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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-17T14:55:55+02:00</updated>
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   <title>L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis</title>
   <updated>2025-11-11T16:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-ASPEC-accompagne-les-hopitaux-face-a-de-nouveaux-defis_a4718.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2025-11-11T16:48:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Acteur de référence pour la maîtrise de la contamination dans les environnements à atmosphère contrôlée, l’ASPEC fédère un réseau pluridisciplinaire pour accompagner les établissements de santé dans l’amélioration continue de leurs pratiques. Elle leur offre, notamment, un appui précieux pour conjuguer sécurité sanitaire et performance énergétique, comme nous l’explique son directeur général, Stéphane Ortu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180858-64148072.jpg?v=1758196849" alt="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" title="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" />
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     <div>
      <strong>L’ASPEC est solidement implantée dans le monde hospitalier, où de plus en plus d’établissements sollicitent son expertise. Pourriez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Créée il y a plus de 50&nbsp;ans et reconnue d’utilité publique en 2012, l’ASPEC s’est d’abord consacrée à l’industrie, avant de s’ouvrir il y a une dizaine d’années aux établissements de santé. Cette orientation s’est accélérée ces trois dernières années, portée par les enjeux de performance énergétique des salles propres, qui constituent désormais un levier essentiel pour renforcer les bonnes pratiques de maîtrise de la contamination.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Votre réseau s’élargit aussi avec l’arrivée de pharmaciens hospitaliers…</strong> <br />   <br />  Historiquement impliquée auprès des blocs opératoires et des zones à risque – hématologie, oncologie, stérilisation –, l’ASPEC est aujourd’hui davantage sollicitée par les pharmacies hospitalières. Les activités à risque augmentent, mais les infrastructures sont parfois vieillissantes, voire non conformes. Nous les aidons donc à mettre en place des solutions techniques adaptées. Cette collaboration est doublement bénéfique&nbsp;: nous apportons notre expertise, et eux enrichissent nos travaux par leur expérience de terrain. Deux pharmaciens hospitaliers viennent d’ailleurs de rejoindre nos instances&nbsp;: le Dr Laëtitia Lê (Hôpital européen George Pompidou, AP-HP) au conseil d’administration, et le Dr Mathieu Wasiak (CHU de Clermont-Ferrand) au conseil scientifique, illustrant la volonté d’une nouvelle génération de faire évoluer les pratiques. <br />   <br />  <strong>Quelle est la principale force du réseau ASPEC ?</strong> <br />   <br />  Elle réside dans la diversité des métiers représentés, ce qui nous confère une expertise globale et sectorielle. Nous apportons ainsi des recommandations techniques sur les aspects normatifs communs à l’ensemble des salles propres, mais aussi sur les spécificités règlementaires propres à chaque domaine, comme les règles de l’art. Notre présence régulière à des congrès comme le GERPAC (Société européenne des technologies de pharmacie hospitalière) ou de la SF2H (Société française d’hygiène hospitalière) montre à quel point&nbsp;les établissements de santé sont en quête de solutions concrètes, dans un environnement règlementaire et financier contraint. Ils se tournent vers l’ASPEC en raison de notre indépendance vis-à-vis des constructeurs et fournisseurs. Cette objectivité est au cœur de notre légitimité. <br />   <br />  <strong>Sur la question de l’efficacité énergétique des salles propres, quelle est la situation sur le terrain ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Depuis la norme NF S&nbsp;90-351 de 2013, il est possible de mettre les blocs opératoires en mode veille lors des périodes d’inactivité. Pourtant, cette option reste peu utilisée, faute de connaissances pratiques ou d’inquiétude de « mal faire » au sein des hôpitaux. L’ASPEC les accompagne donc pour identifier les économies d’énergie possibles, sans compromettre la sécurité des soins. Ce sujet sera d’ailleurs au cœur de notre prochaine Journée technique, le 6&nbsp;novembre 2025 à Marseille, où des établissements viendront partager leurs retours d’expérience chiffrés. Au-delà du mode veille, il est possible parfois d’ajuster les réglages des systèmes de traitement d’air pour réduire de 30 à 50&nbsp;% la consommation énergétique des installations. <br />   <br />  <strong>Il n’est donc pas surprenant que l’efficacité énergétique des salles propres soit devenue stratégique pour les hôpitaux…</strong> <br />   <br />  C’est un levier financier évident, mais aussi un facteur d’attractivité pour les nouvelles générations, attentives à l’impact environnemental.&nbsp;Il s’agit donc d’une démarche gagnant-gagnant, à condition d’opérer des choix éclairés et de garder un esprit critique. Dans ce cadre, l’ASPEC favorise la mise en commun des savoirs, le partage d’expériences et la montée en compétences des équipes locales. Car cette expertise devient de plus en plus stratégique et sera demain incontournable. Les cas industriels vécus sont aussi de bonnes sources d’inspiration et de modèle à suivre – ainsi est la force de l’approche transverse et multifilière chère à l’ASPEC.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91180858-64148073.jpg?v=1758196816" alt="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" title="L’ASPEC accompagne les hôpitaux face à de nouveaux défis" />
