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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-11T09:21:18+02:00</updated>
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   <title>Changer de paradigme pour sauver l'hôpital</title>
   <updated>2018-05-24T17:49:00+02:00</updated>
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   <category term="Actu" />
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   <published>2018-05-24T17:38:00+02:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Devant composer avec un mode de tarification et de gouvernance foncièrement inadapté, les hôpitaux sont au bord de la rupture. Le point avec Bernard Granger, secrétaire du Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP), par ailleurs responsable de l’unité fonctionnelle de psychiatrie de l’hôpital Tarnier (Groupe Hospitalier Cochin) et professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22465035-25159093.jpg?v=1527177427" alt="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" title="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>﻿Les fondateurs du MDHP ont récemment porté « l’Appel des 1000 », à travers lequel médecins et cadres de santé s’alarment de la situation des hôpitaux français. Pouvez-vous nous en parler ? <br />  Pr Bernard Granger :</strong> Signé par plus de mille trois cents médecins et cadres de santé exerçant dans toutes les catégories d’hôpitaux, cet Appel(1) dénonce un système de financement qui menace de façon de plus en plus visible la qualité des soins. En cause, la logique commerciale et la politique du chiffre. Ainsi que le soulignent les signataires, la tarification à l’activité (T2A) est devenue « un carcan condamnant l’hôpital au toujours plus d’activité, tandis que l’ONDAM délibérément sous-évalué le condamne au toujours moins de moyens ». La situation n’est plus viable.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est là un message porté par le MDHP depuis sa création.&nbsp;</strong> <br />  Né le 13 mars 2009 à l’initiative de chefs de services de l’AP-HP, vite rejoints par de nombreux collègues de toute la France, le MDHP a, dès le départ, souligné la logique perverse de « l’hôpital-entreprise », à la fois favorisé par la généralisation de la T2A et par la mise en œuvre de la Loi portant réforme de l’Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires (HPST). Notre analyse s’est révélée parfaitement exacte.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22465035-25159126.jpg?v=1527177557" alt="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" title="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>Vos inquiétudes portaient notamment sur le nouveau mode de gouvernance instauré par le Loi HPST. Pourquoi ?</strong> <br />  Nous avions alerté sur les tensions qui ne manqueraient pas de naître entre une administration axée sur les résultats comptables et des soignants attentifs à la dimension éthique de leur métier. Le MDHP a appelé à un rééquilibrage, en laissant ce qui relève du champ médical sous gouvernance médicale. Nous estimions également nécessaire de revenir sur la création des pôles, dont le découpage hétéroclite et le fonctionnement trop hiérarchisé ne permettent plus de dialogue direct entre les services de soins et l’administration. Un constat récemment partagé par Édouard Couty. Dans son rapport concernant le CHU de Grenoble(2), il note que « la communication semble difficile entre le sommet et la base, et vice-versa » et préconise de « modifier profondément le mode de gouvernance ». Ces conclusions peuvent s’appliquer à l’ensemble des hôpitaux publics. <br />  &nbsp;  <div style="padding: 10px 0px; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic;">“Nous, médecins hospitaliers, connaissons bien l’hôpital et sommes en mesure de <strong>mener une réflexion globale sur&nbsp;le fonctionnement du&nbsp;système de santé</strong>”</div>   <br />   <br />  <strong>Le MDHP a donc gagné la bataille des idées.&nbsp;</strong> <br />  Madame Agnès Buzyn semble partager nos critiques sur la T2A, notre analyse sur les défauts du mode de gouvernance actuel, notre inquiétude sur les conséquences pernicieuses des suppressions des postes hospitaliers menée depuis maintenant dix ans sous l’effet de coups de rabot répétés. Mais la ministre n’est pas seule à décider. Les différentes forces en présence ont des intérêts divergents. Nous, médecins hospitaliers, connaissons bien l’hôpital et sommes en mesure de mener une réflexion globale sur le fonctionnement du système de santé. Nous nous appuyons, pour cela, sur notre expérience au plus près du terrain, et sur les enseignements tirés des échecs des dernières réformes. Mais nous avons, face à nous, des technocrates qui ne considèrent le système de santé que sous l’angle de la réduction des dépenses publiques, sans prendre en compte les aspects humains des soins, ni l’adéquation des moyens avec les besoins de nos concitoyens. Ceux-ci ne sont d’ailleurs jamais consultés alors qu’ils sont les premières victimes de cette politique d’austérité budgétaire menée à marche forcée. Peut-être serait-il temps d’ouvrir un débat démocratique sur le système de santé que nous voulons collectivement. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il est pourtant impératif de maîtriser les dépenses publiques.</strong> <br />  Maîtriser ne signifie pas restreindre. Les déficits hospitaliers ne sont pas uniquement dus à une mauvaise gestion, comme certains essaient de le faire croire : les avancées technologiques et le vieillissement de la population pèsent sur les dépenses de santé. On essaie de les contenir en imposant aux hôpitaux une énième cure d’amaigrissement – ce qui ne peut qu’aboutir à la dégradation du service rendu aux patients. Le progrès gratuit n’existe pas. L’hôpital a besoin de bras, d’équipements et de temps pour soigner dignement ceux qui sont frappés par la maladie. Le Royaume-Uni a mené une politique stricte de contention des dépenses de santé : le système de santé y est désormais au bord de la rupture. Ainsi 55 000 interventions médicales programmées ont récemment dû être reportées par manque de lits et d’effectifs. Theresa May vient d’annoncer des moyens supplémentaires pour le National Health Service en raison de cette situation intolérable. Les dépenses de santé ne sont pas des dépenses inutiles. Arrêtons de culpabiliser les médecins, les soignants et les malades ! <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22465035-25159182.jpg?v=1527177883" alt="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" title="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>Un chantier sur la réforme du financement du système de santé a été annoncé début mars. Qu’en pensez-vous ?