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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-13T02:03:11+02:00</updated>
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   <title>Le Professeur Emmanuel Andrès réélu à la présidence de la CME des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg</title>
   <updated>2025-12-19T10:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-Professeur-Emmanuel-Andres-reelu-a-la-presidence-de-la-CME-des-Hopitaux-Universitaires-de-Strasbourg_a4867.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2025-12-16T12:54:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Professeur Emmanuel Andrès est réélu Président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME) des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/93225598-65206107.jpg?v=1765886248" alt="Le Professeur Emmanuel Andrès réélu à la présidence de la CME des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg" title="Le Professeur Emmanuel Andrès réélu à la présidence de la CME des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg" />
     </div>
     <div>
      Le Pr Emmanuel Andrès sera accompagné du Dr Claire Bopp, praticien hospitalier, médecin anesthésiste et de réanimation en pédiatrie, maître de conférence universitaires (MCU-PH) et du Dr Thierry Lavigne, chef de service santé publique, santé au travail et hygiène hospitalière. Avec ces deux vice-présidents, ce nouveau bureau de la CME se tient prêt à faire face aux échéances prochaines de cette nouvelle mandature :  <ul>  	<li class="list">maintien de l’équilibre entre proximité et recours</li>  	<li class="list">réouvertures des lits et créneaux opératoires pour les patients</li>  	<li class="list">reconstruire et réafficher une cancérologie forte</li>  	<li class="list">amélioration des plateaux médico-techniques de biologie, imagerie et pharmacie</li>  	<li class="list">ouverture vers la ville et les territoires</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le Professeur Andrès, enseignant-chercheur, a obtenu son doctorat en médecine en 1996, ayant réalisé l’ensemble de son cursus aux HUS. Il a obtenu son habilitation à diriger des recherches en 2001 dans le Laboratoire du Prix Nobel de Physiologie et Médecine, le Professeur Jules Hoffmann. Il a été nommé Professeur des Universités – Praticien Hospitalier (PU-PH) dans la discipline de médecine interne en 2002. Chef du service de médecine interne, diabète et maladies métaboliques. Il est également membre de l’équipe EA 3072 « mitochondrie, stress oxydant et protection musculaire » et coordinateur du centre de compétence sur les cytopénies immunes. <br />   <br />  Le Professeur Andrès a développé des projets de recherche fondamentale et translationnelle dans le cadre de la biologie moléculaire et la télémédecine. Le Pr Andrès est engagé depuis de nombreuses années dans les instances hospitalo-universitaires à travers la CME, la présidence du &nbsp;conseil scientifique et la présidence de la commission des admissions et des soins non programmés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>« The Move 2025 », la neurologie sous forme d’un tournoi pédagogique international aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg</title>
   <updated>2025-06-30T18:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/The-Move-2025--la-neurologie-sous-forme-d-un-tournoi-pedagogique-international-aux-Hopitaux-Universitaires-de_a4605.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2025-06-30T18:43:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les 2 et 3 juillet 2025, les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg accueillent "The Move Europe" à l’AGORA de Hautepierre ; un événement inédit mêlant neurologie, pédagogie et jeux de rôles par le mime.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/89646105-63353549.jpg?v=1751302133" alt="« The Move 2025 », la neurologie sous forme d’un tournoi pédagogique international aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg" title="« The Move 2025 », la neurologie sous forme d’un tournoi pédagogique international aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg" />
     </div>
     <div>
      La neurologie est une discipline réputée complexe en matière de sémiologie qui peut freiner des vocations pendant les études de médecine. D’où l’idée du Dr Thomas Wirth, Neurologue strasbourgeois spécialiste des pathologies du mouvement, et du Pr Emmanuel Flamand-Roze, Neurologue à la Pitié-Salpêtrière, de créer une approche ludique : « The Move ». <br />   <br />  Porté par l’Université Paris-Sorbonne et soutenu par l’Institut du Cerveau et la Fondation Hippocrène, « The Move » consiste à organiser un tournoi international de « battles » de mimes, de témoignages de patients sujets à des symptômes neurologiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une compétition internationale amicale et engagée</b></div>
