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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T09:43:38+02:00</updated>
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   <title>Les Trophées InitIAtive récompensent trois projets hospitaliers innovants en intelligence artificielle</title>
   <updated>2026-04-01T18:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-Trophees-InitIAtive-recompensent-trois-projets-hospitaliers-innovants-en-intelligence-artificielle_a4989.html</id>
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   <published>2026-04-01T18:01:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le jeudi 26 mars 2026 à Paris s’est tenue la cérémonie de remise des Trophées InitIAtive, à l’occasion du Printemps de l’achat hospitalier organisé par UniHA. Trois établissements ont été primés par UniHA et CAIH pour leurs projets d’intégration de l’intelligence artificielle au service de la santé. Ces trophées s’inscrivent au cœur du programme InitIAtive visant à accompagner et promouvoir les initiatives des établissements hospitaliers autour de l’intelligence artificielle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95768884-66885345.jpg?v=1775059516" alt="Les Trophées InitIAtive récompensent trois projets hospitaliers innovants en intelligence artificielle" title="Les Trophées InitIAtive récompensent trois projets hospitaliers innovants en intelligence artificielle" />
     </div>
     <div>
      Dans un contexte d’essor rapide des solutions d’intelligence artificielle, UniHA et CAIH ont lancé en février 2025 <a class="link" href="https://www.caih-sante.org/InitIAtive-deploiement-IA" target="_blank">le programme InitIAtive</a>, conçu pour accompagner les établissements de santé dans le déploiement de ces technologies. Structuré autour de trois axes&nbsp;: compréhension des usages, accompagnement des projets et mesure de l’adoption, le programme vise à accélérer et sécuriser l’intégration de l’IA dans le quotidien hospitalier. <br />   <br />  <em>« Lors de notre <a class="link" href="https://www.uniha.org/actualites/tendances/lhopital-lheure-de-lia-resultats-du-premier-barometre-national" target="_blank">baromètre<font size="2"> </font>sur les usages de l’intelligence artificielle à l’hôpital</a>, il est apparu, entre autre, que 34 % des hospitaliers utilisent déjà l’IA dans leur cadre professionnel à travers des outils personnels. Ce constat a mis en lumière un besoin fort d’accompagnement : il fallait proposer un cadre collectif, des repères communs et des solutions sécurisées. C’est précisément pour répondre à cette attente que nous avons lancé le programme InitIAtive »,</em>&nbsp;explique Pascale Mocaër, Présidente d’UniHA et Directrice Générale du CHU de Limoges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Les Trophées InitIAtive</strong> <br />   <br />  Les Trophées InitIAtive, inscrits dans l’axe d’accompagnement, ont pour objectif de soutenir financièrement et de valoriser les projets hospitaliers les plus prometteurs intégrant des solutions d’intelligence artificielle. Le premier prix reçoit une dotation de 20 000 euros, le deuxième de 15 000 euros, et le troisième de 10 000 euros, afin de soutenir la mise en œuvre et la poursuite de leurs initiatives innovantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le palmarès 2026 des Trophées InitIAtive</b></div>
     <div>
      <strong>1er prix – CHU d’Angers : le projet G</strong><strong>‑</strong><strong>NI</strong> <br />  Le CHU d’Angers a été récompensé pour son initiative G‑NI, visant à construire un socle interne d’intelligence artificielle générative. Reposant sur des modèles open-weight et un hébergement sécurisé des données de santé, le projet ambitionne de structurer durablement les usages de l’IA en créant une plateforme commune pour les différents outils métiers. Il permettra également d’internaliser les compétences en IA au sein de la DSI afin d’assurer une maîtrise complète des évolutions technologiques. <br />  &nbsp; <br />  <strong>2e prix – Fondation Edith Seltzer : une IA locale au service des soignants</strong> <br />  La Fondation Edith Seltzer a déployé une IA générative hébergée sur ses propres infrastructures, capable de retranscrire les consultations et de produire automatiquement divers documents médicaux. Cette approche garantit la confidentialité des données tout en offrant un gain de temps significatif pour les soignants, qui peuvent se recentrer sur le cœur de leur activité : la prise en charge des patients. <br />  &nbsp; <br />  <strong>3e prix – Centre hospitalier public du Cotentin : le projet VigIA</strong> <br />  Le CH du Cotentin a été distingué pour VigIA, une solution d’intelligence artificielle dédiée à la sécurisation des soins. L’outil analyse des millions de documents cliniques afin de détecter automatiquement les erreurs d’identité patient, contribuant ainsi au renforcement des dispositifs d’identitovigilance et à la qualité de la prise en charge. <br />  &nbsp; <br />   <br />  À travers ces trois projets, les Trophées InitIAtive illustrent la diversité des applications de l’intelligence artificielle à l’hôpital : structuration des infrastructures numériques, amélioration du quotidien des soignants et renforcement de la sécurité des patients.