     </div>
     <div>
      <strong>Vous évoquiez la norme NF S&nbsp;90-351, en cours de révision. Pourriez-vous nous en parler ?</strong> <br />   <br />  Publiée en avril 2013, cette norme encadre la conception, l’exploitation et la maintenance des installations d’air en milieu hospitalier. Sa révision, engagée en 2023 par l’AFNOR et&nbsp;pilotée par Denis Lopez – expert reconnu du traitement de l’air, notamment grâce à son expérience du CHU de Bordeaux, et également vice-président des opérations de l’ASPEC – vise une publication d’ici deux ans. Parmi les évolutions attendues, on peut citer l’intégration de recommandations opérationnelles pour faciliter la conception architecturale et les économies d’énergie, et une approche plus pragmatique de la définition de la classe de risque et du risque infectieux, afin de rendre la norme plus lisible et plus facilement applicable. <br />   <br />  <strong>L’ASPEC&nbsp;travaille aussi sur un carnet sanitaire « Air », attendu à l’été&nbsp;2025. De quoi s’agit-il ?</strong> <br />   <br />  En 2024, Loïc Simon, responsable du Centre de prévention des infections associées aux soins (CPias) Grand Est et membre actif de la SF2H, Denis Lopez, et moi-même, sommes intervenus à une conférence et, au travers des besoins, il est ressorti une idée&nbsp;: créer, pour l’air, un outil équivalent au carnet sanitaire « Eau », devenu incontournable pour la sécurité des réseaux d’eau. Cet outil méthodologique permettra de suivre et de tracer l’ensemble des installations techniques de traitement de l’air, et pourra être accompagné d’un dispositif de formation développé par l’ASPEC. Ce projet illustre le rapprochement nécessaire entre hygiénistes et services techniques, dans une logique d’amélioration continue et de complémentarité des compétences et des forces. <br />   <br />  <strong>Cette démarche s’inscrit aussi dans une dynamique de collaboration déjà engagée avec la SF2H…</strong> <br />   <br />  En effet, c’est une société savante incontournable dans le domaine de l’hygiène hospitalière et nous avons depuis de nombreuses années des sujets communs. Avec la SF2H, nous avons commencé par créer une formation commune sur la maîtrise du risque aéroporté dans les blocs opératoires. Nous avons aussi contribué à ses travaux sur la transmission respiratoire, qui ont abouti à de nouvelles recommandations en octobre 2024, et participé ensemble aux réflexions du CERES (Collectif Éco-Responsabilité en Santé) sur l’optimisation énergétique au bloc opératoire. Tous ces chantiers convergent vers un même objectif&nbsp;: articuler maîtrise de la contamination, efficacité énergétique et qualité des soins. Dans cette logique, l’ASPEC publie aussi des fascicules techniques, combinant exigences normatives et retours de terrain, afin de donner aux établissements de santé des règles de l’art directement applicables. <br />   <br />  <strong>Quelles seront, selon vous, les prochaines évolutions pour les salles propres ?</strong> <br />   <br />  L’efficacité énergétique restera une priorité. Les capteurs particulaires, jadis réservés au suivi de la contamination, sont désormais utilisés pour optimiser la consommation. Croisées avec d’autres données et analysées demain grâce à l’intelligence artificielle, ces mesures permettront d’anticiper les réglages optimaux des systèmes de traitement d’air, pour un fonctionnement adapté aux besoins réels et moins énergivore. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour conclure, sur la prochaine édition de Contamin@Lyon ?</strong> <br />   <br />  Les 25 et 26&nbsp;mars 2026, Contamin@Lyon reviendra avec un programme fidèle à son esprit, centré sur les fondamentaux de la maîtrise de la contamination. Les matinées seront consacrées aux conférences plénières&nbsp;–&nbsp;comptage particulaire, contrôles microbiologiques et aérauliques, analyse des résultats&nbsp;–, les après-midis à des ateliers pratiques de prise en main d’équipements. Ouvert à tous les métiers et secteurs, cet événement attire chaque année un public plus large. L’édition&nbsp;2026 s’annonce encore plus riche, avec une exposition étendue et des échanges toujours plus concrets, des rendez-vous possibles sur place avec l’application mobile, sans oublier une soirée réseau conviviale toujours attendue !&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.aspec.fr" target="_blank">site de l'ASPEC</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/L-ASPEC-accompagne-les-hopitaux-face-a-de-nouveaux-defis_a4718.html" />
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  <entry>
   <title>SynAir-G : le CHU de Montpellier participe à un projet européen sur la qualité de l’air et son impact sur la santé des enfants</title>
