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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T07:24:30+02:00</updated>
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   <title>Quand l’humour soigne : une infirmière raconte la vie sans filtre</title>
   <updated>2026-01-13T11:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Quand-l-humour-soigne-une-infirmiere-raconte-la-vie-sans-filtre_a4881.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2026-01-13T11:02:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dévoilant sans filtre le parcours intime d’une auteure qui ose tout dire, "La face cachée de ma lune", par Solen Winckler, est un récit autobiographique percutant. Il plonge le lecteur dans les méandres de son quotidien, entre rires, larmes et souvenirs d’enfance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93673467-65427682.jpg?v=1768298815" alt="Quand l’humour soigne : une infirmière raconte la vie sans filtre" title="Quand l’humour soigne : une infirmière raconte la vie sans filtre" />
     </div>
     <div>
      Le ton est cru parfois, tendre souvent, mais toujours sincère. L’humour, omniprésent, devient une bouée de sauvetage face aux moments les plus sombres. Chaque page respire la vérité, celle d’une femme qui se confronte à ses zones d’ombre avec une lucidité désarmante. L’écriture, vive et pleine d’esprit, capte le réel dans toute sa complexité. On y découvre une personnalité entière, libre, vibrante, qui transforme ses failles en force. Derrière les éclats de rire, affleure une profonde humanité. <br />   <br />  Ce livre est un voyage intérieur, une confession sans pathos mais avec beaucoup de cœur. On en ressort ému, bousculé, souvent amusé, toujours touché. C’est un miroir tendu à nos propres contradictions. Une ode à l’espoir, à l’enfance retrouvée, à la beauté du vrai. À lire sans modération.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mot de l'éditeur</b></div>
     <div>
      Publier <em>La face cachée de ma lune</em> a été une évidence. Dès les premières pages, la voix de Solen Winckler s’impose : sincère, drôle, parfois brute, toujours profondément humaine. À travers son quotidien d’infirmière libérale à La Réunion, elle raconte ce que l’on voit rarement : la maladie, la mort, mais aussi la tendresse, l’absurde et la lumière qui subsiste dans les situations les plus fragiles. Ce livre n’est ni un témoignage médical, ni un recueil de blagues : c’est un regard posé sur la vie, sans filtre, avec une énergie communicative. Solen écrit comme elle vit et soigne : avec franchise, humour et empathie. Un texte qui fait rire, réfléchir et parfois vaciller, mais qui rappelle surtout que l’humanité se cache souvent là où on ne l’attend pas. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À propos de l'auteure</b></div>
     <div>
      Née en 1981 dans le Loir-et-Cher, Solen Winckler est infirmière diplômée d’État depuis 2002. Après deux années en Martinique, elle s’installe à La Réunion où elle exerce en libéral depuis 2009. Passionnée de lecture, de voyages et d’humour, elle transforme son quotidien médical en matière littéraire. Inspirée par son expérience et son regard décalé sur la vie, elle signe des récits aussi touchants qu’irrévérencieux. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatrième de couverture</b></div>
     <div>
      Après le succès de <em>Souris Sue Ellen</em>, Solen Winckler revient avec <em>La face cachée de ma lune</em>, un récit où l’humour se frotte sans gêne aux réalités les plus crues. Infirmière du quotidien, elle observe, note, raconte — avec cette ironie tendre qui transforme le tragique en comédie humaine. Derrière les anecdotes mordantes se dévoile une réflexion fine sur la fragilité, la solitude et la dignité. Entre pudeur et irrévérence, son écriture décape autant qu’elle éclaire. Chaque rencontre devient un miroir social, chaque patient un fragment d’humanité. C’est vif, piquant, parfois dérangeant, toujours juste. Solen Winckler nous invite à rire de ce qui fait mal, à sourire de ce qui effraie. Un livre qui soigne autrement : par la lucidité et par le rire. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Solen Winckler,&nbsp;<em>La face cachée de ma lune</em> <br />  Éditions Les 3 Colonnes <br />  ISBN :&nbsp;979-10-406-2180-5 <br />  Format :&nbsp;15 x 21 cm <br />  Pages :&nbsp;90 <br />  Prix papier :&nbsp;13,00 € <br />  Prix numérique :&nbsp;8,99 € <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Publication DREES : projections des effectifs d’infirmières à l'horizon 2050</title>
   <updated>2025-01-22T10:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Publication-DREES-projections-des-effectifs-d-infirmieres-a-l-horizon-2050_a4375.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/85771458-61101598.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-22T09:57:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a diffusé des données détaillées sur les projections d’effectifs d’infirmiers et d’infirmières en emploi à l’horizon 2050, commentées et publiées en décembre dernier. Ces résultats sont issus du nouveau modèle de projection des effectifs d’infirmières développé par la DREES et sont présentés dans un nouveau format sur data.DREES.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/85771458-61101598.jpg?v=1737537910" alt="Publication DREES : projections des effectifs d’infirmières à l'horizon 2050" title="Publication DREES : projections des effectifs d’infirmières à l'horizon 2050" />