</strong> <br />  Il a été confié à Jean-Marc Aubert, actuel responsable de la DREES – lequel, rappelons-le, avait participé à la mise en place de la T2A alors qu’il était directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins. Pourquoi ne s’être pas plutôt rapproché des professionnels de terrain, qui ont connu les différents systèmes de financement et en ont directement subi les conséquences ? La T2A a cela d’aberrant qu’elle a été pensée pour inciter les hôpitaux à augmenter leur activité, et donc leurs recettes. Mais face à la multiplication des actes, les tarifs ont été revus à la baisse alors même que les charges des hôpitaux ont continué de croître. Ceux-ci sont condamnés à augmenter sans cesse leur activité tout en supprimant des lits et en réduisant leurs effectifs. Comprenne qui pourra. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Que préconisez-vous ?</strong> <br />  En premier lieu, limiter la T2A aux soins standardisés et programmés, en assurant une stabilité des tarifs, sans déconnection avec les coûts réels. Pour les soins non standardisés et non programmés, adopter d’autres modes de financement, le financement global d’un épisode de soins et surtout une dotation annuelle modulée en fonction de l’activité. Cela redonnerait de la liberté d’action aux équipes médicales et paramédicales, en concertation avec les gestionnaires.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Qu’en est-il des enjeux de gouvernance ?</strong> <br />  Il est impératif d’abandonner les principes du « new public management », source de souffrance éthique, notamment pour le personnel non-médical dont les compétences professionnelles ne sont pas prises en considération. Un chantier a également été annoncé pour définir le nouveau « contrat social » voulu par Agnès Buzyn. Le pilotage en a été confié à Aurélien Rousseau, président directeur général de La Monnaie de Paris, qui n’a aucune expérience du secteur hospitalier. Ne lui faisons pas de procès d’intention. Mais c’est un chantier sensible, qui appelle de profonds changements. Il faut mettre en avant l’autonomie, valeur essentielle pour assurer la qualité des soins et le bien-être au travail. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les pouvoirs publics semblent désormais conscients des défis à relever, puisqu’ils ont lancé une concertation autour de la future stratégie de transformation du système de santé. Quelle est ici votre position ?</strong> <br />  Le Premier ministre a annoncé que « le temps des rafistolages [était] révolu »(3). Pour le moment, l’action gouvernementale donne une impression de déjà-vu, avec le maintien aux manettes d’une technocratie froide obsédée par la réduction des déficits, malgré l’échec de cette politique. Il est dommage que les médecins et les autres soignants, éclatés entre plusieurs organisations syndicales, soient aussi peu audibles, alors que les hauts responsables administratifs constituent un groupe de pression puissant. Certains directeurs d’hôpital partagent nos constats. D’autres sont favorables au maintien des organisations actuelles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il y a donc urgence à sauver l’hôpital public.</strong> <br />  La situation actuelle est explosive. D’autant qu’aux problématiques déjà citées s’ajoutent les conséquences de décisions anciennes, qui voulaient qu’en réduisant le nombre de médecins, les dépenses de santé diminueraient. En réalité, la crise démographique engendrée par ce raisonnement pèse lourd sur la situation actuelle. Le MDHP n’est pas un syndicat et ne cherche pas à défendre les intérêts particuliers des médecins hospitaliers. Il prône un système de santé de qualité et accessible à tous, au sein duquel l’hôpital représente un acteur parmi d’autres, et nous continuerons à agir. <br />  &nbsp; <br />  Suivez le Pr Bernard Granger sur son blog :&nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.dernieresnouvellesdufront.com" target="_blank">www.dernieresnouvellesdufront.com</a>  et son fil Twitter : <a class="link" href="https://twitter.com/grangerbernard" target="_blank">@GrangerBernard</a>  <br />  &nbsp; <br />  <em>1 - Lancé le 16 janvier 2018 dans le journal Libération. <br />  2 - Rendu public le 8 janvier 2018. À consulter sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé. <br />  3 - Discours d’Édouard Philippe lors d’un déplacement à Eaubonne, dans le Val d’Oise, le 13 février 2018.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <em style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Interview réalisée par Joëlle Hayek dans le numéro 41 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-41-Mai-2018_a1432.html" target="_blank">&nbsp;ici</a>.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Appel des médecins hospitaliers pour sortir l'hôpital de la crise : déjà plus de 240 signatures - signez et faites signer</title>
   <updated>2015-06-15T11:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Appel-des-medecins-hospitaliers-pour-sortir-l-hopital-de-la-crise-deja-plus-de-240-signatures-signez-et-faites-signer_a578.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2015-06-15T11:37:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Les hôpitaux publics connaissent une double crise, une crise de financement, et une crise d’adaptation au progrès de la médecine et aux changements des besoins des patients.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7903463-12277086.jpg?v=1434360852" alt="Appel des médecins hospitaliers pour sortir l'hôpital de la crise : déjà plus de 240 signatures - signez et faites signer" title="Appel des médecins hospitaliers pour sortir l'hôpital de la crise : déjà plus de 240 signatures - signez et faites signer" />
     </div>
     <div>
      La crise financière est due à la volonté des gouvernements successifs de contraindre un peu plus chaque année le budget hospitalier. <br />   <br />  Ce sont 3 milliards d’économie qui sont à nouveau demandés aux hôpitaux d’ici 2019. <br />  &nbsp; <br />  Les directeurs d’hôpitaux en déficit devront prendre les mesures nécessaires pour assurer le retour à l’équilibre&nbsp;: geler les investissements, supprimer des activité non rentables, réduire les emplois, utiliser de plus en plus des personnels sous contrats temporaires et demander aux personnels sous statut de travailler plus sans gagner plus, alors même que la&nbsp;« productivité&nbsp;» hospitalière a augmenté selon les sources officielles de 2% par an depuis 2003 et que des journées travaillées et non payées s’accumulent sur des comptes épargne-temps. <br />  &nbsp; <br />  La crise de mutation est la conséquence du progrès médical et de l’épidémie de maladies chroniques. Le progrès des prises en charge hospitalière ambulatoire de moins d’une journée ou d’hospitalisations brèves intensifie le travail des soignants qui doivent en faire toujours plus, toujours plus vite. Le