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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T07:44:19+02:00</updated>
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   <title>Un Observatoire national pour cartographier l'accès aux services de santé</title>
   <updated>2026-06-15T10:04:00+02:00</updated>
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   <category term="Actu" />
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   <published>2026-06-15T09:58:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que la loi Garot destinée à lutter contre les déserts médicaux est en débat au Sénat, SKEMA Business School et Université Côte d’Azur lancent conjointement « l’Observatoire SKEMA-UniCA de l'accès aux soins », premier observatoire français permettant de visualiser l’accessibilité de la population aux différents services de santé du niveau national jusqu’à l’échelle d’un quartier.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96981536-67585751.jpg?v=1781510604" alt="Un Observatoire national pour cartographier l'accès aux services de santé" title="Un Observatoire national pour cartographier l'accès aux services de santé" />
     </div>
     <div>
      Comment lutter efficacement contre les déserts médicaux lorsque l’on peine encore à mesurer précisément leur ampleur et leur évolution ? Au moment même où les sénateurs examinent le projet de loi porté par le député Guillaume Garot visant à mieux répartir les médecins sur le territoire, un nouvel outil ambitionne d’apporter aux décideurs publics des informations clés pour mieux lutter contre la désertification médicale. Sous l’impulsion de la Chaire Prévention et Accès aux Soins, créée conjointement par SKE MA Business School et Université Côte d’Azur, vient d’être lancé le premier Observatoire de l’accès aux soins en France . Un dispositif inédit qui permet de mesurer avec une précision sans précédent les inégalités d’accès aux services de santé sur l’ensemble du territoire national. <br />   <br />  Accessible librement au public, l’outil agrège des données issues notamment de la CNAM, de l’Insee et de différentes bases publiques gouvernementales afin d’offrir une photographie détaillée de l’offre de soins à tous les niveaux géographiques : national, régional, départemental, communal et même infra-communal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un outil pour comparer les territoires et suivre l’évolution de population aux services de santé</b></div>
     <div>
      L’originalité de cet observatoire réside à la fois dans sa capacité à descendre à un niveau de granularité extrêmement fin mais également de proposer une couverture inédite des différents professionnels de santé (22 au total). Un maire pourra ainsi identifier précisément les spécialités médicales présentes et manquantes dans les différents quartiers de sa commune et comparer la situation de son territoire avec celle de communes comparables. Les Agences régionales de santé disposeront d’un outil d’aide à la décision pour mieux répartir les professionnels de santé. Quant aux opérateurs publics et privés, ils pourront repérer les zones où l’implantation de nouvelles structures médicales apparaît prioritaire. <br />   <br />  L’Observatoire SKEMA-Université Côte d’Azur de l’accès aux soins permet d’analyser l’évolution de l’accès à trois grandes catégories de services de santé : <br />  -&nbsp;Les professionnels de santé libéraux , <br />  -&nbsp;Les services hospitaliers (notamment urgences et établissements psychiatriques) <br />  -&nbsp;Les infrastructures et services essentiels, tels que les pharmacies et les EHPAD . <br />   <br />  La couverture temporelle de ces indicateurs pouvant atteindre quinze ans. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Donner aux territoires les moyens d’agir »</b></div>
     <div>
      Pour Benjamin Montmartin , professeur d’économétrie et de data science à SKEMA Business School et directeur de la Chaire Prévention et Accès aux Soins, l’ambition est de dépasser le simple constat. <em>« Le débat sur les déserts médicaux souffre souvent d’un manque d’indicateurs précis, comparables dans le temps et couvrant un large spectre d e l’offre de santé. Notre objectif est de fournir aux élus, aux professionnels de santé et plus généralement aux acteurs d u système de santé un outil scientifique permettant d’objectiver les besoins réels des territoires et d’évaluer l’efficacité des politiques mises en œuvre. On ne peut améliorer durablement l’accès aux soins que si l’on est capable de le mesurer avec finesse en tenant compte de l’ensemble des acteurs du système. »</em> <br />   <br />  Cette approche s’inscrit dans les travaux de la Chaire créée en 2025 et soutenue par l’Initiative d’Excellence (IdEx) d’Université Côte d’Azur pour étudier les inégalités sociales et territoriales de santé selon une approche pluridisciplinaire mêlant économie, santé publique et science des données. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un outil au service des politiques publiques</b></div>
     <div>
      Le lancement de l’observatoire intervient dans un contexte particulièrement sensible. Près de neuf millions de Français vivent aujourd’hui dans des territoires touchés par la désertification médicale. Dans les zones les moins bien dotées, obtenir un rendez-vous peut nécessiter plusieurs mois d’attente pour certaines spécialités. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une illustration de la recherche à impact</b></div>
     <div>
