<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hospitalia.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hospitalia.fr/</id>
 <updated>2026-05-20T17:59:36+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <icon>https://www.hospitalia.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Journées d'Études de l'URBH : Les blanchisseries hospitalières face au défi des économies énergétiques</title>
   <updated>2023-10-02T10:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Journees-d-Etudes-de-l-URBH-Les-blanchisseries-hospitalieres-face-au-defi-des-economies-energetiques_a3844.html</id>
   <category term="Blanchisserie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/75568010-53023073.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-02T10:05:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à la nécessité de mieux maîtriser leurs consommations énergétiques, de limiter leur impact environnemental et de renforcer l’attractivité de leurs métiers, les responsables des blanchisseries hospitalières multiplient les pistes de réflexion, et mettront à profit leurs prochaines Journées d’Études de l’URBH pour les évoquer de manière plus concrète. Nous faisons le point avec Andy Nguyen, le président de l’URBH.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/75568010-53023073.jpg?v=1696236188" alt="Journées d'Études de l'URBH : Les blanchisseries hospitalières face au défi des économies énergétiques" title="Journées d'Études de l'URBH : Les blanchisseries hospitalières face au défi des économies énergétiques" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quelles problématiques préoccupent la profession aujourd’hui&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’enjeu principal, pour 2023 et certainement aussi 2024, a trait aux énergies, eu égard à l’inflation massive qui nous pénalise fortement. La situation actuelle est très préoccupante et entraîne des difficultés réelles au quotidien&nbsp;:&nbsp;dans les blanchisseries hospitalières, les coûts de fonctionnements liés au volet Énergie ont déjà augmenté de 15 %, malgré la stabilisation des tarifs accordés dans le cadre des contrats nationaux. C’est donc une donne que nous subissons mais à laquelle il nous faut aussi réagir, pour trouver de nouvelles sources d’économies énergétiques. Pour les blanchisseries existantes, les leviers sont principalement matériels et exigent des investissements lourds. Les projets de reconstruction, eux, sont plus que jamais pilotés par la nécessité de maîtriser les consommations énergétiques. <br />   <br />  <strong>Quelles sont aujourd’hui les principales pistes privilégiées&nbsp;?</strong> <br />   <br />  En ce qui concerne l’électricité, je pense surtout au déploiement de panneaux solaires photovoltaïques, qui permettraient de bénéficier d’une production relativement autonome. Il n’existe en revanche pas d’alternative technique équivalente pour le gaz. La solution idéale consisterait à raccorder la blanchisserie au réseau de chaleur des incinérateurs urbains, comme l’a fait avec succès le GCS Blanchisserie Toulousaine de Santé. Mais, dans les faits, il est très rare de pouvoir jumeler la construction d’une blanchisserie industrielle avec celle d’un incinérateur urbain, pour créer un ensemble capable de s’auto-alimenter. Cette piste est en outre inapplicable dans les blanchisseries existantes, à moins que celles-ci ne soient effectivement situées à moins d’un kilomètre d’un incinérateur urbain – ou disposées à être reconstruites dans ce périmètre.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle serait alors l’option réaliste&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Il nous faut agir à la fois sur l’acquisition d’équipements plus performants, et le déploiement de systèmes de récupération de la chaleur. Sur ce dernier point, il est par exemple possible de chauffer les eaux de lavage avec les buées produites par les matériels séchants, plutôt que de laisser celles-ci s’évacuer en toiture.