     </div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody">À partir des caractéristiques et comportements observés au cours du passé, le modèle de projection de la DREES permet d’estimer le nombre d’infirmières (1) en emploi chaque année de la période de projection, de 2022 à 2050, selon différentes hypothèses. Ces projections ne constituent pas des prévisions, mais le modèle permet d’étudier différents scénarios en fonction du nombre de diplômées annuel. <br />   <br />  Le scénario tendanciel s’appuie sur des hypothèses de comportements constants, à savoir que les comportements des infirmières observés dans un passé récent et les mesures de régulation des pouvoirs publics resteraient inchangés au cours de l’ensemble de la période de projection. Les autres scénarios, appelés variantes, diffèrent du scénario tendanciel par le nombre de diplômées annuel, qui dépend notamment du nombre de places de formation offertes et du taux de perte d’étudiantes en cours de formation (écart relatif entre le nombre d’étudiantes en dernière année de formation passant l’examen final et le nombre d’inscrites en première année trois ans plus tôt). <br />   <br />  Pour modéliser les comportements des infirmières, plusieurs sources de données sont utilisées : <br />    <ul>  	<li class="list">la base tous salariés (BTS), qui renseigne l’activité salariale ;</li>  	<li class="list">le système national des données de santé (SNDS), qui renseigne l’activité libérale ;</li>  	<li class="list">le panel tous actifs de l’Insee, qui permet, pour un échantillon d’infirmières, de tracer leurs trajectoires professionnelles, qu’elles soient salariées ou libérales ;</li>  	<li class="list">les enquêtes sur les écoles et sur les étudiants en formation de santé de la DREES qui permettent d’estimer le nombre et le profil des diplômées.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody">Le jeu de données diffusé ce jour présente les effectifs d’infirmières en emploi à chaque année de la période de projection, de 2022 à 2050, en fonction : <br />    <ul>  	<li class="list">du scénario (tendanciel, variantes)</li>  	<li class="list">du mode d’exercice :&nbsp;hôpital public, hôpital privé, secteur social et médico-social, libéral, autres (2)</li>  	<li class="list">du sexe (homme ou femme)</li>  	<li class="list">de la tranche d’âge</li>  </ul>    <p aria-hidden="true">&nbsp; <br />    <em>(1) Accord de genre majoritaire : en 2021, les infirmières comprennent plus de huit femmes pour un homme. <br />  (2)&nbsp;Le secteur social et médico-social couvre notamment les hébergements médicalisés pour personnes âgées ou pour personnes handicapées. Les autres modes d’exercice rassemblent, par exemple, les infirmières scolaires et celles travaillant dans les laboratoires d’analyses médicales.</em> <br />   <br />   <br />  <a class="link" href="https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/drees_projections_infirmieres_2024/information/" target="_blank"><strong>&gt; Consulter les données</strong></a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Pour aller plus loin :</strong> <br />    <a data-auth="NotApplicable" data-link-id="gQJvlVv3TOijU5f0KfJWOw" data-linkindex="2" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB4jDxBDQzwHQltCG0LhdQNCv0Igv6dCW0LLQkV4-xBDQgQJv0JVb90zo0KNT0Jf0KfJWO9lmaHR0cHM6Ly9kcmVlcy5zb2xpZGFyaXRlcy1zYW50ZS5nb3V2LmZyL3B1YmxpY2F0aW9ucy1jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS8yNDEyMDNfRVJfTm9tYnJlLWluZmlybWllcmVzuDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtlplQzkzZWtYUjU2U1JZTE43amZ1UWe8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4" rel="noopener noreferrer" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB4jDxBDQzwHQltCG0LhdQNCv0Igv6dCW0LLQkV4-xBDQgQJv0JVb90zo0KNT0Jf0KfJWO9lmaHR0cHM6Ly9kcmVlcy5zb2xpZGFyaXRlcy1zYW50ZS5nb3V2LmZyL3B1YmxpY2F0aW9ucy1jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS8yNDEyMDNfRVJfTm9tYnJlLWluZmlybWllcmVzuDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtlplQzkzZWtYUjU2U1JZTE43amZ1UWe8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4">Parent, C. (décembre, 2024). «&nbsp;Le nombre d’infirmières augmenterait fortement d’ici à 2050, mais moins que les besoins en soins de la population vieillissante&nbsp;», DREES, Études et Résultats n°1319.