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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T20:14:07+01:00</updated>
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   <title>Une équipe renouvelée pour Les Biologistes Médiaux</title>
   <updated>2026-01-28T14:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Une-equipe-renouvelee-pour-Les-Biologistes-Mediaux_a4892.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2026-01-28T14:13:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Réunis en Assemblée Générale, les adhérents du syndicat « Les Biologistes Médicaux » ont procédé à l'élection de leur nouveau conseil d’administration pour un mandat de 3 ans.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93944003-65567027.jpg?v=1769606212" alt="Une équipe renouvelée pour Les Biologistes Médiaux" title="Une équipe renouvelée pour Les Biologistes Médiaux" />
     </div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody" id="x_isPasted">Trois ans après la précédente élection, la profession fait face à des défis majeurs : pressions tarifaires inédites associées à des contraintes majeures, évolution des missions (prévention, dépistage ciblé des maladies chroniques et cancers, soumission chimique, vaccination), biologie d’urgence, révolution numérique et intelligence artificielle. L'équipe élue à l’unanimité et menée par le Dr Lionel Barrand, a reçu un mandat clair pour défendre une biologie médicale d'excellence, ancrée dans le parcours de soins et l’innovation. <br />   <br />  Convaincus que le patient est unique, « Les Biologistes Médicaux » intègrent des représentants du secteur public, privé, et de l’internat au sein de leurs instances dirigeantes. <em>"Face aux enjeux de santé publique, l'opposition public/privé est dépassée. Qu'il exerce en CHU, CH ou laboratoire de ville, le biologiste médical partage la même expertise.”</em> <br />   <br />  Afin de renforcer le positionnement du biologiste médical et de porter des messages de manière unie, le syndicat confirme son engagement moteur au sein de la nouvelle&nbsp;Fédération de la Biologie Médicale à travers deux membres nommés au sein du Conseil Exécutif : le Dr Morgane Moulis et le Dr Lionel Barrand.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Composition du nouveau Bureau National :</strong>  <ul>  	<li class="list">Président :&nbsp;Dr Lionel Barrand</li>  	<li class="list">Vice-Président (Libéral) :&nbsp;Dr Morgane Moulis</li>  	<li class="list">Vice-Président (Hospitalier) :&nbsp;Dr Eric Guiheneuf</li>  	<li class="list">Vice-Président (Internat)&nbsp;: M. Vincent Guillet</li>  	<li class="list">Secrétaire Général :&nbsp;Dr Pierre-Adrien Bihl</li>  	<li class="list">Secrétaire Général Adjoint :&nbsp;Dr Matthieu Barthélémy</li>  	<li class="list">Trésorier :&nbsp;Dr Nicolas Germain</li>  	<li class="list">Autres membres du bureau&nbsp;: Charles Awoussi, Marouan Bennani, Kévin Cassinari, Stéphanie David, Hervé Fontanet, Lucien Hemar, Alexandre Janel, Kim Nguyen, Stéphanie Haim, Alexis Guérin, Hugo Langris, Patti Liccardo, Guillaume Pax, Laurence Pellegrina, Sophie Perron-Rihaoui, James Kasprzak, Walid Sabeur, Rayan Sater, Paloma Siméon.</li>  </ul>    <p style="margin: 0px; caret-color: rgb(59, 63, 68); color: rgb(59, 63, 68); font-family: arial, helvetica, sans-serif; text-align: justify;">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mot du Président</b></div>
     <div>
      <em>"Nous remercions nos confrères pour leur confiance renouvelée. Ces trois prochaines années seront décisives. Avec cette équipe élargie, nous avons enfin les armes pour défendre notre modèle : une biologie de proximité, d’expertise et d’innovation, au cœur du système de santé et au service des patients"</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Pour le SDBIO : "La biologie médicale française au bord de la rupture : il est temps de changer de paradigme"</title>
   <updated>2025-06-09T20:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pour-le-SDBIO-La-biologie-medicale-francaise-au-bord-de-la-rupture-il-est-temps-de-changer-de-paradigme_a4577.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2025-06-09T13:21:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué du SDBIO, principal syndicat libéral représentatif de la profession. Il rassemble tous les biologistes libéraux, médecins et pharmaciens. Il négocie les accords conventionnels avec l’Assurance maladie, représente les biologistes médicaux dans l’ensemble des commissions, organismes, où la profession doit faire valoir ses positions (UNPS, Les Libéraux de Santé...). Il représente les biologistes médicaux employeurs dans les négociations de branche.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/89155820-63084309.jpg?v=1749468619" alt="Pour le SDBIO : "La biologie médicale française au bord de la rupture : il est temps de changer de paradigme"" title="Pour le SDBIO : "La biologie médicale française au bord de la rupture : il est temps de changer de paradigme"" />
     </div>
     <div>
