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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-10T07:26:19+02:00</updated>
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   <title>Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »</title>
   <updated>2025-11-17T11:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pr-Maurice-Hayot-SFSN- Nous-vivons-un-moment-de-bascule _a4699.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2025-11-17T11:06:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Née début 2025, la Société francophone de santé numérique (SFSN) s’affirme déjà comme un acteur de référence au sein de l’écosystème national. Héritière de plusieurs structures pionnières, elle se distingue par une approche scientifique résolument transdisciplinaire, portée par une exigence d’éthique, de collaboration et d’évaluation rigoureuse des pratiques. Autant d’enjeux devenus centraux pour écrire l’avenir du numérique en santé, comme nous l’explique son président, le Professeur Maurice Hayot.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179905-64147484.jpg?v=1758192629" alt="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" title="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Dans quel contexte s’inscrit la création de la SFSN ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Maurine Hayot&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Fondée en janvier 2025, la Société francophone de santé numérique (SFSN) est une jeune société savante qui s’appuie sur un solide héritage. Elle prolonge les travaux de plusieurs structures pionnières, d’abord l’Association nationale de télémédecine (ANTEL), devenue par la suite la Société française de télémédecine (SFT-ANTEL), puis la Société française de santé digitale (SFSD). Ces évolutions successives ont accompagné l’essor du numérique en santé et les transformations de ses pratiques comme de ses terminologies. Forte de cet ancrage, la SFSN se définit aujourd’hui comme une société savante transdisciplinaire et pluriprofessionnelle, résolument tournée vers la structuration des connaissances et le partage des meilleures pratiques dans le champ de la santé numérique et de la télésanté. Ouverte à l’ensemble de la francophonie, elle s’appuie sur les dynamiques françaises tout en s’enrichissant des modèles développés à l’international. <br />   <br />  <strong>L’écosystème de la santé numérique est déjà dense. Quel est votre positionnement spécifique ?</strong> <br />   <br />  La stratégie d’accélération en santé numérique a effectivement inspiré un foisonnement d’initiatives, principalement centrées sur deux axes&nbsp;: la formation, avec la structuration de nouveaux parcours et l’émergence d’une communauté d’experts ; et l’innovation, notamment via les tiers-lieux d’expérimentation soutenant les entreprises du secteur. Mais entre ces deux champs, un espace reste à occuper, celui du partage des savoirs, du dialogue interdisciplinaire et de la production de repères collectifs. C’est précisément le rôle que souhaite jouer la SFSN.&nbsp;Notre ambition est de mobiliser les connaissances issues de la recherche et des pratiques de terrain, pour élaborer des recommandations, diffuser des bonnes pratiques et accompagner les mutations en cours dans toutes leurs dimensions – organisationnelles, éthiques, pédagogiques, cliniques et scientifiques. <br />   <br />  <strong>Comment cela se traduit-il concrètement dans votre organisation ?</strong> <br />   <br />  La SFSN s’est structurée autour de six pôles thématiques, chacun piloté par des experts reconnus. Le&nbsp;pôle « Recherche » soutient et valorise la production scientifique sur le numérique en santé, le&nbsp;pôle « Formation »&nbsp;agit pour le développement des compétences, avec une attention particulière à l’éthique et à la pertinence des usages, et le&nbsp;pôle « Pratiques en Télésanté et Numérique »&nbsp;recense les projets opérationnels pour mieux documenter les usages et favoriser leur diffusion. Le&nbsp;pôle « Sciences Humaines et Sociales », quant à lui,&nbsp;propose une lecture transversale des transformations à l’œuvre, en intégrant les apports du droit, de l’éthique, de la sociologie ou encore de l’économie, tandis que le&nbsp;pôle « Sciences du Numérique et Intelligence Artificielle »&nbsp;vise à rendre accessibles ces domaines techniques complexes. Enfin, le&nbsp;pôle « Partenariats France et International »&nbsp;incarne la volonté collaborative de la SFSN. Il favorise le dialogue entre cultures, disciplines et territoires, tout en accompagnant l’appropriation des mutations numériques par les professionnels. <br />   <br />  <strong>Il s’agit donc d’interroger la place du numérique dans la santé de demain…</strong> <br />   <br />  Le numérique est aujourd’hui omniprésent dans les pratiques de santé, mais cela ne signifie pas, pour autant, qu’il est toujours intégré de manière harmonieuse. On observe de nombreuses initiatives locales qui se développent en marge du cadre institutionnel. Portées par des acteurs de terrain, elles répondent à des besoins très concrets et méritent d’être regardées de plus près. Elles doivent être comparées à la littérature scientifique et aux expériences internationales pour en tirer des enseignements utiles. C’est justement là que se situe le rôle de la SFSN&nbsp;: croiser les regards, confronter les approches, proposer des méthodes rigoureuses d’évaluation et rendre visibles les projets porteurs. Toutes les sociétés savantes de spécialités intègrent désormais le numérique à leur réflexion. Notre mission est de proposer une lecture transversale, d’articuler les savoirs et les pratiques dans une perspective intégrée et collective.