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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-10T11:55:44+02:00</updated>
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   <title>Étude DREES : le déficit des hôpitaux publics diminue en 2025 mais reste à un niveau élevé</title>
   <updated>2026-09-02T12:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Etude-DREES-le-deficit-des-hopitaux-publics-diminue-en-2025-mais-reste-a-un-niveau-eleve_a5161.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2026-09-02T12:30:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié cet été de premiers résultats sur l’activité des établissements de santé, ainsi que de premières estimations sur la situation financière des hôpitaux publics et sur l’évolution des effectifs salariés en 2025*.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97891575-68142076.jpg?v=1788345290" alt="Étude DREES : le déficit des hôpitaux publics diminue en 2025 mais reste à un niveau élevé" title="Étude DREES : le déficit des hôpitaux publics diminue en 2025 mais reste à un niveau élevé" />
     </div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody">En 2025, l’activité des établissements de santé a crû dans l’ensemble, mais son évolution est contrastée suivant les disciplines et le secteur juridique des structures. En court séjour, les hôpitaux publics contribuent pour les deux tiers à la hausse du nombre de séjours, qui concerne à la fois l’hospitalisation complète (avec nuitée) et l’hospitalisation partielle (sans nuitée). En moyen séjour, l’activité croît quelle que soit la forme d’hospitalisation, mais ralentit. L’activité d’hospitalisation à domicile (HAD) augmente très nettement. En psychiatrie, les hospitalisations à temps partiel et à temps complet diminuent. <br />   <br />  Le nombre de passages aux urgences augmente légèrement, quant à lui, de 0,8 %, après +2,5 % en 2024. <br />   <br />  D’après de premières estimations, le déficit global des hôpitaux publics atteindrait 2,1 % de leurs recettes en 2025 (graphique1). Leur effort d’investissement se replie en 2025. En pourcentage des recettes, la dette des hôpitaux publics continue de diminuer. Malgré cette baisse, le rapport entre l’encours de la dette et les capitaux permanents est en hausse. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/97891575-68142083.jpg?v=1788345186" alt="Étude DREES : le déficit des hôpitaux publics diminue en 2025 mais reste à un niveau élevé" title="Étude DREES : le déficit des hôpitaux publics diminue en 2025 mais reste à un niveau élevé" />
     </div>
     <div>
      Tous secteurs confondus, le nombre de salariés des établissements de santé augmente de 1,0 % en un an (après +0,7 % en 2024) [graphique2].
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      * Précautions méthodologiques : <br />  Tous les chiffres présentés pour 2025 sont des premières estimations, susceptibles d’être révisées à l’occasion de la parution du Panorama « Les établissements de santé en 2025 », édition 2027.  <p aria-hidden="true"> <br />  Les premières séries statistiques portant sur l’année 2025 seront publiées ultérieurement : <br />    <ul>  	<li class="list">Fin octobre 2026&nbsp;: les capacités d’accueil hospitalières en 2025 (lits et places, données provisoires issues de la Statistique annuelle des établissements de santé).</li>  	<li class="list">Fin décembre 2026&nbsp;: les lits de soins critiques des établissements de santé, la liste des maternités et les effectifs salariés hospitaliers à fin 2025.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-07/Embargo_ER1380_Établissements_santé_2025.pdf" target="_blank"><strong>&gt; Consulter la publication</strong></a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Etude-DREES-le-deficit-des-hopitaux-publics-diminue-en-2025-mais-reste-a-un-niveau-eleve_a5161.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Rapport Terra Nova: Quel avenir pour l’hopital public ? par Nicolas Revel</title>
   <updated>2026-05-26T14:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Rapport-Terra-Nova-Quel-avenir-pour-l-hopital-public-par-Nicolas-Revel_a5089.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96722625-67422955.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-26T14:27:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Nous aurons besoin demain d’hôpitaux publics en état de marche. Rien ne permet aujourd’hui de considérer que cet objectif soit acquis. » Dans une nouvelle note publiée par Terra Nova, Nicolas Revel analyse les difficultés structurelles auxquelles est confronté l’hôpital public et formule plusieurs propositions pour adapter le système hospitalier français au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques, aux contraintes budgétaires et aux besoins des soignants. La note plaide notamment pour une évolution du modèle hospitalier fondée sur une meilleure attractivité des métiers, une réorganisation de l’offre de soins et une adaptation des modes de financement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96722625-67422955.jpg?v=1779798739" alt="Rapport Terra Nova: Quel avenir pour l’hopital public ? par Nicolas Revel" title="Rapport Terra Nova: Quel avenir pour l’hopital public ? par Nicolas Revel" />