   <updated>2025-10-08T11:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/SynAir-G-le-CHU-de-Montpellier-participe-a-un-projet-europeen-sur-la-qualite-de-l-air-et-son-impact-sur-la-sante-des_a4747.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/91610658-64356677.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-08T10:55:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
5 écoles de Montpellier sont désormais impliquées dans une étude majeure sur la qualité de l’air intérieur et son impact sur la santé des enfants. Dans le cadre du projet SynAir-G, financé par le programme Horizon Europe, les classes de CM1 des écoles Heidelberg, Pottier, Bert, Brel et Curie participent à une recherche menée en collaboration avec l’équipe d’allergologie du CHU de Montpellier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91610658-64356677.jpg?v=1759914233" alt="SynAir-G : le CHU de Montpellier participe à un projet européen sur la qualité de l’air et son impact sur la santé des enfants" title="SynAir-G : le CHU de Montpellier participe à un projet européen sur la qualité de l’air et son impact sur la santé des enfants" />
     </div>
     <div>
       <br />  Le <a class="link" href="https://synairg.eu/" target="_blank">projet SynAir-G</a>  vise à mieux comprendre les interactions entre les composants de l’air intérieur et leurs effets sur la santé et le bien-être des enfants. <br />   <br />  Les écoles constituent un cadre d’étude privilégié, car les élèves y passent une grande partie de leur journée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mesurer pour améliorer la qualité de l’air</b></div>
     <div>
      Dans ce contexte, les chercheurs s’intéressent aux pics de pollution et aux variations d’exposition au fil des saisons, grâce à des capteurs installés dans les classes des écoles participantes. Les élèves répondent à des questionnaires sur leur mode de vie, et des analyses d'urine sont proposées aux volontaires pour évaluer plus précisément l'impact sur la santé. Ces initiatives visent à identifier les élèves susceptibles de développer de l'asthme ou d'autres troubles respiratoires et à proposer des solutions pour améliorer la qualité de l'air, comme la mise en place de murs végétalisés agissant comme dépollueurs naturels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet d’avenir pour des écoles plus saines</b></div>
     <div>
      Les résultats de cette étude permettront de mieux comprendre les facteurs influençant la qualité de l’air intérieur et d’adapter les pratiques dans les établissements scolaires. À terme, cette recherche pourrait déboucher sur des recommandations à l’échelle européenne pour favoriser des environnements scolaires plus sains et réduire les risques liés à l’exposition à certains polluants. <br />   <br />  En participant à cette étude, le CHU de Montpellier s’implique pleinement dans une recherche d’envergure internationale, au service de la santé des enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/SynAir-G-le-CHU-de-Montpellier-participe-a-un-projet-europeen-sur-la-qualite-de-l-air-et-son-impact-sur-la-sante-des_a4747.html" />
  </entry>
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   <title>L’ASPEC se mobilise toujours plus aux côtés des professionnels de santé</title>
   <updated>2024-02-28T17:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-ASPEC-se-mobilise-toujours-plus-aux-cotes-des-professionnels-de-sante_a4057.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2024-02-28T17:50:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reconnue d’utilité publique, l’ASPEC, l’association de référence pour la prévention et l’étude de la contamination dans les zones à atmosphère contrôlée, est incontestablement sur une dynamique favorable. Après une année 2023 particulièrement prometteuse, 2024 s’annonce également sous les meilleurs auspices avec, en premier lieu, la tenue de la deuxième édition de Contamin@Lyon, les 27 et 28 mars prochains. Nous faisons le point avec son délégué général, Stéphane Ortu.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78503579-56969308.jpg?v=1708537733" alt="L’ASPEC se mobilise toujours plus aux côtés des professionnels de santé" title="L’ASPEC se mobilise toujours plus aux côtés des professionnels de santé" />
     </div>
     <div>
      <strong>2023 a été une année particulièrement positive pour l’ASPEC. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Elle a en effet été <a class="link" href="https://youtu.be/qzatXBeoCQA?feature=shared" target="_blank">marquée par plusieurs temps forts</a>, notamment une 18<sup>ème</sup>&nbsp;édition très réussie pour ContaminExpo, le salon de référence en matière de maîtrise de la contamination et des salles propres, avec pas moins de 150 exposants et 3&nbsp;500 visiteurs. ContaminExpert, le congrès scientifique auquel il est adossé, n’était pas en reste avec&nbsp;40 experts et conférenciers, dont plusieurs professionnels de santé, pour favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques auprès de plus d’une centaine de congressistes. <br />   <br />  <strong>Quelles ont été les thématiques abordées&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Par exemple, l’hôpital Cochin (AP-HP) a détaillé la conduite à tenir en cas de non-conformité bactériologique, le CH de Cambrai est revenu sur la conception des locaux de stérilisation, l’hôpital universitaire de Parme, en Italie, s’est penché sur la surveillance de l’air et des surfaces, le CHU Saint-Pierre de Bruxelles a présenté des modalités de surveillance informatique des paramètres environnementaux… Parmi les autres temps forts, je citerai aussi la remise des très attendus Prix de l’Innovation, et la soirée de gala organisée à l’Aquarium de Paris. Nous préparons déjà l<a class="link" href="https://www.contaminexpo.fr/" target="_blank">’opus suivant&nbsp;qui se tiendra fin mars 2025</a>, toujours dans la capitale. <br />   <br />  <strong>L’ASPEC est également présente en région...</strong> <br />   <br />  Le 9 novembre dernier, nous avons ainsi animé la première édition de Contamin@Bordeaux, qui s’est concentrée sur le traitement de l’air et l’efficacité énergétique en salle propre. Il s’agit en effet d’un enjeu majeur dans le contexte actuel, eu égard aux prix de l’énergie et aux tensions sur les budgets de fonctionnement des établissements de santé. Il faut ici savoir que la norme NF S 90-350, qui guide la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance des installations de traitement d’air des salles propres et des environnements apparentés en milieu hospitalier, autorise la mise en veille des installations de bloc opératoire pour réduire la facture énergétique. Mais moins de 10 % des établissements de santé français se sont aujourd’hui engagés sur cette voie. Pourtant, les gains attendus sont loin d’être négligeables&nbsp;! <br />   <br />  <strong>Par exemple&nbsp;?</strong> <br />   <br />  D’après une évaluation réalisée par l’ASPEC en partenariat avec EDF, cette mise en veille se traduirait par des économies d’énergie comprises entre 30 et 50 % – soit 100 millions d’euros, sur une facture totale de 250 millions. Nous avons, à cet égard, obtenu un rendez-vous avec le ministère de la Santé, pour évoquer directement la question avec les pouvoirs publics, d’autant que l’implication d’acteurs institutionnels, comme BPIfrance, l’ADEME et l’AFNOR, lors de la dernière édition de Contamin@Bordeaux, montre l’intérêt général du sujet. Pour favoriser l’entrée dans les mœurs du mode dégradé, nous préparons aussi un fascicule technique en association avec l’ADEME, prévu pour novembre 2024, et proposons déjà plusieurs modules de formation visant à accompagner sa mise en œuvre sur le terrain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La prochaine version de la norme NF S 90-350 devrait également apporter ici des précisions utiles…</strong> <br />   <br />  Dans le cadre des travaux de révision, effectués sous la coordination de Denis Lopez, notre vice-président des opérations, et Philippe Bourbon, notre nouveau responsable des formations, il est effectivement prévu d’enrichir le texte normatif avec des données factuelles, pour justement initier une dynamique vertueuse à plus grande échelle. La nouvelle version de la norme devrait être finalisée d’ici deux ans et, si les principales évolutions sont encore en cours d’arbitrage avec l’AFNOR, je pourrai apporter de premières précisions dès le mois de juin 2024, lors du <a class="link" href="https://www.sf2h.net/congres/congres-sf2h-nancy-2024.html" target="_blank">34<sup>ème</sup>&nbsp;congrès de la SF2H</a>. <br />   <br />  <strong>En attendant, l’ASPEC donne rendez-vous aux professionnels de santé les 27 et 28 mars prochains pour la <a class="link" href="https://www.contaminalyon.fr/" target="_blank">2<sup>ème</sup>édition de Contamin@Lyon</a>. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Combinant exposition technique, conférences et ateliers, Contamin@Lyon 2024 se penchera sur les fondamentaux de la salle propre, en théorie et en pratique.&nbsp;Nous y aborderons, naturellement, l’application du mode veille recommandé par la norme NF S 90-351, mais évoquerons également de nombreux autres sujets d’intérêt pour les professionnels hospitaliers&nbsp;: classification particulaire des zones à risque, contrôles microbiologiques, rédaction de cahiers des charges pour la conception d’un bloc opératoire, validation du nettoyage, tenues et comportements… Cela dit, deux autres journées techniques régionales sont programmées en 2024&nbsp;: le 13 juin pour Contamin@Lille qui se concentrera sur l’utilisation des salles blanches, et le 7 novembre pour Contamin@Marseille, qui laissera une large place aux retours d’expériences autour des utilités et de la technique. <br />   <br />  <strong>Vous avez évoqué les formations dispensées par l’ASPEC, dont la dynamique a également été positive en 2023. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons en effet créé une dizaine de nouveaux modules de formation et obtenu la certification Qualiopi&nbsp;! Je rappellerai ici que l’ASPEC propose trois offres de formation. Les formations inter, organisées dans nos locaux à Paris où nous disposons d’une mini salle propre, mais aussi à Lyon et à Bordeaux. La formation diplômante en métrologie, proposée en partenariat avec l’Université de Paris Créteil. Et les formations intra, avec une cinquantaine de formateurs experts intervenant directement sur site pour former à de nombreux sujets dont l’efficacité énergétique des systèmes de traitement de l’air, la mise en œuvre de la norme NF S 90-351, et les bonnes pratiques comportementales. En termes de supports documentaires, outre le fascicule technique annoncé plus haut, nous prévoyons deux autres publications en 2024, sur les tenues professionnelles et le nettoyage des salles propres. À savoir aussi&nbsp;: nous avons récemment développé une activité de conseil et d’audit en établissement de santé, pour bénéficier de recommandations adaptées au contexte local.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’ASPEC est pleinement mobilisée pour continuer de favoriser la mise en commun des connaissances, le partage des expériences et la diffusion des meilleures pratiques. À cet égard, nous incitons fortement les établissements de santé à se joindre à notre réseau expert, pour un accès simplifié à nos publications et des tarifs de formation préférentiels. Nous leur proposons d’ailleurs, pour cela, une offre d’adhésion particulièrement attractive&nbsp;! <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.aspec.fr" target="_blank">site de l'ASPEC</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #64, édition de février 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-64-Quelle-dynamique-pour-promouvoir-la-transformation-numerique_a4035.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>  <div>  <div id="ftn4">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La maîtrise des risques environnementaux, un enjeu majeur</title>
   <updated>2023-08-29T12:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-maitrise-des-risques-environnementaux-un-enjeu-majeur_a3754.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2023-08-29T12:58:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Élément central dans la prévention des infections associées aux soins, la maîtrise de l’environnement hospitalier représente l’une des principales missions confiées aux professionnels de l’hygiène en milieu médical. Avec, pour objectif, de limiter au mieux les risques d’infections en formalisant et en mettant en œuvre des protocoles adaptés à la gestion de l’eau, de l’air et des surfaces.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/72837404-50660553.jpg?v=1684147171" alt="La maîtrise des risques environnementaux, un enjeu majeur" title="La maîtrise des risques environnementaux, un enjeu majeur" />
     </div>
     <div>
      Assurer un environnement sûr pour les usagers de l’hôpital fait partie des missions des services d’hygiène opérant au sein des établissements de santé. Surveillance de la ventilation, nettoyage des surfaces, maîtrise des réseaux d’eau… Les tâches qui y sont liées sont aussi variées que complexes, et nécessitent un réel savoir-faire pour les gérer de manière optimale et prévenir ainsi une grande partie des infections associées aux soins. Parmi les points d’intérêt en environnement hospitalier, l’hygiène de l’air, et donc les systèmes de ventilation associés, occupe une place particulièrement importante. &nbsp; <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>En termes de réglementation, la norme Afnor NF S90-351</em> [qui guide la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance des installations de traitement d’air dans les salles propres et les environnements apparentés en milieu hospitalier - NDLR]<em> a déterminé quatre classes de risques, avec pour chacune la préconisation des performances à atteindre en termes</em><em> de critères d'élimination des particules, de propreté microbiologique, de pression ou de régime d'écoulement d'air&nbsp;»</em>, a indiqué, le 9 mars dernier, le Pr Jean-Christophe Lucet, lors d’un webinaire justement consacré à la gestion de l’air. Ancien membre de l’équipe de prévention du risque infectieux à l’hôpital Bichat - Claude Bernard (AP-HP), le spécialiste avait pris part à une série de conférences virtuelles organisées par les Jeunes Professionnels de la Prévention du Risque Infectieux (JePPRI), et intitulées Webi’mars.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cas des blocs opératoires</b></div>
     <div>
      Classés pour la plupart en risque 3, les blocs opératoires doivent donc, selon la norme Afnor NF S90-351, opter pour un traitement d’air en ISO 7, soit l’installation d’un flux non unidirectionnel, ou flux turbulent. Dans le cas de salles d'orthopédie prothétique, de greffe d'organes ou d'opération sur grands brûlés, la réglementation prévoit un traitement de l’air plus spécifique, en ISO 5, avec un flux laminaire et un plafond soufflant. Classés en risque 2, les services de réanimation doivent pour leur part opter pour l’ISO 8, avec la nécessité de pouvoir mettre les pièces en surpression et un régime de ventilation de l'ordre de 6 v<sup>3</sup>/h. Néanmoins, dans le cas de la réanimation, <em>«&nbsp;</em><em>les modes de ventilation et les recommandations sont, pour l’instant, assez hétérogènes. Il faut donc prendre en compte la variété des patients pris en charge selon l'hôpital et l'unité&nbsp;»</em>, a noté le Pr Jean-Christophe Lucet.
