaSJqU9nTWM2NjRKKuCacfqtYCQpV1lEXCghW-2BG3McjL18C2dAvJ6yNrxDBFmu8rTPivU0sZEoP1iS-2FoYnVoa4lC8DbQMmCeR5IxWyhhWxoF8mzz6GYeKkW4x8QgC4-2BGQtKvytTf5lDlY2cnxdSg9N-2F-2FT4oNuvG86b7M5c2blmrh2ilipt7MC5WniFSWumw7L763wNxDsoPMNI0QBRNzxWyYuahE-2Bw-3D">cadre de confiance de la HAS</a>&nbsp;sur les technologies numériques et systèmes d’IA à usage professionnel. L’objectif est de favoriser une utilisation (ou non) éclairée et responsable de ces technologies. <br />   <br />  Parmi les autres productions en développement sur l’IA : <br />  - une fiche sur l’utilisation de l’IA générative en santé destinée aux usagers <br />  - des recommandations pour accompagner les établissements et professionnels de santé dans le bon usage de l’IA (qu’elle soit générative ou non) en contexte de soins (voir&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-linkindex="1" href="https://u11714644.ct.sendgrid.net/ls/click?upn=u001.8gmJa7-2F5vFnNURntQ-2B2MW0Pn9ROc-2B8mQzfbToOH8vgbE-2FAgcBKSu9D0VuHm6d-2Fh73gmiYCjgJwd-2FqpOcPbwVyjCtOxmg0Ox-2FYb-2BSOJcLKlHqhbUtfYZaJfvbgHp7xnpd3sbj85c2mcqrH1idTvpfKFb7BX3DSkaelvV6gjgHeF4-3D4B_X_F-2FGXi96pA8AIGwE-2BCHWwYObdMf2sF2EdmMg24hvzyi-2BiyrjspylwXT6mAp-2Fzh5bjskw1ESXKuSY8XRhujzUjhXAJckleYFIilTl5thcjRIP9IhwdcolBDiSbbJBfWTLu6xoxXersEL0KGRaSJqU9nTWM2NjRKKuCacfqtYCQpV1lEXCghW-2BG3McjL18C2dAvJ6yNrxDBFmu8rTPivU0sZOknwdFn73dfwoOXahBGEDLPZYMPF3ZCJCmnFQAu7ExqjZNEJft8SMLC8raZuGI-2BtAuD0XCglKR9pFDmgxgX-2BxLOy4Xq6xJjkgmTWsZTzBu5keJivsP8-2BOxu1d2LMSU08gtdBoLzXctGftoSS9-2B75fA-3D" rel="nofollow" target="_blank" title="https://u11714644.ct.sendgrid.net/ls/click?upn=u001.8gmJa7-2F5vFnNURntQ-2B2MW0Pn9ROc-2B8mQzfbToOH8vgbE-2FAgcBKSu9D0VuHm6d-2Fh73gmiYCjgJwd-2FqpOcPbwVyjCtOxmg0Ox-2FYb-2BSOJcLKlHqhbUtfYZaJfvbgHp7xnpd3sbj85c2mcqrH1idTvpfKFb7BX3DSkaelvV6gjgHeF4-3D4B_X_F-2FGXi96pA8AIGwE-2BCHWwYObdMf2sF2EdmMg24hvzyi-2BiyrjspylwXT6mAp-2Fzh5bjskw1ESXKuSY8XRhujzUjhXAJckleYFIilTl5thcjRIP9IhwdcolBDiSbbJBfWTLu6xoxXersEL0KGRaSJqU9nTWM2NjRKKuCacfqtYCQpV1lEXCghW-2BG3McjL18C2dAvJ6yNrxDBFmu8rTPivU0sZOknwdFn73dfwoOXahBGEDLPZYMPF3ZCJCmnFQAu7ExqjZNEJft8SMLC8raZuGI-2BtAuD0XCglKR9pFDmgxgX-2BxLOy4Xq6xJjkgmTWsZTzBu5keJivsP8-2BOxu1d2LMSU08gtdBoLzXctGftoSS9-2B75fA-3D">la note de cadrage</a>). Ce travail est mené en collaboration avec la Commission nationale de l’information et des libertés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le bon usage des produits de santé sous la loupe de la Cour des Comptes</title>
   <updated>2025-09-08T09:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-bon-usage-des-produits-de-sante-sous-la-loupe-de-la-Cour-des-Comptes_a4644.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2025-09-08T09:44:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les produits de santé, entendus comme les médicaments et dispositifs médicaux à usage individuel, sont prescrits et dispensés aux patients afin d’établir un diagnostic ou les soigner. En 2023, près de 15 000 références de médicaments étaient prises en charge par l’assurance maladie. Les dispositifs médicaux, eux, constituent un vaste ensemble de produits très hétérogènes comprenant par exemple les pansements, les fauteuils roulants et les seringues. La notion de « bon usage » recouvre dans ce rapport une triple dimension. La première est celle de l’utilisation effective des produits de santé et correspond aux produits prescrits, dispensés et remboursés, mais détruits sans être utilisés. La deuxième est celle de la conformité de la consommation d’un produit de santé aux recommandations sanitaires. La troisième concerne l'efficience de la consommation des produits de santé en termes de rapport qualité/prix. La notion de « bon usage » retenue ici dépasse donc largement l’acception courante d’absence de « gaspillage ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/90973861-64045517.jpg?v=1757317654" alt="Le bon usage des produits de santé sous la loupe de la Cour des Comptes" title="Le bon usage des produits de santé sous la loupe de la Cour des Comptes" />
     </div>
     <div>
      Le bon usage des produits de santé constitue un enjeu majeur, non seulement en termes de santé publique et de maîtrise des dépenses, mais aussi en raison de l’émergence de préoccupations environnementales et de l’apparition de tensions d’approvisionnement. Les dépenses de remboursement des produits de santé par l’assurance maladie ont représenté 36,05 Md€ en 2023 (en montants nets), soit une hausse de près de 12 % par rapport à 2019. Cette dynamique se concentre plus particulièrement sur les dépenses de médicaments ainsi que sur les produits dispensés en ville mais issus de prescriptions hospitalières. <br />   <br />  Concernant les enjeux sanitaires, un mauvais usage des médicaments et dispositifs médicaux peut se traduire pour le patient par des effets indésirables, allant de simples inconforts à des réactions plus graves, y compris mortelles&nbsp;; en témoignent des crises de santé publique ayant pour origine directe un usage inapproprié de médicaments, comme le benfluorex (affaire du Médiator®). L’émergence des préoccupations environnementales et le respect des engagements internationaux en matière de transition écologique renforcent également l’exigence de bon usage des produits de santé.