</a> <br />   <br />  <a data-auth="NotApplicable" data-link-id="OkZP8iEARIWynXii82reDQ" data-linkindex="3" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB4jDxBDQzwHQltCG0LhdQNCv0Igv6dCW0LLQkV4-xBA6Rk_yIQBE0IXQstCdeNCi82rQ3g3ZWWh0dHBzOi8vZHJlZXMuc29saWRhcml0ZXMtc2FudGUuZ291di5mci8yNTA2MTlfRE0xNF9EZW1vZ3JhcGhpZUluZmlybWllcmVzQWlkZXNTb2lnbmFudGVzuDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtlplQzkzZWtYUjU2U1JZTE43amZ1UWe8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4" rel="noopener noreferrer" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB4jDxBDQzwHQltCG0LhdQNCv0Igv6dCW0LLQkV4-xBA6Rk_yIQBE0IXQstCdeNCi82rQ3g3ZWWh0dHBzOi8vZHJlZXMuc29saWRhcml0ZXMtc2FudGUuZ291di5mci8yNTA2MTlfRE0xNF9EZW1vZ3JhcGhpZUluZmlybWllcmVzQWlkZXNTb2lnbmFudGVzuDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtlplQzkzZWtYUjU2U1JZTE43amZ1UWe8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4">Babet, C., Donnenfeld, M., Kamionka, J. (juin, 2024). «&nbsp;Démographie des infirmières et des aides-soignantes&nbsp;». DREES, DREES Méthodes n°15.</a> <br />   <br />  <a class="link" data-auth="NotApplicable" data-link-id="uSt200RaS1mBxPgWrHPMTw" data-linkindex="4" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB4jDxBDQzwHQltCG0LhdQNCv0Igv6dCW0LLQkV4-xBDQuSt20NNEWktZ0IHQxPgW0Kxz0MxP2YNodHRwczovL2RyZWVzLnNvbGlkYXJpdGVzLXNhbnRlLmdvdXYuZnIvcHVibGljYXRpb25zL2xlcy1kb3NzaWVycy1kZS1sYS1kcmVlcy9zeW50aGVzZS1xdWVsbGUtZGVtb2dyYXBoaWUtcmVjZW50ZS1ldC12ZW5pci1wb3VyLWxlc7g1YTU4NzNlZGI4NWI1MzBkYTg0ZDIzZje4NjEyNGFiMjI1ZTA2MGY0NGU0NWQ2NzUwwLZaZUM5M2VrWFI1NlNSWUxON2pmdVFnvGV5ZS5kaWZmdXNpb24uc29jaWFsLmdvdXYuZnLEFH4VFzbQxNDaN9CgQ9C30JXQydCj0L_QzDFD0LfQ1dDe" rel="nofollow" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB4jDxBDQzwHQltCG0LhdQNCv0Igv6dCW0LLQkV4-xBDQuSt20NNEWktZ0IHQxPgW0Kxz0MxP2YNodHRwczovL2RyZWVzLnNvbGlkYXJpdGVzLXNhbnRlLmdvdXYuZnIvcHVibGljYXRpb25zL2xlcy1kb3NzaWVycy1kZS1sYS1kcmVlcy9zeW50aGVzZS1xdWVsbGUtZGVtb2dyYXBoaWUtcmVjZW50ZS1ldC12ZW5pci1wb3VyLWxlc7g1YTU4NzNlZGI4NWI1MzBkYTg0ZDIzZje4NjEyNGFiMjI1ZTA2MGY0NGU0NWQ2NzUwwLZaZUM5M2VrWFI1NlNSWUxON2pmdVFnvGV5ZS5kaWZmdXNpb24uc29jaWFsLmdvdXYuZnLEFH4VFzbQxNDaN9CgQ9C30JXQydCj0L_QzDFD0LfQ1dDe">Anguis M., Bergeat M., Pisarik J. Vergier N., Chaput H. (mars, 2021), « Quelle démographie récente et à venir pour les professions médicales et pharmaceutique ? Constat et projections démographiques », DREES, Dossier de la DREES n° 76.</a> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>D'après la DREES, le nombre d’infirmières augmenterait fortement d’ici à 2050, mais moins que les besoins en soins de la population vieillissante</title>
   <updated>2024-12-11T11:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/D-apres-la-DREES-le-nombre-d-infirmieres-augmenterait-fortement-d-ici-a-2050-mais-moins-que-les-besoins-en-soins-de-la_a4333.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/84879285-60578468.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-11T10:58:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Direction de la recherche, de l’évaluation, des études et des statistiques (DREES) publie une étude sur les trajectoires possibles des effectifs d’infirmiers et d’infirmières en emploi. Elle s’appuie sur le nouveau modèle de projection développé par la DREES, qui mobilise des données issues du Système national des données de santé (SNDS), de la base tous salariés (BTS) et du panel tous actifs de l’Insee et des enquêtes Écoles et Étudiants en formation aux professions de santé de la DREES. Ce modèle permet d’estimer le nombre d’infirmières en emploi sur toute la période de projection, ici entre 2021 et 2050, sous l’hypothèse de comportements constants à ceux observés ces dernières années. Ces effectifs sont mis en regard de la démographie de la population française et de sa consommation en soins infirmiers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84879285-60578468.jpg?v=1733912624" alt="D'après la DREES, le nombre d’infirmières augmenterait fortement d’ici à 2050, mais moins que les besoins en soins de la population vieillissante" title="D'après la DREES, le nombre d’infirmières augmenterait fortement d’ici à 2050, mais moins que les besoins en soins de la population vieillissante" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les effectifs d’infirmières augmenteraient de 37 % entre 2021 et 2050</b></div>
     <div>
      Entre 2013 et 2021, le nombre d’infirmières (1)&nbsp;en emploi a augmenté de 8 %. Il s’élève à près de 600 000 en 2021. Dans l’hypothèse d’un maintien des politiques de formation en vigueur et de comportements constants, le nombre d’infirmières en emploi serait en hausse de 37 % entre 2021 et 2050, pour atteindre 821 000 en 2050. L’exercice libéral continuerait de se développer, avec une progression de 75 % du nombre d’infirmières libérales au cours de la période de projection (21 % d’infirmières libérales en 2050, après 16 % en 2021). L’âge moyen des infirmières, de 41 ans, resterait quasi stable entre 2021 et 2050. La part des infirmières de 60 ans ou plus augmenterait d’un point au cours de la période, comme la part de celles de moins de 25 ans (de 6 % à 7 %, pour chacune de ces tranches d’âge).