      Rien n’y fait. Malgré nos efforts pour mettre en avant les compétences et l’expertise des biologistes en matière de prévention, de dépistage et d’optimisation des parcours de soins, les autorités persistent à ignorer notre rôle essentiel. Elles nous renvoient systématiquement à l’image d’une profession privilégiée, supposément trop rémunérée. Puisqu’on ne nous laisse pas le choix, abordons franchement le sujet. Il est grand temps de dépasser les clichés et de repenser la place de la biologie médicale, car notre modèle français est aujourd’hui menacé d’effondrement. Jusqu’où faudra-t-il faire chuter les tarifs des actes de biologie pour que les pouvoirs publics prennent enfin conscience du risque majeur de dégradation de la qualité de la prise en charge des patients ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des baisses de tarifs qui fragilisent tout un secteur</b></div>
     <div>
      La diminution unilatérale des tarifs décidée par la CNAM, et publiée au Journal officiel le 11 septembre 2024, a marqué un tournant sans précédent. En deux ans seulement (2023 et 2024), les tarifs ont chuté de 18,3 %, dont 13,2 % pour la seule année 2024. Cela s’ajoute à la baisse de 20 % déjà subie entre 2014 et 2022. Aucune autre spécialité médicale n’a enduré un tel traitement. <br />   <br />  Pourtant, la biologie médicale ne représente que 1,3 % du budget global de la CNAM (3,784 milliards sur 259 milliards d’euros). Faut-il continuer à imposer de telles coupes à une activité pourtant indispensable à l’organisation des soins ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rôle central, des moyens en berne</b></div>
     <div>
      Chaque jour, nos laboratoires prennent en charge 500 000 patients, aussi bien en milieu urbain qu’en zones rurales. Grâce à l’engagement quotidien de nos équipes et nos collaborateurs infirmiers, les déserts biologiques n’existent pas et les délais de rendu sont extrêmement courts, permettant de garantir une parfaite fluidité du parcours de soin. <br />   <br />  Grâce à un tiers payant généralisé et à plus de 100 millions de feuilles de soins électroniques traitées chaque année, l’accès aux soins est assuré pour tous. Le taux de remboursement par l’Assurance maladie demeure stable depuis plus de dix ans (77 %), et ce malgré l’augmentation continue du nombre de patients en Affection de Longue Durée (ALD). <br />   <br />  Pourtant, nous avons dû faire face, sans aucun accompagnement, à une succession de chocs économiques : inflation, hausse des coûts de l’énergie et des matières premières, investissements obligatoires en cybersécurité et en protection des données de santé, le tout dans un environnement réglementaire de plus en plus exigeant, tant au niveau national qu’européen. Par ailleurs, tous les examens doivent être accrédités selon une norme exigeante, garantissant la même qualité de résultats pour l’ensemble des patients. <br />   <br />  La profession s’est également engagée, sans contrepartie, dans la maîtrise des volumes, en supprimant certains actes afin d’améliorer la pertinence des prescriptions médicales (vitamine D, fonction thyroïdienne, PSA libre…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des marges comprimées, une productivité à son maximum</b></div>
     <div>
      L’automatisation des examens a déjà été poussée à son maximum ces dernières années. Il n’existe plus de leviers de productivité liés à la concentration des laboratoires. Les trois derniers accords conventionnels (depuis 2014) ont imposé une régulation coût/volume extrêmement rigoureuse et une concentration importante des structures, ce qui a servi de prétexte à la CNAM pour justifier la baisse des tarifs. <br />   <br />  L’enveloppe autorisée est passée de 3,684 milliards d’euros en 2014 à 3,784 milliards en 2024, soit une progression annuelle moyenne de seulement 0,25 %, alors que les volumes d’actes augmentent de 3 à 5 % par an.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Covid : des profits exceptionnels, mais non reproductibles</b></div>
     <div>
      Le débat est aujourd’hui faussé par la période Covid, durant laquelle les laboratoires ont dû assurer à la fois leur activité habituelle et le dépistage massif exigé par l’État. Cette surcharge d’activité a généré des profits exceptionnels, fruits d’un engagement sans précédent dans la lutte contre la pandémie. Ces bénéfices ont permis de rembourser les dettes contractées pour l’achat d’équipements, de répondre à la demande et de favoriser les regroupements souhaités par les pouvoirs publics. Rappelons que les biologistes privés ont assuré 80 % des dépistages Covid, suppléant des hôpitaux rapidement débordés. <br />   <br />  Mais ces résultats, obtenus dans des circonstances exceptionnelles, ne sauraient justifier la mise à mal d’un secteur vital en temps normal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’EBITDA : un indicateur trompeur</b></div>
     <div>