     <div>
      Cette année ce tournoi réunit sept équipes venues de France (Strasbourg, Nancy, Paris, Lille), de Suisse (Lausanne), du Vietnam (Hanoï) et du Brésil (São Paulo) pour appréhender la neurologie autrement. <br />   <br />  Au programme : six « battles » de mimes autour de cas neurologiques encadrés par des coach dans une ambiance bienveillante et stimulante, suivies d’une finale avec remise de prix. Chaque mise en scène est évaluée par un jury d’experts présidé par le Professeure Céline Louapre, coordinatrice médicale du Centre de recherche clinique en neurosciences à l'Institut du Cerveau (ICM). <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS</title>
   <updated>2025-02-12T11:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Les-Hopitaux-Universitaires-de-Strasbourg-distingues-par-l-OMS_a4343.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/84886548-60584025.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-12T11:20:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène des mains 2023, l’équipe d’hygiène hospitalière des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg a créé un escape game en ligne, proposé aux professionnels de l’établissement. Forte de son succès, l’initiative a été sélectionnée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), permettant à cette formation ludique de toucher un public international.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886548-60584024.jpg?v=1733934516" alt="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" title="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" />
     </div>
     <div>
      Chaque année, le 5 mai est une date marquée d’une pierre blanche pour les équipes d’hygiène hospitalière. Elles sont en effet nombreuses à se mobiliser dans le cadre de la Journée mondiale de l’hygiène des mains, imaginant tout un panel d’actions dédiées à cet enjeu primordial pour la prévention du risque infectieux. Stands, animations, formations, jeux sérieux…&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cette journée mondiale représente une occasion unique pour proposer des initiatives originales, destinées à mobiliser davantage les professionnels du soin autour de l’hygiène des mains&nbsp;»</em>, constate le Dr Céline Hernandez, praticien hygiéniste aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS). En 2023, l’équipe d’hygiène hospitalière de l’institution alsacienne avait d’ailleurs opté pour un projet original&nbsp;: un escape game en ligne, pensé pour les professionnels de l’établissement et ceux de l’Institut de cancérologie Strasbourg Europe (ICANS).&nbsp; <br />   <br />  Dénommé&nbsp;« Le fantôme de l’hygiéniste », celui-ci&nbsp;s’inspire des codes du jeu d’horreur en appelant à libérer le fantôme du Docteur L.,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>maudit par ses collègues pour son intransigeance sur l'hygiène des mains&nbsp;»</em>.&nbsp;Pour relever le défi, les joueurs doivent&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>retrouver ses précieux souvenirs perdus&nbsp;»</em>&nbsp;en naviguant entre cinq tableaux, des énigmes et surtout des questions relatives aux bonnes pratiques d’hygiène des mains. Les réponses erronées ne sont toutefois pas éliminatoires&nbsp;: une fiche explicative permet de comprendre son erreur et de la corriger immédiatement.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Notre objectif n’était pas de piéger les joueurs, mais bien de proposer une activité de sensibilisation accessible à tous, y compris au personnel non soignant&nbsp;»</em>, explique le Dr Céline Hernandez. Proposé aux salariés des HUS et de l’ICANS au cours du printemps 2023, le jeu était aisément disponible en ligne, via des liens ou des QR codes affichés dans les établissements.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus d’un millier de participants</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/84886548-60584025.jpg?v=1733934535" alt="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" title="Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg distingués par l’OMS" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Quelque temps auparavant, la direction qualité de notre établissement avait déjà proposé un jeu en ligne, que nous avions beaucoup apprécié. Nous nous sommes donc rapprochés de son équipe pour découvrir la méthodologie suivie, et nous renseigner sur l’outil utilisé pour la création de ce jeu&nbsp;»</em>, se souvient l’hygiéniste. Optant pour la même plateforme de création en ligne, qui propose plusieurs thèmes gratuits, l’équipe d’hygiène hospitalière imagine à son tour un jeu original, incluant plusieurs références qui sont autant de clins d’œil aux HUS.