     </div>
     <div>
      Le constat est paradoxal : la France a longtemps mieux maîtrisé ses dépenses de santé que la plupart des pays européens, mais cette stratégie s’est faite au prix d’une pression continue sur les établissements hospitaliers. Les hôpitaux sont arrivés au Covid dans un état de grande fragilité. Or, les besoins de santé continuent désormais d’augmenter rapidement. La part des plus de 65 ans passera de 21 % aujourd’hui à 28 % en 2050 et près de 30 millions de Français pourraient être atteints d’une maladie chronique dans les dix prochaines années. Malgré les investissements massifs engagés après la pandémie les établissements publics enregistrent aujourd’hui des déficits importants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une crise d’attractivité qui menace le fonctionnement même des hôpitaux</b></div>
     <div>
      Après la crise sanitaire, les hôpitaux ont subi une vague de départs sans précédent : à l’AP-HP, les effectifs infirmiers ont chuté de 12 % entre 2021 et 2023, provoquant la fermeture de 20 % des lits. Même si la situation s’est depuis stabilisée, l’auteur estime que l’attractivité de l’hôpital public reste profondément fragilisée. Les jeunes professionnels supportent de moins en moins des conditions de travail jugées dégradées : surcharge administrative, manque de temps auprès des patients, management parfois trop hiérarchique, faibles perspectives d’évolution et écarts croissants de rémunération avec le privé ou l’exercice libéral. Les soignants demandent d’abord du temps pour bien faire leur travail. Nicolas Revel plaide donc pour des organisations plus souples, davantage de personnels de support, une meilleure reconnaissance des compétences et une réforme du management hospitalier afin de fidéliser les équipes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Concentrer les activités les plus complexes tout en renforçant la présence médicale dans les territoires</b></div>
     <div>
      Le rapport souligne que la France conserve un nombre particulièrement élevé de petits établissements, alors que la médecine moderne repose de plus en plus sur des plateaux techniques lourds et des équipes hautement spécialisées. Nicolas Revel estime donc inévitable une concentration accrue des activités lourdes et spécialisées dans de grands pôles hospitaliers. Mais cette évolution devrait s’accompagner d’une meilleure couverture des territoires : il propose notamment d’imposer à certains spécialistes, hospitaliers et libéraux exerçant dans les grands centres urbains, quelques jours de consultations par mois dans les territoires qui ne disposent pas d’une offre de soins suffisante. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Prévention, ambulatoire et intelligence artificielle : le nouveau modèle à construire</b></div>
     <div>
      Enfin, Nicolas Revel considère que l’hôpital devra changer de rôle face à l’explosion des maladies chroniques. Le défi des prochaines décennies sera moins de gérer des épisodes aigus que d’assurer un suivi continu des patients âgés ou atteints de pathologies longues. Le texte appelle donc à accélérer le virage ambulatoire, à développer les soins à domicile et à mieux coordonner hôpital et médecine de ville. Il insiste aussi sur le potentiel majeur du numérique et de l’intelligence artificielle pour améliorer le suivi des patients et éviter les réhospitalisations répétées. Selon l’auteur, c’est à cette condition que la France pourra préserver à la fois la qualité des soins, l’accès pour tous et l’équilibre financier de son système de santé. <br />   <br />  <strong>&gt; <a class="link" href="https://tnova.fr" target="_blank">Retrouvez le rapport complet en libre accès sur le site de Terra Nova</a> </strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Les principales propositions :</strong> <br />   <br />  <u>1. Restaurer l’attractivité de l’hôpital public et fidéliser les professionnels</u> <br />  &gt;&nbsp;Renforcer les fonctions support, réduire les tâches administratives et développer les outils numériques et l’intelligence artificielle pour redonner du temps médical aux soignants ; <br />  &gt;&nbsp;Réformer le management hospitalier (conditions de nomination des chefs de service, durée de fonction maximale...) et renforcer la lutte contre le harcèlement ; <br />  &gt;&nbsp;Développer les spécialisations dans le cursus