<em>&nbsp;« Nous avons reçu des candidatures de grande qualité, et je tiens à remercier les établissements hospitaliers qui se sont engagés dans cette démarche. Ces projets illustrent la richesse des opportunités offertes par l’intelligence artificielle à l’hôpital : gain de temps, amélioration de la qualité des soins et optimisation des coûts. La formation et l’accompagnement des équipes demeurent toutefois essentiels pour garantir une adoption durable et responsable de ces technologies.&nbsp;»</em> souligne Raphaël Beaufret, Président de CAIH et Directeur des Services Numériques de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Intelligence Artificielle et Médecine : la partie est-elle vraiment perdue ?</title>
   <updated>2026-03-30T14:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Intelligence-Artificielle-et-Medecine-la-partie-est-elle-vraiment-perdue_a4986.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2026-03-30T14:51:00+02:00</published>
   <author><name>Par le Dr Cécile Monteil</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune du Dr Cécile MONTEIL, Service des Urgences Pédiatriques (Hôpital Universitaire Robert Debré, AP-HP) et Laboratoire iLumens (Université Paris Cité).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/95718683-66859371.jpg?v=1774875550" alt="Intelligence Artificielle et Médecine : la partie est-elle vraiment perdue ?" title="Intelligence Artificielle et Médecine : la partie est-elle vraiment perdue ?" />
     </div>
     <div>
      L’Intelligence Artificielle (IA) est là. Elle ne frappe pas à&nbsp;la porte. Elle s’installe et progresse chaque jour, s’immisçant dans l’ensemble de nos domaines de compétences médicales, jusqu’à la relation médecin-patient pourtant longtemps considérée comme un sanctuaire à l’abri de toute automatisation. On lui reproche ses hallucinations, son manque de bon sens, ses erreurs parfois grossières. Mais elle apprend, sans relâche.&nbsp;La vraie question n’est plus de savoir si elle va transformer la médecine, mais si la partie est déjà perdue pour nous, médecins.<o:p></o:p> <br />   <br />  Pour certains, la réponse est sans appel : les études de médecine seraient devenues inutiles et le savoir médical bientôt obsolète, avec à l’appui de cette thèse des publications sensationnelles. Ainsi, sur des cas complexes de médecine interne issus des&nbsp;Clinical Pathological Conferences&nbsp;du&nbsp;New England Journal of Medicine, une IA atteindrait une précision diagnostique de 80 à 86 %, soit quatre fois supérieure à celle de médecins humains qui peinent à atteindre un taux de réussite de 20 % [1]. Le chiffre impressionne. Mais à la lecture attentive de l’article, les médecins recrutés étaient majoritairement des généralistes, privés de toute ressource externe, confrontés à des cas dépassant largement leur pratique habituelle, dans des conditions éloignées de toute réalité clinique. Même emballement lorsqu’on nous annonce que l’IA serait 9,8 fois plus empathique qu’un médecin&nbsp;[2]. Le titre fait mouche. En poursuivant la lecture, c’est en fait une comparaison qui porte sur des réponses&nbsp;écrites à des questions médicales postées sur un forum de réseau social ! L’empathie, réduite à une formulation bien tournée&nbsp;; une performance linguistique hors les murs, et hors du colloque singulier. Au final, ce sont surtout&nbsp;les protocoles&nbsp;qui rivalisent d’artificialité avec l’IA elle-même.<o:p></o:p> <br />   <br />  Alors qu’en est-il du médecin qui utilise l’IA ? Serait-il un médecin augmenté ? Là encore, des travaux menés au MIT suggèrent qu’un recours intensif à des outils comme ChatGPT pourrait affaiblir les capacités de réflexion et d’autonomie intellectuelle chez des étudiants&nbsp;[3]. Faut-il alors renoncer ? Sommes-nous des étudiants en quête d’une note passable, ou des professionnels responsables de décisions lourdes de conséquences ? La réponse&nbsp;réside dans le bon sens&nbsp;:&nbsp;l’IA n’est dangereuse que lorsqu’elle remplace le raisonnement, pas lorsqu’elle le stimule.<o:p></o:p> <br />   <br />  Utilisée à bon escient, l’IA peut devenir un allié incontournable&nbsp;de la médecine.&nbsp;L’IA enrichit la formation des étudiants comme des professionnels de santé tout au long de leur parcours de vie en permettant des apprentissages personnalisés, adaptatifs et interactifs selon le niveau et la spécialité de chacun. À&nbsp;condition de savoir ne pas s’arrêter au texte généré et de remonter aux sources, qui permettent de vérifier et d’approfondir sa réflexion et ses connaissances. Pourquoi refuser l’aide de l’IA pour l’interprétation de l’imagerie et des examens complémentaires ? L’analyse de pixels et de chiffres est justement là ou l’IA fait déjà preuve d’une efficacité redoutable. Dès lors que ses résultats sont expliqués, et&nbsp;contrôlables, ils peuvent alors être intégrés à un raisonnement médical global.