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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-15T06:47:48+02:00</updated>
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   <title>Le CHU de Lille se dote de robots innovants pour la délivrance unitaire et nominative de médicaments</title>
   <updated>2026-03-04T14:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-de-Lille-se-dote-de-robots-innovants-pour-la-delivrance-unitaire-et-nominative-de-medicaments_a4951.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2026-03-04T13:57:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
DUNA, pour Délivrance Unitaire Nominative Automatisée, c’est le nom de la nouvelle activité réalisée par la pharmacie centrale du CHU de Lille pour robotiser la délivrance des médicaments à ses patients. Cette innovation est actuellement déployée au sein deux unités de soins de longue durée de l’hôpital Les Bateliers et deux unités de soins médicaux et de réadaptation gériatriques de l’hôpital Calmette, avant de se généraliser à la majorité des services, préfigurant ainsi les usages de la future nouvelle pharmacie, que le CHU souhaite à la pointe de la technologie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95082197-66595690.jpg?v=1772629363" alt="Le CHU de Lille se dote de robots innovants pour la délivrance unitaire et nominative de médicaments" title="Le CHU de Lille se dote de robots innovants pour la délivrance unitaire et nominative de médicaments" />
     </div>
     <div>
      Depuis l’implantation du système DUNA à la pharmacie centrale du CHU de Lille, ce sont de véritables piluliers individualisés et automatisés qui sont expédiés une à deux fois par semaine dans plusieurs services gériatriques. Ce nouveau système permet de sécuriser la prise en charge médicamenteuse des patients du CHU, mais aussi de réduire les stocks de médicaments existants dans les services de soin et la gestion conséquente qui y est associée, assumée bien souvent par le personnel soignant de nuit. Ce dispositif a donc l’avantage de redonner du temps aux équipes soignantes pour prendre soins de leurs patients.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une technologie de pointe pour automatiser la délivrance des médicaments</b></div>
     <div>
      Directement reliés au système de prescription informatisée du CHU de Lille, les 4 automates qui composent la DUNA ont pour mission de préparer le traitement journalier de chaque patient de façon nominative. Deux automates préparent des doses unitaires (de comprimés, de gélules ou de sachets) et les emballent avec une étiquette permettant leur traçabilité. Deux autres automates constituent ensuite les piluliers individuels nominatifs associés à leur prescription. <br />   <br />  Les piluliers sont ensuite expédiés de façon hebdomadaire ou bi-hebdomadaire dans les services participant à cette expérimentation par les services de transport du CHU de Lille. Pas moins de 4 500 doses par semaine sont actuellement produites grâce au système DUNA. La pharmacie centrale souhaite déployer cette nouvelle organisation pour environ 80 % des lits du CHU. Outre la sécurisation du circuit du médicament permise par ce nouvel équipement, les aspects de développement durable sont également pris en considération. Les doses unitaires de médicaments sont réutilisables, un circuit de retour et de recyclage des médicaments non utilisés est organisé entre les services de soin et la pharmacie, et les équipes travaillent actuellement sur un système d’emballage biodégradable. <br />   <br />  Mais le principal atout réside surtout dans la gestion des stocks de médicaments au sein des services de soins. Auparavant stockés dans de grandes armoires à pharmacie, conditionnés en boîte et soumis à un suivi scrupuleux des dates de péremption réalisé par les soignants, les médicaments arrivent désormais pré-emballés et à la juste dose directement dans les services. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un système innovant, plébiscité par les équipes soignantes utilisatrices</b></div>
     <div>
      Afin de mettre en place cette innovation, les équipes de la pharmacie centrale ont travaillé en étroite collaborations avec les unités de soins de longue durée gériatriques participant au déploiement du dispositif. L’objectif a été de définir la meilleure façon de procéder pour assurer la sécurité de la distribution des médicaments et perturber le moins possible l’organisation des soins. Avec une livraison hebdomadaire ou bi-hebdomadaire, le système DUNA offre néanmoins une grande réactivité en cas de changement dans la prescription médicamenteuse faite aux patients, en s’adaptant en temps réel aux modifications souhaitées par le médecin. Les services de soin peuvent ainsi se décharger de cette gestion des traitements, pour se concentrer sur leur administration au patient. <br />   <br />  Un travail a également été mené avec les services logistiques et de transport du CHU, puisque cette nouvelle organisation change considérablement les modalités de livraison des services en médicaments. Au final, le système DUNA est plébiscité par les équipes soignantes utilisatrices, qui y voient un gain de temps dans la gestion des stocks de médicaments, mais aussi un gain en sécurité et en traçabilité des prescriptions médicamenteuses. Les conditions