raccourcissement du temps de séjour hospitalier nécessite une parfaite coordination entre la ville et l’hôpital et au sein de l’hôpital entre les professionnels médicaux et non médicaux. <br />  &nbsp; <br />  Toute activité médicale hospitalière, nécessite de penser et d’organiser l’amont et l’aval, l’avant et l’après. C’est parce qu’on n’a pas su construire un service public de la médecine de proximité assurant la permanence des soins qu’il y a 20 millions de passage aux urgences par an. Et c’est le défaut d’aval des urgences qui explique le temps passé par les urgentistes à «&nbsp;trouver un lit&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  De même le vieillissement de la population et l’augmentation épidémique des maladies chroniques nécessitent une médecine globale de la personne où le patient et / ou son entourage deviennent des partenaires de soins. <br />  &nbsp; <br />  Là encore, l’hôpital se retrouve trop souvent en première ligne, sans coordination satisfaisante avec les soignants exerçant en ville. Le cloisonnement des soins entre la ville et l’hôpital et au sein de l’hôpital lui-même a été aggravé par les réformes décidées depuis 15 ans&nbsp;: mise en place des 35 heures hebdomadaires inapplicable faute d’embauches suffisantes et ayant entraîné l’octroi de jours de repos supplémentaires (RTT) variable selon les établissements, tarification à l’activité(T2A) conduisant à une recherche permanente d’augmentation des activités «&nbsp;rentables&nbsp;» et suscitant des pratiques égoïstes non coopératives, mise en place d’une «&nbsp;gouvernance d’entreprise verticale » et d’un «&nbsp;management&nbsp;» d’inspiration taylorienne, obsédés par la fragmentation des tâches et par la «&nbsp;flexibilité&nbsp;» des personnels. <br />  &nbsp; <br />  Tout doit désormais être quantifié et mesuré. <br />  &nbsp; <br />  Le temps «&nbsp;administratif&nbsp;» dévore le temps soignant, transformant un travail choisi en un exercice subi. Ces réformes mettant en œuvre «&nbsp;l’hôpital-entreprise&nbsp;» entraînent une perte de sens du métier de soignant et sont responsables de l’amertume et de la démotivation que beaucoup ressentent. Adaptées aux gestes techniques standardisés programmés pour des pathologies de gravité moyenne, soit environ 30% de l’activité hospitalière, ces réformes ont hélas été généralisées à toutes les activités et appliquées indistinctement à tous les personnels. <br />  &nbsp; <br />  Plutôt que de corriger leurs erreurs, les décideurs politiques ont persévéré en empilant les réformes déstabilisant l’hôpital public, Cette instabilité finit par détruire ce qui est une des conditions essentielles de la qualité des soins et de la satisfaction au travail&nbsp;: <strong>le travail en équipe.</strong> <br />  &nbsp; <br />  C’est pourquoi nous médecins des hôpitaux appelons à redonner du temps et de la liberté aux équipes soignantes en desserrant l’étau actuel qui empêche ou retarde l’adaptation du fonctionnement hospitalier.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nous estimons :</b></div>
     <div>
      1) <strong>qu’il faut en finir au plus vite avec la dictature du «&nbsp;tout T2A&nbsp;»</strong> et utiliser conjointement les 3 modes de financement possibles (T2A, dotation et prix de journée) en fonction des activités. La dotation de service, modulée chaque année en fonction de l’activité (<strong>la D2A</strong>) permettrait par exemple aux professionnels prenant en charge des patients atteints de maladies chroniques de développer les prises en charge alternatives à l’hospitalisation classique et de mettre en place de nouvelles conditions de travail, y compris avec de nouvelles modalités d’application des 35 heures. <br />  &nbsp; <br />  2) qu’il faut définir par établissement et par unité de soins les conditions de travail permettant <strong>un travail d’équipe stable</strong>. Le travail d’équipe doit être coordonné par un médecin et un cadre de santé co-décidant avec l’administration et non seulement chargés d’appliquer les décisions prises par les «&nbsp;manageurs&nbsp;». Il faut définir au niveau de chaque établissement pour chaque unité de soin, <strong>le nombre minimal de soignants</strong> permettant d’assurer la qualité et la sécurité des soins. <br />  &nbsp; <br />  3) qu’ il faut donner aux hôpitaux <strong>la liberté de s’organiser</strong> comme ils le souhaitent pour réaliser leurs missions&nbsp;: liberté pour constituer ou non des pôles de gestion ou des départements médicaux, l’unité de base de l’hôpital restant les structures où travaillent les équipes de soins&nbsp;: services ou unités fonctionnelles. <br />  &nbsp; <br />  4) que <strong>les lits hospitaliers ne doivent pas être supprimés mais redistribués</strong> avec plus de lits pour l’aval des urgences et pour les soins de suite. <br />  &nbsp; <br />  5) que l’hôpital doit aider les professionnels de ville partenaires à construire <strong>un service public de la médecine de 1</strong><strong><sup>er</sup></strong><strong> recours</strong>. <br />  &nbsp; <br />  6) que l’évaluation du système de santé ne peut pas se limiter à la somme d’indices portant sur les procédures qui conduisent chaque professionnel et chaque établissement à soigner les chiffres plutôt que le malade, et à ignorer l’aval et l’amont de sa propre activité. Elle doit se faire par pathologie et porter sur les résultats de santé globaux et de qualité de vie incluant la ville et l’hôpital et <strong>impliquant les patients et leur entourage</strong>. <br />  &nbsp; <br />  7) que <strong>les pistes d’économies sont connues</strong> et doivent être empruntées. Les médicaments génériques sont 2 fois moins prescrits et 2 fois plus chers en France qu’en Angleterre avec un gain possible de 2 milliards d’euros par an pour la Sécurité sociale. Le coût des transports sanitaires ne cesse de croître pour dépasser les 4 milliards par an. Les frais de gestion du système de santé français avec ses 500 mutuelles et compagnies d’assurances privées et ses 18 agences d’Etat coûtent plus de 16 milliards. Le fonctionnement bureaucratique de l’hôpital est coûteux La liste est longue des lobbys privés et publics puissants qui s’opposent aux réformes utiles. <br />  Il appartient aux pouvoirs publics de défendre l’intérêt général au lieu de choisir la solution de facilité&nbsp;: réduire le déficit de la Sécurité sociale en augmentant celui de l’hôpital public, qui n’a plus les moyens d’assurer ses missions.&nbsp;»
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Signatures</b></div>
     <div>