<o:p></o:p> <br />   <br />  <em>A contrario</em>, l’aide à&nbsp;la décision médicale constitue à ce jour le champ le plus immature de l’IA. Si la responsabilité de la réponse ne sera jamais prise par les éditeurs de logiciels, il revient alors au médecin de la garder, et de prendre ses précautions. Encore faut-il disposer de connaissances solides et d’une véritable capacité&nbsp;de synthèse pour exercer un esprit critique envers la machine. Elle doit nous challenger : confirme-t-elle notre raisonnement médical ? Met-elle en lumière un&nbsp;élément que nous aurions négligé&nbsp;?<o:p></o:p> <br />   <br />  Quant aux tâches administratives, rares sont ceux qui ne verraient pas d’un bon œil une délégation aussi rapide que possible : automatisation de la rédaction des comptes rendus, codage des actes, gestion des appels téléphoniques, autant de temps précieux gagné pour notre exercice médical.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’aide à&nbsp;la chirurgie robotisée, à l’analyse de données pour la recherche et d’autres cas d’application pourraient être évoqués ; mais c’est la question de la relation médecin-patient qui s’impose et cristallise la suite du débat. Que deviendra ce lien, si souvent présenté comme irréductiblement humain ? Quiconque a déjà utilisé une IA pour préparer une consultation délicate ou une annonce complexe de manière contextualisée, personnalisée, et bien entendu anonymisée, sait déjà&nbsp;qu’elle peut proposer des approches et des formulations qui enrichissent considérablement la réflexion du clinicien. Mais faut-il rappeler que cette aide ne se substitue en rien à l’acte médical lui-même ? L’annonce, la rencontre, l’écoute, l’accompagnement dépassent largement les mots employés. Ils mobilisent un savoir-être, un langage non verbal,para&nbsp;verbal, et s’inscrivent dans une relation singulière, déjà construite entre un médecin et son patient. L’IA peut aider à mieux dire ; mais elle ne peut ni incarner, ni ressentir, ni assumer.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’enjeu ne réside pas donc pas dans l’IA en tant qu’outil, dont l’utilité est avérée, mais dans les conditions et la rigueur de son utilisation.&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />  L’urgence, aujourd’hui, est de se former à l’usage de l’IA. Le risque zéro n’existe pas en médecine ; mais il augmente à mesure que s’installe l’ignorance, tant de la discipline médicale que des outils mobilisés. L’IA n’échappe pas à cette règle.&nbsp;Elle génère des réponses fondées sur des probabilités, et non sur un concept de vérité. Elle ne raisonne pas, ne comprend pas, ne doute pas. Dépourvue de conscience, de ressentis et d’intentions, elle génère des réponses plausibles, parfois convaincantes, mais qui peuvent être erronées,&nbsp;que l’on qualifie d’« hallucinations&nbsp;».<o:p></o:p> <br />   <br />  La première condition fondamentale à l’usage de l’IA par les médecins demeure donc une formation médicale solide, exigeante et rigoureuse, permettant de pouvoir questionner les résultats produits et exercer un esprit critique structuré et constant&nbsp;[4]. La seconde&nbsp;est une&nbsp;compréhension de son fonctionnement : savoir ce que l’on peut en attendre comme&nbsp;ce que l’on ne peut pas en attendre, et comment l’interroger (l’art du “prompt”) sans induire de biais majeurs. L’apprentissage de ces usages ne relève pas d’un confort technologique, mais d’une responsabilité professionnelle. Il devra se faire dès la faculté. Disposer d’outils évalués, validés scientifiquement et clairement labellisés constitue à cet égard une exigence de sécurité et de qualité des soins.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’IA occupera une place non négociable. Elle pourra contribuer à corriger certaines des faiblesses structurelles de notre système de soins: surcharge cognitive, complexité croissante des données, contraintes organisationnelles, voire déserts médicaux. À ce titre, son apport n’est ni accessoire ni transitoire. Il va dans le sens de l’histoire. Laissons les titres sensationnalistes aux géants du numérique, et investissons la recherche médicale ainsi que le développement d’applications dans ce que l’IA peut réellement apporter au soin.<o:p></o:p> <br />   <br />  Mais la responsabilité du médecin et la prise en charge globale du patient ne sauraient lui être déléguée… pour le moment. Examiner, questionner, écouter, comprendre, ces actes ne relèvent pas d’un déficit technologique, mais d’un engagement humain. L’IA peut éclairer une décision ; elle ne l’incarne et ne l’assume pas. Elle peut suggérer une formulation ; elle n’en porte ni le sens, et&nbsp;ni la conséquence.<o:p></o:p> <br />   <br />  Notre métier change, indéniablement, mais il ne s’efface pas pour autant.&nbsp;À condition d’en cultiver l’humilité : celle de ne pas tout savoir ; la rigueur : celle de ne jamais cesser d’apprendre ; le ressenti : celui d'être à l'écoute ;&nbsp;et l’exigence : celle de toujours chercher à faire mieux. <br />   <br />  <strong><u>Références bibliographiques</u></strong> <br />  &nbsp; <br />  [1]&nbsp;: Nori H, Daswani M, Kelly C, Lundberg S, Ribeiro MT, Wilson M, Liu X, Sounderajah V, Carlson J, Lungren MP, Gross B, Hames P, Suleyman M, King D, Horvitz E.