de travail des agents de la pharmacie travaillant en secteur DUNA ont également été considérées, grâce à une étude acoustique et la mise en place de moyens de prévention adaptés à l’utilisation de ces nouvelles machines. <br />   <br />  Grâce à ce système innovant de robotisation de la délivrance médicamenteuse, la pharmacie centrale du CHU pose la 1ère&nbsp;pierre de la nouvelle pharmacie qui verra le jour d’ici 2029, et comportera de nombreux systèmes d’automatisation et de sécurisation du médicament, au bénéfice des 1,4 million de patients pris en charge chaque année au CHU de Lille. <br />   <br />  <em>"Nous travaillons quotidiennement sur la qualité des soins et la sécurité du médicament dans notre service, nous avons donc participé très tôt au groupe de travail avec la pharmacie centrale sur la DUNA. Nous avons le sentiment d’avoir été écoutées par nos collègues de la pharmacie, même si quelques améliorations restent encore à apporter. Concrètement, la DUNA nous permet de simplifier l’administration du médicament à nos patients, les 3 temps de vérification, distribution et validation se font maintenant au même moment, au lit du malade, c’est beaucoup plus sécurisé. C’est aussi un gain de temps pour les équipes de nuit qui préparaient auparavant tous les piluliers",</em>&nbsp;témoignent Stéphanie et Adélaïde, infirmières au sein de l’unité de soins de longue durée gériatriques, Les Bateliers <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Une première nationale au GHEF : 6 interventions robotiques réalisées en une seule journée</title>
   <updated>2026-02-17T14:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Une-premiere-nationale-au-GHEF-6-interventions-robotiques-realisees-en-une-seule-journee_a4917.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2026-02-17T14:00:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF) signe une réussite unique en France et une première nationale : six interventions robotiques ont été réalisées en une seule journée sur le site de Marne-la-Vallée. Trois mois seulement après l’arrivée du robot chirurgical sur le site, cette performance constitue une véritable prouesse organisationnelle et médicale. Les interventions concernaient des chirurgies de la vésicule biliaire, réalisées intégralement par assistance robotique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94552643-65995011.jpg?v=1771316390" alt="Une première nationale au GHEF : 6 interventions robotiques réalisées en une seule journée" title="Une première nationale au GHEF : 6 interventions robotiques réalisées en une seule journée" />
     </div>
     <div>
      Cette réussite est le fruit d’un engagement fort des équipes. Les chirurgiens du GHEF ont bénéficié d’une formation spécifique à Oslo, auprès du docteur Branislav Azanjac, expert reconnu en chirurgie robotique, afin de garantir un haut niveau de maîtrise technique et de sécurité. Cette démarche témoigne de la volonté du GHEF d’investir dans l’excellence, l’innovation et le développement des compétences au service des patients du territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une mobilisation collective exemplaire</b></div>
     <div>
      Au-delà de la performance technique, cette journée illustre la qualité organisationnelle du GHEF. Chirurgiens, anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire, aides-soignants, cadres de santé, services support : chaque corps de métier s’est coordonné avec précision. L’anticipation des besoins, la planification rigoureuse des interventions, la fluidité des parcours patients et la coopération interprofessionnelle ont permis de relever ce défi ambitieux dans des conditions optimales de sécurité et de qualité. Cette synergie exceptionnelle démontre la capacité des équipes médicales et paramédicales du GHEF à travailler de concert pour atteindre un niveau d’excellence rarement observé à l’échelle nationale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une qualité de prise en charge renforcée</b></div>
     <div>
      Cette première nationale illustre concrètement la qualité de la prise en charge proposée au sein du Grand Hôpital de l’Est Francilien. L’intégration rapide et performante du robot chirurgical confirme le dynamisme de l’établissement et son engagement constant en faveur de l’innovation au service des patients. <br />   <br />  Le GHEF réaffirme ainsi sa position d’acteur majeur de la santé en Île-de-France et en France, capable de conjuguer expertise médicale, organisation exemplaire et innovation technologique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir</title>
   <updated>2026-01-28T14:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Au-coeur-du-CHU-de-Poitiers-une-pharmacie-hospitaliere-tournee-vers-l-avenir_a4837.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2026-01-28T14:10:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au CHU de Poitiers, la pharmacie à usage intérieur (PUI) occupe une place stratégique au sein de l’organisation hospitalière. Entre logistique, préparation des traitements, formation des futurs professionnels et pratiques plus durables, le service combine expertise technique, innovation et engagement humain pour accompagner au mieux les patients et anticiper les évolutions de l’hôpital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142795-65144068.jpg?v=1765469463" alt="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" title="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" />