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La couverture des besoins en soins infirmiers diminuerait avec le vieillissement de la population</b></div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody">Si le nombre d’infirmières a crû plus rapidement que la population entre 2013 et 2021, la part des personnes âgées, qui sont les plus consommatrices de soins infirmiers, a elle aussi connu une forte hausse. Ce faisant, les besoins en soins infirmiers ont augmenté plus rapidement que le nombre d’infirmières, et la couverture des besoins en soins infirmiers a diminué. <br />   <br />  D’ici à 2050, le nombre d’habitants en France augmenterait moins vite que le nombre d’infirmières, mais la part des personnes plus âgées serait plus élevée. Sous l’hypothèse que les consommations de soins infirmiers par tranche d’âge resteraient constantes, les besoins en soins infirmiers s’accroîtraient de 50 % entre 2021 et 2050. La hausse des besoins serait ainsi plus importante que celle du nombre d’infirmières : il faudrait 80 000 infirmières supplémentaires en 2050 par rapport à cette projection pour assurer la même couverture de besoins en soins qu’actuellement. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nombre de diplômées : principal levier pour relever les effectifs</b></div>
     <div>
      <p data-olk-copy-source="MessageBody">Pour accroître les effectifs d’infirmières, le principal levier consisterait à augmenter le nombre de diplômées. L’offre actuelle de soins pourrait être maintenue avec une hausse pérenne de 14 % du nombre de places en formation, ou bien en divisant par deux le « taux de perte (2)» d’étudiantes en cours de formation, en forte hausse au cours de la période récente. Au total, il faudrait 32 900 diplômées chaque année, contre les 29 000 attendues dans le scénario tendanciel et les 25 000 en moyenne entre 2013 et 2021. <br />   <br />  Un autre levier consisterait à améliorer l’attractivité de la profession. En effet, cela permettrait de maintenir des taux d’inscription en école de formation aussi élevés qu’actuellement, même en cas de forte hausse des places ouvertes. Cela pourrait aussi contribuer à résorber les taux de perte en cours de formation. Par ailleurs, de meilleures conditions de travail pourrait conduire à limiter les cessations d’activité en cours ou en fin de carrière. <br />   <br />   <br />  <em>(1)&nbsp;Accord de genre majoritaire : en 2021, les infirmières comprennent plus de huit femmes pour un homme. <br />  (2)&nbsp;Le taux de perte mesure l’écart entre le nombre d’étudiantes en dernière année passant l’examen final et celui en première année trois ans plus tôt, rapporté au nombre de ces dernières.</em> <br />   <br />  <a class="link" href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2024-12/ER1319EMB.pdf"><strong>&gt; Consulter la publication</strong></a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour en savoir plus</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li data-olk-copy-source="MessageBody">Anguis, M., et al. (2021, mars).&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-link-id="MllcAtu9QKWIsO3RP4xMww" data-linkindex="2" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBAyWVwC0NvQvUDQpdCI0LDt0NE_0IxM0MPZhmh0dHBzOi8vZHJlZXMuc29saWRhcml0ZXMtc2FudGUuZ291di5mci9wdWJsaWNhdGlvbnMvbGVzLWRvc3NpZXJzLWRlLWxhLWRyZWVzL3F1ZWxsZS1kZW1vZ3JhcGhpZS1yZWNlbnRlLWV0LXZlbmlyLXBvdXItbGVzLXByb2Zlc3Npb25zuDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtjJkRHBYQnM1UzlHaTNwT08tRlFKUVG8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4" rel="nofollow" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBAyWVwC0NvQvUDQpdCI0LDt0NE_0IxM0MPZhmh0dHBzOi8vZHJlZXMuc29saWRhcml0ZXMtc2FudGUuZ291di5mci9wdWJsaWNhdGlvbnMvbGVzLWRvc3NpZXJzLWRlLWxhLWRyZWVzL3F1ZWxsZS1kZW1vZ3JhcGhpZS1yZWNlbnRlLWV0LXZlbmlyLXBvdXItbGVzLXByb2Zlc3Npb25zuDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtjJkRHBYQnM1UzlHaTNwT08tRlFKUVG8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4">Quelle démographie récente et à venir pour les professions médicales et pharmaceutiques ? – Constat et projections démographiques</a>. DREES,&nbsp;Les Dossiers de la DREES, 76.</li>  	<li class="list">Babet, C., Donnenfeld, M., Kamionka, J. (2024, juin).&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-link-id="LKZxsaXfTYKkFTtaCoa5qg" data-linkindex="3" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBAs0KZx0LHQpdDfTdCC0KQVO1oK0IbQudCq2VlodHRwczovL2RyZWVzLnNvbGlkYXJpdGVzLXNhbnRlLmdvdXYuZnIvMjUwNjE5X0RNMTRfRGVtb2dyYXBoaWVJbmZpcm1pZXJlc0FpZGVzU29pZ25hbnRlc7g1YTU4NzNlZGI4NWI1MzBkYTg0ZDIzZje4NjEyNGFiMjI1ZTA2MGY0NGU0NWQ2NzUwwLYyZERwWEJzNVM5R2kzcE9PLUZRSlFRvGV5ZS5kaWZmdXNpb24uc29jaWFsLmdvdXYuZnLEFH4VFzbQxNDaN9CgQ9C30JXQydCj0L_QzDFD0LfQ1dDe" rel="nofollow" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBAs0KZx0LHQpdDfTdCC0KQVO1oK0IbQudCq2VlodHRwczovL2RyZWVzLnNvbGlkYXJpdGVzLXNhbnRlLmdvdXYuZnIvMjUwNjE5X0RNMTRfRGVtb2dyYXBoaWVJbmZpcm1pZXJlc0FpZGVzU29pZ25hbnRlc7g1YTU4NzNlZGI4NWI1MzBkYTg0ZDIzZje4NjEyNGFiMjI1ZTA2MGY0NGU0NWQ2NzUwwLYyZERwWEJzNVM5R2kzcE9PLUZRSlFRvGV5ZS5kaWZmdXNpb24uc29jaWFsLmdvdXYuZnLEFH4VFzbQxNDaN9CgQ9C30JXQydCj0L_QzDFD0LfQ1dDe">Démographie des infirmières et des aides-soignantes</a>. DREES,&nbsp;DREES Méthodes, 15.