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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T10:46:18+02:00</updated>
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   <title>Dr Christel Gérardin : « La question des usages raisonnés est aujourd’hui un angle mort de l’IA »</title>
   <updated>2026-06-08T09:17:00+02:00</updated>
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   <published>2026-06-08T09:17:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ouvrant de nouvelles perspectives pour la pratique clinique, l’intelligence artificielle en santé se trouve au cœur de deux projets emblématiques développés au sein de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris : l’aide au repérage de patients similaires et le résumé automatisé du dossier patient. Portés par Christel Gérardin, médecin interniste, ingénieure et docteure en bio-informatique, ces travaux incarnent une vision d’innovation utile, pensée pour s’intégrer aux flux de travail et améliorer concrètement les parcours de soins.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96443953-67251533.jpg?v=1778162825" alt="Dr Christel Gérardin : « La question des usages raisonnés est aujourd’hui un angle mort de l’IA »" title="Dr Christel Gérardin : « La question des usages raisonnés est aujourd’hui un angle mort de l’IA »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous revenir rapidement sur votre parcours ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Dr Christel Gérardin&nbsp;:</strong></em>&nbsp;Je suis médecin et ingénieure de formation. Je me suis d’abord spécialisée en traitement de l’image et du signal à l’École Centrale de Nantes, puis j’ai emprunté la passerelle vers la médecine, avec l’ambition, dès le départ, de combiner ces deux approches. J’ai complété mon parcours par une thèse en sciences sur les mathématiques et les modèles de langage appliqués aux bases de données, une approche que je mets notamment en œuvre au sein du pôle Innovation et Données de l’AP-HP, rattaché à la Direction des services numériques. Je suis également conseillère médicale pour l’entrepôt de données de santé, médecin interniste à l’hôpital Tenon et chercheuse à Sorbonne Université.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Votre démarche a donc toujours été guidée par l’idée d’être ingénieure au service des médecins…</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Il s’agit de développer des outils utiles, fiables et scientifiquement validés, afin qu’ils puissent être utilisés en toute confiance. Cette exigence repose avant tout sur la qualité et la représentativité des données. Nous savons, par exemple en radiologie, que les interprétations peuvent varier selon plusieurs facteurs ; il en va de même pour les modèles de langage, dont les performances dépendent directement des données d’entraînement. Mais l’objectif premier reste clinique&nbsp;: concevoir des outils qui améliorent concrètement la prise en charge. Dans ce cadre, je travaille notamment sur deux prototypes d’intelligence artificielle&nbsp;: un outil de recherche de patients similaires et un système de résumé automatique du dossier patient, destiné à réduire la charge cognitive des soignants.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous parler du projet de « patients similaires » ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  En pratique, dans la majorité des situations, poser un diagnostic et initier un traitement ne pose pas de difficulté particulière. En revanche, certaines situations complexes – qu’il s’agisse de présentations atypiques de maladies fréquentes ou de maladies rares – rendent ces démarches beaucoup plus délicates, d’autant qu’il n’existe pas toujours de données issues d’essais randomisés sur lesquelles s’appuyer.&nbsp;Nous développons&nbsp;donc&nbsp;un modèle d’IA capable d’interroger l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP comme lors d’un staff médical, pour analyser l’ensemble des données disponibles, y compris le contenu textuel des documents cliniques. Il peut ainsi identifier automatiquement des patients présentant des similarités avec un cas donné, par exemple des symptômes ou des antécédents comparables.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Et concrètement ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Cela permet de construire des phénotypes et de constituer des cohortes de patients similaires, pour aider à la décision tout en réduisant les risques d’erreurs et de complications. Aujourd’hui, il s’agit d’un prototype utilisé ponctuellement, et une phase de test en conditions réelles est prévue prochainement. L’accueil est déjà très positif, car le projet favorise la mutualisation de connaissances souvent dispersées. À cet égard, son ancrage en médecine interne est particulièrement pertinent, car cette spécialité se situe à l’interface de nombreuses disciplines et favorise cette approche transversale.