du personnel infirmier et la validation des aquis de l’expérience professionnelle ; <br />  &gt;&nbsp;Introduire davantage de souplesse dans le cadre indémnitaire, au niveau de chaque établissement, pour mieux reconnaître l’engagement individuel dans les rémunérations. <br />   <br />  <u>2. Une évolution du modèle hospitalier pour s’adapter au triple enjeu de la concentration de l’expertise, de la projection territoriale et du virage de la prévention</u> <br />  &gt;&nbsp;Concentrer les prises en charge complexes dans des équipes à fort volume d’activité ; <br />  &gt;&nbsp;Imposer à certains spécialistes, hospitaliers et libéraux exerçant dans les grands centres urbains, quelques jours de consultations par mois dans les territoires qui ne disposent pas d’une offre de soins suffisante ; <br />  &gt;&nbsp;Développer massivement le suivi « hors les murs » des patients chroniques ; <br />  &gt;&nbsp;Mieux articuler hôpital, médecins traitants et équipes de soins primaires. <br />   <br />  <u>3. Doter l’hôpital de règles de financement qui favorisent sa capacité à se moderniser</u> <br />  &gt;&nbsp;Mieux valoriser les hospitalisations de jour et l’ambulatoire ; <br />  &gt;&nbsp;Financer le suivi des maladies chroniques, pas seulement les épisodes aigus ; <br />  &gt;&nbsp;Donner une visibilité budgétaire pluriannuelle aux établissements ; <br />  &gt;&nbsp;Permettre aux hôpitaux d’investir dans l’IA, l’imagerie, la biologie... <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Rapport-Terra-Nova-Quel-avenir-pour-l-hopital-public-par-Nicolas-Revel_a5089.html" />
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  <entry>
   <title>« Notre modèle idéal ? Une plateforme médico-logistique hors les murs »</title>
   <updated>2024-09-03T17:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Notre-modele-ideal-Une-plateforme-medico-logistique-hors-les-murs_a4127.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/80231303-57947788.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-03T17:54:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est un exploit rare. Issu d’un partenariat public-privé, le Groupement audois de prestations mutualisées (GAPM) a, en 2021, opéré un virage à 180°, revenant dans le giron public pour retrouver la maîtrise de ses prestations médico-logistiques. Une décision qui lui a, depuis, permis de se positionner comme un opérateur territorial de confiance, porteur de valeurs humanistes et pleinement engagé dans la co-construction de dynamiques collectives. Explications de Georges Saint-Jevin, le directeur de cette plateforme implantée sur le site du CH de Carcassonne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231303-57947780.jpg?v=1715605724" alt="« Notre modèle idéal ? Une plateforme médico-logistique hors les murs »" title="« Notre modèle idéal ? Une plateforme médico-logistique hors les murs »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le GAPM a originellement vu le jour dans le cadre d’un partenariat public-privé. Pourriez-vous nous conter son histoire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Georges Saint-Jevin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Tout a commencé au début des années 2000. Confrontés à l’obsolescence de leurs outils de production culinaire, le Centre hospitalier de Carcassonne et l’Union sanitaire et sociale Aude Pyrénées (USSAP) avaient décidé de mutualiser cette fonction au sein d’une construction neuve. L’Agence régionale de l’hospitalisation, ancêtre de l’Agence régionale de santé, avait cependant imposé trois conditions&nbsp;: élargir les activités de la future plateforme à l’ensemble des prestations médico-logistiques – magasin central, cuisine, blanchisserie, pharmacie –, la dimensionner de manière à répondre aux besoins des autres établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux de l’Aude, et l’inscrire dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), concept alors à la mode. En 2009, le GAPM voit le jour avec six membres fondateurs, dont le CH de Carcassonne et l’USSAP. Il fait l’objet d’un bail emphytéotique de 27 ans, durant lesquels le partenaire privé s’engage à le maintenir en conditions opérationnelles, et le CH de Carcassonne, auquel était rattaché le groupement de coopération sanitaire (GCS) exploitant, à verser un loyer annuel qui, à bien des égards, était prohibitif. <br />   <br />  <strong>D’autant que la donne était faussée dès le départ…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Certaines mutualisations ne pouvaient être effectives qu’à moyen terme. Entre 2010 et 2018, le GCS exploitant accumule donc un déficit à hauteur d’un million d’euros par an (9 millions en cumulé de report négatif). En 2017, l’USSAP se retire partiellement du groupement, qui perd alors la production de 2&nbsp;000 