&nbsp;Ainsi, le nom du «&nbsp;Dr L.&nbsp;» rappelle les initiales du Dr Thierry Lavigne, le chef du service d'hygiène hospitalière de l’établissement, tandis qu’une photo de la patrouille de France survolant l’hôpital pendant la crise sanitaire permet de se remémorer cette période historique, où le risque infectieux était particulièrement prégnant.&nbsp; <br />   <br />  Pour créer les questions imposées aux participants – élément central du jeu –, l’équipe de prévention du risque infectieux s’est directement inspirée de <a class="link" href="https://quizzbox1.preventioninfection.fr/" target="_blank">celles disponibles sur le site du RéPIA</a>  (Réseau de prévention des infections et de l’antibiorésistance).&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le jeu étant destiné à tous les profils de l’hôpital, nous avons souhaité nous tourner vers un canevas très classique, qui rappelle les points essentiels de l’hygiène des mains. L’originalité réside plutôt dans le format inhabituel de l’escape game&nbsp;»</em>, explique le Dr Céline Hernandez.&nbsp; <br />   <br />  Et le succès est rapidement au rendez-vous. Plus de 1 000 participations sont enregistrées au printemps 2023. Il faut dire que les concepteurs ont été attentifs à proposer des sessions d’une durée assez courte – dix minutes environ – pour, là aussi,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>faciliter la participation de tous&nbsp;»</em>. Au terme de la campagne, un tirage au sort a été organisé pour sélectionner le grand vainqueur parmi tous ceux ayant terminé le jeu avec, à la clé, un petit-déjeuner livré dans le service où il exerce. C’est finalement l’équipe des urgences pédiatriques de nuit qui en a bénéficié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un projet retenu par l’OMS</b></div>
     <div>
      Mais la récompense principale est certainement revenue à l’équipe d’hygiène hospitalière elle-même&nbsp;: en 2024, le projet est sélectionné par l’Organisation mondiale de la santé, permettant à l’EOH de témoigner dans au moins deux webinaires abordant l’hygiène des mains et la formation ou la sensibilisation des soignants sur le sujet.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous étions tombés sur un appel à témoignages de l’OMS et avions candidaté&nbsp;»&nbsp;</em>sans trop y croire<em>,&nbsp;</em>raconte le Dr Céline Hernandez, en estimant que le fait qu’il s’agisse&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>d’une action facile à mettre en place et ne nécessitant pas de moyens ou de compétences spécifiques en informatique&nbsp;»</em>&nbsp;a probablement pesé dans le choix de l’OMS. <br />   <br />  Un premier webinaire, organisé le lundi 6 mai 2024 par l’Organisation mondiale de la santé, a ainsi permis à l’équipe alsacienne d’intervenir auprès de deux autres équipes d’hygiène hospitalière, l’une colombienne et l’autre scandinave. Plusieurs milliers de personnes à travers le monde, ont donc pu découvrir l’escape game des HUS. Une deuxième présentation a eu lieu le 21 novembre dernier, dans le cadre d’un webinaire plus particulièrement consacré à l’antibiorésistance bactérienne.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’hygiène des mains, un élément de prévention central</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>L’hygiène des mains est un enjeu transversal, que l’on retrouve dans toutes les thématiques en lien avec la prévention du risque infectieux&nbsp;»</em>, souligne l’hygiéniste en rappelant que&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>lors de toutes nos visites dans les services de soins, nous évaluons systématiquement la bonne observance des pratiques d’hygiène des mains, et sommes notamment attentifs au positionnement des solutions hydroalcooliques, à la gestuelle des équipes, aux connaissances de chacun</em>…<em>&nbsp;»</em>. Allant toujours plus loin dans sa volonté de muscler l’hygiène des mains,&nbsp;l’équipe d’hygiène hospitalière travaille d’ailleurs aujourd’hui sur la production et la structuration des données de consommation de solution hydroalcoolique par service. <br />   <br />  Ce chantier, complexe, nécessite plusieurs ajustements organisationnels, afin que chaque commande soit par exemple correctement fléchée sur le service concerné. Mais les attentes sont grandes. Ainsi, l’accès à ces données&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>permettra à chaque service de connaître son positionnement au regard de son activité</em>, estime le Dr Céline Hernandez.&nbsp;<em>Même si l’accès à cette information n’est pas évident à mettre en place, la prévention du risque infectieux dans les établissements de santé y gagnera largement&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #67, édition de décembre 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-67-Ces-solutions-qui-rendent-l-hopital-plus-performant_a4328.html" target="_blank">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La pharmacie de l’ICANS, au carrefour de l’innovation</title>