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ne pourrait-on pas également diminuer la température de lavage&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce n’est pas forcément une solution recommandée pour des raisons de sécurité sanitaire, et ce n’est pas le poste le plus consommateur. D’ailleurs, la pandémie Covid nous a poussés à remettre en question le concept de lavage à basse température. Il est à mon sens préférable de maintenir une température de lavage à 65°C pour maîtriser le risque infectieux, tout en cherchant à l’atteindre sans gaspillage énergétique. J’ai évoqué l’extraction des buées, mais d’autres possibilités existent et sont considérées avec beaucoup d’attention par les responsables de blanchisseries hospitalières – d’autant que les innovations technologiques sont ici légion. Le choix des textiles a également un rôle à jouer et peut même parfois permettre de réaliser des économies substantielles. En diminuant le poids d’un article de seulement 10 %, sans réduire la qualité de service, nous pouvons optimiser le chargement des machines et donc utiliser moins d’énergie, moins d’eau et moins de produits lessiviels – ce qui est également très intéressant sur le plan environnemental. Et le marché est ici particulièrement dynamique, car nous observons régulièrement l’arrivée de textiles novateurs. <br />   <br />  <strong>Les prochaines Journées d’Études de l’URBH seront d’ailleurs l’occasion de faire le point sur ces questions.</strong> <br />   <br />  Les innovations technologiques, qu’elles soient matérielles ou textiles, permettant des économies d’énergie seront en effet mises en lumière car il y a ici de réelles attentes de la part de nos confrères et collègues. Nous proposerons également trois parcours de formation Développement Durable, dont l’un se concentrera exclusivement sur les économies d’énergie en lien avec nos propres process. Le deuxième parcours sera pour sa part plutôt dédié aux enjeux environnementaux – éco-nettoyage, économies d’eau et de produits chimiques et modalités de mesures des consommations, impact carbone des textiles et pistes d’amélioration –, et le troisième au volet social, en particulier en ce qui concerne la prévention des risques psycho-sociaux et l’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail en blanchisserie. <br />   <br />  <strong>Ce dernier point fait écho aux travaux de l’URBH pour améliorer l’attractivité des métiers de la blanchisserie hospitalière. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est effectivement un autre enjeu, également préoccupant car il se traduit par des difficultés de recrutements. Cela dit, la situation s’est légèrement améliorée ces derniers mois avec les évolutions statutaires, l’augmentation du point d’indice et les primes, ce qui a d’ailleurs vu les coûts liés au volet Ressources Humaines augmenter de 10 %. Mais les valorisations salariales ne peuvent à elles seules améliorer l’attractivité des blanchisseries hospitalières, et nous en sommes bien conscients. Certains de nos confrères se sont d’ailleurs engagés, avec succès et de manière tout à fait remarquable, dans une certification ISO 45001, relative à la mise en œuvre d’un système de management de la santé et de la sécurité au travail. Une initiative qui gagnerait à s’étendre… <br />   <br />  <strong>Un mot, peut-être, sur les temps forts de vos prochaines Journées d’Études&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Au-delà de ce qui a déjà été évoqué, nous avons cette année véritablement mis l’accent sur les ateliers, qui seront pour beaucoup pilotés par nos partenaires techniques – que nous remercions. Cette édition 2023 sera également l’occasion de dévoiler l’outil Benchmark, conçu par l’URBH et développé avec un éditeur spécialisé. Une blanchisserie pourra, plus concrètement, renseigner ses données financières et logistiques pour visualiser la répartition de ses dépenses, disposer d’un ratio comparatif avec des structures de taille similaire selon une approche&nbsp;<em>Business model</em>, et identifier de potentielles pistes d’amélioration. L’outil Benchmark sera donc librement mis à disposition de tous les adhérents de l’URBH car plus nous serons nombreux à l’alimenter, plus il sera efficace sur la finesse des ratios proposés. L’anonymat sera toutefois de mise pour que les données soient les plus objectives possibles.&nbsp; <br />   <br />  <strong>D’autres événements notables&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Parmi les autres temps forts, je retiendrai aussi la mise à jour du guide RABC, qui se fera cette année sous format électronique avec l’ajout de plusieurs Questions/Réponses remontées par les utilisateurs, blanchisseurs hospitaliers comme formateurs. Sans oublier les élections professionnelles, pour renouveler quatre postes dans notre conseil d’administration et élire un nouveau président. Et, bien sûr, la traditionnelle soirée de gala de l’URBH, sur le thème du carnaval. En tout état de cause, ces 38<sup>èmes</sup>&nbsp;Journées s’annoncent une fois de plus comme un rendez-vous convivial, festif et riche en échanges. <br />   <br />  <strong>&gt; Article publié dans le Hors-série #3&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hors-Serie-3-URBH-TEXCARE-de-nouveaux-defis-pour-les-blanchisseries-hospitalieres_a3841.html" target="_blank">à lire ici</a>.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Journees-d-Etudes-de-l-URBH-Les-blanchisseries-hospitalieres-face-au-defi-des-economies-energetiques_a3844.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les Journées d’Études de l’URBH se tiennent à Agen jusqu'au au 1er octobre</title>
