<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hospitalia.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hospitalia.fr/</id>
 <updated>2026-05-17T14:10:21+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <icon>https://www.hospitalia.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Construire la biologie médicale de demain</title>
   <updated>2018-06-22T10:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Construire-la-biologie-medicale-de-demain_a1533.html</id>
   <category term="Biologie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/23144653-25547358.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-20T13:25:00+02:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Professeur émérite à la Faculté de Pharmacie Paris-Descartes (Paris V), et membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, le Professeur Jean-Gérard Gobert préside la Fédération Nationale des Syndicats des Praticiens Biologistes Hospitaliers et Hospitalo-Universitaires (FNSPBHU). Il nous livre quelques pistes de réflexion pour que la discipline puisse mieux faire face aux mutations à venir. Par Joëlle Hayek     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/23144653-25547358.jpg?v=1529495087" alt="Construire la biologie médicale de demain" title="Construire la biologie médicale de demain" />
     </div>
     <div>
      <strong>﻿Quelle sera, à votre sens, la biologie médicale de demain ?&nbsp; <br />  Pr Jean-Gérard Gobert : </strong>Ce sera une biologie 5P : prédictive, préventive, personnalisée, participative et de précision. Les biologistes médicaux devront donc dès à présent s’approprier leur futur, en formant des équipes soudées associant des hospitaliers et des libéraux. La création des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) représente un premier pas vers cette nécessaire mutualisation des ressources, des compétences et des moyens. Les biologistes hospitaliers doivent ici fortement s’impliquer dans l’élaboration des projets médicaux partagés et être forces de proposition, afin que leurs nouvelles modalités d’exercice soient en adéquation avec leurs attentes. Pour véritablement couvrir les besoins de santé d’un territoire, ils doivent s’unir avec leurs confrères de ville et travailler de concert pour mieux faire face aux mutations à l’œuvre. La Fédération Hospitalière de France (FHF) a, à ce titre, récemment publié un rapport qui formule un certain nombre de propositions intéressantes (voir encadré – NDLR). <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quels sont justement les enjeux auxquels la profession est confrontée ?</strong> <br />  D’une part, le paysage sanitaire se modifie, avec le développement des hospitalisations courtes et des prises en charge ambulatoires, mais aussi des maisons de santé pluridisciplinaire. Les parcours de soins évoluent également, puisqu’il faut désormais prendre en charge une population de plus en plus âgée, polypathologique et souffrant d’affections chroniques – alors que la formation des biologistes médicaux est encore fortement centrée sur les pathologies aigües. La technologie, enfin, progresse à grande vitesse. La e-santé, la télémédecine, accélèrent la diffusion de l’information et facilitent les échanges avec l’ensemble des acteurs de la chaîne sanitaire. Il serait d’ailleurs heureux de soutenir le développement de la télébiologie, pour que les biologistes médicaux d’un territoire puissent s’appuyer sur un même système communicant, mais aussi qu’ils disposent d’objets connectés conversationnels pour échanger avec leurs collègues cliniciens voire, à terme, avec les patients. Notre discipline aura également tout à gagner du développement de l’intelligence artificielle, qui nous permettra d’interpréter les résultats plus rapidement, et avec plus de précision. Ce sont autant de changements auprès desquels nous ne pouvons pas passer, et que le dernier Colloque de Biologie Médicale a d’ailleurs abordés de front (voir encadré – NDLR). Il nous faut donc développer une nouvelle culture qui tienne compte de ces mutations.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/23144653-25547360.jpg?v=1529495125" alt="Construire la biologie médicale de demain" title="Construire la biologie médicale de demain" />
     </div>
     <div>
      <strong>Ne faut-il alors pas faire évoluer la formation des jeunes biologistes ?</strong> <br />  Il faut effectivement que la formation initiale et continue des biologistes intègre un important volet numérique, qu’ils soient formés aux nouvelles technologies, aux objets connectés, à l’intelligence artificielle, et qu’ils aient des notions de programmation. Il faudrait également qu’ils apprennent à intégrer l’e-patient expert, respectueux de la médecine fondée sur les preuves, dans leurs organisations et à mieux communiquer avec lui. Au-delà des seuls biologistes, la communauté médicale semble désormais saisir l’intérêt des objets connectés pour faire évoluer les échanges soignant-soigné. En janvier, l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) a par exemple, annoncé la création du « Digital Medical Hub », première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé (voir encadré – NDLR). Ces outils nous permettront incontestablement de nous rapprocher de nos patients à l’hôpital. Mais ce n’est pas suffisant : il faut également que le e-patient expert trouve sa place dans nos facultés, pour qu’il puisse ensuite jouer le rôle central qui est le sien dans les organisations sanitaires.