</li>  	<li class="list">Simon, M. (2023, mai).&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-link-id="N857qpQWQOGARsfWTjyz7Q" data-linkindex="4" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBA30M570KrQlBZA4dCARtDH0NZOPNCz7dmKaHR0cHM6Ly9kcmVlcy5zb2xpZGFyaXRlcy1zYW50ZS5nb3V2LmZyL3B1YmxpY2F0aW9ucy1jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS9ldHVkZXMtZXQtcmVzdWx0YXRzL2xlcy1ldHVkaWFudGVzLWVuLWZvcm1hdGlvbi1kaW5maXJtaWVyZS1zb250uDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtjJkRHBYQnM1UzlHaTNwT08tRlFKUVG8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4" rel="nofollow" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBA30M570KrQlBZA4dCARtDH0NZOPNCz7dmKaHR0cHM6Ly9kcmVlcy5zb2xpZGFyaXRlcy1zYW50ZS5nb3V2LmZyL3B1YmxpY2F0aW9ucy1jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS9ldHVkZXMtZXQtcmVzdWx0YXRzL2xlcy1ldHVkaWFudGVzLWVuLWZvcm1hdGlvbi1kaW5maXJtaWVyZS1zb250uDVhNTg3M2VkYjg1YjUzMGRhODRkMjNmN7g2MTI0YWIyMjVlMDYwZjQ0ZTQ1ZDY3NTDAtjJkRHBYQnM1UzlHaTNwT08tRlFKUVG8ZXllLmRpZmZ1c2lvbi5zb2NpYWwuZ291di5mcsQUfhUXNtDE0No30KBD0LfQldDJ0KPQv9DMMUPQt9DV0N4">Les étudiantes en formation d’infirmière sont trois fois plus nombreuses à abandonner en première année en 2021 qu’en 2011</a>. DREES,&nbsp;Études et Résultats, 1266.</li>  	<li class="list">DREES (2024, novembre,).&nbsp;<a class="link" data-auth="NotApplicable" data-link-id="FIEeFRXvR16kMN5Y9iCGNQ" data-linkindex="5" href="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBAU0IEeFRXvR17QpDDQ3lj2INCGNdmAaHR0cHM6Ly93d3cuZHJlZXMuc29saWRhcml0ZXMtc2FudGUuZ291di5mci9jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS1qZXV4LWRlLWRvbm5lZXMvMjQxMTI3X0RBVEFfZm9ybWF0aW9ucy1hdXgtcHJvZmVzc2lvbnMtZGUtc2FudGW4NWE1ODczZWRiODViNTMwZGE4NGQyM2Y3uDYxMjRhYjIyNWUwNjBmNDRlNDVkNjc1MMC2MmREcFhCczVTOUdpM3BPTy1GUUpRUbxleWUuZGlmZnVzaW9uLnNvY2lhbC5nb3V2LmZyxBR-FRc20MTQ2jfQoEPQt9CV0MnQo9C_0MwxQ9C30NXQ3g" rel="nofollow" target="_blank" title="https://eye.diffusion.social.gouv.fr/c?p=wAbNB13DxBBg40830J3Qv0Ft0KEP0KHp0KDQvzkIxBAU0IEeFRXvR17QpDDQ3lj2INCGNdmAaHR0cHM6Ly93d3cuZHJlZXMuc29saWRhcml0ZXMtc2FudGUuZ291di5mci9jb21tdW5pcXVlLWRlLXByZXNzZS1qZXV4LWRlLWRvbm5lZXMvMjQxMTI3X0RBVEFfZm9ybWF0aW9ucy1hdXgtcHJvZmVzc2lvbnMtZGUtc2FudGW4NWE1ODczZWRiODViNTMwZGE4NGQyM2Y3uDYxMjRhYjIyNWUwNjBmNDRlNDVkNjc1MMC2MmREcFhCczVTOUdpM3BPTy1GUUpRUbxleWUuZGlmZnVzaW9uLnNvY2lhbC5nb3V2LmZyxBR-FRc20MTQ2jfQoEPQt9CV0MnQo9C_0MwxQ9C30NXQ3g">Les formations aux professions de santé non médicales et de sage-femme en 2023 : une hausse des nombres d’inscrits et de diplômés</a>. Communiqué de presse sur les résultats de l’enquêtes Écoles 2023.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/D-apres-la-DREES-le-nombre-d-infirmieres-augmenterait-fortement-d-ici-a-2050-mais-moins-que-les-besoins-en-soins-de-la_a4333.html" />
  </entry>
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   <title>Les infirmiers, un rôle clé dans la prévention du risque infectieux</title>
   <updated>2024-10-29T17:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-infirmiers-un-role-cle-dans-la-prevention-du-risque-infectieux_a4289.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/83213560-59613641.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-30T09:06:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cadre supérieur en prévention et contrôle des infections à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, où elle intervient au quotidien dans les différents services, Corinne Tamames est aussi membre du conseil scientifique et du conseil d’administration de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H). Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83213560-59613641.jpg?v=1727886045" alt="Les infirmiers, un rôle clé dans la prévention du risque infectieux" title="Les infirmiers, un rôle clé dans la prévention du risque infectieux" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous nous présenter l’équipe de prévention et contrôle des infections (PCI) de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP)&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Corinne Tamames&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celle-ci est&nbsp;composée d’un chef de service pour 0,2 équivalent temps plein (ETP), de deux praticiens, un à temps plein et un à mi-temps, de trois cadres, d’une infirmière anesthésiste, de deux agents administratifs et de moi-même, la cadre supérieure. Nous sommes donc cinq paramédicaux au sein de l’équipe PCI pour les 1 700 lits et places de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Ce ratio ne nous permet pas d’être présents autant que nous le souhaiterions dans les différents services, mais nous y intervenons néanmoins le plus souvent possible, pour accompagner les équipes soignantes dans la prévention du risque infectieux.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont vos missions au sein de l’équipe de PCI ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Mes missions, et plus largement celles de l’équipe, sont très variées.