     </div>
     <div>
      Implantée sur le site de la&nbsp;Milétrie, la PUI du CHU de Poitiers&nbsp;concentre&nbsp;l’ensemble des activités&nbsp;caractéristiques des&nbsp;grandes pharmacies hospitalières françaises&nbsp;: plateforme logistique,&nbsp;secteur&nbsp;préparatoire, unité de chimiothérapie, zone d’essais cliniques, radiopharmacie et stérilisation.&nbsp;Cette organisation s’inscrit néanmoins dans un contexte hospitalier singulier.&nbsp;<em>« Le CHU de Poitiers a la particularité de couvrir quasiment tous les hôpitaux publics du département. Trois PUI coexistent, à Poitiers, Châtelleraut et Loudun, et celle de Poitiers centralise l’essentiel des activités »</em>,&nbsp;explique&nbsp;le Dr Guillaume Binson, chef adjoint de ce service qui rassemble près de 150&nbsp;professionnels.<o:p></o:p> <br />   <br />  Au-delà des&nbsp;28&nbsp;pharmaciens,&nbsp;d’une cinquantaine de&nbsp;préparateurs,&nbsp;d’une trentaine d’agents de stérilisation,&nbsp;d’une quinzaine de&nbsp;personnels&nbsp;logistiques et&nbsp;d’une vingtaine d’internes&nbsp;en pharmacie hospitalière, la PUI&nbsp;s’appuie sur une équipe de&nbsp;six acheteurs spécialisés&nbsp;dans les produits de santé.&nbsp;<em>« Leur expertise permet de sécuriser les référencements et d’ajuster finement les stratégies d’achat, ce qui est indispensable&nbsp;quand on gère près de 3 000&nbsp;médicaments et 20 000&nbsp;dispositifs médicaux »</em>,&nbsp;souligne&nbsp;le Dr Simon Rodier, chef de service.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une logistique très automatisée, pensée pour la sécurité et l’efficacité </b></div>
     <div>
      La plateforme logistique repose sur une organisation largement automatisée, mais&nbsp;pilotée par l’humain. Trois robots de stockage, un convoyeur à gares successives, une chambre froide de grande capacité et un système de gestion d’entrepôt composent un circuit parfaitement maîtrisé.&nbsp;<em>« Nous faisons partie des services les plus automatisés de l’hôpital, mais l’objectif n’est pas de remplacer les professionnels, </em>insiste Simon Rodier.&nbsp;<em>L’automatisation garantit la traçabilité, sécurise le circuit du médicament et réduit les déplacements ainsi que la pénibilité pour les agents. »</em>&nbsp;Les commandes des services suivent ainsi un parcours précis au sein du bâtiment, tandis que les agents effectuent le picking avec&nbsp;une&nbsp;assistance numérique. <br />   <br />  Ce système&nbsp;garantit un approvisionnement&nbsp;sans rupture&nbsp;pour l’ensemble du&nbsp;site pavillonnaire du CHU, mais aussi des structures périphériques&nbsp;comme&nbsp;l’unité pénitentiaire de Vivonne ou l’antenne pharmaceutique de Montmorillon.&nbsp;<em>« L’organisation est performante, mais elle exige une vigilance constante. La logistique implique une coordination étroite avec la direction des services logistiques de l’établissement, notamment pour la gestion du froid, la sécurisation des caisses ou les urgences de transport »</em>, ajoute le chef de service.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un management qui valorise les professionnels  </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142795-65144087.jpg?v=1765469443" alt="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" title="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" />
     </div>
     <div>
      L’organisation&nbsp;interne&nbsp;a profondément évolué&nbsp;des dernières&nbsp;années. La direction de la PUI a&nbsp;ainsi instauré&nbsp;un comité de pilotage hebdomadaire, structuré une trentaine de processus pharmaceutiques et lancé une dynamique de référents.<em>&nbsp;« Nous avons&nbsp;désigné des&nbsp;préparateurs référents par secteur d’activité,&nbsp;</em>précise&nbsp;Simon Rodier.<em>&nbsp;Ils travaillent aux côtés des pharmaciens référents et&nbsp;contribuent&nbsp;à l’amélioration continue des&nbsp;pratiques et à l’intégration des innovations. Cette reconnaissance renforce leur rôle et donne davantage de sens à leur engagement. »&nbsp;&nbsp;</em><o:p></o:p> <br />   <br />  Cette volonté de valoriser les équipes&nbsp;a été particulièrement visible&nbsp;lors des journées de l’Association nationale des préparateurs en pharmacie hospitalière (ANPPH), organisées en mars 2025 au Futuroscope.&nbsp;Dans les&nbsp;mois précédant l’événement,&nbsp;les&nbsp;professionnels de la PUI ont participé&nbsp;activement&nbsp;à&nbsp;sa préparation.&nbsp;<em>« Les préparateurs&nbsp;représentent une part importante de&nbsp;nos effectifs, et&nbsp;ce congrès&nbsp;a permis de mettre en lumière leur expertise »</em>, souligne Simon Rodier.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une activité technique soutenue, notamment en chimiothérapie  </b></div>
     <div>