      Le rapport Charges et Produits 2025 met en avant l’EBITDA comme indicateur principal de rentabilité. Or, cet indicateur ne tient pas compte des investissements massifs nécessaires, ni des charges financières ou fiscales, particulièrement lourdes dans notre secteur. S’appuyer uniquement sur l’EBITDA est réducteur et dangereux pour la pérennité du modèle. Les résultats 2024, encore non consolidés, montrent déjà une division par deux du taux de marge nette entre 2023 et 2024, attendu autour de 5 à 6 % pour 2025. <br />   <br />  Certains laboratoires sont d’ores et déjà contraints de se placer sous procédure de sauvegarde. La biologie médicale pourrait rapidement connaître les mêmes difficultés de financement et d’attractivité que les EHPAD. Face à la baisse unilatérale des tarifs et à l’objectif d’économies imposé par les pouvoirs publics, le secteur s’expose à des risques majeurs : fermeture de laboratoires de proximité, allongement des délais de rendu, dégradation du service médical rendu, notamment dans les zones rurales mais aussi un désengagement progressif des professionnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une régulation à courte vue</b></div>
     <div>
      La participation des patients (franchises, tickets modérateurs) est devenue la part cachée du financement de notre secteur. En 2024, l’Assurance maladie ne finance que 3,216 milliards d’euros sur les 3,784 milliards autorisés, soit 16 % à la charge des patients. <br />   <br />  La régulation actuelle, purement budgétaire, fait l’impasse sur toute réflexion stratégique concernant l’avenir de la biologie médicale et du rôle central que jouent les biologistes dans la qualité des soins. Les biologistes jouent un rôle clé dans la sécurité, la qualité du parcours &nbsp;de soins, le dépistage, la prévention, le diagnostic et le suivi des maladies. Dans le cas où le médecin prescripteur est injoignable, si la situation clinico-biologique l’exige, le biologiste prend la décision d’orienter le patient vers les urgences et assure la coordination de la prise en charge avec le centre 15. <br />   <br />  En conseillant les patients sur leurs résultats, il évite également de nombreuses consultations médicales inutiles, chronophages et coûteuses. Autant de missions assurées sans rémunération additionnelle que les tarifs des actes de biologie aujourd’hui en chute libre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Appel à un changement de cap</b></div>
     <div>
      Il est plus que jamais urgent de repenser en profondeur la politique conventionnelle et tarifaire encadrant la biologie médicale. Cette discipline ne constitue en rien un luxe ou un excès du système de santé français : elle en est l’un des piliers essentiels. La fragiliser par des logiques purement budgétaires revient à compromettre l’ensemble de la chaîne de soins. <br />   <br />  Ce sont la qualité de la prise en charge, la rapidité du diagnostic, la pertinence des traitements et, in fine, l’équité territoriale qui sont directement menacées. Dans un contexte de tensions hospitalières et de désertification médicale, affaiblir la biologie médicale revient à aggraver les inégalités d’accès aux soins mais aussi à freiner l’innovation en santé publique, qui sont des investissements d’avenir. <br />   <br />  Il est temps d’agir avec lucidité et responsabilité. Redonner à la biologie médicale les moyens d’exercer pleinement son rôle, c’est investir dans une médecine plus efficiente mais aussi plus soutenable financièrement à long terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?</title>
   <updated>2024-12-11T10:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Quel-role-pour-le-biologiste-medical-de-demain_a4279.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2024-12-11T10:29:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face aux enjeux multiples auxquels fait face la biologie médicale, les organismes représentatifs de la profession ont lancé plusieurs axes de réflexion. Fédérant les médecins et les pharmaciens biologistes, hospitaliers comme libéraux, ainsi que les internes, le syndicat « Les Biologistes médicaux – Les Biomed » ne fait pas exception à la règle, et dévoile plusieurs propositions sur les champs de la prévention, du dépistage, de l’expertise et des organisations.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203993-59607667.jpg?v=1727864648" alt="Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?" title="Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?" />
     </div>
     <div>