   <updated>2021-10-04T12:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-Journees-d-Etudes-de-l-URBH-se-tiennent-a-Agen-jusqu-au-au-1er-octobre_a2918.html</id>
   <category term="Blanchisserie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/59205949-43556778.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-09-29T11:44:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est l’heure du bilan pour les blanchisseries hospitalières, particulièrement touchées par la crise sanitaire et qui tentent désormais d’en tirer des enseignements utiles pour leur avenir. Un objectif qui sera notamment au cœur des 36èmes Journées d’Études de l’Union des Responsables de Blanchisseries Hospitalières (URBH), organisées à Agen du 29 septembre au 1er octobre 2021. Le point avec Andy Nguyen, président de l’association, et Catherine Diallo, coresponsable du programme scientifique aux côtés d’Agnès Souvignet et de Jean-Pierre Bretagnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/59205949-43556778.jpg?v=1632910024" alt="Les Journées d’Études de l’URBH se tiennent à Agen jusqu'au au 1er octobre" title="Les Journées d’Études de l’URBH se tiennent à Agen jusqu'au au 1er octobre" />
     </div>
     <div>
      <strong>Après une année blanche, les Journées d’Études de l’URBH sont de retour à Agen. Quel regard portez-vous sur cette édition 2021&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:</em></strong> Ces 36<sup>èmes</sup> Journées seront celles des grandes retrouvailles, et sont donc attendues avec beaucoup d’impatience par notre communauté. Le taux d’inscription laisse d’ailleurs présager d’une belle édition cet automne. Il faut dire que notre profession a toujours été soudée autour du réseau URBH, synonyme de liens sociaux et d’échanges pour des métiers bien souvent exercés de manière isolée. C’est cette dynamique que nous nous attacherons à faire revivre après l’épisode difficile auquel nous avons tous été confrontés, blanchisseurs hospitaliers comme industriels. <br />   <br />  <strong>Justement, les impacts et enseignements de la crise sanitaire seront l’un des fils rouges du congrès…</strong> <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:</em></strong> Il nous a en effet semblé nécessaire de proposer un espace où nous pourrions échanger sur nos expériences, bonnes et mauvaises, pour les remettre à plat. La pandémie a certes été difficile pour tout le monde, mais elle a été particulièrement enrichissante sur le plan professionnel&nbsp;: les blanchisseries hospitalières ont dû se réorganiser dans l’urgence, mettre en place de nouveaux protocoles, faire face à des ruptures d’équipements de protection individuels, etc. Il nous faut en tirer des enseignements utiles, consolider certains constats et réfléchir aux évolutions qui pourraient être pérennisées. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/59205949-43556779.jpg?v=1632910025" alt="Les Journées d’Études de l’URBH se tiennent à Agen jusqu'au au 1er octobre" title="Les Journées d’Études de l’URBH se tiennent à Agen jusqu'au au 1er octobre" />
     </div>
     <div>
      <strong>Par exemple&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Catherine Diallo&nbsp;:</em></strong> Au-delà de certains protocoles qui gagneraient à perdurer, en particulier en ce qui concerne l’application des gestes barrière, je citerai notamment le retour en grâce des articles textiles, supplantés depuis déjà plusieurs années par les produits à usage unique. Les pénuries et ruptures d’approvisionnement de la première vague les ont remis au goût du jour, et de nombreux établissements s’interrogent aujourd’hui sur leur maintien qui va, <em>in fine</em>, dans le sens des politiques de protection de l’environnement. <br />   <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:</em></strong> Le seul «&nbsp;risque&nbsp;» lié aux produits réutilisables serait à mon sens le sur-stockage dans les services de soins, auquel il faudra prêter une grande attention. En effet, si l’usage unique peut sans problème être conservé en grandes quantités au sein des unités de soins – sous réserve de disposer, naturellement, d’une filière d’approvisionnement régulière –, ce n’est pas le cas des articles textiles dont le circuit logistique sera alors rompu. Mais il est ici possible de recourir aux puces d’identification Ultra Haute-Fréquence (UHF), qui offrent une visibilité en quasi-temps réel sur l’état des stocks et les pertes. Sur un autre registre, il serait également pertinent de réfléchir au maintien des capacités d’assemblage textile sur site, qui ont démontré toute leur utilité durant la première vague. Nous avons ainsi pu continuer à alimenter les établissements de santé en masques et blouses de protection, à une époque où les soignants étaient complètement démunis. <br />   <br />  <strong>Le programme scientifique de cette édition 2021 sera donc résolument axé sur l’après-Covid.