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il du projet de résumé automatique du dossier patient ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  À l’AP-HP, chaque patient dispose en moyenne de 60 à 100&nbsp;documents dans son dossier. Or, les derniers documents ne contiennent pas toujours l’ensemble des informations essentielles, comme les antécédents, les allergies, le mode de vie ou encore le niveau d’autonomie. Il faut donc parcourir l’ensemble du dossier pour les retrouver. L’objectif du projet est précisément de rendre ces informations immédiatement accessibles. En collaboration avec le Docteur Cyril Charron, médecin réanimateur, nous développons donc un modèle capable de générer des résumés adaptés aux besoins des cliniciens. Il peut également répondre à des questions sous forme de chatbot, avec des réponses sourcées et directement reliées aux éléments du dossier patient.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Où en est cette solution aujourd’hui ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Elle sera testée d’ici début&nbsp;2027 de manière observationnelle dans trois services, ainsi qu’aux urgences. L’objectif est de s’inscrire dans une démarche de&nbsp;clinical safety, afin de garantir notamment l’absence d’hallucinations. Les attentes sont fortes, en particulier aux urgences, où ce type d’outil pourrait fluidifier la prise en charge, faciliter l’orientation des patients et alléger la charge de travail des équipes. Le projet, porté par la Direction des services numériques, est prioritaire. Il mobilise une équipe pluridisciplinaire, avec un développement entièrement en interne, et intègre un représentant des usagers pour évaluer son acceptabilité du point de vue des patients.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Ces deux solutions font appel à des technologies IA. Quels points de vigilance identifiez-vous ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Le premier enjeu concerne la qualité des données. À l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP, elles sont qualifiées dès leur intégration, avec des métriques permettant d’en assurer le contrôle et d’aller vers une meilleure homogénéisation. Cela dit, il existe aujourd’hui une prise de conscience croissante de l’importance de structurer les données d’entrée car, dans leur pratique, les professionnels voient concrètement l’intérêt des outils qui en sont issus. Un second point concerne la consommation énergétique. Par exemple, pour le projet de résumé automatique, une fois une requête traitée, il ne sera pas possible de solliciter à nouveau le système sur le même champ dans un délai court, puisque l’information est déjà disponible. Nous avons également intégré un indicateur de consommation énergétique, présenté à travers des équivalents concrets afin de favoriser la prise de conscience des utilisateurs. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large&nbsp;: ne pas utiliser l’intelligence artificielle pour elle-même, mais uniquement lorsqu’elle apporte une réelle valeur.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  La question des usages raisonnés est aujourd’hui un angle mort de l’IA. Pourtant, elle est essentielle, à la fois pour des raisons écologiques et parce que l’IA n’est pas adaptée à tous les cas. On sait, par exemple, que ces modèles peuvent être imprécis sur les dosages médicamenteux. Dans certaines situations d’urgence, leur utilisation peut être utile, mais dans beaucoup de cas, des outils existants comme le Vidal répondent déjà efficacement aux besoins.&nbsp;Il est&nbsp;donc&nbsp;important de ne pas systématiser l’usage de l’IA, mais de l’utiliser à bon escient.&nbsp;Cela implique un véritable travail de pédagogie et d’acculturation, auquel je contribue notamment à travers des formations et des actions de sensibilisation, comme celles menées avec la Fédération hospitalière de France ou la Haute Autorité de santé. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>L’IA, moteur de transformation globale de l’hôpital</title>
   <updated>2026-05-31T23:13:00+02:00</updated>
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   <published>2026-05-31T23:13:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Responsable du parcours patient et de la performance hospitalière au sein de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), Jane Despatin partage son activité entre le terrain et la réflexion stratégique. Également consultante pour le CNEH Prospective (Centre national de l’expertise hospitalière), elle contribue aux travaux portant sur les transformations du système de santé, en particulier autour de l’intelligence artificielle et de ses effets sur l’organisation et le quotidien des professionnels hospitaliers. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444190-67251795.jpg?v=1778163546" alt="L’IA, moteur de transformation globale de l’hôpital" title="L’IA, moteur de transformation globale de l’hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment le CNEH Prospective aborde-t-il la place de l’intelligence artificielle dans la gouvernance hospitalière ?</strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Jane Despatin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Deux études éclairent cette thématique. La première, portée notamment par le directeur général Joseph Tedesco, s’appuie sur une série d’entretiens menés auprès de dirigeants hospitaliers afin d’identifier les enjeux stratégiques à venir. L’intelligence artificielle y apparaît comme un levier majeur de transformation. Ces travaux mettent toutefois en évidence un recours encore largement opportuniste, souvent initié localement et sans réelle cohérence stratégique. L’enjeu consiste désormais à articuler ces initiatives de terrain avec une vision portée par la gouvernance, afin de prioriser les investissements et aligner les outils d’IA avec les orientations de l’établissement à moyen et long terme.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle est la seconde approche développée dans ces travaux prospectifs sur l’intelligence artificielle ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  La seconde étude, en cours de finalisation, s’intéresse à l’impact concret de l’IA sur le quotidien des soignants, en particulier des infirmiers. Face à une littérature encore peu centrée sur ces métiers, l’étude repose sur des groupes de travail menés dans deux CHU, réunissant infirmiers, encadrants et coordinateurs des soins. L’objectif est d’identifier, à partir des besoins du terrain, les usages de l’IA susceptibles de transformer durablement les pratiques, d’améliorer la qualité des soins et de renforcer l’attractivité des professions. Ces travaux alimentent actuellement une note destinée à orienter les priorités des établissements en matière d’IA appliquée aux métiers du soin.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment structurer une gouvernance efficace de l’IA au sein d’un établissement de santé ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  La mise en place d’une gouvernance de l’IA repose d’abord sur une organisation structurée, souvent incarnée par un comité de pilotage chargé de recenser, analyser et prioriser les projets.&nbsp;Le CNEH Prospective recommande également&nbsp;la désignation d’un référent médical dédié, capable de porter ces sujets auprès des équipes soignantes et d’éviter une approche strictement technologique. Si certains établissements amorcent cette organisation, la majorité fonctionne encore selon des modalités ponctuelles. L’enjeu est pourtant d’instaurer une gouvernance active, en mesure d’aligner les initiatives d’IA avec les objectifs stratégiques et de canaliser des projets encore trop souvent dispersés.&nbsp;Elle doit également permettre de capter les besoins et les tendances d’usages du terrain. <br />   <br />  <strong>Concrètement, comment l’IA</strong>&nbsp;<strong>peut-elle soutenir la gouvernance hospitalière au quotidien ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  L’intelligence artificielle ouvre la voie à des outils de pilotage nettement plus réactifs. Dans des structures comme l’AP-HP, la production et l’analyse des indicateurs restent encore souvent décalées dans le temps. Demain, des tableaux de bord enrichis pourraient générer des alertes précoces sur des dérives d’activité – allongement des délais, baisse des taux&nbsp;d’occupation…&nbsp;– permettant des actions correctrices plus rapides. Au-delà du suivi, l’IA apporte surtout des capacités prédictives inédites&nbsp;: anticipation des flux aux urgences, évolution des pathologies ou des besoins en lits. En croisant les données locales, les tendances épidémiologiques et les facteurs territoriaux, elle permettrait de passer d’un pilotage réactif à une logique d’anticipation, voire de planification à moyen et long terme.&nbsp; <br />   <br />  <strong>En quoi l’intelligence artificielle impacte-t-elle la conception et l’organisation du bâti hospitalier ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  L’intégration de l’IA&nbsp;suppose d’anticiper ses effets à la fois sur les pratiques de soins et sur les infrastructures. Certains dispositifs illustrent déjà cette évolution, comme&nbsp;la&nbsp;géolocalisation des patients au bloc opératoire pour optimiser les flux en temps réel. À terme, l’IA pourrait enrichir ces systèmes en automatisant certaines actions, telles que le&nbsp;déclenchement de transports,&nbsp;l’ajustement des ressources ou&nbsp;l’anticipation des sorties. Ces usages ont des implications directes sur le bâti, par exemple dans la&nbsp;conception de circuits plus fluides,&nbsp;l’intégration de capteurs&nbsp;ou l’adaptation des espaces. Ils nécessitent également des infrastructures numériques robustes, pensées dès l’origine pour accompagner le déploiement massif de solutions d’IA dans les années à venir.