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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-10T13:53:17+02:00</updated>
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   <title>Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée</title>
   <updated>2026-05-26T14:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Prevenir-la-diffusion-des-BHRe-Oxy-Pharm-mise-sur-une-reponse-technologique-integree_a5055.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-05-26T14:15:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’antibiorésistance constitue l’un des principaux défis sanitaires actuels, avec 4,71 millions de décès associés dans le monde en 2021, dont 1,14 million directement attribuable. Dans les établissements de santé, cette menace se traduit notamment par l’émergence des bactéries hautement résistantes (BHRe), qui exposent à des impasses thérapeutiques et perturbent durablement l’organisation des soins. Face à ce défi, la prévention, et en particulier la maîtrise de l’environnement, reste le levier le plus efficace. Cette approche est au cœur de l’offre intégrée d’Oxy’Pharm, reposant sur les technologies complémentaires Sanivap et Nocotech.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441709-67249511.jpg?v=1778154767" alt="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" title="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" />
     </div>
     <div>
      Définies par les autorités sanitaires françaises en 2013, les BHRe se distinguent par leur résistance à des antibiotiques de dernier recours, leur présence dans le réservoir digestif et leur fort potentiel de diffusion.&nbsp;Contrairement aux bactéries multirésistantes (BMR) déjà installées de façon endémique, elles restent encore peu implantées en France, ce qui rend leur contrôle d’autant plus crucial. Leur émergence s’inscrit dans un contexte global où quelques espèces bactériennes concentrent déjà une large part de la mortalité liée à l’antibiorésistance, illustrant l’ampleur du défi.&nbsp;Au-delà du risque thérapeutique, leur&nbsp;apparition entraîne une désorganisation rapide des structures de soins&nbsp;: isolement des patients, multiplication des cas contacts, tension sur les capacités d’accueil et mobilisation accrue des équipes sont autant de conséquences qui fragilisent fortement le système de santé.<o:p></o:p> <br />   <br />  La compréhension des modes de transmission des BHRe met en évidence le rôle central de l’environnement. Si le manuportage par les professionnels constitue un vecteur majeur, les surfaces fréquemment touchées, les dispositifs médicaux partagés et les zones humides comme les sanitaires ou les siphons jouent également un rôle déterminant dans la persistance et la diffusion de ces bactéries.&nbsp;Face à cette réalité, les protocoles d’hygiène doivent associer étroitement nettoyage et désinfection – l’élimination préalable des matières organiques étant en effet indispensable pour garantir l’efficacité de la désinfection. Les établissements ont donc besoin de solutions à la fois performantes, reproductibles et compatibles avec les contraintes&nbsp;opérationnelles, tout en garantissant la sécurité des patients, des professionnels et des équipements.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des synergies à l’efficacité démontrée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441709-67249512.jpg?v=1778154812" alt="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" title="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" />
     </div>
     <div>
      C’est dans cette perspective qu’Oxy’Pharm propose une approche combinée. La solution Sanivap repose sur un bionettoyage vapeur à haute température (97° C), capable d’éliminer les salissures, d’agir sur les biofilms et de réduire la charge microbienne sans produit chimique.&nbsp;Validée selon&nbsp;la norme NF&nbsp;T72-110, elle&nbsp;garantit une action bactéricide, virucide, fongicide et levuricide fiable,&nbsp;tout en préservant les surfaces, y compris les plus sensibles,&nbsp;et s’adapte aux zones critiques comme les siphons. En complément, Nocotech assure la phase de désinfection terminale par diffusion automatisée de peroxyde d’hydrogène sous forme de brouillard sec. Sans contact ni rinçage, cette technologie permet de traiter uniformément toutes les surfaces, même difficiles d’accès. Conforme à la norme EN 17 272, elle garantit une efficacité&nbsp;microbiologique&nbsp;complète, tout en étant non corrosive et biodégradable.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’efficacité de cette combinaison a été démontrée lors d’un épisode impliquant des BHRe&nbsp;– en l’occurrence des&nbsp;entérobactéries productrices de carbapénémases – au Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes. Le recours au bionettoyage vapeur, systématiquement associé à une désinfection des surfaces par voie aérienne, a permis une décontamination efficace, notamment sur des zones critiques comme les siphons, qui&nbsp;concentrent des conditions favorables à la prolifération des BHRe. L’intégration durable de ces protocoles illustre leur pertinence opérationnelle&nbsp;: l’établissement les a depuis systématisés dans les procédures de bionettoyage des chambres des patients porteurs. Face à des bactéries qui fragilisent à la fois les traitements et les organisations, la prévention doit s’appuyer sur des solutions fiables et adaptéesaux réalités du terrain. En associant bionettoyage vapeur et désinfection automatisée, Oxy’Pharm propose ainsi une réponse cohérente pour renforcer la maîtrise du risque infectieux et sécuriser les parcours de soins.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Pour en savoir plus sur l’offre d’<a class="link" href="https://www.oxypharm.net" target="_blank">Oxy’Pharm</a>, rendez-vous&nbsp;au congrès&nbsp;SF2H&nbsp;2026,&nbsp;stand&nbsp;90. <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />   <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie</title>