      Quel avenir pour la biologie médicale&nbsp;? Quel rôle pour le biologiste hospitalier et libéral&nbsp;? Quel modèle pour le secteur&nbsp;? Quelle réglementation pour le définir&nbsp;? Comment attirer les plus jeunes&nbsp;?... Les questions relatives au monde de la biologie médicale sont nombreuses et persistent avec le temps, poussant de nombreux organismes professionnels à s’y pencher depuis maintenant plusieurs années. En novembre 2023, lors des Journées de l’innovation en biologie, ou JIB, Aurélien Rousseau, alors ministre de la Santé et de la Prévention, annonçait même la création d’une mission sur l’avenir de la biologie médicale <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=QNU2B1oVLxI" target="_blank">par ces mots</a>  &nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>le temps est venu d’ouvrir des travaux sur l’avenir de votre profession pour conforter son rôle central dans le système et renforcer son attractivité&nbsp;»</em>.&nbsp;Si le contexte politique rend la concrétisation de cette mission incertaine, les termes alors choisis par le ministre faisaient déjà état de problématiques remontées aux plus hautes instances publiques.&nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>Nous sommes dans une période charnière pour l’avenir de notre spécialité, qui doit définir clairement son rôle et clarifier son positionnement comme professionnel médical ou simple prestataire de service</em><em>&nbsp;»</em>, tance le Docteur Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes médicaux – Les Biomed. Tout au long de l’année, l’organisation professionnelle interpelle les pouvoirs publics sur des problématiques précises comme, ces derniers mois, <a class="link" href="https://lesbiologistesmedicaux.fr/communiques/communiques/face-a-la-surdite-de-la-cnam-les-biologistes-medicaux-passent-a-laction-et-defendent-le-modele-de-biologie-de-proximite" target="_blank">les négociations avec la Caisse nationale d’assurance maladie </a>  (CNAM), le <a class="link" href="ttps://lesbiologistesmedicaux.fr/communiques/communiques/cdp-depistage-du-cancer-du-col-de-luterus-les-biologistes-medicaux-enfin-inclus" target="_blank">dépistage organisé du cancer du col de l'utérus</a>, ou pour réclamer que les techniciens de laboratoire puissent effectuer un <a class="link" href="https://lesbiologistesmedicaux.fr/communiques/communiques/cdp-les-biomed-epidemie-de-coqueluche-demande-dautorisation-pour-realiser-le-prelevement" target="_blank">prélèvement en cas de suspicion de coqueluche</a>. &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un annuaire des laboratoires pour faciliter la prise en charge </b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Notre syndicat, qui regroupe des internes, des hospitaliers et des libéraux, porte plusieurs dossiers, parfois en lien avec d’autres organismes professionnels, pour améliorer le quotidien des professionnels de la biologie médicale&nbsp;sur tous les champs&nbsp;: depuis la prévention à l’expertise, en passant par le dépistage et l’organisationnel&nbsp;»</em>, résume Lionel Barrand. Les Biomed militent ainsi pour une implication croissante des laboratoires de biologie médicale (LBM) dans la prise en charge des soins non programmés, via notamment la création d’une cartographie des laboratoires privés et publics mentionnant les horaires d’ouverture, les examens réalisés, ainsi que la possibilité ou non d’effectuer des examens urgents sur place.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Une telle cartographie permettrait aux prescripteurs de ne pas diriger tous les patients vers les urgences hospitalières&nbsp;»</em>, insiste le biologiste.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Cofrac, toujours source de tension</b></div>
     <div>
      S’inscrivant dans le champ de l’organisationnel, cette demande rejoint aussi d’autres appels de la profession portant sur des enjeux de réglementation, et notamment ceux en lien avec les actions du Comité français d'accréditation (Cofrac). Si tous s’accordent à reconnaître qu’une réglementation est&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>nécessaire&nbsp;»</em>, nombreux sont aussi ceux qui appellent le Comité à&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>assouplir&nbsp;»</em>&nbsp;ses dispositions relatives à certaines procédures d’accréditation.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>La duplication d’une technique dans les différents sites d’un même laboratoire ne devrait pas, par exemple, appeler un nouvel audit physique et la soumission d’un nouveau dossier de validation complet&nbsp;»</em>, illustre Lionel Barrand, pour qui, dans ce cas,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>l’accréditation coûte plus cher que la machine&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Un assouplissement à terme de ce type de dispositions est réellement souhaitable pour éviter l’embolisation des LBM, qu’ils soient installés en ville ou à l’hôpital&nbsp;»</em>, souligne le biologiste.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>S’inscrire dans les champs de la prévention et du dépistage</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203993-59607678.jpg?v=1727864602" alt="Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?" title="Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?" />
     </div>
     <div>