</strong> <br />  <strong><em>Catherine Diallo&nbsp;:</em></strong> Nous évoquerons ce sujet au sens large, c’est-à-dire autant les retours d’expériences que ce que nous comptons en faire. Nous avons tous été concernés par les actions mises en œuvre durant cette période, que nous exercions dans des zones fortement affectées – comme moi-même à Reims, dans une région touchée de plein fouet par la première vague du printemps 2020 – ou relativement épargnées. Notre profession a été mise sur le devant de la scène de manière un peu brutale, à l’instar des autres fonctions support, mais a aussi rapidement démontré sa capacité de mobilisation et d’adaptation. Cet épisode a donc permis de valoriser des métiers de l’ombre, parfois peu considérés. Mais il a, aussi, fait figure de traumatisme collectif. <br />   <br />  <strong>Comment comptez-vous adresser cet enjeu durant les prochaines Journées d’Études&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Catherine Diallo&nbsp;:</em></strong> Nous avons notamment invité David Azria, qui travaille sur l’amélioration de la confiance dans les organisations, pour évoquer les répercussions sociales de la crise et la manière dont nous, responsables de blanchisseries hospitalières, pourrions remotiver nos équipes. Outre sa conférence plénière, il co-animera un atelier avec Ludovic Denais, du CHU de Bordeaux, pour des échanges plus directs avec les congressistes autour de la notion de résilience. Marc Drezen (Toulouse) et Jean-Pierre Bretagnon (Alès) s’attarderont pour leur part sur les valeurs mises en lumière par la crise sanitaire (cohésion, débrouillardise, etc.) et sur leurs conséquences pour nos blanchisseries. Mais il nous faut désormais aussi aller de l’avant et relancer la locomotive, avec des projets fédérateurs et des outils pour les mettre en place, comme la méthode KAIZEN ou le management visuel de la performance. Ce sera l’autre grand axe de nos Journées. <br />   <br />  <strong>Comment se matérialisera-t-il&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:</em></strong> Nous mettrons notamment l’accent sur le tout-séché, une évolution technologique aujourd’hui regardée avec beaucoup d’attention. Après la blanchisserie de Mont-de-Marsan, la première à avoir sauté le pas en France en s’inspirant de nos confrères québécois, puis celles de Poitiers et d’Agen – inaugurée en janvier 2020 et que les congressistes auront l’occasion de visiter le 30 septembre –, de plus en plus de constructions neuves s’interrogent sur cette orientation qui permet, notamment, de mettre en place un tri au propre particulièrement pertinent dans le contexte actuel. Il est certes possible de combiner tout-séché et tri au sale, mais les gains en termes de gestion des flux seront moindres. Le concept doit à mon sens être adopté dans son intégralité, et une table ronde sera consacrée à ce sujet. <br />   <br />  <strong><em>Catherine Diallo&nbsp;:</em></strong> Autre sujet qui permettra de se projeter vers l’avenir,&nbsp;l’inscription dans une démarche de certification RABC selon la norme NF EN 14065. La très large majorité des blanchisseries hospitalières met aujourd’hui en application les principes RABC, sans pour autant être certifiée. Or cela permettra de valoriser l’engagement des équipes – et de remotiver les troupes. Pour soutenir cette dynamique, nous remettrons désormais des trophées aux blanchisseries certifiées RABC. Les 36<sup>èmes</sup> Journées d’Études primeront par exemple celle de Rouen, certifiée en 2020 malgré la crise sanitaire. Rappelons d’ailleurs ici que l’URBH est, depuis deux ans, en mesure d’effectuer des audits de certification validés par l’AFNOR. <br />   <br />  <strong>Justement, en parlant de RABC&nbsp;: l’URBH travaille aujourd’hui à l’actualisation des guides de la fonction linge. Comment procédez-vous&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Catherine Diallo&nbsp;:</em></strong> Nous avons d’ores-et-déjà presque terminé la réactualisation du <em>Guide de la Fonction Linge</em> <em>en EHPAD</em>, un travail mené par Jean-Michel Lebugle, du CH de Selles-sur-Mer, et Agnès Souvignet, qui gère la blanchisserie de la Maison de Retraite de la Loire. La