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Mobilisés autour de ces nouveaux enjeux, les biologistes hospitaliers n’en ont pas moins d’autres défis à relever.</strong> <br />  En effet, outre leur activité quotidienne (interprétation des examens, réunions professionnelles, etc.) et leur participation à la mise en place des GHT, les biologistes hospitaliers et hospitalo-universitaires doivent poursuivre leurs travaux dans le cadre de l’accréditation selon la&nbsp;&nbsp;norme NF EN ISO 15189, qui portent essentiellement aujourd’hui sur les examens spécialisés. Il s'agit de la dernière ligne droite, qui promet d'être plus légère :&nbsp;&nbsp;les premières étapes de l'accréditation ont été menées avec succès. Ils doivent également tenir compte de leurs nombreux travaux de recherche, qu'ils publient dans des revues internationales. Arrive de plus désormais le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Sa mise en œuvre est essentielle pour continuer de communiquer avec les cliniciens et les patients. Mais elle sera complexe et demandera du temps et de l’énergie – c’est d’ailleurs là un chantier sur lequel se penche la Société Française d’Informatique de Laboratoire (SFIL). À cela s’ajoute la future stratégie de transformation du système de santé, où les biologistes doivent être forces de proposition pour ne pas se laisser dépasser par les orientations futures.&nbsp; <br />  <strong>&nbsp; <br />  Comment mener tous ces combats de front ?</strong> <br />  Les effectifs au sein des laboratoires de biologie médicale sont ici clairement insuffisants. Il nous faut 10% de biologistes hospitaliers supplémentaires. Il nous faut également plus d’internes, à la fois issus des Facultés de Pharmacie et de Médecine – les jeunes médecins semblent toutefois de moins en moins intéressés par la dimension technique de notre métier. Les professionnels de terrain font leur possible pour être à la hauteur des enjeux. Mais les pouvoirs publics ne peuvent multiplier les exigences sans nous donner les moyens d’y faire face. À nous, organisations professionnelles, de les convaincre des besoins de santé publique en biologie médicale, dont les résultats interprétés sont pris en compte dans près de 70% des diagnostics. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"> <br />  <strong>« Renforcer le lien ville-hôpital », le nouveau rapport de la FHF pour le développement des coopérations entre acteurs</strong> <br />  Présenté le 9 mars dernier et réalisé par le Docteur Jean-Pierre Jardry, médecin généraliste libéral et administrateur de la FHF,&nbsp;le rapport sur le lien ville-hôpital se développe en quatre grands axes : faciliter le lien ville-hôpital, investir pour la ville, territorialiser les enjeux de santé, et organiser la gouvernance ville-hôpital. Il&nbsp;formule 17 recommandations illustrées par des initiatives locales de coopérations réussies. <br />   <br />  Parmi ses propositions les plus innovantes, citons l’identification d’un interlocuteur institutionnel pour simplifier les échanges entre l’hôpital et les professionnels libéraux, l’investissement dans un système d’information commun dans le cadre des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), l’expérimentation d’un financement à la population soignée en fonction d’objectifs de santé publique définis localement, ou encore l’élargissement de la gouvernance des GHT à la médecine de ville. <br />   <br />  <span style="text-align: justify;">À découvrir <a class="link" href="https://www.fhf.fr/Presse-Communication/Espace-presse/Communiques-de-presse/Ville-hopital-des-pistes-pour-renforcer-les-liens" target="_blank">ici</a>.</span> <br />   <br />   <br />  <strong>Le Colloque annuel de Biologie Médicale</strong> <br />  Organisé par la FNSPBHU, la Fédération Hospitalière de France (FHF) et le Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux (SJBM), le Colloque de Biologie Médicale se tient chaque mois de décembre à la Faculté de Pharmacie de Paris.