   <updated>2026-05-26T14:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Risque-invisible-quand-le-HPV-impose-de-repenser-la-desinfection-en-gynecologie_a5080.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-05-26T14:14:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La prévention du risque infectieux en gynécologie repose depuis des décennies sur un principe structurant : éviter la transmission directe entre patientes. L’usage de protections de sonde et l’application de processus de désinfection ciblés ont ainsi façonné les recommandations actuelles. Mais une étude récente*, dont les premiers résultats ont été présentés à l’ESCMID 2025 par le CHU et l’Université de Pise, en Italie, pourrait bien rebattre les cartes. En mettant en évidence une contamination environnementale au papillomavirus humain (HPV), elle invite à reconsidérer un risque jusqu’ici largement sous-estimé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444906-67252346.jpg?v=1778166022" alt="Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie" title="Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie" />
     </div>
     <div>
      <em>« Le HPV est un virus non enveloppé, ce qui le rend particulièrement résistant aux désinfectants standards »</em>, rappelle Sam Hardy,&nbsp;chef de projet clinique senior chez Tristel Global. Une caractéristique loin d’être anodine au regard du poids épidémiologique du virus. Les génotypes à haut risque, notamment HPV16 et HPV18, sont impliqués <a class="link" href="https://www.cancer-environnement.fr/fiches/expositions-environnementales/infection-a-papillomavirus-humains-hpv/" target="_blank">dans la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus, 90&nbsp;% des cancers de l’anus, 23&nbsp;% des cancers de la vulve et du vagin, et 34&nbsp;% des cancers de l’oropharynx</a>. À cela s’ajoute une difficulté majeure en pratique clinique&nbsp;: l’infection est souvent asymptomatique.&nbsp;<em>« Cela rend le risque difficile à identifier en amont, en particulier dans le cadre de procédures médicales invasives »,</em>&nbsp;précise-t-il. Si la transmission sexuelle du HPV est bien établie, la transmission indirecte via les surfaces n’a longtemps été qu’une hypothèse.&nbsp;<em>« Le virus peut survivre jusqu’à sept jours sur des surfaces, avec une prévalence pouvant atteindre 33&nbsp;% »</em>, insiste Sam Hardy. Les dispositifs endocavitaires, et notamment les sondes d’échographie endovaginale, apparaissent dès lors comme des vecteurs potentiels, malgré l’usage systématique de protections. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’étude de Pise : un changement de paradigme</b></div>
     <div>
      L’étude en cours au service de gynécologie du CHU de Pise est déjà pionnière par sa méthodologie et son objectif&nbsp;: contrairement à de nombreux travaux antérieurs, elle inclut uniquement des patientes HPV positives.&nbsp;<em>« Cela permet de sécuriser l’interprétation des résultats et d’optimiser la détection environnementale »,&nbsp;</em>explique Aurora Filpi, directrice de la branche italienne de Tristel Global. Trente-deux examens d’échographie endovaginale ont été analysés, avec des prélèvements réalisés sur l’ensemble de l’écosystème du dispositif&nbsp;: sonde, poignée, support, câbles et surfaces environnantes. Dans les 32&nbsp;procédures diagnostiques, un préservatif à usage unique, spécifiquement conçu pour les sondes d’échographie, a été utilisé. Les résultats montrent que, dans 9 des 28&nbsp;examens, le HPV a été détecté sur au moins deux des surfaces échantillonnées.&nbsp;<em>« D’ailleurs, la charge virale la plus élevée a été trouvée sur le clavier, soulignant un risque potentiel non seulement pour les patientes, mais aussi pour les opérateurs eux-mêmes »</em>, indique-t-elle.&nbsp; <br />   <br />  Au total, 14&nbsp;génotypes ont été identifiés, dont six à haut risque&nbsp;: HPV16, retrouvé sur le corps de la sonde en contact direct avec la patiente, HPV31 et HPV56 sur le préservatif, HPV45 sur la poignée et le support de la sonde, HPV51 sur le support de la sonde également, et HPV59 à la fois sur la poignée et le préservatif. Ainsi, si la partie distale de la sonde figure parmi les zones les plus contaminées, d’autres éléments&nbsp;<em>a priori</em>&nbsp;non critiques, comme le support de la sonde et le câble, apparaissent également parmi les sites les plus fréquemment contaminés. Un point a été relevé&nbsp;: les génotypes retrouvés sur les surfaces ne correspondent pas toujours à ceux portés par les patientes.