     </div>
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     <div><b>L’aération des chambres « classiques », une problématique réelle </b></div>
     <div>
      Dans les chambres d'hospitalisation conventionnelle, classées en risque 1, aucun système spécifique de renouvellement de l’air n’est recommandé par la norme Afnor. <em>«&nbsp;</em><em>Dans un hôpital, on peut donc avoir des chambres d'hospitalisation sans qu'il n’y ait de renouvellement d'air en dehors d'une VMC classique, intégrée par exemple dans le cabinet de toilette&nbsp;»</em>, a souligné le spécialiste en insistant néanmoins sur la nécessité de mettre en œuvre une surveillance particulière de la concentration de CO<sub>2</sub> au sein de la pièce. Faisant écho à un enjeu largement mis en lumière par la crise sanitaire, le Haut Conseil pour la Santé Publique recommande depuis avril 2021 un taux de CO<sub>2</sub> maximal de l’ordre de 800 ppm, et un renouvellement de l'air à 4 v<sup>3</sup>/h pour tout établissement recevant du public. Si les règlements sanitaires départementaux ne sont pas, pour la plupart, aussi stricts, <em>«&nbsp;</em><em>il est important de faire attention à cette donnée, et de pouvoir si besoin, ouvrir les fenêtres des chambres&nbsp;»</em>, a insisté l’hygiéniste.
     </div>
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     <div><b>Désinfection et nettoyage des surfaces</b></div>
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      Toujours dans les chambres d’hospitalisation conventionnelle, une attention forte doit également être portée aux surfaces&nbsp;: au niveau des sols, bien sûr, mais aussi et surtout des zones de contacts tels que les accoudoirs, les poignées, les télécommandes, les sanitaires… Plusieurs technologies existent pour assurer ici un traitement efficace, allant du nettoyage à la microfibre et l’eau jusqu’à la DSVA (Désinfection des Surfaces par Voies Aériennes), en passant par l’usage de détergents chimiques, de système de nettoyage par la vapeur ou encore de désinfection par rayons UV. <br />   <br />  Pour justement comparer ces différentes techniques, les équipes de l’hôpital de Haguenau, dans le Nord Alsace, ont mené une série d’expérimentations autour de la chimie et de ses alternatives. Elles ont ainsi enregistré une réduction de la charge bactérienne de 0,93 log sur les surfaces utiles lors de l’utilisation d’un détergent seul. Un chiffre qui passe à 1 log, voire au maximum à 1,21 log, lors du recours à un détergent-désinfectant, et à 1,84 log pour ce qui est d’une eau de javel à 0,48 % de chlore actif. Pour aller plus loin encore, les hygiénistes du CH de Haguenau ont également testé la DSVA, qui a porté cette réduction à 2,25 logs, et les UV, qui rajoutent 1 log par rapport à un nettoyage classique. La vapeur seule arrive quant à elle à un peu plus d’un log, alors que son adjonction à un nettoyage classique permet de dépasser les 2 logs. <em>«&nbsp;</em><em>L’eau et la microfibre, ou le nettoyage vapeur, accompagnés si besoin d’une DSVA ou d’UV peuvent suffire au traitement des surfaces&nbsp;»</em>, a résumé, le 16 mars dernier, le Dr Olivier Meunier, lors du Webi’mars consacré aux surfaces. Le responsable de l’EOH au CH de Haguenau a surtout insisté sur la nécessité de former au mieux les professionnels, car <em>«&nbsp;les gestes sont aussi importants pour assurer un bon bionettoyage&nbsp;»</em>. <br />   <br />  <strong><em>- </em></strong><strong><em>Les webinaires de la série Webi’mars seront disponibles en replay à partir de l’été 2023 sur le site de la SF2H&nbsp;: <a class="link" href="https://www.sf2h.net/" target="_blank">https://www.sf2h.net/</a>  &nbsp;</em></strong> <br />   <br />  <em><strong>Article publié dans l'édition de mai 2023 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-60-Les-CHU-fers-de-lance-de-l-innovation_a3613.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong> </em>