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Dans vos travaux de prospective, comment anticipez-vous les usages futurs de l’intelligence artificielle à l’hôpital ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  Les projections du CNEH convergent vers deux grandes tendances. La première concerne l’automatisation des tâches répétitives, notamment administratives, grâce à des outils capables d’alimenter en temps réel le dossier patient ou de structurer les transmissions, libérant ainsi un temps précieux pour les soignants. La seconde porte sur l’appui aux tâches complexes&nbsp;: l’IA pourrait&nbsp;renforcer l’autonomie des professionnels en facilitant l’accès à l’expertise et en accompagnant certaines décisions. Ces évolutions touchent également la gouvernance, avec des capacités accrues d’analyse et de projection. Si toute prospective comporte une part d’incertitude, une dynamique se dessine clairement&nbsp;: l’IA devrait à la fois alléger le quotidien et améliorer la prise de décision.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel message clé retenez-vous pour conclure sur la place de l’intelligence artificielle à l’hôpital ?</strong>&nbsp; <br />   <br />  La réflexion autour de l’intelligence artificielle à l’hôpital ne se limite pas à ce qu’il est techniquement possible, mais engage aussi des choix sur ce qu’il est souhaitable de faire.&nbsp;Les travaux du CNEH soulignent la nécessité de trouver un équilibre entre gains d’efficacité, amélioration de la qualité des soins et préservation de la dimension humaine des métiers. Les professionnels, notamment les infirmiers, expriment une attente claire&nbsp;: réduire le poids des tâches les plus chronophages pour se recentrer sur le patient, en intensité comme en disponibilité. Cette perspective place la gouvernance face à des arbitrages structurants, où la seule faisabilité technique ne saurait suffire. Elle ouvre ainsi un champ de décision à la fois stratégique et éthique, central pour les hôpitaux de demain.&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Fujifilm dévoile Amulet Sophinity, une mammographie pensée pour lever les freins au dépistage</title>
   <updated>2026-05-19T11:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Fujifilm-devoile-Amulet-Sophinity-une-mammographie-pensee-pour-lever-les-freins-au-depistage_a5066.html</id>
   <category term="Imagerie" />
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   <published>2026-05-19T11:49:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le dépistage du cancer du sein entre dans une phase charnière. Entre l’hypothèse d’un élargissement des âges – de 45 à 79 ans – et les travaux sur une approche personnalisée du risque, le modèle français évolue. Mais un chiffre persiste : moins d’une femme sur deux participe au programme organisé. Pour relever ce défi, Fujifilm propose Amulet Sophinity, une nouvelle génération de mammographie qui mise autant sur l’expérience vécue que sur la performance clinique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96442853-67250497.jpg?v=1778158862" alt="Fujifilm dévoile Amulet Sophinity, une mammographie pensée pour lever les freins au dépistage" title="Fujifilm dévoile Amulet Sophinity, une mammographie pensée pour lever les freins au dépistage" />
     </div>
     <div>
      Le dispositif a été conçu autour d’un triptyque rarement équilibré&nbsp;: son design a été pensé autour du ressenti des patientes, du quotidien des manipulateurs en électroradiologie médicale et des exigences des radiologues. Confort amélioré, compression mieux maîtrisée, acquisition rapide… tout converge vers un examen moins anxiogène. Un détail ? Pas vraiment, quand on sait que l’appréhension reste un frein majeur au dépistage. <br />   <br />  Amulet Sophinity ne se limite pas à une amélioration incrémentale. C’est une plateforme complète qui couvre l’ensemble du parcours diagnostique&nbsp;: imagerie 2D, tomosynthèse haute résolution, reconstruction 2D synthétique S-View, jusqu’aux actes avancés comme la biopsie robotisée sous tomosynthèse ou l’angiomammographie. Cette polyvalence permet une continuité de prise en charge au sein d’une même équipe médicale, réduisant les délais – un facteur déterminant pour le pronostic des patientes – et simplifiant les parcours. Sur le plan technique, le capteur à conversion directe en sélénium amorphe (a-Se), couplé à la technologie HCP (Hexagonal Close Pattern), délivre une résolution de 50&nbsp;microns, permettant d’obtenir des images plus fines et plus contrastées, avec une dose réduite. Le compromis qualité/sécurité est ici clairement optimisé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’IA comme levier de standardisation et de productivité</b></div>
     <div>
      L’autre bascule se joue du côté de l’intelligence artificielle. Le système d’exposition automatique intelligent, i-AEC, ajuste en temps réel les paramètres d’exposition en fonction des tissus, y compris dans des cas complexes comme la présence d’implants ou de cicatrices. Avec, à la clé, moins de variabilité, moins de reprises, et un gain de temps réel pour les équipes. Mais l’IA ne s’arrête pas là. Elle intervient sur toute la chaîne&nbsp;: amélioration de la qualité d’image, standardisation des examens, aide à l’interprétation, automatisation de gestes techniques… Certaines fonctions, comme le ciblage assisté en un clic, simplifient des procédures jusque-là exigeantes. En filigrane, c’est toute l’organisation du travail qui évolue, avec des pratiques plus fluides, plus homogènes et moins dépendantes des variations individuelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers un dépistage plus personnalisé et plus rapide</b></div>