&nbsp;<em>« Cela suggère une contamination résiduelle laissée sur la surface de la sonde, liée à des patientes précédentes, ou une transmission manuportée par l’opérateur, y compris avec des gants »,</em>&nbsp;avance Aurora Filpi. L’hypothèse d’une contamination cumulative de l’environnement prend ainsi de l’ampleur, confirmant des <a class="link" href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26071392/" target="_blank">travaux déjà publiés dans des contextes similaires</a>. Dans un cas, le génotype de la patiente – identifié sur le préservatif – correspondait à celui retrouvé sur la poignée de la sonde, indiquant qu’une contamination peut survenir au cours de la procédure diagnostique, même en présence d’une protection. <a class="link" href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31862265/" target="_blank">D’autres publications</a>  ont par ailleurs montré les <a class="link" href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20025531/" target="_blank">limites des préservatifs de sonde</a>, ce qui explique que les recommandations préconisent une désinfection de haut niveau, indépendamment de leur utilisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La preuve d’un risque infectieux au-delà de la transmission sexuelle</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444906-67252396.jpg?v=1778166067" alt="Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie" title="Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie" />
     </div>
     <div>
      Un autre apport majeur de l’étude réside dans l’analyse de l’infectiosité. Jusqu’à présent, la majorité des travaux se limitaient à la détection de l’ADN viral, sans permettre de conclure sur la capacité réelle du virus à infecter un hôte. Ici, une étape supplémentaire est franchie.&nbsp;<em>« L’équipe a testé la viabilité des particules virales détectées »</em>, explique Aurora Filpi. À ce stade, seuls huit prélèvements ont été analysés, dont quatre se sont révélés contenir du HPV infectieux. &nbsp;Les résultats ne sont pas encore statistiquement significatifs et des analyses complémentaires sont toujours en cours. Une évaluation plus complète fera l’objet d’une publication spécifique cet été, et pourrait modifier de manière importante l’appréciation du risque&nbsp;: l’un des échantillons infectieux provenait en effet de la poignée de la sonde, une zone non en contact direct avec la patiente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’efficacité reconnue de la chimie Tristel à base de dioxyde de chlore</b></div>
     <div>
      À la lumière de ces premières données, les limites des pratiques actuelles apparaissent plus nettement. Si la Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) recommande de prendre en compte le risque lié au HPV dans le <a class="link" href="https://www.sf2h.net/publications/prevention-du-risque-infectieux-associe-aux-actes-dechographie-endocavitaire-proposition-technique-du-groupe-de-travail-national-mars-2019.html" target="_blank">retraitement des dispositifs médicaux semi-critiques</a>, les solutions réellement efficaces couvrant l’ensemble des surfaces restent limitées sur le marché. En pratique, les désinfectants utilisés en routine, notamment ceux à base d’alcool, sont <a class="link" href="https://academic.oup.com/jac/article-abstract/69/6/1546/831861?redirectedFrom=fulltext" target="_blank">inefficaces contre le HPV</a>. La problématique est renforcée par les méthodes de validation.&nbsp;<em>« De nombreux désinfectants sont testés sur des virus substituts, comme le virus simien&nbsp;40 (SV40, un polyomavirus), qui <a class="link" href="https://www.mdpi.com/1999-4915/13/11/2207" target="_blank">ne reflètent pas nécessairement la résistance réelle du HPV</a>   »</em>, rappelle Sam Hardy. En 2020, les travaux du Dr Craig Meyers ont constitué une avancée majeure en <a class="link" href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmv.25666" target="_blank">testant directement des désinfectants sur du matériel médical contaminé par du HPV natif</a>, et non sur un virus substitut, grâce à une méthode innovante de culture virale.&nbsp;<em>« La chimie Tristel à base de dioxyde de chlore, et plus spécifiquement la mousse Tristel DUO ULT&nbsp;&nbsp;et les lingettes Trio Wipes Systems, ont démontré une réduction supérieure à 99,99&nbsp;% des HPV16 et 18,</em>&nbsp;précise-t-il.&nbsp;<em>C’est un niveau d’efficacité conforme aux exigences virucides, qui a été obtenu dans des conditions plus proches de la réalité clinique ».&nbsp;</em>  <div>  <div id="ftn4">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une approche holistique de la désinfection</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96444906-67252434.jpg?v=1778166067" alt="Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie" title="Risque invisible : quand le HPV impose de repenser la désinfection en gynécologie" />
     </div>
     <div>
      Face aux résultats préliminaires de l’étude en cours à Pise, qui confirment d’autres publications décrivant une contamination des échantillons environnementaux en pratique gynécologique, il apparaît nécessaire de réévaluer ce qui relève de la désinfection de haut niveau, et ce qui est actuellement classé en désinfection de bas niveau ou de niveau intermédiaire, dans l’environnement échographique. Dans de nombreux cas, des éléments tels que le câble, le clavier ou le support de la sonde sont considérés comme des zones à faible risque – car non en contact direct avec la patiente – et relèvent donc uniquement d’une désinfection de bas niveau. Or, les données disponibles montrent que ces surfaces peuvent héberger des agents pathogènes et constituer une source de contamination, au même titre que les zones dites critiques.