&nbsp; <br />   <br />  Consacrée à « La biologie médicale française dans la nouvelle&nbsp;Europe : quelle place et quel rôle dans le parcours de santé ? », l’édition 2017 a notamment associé le Collège National de Biochimie-Biologie Moléculaire Médicale, la Société Française de Biologie Clinique (SFBC), et les Fédérations internationale (IFCC) et européenne (EFLM) de biochimie clinique et médecine de laboratoire. <br />   <br />  Citons, parmi ses temps forts, des interventions consacrées aux nouveaux défis de la révolution numérique, à la santé connectée, aux articulations entre biologie médicale et cabinet médical&nbsp;du futur, au financement des actes innovants, et à la place du&nbsp;e-patient expert dans l’enseignement en faculté et à l’hôpital. <br />   <br />  <a class="link" href="http://slbc.fr/wp-content/uploads/2018/03/17-12-07-CR-Colloque-de-Biologie-médicale.pdf " target="_blank">Compte-rendu</a> sur le site du Syndicat des Laboratoires de Biologie Clinique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"> <br />  <strong>Le « Digital Medical Hub » (DMH) de l’AP-HP</strong> <br />  Créé à l’hôpital Bichat - Claude Bernard, le DMH s’inscrit dans un projet d’intérêt public : améliorer la qualité des soins par les objets connectés et leurs applications mobiles de santé, dont l’usage et la pertinence seront évalués et validés scientifiquement. Situé au sein du département de&nbsp;Physiologie-Explorations Fonctionnelles de l’établissement, sous le pilotage du Professeur Marie-Pia d’Ortho, cheffe de service, il ambitionne de se positionner comme un centre de&nbsp;référence pour le développement et la validation clinique de ces objets.&nbsp; <br />   <br />  En janvier 2018, le DMH a lancé sa première étude, EOLE-VAL, portée par le Pr Gabriel Thabut, pneumologue. Celle-ci évaluera, sur deux ans, la&nbsp;qualité des objets connectés de santé pour le suivi des patients transplantés pulmonaires à l’hôpital Bichat, ainsi que leur impact sur la pratique des soins et sur la relation professionnels / patients.&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="http://recherche-hupnvs.aphp.fr/digital-medical-hub/ " target="_blank">Plus d’informations</a>. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <em style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Article publié dans le numéro 41 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-41-Mai-2018_a1432.html" target="_blank">&nbsp;ici</a>.</em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Construire-la-biologie-medicale-de-demain_a1533.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Changer de paradigme pour sauver l'hôpital</title>
   <updated>2018-05-24T17:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Changer-de-paradigme-pour-sauver-l-hopital_a1474.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/22465035-25159093.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-24T17:38:00+02:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Devant composer avec un mode de tarification et de gouvernance foncièrement inadapté, les hôpitaux sont au bord de la rupture. Le point avec Bernard Granger, secrétaire du Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDHP), par ailleurs responsable de l’unité fonctionnelle de psychiatrie de l’hôpital Tarnier (Groupe Hospitalier Cochin) et professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22465035-25159093.jpg?v=1527177427" alt="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" title="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>﻿Les fondateurs du MDHP ont récemment porté « l’Appel des 1000 », à travers lequel médecins et cadres de santé s’alarment de la situation des hôpitaux français. Pouvez-vous nous en parler ? <br />  Pr Bernard Granger :</strong> Signé par plus de mille trois cents médecins et cadres de santé exerçant dans toutes les catégories d’hôpitaux, cet Appel(1) dénonce un système de financement qui menace de façon de plus en plus visible la qualité des soins. En cause, la logique commerciale et la politique du chiffre. Ainsi que le soulignent les signataires, la tarification à l’activité (T2A) est devenue « un carcan condamnant l’hôpital au toujours plus d’activité, tandis que l’ONDAM délibérément sous-évalué le condamne au toujours moins de moyens ». La situation n’est plus viable.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>C’est là un message porté par le MDHP depuis sa création.&nbsp;</strong> <br />  Né le 13 mars 2009 à l’initiative de chefs de services de l’AP-HP, vite rejoints par de nombreux collègues de toute la France, le MDHP a, dès le départ, souligné la logique perverse de « l’hôpital-entreprise », à la fois favorisé par la généralisation de la T2A et par la mise en œuvre de la Loi portant réforme de l’Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires (HPST). Notre analyse s’est révélée parfaitement exacte.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22465035-25159126.jpg?v=1527177557" alt="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" title="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>Vos inquiétudes portaient notamment sur le nouveau mode de gouvernance instauré par le Loi HPST. Pourquoi ?