nouvelle version sera prochainement publiée sur le site de l’URBH. En ce qui concerne le <em>Guide de la Fonction Linge</em> au sens large, nous avons souhaité travailler par chapitre, en priorisant les réactualisations. Nous commencerons par la partie sur l’environnement, qui fait d’ailleurs écho à nos différents groupes de travail – rejets de substances dangereuses dans l’eau (RSDE), énergie, circuit de recyclage des textiles usagés, etc. <br />   <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:</em></strong> Les problématiques environnementales s’inscrivent, à juste titre, dans un contexte règlementaire de plus en plus exigeant, dont les évolutions régulières font écho aux orientations stratégiques nationales. Mais, aussi justifiées soient-elles, ces nouvelles contraintes exigent des réponses méthodologiques pour accompagner leur mise en œuvre. C’est ce que nous nous attellerons à proposer aux membres de l’URBH avec cette première réactualisation. Nous tâcherons par la suite de mettre à jour un chapitre par an, en fonction des demandes remontées du terrain. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Catherine Diallo&nbsp;:</em></strong> Nous vous donnons donc rendez-vous à Agen du 29 septembre au 1<sup>er</sup> octobre, pour nous retrouver et renouer après une année difficile. Rappelons que l’URBH est désormais un organisme de formation référencé DataDock&nbsp;: la participation aux Journées d’Études peut donc être prise en charge au titre de la formation professionnelle. Dans cette même optique, nous nous sommes également engagés dans une certification Qualiopi. Nous vous réservons de nombreuses autres nouveautés au cours des prochains mois, pour pouvoir échanger tout au long de l’année et continuer à faire vivre notre réseau. <br />   <br />  <strong><em>- </em></strong><strong><em>Informations, inscriptions et programme sur </em></strong><a class="link" href="http://www.urbh.net" target="_blank"><strong><em>www.urbh.net</em></strong></a>. <br />   <br />  Article publié dans l'édition de septembre 2021 d'Hospitalia à lire <a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-54-Innovations-donner-un-espace-de-liberte-aux-createurs_a2845.html" target="_blank">ici</a>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Les-Journees-d-Etudes-de-l-URBH-se-tiennent-a-Agen-jusqu-au-au-1er-octobre_a2918.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« La crise a montré les limites des produits à usage unique »</title>
   <updated>2020-09-01T10:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/ La-crise-a-montre-les-limites-des-produits-a-usage-unique _a2278.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/48127155-37876069.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-01T09:19:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Réorganisation des services, multiplication des demandes en vêtements professionnels, utilisation accrue de sacs hydrosolubles… Les blanchisseries hospitalières ont, elles aussi, dû s’adapter pour faire face à la crise sanitaire. Entretien avec Andy Nguyen, président de l’Union des Responsables de Blanchisseries Hospitalières (URBH).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48127155-37876069.jpg?v=1594655113" alt="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" title="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comme tous les services hospitaliers, les blanchisseries ont subi de plein fouet la crise sanitaire. Quels ont été les enjeux auxquels vous avez été confrontés&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  <strong><em>Andy Nguyen&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Les évolutions observées suite à cette crise sanitaire représentent une augmentation du volume sur le linge en forme.&nbsp;La profession n’avait&nbsp;d’ailleurspas subi de tels changements durant ces 30 dernières années.Certaines régions ont été relativement épargnées mais nous n’en avons pas moins tous été impactés. Dès les premiers jours, les blanchisseries hospitalières ont dû se réorganiser pour répondre aux nouvelles demandes afin de limiter les risques de contamination des personnels soignants, ce qui a augmenté la consommation et donc le traitement des vêtements professionnels. Cette demande a d’ailleurs été démultipliée par les nombreuses ruptures de stocks en sur-blouses à usage unique non-stériles.