      Nadine Ajzenberg, Jérémy Allary, Zahïr Amoura, Frabrizio Andreelli, Daniel Annequin, Konstantinos Arapis, Jean Yves Artigou, Elisabeth Aslangul, Bernard Augereau, Marie-Claude Aumont, Michel Azizi, Brigitte Bader-Meunier, Dora Bachir, Jean Marc Baleyte, Claude Balhmeyer, Patrick Barbet, André Baruchel, Thierry Baubet, Hakim Bêcheur, Karim Belhadj, Nadia Belmatoug, Karielle Benistan, Amine Benyamina, Etienne Bérard, Jean-François Bergmann, Laureline Bertheloot, Nicole Beydon, Hervé Bideault, Jacques Boddaert, Raphaël Borie, Clara Bouché, Véronique Boussaud, Marie Germaine Bousser, Pierre-Henri Bréchat, Ghislaine Brefort, François Bricaire, Eric Brochet, Valentine Brousse, Eric Bruckert, Jean-Claude Buzzi, Olivier Canceil, Jacqueline Capeau, Nicole Casadevall, Eric Caumes, Dominique Cazals, Hugues Chabriat, Pierre Charbonneau, François Chast, Pierre Chedin, Laurent Chouchana, Davis Cohen, Jean-Philippe Collet, Paul Coppo, Catherine Cordonnier, Yves Coulomb, Béatrice Crickx, Sophie Crozier-Mortreux, Malika Daoud, Roland Dardennes, Cédric Daubin, Eric Daugas, Stéphane Dauger, Christian Dauzac, Loïc De Pontual, Antoine Dereux, Jean-Pascal Devailly, Jean-Charles Deybach, Sophie Dimicoli-Salazar, Dalia Dimitri-Boulos, Marie-Christine Dombret, Bruno Donadille, Jean-Luc Donaty, Brigitte Dorémus, , Didier Dreyfuss, Danièle Dubois-Laforgue, Nicola Dufour, François Dulac, Laurent Dupic, Jean Dupouy-Camet, Anne Dutour, Gilles Edan, Sylvie Epelboin, Marc Espié, Thierry Faillot, Gilles Fénelon, Claire Foeschi, Olivier Gagey, Lionel Galicien Olivier Gall, Noël Garabédian, Joël Gaudelus, Alain Gaudric, Frédéric Gauthier, Laurence Gérard, Anne Gervais, Jacques Gilquin, Pierre-Marie Girard, Guillaume Girard, Violaine Giraud, Christian Gisselbrecht, Jean-Marie Gomas, Anne Gompel, Bernard Granger, Jules Grégory, André Grimaldi, Christian Guy Coichard, Julien Harroche, Agnès Hartemann, Georges Ha-Van, Christophe Hennequin, Olivier Henry, Patrick Henry, Josselin Houenou, Stéphane Jaureguiberry, Gilles Jébrak, Xavier Jeunemaître, Jean Jouquan, Jean-Pierre Kahn, Tania Kharitonnoff, Bertrand Knelbelmann, Matthieu Lafaurie, Amina Lahlou, Bruno Landi, Christophe Lançon, Etienne Larger, Caroline Lascoux-Combe, Philippa Lavallée, Véronique Leblond, Eric Le Bihan, Pierre Lecomte, Laurence Leenhardt, Antoine Leenhardt, Antoine Legendre, Marc Lejay, Julien Lenglet, Jacques Lepercq, Jean-Pierre Lépine, Pascale Le Pors-Lemoine, Jean-Laurent Le Quintrec, Fabrice Lesage, Philippe Lévy, François Lionnet, Damien Logeart, Francis Louarn, Catherine Lubetzki, Radia Mahamdia, Marion Malphette, Laurent Mandelbrot, Emmanuel Mandonnet, Jean- Paul Marie, Xavier Mariette, Donata Marra, François Martin, Jean Marzelle, Emmanuel Masméjean, Rafik Masmoudi, Philippe Massin, Dominique Mazier, Bruno Mégarbane, Vincent Meininger, Jean-Claude Melchior, Jean-Jacques Mercadier, Laurent Mesnard, Jean-Philippe Metzger, Nadine Meunier, Florence Michard Noël Milpied, Emmanuel Mortier, Sophie Moulias, Simon Msika, Isabelle Nègre, Jean-Marc Naccache, Maie-Pia d’Ortho, Bernard Page, Thomas Papo, Philippe Passa, Claire Patry, Juliette Pavie, Sebastian Pease, Antoine Pelissolo, Julie Peltier, Pauline Penot, Sophie Périé, Georges Picherot, Jean-François Pinel, Claire Pintado, Aurélie Plessier, Emmanuel Raffoux, Yolaine Raffray, Delphine Rea, Sylvain Renolleau, Jean Paul Richalet, Jean-Pierre Riveline, Laura Robel-Galli, Jean-Jacques Robert, Carole Rosenberg, Mathias Rossignol, Ronan Roussel, Elisabeth Rouveix, Antoine Roux, Sophie Ruaux, Rémi Salomon, Marc Samama, Georges Sebbane, Frédéric Selle, Daniel Sibertin-Blanc, François Simon, Gérard Slama, Nicole Smolski, Renaud Snanoudj, Alain Sobel, Valérie Soussan-Banini, Felipe Suarez, Laurent Sutton, Antoine Tabarin, Pierre Taboulet, Dimitri Tchernitchko, Eric Thervet, Nicolas Thiounn, Sandra Timsit, Julie Timsit, José Timsit, Christophe Trivalle, Roland Tubiana, Dominique Valla, Patrice Valleur, Bruno Varet, Jean-Paul Vernant, Bernard Vialettes, Jean-Paul Viard, Corinne Vigouroux, Agnès Villemant, Francis Vrtovsnic, Laurence Weiss, Delphine Zenaty, Michel Zerah.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus d’informations :</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="http://mouvementdedefensedelhopitalpublic.fr">http://mouvementdedefensedelhopitalpublic.fr</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Le MDHP lance son site Web</title>
   <updated>2015-05-28T08:32:00+02:00</updated>
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   <published>2015-05-28T08:30:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une nouveauté annoncée par le Dr Bernard GRANGER.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/7838035-12159919.jpg?v=1432794597" alt="Le MDHP lance son site Web" title="Le MDHP lance son site Web" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;Chers collègues, <br />  &nbsp; <br />  La première réunion qui devait aboutir très rapidement à la création du Mouvement de défense de l'hôpital public s'est tenu le vendredi 13 mars 2009. C'est à l'occasion de ce sixième anniversaire que le MDHP rend public son <a class="link" href="http://mouvementdedefensedelhopitalpublic.fr/">site internet</a>. <br />  &nbsp; <br />  Vous y trouverez nos propositions, nos communiqués, des tribunes, une revue de presse et du web. Ce site se veut surtout un <a class="link" href="http://mouvementdedefensedelhopitalpublic.fr/?page_id=389">lieu d'échanges</a>  : vous pouvez laisser vos commentaires après chaque article, <a class="link" href="javascript:protected_mail('mdhpgestion@gmail.com')" >proposer vos contributions</a>  , vous abonner pour recevoir chaque nouvel article. <br />  &nbsp; <br />  Les événements actuels montrent plus que jamais l'importance de notre engagement pour la défense de l'hôpital public. <br />  &nbsp; <br />  Amitiés et bon courage. <br />  &nbsp; <br />  Bernard Granger.&nbsp;»
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Le-MDHP-lance-son-site-Web_a527.html" />
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   <title>Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP) a 5 ans !</title>
   <updated>2025-10-20T14:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-Mouvement-de-Defense-de-l-Hopital-Public-MDHP-a-5-ans-_a254.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2014-03-12T13:05:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP) fête ses cinq ans le 13 mars 2014. Il met à profit cette occasion pour rappeler, par un texte anniversaire signée par environ 250 praticiens de tous les hôpitaux français, les conditions de sa naissance et les grandes lignes de son engagement, tout en réaffirmant sa détermination pour défendre les valeurs autour desquelles se sont réunis un très grand nombre de praticiens, en association avec les autres soignants et des membres de toutes les catégories d’hospitaliers, des élus, des patients et leurs familles.     <div>
      Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public est né à Paris, mais sa vocation est nationale. Dès le départ, il a reçu le soutien crucial du Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris, alors dirigé par le Professeur Loïc Capron, élu depuis président de la Commission Médicale d’Établissement de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). Il a bénéficié aussi de celui du Syndicat des Chirurgiens des Hôpitaux de Paris, ainsi que de l’Intersyndicale des médecins, chirurgiens et spécialistes des hôpitaux de l’AP-HP. Le secrétaire général du premier, le Docteur Alain Faye, et le président du second, le Professeur C. Richard, représentent la communauté médicale au conseil de surveillance de l’AP-HP. <br />  &nbsp; <br />  Il faut aussi souligner le rôle des <em>«&nbsp;innombrables collègues dont l‘engagement a été indispensable et constant. Il est impossible de les nommer tous. Contentons-nous de citer le Dr Anne Gervais, actuellement vice-présidente de la CME de l’AP-HP et le Pr Noël Garabédian, actuellement membre du directoire de l’AP-HP. Le soutien de nos collègues des autres villes françaises a donné la preuve que le MDHP n’était pas un mouvement de «&nbsp;mandarins&nbsp;parisiens&nbsp;» comme on a l’a caricaturé pour chercher à en minimiser l’importance. Ils sont toujours présents et fidèles comme en témoigne la liste des signataires de notre texte&nbsp;»</em>, précise le mouvement. <br />  &nbsp; <br />  À l’occasion de son cinquième anniversaire, le MDHP a également décidé de lancer un site Internet afin de donner une meilleure visibilité à son action, qui doit plus que jamais se poursuivre. Ce site sera ouvert dans les prochains jours. Dans le domaine de la santé, les choix de société se font en effet <em>«&nbsp;souvent de façon technocratique et comptable, sans que l’avis des «&nbsp;usagers&nbsp;» et des professionnels soit pris en compte. Nous souhaitons alerter la population sur les dangers qu’elle encourt en raison des orientations qui sont imposées à notre système hospitalier. Nous voulons être pleinement associés à la réflexion et au débat, notre participation y étant parfaitement légitime, plus que celle de ceux qui aimeraient étouffer notre voix. Notre site veut alerter et éclairer l’opinion, de façon professionnelle, scientifique et dégagée de tout sectarisme idéologique et de tout corporatisme. Nous avons pour mission d’être fidèles à notre éthique hippocratique, de défendre l'accès pour tous à de justes soins réalisés au juste coût grâce au financement solidaire réalisé par la sécurité sociale, d'éviter les gaspillages, et d’assurer le progrès médical par la qualité de nos équipements et de la recherche, autant de valeurs mises à mal par les restrictions et les politiques que l’on impose aux hôpitaux publics de notre pays »</em>, explique-t-il dans un communiqué.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un texte anniversaire pour les 5 ans du MDHP</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/6406124-9663846.jpg?v=1394626383" alt="Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP) a 5 ans !" title="Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP) a 5 ans !" />
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      «&nbsp;Lorsque nous nous sommes réunis le 13 mars 2009 dans l'amphithéâtre Richer de la Faculté de Médecine Paris Descartes, nous n'imaginions pas que nous allions fonder un mouvement, ni que nous allions nous engager dans un combat de plusieurs années. <br />  Un texte de notre collègue Jean Cabane sur les services et leurs responsables avait suscité de vifs échanges à l'issu desquels il apparaissait que la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), dite loi Bachelot, portait dans ses principes une attaque à la vocation et à l'âme de l'hôpital public. Elle supprimait la notion même de service public hospitalier. Dès cette première réunion, qui rassemblait une bonne cinquantaine de praticiens de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, principalement des chefs de service, nous avions défini une ligne politique, à laquelle nous sommes restés fidèles et que nous défendons toujours aujourd'hui. <br />  &nbsp; <br />  Cette ligne comportait trois points. Nous souhaitions le maintien du service comme cellule de base de l'organisation des soins : sans les services, qui sera au service des patients ? pour reprendre la belle formule d'André Baruchel. Nous réclamions une gouvernance hospitalière équilibrée entre l'administration, représentante de l'État, et les soignants, qui tirent leur légitimité de leur savoir et de leur savoir-faire. Il s'agissait de s'opposer à la dérive comptable et entrepreneuriale qui inspirait la loi HPST, l'esprit commercial de l'entreprise n'étant pas compatible avec notre éthique médicale. Il fallait enfin s'opposer aux suppressions d'emploi, qui relevaient d'une logique comptable. Elles menaçaient, et menacent toujours, la qualité et la sécurité des soins. <br />  &nbsp; <br />  Notre premier communiqué, écrit sous la forme d'une lettre au Président de la République, a soulevé une grande adhésion. D'emblée aussi nous avons su faire taire les différends qui pouvaient nous opposer sur des points secondaires et passer par-dessus la divergence de nos engagements politiques. L'essentiel était en jeu. <br />  &nbsp; <br />  Très vite, notre rassemblement, appelé m-Mouvement de Défense de l’Hôpital Public, a reçu une large audience, à la fois chez nos collègues en régions, les organisations syndicales de personnels soignants et certains syndicats de directeurs et de cadres hospitaliers. La presse a également fait un large écho à nos nombreuses assemblées générales et nous a permis d'exprimer notre point de vue, alors que la loi Bachelot était en discussion au Parlement. <br />  &nbsp; <br />  La manifestation du 28 avril 2009 a été un des sommets de notre action. Organisée main dans la main avec les syndicats de personnels soignants, techniques et administratifs, avec l'appui de tous les syndicats de médecins hospitaliers, nous avons défilé de Montparnasse au Sénat. Nous étions plus de 40 000 personnes appartenant au monde hospitalier, toutes catégories confondues. Nous avions aussi à nos côtés des associations de patients et d'usagers. De nombreuses délégations d'hôpitaux de régions étaient également présentes. Jamais un tel événement ne s'était produit dans l'histoire des hôpitaux français. Au sein de l'AP-HP, 75 % des médecins étaient grévistes ou s'étaient déclarés sympathisants du mouvement. Du jamais vu non plus. À travers toute la France ce jour-là, d'autres manifestations avaient eu lieu. Dans certaines villes, le taux de grévistes était également très élevé. <br />  &nbsp; <br />  Le gouvernement n'a pas pu faire plus longtemps la sourde oreille. Un premier recul a été obtenu sur les services, dont le mot, devenu tabou, a été rétabli dans la loi, mais l'organisation en pôles a prévalu sur l'organisation en services, même si il en va autrement dans les faits. Sur les autres points, l'exécutif a été intraitable. <br />  &nbsp; <br />  Malgré cela, nous avons continué d'alerter l'opinion, notamment en lançant une pétition de défense de l'hôpital public à l'automne 2009. En voici le texte : <br />  &nbsp; <br />  <em>"L’hôpital public est votre hôpital, défendez-le avec nous !