      Cette expertise humaine s’accompagne d’une exigence technique particulièrement élevée. La pharmacie de Poitiers est l’un des grands centres français de préparation de chimiothérapies, avec près de 70 000&nbsp;préparations annuelles. Pour accompagner cette charge, le service s’appuie sur un contrôle vidéo-assisté.&nbsp;<em>« Ce système nous permet de vérifier chaque étape,</em> explique Simon Rodier.&nbsp;<em>Il sécurise la préparation en garantissant le bon produit et la bonne dose pour chaque patient. »&nbsp;</em>Un robot complète cette production, limitant les tâches répétitives.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  La radiopharmacie, les zones de préparation stérile et les espaces dédiés aux médicaments de thérapie innovante constituent également des pôles techniques majeurs. La PUI compte plus d’une cinquantaine d’enceintes thermostatiques, du froid négatif aux cuves d’azote liquide, représentant un parc d’équipements considérable.&nbsp;<em>« Quand on cumule l’ensemble des équipements, on atteint plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements »</em>, rappelle le chef de service.&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une activité en croissance et des besoins toujours plus importants  </b></div>
     <div>
      L’automatisation&nbsp;engagée&nbsp;ces dernières années,&nbsp;n’a&nbsp;pas freiné&nbsp;l’activité&nbsp;du service, bien au contraire.&nbsp;<em>« Tous nos indicateurs sont&nbsp;en&nbsp;hausse, </em>observe Simon Rodier.&nbsp;<em>Nous réalisons davantage de stérilisations,&nbsp;préparons&nbsp;plus de chimiothérapies,&nbsp;multiplions les&nbsp;actions de pharmacie clinique, et&nbsp;distribuons toujours plus de médicaments. »</em>&nbsp;La PUI suit plus de soixante indicateurs qui, année après année, témoignent d’une progression&nbsp;constante et&nbsp;offrent une vision claire des besoins futurs.<o:p></o:p> <br />   <br />  À terme, l’établissement&nbsp;prévoit&nbsp;de&nbsp;fusionner les trois pharmacies du CHU, une perspective qui mobilise les équipes autour de l’harmonisation des&nbsp;organisations et des pratiques. La&nbsp;montée en puissance des activités techniques impose également de repenser les capacités de production des chimiothérapies, d’anticiper l’arrivée de nouvelles thérapies innovantes, de revoir l’organisation de la stérilisation ou encore d’étendre une plateforme logistique devenue trop exiguë.&nbsp;<em>« Un projet de service se construit sur quatre ans, mais notre horizon réel est plutôt de dix à quinze ans,</em> souligne Guillaume&nbsp;Binson.&nbsp;<em>Les évolutions réglementaires, l’innovation thérapeutique&nbsp;et&nbsp;les enjeux environnementaux nous obligent à regarder loin. »</em><o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une transition écologique centrée sur les usages  </b></div>
     <div>
      Sur le plan environnemental, la PUI concentre ses efforts sur les usages et le recyclage des produits&nbsp;de santé&nbsp;plutôt que sur l’achat, fortement contraint par la production mondiale.&nbsp;<em>« Nous travaillons avec nos acheteurs, mais&nbsp;notre&nbsp;véritable&nbsp;levier d’action réside dans la&nbsp;consommation&nbsp;raisonnée, donc&nbsp;dans&nbsp;l’amélioration&nbsp;des pratiques quotidiennes »</em>, précise Simon Rodier.&nbsp;Le&nbsp;projet Eco-bloc&nbsp;86&nbsp;illustre pleinement cette démarche.&nbsp;Porté&nbsp;par des anesthésistes et&nbsp;des&nbsp;infirmiers,&nbsp;et impliquant des pharmaciens et&nbsp;des&nbsp;préparateurs,&nbsp;il a permis de&nbsp;revoir&nbsp;la composition des trousses chirurgicales&nbsp;avec, à la clé, de nombreux bénéfices&nbsp;:&nbsp;réduction des déchets et des émissions de&nbsp;CO₂, économies&nbsp;budgétaires – plusieurs dizaines de milliers d’euros&nbsp;–,&nbsp;meilleure adéquation&nbsp;des trousses aux besoins&nbsp;réels&nbsp;des opérateurs,&nbsp;et même diminution du bruit en salle&nbsp;d’opération.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  Cette démarche RSE s’inscrit dans une vision&nbsp;globale&nbsp;qui&nbsp;combine&nbsp;innovation technologique, excellence opérationnelle, valorisation des équipes et formation des professionnels de demain. Qu’il s’agisse de sécuriser le circuit des&nbsp;produits de santé, d’optimiser la préparation des chimiothérapies, de mieux former les étudiants et les internes ou de réduire l’impact environnemental, chaque action poursuit un objectif commun&nbsp;: améliorer la qualité des soins en anticipant les besoins futurs. La PUI du CHU de Poitiers illustre ainsi comment une pharmacie hospitalière peut être à la fois un centre technique de pointe, un moteur pédagogique et un acteur engagé dans la transition durable du système de santé.&nbsp;&nbsp;<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La PUI du CHU de Poitiers</strong>&nbsp; <br />  Inaugurée en novembre 2012, la PUI du CHU de Poitiers, qui s’étend sur 3 400&nbsp;m², a permis de regrouper sur le site de la&nbsp;Milétrie&nbsp;des unités auparavant dispersées. Ce projet, d’un coût d’environ 11&nbsp;millions d’euros, visait à garantir la qualité, la traçabilité et la sécurité des produits pharmaceutiques, tout en déployant une organisation tournée vers les services de soins. Principalement dédié à la logistique,&nbsp;le bâtiment&nbsp;a en effet&nbsp;offert&nbsp;la possibilité de transférer certaines activités pharmaceutiques au sein même des services de soins, optimisant ainsi le circuit des produits de santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La PUI en chiffres</strong>&nbsp;  <ul>  	<li class="list">65 121 reconstitutions de poches de chimiothérapies (site la&nbsp;Milétrie)&nbsp;</li>  	<li class="list">5 834 reconstitutions de poches de chimiothérapies (site de Châtellerault)&nbsp;</li>  	<li class="list">128 995 030&nbsp;€ de dépenses de médicaments&nbsp;</li>  	<li class="list">59 127 632&nbsp;€ de dépenses de dispositifs médicaux&nbsp;</li>  	<li class="list">8 503 915 volumes stérilisés&nbsp;</li>  </ul>  <em>Source</em>&nbsp;<em>: CHU de Poitiers - Chiffres clés 2024</em>&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93142795-65144125.jpg?v=1765469501" alt="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" title="Au cœur du CHU de Poitiers, une pharmacie hospitalière tournée vers l’avenir" />