&nbsp;Les secteurs sanitaire et médico-social représentent en effet 50 à 60 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre, soit 8 à 10 % du total des émissions de la France. De même, la présence de résidus issus des médicaments dans les eaux est généralisée&nbsp;; il pourrait en résulter à l’avenir à une augmentation des coûts de traitements des eaux usées. <br />   <br />  Enfin, depuis la crise du covid-19, l’approvisionnement en produits de santé connaît des tensions, voire parfois des épisodes de pénurie et de rupture.&nbsp;En 2023, l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé a recensé près de 5&nbsp;000 signalements de ruptures de stock ou de tensions d’approvisionnement en France, soit presque deux fois plus qu’en 2021 où 2 760 signalements avaient été comptabilisés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une large méconnaissance des usages des produits de santé à laquelle il faut remédier</b></div>
     <div>
      Pour améliorer le bon usage des produits de santé, il est indispensable de mieux connaître et maîtriser leurs modalités de prescription et de dispensation. La Cour recommande pour cette raison de communiquer de façon régulière aux établissements de santé des informations portant sur les pratiques prescriptives de leurs professionnels ou encore d’intégrer dans le dossier médical partagé du patient les données relatives aux médicaments dispensés. Il est également nécessaire de comprendre pourquoi certains produits sont détruits sans être consommés ni utilisés. <br />   <br />  Bien qu’il soit difficile de connaître précisément les montants et la nature des dépenses de médicaments qui auraient pu être évitées, la Cour a procédé à une évaluation globale de la valeur financière des médicaments non utilisés et jetés en ville, à partir des tonnages collectés par l’éco-organisme Cyclamed. Elle aboutit, avec cette méthode de calcul, à une estimation comprise entre 561 M€ et 1,735 Md€ par an, selon que sont inclus ou non les médicaments les plus onéreux. La Cour recommande donc d’améliorer la connaissance des produits de santé jetés en réalisant, en ville, des études de caractérisation des déchets, et dans les établissements de santé, une remontée d’information centralisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le renforcement indispensable d’actions contribuant au bon usage des produits de santé</b></div>
     <div>
      Afin de favoriser le bon usage des produits de santé, différents leviers peuvent être mobilisés au niveau de leur prescription, de leur dispensation et de la fixation de leur prix. Parmi les mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics, le présent rapport analyse celles qui pourraient être renforcées, tant du côté de la demande de produits de santé – c'est-à-dire des prescripteurs et des pharmaciens, que du côté de l'offre – c’est-à-dire des industriels. Les actions menées par l’assurance maladie auprès des prescripteurs sont essentielles mais pourraient être améliorées. <br />   <br />  C’est pourquoi la Cour recommande à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) d’étendre le dispositif d’accompagnement de la prescription à d’autres médicaments présentant un fort risque de mésusage que ceux pour lesquels il existe actuellement. Le rôle des pharmaciens d’officines doit aussi être renforcé. Ces professionnels peuvent en effet contribuer à réduire les dépenses de l’assurance maladie en substituant, lors de la dispensation, un médicament générique à un médicament de référence plus onéreux. Ils réalisent également de plus en plus de tests (jusqu’à 370&nbsp;000 en octobre 2024) pour déterminer notamment si une angine est d’origine virale ou bactérienne et si une prescription d’antibiotiques est opportune. <br />   <br />  Des actions doivent également être menées auprès des industriels pour les inciter à adapter les conditionnements des produits de santé et à retenir des délais de péremption optimisés. Cela permettrait d’éviter non seulement la délivrance d’un volume de médicaments surévalué par rapport à la posologie, mais également les conséquences d’un délai de péremption trop court. La Cour préconise à cette fin d’inclure la question des délais de péremption et des conditionnements dans le cadre des négociations relatives à la tarification des médicaments. <br />   <br />  Enfin, la production de produits de santé devrait s’inscrire dans une perspective de développement plus durable. La re-dispensation des médicaments non utilisés constitue une mesure prometteuse, en particulier pour les médicaments coûteux. Certains dispositifs médicaux pourraient également être réutilisés après avoir été remis en bon état d’usage ou retraités. C’est pourquoi la Cour recommande d’élargir les possibilités de réutilisation effective des produits de santé, en facilitant&nbsp;la re-dispensation des médicaments les plus onéreux et le réemploi de certains dispositifs médicaux. <br />   <br />  <em><strong>&gt; Consulter le rapport de la Cour des Comptes</strong></em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Le-bon-usage-des-produits-de-sante-sous-la-loupe-de-la-Cour-des-Comptes_a4644.html" />
