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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-28T20:22:33+02:00</updated>
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   <title>#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain</title>
   <updated>2026-04-07T18:23:00+02:00</updated>
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   <category term="Actu" />
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   <published>2026-04-07T18:23:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mathématicien, anesthésiste-réanimateur et militant de la sécurité des patients, le Docteur François Jaulin a fait de la compréhension du « facteur humain » le fil rouge de sa carrière. À la croisée des sciences "dures”, de la pratique clinique et des sciences sociales, il a contribué à faire émerger en France une approche systémique de la sécurité des soins, notamment à travers l’association Facteurs Humains en Santé, qu’il a cofondée et présidée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832007-66415653.jpg?v=1771849601" alt="#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain" title="#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain" />
     </div>
     <div>
      Longtemps, François Jaulin a navigué entre deux univers que tout semblait opposer&nbsp;: celui des mathématiques abstraites et celui du chevet du malade. Après une classe préparatoire scientifique et des études supérieures en sciences fondamentales, il s’engage dans la recherche et l’enseignement des mathématiques, notamment la théorie des jeux et les probabilités à l’université Dauphine.&nbsp;<em>« J’adorais enseigner, j’adorais transmettre. Mais la recherche, très solitaire, m’a aussi amené à me poser de grandes questions sur ma vie »</em>, confie-t-il.&nbsp; <br />   <br />  Ces interrogations le conduisent, presque par hasard, vers la médecine. Une passerelle lui permet d’intégrer directement la troisième année à Paris-VI. Rapidement, il se retrouve au contact des patients, notamment en cardiologie.&nbsp;<em>« Je voulais savoir tout de suite si j’étais capable de tenir le coup, de supporter la souffrance, voir le sang, résister au stress de l’urgence. Et j’ai compris que oui »</em>, raconte-t-il.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La découverte d’un angle mort de la médecine </b></div>
     <div>
      D’abord attiré par la psychiatrie, son orientation bascule lors d’un stage marquant en réanimation. Confronté à l’intensité de la prise en charge vitale, François Jaulin choisit cette spécialité, qu’il complète par l’anesthésie. Il y découvre une médecine concrète, qu’il qualifie volontiers d’<em>« opérationnelle ». « L’anesthésie, c’est une médecine du contact et de l’action&nbsp;: on touche le patient, on injecte les médicaments, on prend des décisions critiques en temps réel. On ne se contente pas de prescrire, on interagit directement avec le corps humain, la vie des personnes, avec des conséquences quasi immédiates »</em>, explique-t-il.&nbsp; <br />   <br />  Mais derrière la passion du métier émerge une inquiétude profonde. Dans les services, il observe des erreurs, des décès évitables, des dysfonctionnements trop souvent attribués à la gravité des cas.&nbsp;<em>« Je me disais&nbsp;: “si c’était ma mère, est-ce que ça se passerait de la même manière ?” Et le fait même de se poser cette question montre qu’il y a un problème »,&nbsp;</em>confie-t-il<em>.</em>&nbsp;L’hôpital lui semble dépendre excessivement des individus, dont la performance peut être très variable dans le temps, selon la fatigue, le stress, la capacité à coopérer.&nbsp;<em>« On nous enseigne la physiologie, la pathologie, la thérapeutique… mais rien sur la façon de dispenser le soin, qui est intimement fonction de la fatigue, des biais cognitifs, de la communication, du travail en équipe »</em>, ajoute l’ancien mathématicien. Peu à peu, il se convainc que la médecine ne peut progresser qu’en intégrant les sciences du fonctionnement humain et organisationnel.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La naissance de Facteurs Humains en Santé </b></div>
     <div>