repas/jour, soit la moitié de ses recettes sur ce périmètre. L’inquiétude gronde auprès des établissements fondateurs, qui souhaitent suivre le mouvement. À la demande de l’administrateur de l’époque, Alain Guinamant, j’accepte de réaliser un audit interne qui me permet de percevoir le potentiel de la plateforme. Constatant la motivation de ses équipes, j’accepte de tenter de redresser la situation. Au début envisagée, l’attribution de la concession à un partenaire privé, jugée par nature plus performante, ne me semble pas opportune. Pour moi, la cause principale vient justement du modèle PPP&nbsp;: le GCS n’avait aucun pouvoir décisionnel sur ses facteurs de production, et ne pouvait pas être rendu responsable des trappes d’inefficacité qui lui étaient reprochées. Nous décidons donc de viser la résiliation du bail emphytéotique. Dès 2018, grâce à ses efforts de gestion et de rationalité, le GAPM dégage un bénéfice de 155&nbsp;000 €, puis de 168 000 en 2019.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Et ensuite&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les années 2018-2020&nbsp;ont été très instructives, car elles&nbsp;ont permis de démontrer qu’une structure de droit public pouvait trouver des chemins de croissance de manière très réactive.&nbsp;Durant cette période nous nous sommes réapproprié les performances métiers, en retrouvant la maîtrise de nos outils, en nous engageant sur des bonnes pratiques, en valorisant le potentiel des agents et en mettant leur savoir-faire en œuvre. Grâce à ça, nous avons pu inverser le rapport de force, obtenant en 2021 la résiliation à l’amiable du bail emphytéotique. Cette même année, nous avons dégagé un excédant de 2,5 millions d’euros&nbsp;! En 2023, malgré une inflation galopante des matières premières, nous avons réussi à ne pas augmenter nos tarifs, et même à les baisser grâce à nos gains de productivité très élevés. Le coût du repas a ainsi été divisé par deux par rapport à 2018. À ce jour, notre report à nouveau négatif a été presque entièrement comblé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Un défi qui n’aurait pas pu être relevé sans la mobilisation des agents du GAPM…</strong> <br />   <br />  Notre plateforme est implantée sur le site du CH de Carcassonne. Bien que nos agents ne soient pas en contact direct avec les patients, ils ont un réel sentiment d’appartenance à la communauté hospitalière et mettent tout en œuvre pour exécuter les missions de service public qui leur sont confiées. Cette abnégation professionnelle a notamment été perceptible durant la première vague Covid, lorsqu’ils ont redoublé d’efforts pour assurer des prestations hautement qualitatives, en particulier pour les repas des résidents confinés dans les EHPAD. Et cet engagement se poursuit d’autant plus aujourd’hui qu’ils ont vécu la chute et la renaissance du GAPM. Nous sommes très soucieux de leur bien-être, en termes de conditions de travail, de protection statutaire et de montées en compétences. Le GAPM se positionne, aujourd’hui, comme une entreprise à valeur ajoutée, à forte cohésion interne, où les réussites individuelles et collectives sont reconnues et célébrées. <br />   <br />  <strong>Justement, pourriez-vous nous parler du GAPM en 2024&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce GCS public à but non lucratif et à taille humaine fédère 123 agents et totalise 26 membres, dans les champs sanitaire, social et médico-social, avec des collectivités territoriales et, prochainement, une administration d’État. Nous produisons 3&nbsp;500 repas normaux par jour, et devrions en atteindre 5&nbsp;000 avant la fin de l’année. Notre blanchisserie traite pour sa part 9 tonnes de linge par jour, pour le compte des hôpitaux et EHPAD de l’Aude. Du côté de la logistique hôtelière, nous livrons pas moins de 900 références, et prenons également en charge la logistique pharmaceutique des établissements sanitaires et médico-sociaux fonctionnant en dotation globale. Le GAPM déploie une stratégie faisant la part belle aux synergies&nbsp;: nous sommes engagés dans un rapport collaboratif avec nos membres, car nous formons les maillons d’une même chaîne. Chaque site d’implantation est à nos yeux un site pilote pour co-construire une offre adéquate et l’inscrire dans une démarche d’amélioration continue. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous donner quelques exemples illustrant cet état d’esprit&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Comme vous le savez, l’Aude est un territoire rural. Le travail en réseau est dès lors primordial. Dans cette optique, nous proposons que nos diététiciens puissent intervenir au sein des EHPAD pour partager leur expertise avec les équipes locales. Nous réfléchissons également à la constitution d’une équipe territoriale de pharmacie, à destination des établissements ne disposant pas de pharmacien titulaire sur site. Nous avons, par ailleurs, créé des comptoirs au sein de plusieurs structures médico-sociales, de manière à pouvoir assurer le portage à domicile, y compris pour les personnes les plus isolées. Les initiatives sont nombreuses, nous cherchons continuellement à renforcer notre ancrage territorial. Nous comptons entre autres projets acquérir un Food Truck, qui pourra se déplacer entre différents EHPAD pour réenchanter le quotidien des résidents. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Depuis l’arrivée de Jean-Marie Bolliet, le nouvel administrateur, nous restons, vous l’aurez compris, pleinement mobilisés pour participer à l‘animation de notre territoire, et cette volonté est reconnue par les tutelles. L’ARS Occitanie nous a toujours fait confiance et le Conseil départemental de l’Aude est devenu membre du GCS.&nbsp;Nous souhaitons nous positionner comme une maison à vocation départementale des services publics logistiques, en coopérant avec tous les opérateurs des trois fonctions publiques, pour porter nos missions communes d’utilité sociale. Notre modèle idéal&nbsp;? Une plateforme médico-logistique hors les murs, animée par le même esprit de mutualisation coopérative, et au sein de laquelle chaque acteur sera source de valeur et contribuera au bien collectif. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231303-57947788.jpg?v=1715605661" alt="« Notre modèle idéal ? Une plateforme médico-logistique hors les murs »" title="« Notre modèle idéal ? Une plateforme médico-logistique hors les murs »" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari</title>
   <updated>2024-06-05T17:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Attractivite-et-fidelisation-le-CHPC-reussit-son-pari_a4129.html</id>
   <category term="Confort" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/80231509-57947994.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-05T17:06:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quatrième établissement public de la région Normandie, le Centre Hospitalier Public du Cotentin (CHPC) est composé de quatre sites, pour 284 ETP de personnel médical et 2047 ETP de personnel non médical. Sa grande particularité ? Il n’a aujourd’hui aucune difficulté de recrutement, ayant mené, de manière très proactive, un plan d’attractivité combiné à un plan de fidélisation. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Céline Diascorn, directrice adjointe en charge des Ressources humaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231509-57947993.jpg?v=1715606251" alt="Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari" title="Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari" />
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      <strong>De nombreux établissements de santé sont confrontés à des tensions sur leurs ressources humaines. Or, cela n’est pas le cas du CHPC…</strong> <br />   <br />  <strong><em>Céline Diascorn&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous sommes en effet chanceux car, avec 2&nbsp;300 agents physiquement présents, nos effectifs sont aujourd’hui complets. Mais cette situation est loin d’être due au hasard&nbsp;: nous avons durement travaillé pour y parvenir, menant, depuis mon arrivée en mai 2020, un ambitieux plan d’attractivité, déployé durant la même temporalité qu’un plan de fidélisation tout aussi ambitieux.&nbsp;Il nous semblait&nbsp;en effet&nbsp;délicat de concentrer uniquement notre attention sur le recrutement de nouveaux agents, en ne considérant pas ceux déjà en postes. <br />   <br />  <strong>Commençons par le volet Attractivité. Comment avez-vous procédé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons, en premier lieu, travaillé sur notre marque employeur, en communiquant activement sur les réseaux sociaux et dans la presse. Des ambassadeurs métiers, sélectionnés sur la base du volontariat, ont pu évoquer leur quotidien au sein du CHPC, avec un impact notamment positif auprès des IBODE et des manipulateurs en électroradiologie médicale, que nous avions auparavant du mal à attirer. Nous avons aussi beaucoup communiqué autour de notre projet d’établissement et de nos investissements dans des technologies de pointe. L’acquisition de deux nouveaux accélérateurs de particules de dernière génération pour développer une filière de stéréotaxie, s’est d’ailleurs traduite par un intérêt important de candidats tant dans la filière médicale que paramédicale&nbsp;! Nous n’avons toutefois pas oublié les professionnels du soin plus intéressés par la dimension humaine du métier, en mettant aussi en avant les projets à forte valeur humaine, comme l’ouverture d’une unité de soins palliatifs, ou le développement des activités de soins de support.