&nbsp;Sequential Diagnosis with Language Models.&nbsp;<em>arXiv</em>&nbsp;[cs.CL].&nbsp;2025. <br />  [2]&nbsp;:&nbsp;Ayers, J. W., Leas, E. C., Dredze, M., et al.&nbsp;<em>Comparing Physician and Artificial Intelligence Chatbot Responses to Patient Questions Posted to a Public Social Media Forum.</em>&nbsp;JAMA Internal Medicine.<strong> </strong>1838.&nbsp;2023. <br />  [3]&nbsp;:&nbsp;Kosmyna, N., Hauptmann, E., Yuan, Y. T., Situ, J., Liao, X.-H., Beresnitzky, A. V., Braunstein, I., &amp; Maes, P.&nbsp;<em>Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task.</em>&nbsp;arXiv. 2025. <br />  [4] :&nbsp;Rougé-Bugat M.E., Béranger J. Évolution de la relation médecin généraliste-patient à l’heure de la médecine digitale. Cas de la prise en charge du patient atteint de cancer,&nbsp;<em>Les Tribunes de la santé</em>, no&nbsp;68&nbsp;; 2021. <br />   <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Cette tribune a été publié une première fois <a class="link" href="https://sante.lefigaro.fr/social/sante-publique/intelligence-artificielle-et-medecine-la-partie-est-elle-vraiment-perdue-20260223" target="_blank">le 1er mars 2026 dans Le Figaro</a>, et a été reprise avec son aimable autorisation.</strong> <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé</title>
   <updated>2026-03-25T11:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Au-coeur-de-la-revolution-numerique-la-vision-de-Vivalto-Sante_a4932.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2026-03-25T11:21:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Troisième groupe français d’hospitalisation privée, Vivalto Santé conduit depuis plusieurs années une transformation numérique ambitieuse, centrée sur les utilisateurs. Portée par une stratégie d’innovation structurée, elle esquisse les contours d’un système de santé plus connecté, pleinement soutenu par l’essor de l’IA et des nouveaux usages data. Pour en savoir plus, Hospitalia a rencontré Nicolas Bioulou, directeur des opérations pour la France, et Nicolas Carrié, directeur de la transformation et de la coordination internationale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832812-66416142.jpg?v=1771851781" alt="Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé" title="Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment se définit la stratégie numérique de Vivalto Santé ?&nbsp;</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Nicolas Carrié&nbsp;:</strong></em>&nbsp;Elle s’inscrit pleinement dans la stratégie globale du groupe, première entreprise à mission de l’hospitalisation privée en France. Notre raison d’être –&nbsp;« au service de tous et de façon durable, soigner et accompagner les patients&nbsp;tout au long de leur parcours de soins et de leur vie, dans le cadre d’un partenariat innovant avec les médecins et grâce à l’engagement des femmes et des hommes du Groupe »&nbsp;– irrigue notre stratégie numérique, qui vise à suivre le patient pendant son hospitalisation, mais aussi au-delà des murs de l’hôpital. Plus concrètement,&nbsp;cette stratégie numérique s’articule autour des quatre axes de notre stratégie Innovation, avec deux priorités transversales&nbsp;: l’interopérabilité des systèmes, pour assurer une circulation fluide des données, et la cybersécurité, indispensable pour protéger les informations des patients.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous détailler ces axes prioritaires ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Nicolas Carrié&nbsp;:&nbsp;</strong></em>Le premier axe consiste à soutenir les professionnels médicaux dans leur pratique quotidienne, par exemple via des outils comme l’IA ambiante en consultation, qui automatise la rédaction des comptes-rendus et libère du temps médical. Le deuxième axe vise à améliorer l’expérience des patients, avec l’Espace patient comme projet structurant, pour offrir une interface digitale unifiée avec nos établissements. Le troisième axe porte sur l’amélioration de la qualité de vie au travail de nos collaborateurs, notamment à travers le programme Viv’Agile qui déploie des outils numériques réduisant les tâches répétitives et facilitant la coordination des équipes. Enfin, le quatrième axe concerne la simplification des processus, en priorité au bloc opératoire, pour gagner en fluidité et en efficacité.<o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Nicolas Bioulou&nbsp;:&nbsp;</strong></em>Sur ce dernier point, nous travaillons avec une start-up pour optimiser&nbsp;la gestion des plannings au bloc. La solution, basée sur l’IA, met en adéquation les compétences, le planning des équipes et le planning opératoire, ce qui améliore la visibilité des soignants sur leurs plannings et contribue à suivre la validation des acquis professionnels. Elle aide aussi les encadrants et les praticiens à mieux anticiper les besoins pour ajuster la planification des programmes opératoires. Déjà déployée dans&nbsp;plusieurs blocs, cette solution doit équiper les dix plus grands établissements du groupe d’ici la fin de l’année, et commence à être étendue aux salles de réveil.