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Mais la recherche dans ce domaine présente des spécificités…</strong> <br />   <br />  Effectivement, contrairement aux médicaments, les essais cliniques randomisés contrôlés ne sont pas applicables pour évaluer les usages du numérique en santé. Il faut donc adopter d’autres approches. L’acceptabilité des outils constitue un indicateur essentiel, largement documenté par la littérature. Mais il faut également comprendre pourquoi certains dispositifs fonctionnent sur le terrain, quels sont les leviers de leur succès, comment ils peuvent être transposés ailleurs. C’est une recherche ancrée dans les usages, qui doit pouvoir éclairer l’action. <br />   <br />  <strong>Quels sont les prochains jalons pour la SFSN ?</strong> <br />   <br />  La priorité est de faire vivre cette nouvelle dynamique et d’installer durablement la SFSN dans le paysage sanitaire. Nous avons d’ores et déjà tissé des liens solides avec les institutions, comme en témoignent notre contribution aux travaux sur la stratégie nationale d’IA en santé, à l’invitation de la Délégation ministérielle au numérique en santé, et notre participation aux Assises de la télémédecine, organisées par l’Assurance maladie et la DGOS. Nous développons également des partenariats avec des sociétés savantes de spécialités, comme la Société française de cardiologie, particulièrement active sur le champ du numérique. À l’international, plusieurs collaborations sont en cours, en Europe, au Canada, en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. Ces projets devraient se concrétiser dans les mois à venir. Mais le rendez-vous majeur de cette première année sera sans doute la tenue des premières <a class="link" href="https://sfsn.fr/programme-des-assises-de-la-sfsn/" target="_blank">Assises de la SFSN, prévues les 11 et 12&nbsp;décembre 2025 à Montpellier</a>. Elles permettront de dresser un premier bilan, de valoriser les actions engagées et de faire émerger des orientations concrètes pour l’avenir.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Même si le numérique est désormais indissociable des parcours de soins, nous vivons un moment de bascule. Aujourd’hui encore, les actes numériques sont souvent considérés comme distincts des actes en présentiels. Cette séparation est-elle encore pertinente, alors que le numérique est devenu une composante « naturelle » de nos vies ?&nbsp;Il est temps de penser des parcours véritablement hybrides, associant distanciel et présentiel de manière fluide, coordonnée et adaptée aux besoins. Mais cette intégration soulève de vraies questions&nbsp;: quel modèle économique adopter ? Quelles organisations mettre en place ? Qui sera le mieux placé pour piloter ces nouveaux modèles ? Un médecin ? Un infirmier en pratique avancée ? Un nouveau métier, comme les gestionnaires de cas, ayant fait ses preuves au Québec ? Il faudrait maîtriser l’ingénierie des organisations et faire émerger des fonctions de coordination qui n’existent pas encore. Ces questions sont au cœur de nos réflexions. Elles incluent aussi les transformations liées à l’essor de l’intelligence artificielle, dont les applications doivent être pensées dès maintenant pour accompagner l’évolution des compétences et des métiers. Mais après tout, ces interrogations ne sont pas sans précédent&nbsp;: chaque grande avancée en médecine a soulevé ses propres défis. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’une étape de plus, essentielle et stimulante, que nous avons la responsabilité de construire collectivement. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<strong><em>Plus d’informations sur le<a class="link" href="https://sfsn.fr" target="_blank"> site de la SFSN</a>.</em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179905-64147487.jpg?v=1758192620" alt="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" title="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Naissance de la Société Francophone de Santé Numérique (SFSN)</title>
   <updated>2025-04-23T10:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Naissance-de-la-Societe-Francophone-de-Sante-Numerique-SFSN_a4471.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88087119-62387484.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-23T10:16:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Société Francophone de Santé Numérique (SFSN) a annoncé sa création, marquant une nouvelle étape dans l'évolution des instances pionnières en télésanté et en santé numérique dans le monde francophone.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88087119-62387484.jpg?v=1745396443" alt="Naissance de la Société Francophone de Santé Numérique (SFSN)" title="Naissance de la Société Francophone de Santé Numérique (SFSN)" />
     </div>
     <div>
      La SFSN, présidée par le Pr Maurice HAYOT entouré d’une équipe d’experts dans son nouveau bureau, succède à l’association Nationale de Télémédecine (ANTEL), devenue Société Française de Télémédecine (SFT-Antel) puis Société Française de Santé Digitale (SFSD). Forte de cet héritage, elle se positionne comme une société savante transdisciplinaire et pluriprofessionnelle, ouverte à l'ensemble du monde francophone. <br />   <br />  Les missions de la SFSN sont claires et engagées : diffuser et promouvoir les meilleures pratiques en télésanté, encourager l’utilisation éthique du numérique et de l’intelligence artificielle en santé, et soutenir le déploiement de solutions innovantes au service des patients.&nbsp;Dans cette perspective, la Société Française de Santé Numérique aspire à mobiliser les savoirs des communautés scientifiques, des professionnels de santé, et des associations d’usagers, en croisant les disciplines de la santé, des sciences humaines, et des sciences du numérique. <br />   <br />  <em>« Notre objectif est de rassembler la communauté scientifique, les praticiens et les représentants des patients, dans le monde francophone, afin d’améliorer les pratiques de soin à distance et promouvoir la recherche et l'innovation pour des pratiques éthiques du numérique en santé&nbsp;»</em>, indique le Pr Maurice HAYOT, président de la SFSN.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Les objectifs de la SFSN :</b></div>