      En 2017, François Jaulin cofonde&nbsp;<em>Facteurs Humains en Santé</em>. L’objectif&nbsp;: adapter au monde hospitalier les méthodes scientifiques éprouvées dans des secteurs à haut risque comme l’aéronautique, le nucléaire ou le contrôle aérien. L’association réunit des médecins, des infirmiers, des ergonomes, des sociologues, des ingénieurs ou encore des spécialistes de la sécurité industrielle. Pour François Jaulin, cette diversité est une&nbsp;<em>« richesse unique »</em>, qui permet<em>&nbsp;« de regarder les soins et l’organisation des soins autrement. »</em> <br />   <br />  L’association produit des recommandations avec les sociétés savantes comme la SFAR (Société française d’anesthésie et de réanimation) ou la SFMU (Société française de médecine d’urgence), met en œuvre des travaux dans le cadre d’un partenariat avec la Haute Autorité de santé, organise des congrès, anime la chaîne YouTube&nbsp;<em>Les Enfants du Facteur</em>, et diffuse une culture de la sécurité centrée sur l’analyse des systèmes plutôt que sur la culpabilisation individuelle.&nbsp;<em>« Son but est de réduire les événements indésirables évitables en améliorant la communication, le leadership, l’ergonomie et la prise de décision en situation complexe »</em>, résume l’anesthésiste-réanimateur.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Changer la médecine de l’extérieur </b></div>
     <div>
      Pour se consacrer pleinement à ce combat, François Jaulin renonce en 2019 à plusieurs bourses qu’il avait obtenues pour des projets de recherches en biologie computationnelle et analyse transcriptomique.&nbsp;<em>« La question des décès évitables m’habitait profondément. Les autres sujets étaient stimulants intellectuellement, mais ils n’étaient pas autant porteurs d’engagement »</em>, explique-t-il. Il choisit également de ne pas s’installer durablement dans un service hospitalier. Selon lui,&nbsp;<em>« certaines transformations ne peuvent se faire que depuis l’extérieur »</em>, en créant des outils et une culture capable d’irriguer les institutions.&nbsp; <br />   <br />  Dans cette logique, il coordonne avec Régis Fuzier le premier ouvrage collectif dédié aux facteurs humains en santé, écrit avec une soixantaine d’experts du sujet. Il cofonde également en 2019 la&nbsp;<em>Patient Safety Database</em>, une plateforme où les soignants partagent anonymement les incidents et presque-accidents, pour éviter que cela n’arrive à d’autres et pour apprendre collectivement.&nbsp;<em>« C’est un peu comme Waze, mais pour l’hôpital »</em>, sourit-il. Avec&nbsp;<em>SafeTeam Academy</em>&nbsp;qu’il fonde avec Frédéric Martin, il développe un nouveau format de simulation, la vidéo-simulation immersive, pour pouvoir former massivement les soignants aux compétences non techniques essentielles à la sécurité des soins.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De l’hôpital à l’espace </b></div>
     <div>
      Curieux insatiable, François Jaulin se spécialise également en médecine aérospatiale. Il se forme à l’Agence spatiale européenne sur la médecine spatiale, participe à des vols en microgravité et participe au groupe SFAR Espace fondé par Seamus Thierry, dédié à l’anesthésie-réanimation pour les missions spatiales. Cette curiosité pour l’exploration et les environnements extrêmes reflète le même esprit qui l’anime dans la sécurité des soins&nbsp;: comprendre des systèmes complexes pour mieux protéger les personnes exposées aux risques.&nbsp; <br />   <br />  Aujourd’hui, à 40&nbsp;ans, François Jaulin s’apprête à passer le relais à la tête de&nbsp;<em>Facteurs Humains en Santé</em>, avec le souci d’inscrire l’association dans la durée.&nbsp;<em>« L’enjeu est que ce que nous avons construit continue à protéger les patients, indépendamment de ceux qui l’ont initié »</em>, souligne-t-il. Une ambition à l’image de son parcours&nbsp;: collective, exigeante et profondément humaniste, tournée vers une médecine à la fois plus sûre et plus équitable. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
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   <title>Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli</title>