&nbsp; <br />  Au-delà des performances d’un produit tel que la chimie Tristel à base de dioxyde de chlore, c’est une évolution plus globale des pratiques qui se dessine.&nbsp;<em>« Il faut sortir d’une approche centrée uniquement sur la sonde,</em>&nbsp;résume Sam Hardy.&nbsp;<em>Le dispositif doit être considéré dans son ensemble&nbsp;: poignée, câbles, environnement. »</em>&nbsp;Un défi que certaines méthodes, notamment les systèmes automatisés, ne permettent pas de relever entièrement. Ces résultats dépassent d’ailleurs le seul champ de la gynécologie. Ils interrogent plus largement la gestion du risque infectieux lié aux dispositifs médicaux réutilisables dans l’ensemble des spécialités concernées, comme en ORL, où u<a class="link" href="https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2011/revue-medicale-suisse-311/les-cancers-orl-hpv-positifs" target="_blank">ne majorité des cancers de l’amygdale et de la base de la langue est liée à une infection par le HPV</a>.&nbsp;<em>« Les données préliminaires dont nous disposons aujourd’hui justifient d’ouvrir une réflexion sur l’évolution des recommandations »</em>, conclut Aurora Filpi.&nbsp;  <div> <br />   <br />  *&nbsp;M. Sidoti, F. Chiovelli, E. Esposito, Y. Ferchichi, M. Basile, A. Giannini, G. Del Bravo, T. Simoncini, B. Casini, «&nbsp;Risk evaluation of iatrogenic transmission of Human Papillomavirus (HPV) during gynaecological procedures&nbsp;», ESCMID 2025. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Risque-invisible-quand-le-HPV-impose-de-repenser-la-desinfection-en-gynecologie_a5080.html" />
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   <title>Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0</title>
   <updated>2026-02-17T14:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Dr-Arnaud-Florentin-cap-sur-l-hygiene-hospitaliere-2-0_a4842.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-02-17T14:02:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À mesure que les établissements de santé se transforment, les hygiénistes, longtemps vus comme les garants des bonnes pratiques, deviennent aussi des architectes du changement. Sur le terrain, ils doivent composer avec des outils numériques de plus en plus puissants, des attentes générationnelles renouvelées et une exigence croissante de durabilité. À l’intersection de ces mutations, le Docteur Arnaud Florentin, MCU-PH à l’Université de Lorraine et au CHRU de Nancy, revient sur les leviers concrets qui permettent de moderniser la prévention du risque infectieux sans en perdre le sens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93153661-65149751.jpg?v=1765524533" alt="Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0" title="Dr Arnaud Florentin : cap sur l’hygiène hospitalière 2.0" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter vos activités universitaires ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Arnaud Florentin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Je suis maître de conférences - praticien hospitalier (MCU-PH) à l’Université de Lorraine, où je dirige le Département « Hygiène et risques associés aux soins et environnementaux ». Je suis également rattaché à l’unité mixte de recherche 1319&nbsp;INSPIIRE (« Interdisciplinarité en santé publique, interventions &amp; instruments de mesure complexes – Région Est »), qui associe l’Université de Lorraine et l’INSERM et où je travaille plus particulièrement avec l’axe AntibioVac pour la prévention de l’antibiorésistance et la promotion vaccinale. Ces dernières années, mes travaux de recherche se sont surtout tournés vers l’exploitation des données informatisées pour améliorer tant la surveillance que la gestion du risque infectieux à l’hôpital. Dans ce cadre, j’ai récemment effectué une mobilité au CPias d’Île-de-France (mission SPICMI) pour explorer l’usage du SNDS dans la prévention des infections du site opératoire et réfléchir aux meilleures stratégies de valorisation de ces données. <br />   <br />  <strong>Qu’est-ce qui motive votre intérêt pour le big data en santé ?</strong> <br />   <br />  C’est un enjeu contemporain majeur. Pendant longtemps, le frein principal était l’accès aux données. Aujourd’hui, elles sont disponibles en quantité et en qualité croissantes, et cette dynamique va encore s’amplifier avec les entrepôts de données de santé. Le big data s’intègre parfaitement avec mes autres axes de travail autour de la surveillance et de la recherche interventionnelle. Pour évaluer l’impact réel des actions sur le terrain, il faut une surveillance fine et réactive, et l’exploitation des données massives a précisément ici une valeur ajoutée déterminante. D’ailleurs, le 36<sup>ème</sup>&nbsp;congrès de la SF2H, qui se tiendra en juin 2026 à Lille, mettre notamment l’accent sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les nouveaux outils du numérique. <br />   <br />  <strong>Le métier même d’hygiéniste hospitalier évolue. Quels défis cela implique-t-il ?