</strong> <br />  Nous avions alerté sur les tensions qui ne manqueraient pas de naître entre une administration axée sur les résultats comptables et des soignants attentifs à la dimension éthique de leur métier. Le MDHP a appelé à un rééquilibrage, en laissant ce qui relève du champ médical sous gouvernance médicale. Nous estimions également nécessaire de revenir sur la création des pôles, dont le découpage hétéroclite et le fonctionnement trop hiérarchisé ne permettent plus de dialogue direct entre les services de soins et l’administration. Un constat récemment partagé par Édouard Couty. Dans son rapport concernant le CHU de Grenoble(2), il note que « la communication semble difficile entre le sommet et la base, et vice-versa » et préconise de « modifier profondément le mode de gouvernance ». Ces conclusions peuvent s’appliquer à l’ensemble des hôpitaux publics. <br />  &nbsp;  <div style="padding: 10px 0px; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic;">“Nous, médecins hospitaliers, connaissons bien l’hôpital et sommes en mesure de <strong>mener une réflexion globale sur&nbsp;le fonctionnement du&nbsp;système de santé</strong>”</div>   <br />   <br />  <strong>Le MDHP a donc gagné la bataille des idées.&nbsp;</strong> <br />  Madame Agnès Buzyn semble partager nos critiques sur la T2A, notre analyse sur les défauts du mode de gouvernance actuel, notre inquiétude sur les conséquences pernicieuses des suppressions des postes hospitaliers menée depuis maintenant dix ans sous l’effet de coups de rabot répétés. Mais la ministre n’est pas seule à décider. Les différentes forces en présence ont des intérêts divergents. Nous, médecins hospitaliers, connaissons bien l’hôpital et sommes en mesure de mener une réflexion globale sur le fonctionnement du système de santé. Nous nous appuyons, pour cela, sur notre expérience au plus près du terrain, et sur les enseignements tirés des échecs des dernières réformes. Mais nous avons, face à nous, des technocrates qui ne considèrent le système de santé que sous l’angle de la réduction des dépenses publiques, sans prendre en compte les aspects humains des soins, ni l’adéquation des moyens avec les besoins de nos concitoyens. Ceux-ci ne sont d’ailleurs jamais consultés alors qu’ils sont les premières victimes de cette politique d’austérité budgétaire menée à marche forcée. Peut-être serait-il temps d’ouvrir un débat démocratique sur le système de santé que nous voulons collectivement. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il est pourtant impératif de maîtriser les dépenses publiques.</strong> <br />  Maîtriser ne signifie pas restreindre. Les déficits hospitaliers ne sont pas uniquement dus à une mauvaise gestion, comme certains essaient de le faire croire : les avancées technologiques et le vieillissement de la population pèsent sur les dépenses de santé. On essaie de les contenir en imposant aux hôpitaux une énième cure d’amaigrissement – ce qui ne peut qu’aboutir à la dégradation du service rendu aux patients. Le progrès gratuit n’existe pas. L’hôpital a besoin de bras, d’équipements et de temps pour soigner dignement ceux qui sont frappés par la maladie. Le Royaume-Uni a mené une politique stricte de contention des dépenses de santé : le système de santé y est désormais au bord de la rupture. Ainsi 55 000 interventions médicales programmées ont récemment dû être reportées par manque de lits et d’effectifs. Theresa May vient d’annoncer des moyens supplémentaires pour le National Health Service en raison de cette situation intolérable. Les dépenses de santé ne sont pas des dépenses inutiles. Arrêtons de culpabiliser les médecins, les soignants et les malades ! <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22465035-25159182.jpg?v=1527177883" alt="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" title="Changer de paradigme pour sauver l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      <strong>Un chantier sur la réforme du financement du système de santé a été annoncé début mars. Qu’en pensez-vous ?</strong> <br />  Il a été confié à Jean-Marc Aubert, actuel responsable de la DREES – lequel, rappelons-le, avait participé à la mise en place de la T2A alors qu’il était directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins. Pourquoi ne s’être pas plutôt rapproché des professionnels de terrain, qui ont connu les différents systèmes de financement et en ont directement subi les conséquences ? La T2A a cela d’aberrant qu’elle a été pensée pour inciter les hôpitaux à augmenter leur activité, et donc leurs recettes. Mais face à la multiplication des actes, les tarifs ont été revus à la baisse alors même que les charges des hôpitaux ont continué de croître. Ceux-ci sont condamnés à augmenter sans cesse leur activité tout en supprimant des lits et en réduisant leurs effectifs. Comprenne qui pourra. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Que préconisez-vous ?</strong> <br />  En premier lieu, limiter la T2A aux soins standardisés et programmés, en assurant une stabilité des tarifs, sans déconnection avec les coûts réels. Pour les soins non standardisés et non programmés, adopter d’autres modes de financement, le financement global d’un épisode de soins et surtout une dotation annuelle modulée en fonction de l’activité. Cela redonnerait de la liberté d’action aux équipes médicales et paramédicales, en concertation avec les gestionnaires.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Qu’en est-il des enjeux de gouvernance ?