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>Auriez-vous d’autres exemples sur ce volet de simplification des processus ?</strong><o:p></o:p> <br />   <br />  <em><strong>Nicolas Bioulou&nbsp;:</strong></em>&nbsp;Oui, nous travaillons également sur la préparation des interventions et&nbsp;la gestion des dispositifs médicaux. Grâce à des outils de scan et de check-lists, les équipes savent précisément quel matériel préparer pour chaque intervention. Cela sécurise la préparation des interventions, facilite l’intégration des nouveaux professionnels et améliore la traçabilité des consommations ainsi que la gestion des stocks. Nous testons plusieurs solutions, à Saint-Malo, à Nantes et à Bordeaux, en partenariat avec des start-ups locales.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832812-66416143.jpg?v=1771851864" alt="Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé" title="Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé" />
     </div>
     <div>
      <strong>Concernant l’Espace patient évoqué plus haut&nbsp;: pourriez-vous détailler le projet ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Bioulou&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il existe depuis plusieurs années, mais une nouvelle impulsion a été&nbsp;donnée en 2023 avec une refonte complète de l’application et du back-office, car l’outil&nbsp;sert autant aux patients qu’aux professionnels. Le déploiement se fait en trois phases. La première étape, en cours de finalisation, a porté sur la dématérialisation des démarches administratives (préadmission, livret d’accueil, facturation), pour fluidifier les parcours et limiter les déplacements. La deuxième phase, désormais bien avancée, concerne le suivi médical et paramédical du parcours de soins&nbsp;– questionnaires préopératoires, préparation du séjour, suivi postopératoire, notamment de la douleur – avec une remontée directe des données dans le dossier patient. La troisième étape, qui sera mise en œuvre à partir de 2027, élargira ce suivi au parcours de santé, avec l’intégration d’éléments personnalisés de prévention et d’accompagnement au long cours.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels retours observez-vous ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Bioulou&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’accueil est très positif. Plus de 60&nbsp;% des démarches administratives sont aujourd’hui digitalisées, et ce taux atteint 70&nbsp;% dans certains sites. Nous avons bien entendu maintenu des accueils physiques sur rendez-vous pour ceux qui le souhaitent. Pour les soignants, l’intérêt majeur réside dans l’intégration directe et structurée des données patients dans le dossier informatisé, ce qui évite la ressaisie et permet des alertes&nbsp;pertinentes. Cela favorise un suivi plus ciblé et personnalisé, en recentrant le travail des soignants sur les patients qui en ont le plus besoin. À ce jour, 22&nbsp;établissements sont équipés. Nous déployons la solution dans un nouvel établissement toutes les trois&nbsp;semaines, avec un objectif de 33&nbsp;sites d’ici la fin de l’année et 100&nbsp;% des établissements éligibles en 2027. <br />   <br />  <strong>Quels sont vos prochains chantiers numériques ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Carrié&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Notre priorité est de finaliser le déploiement d’un&nbsp;<em>core model</em>&nbsp;digital cohérent, sécurisé et interconnecté pour l’ensemble du groupe, afin de faciliter le travail des équipes locales et l’intégration progressive de nouvelles briques numériques. Ce socle est déjà en place dans 84&nbsp;% des établissements, avec une cible de 100&nbsp;% en 2027. Nous structurons également une stratégie IA avec une gouvernance dédiée et une réflexion à l’échelle européenne, pour identifier les projets les plus prometteurs. Cela dit, au-delà de l’IA ambiante, nous utilisons déjà l’IA pour analyser les verbatims des patients dans les enquêtes de satisfaction et piloter des plans d’action. Cette démarche a d’ailleurs démarré en France, et est en cours d’extension en Europe.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il de vos projets autour de la data ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Carrié&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En 2026, nous créerons un entrepôt de données de santé pour structurer et valoriser nos données, notamment pour la recherche clinique – un domaine dans lequel Vivalto Santé est déjà très bien positionné. Avec l’arrivée prochaine de l’Espace européen des données de santé, cela renforcera notre participation à des projets de recherche à grande échelle. La mise en place d’un système d’information très structuré représente ici un prérequis majeur, c’est pourquoi nous y avons travaillé en amont. Mais l’enjeu clé reste cependant l’accompagnement au changement&nbsp;: pour acculturer les équipes aux nouveaux usages IA et data, nous avons récemment lancé un « permis IA » et désigné des « Ambassadeurs IA » dans les établissements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832812-66416158.jpg?v=1771851807" alt="Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé" title="Au cœur de la révolution numérique : la vision de Vivalto Santé" />