  </entry>
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   <title>Unicancer et Dr Data s’allient pour une recherche participative et transparente</title>
   <updated>2025-05-26T09:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Unicancer-et-Dr-Data-s-allient-pour-une-recherche-participative-et-transparente_a4512.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88505397-62680131.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-26T09:16:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’usage secondaire des données de santé soulève des enjeux majeurs en matière d’éthique et de transparence, notamment en ce qui concerne l’information des patients. Pour y répondre, Unicancer et Dr Data ont noué un partenariat inédit, qui préfigure les standards européens à venir en matière de recherche en santé. Le point avec Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer, et Nesrine Benyahia, présidente de Dr Data.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505397-62680131.jpg?v=1747072400" alt="Unicancer et Dr Data s’allient pour une recherche participative et transparente" title="Unicancer et Dr Data s’allient pour une recherche participative et transparente" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels sont, selon vous, les principaux enjeux liés à l’usage des données de santé ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Sophie Beaupère&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous identifions quatre enjeux majeurs. Le premier est la conformité réglementaire, notamment au RGPD, qui impose une information claire, loyale et accessible pour permettre aux patients de comprendre l’usage de leurs données. Le deuxième enjeu est la relation de confiance avec les patients, indispensable pour les inciter à participer activement au recueil de données en vie réelle. Troisièmement, il s’agit de fédérer les acteurs de santé autour d’une dynamique collaborative, essentielle pour enrichir les entrepôts de données. Enfin, un cadre de gouvernance clair est indispensable, notamment pour les projets s’inscrivant dans une logique fédérée. <br />   <br />  <strong><em>Nesrine Benyahia&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous partageons pleinement cette vision&nbsp;: la recherche peut et doit concilier innovation et respect des droits des patients. En tant que tiers de confiance, DrData accompagne depuis plusieurs années l’évolution du secteur. Le partenariat avec Unicancer démontre qu’il est possible d’informer chaque patient de manière individuelle et transparente, à grande échelle, et de poser ainsi les bases d’une recherche véritablement participative. <br />   <br />  <strong>Justement, pourriez-vous nous en dire plus sur ce partenariat ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Sophie Beaupère&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Avec 18 centres de lutte contre le cancer et 2 établissements associés, Unicancer porte des projets de recherche impliquant des dizaines de milliers de patients, pour garantir la fiabilité des algorithmes. Il nous fallait une solution sécurisée, conforme et mutualisable pour informer chaque patient de l’usage secondaire de ses données. Grâce à DrData, nous avons co-construit un dispositif industrialisé, alliant rigueur éthique, innovation et efficacité opérationnelle, déployé dans l’ensemble de nos centres. <br />   <br />  <strong><em>Nesrine Benyahia&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le défi était de taille&nbsp;: adapter une solution standardisée à des réalités variées et la déployer rapidement à l’échelle nationale. Avec notre registre distribué et la traçabilité fournie, ce sont 15 000 patients qui ont été informés individuellement avec plus de 20 centres, dès le premier trimestre 2025 – une première en France. Grâce à l’accompagnement d’Unicancer et l’implication des établissements, le taux de refus est resté inférieur à 1&nbsp;%. Cela montre bien qu’une information claire et bien relayée favorise l’adhésion des patients aux nécessités de la recherche en santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ce projet anticipe les évolutions européennes à venir. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nesrine Benyahia&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’Espace européen des données de santé (EEDS) impose une information transparente et loyale des citoyens. Notre technologie répond déjà à ces exigences, ce qui est encore rarement le cas des producteurs de données. Avec l’essor des essais cliniques décentralisés, cette exigence s’intensifiera notamment avec le e-consentement. L’éthique est devenue un prérequis indispensable, ce qui nous démarque positivement en tant qu’européens. <br />   <br />  <strong><em>Sophie Beaupère&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Unicancer, premier promoteur académique européen en oncologie, se prépare activement à ces évolutions. Ce projet s’inscrit dans une logique anticipatrice, avec une solution robuste et reproductible. La donnée transforme les organisations en santé, et ces évolutions doivent être pensées collectivement. Nous avons donc intégré cette démarche à tous les niveaux, dans une vision fédératrice et stratégique. C’est ce qui, selon moi, a fait la réussite du projet. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.drdata.io" target="_blank">site de Dr Data</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Unicancer-et-Dr-Data-s-allient-pour-une-recherche-participative-et-transparente_a4512.html" />
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   <title>Le Dr Guillaume Saint-Lorant, CHU de Caen-Normandie :  Pour « plus de liens» entre les PUI, les patients et la ville</title>
   <updated>2025-01-08T15:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-Dr-Guillaume-Saint-Lorant-CHU-de-Caen-Normandie-Pour-plus-de-liens-entre-les-PUI-les-patients-et-la-ville_a4340.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2025-01-08T10:43:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec plus de 7 000 professionnels de santé et plus de 60 services cliniques et médico-techniques, le CHU de Caen-Normandie est un établissement important du paysage sanitaire français. Mobilisant une centaine de personnes, sa Pharmacie à usage intérieur (PUI), qui s’est installée dans de nouveaux locaux depuis février 2024, joue un rôle prépondérant dans le quotidien de l’institution. Le point avec le Docteur Guillaume Saint-Lorant, chef de service PUI.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84880612-60579825.jpg?v=1733918557" alt="Le Dr Guillaume Saint-Lorant, CHU de Caen-Normandie :  Pour « plus de liens» entre les PUI, les patients et la ville" title="Le Dr Guillaume Saint-Lorant, CHU de Caen-Normandie :  Pour « plus de liens» entre les PUI, les patients et la ville" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter la PUI du CHU de Caen ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Guillaume Saint-Lorant&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celle-ci&nbsp;regroupe 22 praticiens hospitaliers pharmaciens, 3 assistants, un assistant hospitalo-universitaire et un assistant-spécialiste régional, un cadre et un cadre supérieur, ainsi que 44 équivalents temps plein de personnel paramédical. Ces différents profils sont répartis dans les sept secteurs de la pharmacie&nbsp;: un secteur de pharmacie clinique, un secteur Accès précoce-Accès compassionnel&nbsp;(AP-AC), rétrocession et lien avec la ville&nbsp;; un secteur automatisation et informatisation&nbsp;; un autre pour la gestion des flux et des approvisionnements, en charge donc du volet logistique pour les médicaments et les dispositifs médicaux&nbsp;; un secteur innovation, enseignement et recherche&nbsp;; et un secteur assurance qualité, gestion des risques et vigilance, qui traite notamment des enjeux de matériovigilance des dispositifs médicaux. S’y ajoute un vaste secteur Production, qui regroupe aussi bien l’unité de préparation des chimiothérapies, le préparatoire que le laboratoire de contrôle, la radiopharmacie et la stérilisation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La PUI du CHU de Caen a récemment déménagé. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Dans le cadre du projet de nouvel hôpital du CHU de Caen-Normandie, la PUI a effectivement emménagé en février dernier dans de nouveaux locaux. Nous faisons ainsi partie des premiers services à avoir sauté le pas, l’accueil des patients dans le nouveau bâtiment n’étant prévu qu’en 2027. Mais la PUI peut déjà s’adapter à son nouvel environnement architectural et matériel, ainsi qu’aux nouvelles organisations qui en découlent. Car,&nbsp;bien que la distance entre nos anciens et nouveaux locaux soit faible, de l’ordre de seulement quelques centaines de mètres,&nbsp;le bond effectué est en réalité immense.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Justement, quels sont les changements apportés par ce déménagement&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Plusieurs points sont ici notables avec, par exemple, l’installation sur site d’une plateforme logistique avec une partie dédiée la PUI. Un palettier nous y est même dédié, facilitant par là même nos propres activités logistiques, sachant que la PUI gère elle-même ses stocks, de la palette au blister individuel. Et c’est loin d’être la seule avancée. En termes d’innovations technologiques, la nouvelle PUI dispose d’un plateau de pharmacotechnie opéré dans une zone à atmosphère contrôlée (ZAC), et regroupant les unités de préparation des chimiothérapies et des formes stériles, le préparatoire et le laboratoire de contrôles. Cette ZAC est aussi dotée de sas réfrigérés, véritables zones intermédiaires qui permettent de «&nbsp;pousser&nbsp;» les stocks en fonction de l’activité, facilitant ainsi le réapprovisionnement en cours de production.