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez également repensé l’accueil des étudiants, qui sont les recrues de demain, avec notamment des stages à la carte…</strong> <br />   <br />  Nous avons ici travaillé avec les instituts de formation pour adapter le terrain de stage des étudiants de dernière année. Concrètement, nos agents sont toute l’année prioritaires sur les demandes de mobilité interne, sauf au mois d’avril pour permettre aux étudiants de se positionner sur des emplois précis dans un secteur qui les intéresse. Nous avons également repensé leur accueil, pour qu’ils se sentent attendus – disponibilité effective des équipements dont ils ont besoin, identification d’un mentor, temps dédié à l’accueil des stagiaires inclus dans la maquette fonctionnelle du service, enquête de satisfaction automatiquement déclenchée à l’issue de trois semaines de présence et, le cas échéant, proposition rapide d’une nouvelle affectation en cas de difficulté dans l’exercice professionnel, etc. Nous avons aussi développé des filières d’apprentissage dans tous les métiers, et proposons de nombreux contrats d’alternance en partenariat avec les écoles et les CFA.&nbsp; <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;des recrues d’«&nbsp;après-demain&nbsp;»&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Elles ne sont pas en reste. Nous nous sommes mobilisés, y compris avec nos partenaires institutionnels, pour proposer massivement des parcours de découverte des métiers de la fonction publique aux collégiens et lycéens. Plusieurs parcours sont en cours de construction, dans le respect, bien sûr, de la sécurité et de la confidentialité des patients, et de la sensibilité des plus jeunes. Il ne s’agit aucunement de vendre du rêve ou de tromper sur la réalité de l’hôpital, mais d’être objectif. C’est un environnement qui peut certes être exigeant, mais qui a aussi beaucoup à offrir.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231509-57947994.jpg?v=1715606245" alt="Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari" title="Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari" />
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      <strong>Évoquons à présent le volet Fidélisation. Quelles actions avez-vous menées sur ce champ&nbsp;?</strong> <br />  Nous avons ici commencé par un plan de déprécarisation. À mon arrivée, plus de 37 % des agents étaient contractuels, et il existait de nombreuses aberrations statutaires. Nous avons donc négocié un accord local sur 5 ans avec les partenaires sociaux, déployé dès octobre 2020 et qui, par la suite, a pu bénéficier des financements Ségur. En moins de trois ans, nous avons pu déprécariser plus de 475 professionnels, et comptons dépasser les 600 à la fin de l’accord quinquennal. Nous nous sommes, aussi, dotés d’un système robuste de gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP), pour mieux anticiper les départs des compétences critiques et répondre efficacement aux demandes de mobilité des agents. Nous avons mis en place, en parallèle, une politique proactive de gestion de l’absentéisme spontané&nbsp;: les premières 48h, les agents en poste peuvent effectuer un remplacement sur la base du volontariat, et être rémunérés en heures supplémentaires. Puis, nous faisons appel à un pool de remplaçants, construit par compétences et inscrit dans une volonté de pérennisation de l’emploi. <br />   <br />  <strong>D’autres exemples&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il est difficile de tous les citer&nbsp;! Nous pouvons aussi évoquer les efforts menés en matière de télétravail, qui concerne désormais 30 % de nos métiers et que nous souhaitons étendre aux soignants. Je citerais aussi la mise en œuvre d’une prime d’engagement collectif, dite «&nbsp;C’HOP la prime&nbsp;» – nos agents ont beaucoup d’humour. Il s’agit, concrètement, de présenter des projets autour de 4 axes prioritaires&nbsp;: amélioration de l’expérience patient, amélioration de l’expérience agent, amélioration de la frugalité de l’hôpital et engagement comme ambassadeur du CHPC. Déposés sur une plateforme dédiée, ceux-ci sont ensuite étudiés par un comité paritaire. Lorsqu’un projet est éligible, ses créateurs obtiennent une prime de 400 € chacun. Idem quand il est mis en œuvre. Et, lorsqu’il est évalué, les personnes ayant réalisé le bilan, qu’il soit positif ou négatif, obtiennent aussi une prime de 400 €. Ce système, qu’au départ beaucoup avaient jugé «&nbsp;trop beau pour être vrai&nbsp;», rencontre aujourd’hui un réel succès. Plus de 60 projets ont déjà été retenus et financés, et plus d’une dizaine sont déposés tous les mois&nbsp;! Chacun a ainsi pu prendre conscience qu’il lui est possible de participer à l’amélioration de l’établissement, en agissant par exemple sur les petits irritants du quotidien.