</strong> <br />  Il est impératif d’abandonner les principes du « new public management », source de souffrance éthique, notamment pour le personnel non-médical dont les compétences professionnelles ne sont pas prises en considération. Un chantier a également été annoncé pour définir le nouveau « contrat social » voulu par Agnès Buzyn. Le pilotage en a été confié à Aurélien Rousseau, président directeur général de La Monnaie de Paris, qui n’a aucune expérience du secteur hospitalier. Ne lui faisons pas de procès d’intention. Mais c’est un chantier sensible, qui appelle de profonds changements. Il faut mettre en avant l’autonomie, valeur essentielle pour assurer la qualité des soins et le bien-être au travail. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les pouvoirs publics semblent désormais conscients des défis à relever, puisqu’ils ont lancé une concertation autour de la future stratégie de transformation du système de santé. Quelle est ici votre position ?</strong> <br />  Le Premier ministre a annoncé que « le temps des rafistolages [était] révolu »(3). Pour le moment, l’action gouvernementale donne une impression de déjà-vu, avec le maintien aux manettes d’une technocratie froide obsédée par la réduction des déficits, malgré l’échec de cette politique. Il est dommage que les médecins et les autres soignants, éclatés entre plusieurs organisations syndicales, soient aussi peu audibles, alors que les hauts responsables administratifs constituent un groupe de pression puissant. Certains directeurs d’hôpital partagent nos constats. D’autres sont favorables au maintien des organisations actuelles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il y a donc urgence à sauver l’hôpital public.</strong> <br />  La situation actuelle est explosive. D’autant qu’aux problématiques déjà citées s’ajoutent les conséquences de décisions anciennes, qui voulaient qu’en réduisant le nombre de médecins, les dépenses de santé diminueraient. En réalité, la crise démographique engendrée par ce raisonnement pèse lourd sur la situation actuelle. Le MDHP n’est pas un syndicat et ne cherche pas à défendre les intérêts particuliers des médecins hospitaliers. Il prône un système de santé de qualité et accessible à tous, au sein duquel l’hôpital représente un acteur parmi d’autres, et nous continuerons à agir. <br />  &nbsp; <br />  Suivez le Pr Bernard Granger sur son blog :&nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.dernieresnouvellesdufront.com" target="_blank">www.dernieresnouvellesdufront.com</a>  et son fil Twitter : <a class="link" href="https://twitter.com/grangerbernard" target="_blank">@GrangerBernard</a>  <br />  &nbsp; <br />  <em>1 - Lancé le 16 janvier 2018 dans le journal Libération. <br />  2 - Rendu public le 8 janvier 2018. À consulter sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé. <br />  3 - Discours d’Édouard Philippe lors d’un déplacement à Eaubonne, dans le Val d’Oise, le 13 février 2018.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <em style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Interview réalisée par Joëlle Hayek dans le numéro 41 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-41-Mai-2018_a1432.html" target="_blank">&nbsp;ici</a>.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Changer-de-paradigme-pour-sauver-l-hopital_a1474.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?</title>
   <updated>2018-05-24T12:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Quel-futur-pour-les-hopitaux-et-cliniques-prives_a1473.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/22457356-25154235.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-24T12:31:00+02:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les établissements privés sont au carrefour de transformations qui vont profondément bouleverser le paysage sanitaire. Des mutations dès à présent anticipées par la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP), dont le Président, Lamine Gharbi, nous livre une analyse sentie des enjeux à venir tout en nous dévoilant sa vision de la clinique de demain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22457356-25154235.jpg?v=1527159094" alt="Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?" title="Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>﻿Dans quel contexte s’inscrit l’évolution des organisations sanitaires et quel sera son impact sur le terrain ? <br />  Lamine Gharbi :</strong> Cette évolution est à mettre en regard avec l’arrivée de nombreuses avancées technologiques (intelligence artificielle, génomique, robotique, …), qui modifient la manière-même dont les patients sont pris en charge. La part des actes réalisés en ambulatoire augmentera significativement, y compris pour des interventions complexes comme la chirurgie interventionnelle endoluminale. Déjà, les principes de récupération rapide après chirurgie permettent de réaliser des interventions lourdes, telles que la colectomie, avec des complications moindres. Ce virage ambulatoire et son corollaire, l’hospitalisation de jour, vont impacter l’ensemble des établissements de santé, qu’ils soient MCO, SSR ou de psychiatrie, et bouleverseront l’architecture traditionnelle. L’hôpital et la clinique de demain n’auront assurément pas la même silhouette qu’aujourd’hui !