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels sont les projets actuels de la PUI&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Ils sont nombreux, et portent par exemple sur l’accompagnement des services de soins durant leur propre emménagement, ou encore le déploiement d’un nouveau Dossier patient informatisé (DPI). Je m’arrêterais particulièrement sur un projet innovant, même s’il ne s’agit pas, ici, d’innovation technologique&nbsp;: nous travaillons actuellement sur le codage des activités de pharmacie clinique. De nombreux établissements se mobilisent aujourd’hui pour contribuer au développement de la pharmacie clinique, en écho aux travaux de la Société française de pharmacie clinique (SFPC). À Caen, nous avons choisi de porter cette thématique sous l’angle du codage, en nous rapprochant du Département d’information médicale (DIM) de l’hôpital. Certes, les activités de pharmacie clinique ne feront pas l’objet d’une rémunération spécifique, mais une cotation correcte permettra de mieux les recenser, de mieux les comptabiliser et, plus largement, de mieux les valoriser.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le secteur pharmaceutique fait régulièrement face à des tensions d’approvisionnement. Travaillez-vous aussi sur ce sujet&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous avons mis en place un groupe intra-PUI spécifiquement dédié à la gestion des tensions d’approvisionnement et des ruptures qui sont, comme vous le rappelez, une préoccupation très importante à l’heure actuelle. Au sein de la PUI, nous organisons donc un point hebdomadaire couplé à l’envoi d’une newsletter à destination de tous les services et de tous les soignants, médicaux comme paramédicaux, à l’échelle du CHU mais aussi du GHT Normandie Centre, dont nous sommes l’établissement support. <br />   <br />  <strong>Quel rôle jouez-vous aujourd’hui au sein de ce GHT&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La PUI intervient à différents niveaux, du partage d’informations à l’organisation d’ateliers de pharmacie clinique sur des études de cas, en passant par des réflexions sur les ressources humaines ou des échanges sur les politiques d’achats et d’attribution des marchés et les démarches qualité. Nous nous appuyons ici sur le projet médical partagé du GHT, qui comporte un volet pharmaceutique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous l’évoquiez plus haut, la PUI du CHU de Caen dispose d’ailleurs d’un «&nbsp;assistant-spécialiste régional&nbsp;». En quoi consiste exactement cette fonction&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le poste d’assistant-spécialiste régional est né de nos réflexions sur les ressources humaines menées à l’échelle du GHT. Il s’agit, concrètement, d’un poste partagé entre deux établissements du groupement, assez proches géographiquement pour faciliter les déplacements. L’assistante-spécialiste régionale qui est actuellement présente au sein de la PUI partage ainsi son temps entre le CHU et l’établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen. L’assistante précédente était pour sa part rattaché au CHU et au CH de Falaise.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels sont les retours des professionnels et établissements concernés&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Dans un cas comme dans l’autre, ils sont bons. Le poste est en lui-même intéressant, car il permet de se confronter à des organisations, des patients et des situations plus diversifiés. Et, pour les bénéficiaires, cette initiative permet de les rapprocher en leur donnant l’opportunité de partager leur expérience sur des projets qui peuvent être spécifiques. L’assistante travaillant entre Caen et Falaise a, par exemple, développé tout un projet d’éducation thérapeutique autour de la diabétologie. Elle a pu mettre ce projet en œuvre dans les deux établissements, multipliant les échanges et les retours autour de situations variées, tout en apportant une expertise unique. Et ce n’est là qu’un exemple des nombreuses possibilités offertes par cette organisation, que nous souhaitons d’ailleurs étendre en incluant, pourquoi pas, des praticiens.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Parmi les nouveaux outils déployés au sein de la PUI, certains utilisent-ils de l’intelligence artificielle (IA)&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Oui, cela est notamment le cas pour la validation des ordonnances, l’aide à la décision, ou l’aide à la synthèse, bibliographique ou autre. Ce sont des technologies qui apportent un appui pertinent, nous permettant de gagner du temps. Plusieurs solutions de ce type existent aujourd’hui et, à l’heure du choix, nous avons été vigilants pour retenir celles qui nous ont semblé être les mieux adaptées à notre activité, et les plus ergonomiques.