&nbsp;Nous ne nous ennuyons jamais&nbsp;!&nbsp;Nous intervenons, par exemple, dans le cadre d’épidémies ou d’alertes particulières, telles que la présence de&nbsp;<em>Legionella pneumophila</em>&nbsp;dans des douches, pour enquêter et limiter au maximum le risque de transmission. Pour autant, bien qu’elles soient essentielles, ces interventions ne représentent qu’une partie de nos tâches. Nous sommes également très actifs dans la surveillance des infections associées aux soins. Nous mettons ici en place différents indicateurs se focalisant chacun sur un point précis, comme la consommation de solutions hydro-alcooliques, le nombre de personnes vaccinées contre la grippe, la mise en place des précautions complémentaires auprès des patients qui le nécessitent… En fonction des données recueillies et de leurs enseignements, nous pouvons ensuite mener des actions et des audits, sur des thématiques spécifiques telles que la pose ou la gestion des cathéters veineux ou de sondes urinaires, ou encore l’hygiène des mains. Sur ce dernier point, nous réalisons un audit général sur l’hôpital tous les deux ans, en lien avec les étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de l’hôpital.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous intervenez d’ailleurs aussi à l’IFSI…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous intervenons dans plusieurs instituts de formation&nbsp;: l’IFSI, mais aussi l’Institut de formation des aides-soignants (IFAS), la Faculté de médecine, et même, pour ma part, l’institut de formation des infirmiers de bloc opératoire de Paris. Dès les premières années de leur cursus, les professionnels de santé sont ainsi sensibilisés au risque infectieux. Mais ce rôle pédagogique ne s’arrête pas là. Nous poursuivons cette mission en intervenant dans les services en fonction des besoins recensés par les cadres, ou pour répondre à un plan d’action mis en place en réponse à une situation spécifique. Ces actions de formation sont d’ailleurs couplées avec une communication forte auprès des professionnels, mais aussi des patients et de leur famille. Car,&nbsp;en matière de prévention du risque infectieux, tout le monde est acteur et doit être impliqué. <br />   <br />  <strong>Quel est plus spécifiquement le rôle des infirmiers et des cadres hygiénistes, dans la prévention du risque infectieux&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Notre rôle est vaste. Nous portons déjà les différentes missions que j’ai citées&nbsp;: la surveillance, la réponse à incident ou encore la formation. Nous intervenons auprès des professionnels, qu’ils soient infirmiers, agents hospitaliers, aides-soignants ou médecins. Le binôme médical-paramédical prend ici tout son sens dans l’articulation des équipes de prévention du risque infectieux. En tant que cadre et infirmier, l’échange avec nos pairs est facilité, et il en est de même pour les praticiens hospitaliers qui s’adresseront plus facilement à des médecins ou des pharmaciens. Ces échanges sont essentiels pour optimiser la prévention du risque infectieux. Et pour les maintenir, nous sommes présents chaque jour sur le terrain.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels sont les principaux messages de vos actions ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Certains sujets reviennent fréquemment. Depuis 22 ans que je suis engagée dans la prévention du risque infectieux, j’ai l’impression de me battre sans fin contre les bijoux&nbsp;: bagues, alliances, et maintenant aussi les montres connectées que certains gardent au poignet pour compter leurs pas ou consulter rapidement leurs messages. Ce n’est toutefois pas le seul sujet récurrent. On peut ici citer plus largement l’hygiène des mains ou le mésusage des gants. Nous avons dernièrement beaucoup travaillé sur ce sujet, entraînant quelques réussites et notamment un meilleur usage constaté en réanimation. Mais c’est un travail quotidien pour changer ces habitudes. Nous pouvons compter ici sur le relais des cadres des services et des référents en hygiène, qui sont essentiels dans toutes nos actions pour une meilleure prévention du risque infectieux.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Corinne Tamames</strong> <br />   <br />  Infirmière de bloc opératoire, Corinne Tamames a exercé en cancérologie et pendant plusieurs années au bloc opératoire, en chirurgie orthopédique et neurochirurgie pédiatrique. Après l’obtention du diplôme de cadre de santé, elle enseigne à Institut de formation des infirmiers de bloc opératoire avant d’obtenir un diplôme universitaire en hygiène. Passionnée par cette nouvelle spécialité, la cadre exerce ensuite dans un centre de rééducation fonctionnelle, un petit hôpital parisien et, pendant quelques mois, dans l’ex-CCLIN Paris-Nord. Après dix années passées au sein de ces structures, elle rejoint l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où, depuis maintenant douze ans, elle officie en tant que cadre infirmière pour la prévention et le contrôle des infections. <br />   <br />  Adhérente à la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), Corinne Tamames est membre depuis 2021 du conseil d’administration et du conseil scientifique de la société savante. Elle participe à différents travaux, notamment au sein de la commission Désinfection et de la commission Formation. Pendant deux ans, la cadre francilienne a aussi pris part aux travaux du Haut conseil pour la santé publique (HCSP) dans le cadre du groupe de travail Mesures universelles d’hygiène.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Les-infirmiers-un-role-cle-dans-la-prevention-du-risque-infectieux_a4289.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les outils numériques pour améliorer le quotidien des cadres de santé</title>