      Labellisée par l’Initiative d’Excellence d’Université Côte d’Azur, la Chaire Prévention et Accès aux Soins entend faire de la donnée un levier d’action publique.&nbsp;<em>« Cet observatoire illustre parfaitement notre ambition de mettre la recherche au service des grands défis sociétaux. En combinant excellence académique, innovation méthodologique et ouverture des données, nous créons un outil susceptible d’éclairer les décisions publiques et de contribuer concrètement à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins »</em>, souligne Sylvain Antoniotti , vice-Président de l’Initiative d’Excellence d’ Université Côte d’Azur. <br />   <br />  Au-delà de sa dimension scientifique, l’initiative marque une évolution importante dans la manière d’aborder la question des déserts médicaux : non plus seulement comme un enjeu de démographie médicale, mais comme un sujet de pilotage territorial fondé sur des données objectives et accessibles à tous. À l’heure où la France cherche les moyens de garantir un accès plus équitable aux soins sur l’ensemble de son territoire, les chercheurs de SKEMA Business School et d’Université Côte d’Azur espèrent ainsi fournir ce qui manque souvent au débat public : une mesure précise, comparable et actualisée de la réalité du terrain. <br />   <br />  &gt;&nbsp;Pour accéder au site de l’Observatoire SKEMA-Université Côte d’Azur des déserts médicaux : <a class="link" href="https://www.chaire-paas.com" target="_blank">www.chaire-paas.com</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>L’hôpital de demain vu par Stéphane Fagot, DG de la Polyclinique Côte Basque Sud</title>
   <updated>2025-03-25T13:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-hopital-de-demain-vu-par-Stephane-Fagot-DG-de-la-Polyclinique-Cote-Basque-Sud_a4403.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2025-03-25T13:06:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Implantée à Saint-Jean-de-Luz, dans les Pyrénées-Atlantiques, la Polyclinique Côte Basque Sud est un établissement de santé privé indépendant, totalisant 77 lits et 20 places. Stéphane Fagot, son directeur, imagine un hôpital qui, demain, sera notamment construit sur la notion de complémentarité. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/86618593-61590196.jpg?v=1739964187" alt="L’hôpital de demain vu par Stéphane Fagot, DG de la Polyclinique Côte Basque Sud" title="L’hôpital de demain vu par Stéphane Fagot, DG de la Polyclinique Côte Basque Sud" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels sont, à votre sens, les enjeux au cœur de l’hôpital de demain&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Stéphane Fagot&nbsp;:</em></strong>&nbsp;J’en retiendrais plus particulièrement trois. D’abord, une plus grande proximité avec les territoires situés à l’extérieur des grands centres urbains, pour notamment pouvoir prendre en charge les patients nécessitant des soins récurrents – et qui éprouvent déjà de grandes difficultés pour se déplacer, pour des raisons sanitaires mais aussi économiques, eu égard à la hausse des prix de l’énergie. Ensuite, un meilleur accompagnement des nouvelles attentes sociales&nbsp;: nous ne pouvons pas forcer une partie de la population à vivre différemment du reste de la société, simplement parce qu’elle a choisi les métiers du soin. Cela dit, si un équilibre est à rechercher entre la vie personnelle et la vie professionnelle – par exemple à travers la semaine de 4 jours, que nous avons généralisée il y a déjà 2 ans – il faut aussi accepter les contraintes inhérentes à ces métiers, auxquelles il est difficile d’échapper entièrement. Je citerais, pour finir, l’enjeu de complémentarité, qui doit trouver des applications à tous les échelons d’un établissement de santé. <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La concentration des plateaux techniques, la surspécialisation médicale, impliquent une obligation supplémentaire de travailler en complémentarité, de manière interdisciplinaire mais aussi interprofessionnelle. À cet égard, je suis convaincu que l’avenir de notre système de santé réside dans l’élargissement des compétences des métiers infirmiers, pour pouvoir prendre en charge plus de patients en concentrant l’expertise médicale sur les cas les plus complexes. Nous pouvons ici nous appuyer sur les nombreux infirmiers qui, dans notre pays, ont justement envie d’innover et d’évoluer.&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’enjeu de complémentarité va toutefois au-delà des pratiques soignantes…&nbsp;</strong> <br />   <br />  En effet, celui-ci doit également trouver une traduction au niveau de la gouvernance des établissements de santé, à travers un meilleur partage des bénéfices de l’effort. Je m’explique&nbsp;: aujourd’hui, les établissements de santé peuvent éprouver des difficultés à mobiliser leurs équipes pour atteindre des gains de productivité – par exemple en accélérant le virage ambulatoire, ou en développant la récupération accélérée après chirurgie –, car ces gains ne se traduisent pas, pour elles, par des bénéfices directs. Bien sûr, aucun modèle n’est parfait, mais le secteur privé, où les médecins sont directement intéressés aux bénéfices, peut être source d’inspiration. Ailleurs, cet intéressement peut prendre d’autres formes&nbsp;: il peut par exemple s’agir d’acquérir des outils pour faciliter le quotidien de ceux ayant participé à l’effort collectif. Toujours est-il que de telles mesures incitatives agiraient comme un réel levier de transformation, ce qui suppose toutefois une volonté politique pour les mettre en œuvre à grande échelle. <br />   <br />  <strong><em>Quid</em>&nbsp;alors de la complémentarité avec les partenaires territoriaux&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est effectivement un enjeu majeur, mais cette complémentarité doit être réfléchie dans l’intérêt collectif de tous les partenaires, au risque de mettre en œuvre des actions qui seraient finalement contre-productives. Un exemple&nbsp;: depuis que des urgentistes de notre territoire ont créé un dispositif de soins non programmés, l’activité de notre service d’urgence a baissé, ainsi que celle des médecins généralistes. À terme, cela pourrait se traduire par une perte d’effectifs médicaux, alors que l’objectif initial était justement de les préserver. Il est donc erroné de penser que les acteurs locaux peuvent s’autogérer sans que l’État joue son rôle de régulateur. La complémentarité territoriale n’a de sens que si tout le monde y gagne. Des arbitrages sont donc nécessaires, et seule la puissance publique a la vision transversale et pluriannuelle qui permettrait de les appuyer. Il lui faut reprendre ce rôle de vigie, qu’elle a quelque peu abdiqué… <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #68, édition de février 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-68-Visions-croisees-autour-de-l-hopital-de-demain_a4393.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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