     </div>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>La logistique du dernière mètre, un enjeu stratégique pour le CH de Cholet</title>
   <updated>2025-07-09T12:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-logistique-du-derniere-metre-un-enjeu-strategique-pour-le-CH-de-Cholet_a4523.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88506178-62680461.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-09T12:35:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Implanté au sud du Maine-et-Loire, le Centre Hospitalier de Cholet couvre un bassin de population de plus de 250 000 habitants. Cet hôpital général, doté de 800 lits et places et mobilisant près de 2 300 professionnels, assure une prise en charge complète dans la majorité des disciplines médicales. Soucieux d’améliorer le quotidien de ses soignants, il a lancé plusieurs initiatives visant à moderniser sa logistique du dernier mètre, comme nous l’explique Éric Lemonnier, le responsable des services logistiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88506178-62680461.jpg?v=1747074621" alt="La logistique du dernière mètre, un enjeu stratégique pour le CH de Cholet" title="La logistique du dernière mètre, un enjeu stratégique pour le CH de Cholet" />
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      <strong>Pour commencer, pourriez-vous nous présenter le service logistique du CH de Cholet ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Éric Lemonnier&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il regroupe toutes les fonctions support essentielles&nbsp;: la restauration – avec près de 750 000 repas servis chaque année –, la blanchisserie, qui traite environ 1 000 tonnes de linge par an, les transports hôteliers pour les livraisons et les collectes, le magasin général avec plus de 650 références, la gestion des déchets avec une quarantaine de filières, ainsi que l’organisation des flux à destination des professionnels de santé. C’est dans ce dernier domaine que s’inscrivent nos initiatives autour de la logistique du dernier mètre. <br />   <br />  <strong>Justement, pourquoi avoir initié cette réflexion ?</strong> <br />   <br />  Nous étions confrontés à un enjeu majeur&nbsp;: redonner du temps aux équipes soignantes dans un contexte de fortes tensions sur les ressources humaines, et d’importantes difficultés de recrutement. Il devenait impératif de repenser l’organisation des flux pour améliorer leurs conditions de travail, mais aussi moderniser et fluidifier les parcours, notamment à la sortie d’hospitalisation. Des dépannages, des manques, des erreurs venaient complexifier le quotidien de tous et généraient des pertes de temps. L’ouverture du service d’oncologie, où le transport des chimiothérapies n’était pas encore structuré, a accéléré ces travaux. Un agent faisait sans cesse des allers-retours vers la pharmacie, parfois toutes les 20 minutes. Il fallait repenser ce circuit et l’inscrire dans une démarche et une réflexion plus globale, où la logistique devait se positionner comme un véritable service support au service des professionnels de santé. <br />   <br />  <strong>Quels étaient vos prérequis et quelles solutions avez-vous envisagées ?</strong> <br />   <br />  Concernant le transport des chimiothérapies, nous cherchions une solution fiable, sécurisée, traçable, adaptable au contexte hospitalier, sans contrainte liée à l’infrastructure, avec une capacité à modifier son trajet pour contourner d’éventuelles zones de travaux. Le transport pneumatique ne pouvait pas garantir la stabilité des chimiothérapies, et les mallettes sur rail étaient trop complexes à déployer. Le choix s’est porté sur un robot mobile autonome (AMR)&nbsp;: simple d’usage, rapide à installer, sans travaux nécessaires, il se déplace en sécurité, navigue avec agilité autour des professionnels hospitaliers, des patients, des visiteurs, des lits et des brancards, dans les zones de soins et circulations ouvertes au public. Du haut de ses 1600 mm, il contourne les obstacles, adapte son trajet, s’adapte à l’activité, transporte jusqu’à 25 kg et fonctionne 12 heures sans recharge. <br />   <br />  <strong>Cette technologie a-t-elle trouvé d’autres usages dans l’établissement ?</strong> <br />   <br />  Oui, dans la continuité de notre démarche d’amélioration des conditions de travail, nous avons cherché à valoriser pleinement le potentiel du robot. Initialement utilisé pour les chimiothérapies et médicaments de 8h00 à 16h45 en semaine, nous avons identifié de nouveaux créneaux en cartographiant les flux. L’AMR a ainsi été positionné sur sa station de charge&nbsp;aux urgences entre 17h00 et 8h45 le lendemain en semaine, et 24h sur 24 les week-ends et jours fériés, pour transporter les prélèvements biologiques vers le laboratoire. Il effectue les missions sans valeurs ajoutées, ce qui a permis de recentrer les brancardiers sur des tâches plus proches du patient.