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      <strong>Quels sont, selon vous, les principaux défis du numérique en santé ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Carrié&nbsp;:</em></strong>&nbsp;J’en vois trois. D’abord, l’interopérabilité, en interne et avec les outils nationaux et européens. Ensuite, la cybersécurité, car les risques augmentent mécaniquement avec la multiplication des outils numériques. Nous investissons fortement sur ce champ, auditons régulièrement notre maturité, et continuons à former et à sensibiliser nos équipes, car elles sont un maillon essentiel de la sécurité. Enfin, le troisième et dernier défi concerne la mise du numérique au service de la prévention. Vivalto Santé est d’ailleurs précurseur sur ce sujet&nbsp;: nous avons été le premier parrain du Fonds Patient Autonome de Bpifrance et soutenons plusieurs start-ups innovantes dans ce domaine. <br />   <br />  <strong>Quels leviers mobiliser pour que le numérique améliore réellement la qualité des soins ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Bioulou&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Un outil n’a d’impact que s’il est approprié par ses utilisateurs. L’accompagnement du changement est donc véritablement déterminant, en partant du terrain. À cet égard, la gouvernance de Vivalto Santé, qui associe fortement les médecins et les représentants des usagers à tous les niveaux, est un atout majeur. Nous n’innovons pas pour innover, mais pour répondre à des besoins réels, en co-construction avec les professionnels, les usagers et l’écosystème.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment voyez-vous l’évolution du numérique dans la santé dans les 5 à 10&nbsp;prochaines années ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Carrié&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le numérique prendra une place encore plus centrale dans nos vies, et la santé n’y échappera pas. Mais&nbsp;deux conditions seront clés&nbsp;: la souveraineté et la sécurité,&nbsp;dans une approche éthique et responsable, notamment en ce qui concerne l’intelligence artificielle.&nbsp;Nous y sommes particulièrement vigilants chez Vivalto Santé et, dans le cadre de notre stratégie RSE, évaluons aussi systématiquement l’impact carbone des outils numériques. Il s’agit toujours d’arbitrer en conscience la balance bénéfice-risque avant de déployer une technologie. <br />   <br />  <strong><em>Nicolas Bioulou&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Vivalto Santé repose sur une « troisième voie » forte, avec des praticiens engagés au sein d’un comité médical stratégique qui porte une vision de long terme. Car, au-delà de l’organisation des parcours, les technologies numériques transformeront en profondeur la pratique médicale elle-même. Nous utilisons déjà la robotique en chirurgie urologique et digestive, et ces systèmes s’étendent désormais à d’autres spécialités pour améliorer la précision des gestes et la qualité des soins. La télésurveillance, déjà déployée en oncologie, s’élargira également à d’autres pathologies chroniques, permettant de passer d’une médecine réactive à une médecine plus proactive et anticipatrice. C’est l’un des grands défis des prochaines années&nbsp;: dépasser une approche centrée sur des épisodes de soins pour construire une prise en charge continue, inscrite dans le temps long et adaptée aux besoins de chacun. Nous ne sommes qu’au début de cette révolution technologique, mais les perspectives ouvertes sont déjà majeures. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Au-coeur-de-la-revolution-numerique-la-vision-de-Vivalto-Sante_a4932.html" />
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   <title>Dossier Médical Partagé : changer de paradigme pour sortir de l’impasse…</title>
   <updated>2026-03-10T12:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Dossier-Medical-Partage-changer-de-paradigme-pour-sortir-de-l-impasse_a4938.html</id>
   <category term="SIS" />
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   <published>2026-03-10T12:44:00+01:00</published>
   <author><name>Isaac Azancot, Cardiologue, Professeur au Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 2020 dans le journal Le Monde et en 2022 dans le journal Hospitalia, nous écrivions que le Dossier Médical Partagé (DMP, intégré à Mon Espace Santé), dont nous soulignions l’utilité clinique potentielle, risquait de devenir un empilement de documents hétérogènes, peu exploitables en situation réelle de soin, et que vouloir en faire un outil centralisé sans repenser sa logique informationnelle exposait le système à un rejet massif des professionnels de santé. Force est de constater que cette alerte n’a pas été entendue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833494-66416709.jpg?v=1771853027" alt="Dossier Médical Partagé : changer de paradigme pour sortir de l’impasse…" title="Dossier Médical Partagé : changer de paradigme pour sortir de l’impasse…" />