&nbsp;Les outils intégrant de l’IA sontd’ailleurs&nbsp;aujourd’hui entrés dans le quotidien de la PUI, et apportent une plus-value indéniable.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment imaginez-vous la place future des PUI dans le système de santé&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Les projections tendent à montrer que nous nous dirigeons vers une modification des parcours patients, avec des parcours de soins beaucoup plus courts, de type hôpital de jour. Ce qui, sur le volet pharmaceutique, nécessitera de renforcer l’information du patient, et de mieux sécuriser l’approvisionnement des produits qui lui sont destinés, à l’hôpital comme en ville. Les pharmacies hospitalières devraient donc, à l’avenir, accroître leurs liens avec les professionnels de ville – médecins et pharmaciens. Sans oublier, bien sûr, les services hospitaliers. Sur ce point, le CHU de Caen-Normandie a déjà instauré deux postes de pharmaciens déportés dans les unités de soins, en gériatrie et en hématologie. Ces deux services prioritaires dans la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse bénéficient ainsi de la présence d’un pharmacien à 80 %, les 20 % restants étant réservés à la PUI. Grâce à ce dispositif, nous avons affermi les liens avec les équipes médicales et paramédicales, qui apprécient d’avoir plus facilement accès à l’expertise pharmaceutique. Au vu du succès rencontré, nous souhaitons étendre la démarche aux services de pédiatrie et de réanimation, qui sont également prioritaires pour la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous vous orientez donc vers d’autres types de postes à temps partagé…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien qu’ils n’aient pas vocation à s’appliquer partout, ces postes partagés nous semblent apporter une réelle valeur ajoutée dans l’activité de la PUI. Ils permettent aussi de renforcer les liens avec nos partenaires. Or c’est là un enjeu particulièrement important pour assurer une prise en charge globale et fluide du patient. Le rapprochement entre l’hôpital et la ville doit également se faire en ce sens&nbsp;: les différents acteurs d’un parcours de soins, qu’ils soient hospitaliers ou libéraux, n’ont d’autre choix que de mieux travailler ensemble, pour correctement préparer chaque étape du parcours et en assurer la cohérence d’ensemble. Les nouvelles technologies ont ici un rôle important à jouer, en uniformisant les pratiques entre les établissements membres d’un même GHT, et en facilitant le partage d’informations avec les acteurs de la ville.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels enjeux identifiez-vous sur ce champ précis du numérique en santé&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  La généralisation de ces technologies impose de réels efforts, qui doivent aller de pair avec une réflexion autour de leur sécurisation.&nbsp;Le numérique apporte une aide indéniable dans le monde de la santé, nous devons nous assurer que ses usages et applications se fassent de manière totalement sécuritaire. Ce sujet complexe nécessite une mobilisation à grande échelle, de la part des spécialistes du numérique et de ceux des soins. C’est pourquoi nous travaillons ici conjointement avec la direction des systèmes d’information et de la transformation numérique du CHU, pour assurer un fonctionnement optimal des nouveaux outils métiers tout en limitant le risque cyber. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Le-Dr-Guillaume-Saint-Lorant-CHU-de-Caen-Normandie-Pour-plus-de-liens-entre-les-PUI-les-patients-et-la-ville_a4340.html" />
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   <title>À la PUI de Chambéry, automatisation rime avec mutualisation</title>
   <updated>2024-02-05T19:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/A-la-PUI-de-Chambery-automatisation-rime-avec-mutualisation_a3991.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2024-02-06T08:10:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Totalisant 1 920 lits et places répartis sur plusieurs sites, le Centre Hospitalier Métropole Savoie est le cinquième centre hospitalier, après les quatre CHU, de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Établissement support du Groupement Hospitalier de Territoire Savoie-Belley, il a mis à profit les automates équipant la pharmacie à usage interne du site de Chambéry pour développer des prestations de dispensation nominative et de dispensation globale mutualisées, au bénéfice du CH de Saint-Pierre-d’Albigny. Reportage.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433658-56288508.jpg?v=1703085707" alt="À la PUI de Chambéry, automatisation rime avec mutualisation" title="À la PUI de Chambéry, automatisation rime avec mutualisation" />