     <div>
      Amulet Sophinity s’inscrit aussi dans une tendance de fond, qui entend adapter le dépistage au profil de chaque femme. L’analyse automatisée de la densité mammaire ouvre la voie à des stratégies plus ciblées. L’angiomammographie, plus rapide que l’IRM dans certaines indications, apporte une alternative pertinente, notamment pour les patientes à risque ou plus jeunes. Cette capacité à combiner dépistage de routine et imagerie avancée répond à une attente forte du système de santé&nbsp;: aller plus vite, sans perdre en précision. À plus long terme, ce type de plateforme pourrait également s’inscrire dans une éventuelle évolution vers des approches théranostiques, où imagerie et intervention seraient encore davantage imbriquées. En fin de compte, Fujifilm ne promet pas seulement de meilleures images. Le constructeur propose un outil pour repenser concrètement le parcours de dépistage. À l’heure où la participation stagne, c’est peut-être là que se joue la vraie innovation. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.fujifilm.com/fr/fr" target="_blank">site de Fujifilm</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Fujifilm-devoile-Amulet-Sophinity-une-mammographie-pensee-pour-lever-les-freins-au-depistage_a5066.html" />
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   <title>Omnicell : « L’IA devient un partenaire discret des équipes pharmaceutiques »</title>
   <updated>2026-05-19T11:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Omnicell- L-IA-devient-un-partenaire-discret-des-equipes-pharmaceutiques _a5065.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/96442790-67250466.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-19T11:48:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En plein essor ces dernières années, l’intelligence artificielle transforme progressivement les pratiques et les organisations hospitalières. Elle trouve désormais sa place dans de nombreux processus, comme en pharmacie, où elle contribue à fiabiliser et à fluidifier le circuit du médicament. Une évolution qui ouvre la voie à une « pharmacie connectée », augmentée par la donnée et l’IA, comme nous l’explique John Halter, directeur, Chef de Produit International chez Omnicell.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96442790-67250466.jpg?v=1778158720" alt="Omnicell : « L’IA devient un partenaire discret des équipes pharmaceutiques »" title="Omnicell : « L’IA devient un partenaire discret des équipes pharmaceutiques »" />
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      <strong>Comment décririez-vous la vision stratégique actuelle d’Omnicell concernant la transformation du circuit du médicament ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <strong><em>John Halter&nbsp;:</em></strong><em>&nbsp;</em>Nous sommes dans une logique de rupture. Nous avons ainsi réussi à automatiser les étapes encore manuelles du circuit du médicament, de la commande à la dispensation, grâce à des solutions intégrées dans les établissements de santé. Ces systèmes capturent désormais les données d’usage en temps réel, et les transforment en leviers pour piloter les processus et renforcer la sécurité sur l’ensemble de la chaîne, afin de garantir que chaque patient reçoive le bon médicament, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit. Cette dynamique ouvre la voie à une « pharmacie connectée », où l’IA agit comme un partenaire discret des équipes. Elle exploite les données sans nécessiter d’extraction ou d’analyse manuelle dans des tableurs. La prise de décision est simplifiée&nbsp;: les professionnels sont guidés vers les bonnes actions, sans expertise en data science. À terme, l’IA permettra d’anticiper les incidents – comme les ruptures de stock, déjà concernées – et d’agir en amont, parfois de façon proactive. L’objectif n’est pas de remplacer les soignants, mais de les décharger de certaines tâches pour leur permettre de se recentrer sur le soin.