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88506178-62680462.jpg?v=1747074658" alt="La logistique du dernière mètre, un enjeu stratégique pour le CH de Cholet" title="La logistique du dernière mètre, un enjeu stratégique pour le CH de Cholet" />
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      <strong>Comment s’organisent ces différents circuits ?</strong> <br />   <br />  En journée, le robot stationne à la pharmacie, où les chimiothérapies sont préparées puis chargées au fil de l’eau. Lorsqu’il arrive en oncologie, un appel téléphonique informe les soignants de sa présence. Les produits sont sécurisés dans une armoire verrouillée, accessible uniquement par badge professionnel et des autorisations attribuées. Une fois vidée, la navette retourne automatiquement à la pharmacie et le cycle recommence autant que nécessaire. En soirée, l’AMR prend le relais aux urgences, pour un fonctionnement identique avec le laboratoire. Un bouton d’appel robot a également été installé au bloc obstétrical, un service situé à environ 400 mètres, pour le transport ponctuel sur simple appel des prélèvements biologiques. <br />   <br />  <strong>Comment cette solution a-t-elle été perçue par les équipes hospitalières ?</strong> <br />   <br />  L’accueil a été très positif. Nous avons d’abord formé les professionnels directement impliqués dans les flux entre la pharmacie et le service d’oncologie, puis élargi progressivement le périmètre. Grâce à sa simplicité d’utilisation, l’AMR a été rapidement adopté. Il fait désormais partie du quotidien de l’hôpital. Du côté des patients, son arrivée a suscité une vraie curiosité&nbsp;: certains le prenaient en photo, les enfants le suivaient… Il a parcouru depuis trois ans plus de 12&nbsp;000 km, et est devenu une figure familière de l’établissement. <br />   <br />  <strong>Mais ce robot n’est pas la seule initiative marquante en matière de logistique du dernier mètre…</strong> <br />   <br />  En effet.&nbsp;Nous avons&nbsp;également&nbsp;mis en place une nouvelle organisation de recomplémentation des stocks, directement dans les zones d’usage.&nbsp;Jusqu’alors, les équipes soignantes géraient elles-mêmes les réapprovisionnements des stocks. Ce fonctionnement reposait donc sur la disponibilité et la formation du personnel. Il suffisait d’une absence ou d’un imprévu pour entraîner erreurs, oublis, déplacements inutiles et perte de temps pour tous. Le service logistique a alors souhaité reprendre cette mission. Pour garantir une organisation adaptée aux besoins réels des soignants, nous avons mené une phase de concertation avec les équipes, afin de déterminer les meilleurs emplacements pour chaque produit – avec pour objectifs le juste stock, au bon endroit et au bon moment. Cela nous a conduits à créer, en moyenne, sept armoires de stockage par service, implantées directement dans les zones d’usage. Par exemple, les poches de laboratoire sont désormais rangées dans le poste de soins infirmiers, car c’est là qu’elles sont utilisées. Cette refonte a également permis d’harmoniser les pratiques à l’échelle de l’établissement, facilitant grandement la mobilité des professionnels entre les services. <br />   <br />  <strong>Et concrètement, comment fonctionne cette nouvelle organisation ?</strong> <br />   <br />  Nous avons formé une logisticienne d’étage, volontaire pour ce projet, qui travaillait auparavant à la blanchisserie. Très rigoureuse et investie, elle s’est rapidement approprié son nouveau rôle et est aujourd’hui pleinement intégrée et reconnue par les équipes médico-soignantes. Elle suit les niveaux de stock, passe les commandes, prépare, livre et range les produits, couvrant 15 services et gérant près de 2 150 références. Sa présence régulière au sein des unités a renforcé les liens entre les équipes soignantes et le service logistique, favorisant des échanges plus fluides et une meilleure coordination au quotidien.