   <updated>2024-11-11T15:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-pharmacie-de-l-ICANS-au-carrefour-de-l-innovation_a4282.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/83205069-59608303.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-12T14:42:00+01:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Né de l’union des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et du Centre de lutte contre le cancer Paul Strauss, l’ICANS (Institut de cancérologie Strasbourg Europe) a fait de l’innovation l’un de ses marqueurs. La Pharmacie à usage intérieur (PUI) ne fait pas exception à la règle : « le service est pensé comme une véritable plateforme d’innovation pour les patients », nous confie le Docteur Pierre Coliat, chef du service de cet établissement qui regroupe 900 professionnels de santé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83205069-59608303.jpg?v=1727866321" alt="La pharmacie de l’ICANS, au carrefour de l’innovation" title="La pharmacie de l’ICANS, au carrefour de l’innovation" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter la PUI de l’ICANS&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Pierre Coliat&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Comme toutes les pharmacies hospitalières, la première mission de la PUI de l’ICANS est de répondre aux besoins des patients de l’établissement en médicaments ou autres produits pharmaceutiques. L’ICANS étant un institut de cancérologie, notre activité est principalement centrée sur la production des médicaments anticancéreux stériles et radiopharmaceutiques. La PUI est ainsi dotée de grands plateaux techniques dédiés à leur production. Ils sont similaires à ceux que l’on pourrait trouver dans l’industrie pharmaceutique. Cette activité est couplée à une activité plus classique, centrée autour de la gestion et la délivrance de produits pharmaceutiques conventionnels, et elle est également complétée par un deuxième volet spécialisé, la pharmacie clinique oncologique&nbsp;: les douze pharmaciens et radiopharmaciens de la PUI interviennent notamment auprès du patient ou des médecins pour évaluer les interactions médicamenteuses et optimiser les traitements. <br />   <br />  <strong>Disposez-vous de salles blanches dans vos installations&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien entendu, il s’agit de salles propres. Elles sont nécessaires à la production de médicaments stériles. Le plateau technique de production des anticancéreux stériles comprend ainsi trois salles à environnement maîtrisé indépendantes, qui répondent aux exigences de propreté attendues dans ce type de zone. Elles sont par exemple équipées de systèmes de traitement de l’air – filtres ultra-performants –, et toutes les personnes amenées à y entrer doivent respecter un protocole spécifique d’habillage et de désinfection, garantissant la sécurité sanitaire des traitements produits.&nbsp;Plus de 65 000 poches de médicament anticancéreux stériles ont été dispensées en 2023 à l’ICANS, dont 50&nbsp;000 produits au sein du plateau technique de l’ICANS.&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’ICANS a mis l’innovation au cœur de son action. Comment cela se traduit-il au sein de la PUI&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Lors de l’ouverture de l'Institut de cancérologie en 2019, nous avons mis à profit l’élan de ces premières années pour effectuer des investissements et mettre en avant quelques projets notables, comme l’installation d’armoires à pharmacie sécurisées dans les services de soins. La PUI de l’ICANS est également dotée d’une des plus grandes unités de radiopharmacie en Europe, située au sein du service de médecine nucléaire. Dans cette unité, des enceintes plombées permettent de manipuler les médicaments radiopharmaceutiques dans des conditions optimales de sécurité et de stérilité. Par ailleurs, comme je l’évoquais plus haut, la PUI dispose aussi d’un très grand plateau technique dédié à la production de médicaments anticancéreux stériles associé à un laboratoire de contrôles environnementaux, microbiologiques et analytiques. Il est notamment équipé d’étuves et d’une chromatographie en