      En ce qui concerne la prévention et le dépistage, le syndicat Les Biologistes médicaux se félicite que leur spécialité soit&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>enfin autorisée à jouer un rôle majeur&nbsp;»</em>, avec la possibilité de <a class="link" href="https://lesbiologistesmedicaux.fr/communiques/communiques/cdp-depistage-du-cancer-du-col-de-luterus-les-biologistes-medicaux-enfin-inclus" target="_blank">se faire dépister en LBM sur simple présentation</a>  du courrier d'invitation de l'Assurance maladie. Mais il demande aussi la possibilité de constituer des stocks de vaccins, notamment antigrippaux, pour pouvoir vacciner sur site les personnes fragiles accueillies dans les LBM.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>500 000 patients poussent chaque jour la porte d’un laboratoire de biologie médicale en France. Nous devons mettre cette proximité à profit pour vacciner directement les patients, dont les plus fragiles, qui viennent aussi plus fréquemment dans nos structures&nbsp;»</em>, ajoute Lionel Barrand, insistant par là même sur l’avantage de disposer sur place de stocks suffisants,<em>«&nbsp;</em><em>pour vacciner sans attente&nbsp;»</em>. <br />   <br />  En matière de virus dit «&nbsp;hivernaux&nbsp;», le syndicat professionnel appelle aussi les pouvoirs publics à rembourser les PCR de la grippe et de la bronchiolite,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>autant pour les personnes hospitalisées que pour les patients en ambulatoire&nbsp;»</em>. De la même manière, et face à l’épidémie de ces derniers mois, le syndicat réclame le remboursement des PCR pour la coqueluche, ainsi que, comme évoqué plus haut, la possibilité pour les techniciens de laboratoire de réaliser eux-mêmes les prélèvements.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le prélèvement nasopharyngé est un geste déjà parfaitement maitrisé par les techniciens de laboratoire, puisque c’est le même prélèvement que celui utilisé pour dépister la COVID-19 : seule la pathologie change&nbsp;»</em>, rappelaient d’ailleurs Les Biologistes médicaux dans un <a class="link" href="https://lesbiologistesmedicaux.fr/communiques/communiques/cdp-les-biomed-epidemie-de-coqueluche-demande-dautorisation-pour-realiser-le-prelevement" target="_blank">communiqué diffusé le 24 juin dernier</a>.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Tous ces examens, s’ils sont réalisés, permettent de poser rapidement le bon diagnostic et de lancer aussitôt un traitement efficace, en limitant le recours à des antibiotiques inutiles&nbsp;»</em>, indique le président du syndicat, en soulignant la nécessité de&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>casser les chaînes de transmission de ces virus qui peuvent s’avérer létaux, surtout pour les plus fragiles&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;  <div>  <div id="ftn2">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203993-59607736.jpg?v=1727864602" alt="Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?" title="Quel rôle pour le biologiste médical de demain ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>L’attractivité, un enjeu pour demain</strong> <br />   <br />  Parmi les nombreux enjeux auxquels fait face la profession de biologiste médical, l’attractivité est l’une de celles appelant une réflexion sur le plus long terme. Tous les organismes professionnels du secteur semblent d’ailleurs s’être emparés de la question, et multiplient les actions pour informer les plus jeunes et susciter les vocations. Néanmoins, pour Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes médicaux – Les Biomed,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>toutes les propositions visant à améliorer les conditions de travail des biologistes médicaux participeront à une plus grande attractivité de la profession. Si nous pouvons faire des prescriptions, des consultations, si nous avons accès à de nouveaux parcours… Toutes ces avancées auront un impact certain sur toute la profession et son avenir&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  S’il reste confiant, le biologiste alerte tout de même sur le déroulement des négociations cette année avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), et l’annonce&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>d’une nouvelle baisse drastique de près de 10 % des tarifs des actes de biologie&nbsp;»</em>. Suite à un appel de l’intersyndicale des biologistes médicaux*, plusieurs laboratoires ont d’ailleurs annoncé un mouvement de grève, du vendredi 20 septembre au lundi 23 septembre, en réaction aux décisions de la CNAM.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cette décision a un impact réel sur les professionnels de santé en exercice&nbsp;»</em>, alerte le responsable, qui s’inquiète d’une&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>répercussion&nbsp;»</em>&nbsp;sur l’attractivité du métier.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Là encore, l’attractivité réagit à tout, rien n’est réellement sans impact&nbsp;»</em>, souligne-t-il.  <div>&nbsp;  <div id="ftn1"><em>*L’intersyndicale regroupe le Syndicat national des médecins biologistes (SNMB), Les Biologistes Médicaux (Les BIOMED), la Fédération nationale des syndicats de praticiens biologistes hospitaliers et hospitalo-universitaires (FNSPBHU), le Syndicat national des biologistes des hôpitaux (SNBH), le Syndicat des biologistes (SDBIO), le Syndicat des laboratoires de biologie clinique (SLBC) et le Syndicat national des médecins biologistes des CHU (SNMB-CHU).&nbsp;</em></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Quel-role-pour-le-biologiste-medical-de-demain_a4279.html" />