&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Cette mutation va de pair avec le recentrement du système de santé autour du patient.</strong> <br />  Le patient passera en effet de moins en moins de temps dans nos établissements. Mais son parcours, en amont et en aval de son hospitalisation, fera l’objet d’une attention renforcée. Coordination interprofessionnelle, suivi personnalisé des malades, meilleure prise en compte de l’humain, … Les activités, les organisations et les missions des équipes médicales et soignantes seront dès lors directement impactées. La clinique de demain débordera largement de ses murs et sera au cœur d’un réseau territorial d’acteurs de santé, où chacun aura un rôle à jouer dans le suivi du patient et de son parcours. De la même manière, elle améliorera son maillage territorial en intégrant dans son périmètre d’activité des centres de santé ou des maisons de santé pluriprofessionnelles qui répondent à l’ensemble des besoins médicaux, avec la biologie médicale, l’imagerie,… La clinique de demain verra&nbsp;&nbsp;également son rôle social croître : au cœur du parcours de soins, soucieuse de l’impact social et environnemental de son activité, elle sera un acteur reconnu de la vie d’un territoire.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22457356-25154246.jpg?v=1527159204" alt="Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?" title="Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourtant les dynamiques territoriales actuellement à l’œuvre font la part belle aux hôpitaux publics. Où se positionneraient les établissements privés ?</strong> <br />  Répondre pleinement aux besoins en santé de la population impose l’engagement de tous les acteurs. Or cette nécessité est potentiellement menacée par une conception étriquée des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), qui vient entraver la coopération des acteurs de santé. Faire de l’hôpital public l’alpha et l’oméga de l’offre de soins n’est pourtant pas sans risques pour nos concitoyens. Aussi la FHP est-elle très attentive à ce que, dans les territoires, les établissements privés puissent préserver le rôle qui est le leur auprès des patients. Nous souhaitons que soit constituée une offre territoriale qui englobe le secteur public bien sûr, mais aussi le secteur privé et la ville, dans le respect des partenariats (public-privé, privé-privé) et promue, de façon transparente, par les Agences Régionales de Santé (ARS). <br />  &nbsp; <br />  <strong>Il s’agit là d’un premier point de vigilance pour soutenir l’avènement de nouveaux modes organisationnels au bénéfice des patients. Un deuxième point a trait au financement du système de santé.&nbsp;</strong> <br />  Il est en effet impératif de sortir de la politique de baisse perpétuelle des tarifs, qui a désormais atteint sa limite. Ce n’est qu’en redonnant de l’oxygène aux soignants et à nos établissements, et en préservant les moyens de leur ambition quotidienne – bien soigner – que la transformation de l’offre de soins est envisageable. Il est vrai que les dépenses de santé connaissent une croissance exponentielle, à mettre en regard avec le vieillissement des babyboomers et l’augmentation des maladies chroniques. Mais personne n’a semble-t-il pris soin de prévoir cette évolution somme toute naturelle… <br />  &nbsp;  <div style="padding: 10px 0px; text-align: center; font-size: 1.2em; font-style: italic;">“<strong>Pourquoi ne pas rémunérer l’activité médicale en fonction&nbsp;de sa valeur ajoutée,</strong> comme c’est le cas pour les médicaments, plutôt que sur la base des coûts de production constatés ?”</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22457356-25154275.jpg?v=1527159388" alt="Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?" title="Quel futur pour les hôpitaux et cliniques privés ?" />
     </div>
     <div>
      <strong>Que préconisez-vous ?</strong> <br />  Le mode de financement actuel doit évoluer pour encourager le développement des innovations médicales et organisationnelles. Pourquoi ne pas rémunérer l’activité médicale en fonction de sa valeur ajoutée, comme c’est le cas pour les médicaments, plutôt que sur la base des coûts de production constatés ? La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a fait un premier pas avec la création d'un fonds pour l'innovation organisationnelle et tarifaire doté d’une enveloppe de 30 millions d'euros en 2018. C’est une opportunité dont vont se saisir les hôpitaux et cliniques privés pour expérimenter de nouveaux parcours de soins et de nouvelles coopérations. Attention toutefois à ne pas se contenter d’un financement dérogatoire et discrétionnaire de l’innovation. On ne transformera réellement le système qu’en accordant aux expérimentations retenues des financements pérennes et inscrits dans le droit commun. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Mais les freins à l’innovation ne sont pas uniquement financiers. Comment mieux encourager son intégration aux pratiques et aux organisations médicales ?