phase liquide à ultra-haute performance (UHPLC) couplée à un spectromètre de masse. Ces technologies de pointe contribuent aux contrôles qualité du médicament, tout en jouant un rôle dans nos recherches et études autour de la stabilité des molécules, en particulier celles utilisées en soins courants. <br />   <br />  <strong>Participez-vous à d’autres activités de recherche&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Bien sûr, car&nbsp;l’une des ambitions de l'ICANS est de faciliter l’accès aux molécules innovantes pour nos patients grâce à la recherche clinique, qu’elle soit industrielle ou académique. La PUI participe actuellement à plus de 120 essais cliniques. Elle contribue activement aux études académiques de l’ICANS, notamment par la rédaction de dossiers de médicaments expérimentaux permettant, après validation par l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), la production de médicaments expérimentaux contre le cancer.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Lors de l’installation de la PUI, avez-vous opté pour une automatisation des processus&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le plateau de production est effectivement doté de deux robots pour la préparation de chimiothérapies, et dont l’installation au sein d’une nouvelle structure est complexe&nbsp;: les circuits ont été repensés, associés à une formation spécifique des équipes de préparateurs et pharmaciens. La montée en charge a été progressive. Nous avions été attentifs à anticiper ces changements en faisant participer les équipes avant l’arrivée des équipements, nous permettant précocement de répondre à certaines interrogations initiales. À ce jour, les préparateurs en pharmacie sont de plus en plus habitués à l’implémentation de ce type d’équipement. D’ailleurs, la montée en compétences engendrée par l’arrivée de ces machines a suscité de l’intérêt. Nous conservons néanmoins plusieurs actes manuels pour maintenir la compétence, notamment en cas d’arrêt technique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Plus spécifiquement, quelles sont les tâches prises en charge par ces robots&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous avons fait le choix d’orienter vers la préparation automatisée, les médicaments nécessitant des manipulations complexes, et vers la préparation manuelle, les préparations les plus simples. Les productivités automates versus manuelles s’en retrouvent de fait différentes. Ces robots comportent également différents systèmes de contrôles réalisés de manière automatique durant la préparation, ce qui garantit la qualité de celle-ci. Ils contribuent par ailleurs à limiter le nombre de gestes répétitifs nécessaires pour la production de ces médicaments, et pourvoyeurs de troubles musculo-squelettiques. Pour résumer, j’aimerais mettre en avant deux avantages majeurs attendus&nbsp;liés à l’utilisation de ces robots : une amélioration de la qualité de vie au travail des agents, et une sécurisation accrue de la production des médicaments. Les automates contribuent également à l’attractivité de notre structure auprès des professionnels de la pharmacie, car ce type de démarche combine innovation et hyperspécialisation.&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’ICANS a également été primé en 2023 par l’ARS Grand Est pour le concours «&nbsp;Initiatives en soins pharmaceutiques&nbsp;»…&nbsp;</strong> <br />   <br />  C’est une démarche très intéressante de l’ARS, permettant d’encourager les soins pharmaceutiques mis en place. Dix établissements ont été primés à cette occasion. L’ICANS s’est ainsi démarqué pour la structuration de sa pharmacie, où&nbsp;chaque&nbsp;pharmacien est identifié et contribue aux parcours de soins en cancérologie selon les filières médico-scientifiques de l’Institut&nbsp;(sein, digestif, gynéco…). Cette approche innovante nous permet là encore de nous hyperspécialiser pour répondre au mieux et de manière plus pertinente aux besoins des patients. Le type de cancer et sa localisation orientent la prise en charge, et donc le choix du protocole d’anticancéreux utilisé. Des entretiens pharmaceutiques sont proposés surtout dans le cadre de la primo-prescription de thérapies anticancéreuses orales, y compris pour des médicaments expérimentaux ou en accès précoce. Cela permet de faire un point sur les différents traitements pris par le patient, qu’ils aient été ou non prescrits par un oncologue. Dans les pathologies que nous traitons, il est fréquent que les patients se tournent vers de la phytothérapie ou des médecines complémentaires. L’entretien avec le pharmacien est donc essentiel pour pouvoir analyser les interactions possibles entre les différentes substances, surtout avec ces médicaments anticancéreux hautement actifs. Nous sommes également sollicités par les professionnels de santé dans notre structure en cas de doute d’interactions. Ainsi, l’exercice pluridisciplinaire et hyperspécialisé permet au pharmacien d’apporter son expertise et de contribuer à la sécurisation du parcours du patient.