   <updated>2024-10-22T17:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-outils-numeriques-pour-ameliorer-le-quotidien-des-cadres-de-sante_a4267.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/83202699-59606582.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-22T17:45:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Infirmier et maître de conférences en Sciences infirmières à l’Université Rouen Normandie, Loïc Martin a consacré une grande partie de ses travaux à l’appropriation du numérique par les cadres de santé. Il a ainsi pu identifier plusieurs freins, mais aussi des leviers pour faciliter l’intégration de ces outils dans leur quotidien.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83202699-59606582.jpg?v=1727860835" alt="Les outils numériques pour améliorer le quotidien des cadres de santé" title="Les outils numériques pour améliorer le quotidien des cadres de santé" />
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     <div>
      <strong>En octobre 2021, vous avez soutenu votre thèse sur l’appropriation des technologies numériques par les cadres de santé. Pourquoi avoir retenu cette thématique ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Loïc Martin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le choix du sujet est né d’un constat&nbsp;: en matière de numérique, on parle beaucoup d'accompagnement des équipes médico-soignantes, mais finalement très peu des cadres de santé spécifiquement. Ils sont pourtant la cheville ouvrière de toutes les organisations hospitalières. Et puis, en tant que formateur pour les cadres de santé pendant neuf ans, j’avais observé, chez certains, un niveau de connaissance parfois limité sur tout ce qui a trait à l’informatique en général. De nombreuses solutions existent aujourd’hui sur un large champ applicatif mais, au quotidien, les cadres utilisent encore principalement des logiciels de gestion des plannings et de passation des commandes. Rares sont ceux qui ont recours aux solutions numériques pour améliorer leurs pratiques managériales. En parallèle, il y a des injonctions assez fortes pour accélérer l’intégration de ces outils en vue d’alléger leurs tâches quotidiennes mais, dans les faits, cela n’est pas réellement le cas.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles ont été vos méthodes de travail dans le cadre de ces recherches&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  J’ai réalisé une étude auprès de 30 cadres de santé de proximité sur l'ensemble du territoire normand, avec des entretiens d’une heure à une heure trente. Lors de ces échanges, j'ai pu faire le constat que les cadres ne se sentent ni à l'aise, ni dépassés, ils sont dans un entre-deux. Ils utilisent des outils très basiques&nbsp;: un ordinateur fixe, et pour certains, un GSM. Les ordinateurs portables ou les smartphones sont pour leur part utilisés de manière très personnelle, c'est-à-dire que les personnes viennent avec leur propre matériel, ce qui pose des problèmes de sécurité et questionne aussi sur la nécessité d’apporter son propre équipement pour travailler.&nbsp;Le fait que les cadres n’aient souvent accès qu’à un ordinateur fixe interroge&nbsp;également,&nbsp;surtout au regard de la demande croissante de mobilité dans leurs tâches. <br />   <br />  <strong>Avez-vous identifié d’autres freins à l’appropriation des outils numériques&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  J’en ai identifié plusieurs, relevant de trois enjeux majeurs&nbsp;: la dimension technologique, la dimension institutionnelle et la dimension d'accompagnement et de formation. Pour ce qui est du volet technologique, il y a donc le matériel et les logiciels, souvent décrits comme trop chronophages, mais les cadres rencontrent aussi des problèmes d’interopérabilité des outils, des difficultés de connexion ou des pannes. Cela dit, la vétusté des outils informatiques est clairement identifiée par de nombreux autres professionnels hospitaliers.