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cela fait plusieurs années que l’URBH en appelle à renoncer aux produits à usage unique non-stériles pour des raisons de qualité microbiologique non garantie…&nbsp;</strong> <br />  La pénurie engendrée par la crise a montré, à tous, les limites de ces produits à usage unique, fabriqués à bas coût aux quatre coins du monde. Les blanchisseries ont rapidement mis en place des blouses textiles d’origines diverses (confection maison, bénévoles, industries réorganisées, …). Certains établissements ont observé une hausse de plus de 50% de leur activité sur les vêtements d’habillage et de sur-habillage. Cette augmentation considérable illustre bien les volumes habituellement réservés aux vêtements de protection jetables. Pourtant, une blouse à usage unique non-stérile n’est pas forcément propre,au sens bactériologique du terme, contrairement à une blouse en tissu traitée dans une blanchisserie aux procédés industriels. C’est, entre autres, pour cela que l’URBH milite pour l’abandon de ce type de produit au profit d’articles textiles réutilisables. <br />   <br />  <strong>Vous évoquiez une demande accrue en matière de vêtements professionnels. Comment y avez-vous fait face&nbsp;?</strong> <br />  Cette crise a mis en lumière une problématique majeure&nbsp;: les tensions sur les circuits internationaux d’approvisionnement. Afin de pallier le manque des vêtements professionnels, la Direction Générale des Entreprises (DGE) a réorienté plusieurs usines nationales. Parallèlement, de nombreuses initiatives se sont mises en place. À Montpellier, par exemple, nous avons pu acquérir 8 000 kits prédécoupés et les mettre à disposition de 324 couturières bénévoles. L’expérience a été concluante puisque le fournisseur cherche à pérenniser la démarche en s’alliant avec un atelier de couture local. En plus de générer des emplois, cette boucle de proximité permettra de sécuriser une partie de nos approvisionnements, tout en facilitant l’adaptation des produits. <br />   <br />  <strong>Avez-vous, pour votre part, dû modifier vos processus de traitement du linge&nbsp;?</strong> <br />  Les process industriels employés par les blanchisseries hospitalières répondaient déjà aux problématiques d’élimination des virus et bactéries. La crise a, en revanche, favorisé une prise de conscience collective par rapport aux précautions standard d’hygiène et au rôle important joué par les textiles. Partout, les protocoles d’habillage déjà en vigueur ont été mieux respectés. Nous avons, de notre côté, augmenté l’utilisation de sacs hydrosolubles pour le linge sale, tout en réadaptant les horaires des équipes afin d’accélérer la rotation de certains articles en trop faible quantité, permettant parfois de traiter deux fois le même article en 24 h.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment mieux préparer les blanchisseries hospitalières à ce type de crise&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Une fois de plus, les blanchisseurs hospitaliers publics ont su répondre présents, même si cela n’a pas été de tout repos.&nbsp;Pour conserver cette réactivité, les hôpitaux doivent conserver la maîtrise de leur blanchisserie en statut intégré ou en groupement de coopération.Les notions de service public et de continuité de service sont très présentes au sein de nos équipes, qui sont membres à part entière de la fonction hospitalière. Elles ont fait preuve de solidarité et d’un grand professionnalisme pour organiser la continuité de leurs activités et en assurer celle des soins. Afin que l’on puisse garantir cette réactivité sur le long terme, les établissements de santé devront également renforcer la maîtrise de leur filière linge en interne mais aussi privilégier des filières d’approvisionnement françaises. La massification des achats n’est pas forcément la bonne solution au regard de la chute des approvisionnements que nous avons pu observer pendant la crise. <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au CHU de Reims, une blanchisserie au cœur de la crise	</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48127155-37876070.jpg?v=1594655096" alt="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" title="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" />
     </div>
     <div>