     <div>
      Les principaux objectifs de la SFSN incluent la mobilisation des savoirs des communautés scientifiques et professionnelles, l'amélioration des pratiques de soin à distance, et le respect des enjeux éthiques et économiques liés à la santé numérique. Pour cela, la SFSN propose de mener des actions pour :  <ul>  	<li class="list">Rassembler&nbsp;la communauté francophone en santé numérique par des partenariats scientifiques,</li>  	<li class="list">Favoriser la recherche et la formation&nbsp;de haut niveau,</li>  	<li class="list">Promouvoir les bonnes pratiques&nbsp;et les recommandations en télésanté, en santé numérique et l’usage de l’intelligence artificielle en santé,</li>  	<li class="list">Organiser les premières assises&nbsp;francophones de Santé Numérique à la fin de l'année 2025.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Fondée en Janvier 2025, la Société Francophone de Santé Numérique (SFSN) est dédiée à l'avancement du numérique en santé et à la promotion des meilleures pratiques dans le domaine de la télésanté.&nbsp;Elle mettra en place des groupes de&nbsp;travail dédiés à la recherche, à la formation et aux pratiques de soin à distance, tout en relayant les actualités en santé numérique, avec une attention particulière portée au monde francophone. <br />  <strong>&gt;&nbsp;Vous pourrez rejoindre la SFSN sur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/sfsn-société-francophone-de-santé-numérique" target="_blank">LinkedIn</a>&nbsp;et bientôt sur son site internet&nbsp;sfsn.fr.</strong> <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L’exercice hospitalier de la radiologie sous la loupe de la SFR Junior</title>
   <updated>2024-10-07T18:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-exercice-hospitalier-de-la-radiologie-sous-la-loupe-de-la-SFR-Junior_a4273.html</id>
   <category term="Imagerie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/83203116-59606964.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-03T18:10:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Branche « Jeunes » de la Société française de radiologie (SFR), la SFR Junior s’intéresse principalement aux problématiques liées à la formation et aux débuts de l’exercice professionnel, notamment en ce qui concerne les choix d’installation. Des thématiques « centrales dans la carrière » des jeunes radiologues, comme nous l’explique le Professeur Grégoire Boulouis, co-responsable de la SFR Junior et radiologue au CHRU de Tours.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203116-59606964.jpg?v=1727862264" alt="L’exercice hospitalier de la radiologie sous la loupe de la SFR Junior" title="L’exercice hospitalier de la radiologie sous la loupe de la SFR Junior" />
     </div>
     <div>
      <strong>La SFR Junior, commission thématique de la société savante, s’adresse aux jeunes radiologues partout en France. Quels sont ses champs d’action&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Grégoire Boulouis&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La SFR Junior traite de tous les sujets qui, au sein de la SFR, impliquent les internes, les chefs de clinique, les assistants hospitaliers et les jeunes radiologues jusqu’à cinq ans après leur fin de post-internat. Nous sommes pour cela en lien direct avec la SFR, mais aussi avec d’autres organes représentatifs de la profession&nbsp;– le Collège des enseignants en radiologie de France (Cerf), le Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH), la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) –, ou d’autres associations d’internes et de jeunes médecins.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont, plus spécifiquement, les principales thématiques traitées&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Notre principale mission est de créer les liens et les opportunités qui&nbsp;permettront aux jeunes professionnels de la radiologie de découvrir et de s’épanouir dans les différents modes d’exercice en imagerie médicale. Nous accompagnons les jeunes radiologues dans les étapes clés de leur début de carrière. Le champ d’action de la SFR Junior est donc vaste et couvre beaucoup de thématiques de fond, et d’actualité.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont les problématiques liées à l’installation&nbsp;? Concernent-elles tous les jeunes radiologues&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le sujet de «&nbsp;l’installation&nbsp;» concerne principalement l’exercice libéral, bien que la question du mode d’exercice se pose à tous les radiologues en fin d’internat, qu’ils envisagent une carrière dans le secteur hospitalier, libéral, ou un exercice mixte. Ce choix du mode d’exercice a un impact direct sur le lieu d’installation et les modalités qui en découlent. Au sein de la SFR Junior, nous nous intéressons particulièrement aux problématiques de l’installation, car elles affectent tous les jeunes radiologues au moment crucial de leur début de carrière. Cela inclut les enjeux financiers et logistiques, mais aussi des questions plus larges, conjoncturelles, telles que la financiarisation de la radiologie, qui tend à transformer l’exercice libéral. Afin de répondre à ces préoccupations, lors des prochaines Journées françaises de radiologie (JFR), nous organiserons une session dédiée au sujet du mode d’exercice, et une session portant sur la financiarisation en collaboration avec l’association Corail, qui milite pour une radiologie «&nbsp;indépendante et libre&nbsp;». Ces sessions ont pour vocation d’éclairer les défis liés à l’installation et d’apporter des pistes de réflexion et d’action pour préserver la liberté de choix dans l’exercice de notre profession. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em></strong><strong>&nbsp;de l’exercice hospitalier&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  L’exercice hospitalier traverse des défis, mais il reste un lieu riche en opportunités pour ceux qui souhaitent s’y investir. Ces défis ne sont d'ailleurs pas propres à l'imagerie médicale. Le Ségur de la Santé a apporté des revalorisations salariales, mais des problématiques majeures persistent, telles que le manque de moyens et d’effectifs.&nbsp;Le défi principal n’est pas tant de faire venir les jeunes radiologues à l’hôpital&nbsp;– ils y passent tous lors de leur formation –&nbsp;mais de leur montrer comment ils peuvent y bâtir une carrière épanouissante.&nbsp;L’innovation, la recherche, l’enseignement et l’expertise sont autant d’atouts majeurs, contribuant à l’attractivité, et où les jeunes professionnels trouvent un véritable sens à leur métier. L’exercice hospitalier est très riche.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Justement, pourquoi certains partent quand d’autres font le choix de rester&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est la question qu’il faut se poser dès lors que l’on aborde le sujet de l’attractivité de l’hôpital auprès des médecins. Ce secteur a de nombreux atouts&nbsp;: la spécificité de l’exercice et la sur-spécialisation, l'innovation technologique, la possibilité de développer de nouvelles activités, l’impact territorial… Cela est notamment vrai pour les Centres hospitaliers universitaires, qui attirent naturellement davantage des profils intéressés par la recherche et l’enseignement. Rejoindre un CHU, c’est souvent évoluer dans un environnement de sur-expertise, avec des interactions et une communauté portée sur l’innovation. Lors de ses premières années d’exercice, un jeune professionnel de santé est donc amené à prendre tous ces critères en compte pour faire son choix, en termes de mode d’exercice, mais aussi de la typologie de la structure qu’il souhaite intégrer. <br />   <br />  <strong>De quelle manière la SFR Junior accompagne-t-elle ces réflexions&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Comme évoqué plus haut, nous sommes en interaction permanente avec les organes représentatifs de la profession ainsi qu’avec plusieurs branches juniors de sociétés savantes travaillant spécifiquement sur l’exercice des jeunes médecins et des internes. Nous participons aussi aux événements de la SFR, dont bien sûr les JFR, pour sensibiliser les professionnels à nos problématiques, et accompagner les jeunes dans leurs questionnements. Mais nous avons aussi nos propres projets. Le Dr Alice Le Berre, co-responsable de la SFR Junior, a par exemple pensé et mis en place le <a class="link" href="https://www.radiologie.fr/la-sfr/trajectoires-aux-rayons-x-les-podcasts-la-sfr-junior" target="_blank">podcast&nbsp;<em>Trajectoire(s) au rayon X,</em>&nbsp;dont la première saison est déjà en ligne</a>. Athlètes, autrices, ministres, pionniers de la recherche, musiciens… neuf radiologues reviennent sur leurs parcours atypiques au travers d’échanges passionnants. Et c’est d’ailleurs un format qui plaît, puisqu’une saison deux est en préparation avec, cette fois-ci, des profils plus variés, mais toujours de professionnels de l’imagerie médicale.&nbsp;  <div>  <div id="ftn1">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La SFR Junior présente aux JFR 2024&nbsp;</strong> <br />   <br />  Du jeudi 4 au lundi 7 octobre 2024, la SFR organise une nouvelle édition des Journées françaises de radiologie qui se tiendront, comme à l’accoutumée, au Palais des congrès de Paris. À l’instar des années précédentes, un programme riche et varié rythmera ces cinq journées dédiées au monde de l’imagerie médicale, dans toutes ses dimensions. La SFR Junior sera pour sa part représentée par des professionnels accueillis au sein de l’espace SFR.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>D’autres sociétés d’organes juniors participeront aussi à l’événement&nbsp;»</em>, précise le Pr Grégoire Boulouis, co-responsable de la SFR Junior. Un Parcours Junior a en outre été pensé pour les professionnels en début de carrière.&nbsp;<em>«&nbsp;À la fois</em>&nbsp;<em>généralistes ou s’intéressant à des thématiques spécifiques, les conférences et ateliers référencés dans le Parcours Junior ne sont pas hyperspécialisés, mais conviennent bien aux pratiques et problématiques des jeunes professionnels de la radiologie&nbsp;»</em>, explique Grégoire Boulouis.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »</title>