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      <strong>Quels conseils donneriez-vous aux établissements souhaitant moderniser leur logistique du dernier mètre ?</strong> <br />   <br />  C’est un projet qui nécessite implication et volonté de la part de l’établissement, pour s’inscrire dans&nbsp;une vision d’ensemble et une réflexion globale. Comprendre les flux en amont est essentiel pour positionner les bonnes solutions aux bons endroits&nbsp;: cela suppose une analyse fine des circuits existants, afin d’identifier les leviers d’efficacité les plus pertinents. L’écoute et le travail d’équipe avec les professionnels soignants sont bien entendu indispensables&nbsp;: la logistique est là pour leur faciliter la tâche, améliorer et simplifier leur quotidien. Mais cela ne signifie pas d’attendre qu’ils nous sollicitent, c’est une démarche volontaire ! L’exemple du robot AMR illustre parfaitement cette approche&nbsp;: il n’a pas été déployé suite à une demande spécifique des soignants, mais à partir d’une observation terrain de nos équipes, des contraintes de structure, d’organisation… Elles ont détecté une difficulté et cherché à y répondre de manière proactive.&nbsp;L’anticipation des besoins, l’adaptabilité et la réactivité sont aujourd’hui le socle et les prérequis d’un service support logistique. <br />   <br />  <strong>Vous parlez d’écoute active des besoins soignants. Justement, vous avez mis en place une démarche assez originale à ce sujet. Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  Depuis 2023, une équipe logistique va à la rencontre d’une équipe soignante pour discuter des pratiques, entendre les besoins et proposer des solutions. Cette approche a changé les relations entre services. Elle a permis de briser les silos, de créer un langage commun et d’instaurer une relation de confiance réciproque. On ne peut pas tout résoudre, mais les soignants savent qu’ils sont écoutés, entendus, et que l’on cherche en permanence à améliorer leur quotidien. C’est une démarche de progrès partagé, qui renforce la cohésion au sein de l’établissement. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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      <strong>Le développement durable, autre chantier stratégique du service logistique</strong> <br />   <br />  Le centre hospitalier de Cholet déploie un programme pluriannuel ambitieux en matière de développement durable, incluant plusieurs actions directement liées à la logistique. Parmi elles, la restauration fait l’objet d’initiatives concrètes pour réduire le gaspillage alimentaire, en conformité avec la loi Egalim, limiter l’usage du plastique et diminuer l’empreinte carbone des repas.&nbsp;<em>« Nous travaillons également sur la gestion des déchets, avec un double objectif&nbsp;: réduire leur volume – qu’il s’agisse des DASRI ou des déchets ménagers – et améliorer leur valorisation »</em>, précise Emmanuel Guivarc’h, le directeur des achats-approvisionnements, de la logistique, du développement durable et de la communication. Les résultats sont déjà visibles&nbsp;:&nbsp;<em>« En 2024, les DASRI ont été réduits à 92 tonnes par an, contre une centaine auparavant, et les déchets ménagers sont passés de 400 à 384 tonnes »,&nbsp;</em>ajoute-t-il, évoquant notamment par la création d’une nouvelle filière de tri des plastiques issus du bloc opératoire.
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   <title>Santé : bienvenue dans l’ère des robots</title>
   <updated>2025-06-03T09:33:00+02:00</updated>
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   <category term="SIS" />
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   <published>2025-06-03T09:33:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
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    <![CDATA[
Directrice de recherche émérite au CNRS, Jocelyne Troccaz a dédié l’essentiel de sa carrière à la robotique médicale. Aujourd’hui solidement implantés dans le paysage sanitaire, ces robots poursuivent leur évolution, intégrant de manière croissante les outils numériques. Une transformation que décrypte cette chercheuse du laboratoire « Translational Innovation in Medicine and Complexity » (TIMC) de l’Université Grenoble Alpes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505010-62679897.jpg?v=1747071409" alt="Santé : bienvenue dans l’ère des robots" title="Santé : bienvenue dans l’ère des robots" />
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      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, revenir sur votre parcours&nbsp;? À quel moment vous êtes-vous intéressée à la robotique médicale&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Jocelyne Troccaz&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Titulaire d’un doctorat en informatique dans les années 1980, je m’intéressais à la robotique, sans pour autant avoir d’attrait particulier pour le monde médical. Dans les années 1990, j’ai rejoint le laboratoire de Techniques de l’ingénierie médicale et de la complexité (TIMC), où j’ai découvert les applications de la robotique en santé, et cela a été une véritable révélation. À l’époque, cette équipe grenobloise faisait partie des rares dans le monde à se spécialiser dans ce domaine. C’est ainsi que j’ai réorienté mes travaux vers des thématiques exclusivement médicales et intégré ce laboratoire de recherche de manière pérenne. <br />   <br />  <strong>Trente-cinq ans plus tard</strong><strong>, vous y êtes toujours active, désormais en tant que directrice de recherche émérite. Quels&nbsp;sont aujourd’hui vos axes de travail&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Depuis un peu plus d’un an, je suis officiellement à la retraite, mais je poursuis mes activités de recherche à temps partiel au sein de l’équipe. Même si mon implication a naturellement diminué, je reste investie dans plusieurs projets, liés aux gestes médico-chirurgicaux assistés par ordinateur.