     </div>
     <div>
      La récente censure par le Conseil constitutionnel de l’obligation assortie de sanctions financières d’alimenter le DMP, ainsi que la mobilisation des médecins libéraux, ne sont ni des accidents politiques ni des résistances corporatistes. Ils constituent le symptôme prévisible d’un échec conceptuel. <br />   <br />  L’erreur fondatrice du DMP a été de le concevoir comme un dossier devant être constitué de documents exportés vers un outil central, plutôt que comme un service à rendre dans l’optique d’une meilleure coordination des soins. Or, la pratique médicale ne fonctionne pas de cette manière, elle repose sur la capacité – dans un temps contraint – à accéder à l’information recherchée de manière immédiate, fiable, pertinente et hiérarchisée. <br />   <br />  Dans sa forme actuelle, le DMP ne garantit ni l’exhaustivité, ni la lisibilité, ni la compréhension clinique des informations qu’il contient. Il impose au médecin une double peine&nbsp;: consacrer du temps à l’alimenter et à le consulter, sans certitude d’y trouver l’information dont il a besoin. <br />   <br />  Sanctionner financièrement des professionnels pour ne pas utiliser un outil dont l’utilité opérationnelle n’a pas été préalablement établie est non seulement maladroit, mais juridiquement fragile. Malgré un investissement massif, que l’on peut raisonnablement estimer entre un et trois milliards d’euros d’argent public depuis sa création, le DMP se heurte à un usage clinique très marginal&nbsp;: selon une enquête récente de la Fédération des médecins de France, près de 30&nbsp;% des médecins libéraux déclarent ne jamais consulter le DMP et 15&nbsp;% seulement de façon rare, faute d’y trouver une information fiable, structurée et immédiatement exploitable. Le rejet actuel n’est donc pas un rejet du numérique, ni du partage de l’information médicale, mais celui d’un modèle descendant, bureaucratique et déconnecté de la réalité clinique.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Pourtant, les briques existent déjà, nous le soulignions dès 2020 dans ces mêmes colonnes. La France dispose aujourd’hui de nombreux entrepôts de données de santé soumis à des cadres stricts de sécurité et d’interopérabilité. Les professionnels utilisent quotidiennement des logiciels médicaux agréés, au cœur de leur pratique. <br />   <br />  Les normes d’interopérabilité nécessaires ont été définies et sont actuellement déjà implémentées et agréées dans les plateformes alimentant le DMP à partir des outils métier.&nbsp; <br />   <br />  La voie du changement n’est donc pas de forcer l’alimentation d’un dossier central, mais de fédérer intelligemment ce qui est déjà produit au moment du soin et utiliser à bon escient l’intelligence artificielle (IA) pour synthétiser et structurer l’information médicale. Le principe est simple&nbsp;: laisser chaque professionnel travailler dans l’outil qu’il connaît ; produire, au sein d’un entrepôt sécurisé associé au logiciel métier, l’information destinée au partage au moment du soin ; permettre qu’elle soit automatiquement rendue accessible, de façon sécurisée, lorsque cela est nécessaire pour la prise en charge d’un patient. Des solutions techniques le permettant ont été développées et validées en France, une transition progressive vers un tel modèle cible serait possible. L’intelligence artificielle pourrait alors jouer un rôle clé en aidant le médecin à retrouver rapidement l’information pertinente, sans jamais se substituer à son jugement. Utilisée de cette manière, l’IA facilite le travail du médecin sans jamais décider à sa place, dans un cadre éthique clairement défini.&nbsp; <br />   <br />  Le paradigme du DMP s’en trouve profondément inversé&nbsp;: l’État n’impose plus un logiciel unique, mais fixe des règles d’interopérabilité en laissant les acteurs choisir leurs outils ; le médecin travaille dans le logiciel agréé de son choix, produit automatiquement l’information au moment du soin et accède, lorsque c’est nécessaire, à une synthèse partagée rapide, claire et exploitable. Le patient bénéficie ainsi d’une continuité réelle de sa prise en charge, sans renoncer à la maîtrise de ses données. Un tel respect du temps médical et de la cognition clinique est la condition de réussite d’une organisation de soin, d’autant qu’une telle architecture distribuée améliorerait la sécurité des informations et réduirait drastiquement les coûts. <br />   <br />  La question du dossier médical n’est pas seulement technique. Elle est éthique et démocratique. Persister dans le modèle actuel reviendrait à prolonger artificiellement un dispositif auquel plus personne ne croit vraiment. Il ne s’agit plus de sauver le DMP tel qu’il existe, mais de redéfinir ce que doit être un outil numérique au service du soin, à l’ère de l’interopérabilité et de l’intelligence artificielle. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <title>Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli</title>