</strong> <br />   <br />  Le métier change effectivement en profondeur, sous l’effet combiné des avancées technologiques, de l’évolution de la médecine et des enjeux sociétaux, mais aussi des évolutions démographiques. Autrefois majoritairement occupée par des médecins ou pharmaciens spécialistes en santé publique, notamment en épidémiologie, la spécialité bénéficie aujourd’hui d’une richesse accrue grâce à la diversification des profils qui la rejoignent. Ce changement nécessite de nouveaux outils pour répondre à de nouveaux besoins, de nouvelles appétences ou façons de travailler, plus centrées sur le terrain et l’action que sur la méthodologie d’analyse des données. Par ailleurs, le recueil des indicateurs de surveillance tend à s’automatiser progressivement. Nous serons donc moins mobilisés sur la collecte et davantage sur l’interprétation et la valorisation des données. Pour que ces informations se traduisent en actions locales pertinentes, il faut que les professionnels de terrain sachent en extraire des enseignements concrets. Cela suppose de repenser notre stratégie de surveillance&nbsp;: quelles données collecter, à quelle fréquence, et comment disposer de signaux précoces pour détecter rapidement les tendances infectieuses, même si les données ne sont pas encore consolidées à 100&nbsp;% ? Les indicateurs actuels répondent avant tout à des besoins nationaux. Il est indispensable de disposer également, au niveau local, de données accessibles rapidement pour mettre en œuvre sans délai les actions correctrices nécessaires. <br />   <br />  <strong>Cette transformation est-elle déjà mise en œuvre ?</strong> <br />   <br />  Oui. Au CHRU de Nancy, en lien avec un projet de recherche MACABAO dont je suis coordonnateur et associant hygiénistes, infectiologues, microbiologistes et pharmaciens, l’établissement s’est équipé d’un logiciel expert qui traite et nous transmet des données locales en temps quasi réel. Cela nous permet de réagir très rapidement à une hausse des cas infectieux, bien avant que ces signaux n’apparaissent dans les outils nationaux.&nbsp;C’est précisément là que se situe l’avenir de notre spécialité&nbsp;: pouvoir exploiter les données directement à la source, sans avoir à les retraiter,&nbsp;pour gagner en réactivité, en exhaustivité et en pertinence. La technologie existe, s’améliore constamment et commence à se diffuser sur le terrain. Il faut à présent que les équipes de prévention du risque infectieux se l’approprient et lui trouvent des applications pratiques. <br />   <br />  <strong>Quels autres défis observez-vous sur le terrain ?</strong> <br />   <br />  L’un des enjeux majeurs concerne le maintien durable des précautions standards. L’observance de l’hygiène des mains diminue, avec la réapparition de certaines infections comme celle à&nbsp;<em>S. aureus</em>&nbsp;que nous avions vu fortement chuter. Cette tendance, visible dans de nombreux établissements de santé français, est clairement mise en évidence par l’indicateur ICSHA de consommation de solutions hydroalcoolique. Mais les chiffres relayés aux services de soins n’ont plus le même impact, tant les équipes y sont habituées. Cela nous invite sans doute à repenser nos méthodes de sensibilisation, en adoptant des approches plus variées et multifactorielles. La ludopédagogie, par exemple, pourrait offrir un meilleur ancrage des messages. Les formations par simulation, très efficaces en formation initiale en santé, pourraient aussi trouver leur place en hygiène hospitalière. Encore faut-il disposer de ressources en nombre suffisant au sein des établissements… <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là ?</strong> <br />   <br />  Nous formons aujourd’hui moins de médecins hygiénistes, et cela mérite réflexion. Peut-être faudrait-il repenser la perception de la spécialité pour attirer les jeunes générations. Une piste pourrait être de mieux valoriser ses différentes facettes et de mettre l’accent sur sa transversalité. Certains volets, comme la recherche, le big data ou les approches comportementales, restent peu visibles, alors même qu’ils pourraient réintéresser des profils issus de la santé publique. Il est crucial de valoriser ces aspects innovants et de montrer les collaborations possibles avec d’autres disciplines, comme la psychologie ou la sociologie, qui nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les freins aux bonnes pratiques. <br />   <br />  <strong>Cette méconnaissance de la spécialité explique-t-elle entièrement la désaffection des médecins pour l’hygiène hospitalière ?</strong> <br />   <br />  Un autre enjeu tient sans doute à la nature répétitive et temporaire de nos actions. Il faut constamment répéter les messages, ce qui demande un investissement important pour des résultats qui ne durent pas toujours. L’accompagnement des équipes sur le terrain est aussi plus exigeant qu’auparavant. Cette présence, cependant, a des bénéfices certains&nbsp;: elle permet de changer la perception de notre spécialité, qui n’est pas là pour contrôler, mais pour accompagner. Et c’est d’ailleurs parce que nous sommes au contact des soignants que nous avons pu développer de nouvelles approches, comme l’auto-évaluation des services, qui renforce à la fois l’implication des équipes et notre rôle d’accompagnateur.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Dans le même esprit, vous repensez complètement votre approche des protocoles.&nbsp;</strong> <br />   <br />  Traditionnellement, le principe classique est d’écrire ce que l’ont fait et de faire ce que l’on écrit. Mais cette rigueur peut parfois se retourner contre nous en noyant les équipes sous une surcharge documentaire. Aujourd’hui, nous essayons de privilégier des formats clairs et synthétiques, qui permettent de saisir l’essentiel d’un coup d’œil, et diversifions les supports pour nous adapter aux attentes des nouvelles générations, qui ne consultent pas l’information de la même manière que les précédentes. Simplifier nos messages constitue un réel défi, mais il faut parfois accepter de ne pas tout écrire, car une documentation trop lourde peut inhiber la réflexion et limiter l’appropriation des bonnes pratiques. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous préciser ce point ?</strong> <br />   <br />  Il est préférable d’enseigner la logique et la philosophie derrière les protocoles, pas seulement les étapes à suivre.&nbsp;Les check-lists restent utiles, mais il faut recentrer l’attention sur l’essentiel. Comprendre le « pourquoi » de chaque action est particulièrement important pour les nouvelles générations, qui n’hésitent d’ailleurs pas à nous challenger. Il ne s’agit plus de transmettre des instructions, mais d’accompagner dans la compréhension des concepts et dans l’analyse critique des nombreuses sources d’information disponibles, qu’elles soient issues du web ou générées par IA. En mettant l’accent sur le raisonnement humain plutôt que sur la mémorisation, les schémas de conduite appropriés seront naturellement appliqués sur le terrain. <br />   <br />  <strong>Sur un autre registre, vous copilotez la Commission Désinfection. Sur quels sujets travaillez-vous aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  La commission, que je co-anime avec Pascale Chaize, se concentre sur la désinfection des locaux, des surfaces et des dispositifs médicaux. Nos deux derniers avis, publiés en avril 2025, illustrent bien comment&nbsp;l’innovation industrielle peut transformer les pratiques… à condition d’être correctement encadrée. Le premier porte sur l’eau ozonée produite sur site, séduisante par son positionnement écoresponsable, mais nécessitant des clarifications sur ses conditions d’usage et son efficacité sur le terrain. Le second concerne la microfibre réutilisable, de plus en plus plébiscitée pour réduire l’empreinte chimique et hydrique des établissements. Mais elle ne pourra pas totalement remplacer les désinfectants chimiques pour les activités et zones à risque élevé. La commission travaille d’ailleurs à la réactualisation du guide des désinfectants pour y intégrer, notamment, les procédés de désinfection (comme la désinfection par UVc) et les enjeux de durabilité. Si le bon usage des désinfectants chimiques deviendra à mon sens un enjeu majeur pour les années à venir, comme l’est aujourd’hui le bon usage des antibiotiques, l’idéal serait, à terme, de pouvoir évaluer et comparer toutes les techniques de désinfection sur l’efficacité, le coût et l’impact environnemental, afin de choisir le procédé le plus adapté à chaque situation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-71-Comment-l-industrie-transforme-l-hopital_a4826.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Dr-Arnaud-Florentin-cap-sur-l-hygiene-hospitaliere-2-0_a4842.html" />
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   <title>Le dioxyde de chlore, une alternative prometteuse contre les organismes multirésistants et les biofilms</title>
   <updated>2025-10-13T09:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-dioxyde-de-chlore-une-alternative-prometteuse-contre-les-organismes-multiresistants-et-les-biofilms_a4717.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2025-10-13T09:55:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chaque année, les infections résistantes aux antimicrobiens causent des milliers de complications graves dans les établissements de santé. Une situation exacerbée par la présence de biofilms sur les surfaces environnementales et celles des dispositifs médicaux, véritables réservoirs d’organismes multirésistants. Pour faire face à ce défi, une étude innovante a récemment exploré le potentiel du dioxyde de chlore (CIO2) Tristel comme piste prometteuse pour éliminer ces pathogènes tenaces et empêcher leur propagation. Le décryptage de Sam Hardy, chef de projet clinique senior.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180812-64148063.jpg?v=1758196652" alt="Le dioxyde de chlore, une alternative prometteuse contre les organismes multirésistants et les biofilms" title="Le dioxyde de chlore, une alternative prometteuse contre les organismes multirésistants et les biofilms" />
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      <strong>Quels étaient vos objectifs dans cette étude ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Sam Hardy&nbsp;:</em>&nbsp;</strong>Nous voulions évaluer l’efficacité des désinfectants à base de dioxyde de chlore (CIO<sub>2</sub>) sur les organismes multirésistants et les biofilms. La résistance aux antimicrobiens constitue un enjeu majeur de santé publique&nbsp;: la prise en charge des infections est alors plus compliquée, les séjours hospitaliers sont plus longs et deviennent plus coûteux. Les options thérapeutiques peuvent en outre se réduire, ce qui entraîne une morbidité et une mortalité importantes. Or, l’environnement hospitalier est souvent contaminé par des organismes multirésistants. Des mesures de nettoyage et de désinfection efficaces sont donc essentielles pour réduire cette charge environnementale et freiner la transmission des pathogènes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quel rôle jouent les biofilms dans cette problématique ?</strong> <br />   <br />  Les biofilms sont des communautés microbiennes organisées, protégées par une matrice appelée substance polymérique extracellulaire (SPE). Cette barrière, conjuguée à des facteurs tels que le métabolisme ralenti des cellules, limite fortement l’efficacité des antimicrobiens tels que les désinfectants, notamment ceux qui ciblent directement les processus biologiques actifs.