</em> <br />  <em>Appel du Mouvement de Défense de l’Hôpital Public</em> <br />  <em>Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.</em> <br />  <em>Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.</em> <br />  <em>Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.</em> <br />  <em>Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.</em> <br />  <em>Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.</em> <br />  <em>La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Établissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.</em> <em>Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides-soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales. Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.</em> <br />  <em>Ne laissez pas faire !</em> <br />  <em>Pour défendre votre hôpital public assurant l’accès égal pour tous à des soins de qualité, signez la pétition nationale qui sera adressée au parlement et au gouvernement.</em> <br />  « <em>Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.</em> <br />  <em>Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.</em>" <br />  &nbsp; <br />  Au bout de quelques mois, au printemps 2010, nous avions recueilli plus de 1 100 000 signatures. Ce texte n'a guère perdu de son actualité. En effet, malgré le changement d'exécutif, l'inspiration de la politique hospitalière n'a changé qu'à la marge, non en profondeur comme nous le réclamons. Lors des discussions du pacte de confiance à l'hôpital, réintroduisant la notion de service public hospitalier, nous nous sommes largement exprimés, souvent en phase avec les personnels soignants, notamment sur les services, les effectifs et l'organisation spécifique que nécessite l'hôpital. Édouard Couty, dans son rapport final, a exprimé des positions dans lesquelles nous nous reconnaissions, mais le Ministère de la Santé n'en a pas tenu grand compte et a continué dans la ligne tracée par le gouvernement précédent, à quelques inflexions près. <br />  &nbsp; <br />  La perspective d'une loi de santé publique devant être discutée cette année sera une nouvelle occasion de défendre nos convictions et de peser dans le débat pour que l'hôpital public retrouve une place et une organisation à la hauteur des besoins de la population. En effet c’est à partir des besoins de la population et des progrès médicaux que doit se définir la modernisation du système de santé. Cette modernisation ne saurait être la somme de « business plans » et de coûteux partenariats publics privés (PPP). Elle suppose des investissements importants pour la recherche, pour la construction de bâtiments adaptés et pour la mise à niveau des équipements techniques (cf. le manque d’IRM). Elle suppose une rationalisation de l’offre de soins dans les territoires, la suppression des gaspillages, la coopération entre les professionnels et les établissements et une priorité accordée à la médecine de proximité de 1<sup>er</sup> recours. Une médecine moderne de qualité repose sur un travail d’équipe médicale et paramédicale avec des personnels compétents, stables et suffisamment nombreux, habitués à travailler ensemble. Il faut que le mode de financement des établissements et le mode rémunération des professionnels permette l’application des principes du « juste soin au juste coût » et d’ « égalité d’accès à des soins de qualité » sans que les professionnels aient en permanence à gérer un conflit d’intérêts avec la sécurité sociale. <br />  &nbsp; <br />  Le 13 mars 2009, nous nous sommes engagés dans un combat qui reste d'actualité. Cinq ans après, nous avons bien conscience que le chemin sera long, mais nous le suivons avec la même détermination qu'au premier jour.&nbsp;» <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/6406124-9663871.jpg?v=1394626383" alt="Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP) a 5 ans !" title="Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP) a 5 ans !" />
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      <strong style="font-weight: bold; "><em>Les professeurs et les praticiens hospitaliers,</em></strong> <br />  Véronique Abadie (Necker Paris), René Adam (Paul Brousse Villejuif), Henri Agut (Pitié Salpêtrière Paris), Jean-François Albino (Ajaccio), Zahir Amoura (Pitié Salpêtrière Paris), Fabrizio Andreelli (Pitié Salpêtrière Paris), Annick Ankri (Pitié Salpêtrière Paris), Joël Ankri (Sainte Perine Paris), Guillaume Arlet (Tenon Paris), Elisabeth Aslangul (Cochin Paris), Patrick Assayag (Kremlin Bicêtre), Patrick Aubourg (Kremlin Bicêtre), Pierre Aucouturier (Inserm Paris), Bernard Augereau (HEGP Paris), Yannick Aujard (Robert Debré Paris), Jean Azerad (Pitié Salpêtrière Paris), Xavier Balguerie (Charles Nicolle Rouen), Zina Barrou (Pitié Salpêtrière Paris), Béatrice Barry (Bichat Paris), André Baruchel (Robert Debré Paris), François Baudin (Cochin Paris), Anne Bauters (CHRU Lille), Franck Baylé (Sainte-Anne Paris), Pierre-Yves Benhamou (La Tronche Grenoble), Hakim Bécheur (Bichat Paris), Amine Benyamina (Paul Brousse Villejuif), Francis Berenbaum (Saint Antoine Paris), Jean-François Bergmann (Lariboisière Paris), Boris Bienvenu (Caen), Marc-Olivier Bitker (Pitié Salpêtrière Paris), Jacques Blacher (Hôtel Dieu Paris), Hervé Blanchard (Cochin Paris), Jacques Boddaert (Pitié Salpêtrière Paris), Catherine Boileau (Bichat Paris), Christian Boitard (Cochin Paris), Olivier Bouchaud (Avicenne Bobigny), Pierre Bougnères (Kremlin Bicêtre), François Bourdillon (Pitié Salpêtrière Paris), Pierre Bourgeois (Pitié Salpêtrière Paris), Daniel Brasnu (HEGP Paris), Pierre Henri Brechat (Lariboisière Paris), Ghislaine Brefort (Lariboisière Paris), François Bricaire (Pitié Salpêtrière Paris), Catherine Buffet (Kremlin Bicêtre), Chrstian Brun Buisson (Mondor Créteil), Jean Cabane (Saint Antoine Paris), Emilie Calenda (Charles Nicolle Rouen), Claire Carette (Ambroise Paré Paris), Alain Cariou (Pitié Salpêtrière Paris), Nicole Casadevall (Saint-Antoine Paris), Bernard Cassou (Sainte Périne Paris), Yves Catonné (Pitié Salpêtrière Paris), Dominique Cazals-Hatem (Beaujon Paris), Gilles Chaine (Avicennes Bobigny), Michelle Chaker (Inserm Paris), Philippe Chanson (Kremlin Bicêtre), Julien Charpentier (Cochin Paris), François Chast (Hôtel Dieu Cochin Paris), Marie Paule Chauveheid (Bichat Paris), Valèrie Chigot (Saint Joseph Paris), Olivier Chosidow (Henri Mondor Créteil), Jacques Cosne (Saint Antoine Paris), Julie Cosserat (IMM Paris), Aurore