   <updated>2024-05-29T09:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-prevention-du-risque-infectieux-est-aujourd-hui-a-la-croisee-des-chemins_a4147.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/80252115-57958779.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-29T09:13:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À quelques semaines de l’ouverture du XXXIVème congrès national de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), qui se tiendra cette année du 5 au 7 juin au Centre Prouvé de Nancy, Hospitalia a rencontré le Docteur Pierre Parneix, président de la société savante et responsable du CPias Nouvelle-Aquitaine, pour faire le point sur les enjeux de la discipline et revenir sur quelques temps forts du congrès.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80252115-57958779.jpg?v=1715669525" alt="« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »" title="« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »" />
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      <strong>Quels sujets occupent actuellement la SF2H&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Pierre Parneix</em></strong>&nbsp;: La prévention du risque infectieux, bien sûr, qui demeure au cœur de nos préoccupations, dans les structures de soins mais aussi auprès du grand public. L’on peut à cet égard déplorer qu’en population générale, les «&nbsp;bonnes&nbsp;» habitudes acquises à la suite de la crise Covid se soient perdues. Je pense notamment ici à l’hygiène des mains qui, un temps, était devenue un geste réflexe. Il aurait été utile de la maintenir, mais il aurait aussi fallu, pour cela, conserver des distributeurs de produits hydro-alcooliques fonctionnels au sein de l’espace public. Toujours est-il que pour poursuivre et pérenniser les actions de prévention et de contrôle des infections (PCI), il nous faut continuer à inscrire notre discipline dans une dynamique positive. Le réseau des Jeunes professionnels de la prévention du risque infectieux (JePPRI) s’y emploie très bien, multipliant les actions et les animations pour susciter, avec succès, l’intérêt des jeunes générations. Pour notre part, nous œuvrons toujours pour la création d’un statut d’infirmier de pratique avancée (IPA) en PCI, qui permettra d’acquérir et de valoriser de nouvelles compétences. Cela nous semble, aussi, être une manière opportune de faire face aux défis à venir dans le domaine de la sécurité des soins. <br />   <br />  <strong>Justement, l’un de ces défis consiste à mieux articuler les enjeux du contrôle de l’infection, avec ceux du développement durable. Comment les adressez-vous&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette problématique mobilise en effet beaucoup les professionnels de la prévention du risque infectieux, d’autant qu’elle trouve un réel écho auprès des autres spécialistes et métiers hospitaliers. Le développement durable s’est ainsi fortement, et naturellement, implanté au sein de notre société savante, qui compte bien y prendre part. Par exemple, nous travaillons à réduire l’impact carbone de notre congrès national qui, comme tout événement de cette envergure, est par essence non durable.&nbsp;Chercher à être les moins impactants sur le plan écologique est pour nous un devoir, et nous avons déjà identifié plusieurs actions en ce sens pour l’édition 2024, qui se tiendra du 5 au 7 juin prochains à Nancy. Comme je le soulignais, cette tendance se matérialise aussi dans les pratiques professionnelles, où la notion d’éco-responsabilité occupe désormais une place majeure. Nous l’observons, par exemple, dans la volonté de réduire le recours aux produits chimiques et, plus globalement, de privilégier des formulations moins nocives pour l’environnement.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cette dimension durable sera au cœur de la session internationale, qui est toujours un temps fort du congrès. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous évoquerons notamment le retraitement des dispositifs médicaux à usage unique, un enjeu qu’il nous semble utile d’adresser dans un contexte de raréfaction des ressources et des matières premières – ce qui suscite des inquiétudes croissantes chez les spécialistes médicaux, nombreux à utiliser des dispositifs très sophistiqués sur le plan électrique et électronique, pour lesquels l’usage unique est longtemps resté la règle. Or ces équipements critiques ne sont pas produits dans notre pays. Nous ne sommes donc pas à l’abri de ruptures, à l’instar de celles que nous connaissons déjà pour certains médicaments. Pourtant, le retraitement des dispositifs à usage unique est autorisé par la règlementation européenne, et plusieurs pays ont déjà sauté le pas. Mais la France restait en retrait. Notre législation sur la prévention du risque infectieux a en effet été mise en place à la suite du scandale sanitaire de la Clinique du Sport qui, comme vous le savez, était dû à des dispositifs médicaux mal stérilisés. L’attentisme français est donc compréhensible.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80252115-57958780.jpg?v=1715669589" alt="« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »" title="« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »" />