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quels cas d’usage illustrent déjà la valeur de l’IA dans vos solutions ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Nous sommes encore dans une phase d’analyse avancée, mais les résultats sont déjà tangibles. D’abord sur l’optimisation des flux, nous constatons une hausse de 30&nbsp;% des commandes le lundi, liée à une meilleure anticipation des besoins de la semaine, suivie ensuite d’une diminution progressive. L’IA permet ainsi de passer d’une gestion dans l’urgence à une organisation plus fluide et prévisible. Ensuite sur la continuité des soins, l’anticipation des besoins dès le vendredi limite la surcharge des équipes le week-end. Cela améliore à la fois les conditions travail et la qualité des soins. Enfin, sur la gestion des ressources,&nbsp;les tâches simples sont automatisées ou prises en charge par des équipes support, ce qui libère du temps pour les experts et leur permet de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comment accompagnez-vous les équipes hospitalières dans cette transformation et quels défis restent à relever ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  L’adoption repose avant tout sur l’humain. Nos équipes s’appuient sur des cliniciens expérimentés et des pharmaciens technophiles, qui ont eux-mêmes vécu ces changements et accompagnent aujourd’hui les établissements dans leur mise en œuvre. Pour autant, dans un secteur aussi sensible que la santé, la prudence est essentielle. C’est pourquoi nous testons et validons systématiquement nos solutions en interne avant tout déploiement en production hospitalière, car la priorité absolue reste la sécurité des patients et des données. L’IA doit simplifier et sécuriser la pratique clinique, non la complexifier. Deux défis seront donc déterminants pour libérer pleinement le potentiel de l’IA. D’abord, l’adoption des technologies. À cet égard,&nbsp;notre plateforme&nbsp;joue déjà un rôle d’accélérateur&nbsp;: elle&nbsp;permet une intégration scalable, sécurisée et rapide de l’IA dans les usages quotidiens.&nbsp;Ensuite, la confiance des utilisateurs&nbsp;: dès que l’IA intervient dans les parcours de soins et les décisions cliniques, cette question devient centrale. L’enjeu est donc de construire un environnement éthique robuste, capable de soutenir l’innovation au service des patients. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.omnicell.fr" target="_blank">site d'Omnicell</a>.</strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  <o:p></o:p>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Omnicell- L-IA-devient-un-partenaire-discret-des-equipes-pharmaceutiques _a5065.html" />
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   <title>Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »</title>
   <updated>2026-05-19T11:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pr-Patrick-Callier- La-question-n-est-plus-de-savoir-si-l-IA-va-s-imposer-en-sante-mais-comment-nous-choisissons-de-l_a5079.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2026-05-19T11:47:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
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    <![CDATA[
Chef de service du laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire au CHU Dijon Bourgogne, le Professeur Patrick Callier est l’une des figures de référence du développement de l’intelligence artificielle en santé en Bourgogne-Franche-Comté. Engagé dans cette transformation depuis près d’une décennie, il a pris la tête de la Société francophone de l’intelligence artificielle en santé (SoFIA-Santé), récemment créée pour structurer cet écosystème en pleine évolution. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444853-67252289.jpg?v=1778165400" alt="Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »" title="Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »" />
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      <strong>Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'IA ? <br />   <br />  <em>Pr Patrick Callier :</em></strong><em>&nbsp;</em>Il y a un peu moins de dix ans, le laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire du CHU Dijon Bourgogne a accueilli le Dr Davide Callegarin, premier médecin reconnu en France comme spécialiste de l’intelligence artificielle, grâce à sa triple compétence de médecin biologiste, ingénieur et data scientist – un profil très rare. Cette rencontre m’a conduit à co-créer l’unité fonctionnelle&nbsp;UF1873 dédiée à l’intelligence artificielle en santé (dite DIAD, pour Développement de l’IA au CHU de Dijon), qui positionne aujourd’hui notre établissement comme un acteur moteur et pionnier dans ce domaine. Dans le prolongement, j’ai développé un diplôme universitaire (DU) en IA en santé en partenariat avec l’université de Bourgogne, puis le premier diplôme inter-universitaire (DIU) consacré à l’IA générative en santé (GEN-IAs) en partenariat avec l’École de l’intelligence artificielle en santé (ÉIAS) du CHU de Montréal (CHUM), le CHUM, et les universités de Nantes et de Paris Cité – j’en assure également la responsabilité pédagogique. Je coordonne aussi le Datathon&nbsp;IA4Care, qui rassemble des équipes pluridisciplinaires autour de défis concrets, ainsi que l’initiative DataKids, dédiée à la sensibilisation des plus jeunes. Enfin, j’utilise moi-même l’IA au quotidien, en pratique clinique comme en recherche. <br />   <br />  <strong>Dans quel contexte SoFIA-Santé a-t-elle vu le jour?</strong> <br />   <br />  SoFIA-Santé a été lancée&nbsp;à l’occasion de la première journée dédiée à l’intelligence artificielle générative en santé, organisée en mai 2025 à Beaune&nbsp;pour explorer les innovations, mais aussi les enjeux éthiques et organisationnels associés à cette technologie.