&nbsp;Nous explorons toutes les technologies susceptibles d’aider les professionnels de santé en situation d’intervention&nbsp;: robotique, informatique, traitement d’images, modélisation, fusion d’informations… La robotique n’est donc plus notre seul axe de recherche et, pour ma part, je me concentre désormais davantage sur le traitement d’images médicales.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourquoi avoir choisi de réduire votre implication dans la robotique médicale&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce champ de recherche est particulièrement exigeant. Il demande du temps, des équipements de pointe et des financements conséquents, d’autant plus que nous développons nos propres robots et systèmes. Ce sont des projets complexes et de longue haleine qui, aujourd’hui, peuvent difficilement aboutir sans un partenariat solide avec des industriels. En effet, la réglementation et la certification encadrant les dispositifs médicaux, bien que nécessaires, se sont fortement complexifiées ces dernières années, ce qui rend l’évaluation clinique des dispositifs que nous développons très difficile dès lors qu’un partenaire industriel n’est pas impliqué dès le départ. Mais ceux-ci désirent souvent une preuve de concept déjà avancée avant de s’engager dans un nouveau projet. Le marché de la robotique médicale est également un domaine très compétitif et risqué sur le plan industriel. <br />   <br />  <strong>Malgré tout, vous continuez de suivre l’actualité du secteur. Quelles sont, selon vous, les prochaines grandes avancées techniques&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il existe un véritable fossé entre les innovations issues des laboratoires de recherche et les dispositifs disponibles sur le marché. Les processus industriels atypiques, les coûts de fabrication, les contraintes de production, la rentabilité… tout cela explique en partie pourquoi les robots actuellement commercialisés se ressemblent souvent, reposant majoritairement sur la téléopération, c’est-à-dire la reproduction des gestes du chirurgien. Il y a toutefois des exceptions. Depuis quelques années, on voit par exemple des hôpitaux se doter de systèmes de radiothérapie robotisés, intégrant l’imagerie en temps réel et divers capteurs afin d’ajuster automatiquement la position du robot pour suivre la zone à irradier en fonction des mouvements – respiratoires par exemple – du patient.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels sont les sujets de recherche les plus explorés aujourd’hui dans le domaine de la robotique médicale&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  La robotique dite «&nbsp;continue&nbsp;» constitue un champ particulièrement prometteur.&nbsp;&nbsp;Contrairement aux systèmes articulés traditionnels, ces robots sont petits et déformables, sur le modèle d’une trompe d’éléphant, ce qui permet d’atteindre des zones difficiles d’accès de manière plus souple et plus sécurisée. Plusieurs approches sont ici à l’étude, comme l’utilisation de câbles ou de métaux «&nbsp;à mémoire de forme&nbsp;» tels que le nitinol, un alliage de nickel et de titane. La géométrie des structures est également étudiée, avec par exemple des robots à tubes concentriques ou le&nbsp;<em>needle steering</em>[la commande d’aiguilles déformables, NDLR], une technique que nous avons explorée à Grenoble. Celle-ci repose sur un principe simple&nbsp;: lorsque l’on introduit une aiguille biseautée en ligne droite, elle suit une trajectoire courbe, traçant donc un arc de cercle selon la direction du biseau. Si l’on maîtrise ce phénomène, il devient possible de réaliser des trajets complexes à l’intérieur du corps avec des gestes simples mêlant translations et rotations.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Une telle technologie nécessite des outils informatiques très sophistiqués…</strong> <br />   <br />  Bien sûr, car ces systèmes complexes ne peuvent reposer uniquement sur l’intervention humaine. C’est pourquoi nous travaillons toujours, en parallèle, sur les outils informatiques permettant de les piloter. Le laboratoire TIMC s’y intéresse d’ailleurs tout particulièrement. Nous développons notamment des technologies de traitement d’images et de fusion de données, pour programmer ces robots et pour que le personnel médical puisse accéder à toutes les informations nécessaires au bon moment. Dans le cas d’une opération de la prostate, par exemple, une intervention sur laquelle j’ai beaucoup travaillé, l’échographie est souvent la modalité d’imagerie utilisée en temps réel, mais elle peut être enrichie par les données d’IRM réalisées en amont. Fusionner ces deux sources d’information permet de mieux guider le geste du chirurgien.&nbsp;&nbsp;C’est précisément ce type d’assistance que nous cherchons à rendre plus accessible. <br />   <br />  <strong>Cet usage coordonné de l’imagerie et de la robotique&nbsp;est donc appelé à se renforcer&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Oui, et c’est une évolution logique.&nbsp;Tous les robots chirurgicaux ont vocation à être connectés à l’imagerie du patient, et nous pouvons aller toujours plus loin sur ce champ.&nbsp;L’automatisation de certains gestes n’est envisageable que si nous réussissons à modéliser en temps réel les tissus et leurs mouvements, par exemple dans le cas de la chirurgie abdominale. On peut imaginer ici l’intégration de capteurs qui fourniraient des informations actualisées en continu, analysées par des algorithmes capables de replanifier les actions à chaque instant. Pour l’instant, cela reste prospectif, car le développement de robots partiellement ou totalement automatisés impose encore de nombreuses avancées techniques et scientifiques pour assurer une sécurité sans faille, une contrainte nécessaire dans le monde médical. Mais la direction est claire. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505010-62679904.jpg?v=1747071390" alt="Santé : bienvenue dans l’ère des robots" title="Santé : bienvenue dans l’ère des robots" />
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