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   <title>SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »</title>
   <updated>2024-10-07T18:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/SNBH-Il-est-necessaire-d-imaginer-d-autres-modes-d-exercice-de-la-biologie-medicale_a4275.html</id>
   <category term="Biologie" />
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   <published>2024-10-07T18:07:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À quelques semaines de l’ouverture des 7èmes Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM), qui se tiendront cette année du 9 au 11 octobre au Centre des congrès de l’Aube (Troyes), Hospitalia a rencontré le Docteur Raphaël Bérenger, pharmacien biologiste au Centre Hospitalier de Falaise et président du Syndicat national des biologistes hospitaliers (SNBH), pour découvrir les temps forts de ce rendez-vous annuel majeur et faire le point sur l’actualité de la spécialité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203658-59607285.jpg?v=1727863313" alt="SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »" title="SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »" />
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      <strong>Quelles sont, pour commencer, les thématiques sur lesquelles vous travaillez aujourd’hui&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Raphaël Bérenger&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ces derniers mois, notre syndicat s’est surtout mobilisé pour les élections professionnelles au CNG dans la discipline Biologie médicale, qui se sont tenues à la mi-juin. Malgré une participation globalement en baisse, toutes spécialités confondues, le SNBH s’en est plutôt bien sorti, obtenant 5 postes sur 6 pour le collège des praticiens hospitaliers, et 2 postes sur 6 pour le collège des hospitalo-universitaires, où nous déposions une liste pour la première fois. C’est donc une belle victoire, qui récompense aussi bien nos actions pour la défense de la profession, que celles menées pour promouvoir sa dimension scientifique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Autre sujet d’intérêt, et non des moindres&nbsp;: l’évolution du système de suivi épidémiologique de pathologies priorisées SIDEP vers LABOé-SI.</strong> <br />   <br />  Le projet est en soi intéressant, puisque nous pourrons ainsi disposer d’un véritable entrepôt national de données de biologie pour mieux anticiper de nouvelles crises sanitaires. Mais les investissements nécessaires n’ont pas été prévus dans les plans de financement des hôpitaux, alors même que les éditeurs transmettent des devis à plusieurs dizaines de millions d’euros pour déployer et maintenir le nouveau système. C’est un premier point bloquant. Par ailleurs, le temps passé par les biologistes et leurs équipes à la gestion quotidienne de LABOé-SI&nbsp;n’a pas non plus été pris en compte. C’est pourquoi un simple financement des éditeurs dans le cadre de la vague 2 Ségur nous semble insuffisant, car il ne permettra pas de compenser la forte implication attendue de la part des biologistes. En accord avec nos confrères libéraux, nous avons donc demandé la mise en place d’un forfait numérique, en ville comme à l’hôpital et au même titre que les autres professions de santé, afin de reconnaître le travail réalisé et à réaliser pour réussir cette transition numérique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Une telle reconnaissance aura certainement un impact positif sur l’attractivité de la spécialité. Quelles autres pistes permettraient de relever le défi démographique&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Le nombre de biologistes médicaux en exercice est en baisse constante depuis plus de dix ans, ce qui nous impose, bien sûr, de continuer à promouvoir cette spécialité passionnante et prometteuse auprès des jeunes générations, afin d’inverser la tendance. Mais il est également nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale, particulièrement en environnement hospitalier. L’exercice partagé, notamment, peut être un levier intéressant pour pouvoir combiner biologie de proximité et accès à un plateau technique de pointe. Les CHU, par exemple, sont relativement préservés des difficultés de recrutement car ils permettent justement de se frotter à l’innovation clinique et technologique. Ouvrir cette possibilité aux hôpitaux non universitaires pourrait donc renforcer leur attractivité, d’autant que le contexte s’y prête désormais avec la constitution de laboratoires multisites. <br />   <br />  <strong>Vous évoquez l’innovation technologique. Comment se positionnent les biologistes médicaux par rapport aux technologies d’intelligence artificielle (IA)&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il y a une certaine inquiétude, bien sûr, comme pour toute nouvelle technologie. Mais aussi une volonté de&nbsp;s’approprier l’IA et tout ce qu’elle a à offrir, pour en faire un outil au service de l’exercice professionnel.