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      <strong>La donne a toutefois changé.</strong> <br />   <br />  Face aux risques de pénuries, les autorités ont en effet compris que des évolutions étaient nécessaires. La Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 a donc ouvert la voie au retraitement des dispositifs médicaux à usage unique, qui devrait être expérimenté à l’AP-HP, aux Hospices Civils de Lyon et au CHU de Bordeaux. Mais il ne s’agit pas, non plus, d’ouvrir toutes les vannes&nbsp;: ces dispositifs ne pourront être retraités que par un prestataire offrant toutes les garanties de sécurité sanitaire. Il sera d’ailleurs tenu de les soumettre à une nouvelle procédure de marquage CE, engageant ainsi sa responsabilité en cas de dysfonctionnement. À ce jour, un seul industriel européen, implanté en Allemagne, est en mesure de mener à bien cette tâche complexe. La SF2H a visité ses installations et constaté la rigueur de ses processus. Pour autant, une fois l’expérimentation parvenue à son terme, il nous faudra construire une filière efficace, afin que chaque établissement souhaitant retraiter ses dispositifs médicaux à usage unique puisse le faire en toute confiance, et dans des délais maîtrisés. Ce sont autant d’enjeux que nous évoquerons lors de la session internationale, avec des retours d’expériences de nos confrères européens. <br />   <br />  <strong>Que dit cette évolution des tendances actuelles en matière de prévention du risque infectieux&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous assistons clairement à un changement de paradigme. Longtemps, l’interdiction systématique était la règle, particulièrement à l’Hôpital où le risque infectieux est souvent synonyme de conséquences délétères pour les patients. Des assouplissements sont désormais en cours, mais il nous faut les mettre en œuvre intelligemment afin d’assurer, autant que possible, la maîtrise de ce risque. Ces évolutions sont, nous l’avons vu, imposées par le contexte actuel, avec une attention marquée portée à la notion de responsabilité sociale et environnementale. Nous avons évoqué le cas des dispositifs médicaux à usage unique, mais les exemples sont nombreux. Ainsi, la réutilisation des eaux usées traitées était également interdite dans les établissements de santé et les structures accueillant des publics fragiles. Des changements sont également en cours ici, avec comme double objectif d’alléger la pression sur les ressources d’eau naturelle, tout en maintenant la sécurité sanitaire des populations.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Autre moment attendu par les congressistes&nbsp;: la présentation des travaux de la SF2H sur la prévention des risques respiratoires. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est typiquement un sujet de l’ère post-Covid. Nous avions déjà évoqué quelques pistes lors du congrès 2023, mais nous pourrons désormais présenter nos travaux plus en détail, car le futur Guide de prévention des transmissions respiratoires est en cours de finalisation et devrait paraître en septembre. Sa rédaction a associé des ingénieurs, des spécialistes de la qualité de l’air et des membres de l’INRS, et ce croisement des regards est en lui-même un nouveau paradigme. La SF2H compte d’ailleurs bien continuer à s’ouvrir à d’autres cultures. Par exemple, dans le cadre de nos travaux sur la prévention des risques liés à l’eau, nous cherchons à nous rapprocher des ingénieurs hospitaliers pour réfléchir à l’optimisation des réseaux, mais aussi des constructeurs afin de, peut-être, améliorer la conception des siphons, qui sont souvent contaminés par des bactéries résistantes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ce XXXIV<sup>ème&nbsp;</sup>congrès mettra également l’accent sur les dispositifs de pédagogie ludique, et particulièrement les&nbsp;<em>escape games</em>, qui rencontrent un succès croissant au sein des établissements de santé…</strong> <br />   <br />  Les approches ludo-éducatives suscitent effectivement un réel intérêt sur le terrain, avec de nombreux dispositifs développés en interne. Lors de notre appel à candidatures, nous avons reçu pas moins de 23 dossiers&nbsp;! La mission MATIS prévoit d’ailleurs d’effectuer un recueil des outils existants, qui devraient à terme être accessibles via une base de données nationale. Notre prochain congrès proposera quant à lui plusieurs animations pédagogiques, sur la prévention du risque infectieux mais aussi, par exemple, la prévention des risques psycho-sociaux, qui représente aujourd’hui un réel point de vigilance au sein des établissements de soins. Aucune spécialité n’est épargnée, y compris la nôtre. Cette problématique a déjà été traitée par la SF2H sous l’angle des ratios, car des équipes en sous-effectifs sont à risque de&nbsp;<em>burn-out</em>. Mais nos recommandations ne sont malheureusement pas appliquées.&nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80252115-57958812.jpg?v=1715669589" alt="« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »" title="« La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins »" />
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      <strong>Quelle est aujourd’hui la situation sur le terrain&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il est difficile de disposer ici de chiffres précis, car le système de recueil national des effectifs hygiénistes n’est plus alimenté. Une enquête menée par notre société savante a toutefois mis en lumière la persistance d’un sous-dimensionnement des équipes, qui peut certainement être expliqué par les difficultés de recrutements au sein des établissements de santé. Il est donc plus que jamais nécessaire d’identifier les risques psycho-sociaux en amont, car&nbsp;l’épuisement professionnel n’est pas sans impact sur la qualité et la sécurité des soins.&nbsp;À titre d’exemple, le CPias Nouvelle-Aquitaine a récemment effectué une analyse de la pratique professionnelle des équipes d’hygiène hospitalière, afin d’évaluer les difficultés éventuelles et mettre en œuvre les mesures adéquates. Ces travaux seront d’ailleurs lauréats du prochain Prix Paramédical ce qui, nous l’espérons, favorisera leur réplication. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;des sessions autour de l’antibiorésistance&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les résistances bactériennes représentent un enjeu constant. Mais la situation a changé, car nous avons perdu la maîtrise complète qui était la règle il y a encore seulement quelques années. Il n’est plus rare, désormais, de voir des établissements débordés par une épidémie de bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe). Un virage est désormais en cours pour s’adapter à cette nouvelle réalité, en lien avec nos capacités réelles de traitement et les moyens dont nous disposons. À cet égard, il est dommage que les logiciels métiers facilitant la collecte et l’exploitation des données ne soient pas plus largement utilisés. Ils sont certes un coût, mais celui-ci est sans commune mesure avec le retour sur investissement, y compris et surtout en termes de santé publique. Toujours est-il que l’antibiorésistance ne peut plus être traitée comme elle l’était il y a une décennie.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Que préconisez-vous&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Peut-être faudrait-il différencier notre stratégie selon la dangerosité du pathogène. Par exemple, la présence du gène de résistance NDM-1, qui s’est diffusé dans plusieurs types de bactéries, est plus problématique, car plus complexe à traiter, que d’autres mécanismes de résistance. Ces réflexions seront également évoquées au cours de notre congrès, qui se penchera en outre sur la prévention des infections urinaires, elles-mêmes identifiées comme l’un des principaux réservoirs de bactéries multi-résistantes (BMR), notamment au sein des EHPAD. Sur ce dernier point, si la prévention du risque infectieux a incontestablement progressé dans les établissements médico-sociaux, particulièrement grâce aux Équipes mobiles d’hygiène (EMH), la marge de progression demeure importante, sur la friction hydro-alcoolique, la vaccination, etc. Mais nous sommes optimistes car les EMH sont soutenues et financées par les pouvoirs publics&nbsp;; elles ont donc vocation à s’étendre encore. Ce dispositif est en outre très favorablement accueilli par les équipes des EHPAD, tout en étant source de satisfaction pour les professionnels y exerçant. Les IDE hygiénistes sont, par exemple, de plus en plus nombreux à demander à rejoindre une EMH. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La prévention du risque infectieux est aujourd’hui à la croisée des chemins, pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer.&nbsp;Le pragmatisme est plus que jamais de mise pour à la fois relever les enjeux actuels et mieux anticiper ceux à venir.&nbsp;Les défis sont certes nombreux, mais la volonté d’y faire face collectivement est bien réelle. Et, si nous avons bien sûr des sujets d’inquiétudes, notamment en ce qui concerne un dimensionnement adéquat des effectifs hygiénistes afin que les professionnels sur le terrain puissent mener à bien les nombreuses missions qui sont les leurs, nous sommes aussi heureux de constater que notre discipline attire de jeunes médecins et de jeunes infirmiers véritablement engagés pour la santé publique. La relève semble assurée&nbsp;! <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;<a class="link" href="https://www.sf2h.net" target="_blank">Plus d’informations sur le congrès 2024 et l’actualité de la SF2H.</a>  </em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/La-prevention-du-risque-infectieux-est-aujourd-hui-a-la-croisee-des-chemins_a4147.html" />
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   <title>Intelligence artificielle et garantie humaine : IA, un outil à utiliser avec raison...</title>
   <updated>2023-05-03T10:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Intelligence-artificielle-et-garantie-humaine-IA-un-outil-a-utiliser-avec-raison_a3697.html</id>
   <category term="Imagerie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/72587082-50507704.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-03T10:45:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
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    <![CDATA[
Dans un moment de progrès scientifique et technique où l’intelligence artificielle (IA) est mise en avant et génère de nombreuses interrogations, la Société Française de Radiologie souhaite partager son expérience et son expertise pour une utilisation raisonnée de l’IA appliquée au domaine de la santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72587082-50507704.jpg?v=1683105014" alt="Intelligence artificielle et garantie humaine : IA, un outil à utiliser avec raison..." title="Intelligence artificielle et garantie humaine : IA, un outil à utiliser avec raison..." />
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      Depuis quelques années, l’IA prend un plus grand rôle dans les solutions d’imagerie médicale. Nous analysons avec précision ce développement pour la situer dans une <em>«&nbsp;juste place&nbsp;»</em>, c’est-à-dire comme une aide au diagnostic.&nbsp; <br />   <br />  Le radiologue doit s’assurer et veiller à ce que ces technologies innovantes répondent aux questions éthiques, en respectant les règles fondamentales qui régissent le soin et la relation humaine entre la personne et son praticien.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluer les avantages et les limites de l’IA</b></div>
     <div>
      La révolution du numérique a été le fait marquant de fin du&nbsp;XXe&nbsp;siècle&nbsp;en médecine avec la mise en œuvre des dossiers numériques concernant les images et les comptes rendus de radiologie, leur archivage, leur transmission et le traitement des données. Les radiologues ont souvent été les précurseurs sur ces sujets. <br />   <br />  Forts de leur expérience dans le numérique en santé et des connaissances acquises, les radiologues sont en mesure de définir le champ d’utilisation de l’IA, dans le respect de la relation avec la personne et selon les règles d’éthique et de déontologie médicale.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un outil d’aide au praticien et non de substitution</b></div>