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      <strong>L’eau et le risque de légionellose </strong> <br />   <br />  Bactéries pouvant entraîner une infection respiratoire aigüe potentiellement mortelle, les légionelles se développent particulièrement bien à l’intérieur de nos réseaux d’eau modernes, dans les domiciles, les hôtels, les campings et même les hôpitaux. Ces derniers, qui réunissent davantage de personnes à risques, sont sans surprise soumis à des contrôles et une réglementation stricts en matière d’hygiène des réseaux d’eau. <em>«&nbsp;</em><em>Trois textes sont ici essentiels&nbsp;: la circulaire du 22 avril 2002, l'arrêté du 1<sup>er</sup> février 2010, et la circulaire du 21 décembre 2010&nbsp;»</em>, a décrit le Dr Didier Lecointe, chef du service d’hygiène, de prévention et de contrôle des infections pour le CH Sud Francilien, lors du dernier Webi’mars consacré à cette problématique. <br />  Ces textes détaillent ainsi les différentes mesures à mettre en place pour prévenir le risque de légionelle avec, en premier lieu, un contrôle strict de la température de l’eau. <em>«&nbsp;</em><em>L’eau doit être au moins à 55°C en départ de boucle, ne doit pas avoir plus de 5°C de différence avec le retour de boucle, et la température doit être de plus de 50°C au niveau des points d'usage&nbsp;»</em>, a résumé l’hygiéniste. Au moins une fois par an, il est également prévu de réaliser des analyses de recherche et de dénombrement des légionelles dans les réseaux. Pour une prévention plus facile, ces réseaux doivent d’ailleurs être pensés pour réduire les risques. <em>«&nbsp;</em><em>On privilégiera de faibles tailles de boucles, des réseaux de distribution équilibrés&nbsp;»</em>, a indiqué Didier Lecointe, insistant également sur la nécessité de bien désinfecter et détartrer la robinetterie ainsi que les pommeaux de douches via, notamment, la réalisation de purges régulières. <br />  &nbsp;
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   <title>Quid des salles propres ?</title>
   <updated>2020-07-29T16:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Quid-des-salles-propres _a2258.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2020-07-29T16:16:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
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    <![CDATA[
Organisme d’utilité publique, l’Association pour la prévention et l’étude de la contamination (ASPEC) fait référence pour toutes les problématiques ayant trait à la normalisation des technologies dans les zones à environnement maîtrisé. Elle a à ce titre été particulièrement active tout au long de la crise sanitaire, pour faire bénéficier les établissements de santé de son expertise et guider la reprise d’activité des salles propres. Les explications de Stéphane Ortu et Christophe Lestrez, respectivement délégué général et responsable formation de l’ASPEC.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48122621-37873969.jpg?v=1594647518" alt="Quid des salles propres ?" title="Quid des salles propres ?" />
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      <strong>Les professionnels hospitaliers ont été nombreux à solliciter l’expertise de l’ASPEC durant la crise sanitaire. Quelles étaient leurs principales préoccupations&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Les équipes de l’ASPEC sont en effet restées mobilisées pour répondre aux nombreuses interrogations soulevées par l’épidémie du coronavirus. Les professionnels chargés du maintien en conditions opérationnelles des salles propres s’interrogeaient par exemple sur les modalités d’utilisation des produits de désinfection&nbsp;: quel est leur niveau d’efficacité pour lutter contre la propagation du SARS-CoV-2, à quel moment faut-il y avoir recours, est-il nécessaire de désinfecter l’intérieur des gaines de ventilation et les centrales de traitement d’air&nbsp;? Nous avons également reçu de nombreuses questions sur les protocoles d’habillage, essentiellement de la part des services techniques qui ont moins l’habitude des équipements de protection individuelle – par exemple, faut-il porter un masque pour changer un filtre à air&nbsp;?&nbsp; <br />   <br />  <strong>La violence de l’épidémie a, en outre, vu de nombreux établissements modifier leurs installations dans l’urgence.</strong> <br />  <strong><em>Christophe Lestrez&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Des zones initialement en surpression ont été mises en équipression ou en dépression, et vice-versa. Ce qui est très problématique puisque le retour à la situation initiale est alors compliqué&nbsp;: les installations devront en effet être requalifiées avant la reprise d’une activité «&nbsp;normale&nbsp;». Il faut donc éviter de modifier l’existant, et l’ASPEC a régulièrement diffusé des consignes en ce sens. Pour préserver leurs salles propres, certains établissements ont en outre bouché les grilles ou les filtres de ventilation, ce qui peut non seulement les détériorer, mais aussi modifier les réglages et donc le niveau de qualité d’air. Là aussi, l’ASPEC a rapidement tiré la sonnette d’alarme.