Coulomb (Trousseau Paris), Sophie Crozier (Pitié Salpêtrière Paris), Florence Cymbalista (Avicenne Bobigny), Luc Cynober (Cochin Paris), Eric Daugas (Bichat Paris), Stéphane Dauger (Robert Debré Paris), Quentin Debray (Paris), Nathalie De Castro (Saint Louis Paris), François de Fournière (Pau), Maud Dehennault (CHRU Lille), Loïc de Portual (Jean Verdier Bondy) Jean Yves Delattre (Pitié Salpêtrière Paris), Valérie Delbos (Charles Nicolle Rouen), Pascal Delmon (Charles Nicolle Rouen), Philippe Delpech (Necker Paris), André Denjean (Robert Debré Paris), Jean-Pascal Devailly (Bichat Paris), Bruno Devergie (Creil), Jean-Charles Deybach (Louis Mourier Colombes), Gilles Dhonneur (Mondor Créteil), Didier Dreyfuss (Louis Mourier Colombes), Dominique Dupagne (Paris), Christophe Dupont (Necker Paris), Jean Michel Dupont (Cochin Paris), Jean Dupouy-Camet (Cochin Paris), Daniel Dusser (Cochin Paris), Gilles Edan (Rennes), Fabienne Elgrably (Cochin Paris), Jean François Emile (Ambroise Paré Boulogne), Marc Espié (Saint Louis Paris), Jean-Noël Fabiani (HEGP Paris), Alain Faye (HEGP Paris), Brigitte Fauroux (Necker Paris), Anne-Marie Fischer (HEGP Paris), Alain Fischer (Necker Paris), Hervé Fleury (Bordeaux), Bruno Frachet (Rothschild Paris), Jacques Frija (Saint Louis Paris), René Frydman (Foch Suresnes), Olivier Gall (Necker Paris), Noël Garabédian (Necker Paris), Antoine Garbarg-Chenon (Trousseau Paris), André Gaston (Mondor Créteil), Anne Gervais (Bichat Paris), Alain Gaudric (Lariboisière Paris), Jacques Gilquin (Hôtel Dieu Paris), Henri Gin (Bordeaux), Brigitte Girard (Tenon Paris), Pierre-Marie Girard (Saint Antoine Paris), Sylvie Godier (Charles Nicolle Rouen), Bernard Granger (Cochin Paris), André Grimaldi (Pitié Salpêtrière Paris), Gilles Grateau (Tenon Paris), Jean Pierre Grunfeld (Necker Paris), Christian Gisselbrecht (Saint Louis Paris), Corinne Guérin (Cochin Paris), Edmond Guillibert (HEGP Paris), Christian Guy-Coichard (Saint Antoine Paris), Didier Hannequin (Charles Nicolle Rouen), Julien Haroche (Pitié Salpêtrière Paris), Agnès Hartemann (Pitié Salpêtrière Paris), Tristan Hazelzet (Charles Nicolle Rouen), Olivier Henry (Emile Roux Limeil Brévannes), Serge Herson (Pitié Salpêtrière Paris), Emmanuel Houdart (Lariboisière Paris), Gérard Huchon (Val de Grâce Paris), Céline Hugo (Pau), Christian Jacquot (HEGP Paris), Philippe Jaury (Paris Descartes), Luc-Marie Joly (Charles Nicolle Rouen), Guillaume Jondeau (Bichat Paris), Katayoun Jondeau (Ambroise Paré Boulogne), André Kahan (Cochin Paris), Jean Pierre Kahn (CHU Nancy), Tania Kharitonnoff (Dax), Frédérique Kuttenn (Pitié Salpêtrière Paris), Sylvie Labrune (Ambroise Paré Boulogne), Laurent Labrune (CH de Savoie), Philippe Labrune (Antoine Béclère Clamart), Florence Lacaille (Necker Paris), Jean Lacau Saint Guily (Tenon Paris), Danièle Laforge (Cochin Paris), Amina Lalhou (Charles Foix Ivry), Etienne Larger (Cochin Paris), Laurent Laroche (Quinze-Vingts Paris), Jean-Marie Launay (Lariboisière Paris), Véronique Leblond (Pitié Salpêtrière Paris), Fabrice Lecuru (HEGP Paris), Antoine Leenhardt (Bichat Paris), Véronique Lefebvre des Noettes (Emile Roux Limeil Brévannes), Phuc Lehoang (Pitié Salpêtrière Paris), Marc Lejay (Necker Paris), Henri Lelièvre (CH Sud Francilien Corbeil), Françoise Le Pimpec-Barthes (HEGP Paris), Jean Pierre Lépine (Lariboisière Paris), Michel Leporrier (Caen), Frank Le Roy (Charles Nicolle Rouen), Guy Leseche (Bichat Paris), Philippe Levy (Beaujon Clichy), Olivier Lortholary (Necker Paris), Francis Louarn (Albert Chenevier Créteil), Isabelle Loury-Larivière (Pau), Dominique Luton (Bichat Paris), Virginie Lvovski (Charles Nicolle Rouen), Dominique Malier (Pitié Salpêtrière Paris), Jacqueline Mandelbaum (Tenon Paris), Jean-Paul Marie (Charles Nicolle Rouen), Christophe Marguet (Charles Nicolle Rouen), Xavier Mariette (Kremlin Bicêtre), Loïc Marpeau (Charles Nicolle Rouen), Hélène Martelli (Kremlin Bicêtre), Jean Marzelle (Henri Mondor Créteil), Emmanuel Masmejean (HEGP Paris), Rafiq Masmoudi (HEGP Paris), Philippe Massin (Bichat Paris), Marie France Maugourd (Georges Clémenceau Champcueil), Vincent Maunoury (CHRU Lille), Smahane Medjahed (Charles Richet Villiers le Bel) Michel Meignan (Mondor Créteil), Jeanine Melière (CHU Besançon), Jean Claude Melchior (Raymond Poincaré Garches), Jean-Christophe Mercier (Robert Debré Paris), Jean-Philippe Metzger (Pitié Salpêtrière Paris), Jean-Louis Misset (Saint Louis APHP), Delphine Mitanchez (Trousseau Paris), Véronique Morize (Corentin Celton Issy les Moulineaux), Emmanuel Mortier (Louis Mourier Colombes), Stéphane Mouchabac (Saint Antoine Paris), Dominique Musset (Antoine Béclère Clamart), Jean Naudin (Marseille), Bernard Odier (ASM 13 Paris), Eric Oksenhendler (Saint Louis Paris), Thomas Papo (Bichat Paris), Yves Parent (Pau), Arnaud Patenotte (Sémur en Auxois) Christophe Peillon (Charles Nicolle Rouen), Antoine Pelissolo (Henri Mondor Créteil), Julie Peltier (Tenon Paris), Alfred Penformis (Besançon), Christian Perronne (Raymond Poincaré Garches), Jean-François Pinel (Rennes), Marc Pocard (Lariboisière Paris), Stanislas Pol (Cochin Paris), José Polo Devoto (Antoine Béclère Clamart), Thierry Poynard (Pitié Salpêtrière Paris), Alain Prigent (Kremlin Bicêtre), Gérard Reach (Avicenne Bobigny), Michel Reynaud (Paul Brousse Villejuif), Christian Richard (Kremlin Bicêtre), Sylvie Richeton (Mondor Paris), Daniel Ricquier (Necker Paris), Vincent Rigalleau (Bordeaux), Diana Rodriguez (Trousseau Paris), Pierre Ronco (Tenon Paris), Flore Rosenberg (Cochin Paris), Willy Rosenbaum (Saint Louis Paris), Dominique Rouchon (Pau), Elisabeth Rouveix (Ambroise Paré Boulogne), Isabelle Roy (Saint Anne Paris), Dominique Safa (Raymond Poincaré Garches), José-Alain Sahel (Quinze-Vingt Paris), Marc Samama (Cochin Paris), Franck Schillo (Besançon), Patrick Schrurando (Lariboisière Paris), Georges Sebbane (René Muret Sevran), Dominique Séret Bégué (Gonesse), Daniel Sibertin-Blanc (CHU Nancy), Gerald Simonneau (Kremlin Bicêtre), Ghislaine Sterkers (Robert Debré Paris), Brigitte Soudrie (Hélio-Marin Hendaye), Sabine Soussan (Ambroise Paré Boulogne), Felipe Suarez (Necker Paris), Pierre Taboulet (Saint Louis Paris), Catherine Tardif (Charles Nicolle Rouen), Maité Tauber (Toulouse), Florence Thibaut (Cochin, Paris), Nicolas Thiounn (HEGP Paris) José Timsit (Cochin Paris), Christophe Trivalle (Paul Brousse Villejuif), Alain Sobel (Hôtel Dieu Paris), Dominique Valla (Beaujon Clichy), Christian Vallée (Raymond Poincaré Garches), Bruno Varet (Necker Paris), Marie Paule Vazquez (Necker Paris), Jean-Paul Vernant (Pitié Salpêtrière Paris), Francis Vrtovnik (Bichat Paris), Laurence Weiss (HEGP Paris), Jean-Philippe Wolf (Cochin Paris), Alain Yelnik (Lariboisière Paris), Delphine Zenaty (Robert Debré Paris), Cécile Zimmerman (Besançon).