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83205069-59608307.jpg?v=1727866294" alt="La pharmacie de l’ICANS, au carrefour de l’innovation" title="La pharmacie de l’ICANS, au carrefour de l’innovation" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Télé-AVC entre les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le CH de Saverne : pour une prise en charge équitable des AVC en termes d’accès à la thrombolyse</title>
   <updated>2019-05-15T18:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Tele-AVC-entre-les-Hopitaux-Universitaires-de-Strasbourg-et-le-CH-de-Saverne-pour-une-prise-en-charge-equitable-des-AVC_a1810.html</id>
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   <published>2019-05-15T18:05:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
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Une illustration concrète du projet medical partagé du GHT (groupement hospitalier de territoire) Basse Alsace Sud Moselle.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/33720620-31000508.jpg?v=1557937765" alt="Télé-AVC entre les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le CH de Saverne : pour une prise en charge équitable des AVC en termes d’accès à la thrombolyse" title="Télé-AVC entre les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et le CH de Saverne : pour une prise en charge équitable des AVC en termes d’accès à la thrombolyse" />
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      Première cause de handicap, l’accident vasculaire cérébral (AVC) produit des effets dont la gravité va dépendre de la localisation et de l’étendue des zones cérébrales touchées, mais aussi de la précocité du diagnostic, de la rapidité de la prise en charge et du traitement instauré. De plus, la prise en charge en unité neurovasculaire (UNV) améliore le pronostic de ces patients.&nbsp; <br />   <br />  C’est dans cette perspective que les établissements de santé alsaciens ont pris l’initiative de se coordonner au travers notamment des GHT pour organiser le plus efficacement possible cette prise en charge. Jusqu’à présent tous les patients sujets à un AVC dans les délais d’éligibilité à la thrombolyse (moins de 4H30) du GHT étaient acheminés en urgence jusqu’aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS) pour confirmer ou non l’indication d’une thrombolyse et/ou d’une thrombectomie mécanique. Néanmoins pour des distances excédant les 30 min de trajet, la prise en charge ne pouvait être optimale du fait du délai occasionné par le transport des patients de leur domicile jusqu’aux HUS.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les autres CH alsaciens devraient suivre prochainement</b></div>
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      Pour pallier cette problématique, une solution technologique innovante mise à disposition par Pulsy (groupement régional d’appui au développement de la e-santé du Grand Est) et financée par l’ARS Grand Est a été développée : il s’agit du télé-AVC. Une téléconsultation permet au neurologue senior des HUS en concertation avec le senior urgentiste de Saverne d’examiner le patient à distance, de visualiser en direct l’examen IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) réalisé à Saverne et de décider de l’administration du traitement par thrombolyse sans perte de temps. Le patient sera acheminé dans un deuxième temps vers l’UNV des HUS.&nbsp; <br />   <br />  Le Centre Hospitalier (CH) de Saverne est le premier centre requérant à mettre en place cette solution en partenariat avec les HUS. Les autres CH alsaciens devraient suivre prochainement. Plus de quatre-vingt personnels de Saverne (médecins, cadre, infirmiers et aide-soignants) ont pu bénéficier d’une formation préalable sur la prise en charge de l’AVC dispensée sur le site de l’UNISIMES (Unité de Simulation Européenne en Santé) par l’équipe médicale et paramédicale de l’UNV des HUS dirigée par le Pr Valérie Wolff les préparant à cette nouvelle forme de coopération. Une simulation « in situ » a également vu le jour avec le soutien de l’UNISIMES au cours du mois de février avant le lancement officiel de cette nouvelle prise en charge le 23 avril dernier. Depuis cette date, 12 patients ont déjà intégré cette filière.&nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
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