</strong> <br />  Se contenter de financer l’innovation n’est en effet pas suffisant. Il faut également défaire les carcans administratifs et réglementaires qui entravent aujourd’hui les acteurs de santé. Passons d’une politique du contrôle et de la sanction à une approche incitative et bienveillante des innovations de terrain, encourageons les retours d’expériences non punitifs et l’évaluation par les pairs. Plus valorisante pour les acteurs de santé, cette approche favorisera l’amélioration de la qualité médicale et la pertinence des soins. Il serait en outre opportun que le système évolue vers plus de transparence, avec par exemple la publication des indicateurs qualité et des avis des usagers, afin de favoriser une saine émulation et une dynamique vertueuse. L’engagement de l’hospitalisation privée dans les démarches d’amélioration de la qualité des soins est d’ailleurs reconnu : la FHP propose ainsi une augmentation significative du financement à la qualité dans les établissements de santé, puissant levier de motivation des professionnels.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>La Fédération promeut en outre de nombreuses actions en faveur de l’innovation. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  Nous sommes convaincus que l’innovation en santé passe par la coopération avec de nouveaux acteurs, et notamment avec les start-ups. La FHP a donc noué un partenariat avec l’association France eHealthTech, qui regroupe l’ensemble des start-ups de la e-santé, afin d’encourager les échanges autour de concepts innovants. Nous avons également organisé, en 2016, un ‘grand challenge de l’innovation’ pour que des start-ups puissent proposer leurs solutions en direct à nos établissements. Nous favorisons par ailleurs le partage d’expériences grâce à nos Trophées de l’Hospitalisation privée, un rendez-vous annuel très attendu par les hôpitaux et cliniques privés, qui y voient l’occasion de valoriser leurs initiatives innovantes auprès des acteurs de santé et des usagers. Les équipes de la FHP sont, enfin, pleinement mobilisées pour soutenir les établissements privés dans leur participation aux expérimentations, notamment dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018 : conseils juridiques et réglementaires, journées thématiques, … Toute l’action de la FHP vise à accompagner la profession dans les mutations perpétuelles de son activité. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Justement, quels messages portez-vous quant aux évolutions à venir ?</strong> <br />  L’innovation médicale, les révolutions technologiques, et les nouveaux modes de prise en charge ne servent qu’un objectif : mieux soigner. Notre ambition pour le système de santé est d’offrir des soins pertinents de qualité prouvée aux patients, au juste prix, avec des professionnels satisfaits de leur travail et convenablement rémunérés. En ce qui concerne plus particulièrement l’innovation, nous appelons à ce que les différentes mesures en sa faveur se fassent au bénéfice de l’ensemble des acteurs de santé : médecine libérale, hôpitaux publics et privés, paramédicaux, … tous doivent bénéficier d’un encouragement à l’innovation pour faire remonter les pratiques innovantes et pertinentes. Travaillons donc au décloisonnement des acteurs de santé, plutôt que d’organiser le recentrage de l’offre de santé autour de l’hôpital public ! Ce serait contre-productif et à rebours du sens de l’histoire… <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La clinique de demain se construit dès à présent</b></div>
     <div>
       <br />  Qu’elles soient techniques ou organisationnelles, les innovations portées par les cliniques et hôpitaux privés sont légions. La preuve par l’exemple. <br />  &nbsp; <br />  • <strong>À la Clinique Victor Hugo du Mans (ELSAN)</strong>, le Docteur Fabrice Denis, médecin oncologue, a imaginé l’application Web MoovcareTM pour détecter à distance les rechutes du cancer du poumon. Il suffit au malade de renseigner, chaque semaine, son état de santé avec précision à travers 11 symptômes qui peuvent être le signe d’une rechute. Le déclenchement des soins se fait alors non pas par le calendrier, mais en fonction de la symptomatologie clinique. Les tests ont montré que l’application avait détecté 100% des rechutes, contre 80% pour les scanners programmés à date fixe. Les TDM (scanners) existent toujours ; mais ils sont désormais réalisés en fonction de la clinique et non à dates fixes programmées à l’avance. Il s’agit de la première application en cancérologie à avoir passé toutes les étapes d’évaluation clinique pour un dispositif médical, et pouvant aboutir à un remboursement.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  • Inaugurée en 2016, <strong>la Clinique de Domont (Groupe Capio)</strong> est entièrement dédiée à la chirurgie et la médecine ambulatoires. Ce nouveau modèle d’établissement offre des prises en charge plus efficientes et de meilleure qualité, du fait d’une maîtrise des process et des flux rendus possible par des locaux adaptés et un plateau technique de pointe. En cas de nécessité, le repli en hospitalisation conventionnelle est organisé en coopération avec la Clinique Claude Bernard à Ermont, qui appartient également au groupe Capio.&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <em style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Interview réalisée par Joëlle Hayek paru dans le numéro 41 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-41-Mai-2018_a1432.html" target="_blank">&nbsp;ici</a>.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Quel-futur-pour-les-hopitaux-et-cliniques-prives_a1473.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Télécom Santé oeuvre en faveur de l'hôpital du futur</title>