&nbsp;Officiellement créée un mois plus tard, cette société savante vise à fédérer une communauté encore dispersée – soignants, ingénieurs, chercheurs, data scientists – autour d’une approche à la fois scientifique, éthique et opérationnelle. SoFIA-Santé s’appuie aujourd’hui sur une dynamique francophone et s’organise autour de cinq comités&nbsp;: éthique et réglementation, recherche et innovation, formation et sensibilisation, partenariat et communication, usages et impacts environnementaux. Parmi nos priorités figure la production de recommandations, en premier lieu en dermatologie, où de nombreuses applications circulent sans validation médicale. À terme, nous envisageons d’ailleurs de référencer des solutions fiables dans un catalogue accessible aux professionnels. Encore jeune, l’association compte déjà une centaine d’adhérents et suscite un intérêt croissant. Nous participons à différents événements du secteur et organisons notre premier colloque le 29&nbsp;mai 2026 à Beaune sur les jumeaux numériques en santé. <br />   <br />  <strong>Quelles actions avez-vous engagées ?</strong> Plusieurs initiatives sont en cours. Sur le plan éthique, nous avons engagé des échanges avec le Comité consultatif national d’éthique pour construire des positions communes. En matière de formation et de sensibilisation, nous travaillons avec les pouvoirs publics à la création d’un outil pédagogique accessible via QR code, destiné à informer les professionnels et les patients sur l’IA en santé, ses usages et son cadre réglementaire – AI Act européen, RGPD. Nous développons également des collaborations internationales, notamment avec le CHU de Montréal et son écosystème en intelligence artificielle, avec la volonté d’élargir ces échanges à d’autres pays francophones. Enfin, nous œuvrons à mieux connecter les hôpitaux et les start-up afin de faciliter l’expérimentation de solutions en conditions réelles.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Quelles attentes observez-vous sur le terrain ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Elles sont très fortes.&nbsp;Les professionnels demandent avant tout des repères pour intégrer l’IA dans leur pratique. Cela confirme l’importance de la formation.&nbsp;Nos cursus rencontrent d’ailleurs un réel succès et contribuent à diffuser une culture commune. Les enjeux liés à la qualité des données et aux exigences réglementaires sont mieux identifiés, mais des progrès restent à faire sur les dimensions éthiques, la souveraineté des outils et la gestion de projet. Développer une solution d’IA reste un processus long, qui suppose également d’anticiper un modèle économique viable, notamment dans le cadre des dispositifs médicaux.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Ce sont des problématiques que vous travaillez de longue date...</strong> <br />   <br />  Oui, car le manque de structuration est encore important. Aujourd’hui, de nombreux usages de l’IA se développent de manière informelle dans les établissements. L’enjeu est d’accompagner cette transformation sans freiner l’innovation, ce qui suppose de trouver un équilibre entre cadre et agilité. L’IA évolue rapidement, alors que les processus institutionnels sont souvent plus lents. C’est précisément ce que nous avons voulu dépasser avec notre équipe DIAD, en favorisant une organisation décloisonnée&nbsp;: médecins, ingénieurs et data scientists travaillent ensemble, dans un même environnement, ce qui facilite les échanges, accélère les projets et permet une montée en compétences collective. Ce modèle collaboratif est, selon moi, indispensable. Pour cette même raison, il nous faut développer davantage de profils hybrides, pour comprendre à la fois les enjeux médicaux et techniques.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel regard portez-vous sur l'IA en santé ?</strong> <br />   <br />  L’IA ne remplacera pas le médecin, mais elle transformera profondément sa pratique. Elle permettra de gagner du temps, d’améliorer la qualité des soins et de recentrer l’attention sur le patient. Elle peut aussi contribuer à répondre à certains défis comme les déserts médicaux ou l’errance diagnostique dans les maladies rares. De nombreux patients utilisent déjà des outils d’IA générative pour interpréter leurs résultats. Cela peut être utile, mais pose aussi des questions en matière de protection des données. Nous ne pouvons pas empêcher ces usages, mais nous pouvons les accompagner et les encadrer, en donnant aux patients les clés pour utiliser ces solutions de manière éclairée. L’IA peut également accélérer certains diagnostics, notamment dans les maladies rares, en orientant plus rapidement vers les bons examens. Mais cela suppose de disposer d’outils adaptés au domaine médical, sécurisés et construits à partir de données fiables, à l’instar des solutions développées au CHU de Dijon dans notre équipe DIAD.