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Le-Mouvement-de-Defense-de-l-Hopital-Public-MDHP-a-5-ans-_a254.html" />
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   <title>Changement de direction à l’AP-HP : réaction du  Mouvement de Défense de l’Hôpital Public</title>
   <updated>2013-11-14T21:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Changement-de-direction-a-l-AP-HP-reaction-du-Mouvement-de-Defense-de-l-Hopital-Public_a142.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/6048756-9024050.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-14T21:13:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le MDHP s’interroge : « Changement de pilote ou changement de gouvernance ? »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/6048756-9024050.jpg?v=1384460511" alt="Changement de direction à l’AP-HP : réaction du  Mouvement de Défense de l’Hôpital Public" title="Changement de direction à l’AP-HP : réaction du  Mouvement de Défense de l’Hôpital Public" />
     </div>
     <div>
      Présidé par le Professeur André Grimaldi, le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public se bat pour que l’hôpital continue de garantir à tous un accès à des soins de qualité. Il réagit à la nomination de Martin Hirsch à la tête de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris&nbsp;: <br />   <br />  <em>«&nbsp;<strong>Le limogeage de la directrice générale de&nbsp;l’AP-HP apparaît plus comme une décision d’opportunité avant les élections municipales que comme la conclusion logique d’une réorganisation</strong> de&nbsp;l’AP-HP pour la mise en œuvre d’une stratégie territoriale de santé.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Madame Mireille&nbsp;Faugère aura géré&nbsp;l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (APHP) avec les outils du management d’entreprise mis en œuvre par la loi&nbsp;HPST&nbsp;: communication et marchandisation. À l’occasion d’un bras de fer avec la&nbsp;Commission Médicale d'Établissement (CME)&nbsp;et son président, la directrice a dû apprendre ce que savent tous les grands directeurs d’hôpitaux&nbsp;: <strong>on ne dirige pas un hôpital en ignorant la communauté médicale&nbsp;et encore moins en s’opposant à elle, quels que soient par ailleurs les défauts de cette dernière.</strong></em> <br />  &nbsp; <br />  <em><strong>La gestion chaotique de&nbsp;l’Hôtel-Dieu</strong> («&nbsp;camouflage&nbsp;» de son dépeçage médical progressif par son intégration dans le «&nbsp;groupe hospitalier Cochin&nbsp;», nomination successive de rien moins que 5 chefs de projet pour aboutir à un projet médical construit pour l’essentiel sans les intéressés, manquant de cohérence et à ce jour sans plan de financement crédible) n’a pu être durablement masquée par des slogans de communication&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;hôpital debout&nbsp;!&nbsp;» «&nbsp;hôpital 24H/24 sans rendez vous et sans attente&nbsp;!&nbsp;»(sic)</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>L’AP-HP&nbsp;peut décider de fermer un hôpital dans le centre de Paris pour des raisons de bâti inadapté ou de restructurations médicales mais elle doit apporter une réponse aux besoins de la population (notamment pour les urgences et l’accès à des consultations et des examens spécialisés aux tarifs remboursés par la sécurité sociale) et préserver le capital précieux de la compétence des équipes de soins. <strong>On a au contraire assisté à un gâchis. Un de plus&nbsp;!</strong></em> <br />  &nbsp; <br />  <em><strong>Derrière la question de&nbsp;l’Hôtel-Dieu, se pose plus fondamentalement la question de la rénovation ou du remplacement des vieux hôpitaux nécessitant un financement dédié. La gestion calamiteuse de ce dossier a d’autre part illustré, une nouvelle fois, la nécessité d’une restructuration de l’AP-HP.</strong> L’unité de&nbsp;l’AP-HP est aujourd’hui menacée par un siège pléthorique peu efficient et par la balkanisation&nbsp;en 12 groupes hospitaliers (GH)&nbsp;concurrents au détriment souvent de ceux situés dans les territoires les plus périphériques et les plus défavorisés. </em> <br />  &nbsp; <br />  <em><strong>La Ministre des Affaires Sociales et de&nbsp;la Santé porte la responsabilité de ne pas avoir initié le débat sur l’avenir de&nbsp;l’AP-HP comme le lui avait demandé à plusieurs reprises le&nbsp;Mouvement de Défense de l'Hôpital Public (MDHP) et l’ensemble de la communauté médicale.</strong> La réflexion inaugurée par la&nbsp;CME doit être prolongée. Il faut à la fois définir des territoires de santé pertinents pour mettre en œuvre une politique de santé publique impliquant les hôpitaux de&nbsp;l’AP-HP et hors AP-HP, mettre en place une gestion intégrée hospitalo-universitaire à la place des 12 GH, maintenir une coordination centrale supprimant tous les doublons actuels.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em><strong>Tel est le défi qui attend le nouveau directeur de l’AP-HP</strong>, utiliser son pouvoir pour le restreindre à l’essentiel, s’il ne veut pas seulement accroître la lourdeur du siège actuel en recrutant comme l’ont fait tous ses prédécesseurs quelques dizaine de nouveaux collaborateurs.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  Pour le&nbsp;MDHP&nbsp;: <br />  André Grimaldi, Bernard Granger <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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