      Les établissements de l’Est de la France ont dû s’adapter très vite aux contraintes de la crise sanitaire. À Reims, la blanchisserie du CHU a rapidement mis en place un «&nbsp;circuit court&nbsp;».&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons fourni aux services Covid des sacs à ouverture hydrosoluble</em>, raconte Catherine Diallo, ingénieure blanchisserie-restauration. S<em>ystématiquement isolé, le linge de ces sacs était pris en charge par des équipes de deux personnes et était décontaminé avant d’être lavé&nbsp;»</em>. Le volume des décontaminations a donc sensiblement augmenté, passant d’une trentaine de kg par jour à presque 2,5 tonnes au plus fort de la crise.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous devions à la fois faire face au stress des équipes et nous réorganiser, pour pouvoir fonctionner 7j/7 pendant dix semaines&nbsp;»,</em>explique-t-elle. Il fallait également pouvoir absorber l’augmentation de l’activité, due à une utilisation accrue des vêtements professionnels et des sur-blouses textiles. Afin de trouver ces sur-blouses supplémentaires, les blanchisseurs rémois ont pu compter sur la solidarité de tous&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons collecté du tissu et obtenu l’aide de nombreux couturiers,&nbsp;</em>continue la responsable.<em>Cet élan de solidarité exceptionnel nous a vraiment aidé dans cette période difficile&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À Toulouse, « on a pu s’adapter mais maintenant il va falloir recruter »</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48127155-37876074.jpg?v=1598948361" alt="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" title="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" />
     </div>
     <div>
      Bien que l’agglomération toulousaine ait subi moins fortement la crise sanitaire, le CHU n’en a pas moins accueilli de nombreux malades. Le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) Blanchisserie Toulousaine de Santé s’est donc adapté.&nbsp;<em>«&nbsp;Outre la mise en place des mesures de distanciation, le principal défi a été de répondre à la demande croissante de vêtements professionnels et sur-blouses textiles&nbsp;»</em>, explique Marc Drezen, directeur technique opérationnel du GCS. Pour s’approvisionner, le responsable s’est tourné vers ses fournisseurs historiques mais aussi vers des entreprises locales.&nbsp;<em>«&nbsp;En quinze jours, nous avons pu constituer un stock de 10 000 sur-blouses tissus&nbsp;»</em>, se félicite-t-il. Grâce à un procédé de traitement du linge à 80°C et à l’utilisation systématique, depuis 2008, d’équipement de protection pour se rendre en zone sale, l’établissement n’a pas eu à se réorganiser entièrement. Mais il lui a fallu faire face à l’augmentation des volumes et l’arrivée de nouveaux articles textiles&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Un kg de tenues professionnelles prend autant de temps à traiter que trois kg de drap</em>, rappelle Marc Drezen qui compte recruter.&nbsp;<em>Même si nous ne nous en sommes pas rendus compte sur le coup, les changements impliqués par la crise seront majeurs sur le long terme&nbsp;»</em>. <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À Agen, tri au propre et traitement en « tout séché » plié</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48127155-37876078.jpg?v=1594655096" alt="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" title="« La crise a montré les limites des produits à usage unique »" />
     </div>
     <div>
      En janvier dernier est entré en fonction le nouveau bâtiment de la blanchisserie du Groupement de Coopération Sanitaire (GCS)&nbsp;Blanchisserie Inter-Hospitalière du Lot-et-Garonne (SIH47). Les agents agenais ont ainsi pu profiter des nouveaux équipements incluant notamment les procédés du «&nbsp;tout séché&nbsp;» plié et du tri au propre.&nbsp;<em>«&nbsp;En ne manipulant pas de linge sale, nos agents ont été moins exposés aux risques de contamination&nbsp;»,</em>confie Evelyne Thierry, responsable de la blanchisserie et chef de projet du GCS. Autre innovation portée par le GCS, le procédé du «&nbsp;tout séché&nbsp;», originaire du Canada, a joué un rôle indéniable dans la prise en compte des nouvelles contraintes sanitaires. Le processus, qui limite les manipulations, se base notamment sur&nbsp;<em>«&nbsp;l’utilisation de draps de bain, serviettes éponges, draps housse et plus largement de tissus jersey&nbsp;»</em>, ajoute Evelyne Thierry. Autant de spécificités qui ont été particulièrement utiles face au Covid, en permettant aux 52 employés de la structure de maintenir&nbsp;<em>«&nbsp;un rythme quasi-normal&nbsp;»</em>. <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <p style="margin: 0px; font-stretch: normal; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Light&quot;; color: rgb(156, 29, 29);"><span style="font-kerning: none; color: #3e3e3e">Article publié sur le numéro de juin d'Hospitalia à consulter ici : <span style="font-kerning: none; color: #9c1d1d"><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html">https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-49-Special-Covid-19-MERCI-_a2230.html</a>  &nbsp;</span></span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/ La-crise-a-montre-les-limites-des-produits-a-usage-unique _a2278.html" />
  </entry>
</feed>