   <updated>2026-03-10T12:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Digitalisation-des-admissions-le-pari-reussi-du-Pole-Sante-Saint-Jean-avec-Yooli_a4933.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2026-03-10T12:44:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un contexte de forte croissance et de virage continu vers l’ambulatoire, le Pôle Santé Saint-Jean, à Cagnes-sur-Mer, a engagé une réflexion approfondie sur la digitalisation de ses parcours administratifs. Pour fluidifier les admissions et améliorer l’expérience des patients comme des équipes, il a opté pour le portail Yooli, comme nous l’explique sa directrice générale, Alexandra Cittadini.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832995-66416226.jpg?v=1771852028" alt="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" title="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" />
     </div>
     <div>
      <strong>Dans quel contexte ce partenariat avec Yooli a-t-il vu le jour ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Alexandra Cittadini&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le Pôle Santé Saint-Jean est un établissement privé indépendant pluridisciplinaire, accueillant près de 75 000&nbsp;patients par an, hors consultations. Cette forte attractivité s’accompagne d’une croissance soutenue de l’activité, mais aussi de tensions importantes aux admissions, notamment le matin. Si l’attente reste acceptable en hospitalisation complète, la situation est devenue critique avec le virage ambulatoire, qui représente aujourd’hui près de 80&nbsp;% de nos interventions chirurgicales. Le moindre retard à l’admission entraîne alors des décalages au bloc puis à la sortie, désorganisant toute la chaîne de soins. La mise en place d’une préadmission en ligne s’est donc imposée naturellement, d’autant que notre établissement est déjà très numérisé, à l’exception notable de l’axe Admission. À la suite d’un séjour à Toulouse, j’ai découvert le portail patient Yooli, dont nous nous sommes équipés en avril 2025.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle approche avez-vous retenue ?</strong> <br />   <br />  Une première tentative de digitalisation, avec un autre éditeur, n’avait pas abouti car les parcours étaient trop complexes. Nous avons donc privilégié la simplicité, avec un parcours unique commun à toutes les spécialités. Certaines briques existaient déjà dans notre DPI, et Yooli est venu compléter efficacement le volet administratif. Désormais, dès qu’une intervention est créée dans le DPI, un lien est automatiquement transmis au portail Yooli, permettant au patient de compléter son dossier administratif en amont. L’ergonomie, très simple, favorise l’adhésion, et les patients retrouvent ensuite automatiquement leurs données dans Yooli, ce qui simplifie encore davantage le parcours. Pour les patients moins à l’aise avec le numérique, nous avons aussi mis en place un comptoir dédié avec des hôtesses, qui peuvent ainsi les accompagner dans la démarche de préadmission en ligne.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels bénéfices observez-vous aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  Le jour J, les admissions sont fluides&nbsp;: il n’y a plus d’attente, les patients récupèrent leur bracelet d’identification, règlent leur reste à charge et accèdent directement au service. Le paiement en ligne, actuellement à l’étude, viendra d’ailleurs compléter le dispositif. Le portail Yooli permet aussi d’accéder en amont au livret d’accueil et à l’offre hôtelière, laissant aux patients le temps de choisir et nous permettant d’anticiper leurs besoins. Ils arrivent plus détendus, les relations sont plus sereines avec les médecins et les secrétaires médicales.&nbsp;Les retours sont&nbsp;donc&nbsp;très positifs, d’autant que les équipes Yooli ont été disponibles et réactives tout au long du projet.&nbsp;Elles restent à notre écoute et font preuve d’une grande souplesse pour s’adapter à nos besoins. Yooli est une entreprise agile, disponible, efficiente et pragmatique. Mais sa force majeure, à mon sens, réside dans sa connaissance approfondie du monde hospitalier. Ses équipes sont issues du terrain, et cela se ressent immédiatement dans les échanges. C’est une vraie valeur ajoutée. <br />   <br />  <em><strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://yooli.fr" target="_blank">site de Yooli</a>  </strong></em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832995-66416229.jpg?v=1771852040" alt="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" title="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" />
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