&nbsp;Ce sera d’ailleurs le thème de la conférence inaugurale lors des prochaines JFBM, avec l’idée d’adresser les craintes éventuelles et surtout de mettre en lumière le potentiel énorme de cette technologie, à la fois sur le champ diagnostic, avec une interprétation plus fine des résultats, que pronostic – notamment en ce qui concerne l’évolution d’une maladie en lien avec les marqueurs biologiques. On parle beaucoup aujourd’hui de médecine «&nbsp;6P&nbsp;», c’est-à-dire d’une médecine personnalisée, préventive, prédictive, participative, des parcours et des preuves. Je suis convaincu que la biologie médicale aura ici un rôle majeur à jouer. Mais il nous faut, pour cela, avoir su nous saisir des avancées de la technologie pour ouvrir de nouvelles perspectives. La question des données produites à l’extérieur de notre champ direct doit également être adressée.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Par exemple, les tests aujourd’hui réalisés dans les pharmacies échappent complètement au versant biologique, et ne sont pas intégrés dans Mon Espace Santé. Ce qui est dommage car, comme nous avons pu l’observer durant la crise Covid, les pharmacies d’officine disposent d’un excellent maillage territorial et sont en mesure de remonter des données biologiques pour consolider le parcours d’un patient. Mais cette possibilité est encore largement sous-exploitée. Prenez l’exemple d’un patient arrivant aux urgences avec les signes d’un épisode infectieux. Si l’on peut savoir qu’il a bénéficié, par exemple la veille, d’un test rapide d’orientation diagnostique d’angine en pharmacie, et que le prélèvement était positif, sa prise en charge sera accélérée et l’on évitera les examens redondants. Vous le voyez, l’intérêt est bien réel, pour patient comme pour la collectivité. <br />   <br />  <strong>Arrêtons-nous à présent sur les prochaines Journées Francophones de Biologie médicale (JFBM), qui se tiendront du 9 au 11 octobre à Troyes. Quels en seront les temps forts&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La conférence inaugurale sur l’intelligence artificielle, bien sûr, qui cherchera à identifier la place de ces technologies au sein de notre système de santé et accueillera notamment le Dr François Braun, ancien ministre de la Santé et de la Prévention. Se succèderont ensuite une trentaine d’ateliers, avec un programme associant des sessions «&nbsp;pour les nuls&nbsp;» – une formule dont le succès ne se dément pas&nbsp;! –, des ateliers de pratiques quotidiennes ou plus spécialisées, et des ateliers plus transversaux, par exemple autour des enjeux managériaux, de la décarbonation, la télémédecine, les stratégies territoriales ou encore les biothérapies. <br />   <br />  <strong>Justement, en parlant de décarbonation&nbsp;: l’adaptation aux défis environnementaux représente aujourd’hui un point de vigilance majeur. Comment l’adressez-vous&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Organisée pour la première fois cette année, la conférence de clôture se penchera&nbsp;justement&nbsp;sur le sujet brûlant du changement climatique et de son impact sur nos métiers&nbsp;à travers le concept de&nbsp;<em>One Health</em>, ou Une seule santé – lequel promeut une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale, aux échelles locales, nationales et planétaire. Cette 7<sup>ème</sup>&nbsp;édition des JFBM sera en outre un événement encore plus respectueux de l’environnement, avec le lancement d’une application mobile dédiée aux journées 2024. Cela étant dit, les enjeux RSE mobilisent désormais toutes les spécialités hospitalières. En biologie, par exemple, les filières de reconditionnement et de recyclage des automates en fin de vie sont de plus en plus mobilisées. Mais des progrès restent à faire sur les consommations d’eau car, comme vous le savez, l’eau est le réactif le plus important du laboratoire et est présente dans la plupart de ses processus. Un travail conjoint est ici nécessaire avec les fournisseurs pour réfléchir à des alternatives plus durables. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette prochaine édition des JFBM s’annonce une fois de plus comme particulièrement prometteuse, et suscite d’ailleurs déjà un grand intérêt de la part de nos confrères et partenaires, industriels comme sociétés savantes&nbsp;! Nous ne l’avons pas encore évoqué, mais l’organisation des prochains Symposiums internationaux «&nbsp;Alain Feuillu&nbsp;», consacrés à la biologie d’urgence et aux gaz du sang, a été confiée au SNBH à l’issue de la 9<sup>ème</sup>&nbsp;édition, qui s’était tenue à Saint-Malo en juin dernier. Les JFBM continueront donc de se tenir chaque année, complétées, tous les trois ans, par ce symposium qui nous permettra de mieux nous saisir des enjeux de la biologie délocalisée – car, rappelons-le, celle-ci est en France sous la responsabilité du biologiste hospitalier, garant de la conformité et de la bonne utilisation des équipements.