&nbsp;Par ailleurs, les biofilms servent de réservoirs pour les gènes de résistance et facilitent leur transfert, contribuant à la persistance et la diffusion des organismes multirésistants. Les cibler est donc crucial.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment avez-vous mené vos expérimentations ?</strong> <br />   <br />  Nous avons préparé plusieurs solutions de dioxyde de chlore selon la chimie développée par Tristel, utilisables par essuyage, par pulvérisation ou par immersion. Nous avons évalué cette chimie avec différents supports (lingettes, mousse, solution liquide), à de multiples concentrations (120, 150 et 200&nbsp;ppm) et temps de contacts (de 30&nbsp;secondes à 5&nbsp;minutes), pour examiner l’efficacité des désinfectants à base de dioxyde de chlore dans des conditions variées. Pour les organismes multirésistants, nous nous sommes appuyés sur les normes européennes en vigueur, particulièrement la norme EN 14 885, qui encadre l’évaluation de l’activité bactéricide, fongicide, virucide, mycobactéricide et sporicide des désinfectants chimiques. Nous avons toutefois élargi le panel à des bactéries Gram positives, Gram négatives et un champignon résistant. S’agissant des biofilms,&nbsp;et sans directive existante, nous avons utilisé le modèle de la concentration minimale d’éradication du biofilm (MBEC), défini par la norme ASTM&nbsp;E2799. Concrètement, nous avons cultivé des biofilms de<em>Staphylococcus aureus</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>Pseudomonas aeruginosa,&nbsp;</em>puis les avons exposés aux différentes solutions de dioxyde de chlore afin de mesurer leur efficacité. <br />   <br />  <strong>Quels résultats avez-vous obtenus ?</strong> <br />   <br />  Ils se sont révélés très encourageants.&nbsp;Dans toutes ses applications, le dioxyde de chlore a entraîné une réduction logarithmique significative&nbsp;– entre 4 et 7&nbsp;log<sub>10</sub>&nbsp;–&nbsp;sur l’ensemble du panel d’organismes testés.&nbsp;Nous avons notamment confirmé son efficacité contre des pathogènes émergents particulièrement difficiles à éradiquer, tel que le champignon multirésistant&nbsp;<em>Candidozyma auris&nbsp;</em>(anciennement<em>&nbsp;Candida auris</em>). Ces observations rejoignent d’autres travaux ayant déjà démontré la large efficacité du dioxyde de chlore contre des agents pathogènes cliniquement pertinents. Concernant les biofilms, toutes les formulations ont réduit à plus de 99,99&nbsp;% les populations de&nbsp;<em>S. aureus</em>&nbsp;et&nbsp;<em>P. aeruginosa</em>, même sur des temps de contacts courts selon la charge initiale en organismes. C’est la première étude démontrant l’efficacité du dioxyde de chlore contre des biofilms sur surfaces selon le modèle MBEC, alors que les travaux antérieurs portaient surtout sur les systèmes d’eau. Enfin, un résultat particulièrement marquant concerne la comparaison avec le chlore à 10 000&nbsp;ppm, efficace mais trop agressif pour un usage hospitalier&nbsp;: le dioxyde de chlore atteint des performances comparables, voire supérieures, à seulement 120-200&nbsp;ppm. Cela confirme son intérêt comme un candidat pertinent en matière de décontamination. <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il de son intérêt dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens ?</strong> <br />   <br />  En premier lieu, le dioxyde de chlore s’impose comme une solution efficace pour éradiquer les organismes multirésistants et limiter leur propagation. Mais il présente un autre avantage déterminant, car il ne favorise pas l’émergence de résistances. Son mode d’action oxydant est en effet unique&nbsp;: en captant des&nbsp;électrons aux&nbsp;composants cellulaires essentiels,&nbsp;il provoque un déséquilibre moléculaire irréversible&nbsp;qui entraîne&nbsp;la mort de la cellule.&nbsp;Cette oxydation, qui cible simultanément différentes structures cellulaires, ne laisse aucune possibilité de développer d’adaptation ou de résistance. À l’inverse,&nbsp;d’autres désinfectants largement utilisés en routine, tels que les ammoniums quaternaires (CAQ)&nbsp;ou l’éthanol, peuvent stimuler la production de la&nbsp;matrice extracellulaire (SPE), renforçant paradoxalement la résistance. Le CIO<sub>2</sub>&nbsp;représente donc une alternative stratégique. <br />   <br />  <strong>Quelles sont les implications concrètes pour les hôpitaux ?</strong> <br />   <br />  Les surfaces hospitalières présentent une charge microbienne plus élevée et abritent fréquemment des pathogènes à haut risque, ce qui les rend plus problématiques que les surfaces générales. Leur décontamination est essentielle pour limiter la transmission via les dispositifs médicaux et surfaces. Compte tenu des résultats obtenus, l’intégration du dioxyde de chlore dans les protocoles de désinfection pourrait réduire de manière significative la transmission des infections associées aux soins et, indirectement, limiter le recours aux antibiotiques. Les désinfectants Tristel à base de CIO<sub>2&nbsp;</sub>apparaissent ici comme des candidats sérieux, qu’il s’agisse de réaliser une désinfection de haut niveau (lingette sporicide activée Tristel Trio Wipes System, mousses désinfectantes Tristel DUO) ou un nettoyage quotidien (détergent-désinfectant sporicide prêt à l’emploi JET LUX, ou à diluer FUSE). Il reste toutefois à continuer à sensibiliser la communauté hospitalière sur les forces et faiblesses de chaque méthode de désinfection, afin de toujours mieux lutter contre la résistance antimicrobienne. <br />   <br />  <strong><em>&gt; <a class="link" href="https://uk.tristel.com/l/1010971/2025-07-11/4jm67j/1010971/1752240741rsKLLsUG/Biofilms_and_antimicrobial_resistance_in_healthcare_evaluating_chlori.pdf" target="_blank">Consulter l’étude</a>  <br />  &gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://tristel.com/fr-fr/" target="_blank">site de Tristel</a>  </em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />   <br />  &nbsp;