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      <em>«&nbsp;L’hôpital de Chambéry, qui a fusionné en 2015 avec l’hôpital d’Aix-les-Bains pour constituer le Centre Hospitalier Métropole Savoie (CHMS), dispose d’une pharmacie à usage intérieur (PUI) plutôt conséquente et brassant, chaque année, près de 60 millions d’euros. Opérationnelle 24h/24 et 7j/7, celle-ci a adopté un fonctionnement automatisé depuis la fin 2014, et dispose aujourd’hui de trois automates&nbsp;: l’un pour la délivrance globale des médicaments, l’autre pour la dispensation individuelle nominative (DIN) des traitements, et le dernier dédié à la distribution des dispositifs médicaux&nbsp;»</em>, explique le Docteur Georges Rabatel, chef du service Pharmacie Stérilisation pour ce site totalisant 1 351 lits et places. Le robot DIN a, d’emblée, permis d’automatiser la préparation des traitements des résidents accueillis dans les onze EHPAD rattachés au CHMS, mais aussi des patients pris en charge dans ses unités de soins longue durée (USLD) et de ceux relevant des deux unités sanitaires voisines.&nbsp;<em>«&nbsp;Cet automate impose un déconditionnement préalable, une action relativement chronophage qui ne permet pas son utilisation pour les services MCO. En revanche, il est tout à fait adapté pour des traitements relativement stables sur une période de 7 jours, comme dans les EHPAD et les USLD, ou pour faciliter la distribution des médicaments par les IDE dans les centres pénitentiaires&nbsp;»</em>, précise le Docteur Sophie Raymond, praticien pharmacien hospitalier notamment chargée du volet DIN robotisée.&nbsp; <br />   <br />  Notant qu’elle disposait encore d’une marge de manœuvre non négligeable, la PUI décide de proposer ce service aux autres EHPAD du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Savoie-Belley, justement constitué autour du Centre Hospitalier Métropole Savoie.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous étions toutefois confrontés à un obstacle technique&nbsp;: les logiciels de prescription des établissements concernés ne communiquent pas avec notre propre logiciel de gestion des stocks, qui lui-même permet de piloter l’automate. Or la mise en place de ces interconnexions est une opération coûteuse&nbsp;»</em>, poursuit-elle. Fin 2017, l’Agence régionale de santé Rhône-Alpes relaie un appel à projets de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) pour la mise en œuvre de projets médico-soignants partagés des groupements hospitaliers de territoire. C’était l’occasion toute trouvée pour pouvoir financer le développement de ces interfaces sécurisées, et ainsi donner corps au projet de mutualisation de la dispensation nominative. Ne restait alors qu’à trouver un premier candidat à ce partenariat.
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     <div><b>Un partenariat articulé autour de deux volets</b></div>
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      <em>«&nbsp;Notre choix s’est porté sur le CH de Saint-Pierre-d’Albigny, avec lequel tous les feux étaient au vert.</em><em>&nbsp;Sur le plan technique, nous savions que l’interfaçage informatique était possible entre nos logiciels respectifs, car il a déjà été mis en œuvre dans d’autres établissements. Et sur le plan humain, sa PUI est gérée par le Dr Séverine Francheteau-Édouard, que nous connaissons bien puisqu’elle exerce également à mi-temps à la PUI de Chambéry. Elle a immédiatement été d’accord pour copiloter le projet&nbsp;»</em>, indique Georges Rabatel. Dès 2020, le CH de Chambéry et le CH de Saint-Pierre-d’Albigny établissent une convention officialisant la mutualisation de la dispensation nominative pour 63 lits d’EHPAD.&nbsp; <br />   <br />  En 2022, leur partenariat s’élargit à la mutualisation de la dispensation globale pour 40 lits de SSR, un volet prévu dès le départ mais qui avait été retardé du fait de la pandémie Covid.&nbsp;<em>«&nbsp;Concrètement, la pharmacie du CH de Saint-Pierre-d’Albigny passe commande pour ses approvisionnements auprès de notre PUI, plutôt que solliciter chaque fournisseur individuellement. Nous nous occupons de tout, y compris de la recherche d’alternatives en cas de rupture sur une référence donnée. L’équipe de Saint-Pierre, qui est assez réduite car composée d’une pharmacienne à temps partiel et d’une préparatrice en pharmacie, a ainsi gagné un temps précieux sur ces tâches logistiques à faible valeur ajoutée. Combiné au temps libéré sur la préparation des traitements pour les résidents de l’EHPAD, celui-ci a pu être mis à profit pour développer la DIN manuelle à destination de l’unité SSR, mais aussi pour engager une initiative de conciliation médicamenteuse, et pour fiabiliser les processus de gestion des stocks&nbsp;»</em>, souligne Sophie Raymond. Ce projet est donc à son sens une réelle réussite, car il permet à la PUI de Saint-Pierre d’assurer des missions de pharmacie clinique à effectifs constants.