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231509-57948007.jpg?v=1715606225" alt="Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari" title="Attractivité et fidélisation : le CHPC réussit son pari" />
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      <strong>Quels sont vos projets à court et moyen terme&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous travaillons actuellement sur trois axes, en lien étroit avec les partenaires sociaux. D’abord, les 32 heures en service de soins, pour pouvoir redonner du temps aux soignants et leur permettre de se consacrer à d’autres activités à forte valeur ajoutée. Ensuite, la création d’un planning à la carte, pour proposer une multitude de possibilités de travail. Chaque agent pourra ainsi choisir les modalités qui l’intéressent, journées de 7h30 ou de 12h, travail de jour, travail de nuit, etc. Ce système est en cours de test dans deux services pilotes, et nous recherchons aujourd’hui un outil spécialisé pour pouvoir le généraliser. Enfin, l’amélioration du travail de nuit, par une politique fondée sur l’institutionnalisation des méthodes de récupération active, mais aussi par la refonte des organisations à l’aune du bien-être du patient et de la vigilance du soignant. Nous menons ici un long travail de conviction pour faire évoluer certaines habitudes bien établies mais non justifiées médicalement. <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez les partenaires sociaux. Quelles sont vos relations&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur des partenaires sociaux viscéralement attachés à ce que l’hôpital puisse continuer à offrir une grande diversité de soins de qualité à la population, tout en garantissant une qualité de vie et des conditions de travail satisfaisantes pour les agents. Nos échanges sont donc toujours très constructifs, car nous partageons les mêmes valeurs. Sortir des sentiers battus ne les effraie pas, et c’est là une autre aubaine. Nous le constatons tous les jours, comme récemment encore lors de nos travaux sur la seconde partie de carrière. Nous avons développé plusieurs passerelles pour éviter de mettre un agent public en précarité à la suite d’une inaptitude, et finançons de nombreuses formations pour que chacun puisse se retrouver au sein d’un nouveau poste à forte valeur ajoutée. Dans cette optique, nous réfléchissons à proposer aux aides-soignants en reconversion professionnelle de passer un CAP ou un BEP d’électricien, qui est un métier sous tension. C’est peut-être une initiative inhabituelle, mais pourquoi s’interdire de la considérer&nbsp;? <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  À mon arrivée au sein du CHPC, j’ai immédiatement perçu le grand potentiel de cet établissement, et l’envie générale de le mettre en avant. C’est ce que nous nous sommes donc attachés à faire, en nous autorisant le droit à l’expérimentation et à l’erreur, et en acceptant aussi les adaptations. La standardisation est bien sûr parfois possible mais,&nbsp;à l’hôpital peut-être plus qu’ailleurs,&nbsp;rien ne peut être dupliqué exactement.&nbsp;Il faut souvent du cousu main,&nbsp;en fonction des organisations et des besoins locaux. Pour résumer, il faut s’autoriser à rêver, savoir prendre toutes les bonnes idées sans se laisser influencer par certains biais, et ne pas hésiter à les mettre à la taille si la situation l’exige. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <title>D'après la DREES, près d’une infirmière hospitalière sur deux a quitté l’hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière</title>
   <updated>2023-08-29T13:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/D-apres-la-DREES-pres-d-une-infirmiere-hospitaliere-sur-deux-a-quitte-l-hopital-ou-change-de-metier-apres-dix-ans-de_a3819.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2023-08-29T13:01:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
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    <![CDATA[
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une étude sur les trajectoires professionnelles des infirmières hospitalières entrées dans la profession entre 1989 et 2019. Ces parcours sont analysés à partir des données administratives du Panel tous actifs produit par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette étude s’attache à décrire la part des infirmières hospitalières qui occupent toujours ce métier au fur et à mesure de leur carrière et si elles exercent cet emploi à l’hôpital, en tant que salariée d’un autre secteur ou en libéral. L’effet de la maternité sur le volume de travail salarié et sur les sorties de l’emploi salarié est aussi décrit.     <div>