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous en parler ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Je pense par exemple à l’application « CROKIA », qui répond en continu aux questions des enfants et de leurs parents pour les conseils dans l’alimentation, dans un contexte d’oncologie pédiatrique. Nous avons également conçu « IA GenReport », une solution de génération automatique de comptes rendus en génétique, qui fait gagner un temps précieux tout en conservant une validation humaine systématique. Ou encore la solution « ikaros DNN », développée en partenariat avec une équipe allemande, pour assister au classement des chromosomes. Elle est aujourd’hui utilisée en routine pour l’analyse des caryotypes dans la plupart des CHU, avec un double contrôle par les techniciens et les médecins.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Comptez-vous développer ce type d'outils via SoFIA-Santé ?</strong> <br />   <br />  Nous avons déjà développé « IA4MedSearch », un outil à base d’IA générative (RAG) permettant d’interroger des bases de connaissances médicales (notamment des articles scientifiques) et des recommandations nationales spécialisées pour obtenir des réponses fiables en quelques secondes. Mais au-delà des outils, notre ambition est surtout de structurer un écosystème. Aujourd’hui, trop d’initiatives se développent en parallèle, sans coordination. Si chaque établissement avance isolément, nous risquons une fragmentation et une concurrence contre-productive. À l’inverse, la collaboration permet de mutualiser les efforts et d’accélérer les déploiements, comme l’illustre le développement de « ikaros DNN »&nbsp;: en nous appuyant sur une expertise existante en Europe, nous avons pu co-construire une solution adaptée à nos besoins.&nbsp;De nombreuses applications locales sont déjà performantes. L’enjeu est désormais de les faire changer d’échelle, sous peine de laisser le champ libre à des acteurs internationaux.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  Au fond, la question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer. Soit nous la subissons, avec des outils conçus ailleurs et des usages peu maîtrisés, soit nous en faisons un levier construit par et pour les professionnels de santé. C’est tout l’enjeu aujourd’hui&nbsp;: passer d’initiatives isolées à une intelligence collective. L’IA n’est pas seulement une innovation technologique, c’est un changement de culture. Et ce changement ne pourra se faire qu’en réunissant les compétences, en partageant les expériences et en gardant une exigence forte sur le sens et l’éthique. C’est cette dynamique que nous cherchons à impulser à SoFIA-Santé.<o:p></o:p>
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444853-67252290.jpg?v=1778165362" alt="Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »" title="Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »" />
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      <strong>Rendez-vous à Beaune le 29&nbsp;mai 2026 pour le 1<sup>er</sup>&nbsp;Congrès de SoFIA-Santé</strong> <br />   <br />  Le premier congrès de la Société francophone de l’intelligence artificielle en santé rassemblera des professionnels de santé, des chercheurs, des ingénieurs et des acteurs de l’innovation pour faire le point sur les avancées de l’IA en médecine. Pensé comme un espace de dialogue et de structuration de la communauté, il proposera de nombreux échanges autour des enjeux éthiques, de l’intégration clinique des outils et des perspectives offertes par ces technologies, notamment à travers des thématiques émergentes comme les jumeaux numériques en santé <br />  &gt;&nbsp;<strong><em><a class="link" href="https://sofia-sante.net/Conferences/FirstConf" target="_blank">https://sofia-sante.net/Conferences/FirstConf</a>  </em> <br />   <br />   <br />  SoFIA-Santé&nbsp;: gouvernance</strong> <br />   <br />  <strong><em>• Président&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Pr Patrick Callier&nbsp; <br />  <strong><em>• Secrétaire générale et trésorière&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Barbara Mathian&nbsp; <br />  <strong><em>• Vice-présidents&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Jean-Louis Fraysse, Dany Girard, Bénédicte Lelièvre, Jimmy Siméon, Thierry Vermeeren <br />  <strong><em>• Conseil d’administration&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Maria-Alice Bertolim, Fabrice Denis, Maxime Elbaz, Jean-Louis Fraysse, Pascale Gelin, Dany Girard, David Gruson, Bénédicte Lelièvre, Barbara Mathian, Stéphane Ohayon, Lionel Reichardt, Jimmy Siméon, Cécile Théard-Jallu, Thierry Vermeeren. <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444853-67252307.jpg?v=1778165352" alt="Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »" title="Pr Patrick Callier : « La question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer »" />
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>
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