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     <div><b>« Une mutualisation ne doit pas nécessairement mener à une réduction d’effectifs » </b></div>
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      <em>«&nbsp;La caractéristique la plus notable de ce projet réside, à mon sens, dans la démonstration qu’une mutualisation ne doit pas nécessairement mener à une réduction d’effectifs. En contractualisant avec une ‘grosse’ PUI, la pharmacie de Saint-Pierre-d’Albigny n’a pas été absorbée, bien au contraire&nbsp;: elle a pu se recentrer sur l’expertise pharmaceutique et améliorer ainsi le service rendu à ses propres interlocuteurs&nbsp;»</em>, insiste le Dr Rabatel. Le Dr Raymond abonde&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Tout projet de DIN automatisée et mutualisée doit être guidé par une volonté de libérer du temps et de gagner en sécurité, et non par une recherche d’économies.&nbsp;Notre collaboration avec le CH de Saint-Pierre-d’Albigny l’a bien montré. Nous n’avons d’ailleurs pas seulement déchargé l’équipe de la PUI&nbsp;; les gains se retrouvent sur l’ensemble de la chaîne&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  En effet, les infirmiers de l’EHPAD devaient auparavant préparer eux-mêmes les traitements si la préparatrice de la PUI n’était pas en mesure d’assurer cette tâche – par exemple en cas d’absence –, ce qui générait une surcharge de travail et désorganisait leur activité. Aujourd’hui, ils ont l’assurance de pouvoir s’appuyer sur une prestation fiable et constante, sur laquelle la PUI de Chambéry s’est engagée.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela est d’autant plus précieux que les EHPAD sont notoirement confrontés à une tension sur leurs effectifs. Cette organisation mutualisée est donc, aussi, source d’attractivité pour l’établissement&nbsp;»</em>, note-t-elle. Dans une présentation dévoilée fin mai lors de la dernière édition d’Hopipharm, le congrès francophone de la pharmacie hospitalière organisé par le Synprefh, les équipes avaient ainsi fait part d’un gain de 3 heures hebdomadaires pour les infirmiers, 3 à 4 heures de temps pharmacien, et 4 à 5 heures de temps préparateur pour le CH de St Pierre d'Albigny. Des chiffres plus qu’éloquents.
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     <div><b>Une extension en ligne de mire</b></div>
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      La PUI de Chambéry ne compte donc pas s’en tenir là.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre automate DIN a une capacité estimée à 1&nbsp;000 lits. Or nous n’en sommes aujourd’hui qu’à 720. Il nous est dès lors tout à fait possible de contractualiser avec d’autres établissements sous réserve, une fois de plus, de disposer des interfaces informatiques nécessaires&nbsp;»</em>, explique Georges Rabatel en rappelant que le projet initial, c’est-à-dire celui soumis à l’appel à projets de l’ARS, associait également une autre PUI disposant d’un automate similaire. La dynamique peut donc véritablement devenir territoriale.&nbsp;<em>«&nbsp;Le dossier patient informatisé (DPI) du Centre Hospitalier Métropole Savoie est toutefois en cours de renouvellement. Il faut mener à terme ce projet majeur avant d’engager l’extension de la DIN mutualisée, car le déploiement du nouveau DPI aura certainement un impact sur les interfaces et fonctionnalités de nos logiciels métiers&nbsp;»</em>, précise Sophie Raymond. D’autant que la PUI de Chambéry se prépare aussi à relever un autre défi&nbsp;: sa fusion avec la PUI d’Aix-les-Bains à l’horizon 2025, où la DIN s’effectue actuellement de manière manuelle.&nbsp;<em>«&nbsp;Sans oublier nos nombreux autres projets, sur le champ de la pharmacie clinique et de la conciliation médicamenteuse, mais aussi pour la nomination du Responsable du management de la qualité du circuit des dispositifs médicaux implantables, la mise en œuvre du système d’identification unique des dispositifs médicaux et l'ouverture d'une stérilisation de territoire. Les mois et années à venir seront très chargés, mais aussi très stimulants pour nos équipes&nbsp;»</em>, conclut le chef de service. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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