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      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48122621-37873970.jpg?v=1594647518" alt="Quid des salles propres ?" title="Quid des salles propres ?" />
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      <strong>Vous avez également été interrogés sur la mise en arrêt potentielle des centrales de traitement d’air. Que préconisez-vous ici&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Christophe Lestrez&nbsp;:&nbsp;</em></strong>La déprogrammation des interventions chirurgicales non urgentes s’est en effet traduite par une baisse sensible de l’activité des salles propres, amenant plusieurs établissements à s’interroger sur les suites à y donner. Le meilleur choix reste de maintenir les installations en l’état pour justement éviter de devoir les requalifier. Si cela n’est pas possible, une mise en régime réduit est préférable à un arrêt complet du traitement d’air. Réduire le débit d’une centrale impose certes d’être vigilant lors du retour au régime «&nbsp;nominal&nbsp;», mais sa remise en route après un arrêt total nécessite une requalification et une mise à blanc où une désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) peut se révéler utile. <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Pour résumer,&nbsp;même des professionnels qui maîtrisent habituellement bien les problématiques relatives au traitement de l’air ont eu des difficultés à effectuer les bons choix face à une situation inédite. L’ASPEC a donc publié, le 15 mai dernier, une notice sur la reprise d’activités des salles propres, hors celles ayant accueilli des patients Covid – le document propose toutefois quelques pistes de réflexion pour ce cas précis. En tout état de cause, cette première version, qui ne peut être exhaustive puisque les recherches se poursuivent sur le virus SARS-CoV-2, vise à la fois les mesures techniques, organisationnelles, et de prévention individuelle et collective pour un risque d’exposition faible ou moyen. Deux cas de figure sont évoqués, en écho aux remontées terrain&nbsp;: les salles propres dont les performances n’ont pas été dégradées durant le confinement, et celles dont les performances n’ont pas été maintenues (perte de la classe de propreté particulaire de l’air, du sens des pressions, etc.). <br />   <br />  <strong>Ce document, disponible pour les adhérents de l’ASPEC, est complété d’une FAQ. Pouvez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Christophe Lestrez&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Intitulée «&nbsp;SARS-CoV-2 et Salles propres&nbsp;», cette première FAQ – également publiée le 15 mai – aborde les quatre grandes familles de questions recensées sur le terrain&nbsp;: ventilation et filtration, retour aux conditions nominales, nettoyage et désinfection, moyens de protection vestimentaire. Il s’agit donc d’un support visant à guider nos adhérents et à leur communiquer les bonnes pratiques à mettre en œuvre dans le contexte actuel. Ce document a d’ailleurs vocation à être enrichi au cours des prochaines semaines, et plus particulièrement à l’issue du Symposium Vidéo du 11 juin, consacré aux points de vigilance pour une reprise d’activités en salles propres. Ce format, que l’ASPEC teste pour la première fois, fait pleinement écho à notre positionnement comme association d’utilité publique. Il s’articule d’ailleurs autour de 7 thématiques techniques issues des attentes du terrain. <br />   <br />  <strong>Vous préparez, en parallèle, vos deux prochains rendez-vous majeurs, Contamin@Marseille et ContaminExpo/ContaminExpert. Quelles annonces pouvez-vous faire&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Stéphane Ortu&nbsp;:&nbsp;</em></strong>La toute première édition de&nbsp;<em>Contamin@Marseille, le rendez-vous des salles propres</em>, devait en effet se tenir au Palais du Pharo les 8 et 9 avril 2020. Confinement oblige, l’événement a été reporté aux 12 et 13 octobre et proposera, outre les sessions techniques initialement prévues, des thématiques supplémentaires liées aux enjeux du Covid-19. Nous menons d’ailleurs une enquête pour mieux les identifier, mais aussi pour nourrir la prochaine édition de ContaminExpert, qui se tiendra pour sa part à Paris les 30-31 mars et le 1<sup>er</sup>avril 2021. Nous aurons pu, d’ici là, prendre suffisamment de recul par rapport à tout ce qu’il s’est passé pour mieux corréler la théorie à la pratique, avec une attention forte portée aux retours d’expérience.&nbsp;Il y aura en effet certainement un avant et un après Covid-19 sur la manière d’aborder la prévention des contaminations croisées à l’hôpital, mais peu d’organismes sont en mesure de porter un discours technique sur lequel appuyer cette remise en question… L’ASPEC se démarque ici clairement. <br />   <br />   <br />  &nbsp; <br />  <em>Plus d'informations <a class="link" href="https://www.aspec.fr" target="_blank">sur le site de l'ASPEC</a>.&nbsp;</em> <br />   <br />  &nbsp;  <p style="margin: 0px; font-stretch: normal; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Light&quot;; color: rgb(156, 29, 29);"><span style="font-kerning: none; color: #3e3e3e">Article publié sur le numéro de juin d'Hospitalia à consulter ici : <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html"><span style="font-kerning: none; color: #9c1d1d">https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html</span></a>  </span> <br />   <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
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