      Les données exploitées dans cette étude sont issues du Panel tous actifs, réalisé par l’Insee, appariées aux données issues de l’Échantillon démographique permanent (EDP). Le Panel tous actifs permet de suivre l’emploi salarié depuis 1988 et l’emploi indépendant depuis 2006. Il informe chaque année sur les revenus professionnels d’un individu, caractérise les emplois occupés, notamment en termes de profession et de volume de travail, l’entreprise employeuse ou l’activité du non-salarié (secteur, localisation, statut juridique, etc.). L’EDP informe sur la vie familiale des salariés, notamment la naissance d’enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus d’une infirmière hospitalière sur cinq quitte l’emploi salarié après dix ans de carrière</b></div>
     <div>
      Les personnes entrées dans la profession d’infirmière entre 1989 et 2019 sont de moins en moins nombreuses à occuper, au cours des années, un emploi salarié, hospitalier ou non. Au bout de cinq ans de carrière, elles ne sont plus que 87 % à occuper un emploi salarié. Le pourcentage descend à 79 % au bout de dix années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux tiers des infirmières hospitalières sont toujours infirmières salariées après dix ans de carrière</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/74875916-52097443.jpg?v=1693308218" alt="D'après la DREES, près d’une infirmière hospitalière sur deux a quitté l’hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière" title="D'après la DREES, près d’une infirmière hospitalière sur deux a quitté l’hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière" />
     </div>
     <div>
      Sur la période considérée (1989-2019), sur les 79 % de personnes qui ont encore un emploi salarié dix ans après leur premier poste d’infirmière hospitalière, 54 % exercent toujours cette profession à l’hôpital, 11 % sont toujours infirmières salariées mais pour un autre type d’employeur (par exemple un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes [Ehpad], une administration publique ou en intérim), 7 % ont changé de métier mais sont restées dans le secteur hospitalier (par exemple dans un emploi administratif) et 7 % ont changé de profession et de secteur (graphique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une infirmière hospitalière sur dix a quitté son emploi salarié pour un exercice libéral exclusif après 10 ans de carrière</b></div>
     <div>
      Dix ans après leur début comme infirmière hospitalière, 17 % d’entre elles ont un emploi indépendant, en tant qu’infirmière ou en exerçant une autre profession. L’emploi indépendant est cumulé à un emploi salarié pour 4 % d’entre elles. Après dix ans, 10 % des infirmières hospitalières exercent en tant qu’infirmière libérale à titre exclusif, et 2 % à titre mixte. Ces pourcentages sont nettement supérieurs à ce que l’on observe dans d’autres professions, où l’emploi indépendant est nettement plus rare : au bout de dix ans de carrière, 3 % des effectifs salariés occupent exclusivement un emploi indépendant d’une autre profession et 2 % en même temps qu’un emploi salarié. Le passage des infirmières de l’emploi salarié vers l’exercice libéral est possible sous réserve qu’elles aient exercé pendant deux ans comme infirmière salariée dans une structure de soins généraux (hôpitaux, cliniques, Ehpad et centres de santé) ou pendant six mois en tant que remplaçante d’une infirmière libérale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Devenir mère n’explique pas les sorties de l’emploi salarié mais réduit le volume de travail salarié</b></div>
     <div>
      Après la naissance du premier enfant, le taux d’emploi salarié reste stable. Ainsi, le fait de devenir mère ne conduit pas les femmes qui ont occupé un poste d’infirmière hospitalière à se retirer de l’emploi salarié. En revanche, devenir mère conduit les femmes qui ont exercé la profession d’infirmière hospitalière à diminuer leur volume de travail salarié. La naissance du premier enfant entraîne en moyenne une diminution de 0,14 emploi équivalent temps plein (EQTP) du volume de travail salarié cinq ans après la naissance et de 0,22 EQTP dix ans après. <br />   <br />  <a class="link" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNBYnDxBD-NtCy49C20JRK0IvQh9CQJePQwdCJ0I1cxBD00LtZNtC80IJKHNCX0NEgfNCzPNCFXdmHaHR0cHM6Ly9kcmVlcy5zb2xpZGFyaXRlcy1zYW50ZS5nb3V2LmZyL3B1YmxpY2F0aW9ucy1jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS9wcmVzLWR1bmUtaW5maXJtaWVyZS1ob3NwaXRhbGllcmUtc3VyLWRldXgtcXVpdHRlLWxob3BpdGFsLW91uDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtmJod3FHLVhCUTMtQVF2b2FPQUlRVXe8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4">&gt; Consulter la publication</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/D-apres-la-DREES-pres-d-une-infirmiere-hospitaliere-sur-deux-a-quitte-l-hopital-ou-change-de-metier-apres-dix-ans-de_a3819.html" />
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