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par la dimension institutionnelle&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Ce qui ressort principalement ici, c'est le manque de moyens et les freins financiers. Si l’établissement acquiert seulement 15 % d’un logiciel de gestion des plannings pour des raisons financières, les possibilités de cet outil sont naturellement freinées. Beaucoup de cadres mettent aussi en avant un retard de la culture numérique à l’hôpital, ainsi qu’un manque d'information sur ce qui existe de la part des directions informatiques. Ils attendent que ces directions n'informent pas uniquement sur les difficultés actuelles, mais qu'ils proposent aussi des solutions modernes qui permettraient d'améliorer leur quotidien.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment répondre à ces différents points&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  La première recommandation est de réfléchir, de manière globale, à une stratégie institutionnelle du numérique. Les managers doivent impulser une culture du numérique en s’intéressant aux trois domaines cités précédemment. Il faut aussi des investissements à hauteur des enjeux pour disposer d’outils véritablement efficaces, par exemple un ordinateur portable et un smartphone pour chaque cadre de santé. En matière de communication institutionnelle, les cadres attendent d’ailleurs plus d'engagements de la part des directions fonctionnelles, qu'elles soient plus porteuses de l'innovation, notamment pour donner un coup d'accélérateur sur le sujet du numérique en santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il du dernier volet, celui de la formation&nbsp;et l’accompagnement ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  On constate un manque d’offres de formation. Celles existantes aujourd’hui ont d’ailleurs des places limitées et n’abordent, bien souvent, que le Pack office et les logiciels métier historiques, de type gestion des plannings. Il n’y a par exemple pas de formation sur l’utilisation d’un outil collaboratif pour partager des informations entre collègues, d’une carte mentale pour organiser une réunion en mode collaboratif… Les professionnels sont par ailleurs demandeurs d’un accompagnement plus individualisé, qui va au-delà des seuls outils logiciels. Ils ont en effet besoin d'une réponse plus rapide à leurs problématiques quotidiennes, et préfèreraient échanger avec leurs pairs sur ces sujets. On pourrait donc très bien imaginer un système d’&nbsp;«&nbsp;open badges&nbsp;» qui viendrait reconnaître les compétences informelles de certains collaborateurs. Si je maîtrise, par exemple, des logiciels collaboratifs, je vais être identifié comme ayant cette compétence au sein de l’établissement, de manière à être sollicité en ce sens par mes pairs. C'est une perspective assez intéressante qui, je pense, a toute sa place dans les établissements de santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous parlez d’outils collaboratifs. Pourriez-vous nous donner des exemples utiles pour des cadres de santé&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Plusieurs outils existent déjà. On peut par exemple citer ici les solutions de partage de documents, de type Google Doc, qui sont très simples à utiliser. On trouve aussi des tableaux d'organisation collaboratifs, des messageries instantanées sécurisées… Et puis il y a aussi beaucoup d’outils qui peuvent être créés, ou être un peu détournés de leur usage premier. Mais il faut alors être attentif à de ne pas dégrader la sécurité informatique de l’établissement. C’est aussi pour cela qu’une prise en compte globale du numérique est&nbsp;nécessaire, pour&nbsp;pouvoir y intégrer toutes les composantes de l’hôpital et leurs contraintes propres et, à terme,&nbsp;améliorer le quotidien de tous les soignants, et non uniquement des cadres.&nbsp;Car il s’agit au final d’un cercle vertueux&nbsp;: en facilitant les tâches des cadres, ceux-ci seront plus facilement en proximité avec leurs équipes qui elles-mêmes verront leur environnement de travail s’améliorer.
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      <strong>Loïc Martin</strong> <br />   <br />  Infirmier, ancien cadre de santé et cadre supérieur de santé, Loïc Martin a choisi de s’orienter vers la formation, encadrant de futurs cadres de santé pendant neuf ans, puis s’inscrivant dans un master de recherche en sciences de l’éducation. En octobre 2021, il soutient sa thèse intitulée « De l’appropriation de l’environnement informatique à l’environnement numérique de travail chez les cadres de santé de proximité : influence des environnements capacitants et des facteurs de conversion ». Il est aujourd’hui maître de conférence en sciences infirmières à l’Université de Rouen-Normandie. Il est également auteur et a publié cette année&nbsp;<em>Engagement et leadership en santé : point de vue d’acteurs inspirants,&nbsp;</em>un ouvrage qui donne la parole à 37 auteurs aux profils très variés&nbsp;: infirmiers, infirmiers en pratique avancée, infirmiers cliniciens, médecins, chirurgiens, cadres de santé, directeurs d’hôpital, philosophes…&nbsp;
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      <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Les-outils-numeriques-pour-ameliorer-le-quotidien-des-cadres-de-sante_a4267.html" />
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