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      <strong>JFBM 2024&nbsp;: le programme en un coup d’œil&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong>• Sessions plénières&nbsp;:</strong>&nbsp;(1) L’intelligence artificielle, de son impact dans notre société à celui en médecine… Faut-il en avoir peur&nbsp;? (2) One Health et enjeux environnementaux, quel impact sur notre métier&nbsp;? <br />  <strong>• Ateliers Biochimie&nbsp;<em>(avec le CNBH)&nbsp;</em>:</strong>&nbsp;Prolactine - Suivi biologique du sportif - Troponine - Immuno-monitoring des biothérapies - Actualités sur le complément <br />  <strong>• Ateliers Biologie clinique&nbsp;<em>(avec le SNBC)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Intoxications au protoxyde d’azote - Erreurs au laboratoire <br />  <strong>• Ateliers Microbiologie&nbsp;<em>(avec le ColBVH)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Infections fongiques invasives - Mucormycoses - Examens parasitologiques des selles - Antibiogramme pour les nuls - Hépatite E - Encéphalites virales - Maladie de Lyme - Helicobacter coli <br />  <strong>• Ateliers Hématologie&nbsp;<em>(avec le CHH)</em>&nbsp;:</strong>&nbsp;Diagnostic des LMMC - Anticoagulants circulants de type lupiques - Nouveaux traitements anti-hémophiliques et tests d’hémostase - Pièges en hémostase - Chute de plaquettes - Diagnostic biologique de la TIH - Leucémies lymphoïdes chroniques et syndromes lymphoprolifératifs - Génotypes RHD fœtaux&nbsp; <br />  <strong>&nbsp;• Ateliers SNBH&nbsp;:</strong>&nbsp;Gestion d’une situation conflictuelle au laboratoire - Stratégie territoriale en biologie médicale - Décarbonation - Vague 2 du Ségur numérique en biologie <br />  <strong>• Ateliers transversaux&nbsp;:</strong>&nbsp;Actualités NABM et pertinence des actes&nbsp;<em>(Les Biomeds)</em>&nbsp;– Réforme du 3<sup>ème</sup>&nbsp;cycle&nbsp;<em>(FNSIP BM)</em>– Intelligence artificielle&nbsp;<em>(IFCC)</em>&nbsp;– Télémédecine&nbsp;<em>(SNMB CHU)</em>&nbsp;– Éthique et secret professionnel&nbsp;<em>(FIFBCML)</em>&nbsp;– Nouvelles drogues de synthèse&nbsp;<em>(SFTA)</em>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83203658-59607291.jpg?v=1727863245" alt="SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »" title="SNBH : « Il est nécessaire d’imaginer d’autres modes d’exercice de la biologie médicale »" />
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      <strong><em>&gt; Plus d’informations sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://jfbm.fr/" target="_blank"><strong><em>https://jfbm.fr</em></strong></a>  &nbsp;<strong><em>&nbsp;et sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://snbh.org/" target="_blank"><strong><em>https://snbh.org</em></strong></a>  <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/SNBH-Il-est-necessaire-d-imaginer-d-autres-modes-d-exercice-de-la-biologie-medicale_a4275.html" />
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   <title>Les biologistes médicaux réagissent: «Non aux mises à jour des SGL pour LABOé-SI »</title>
   <updated>2024-09-05T09:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-biologistes-medicaux-reagissent-Non-aux-mises-a-jour-des-SGL-pour-LABOe-SI_a4221.html</id>
   <category term="Biologie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/82574387-59213833.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-03T18:24:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de l’intersyndicale des biologistes médicaux.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/82574387-59213833.jpg?v=1725381979" alt="Les biologistes médicaux réagissent: «Non aux mises à jour des SGL pour LABOé-SI »" title="Les biologistes médicaux réagissent: «Non aux mises à jour des SGL pour LABOé-SI »" />
     </div>
     <div>
      Un texte co-signé par le Dr Jean-Claude Azoulay, président du&nbsp;Syndicat National des Médecins Biologistes (SNMB), le Dr Lionel Barrand, président du Syndicat Les Biologistes Médicaux (BIOMED), le Pr Bruno Baudin, président de la Fédération Nationale des Syndicats de Praticiens Biologistes Hospitaliers et Hospitalo-universitaires (FNSPBHU), le&nbsp;Dr Raphaël BERENGER, président du Syndicat National des Biologistes des Hôpitaux (SNBH), le Dr François Blanchecotte, président du Syndicat des Biologistes (SDBIO), le Dr Thierry Bouchet, président du Syndicat des Laboratoires de Biologie Clinique (SLBC), et le Pr Jean-Paul Feugeas, Président du Syndicat National des Médecins et Biologistes des CHU (SNMB-CHU). <br />  &nbsp; <br />  «&nbsp;Les biologistes médicaux ont négocié en 2020 avec la CNAM un forfait numérique pour transmettre les résultats du SARS-CoV-2 au système épidémiologique SIDEP en ville et à l’hôpital. À ce jour, sans modification de nos paramétrages, nous pouvons toujours facturer ce forfait indispensable à la facturation de la PCR Covid. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Plusieurs éditeurs de logiciel de laboratoire proposent des mises à jour permettant de basculer ces envois de résultats dans le cadre de ce nouveau mode de transmission contesté LABOé-SI.&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  En effet, la CNAM refuse toujours la mise en place du forfait numérique global en rapport avec LABOé-SI, malgré nos différentes actions intersyndicales des secteurs libéral et hospitalier. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Si le champ des examens transmis est étendu à d’autres examens que le Covid, ce qui est prévu par les autorités, nous ne pourrons plus facturer le forfait SIDEP et nous ne pourrons jamais obtenir une juste rémunération pour le travail de collecte et d’encodage effectué. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Les biologistes médicaux n’acceptent donc pas ces mises à jour imposées et enjoignons tous nos adhérents à les refuser également. Également, nous demandons à nos partenaires éditeurs informatiques de se tenir à nos côtés. Il y va de la crédibilité du travail effectué pour se doter d’une surveillance épidémiologique de qualité&nbsp;». <br />  &nbsp;
     </div>
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