     <div>
      Le radiologue utilise, depuis toujours, des outils de post-traitement des images et d’aide à la décision.&nbsp; <br />   <br />  L’informatique utilisant l’IA en imagerie doit être au service du radiologue, tout en lui ouvrant de nouveaux potentiels. Il s’agit d’un outil qui pourra, sous son contrôle, le décharger de certaines tâches. Seul, le radiologue produit,&nbsp;<em>in fine</em>,&nbsp;le compte-rendu dans lequel il engage sa valeur ajoutée, sa responsabilité médicale et son humanité, pour assurer la meilleure <em>«&nbsp;prise en soin de la personne&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  Ces outils d’IA peuvent être utilisés dans différents cadres&nbsp;: le dépistage, l’aide au suivi, l’aide à la caractérisation de lésions.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les avantages de l’IA</b></div>
     <div>
      L’IA bénéficie d’une puissance de calcul qui apporte des réponses satisfaisantes à des questions précises. La rapidité des réponses apportées par des solutions d’IA est un atout déterminant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les limites de l’IA</b></div>
     <div>
      Il est important pour les radiologues et pour l’ensemble des acteurs de la santé de comprendre l’intérêt et les limites de chacune de ces techniques. Elles doivent être analysées et expertisées dans chacun des différents domaines de spécialités. <br />  DRIM France IA représente l’ensemble des radiologues français pour accompagner l’utilisation de l’IA en radiologie. Elle a commencé, à travers son site internet, à proposer aux radiologues français une analyse des solutions d’IA pour le dépistage des fractures et des solutions d’intelligence artificielle en mammographie. Cette démarche va être progressivement étendue à l’ensemble des solutions d’IA disponibles sur le marché français. Il s’agit de définir la&nbsp;<em>«&nbsp;juste place&nbsp;»</em> des solutions d’IA en évolution, dans la <em>«&nbsp;bonne prise en soins&nbsp;»</em> des patients.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le contrôle humain ou « garantie humaine », une valeur éthique irremplaçable</b></div>
     <div>
      Avec DRIM France IA, la Société Française de radiologie (SFR) est pionnière pour porter, avec l’ensemble des acteurs de la radiologie française, cette idée de <em>«&nbsp;garantie humaine de l’IA&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  Au plan des principes éthiques, la «&nbsp;garantie humaine&nbsp;»&nbsp;de l’intelligence artificielle renvoie à la nécessité de ne pas abandonner l’autonomie d’action ou de décision humaine, dans un contexte de diffusion de plus en plus rapide de l’IA en santé. Ce principe relève de l’idée de ne pas laisser les algorithmes d’intelligence artificielle opérer indépendamment de tout regard humain. La supervision humaine se décline également au stade de la conception de ces solutions d’intelligence artificielle et le radiologue doit veiller à <em>«&nbsp;l’éthique de la promesse&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Ce principe est désormais clairement inscrit dans les recommandations d’usage portées par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur l’IA (Avis 129 et 141). Il est rendu juridiquement opposable par l’article 17 de la loi de bioéthique d’août 2021.&nbsp; <br />   <br />  L’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA (AI Act), en 2025, donnera au principe de <em>«&nbsp;garantie humaine&nbsp;»</em> une applicabilité juridique à l’échelle de l’Union Européenne, en l’assortissant d’un niveau de sanctions équivalant à celui du Règlement général sur la protection des données (RGPD).&nbsp; <br />   <br />  Les acteurs de la radiologie française doivent continuer à porter ce principe et à le décliner sous forme de modèles opérationnels. Comme l’est le dispositif du <em>«&nbsp;Collège de garantie humaine&nbsp;»</em> qui associe les représentants des professionnels et des patients. Cette démarche permet d’apporter la réflexion humaine à l’IA, dès sa conception et dans l’application en <em>«&nbsp;vie réelle&nbsp;»</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les applications de l’IA dans le domaine de l’imagerie médicale </b></div>
     <div>
      L’IA en imagerie propose des algorithmes de priorisation et de <em>«&nbsp;work flow&nbsp;»</em>&nbsp;de prise en charge en cas de suspicion de fractures périphériques en radiologie conventionnelle.&nbsp; <br />   <br />  Le radiologue peut, grâce à ces outils de triage, mettre en avant son expertise et se consacrer aux examens avec suspicion de fracture. Et ainsi l’IA accélère la prise en charge des patients aux urgences.&nbsp; <br />   <br />  Les solutions d’IA en mammographie sont une aide associée à l’interprétation classique. Elles permettent aux radiologues de sécuriser la prise en charge du patient. La décision définitive sur l’existence de lésions, sur leur nature et sur leur classification repose,&nbsp;in fine, uniquement sur l’analyse et l’interprétation du radiologue.&nbsp; <br />   <br />  Il est probable que l’IA permette de simplifier la production des reconstructions des images à partir des données brutes produites par les examens d’imagerie en coupes. Mais cela doit rester sous le contrôle du radiologue qui reste vigilant aux lésions que l’automatisation aurait effacées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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