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   <title>Oxy’Pharm : la désinfection écoresponsable 100 % made in France</title>
   <updated>2025-06-18T09:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Oxy-Pharm-la-desinfection-ecoresponsable-100-made-in-France_a4537.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88507348-62681028.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-18T09:55:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Précurseur de la désinfection écoresponsable, le groupe Oxy’Pharm connaît une croissance continue, portée par l’innovation et l’export. Pour accompagner ce développement et répondre aux besoins du terrain, il a récemment inauguré un nouveau laboratoire de pointe sur son site historique de Champigny-sur-Marne, renforçant ainsi sa capacité de production tout en maintenant une fabrication 100 % française, comme nous l’explique son directeur général, Romain Rouleau.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507348-62681028.jpg?v=1747077901" alt="Oxy’Pharm : la désinfection écoresponsable 100 % made in France" title="Oxy’Pharm : la désinfection écoresponsable 100 % made in France" />
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      <strong>Oxy’Pharm s’est inscrit dans une démarche écoresponsable dès sa création. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Romain Rouleau&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Depuis sa fondation en 2003, Oxy’Pharm place l’écoresponsabilité au cœur de sa stratégie. L’entreprise française s’est donné pour mission de concevoir une solution de désinfection à la fois efficace contre l’ensemble du spectre pathogène, et écologiquement responsable. C’est dans cette logique qu’est né notre concept de désinfection automatisée des surfaces par voie aérienne, fondé sur la combinaison d’un diffuseur, le&nbsp;Nocospray, et d’un désinfectant à base de&nbsp;peroxyde d’hydrogène, le&nbsp;Nocolyse+. Conforme à la norme EN 17-272, ce dernier agit efficacement sur les virus, les bactéries, les fongiques et les spores. Surtout, il est totalement biodégradable, se décomposant en eau et en oxygène seulement. Cela permet une désinfection de haut niveau dans les environnements les plus critiques, y compris dans les zones difficiles d’accès, sans laisser de résidus chimiques sur les surfaces. À la différence des produits classiques qui déposent un résidu chimique favorisant la résistance microbienne, le Nocolyse+ peut donc être utilisé quotidiennement, sans danger pour l’humain ni pour la planète. <br />   <br />  <strong>Cette offre s’est élargie avec l’acquisition de Sanivap. Que pourriez-vous nous en dire ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  En effet, l’intégration de&nbsp;Sanivap&nbsp;en 2019 a enrichi notre approche globale de la désinfection. Spécialisée dans le bionettoyage vapeur, cette entreprise conçoit des générateurs conformes à la norme NFT 72-110, efficaces contre l’ensemble des micro-organismes (virus, bactéries, fongiques et spores). Nous proposons ainsi une&nbsp;offre complète, complémentaire et écoresponsable, couvrant 100 % des surfaces, avec des résultats remarquables. Ce savoir-faire est entièrement fabriqué en France&nbsp;: les générateurs Sanivap sont produits à Lozanne, près de Lyon, tandis que le Nocospray et le Nocolyse+, bien qu’exportés dans plus de 90 pays, sont conçus dans notre site historique de&nbsp;Champigny-sur-Marne, en Île-de-France. <br />   <br />  <strong>Oxy’Pharm s’est récemment doté d’un nouveau laboratoire de pointe. Pourriez-vous nous le présenter ?</strong> <br />   <br />  La crise du Covid-19 en 2020 a entraîné une hausse exceptionnelle de la demande mondiale. Pour y faire face, nous avons rapidement étendu nos capacités, avant de profiter du retour à la normale pour réorganiser notre site principal. En 2024, nous avons ainsi inauguré un&nbsp;nouveau laboratoire de dernière génération, plus spacieux, plus performant et mieux équipé pour absorber les pics d’activité. Cette infrastructure accompagne la&nbsp;croissance continue&nbsp;du groupe Oxy’Pharm, marquée par l’ouverture récente d’antennes commerciales&nbsp;en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, mais aussi par l’obtention, en octobre 2023, de l’autorisation de mise sur le marché&nbsp;dans toute l’Union&nbsp;européenne pour le Nocospray/Nocolyse+, conformément au règlement sur les produits&nbsp;biocides. Notre ancrage industriel, lui, demeure invariable, avec une production 100 % française. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.oxypharm.net" target="_blank">site d'Oxy'Pharm</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Oxy-Pharm-la-desinfection-ecoresponsable-100-made-in-France_a4537.html" />
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