   <updated>2026-03-10T12:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Digitalisation-des-admissions-le-pari-reussi-du-Pole-Sante-Saint-Jean-avec-Yooli_a4933.html</id>
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   <published>2026-03-10T12:44:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un contexte de forte croissance et de virage continu vers l’ambulatoire, le Pôle Santé Saint-Jean, à Cagnes-sur-Mer, a engagé une réflexion approfondie sur la digitalisation de ses parcours administratifs. Pour fluidifier les admissions et améliorer l’expérience des patients comme des équipes, il a opté pour le portail Yooli, comme nous l’explique sa directrice générale, Alexandra Cittadini.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832995-66416226.jpg?v=1771852028" alt="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" title="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" />
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      <strong>Dans quel contexte ce partenariat avec Yooli a-t-il vu le jour ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Alexandra Cittadini&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le Pôle Santé Saint-Jean est un établissement privé indépendant pluridisciplinaire, accueillant près de 75 000&nbsp;patients par an, hors consultations. Cette forte attractivité s’accompagne d’une croissance soutenue de l’activité, mais aussi de tensions importantes aux admissions, notamment le matin. Si l’attente reste acceptable en hospitalisation complète, la situation est devenue critique avec le virage ambulatoire, qui représente aujourd’hui près de 80&nbsp;% de nos interventions chirurgicales. Le moindre retard à l’admission entraîne alors des décalages au bloc puis à la sortie, désorganisant toute la chaîne de soins. La mise en place d’une préadmission en ligne s’est donc imposée naturellement, d’autant que notre établissement est déjà très numérisé, à l’exception notable de l’axe Admission. À la suite d’un séjour à Toulouse, j’ai découvert le portail patient Yooli, dont nous nous sommes équipés en avril 2025.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle approche avez-vous retenue ?</strong> <br />   <br />  Une première tentative de digitalisation, avec un autre éditeur, n’avait pas abouti car les parcours étaient trop complexes. Nous avons donc privilégié la simplicité, avec un parcours unique commun à toutes les spécialités. Certaines briques existaient déjà dans notre DPI, et Yooli est venu compléter efficacement le volet administratif. Désormais, dès qu’une intervention est créée dans le DPI, un lien est automatiquement transmis au portail Yooli, permettant au patient de compléter son dossier administratif en amont. L’ergonomie, très simple, favorise l’adhésion, et les patients retrouvent ensuite automatiquement leurs données dans Yooli, ce qui simplifie encore davantage le parcours. Pour les patients moins à l’aise avec le numérique, nous avons aussi mis en place un comptoir dédié avec des hôtesses, qui peuvent ainsi les accompagner dans la démarche de préadmission en ligne.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels bénéfices observez-vous aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  Le jour J, les admissions sont fluides&nbsp;: il n’y a plus d’attente, les patients récupèrent leur bracelet d’identification, règlent leur reste à charge et accèdent directement au service. Le paiement en ligne, actuellement à l’étude, viendra d’ailleurs compléter le dispositif. Le portail Yooli permet aussi d’accéder en amont au livret d’accueil et à l’offre hôtelière, laissant aux patients le temps de choisir et nous permettant d’anticiper leurs besoins. Ils arrivent plus détendus, les relations sont plus sereines avec les médecins et les secrétaires médicales.&nbsp;Les retours sont&nbsp;donc&nbsp;très positifs, d’autant que les équipes Yooli ont été disponibles et réactives tout au long du projet.&nbsp;Elles restent à notre écoute et font preuve d’une grande souplesse pour s’adapter à nos besoins. Yooli est une entreprise agile, disponible, efficiente et pragmatique. Mais sa force majeure, à mon sens, réside dans sa connaissance approfondie du monde hospitalier. Ses équipes sont issues du terrain, et cela se ressent immédiatement dans les échanges. C’est une vraie valeur ajoutée. <br />   <br />  <em><strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://yooli.fr" target="_blank">site de Yooli</a>  </strong></em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832995-66416229.jpg?v=1771852040" alt="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" title="Digitalisation des admissions : le pari réussi du Pôle Santé Saint-Jean avec Yooli" />
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