   <updated>2018-05-24T12:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Telecom-Sante-oeuvre-en-faveur-de-l-hopital-du-futur_a1472.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/22457037-25153883.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-24T12:02:00+02:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Spécialisée dans la digitalisation des établissements de santé, la PME bretonne Télécom Santé se mobilise en faveur de l’hôpital de demain. Elle a, pour cela, refondu son offre produits et publiera prochainement un Livre Blanc très attendu. Les explications de Julien Artu, directeur de la communication et du marketing.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22457037-25153883.jpg?v=1527157908" alt="Télécom Santé oeuvre en faveur de l'hôpital du futur" title="Télécom Santé oeuvre en faveur de l'hôpital du futur" />
     </div>
     <div>
      <strong>﻿En quoi consiste, plus concrètement, la restructuration de l’offre Télécom Santé ? <br />  Julien Artu :</strong> Il s’agit de mieux accompagner la construction de l’hôpital digital, en articulant nos solutions autour de trois chaînes visant à optimiser les organisations autour du parcours patient. La chaîne « Chambre connectée » associe par exemple l’outil de gestion et de performance BedManager (disponibilité des chambres, brancardage, bio-nettoyage) à des solutions plus particulièrement destinées aux patients hospitalisés (terminaux et services multimédias MultiScreen et MediaScreen, réseau social MyHospiFriends, …). De la même manière, la chaîne « Patient connecté » combine MyPatientCare, qui accompagne le malade avant, pendant et après son hospitalisation à la fois sur son parcours médical, hôtelier et administratif, avec BedManager et MyHospiFriends. Quant à la chaîne « Parcours connecté », elle s’article à la fois autour de MyPatientCare et d’AmbuTrack, qui permet de tracer la localisation du patient lors d’un parcours ambulatoire. <br />   <br />  <strong>Qu’apporte ce redécoupage pour les établissements de santé ?</strong> <br />  Ils peuvent désormais s’appuyer sur des concepts complets pour fiabiliser les organisations et prestations connexes au volet médical, ce qui n’est pas sans impact sur leur bilan financier. Les bénéfices de la digitalisation sont en effet plus aisément perceptibles lorsque celle-ci s’intègre dans une stratégie globale : amélioration de l’offre hôtelière, optimisation de la régulation des lits et de la gestion des incidents techniques, meilleure anticipation de l’activité et meilleur arbitrage des organisations internes, etc. Autant de champs qui permettent d’obtenir un retour sur investissement rapide, tout en améliorant la satisfaction des patients hospitalisés. Un déploiement par briques est loin d’offrir la même valeur ajoutée, et c’est justement cet enjeu qu’adresse notre offre refondue : faciliter le pilotage de l’activité hospitalière en temps réel, mais aussi offrir des services complémentaires participant à l’attractivité de l’établissement de santé.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22457037-25153908.jpg?v=1527157387" alt="Télécom Santé oeuvre en faveur de l'hôpital du futur" title="Télécom Santé oeuvre en faveur de l'hôpital du futur" />
     </div>
     <div>
      <strong>Cette digitalisation au service de la performance hospitalière fera justement l’objet d’un Livre Blanc. Pouvez-vous nous en parler ?</strong> <br />  Il s’agit, plus concrètement, d’anticiper la manière dont le digital irriguera l’hôpital du futur. Nous nous sommes, pour cela, rapprochés des fédérations hospitalières, mais avons également fait intervenir des directeurs d’établissement et des directeurs fonctionnels, des professionnels de santé, des représentants des usagers, des architectes, des groupes de cliniques privées, des mutuelles, des spécialistes du droit du numérique, etc. Autant d’experts qui se sont penchés sur les mutations à venir, et sur la manière dont le digital pourra aider à les relever. Dévoilé durant la Paris Healthcare Week 2018, ce Livre Blanc n’est donc aucunement un recueil de l’offre Télécom Santé, mais bien une réflexion collective sur la construction de l’hôpital de demain et surtout d’après-demain. <br />   <br />  <em style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Interview publiée dans le numéro 41 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-41-Mai-2018_a1432.html" target="_blank">&nbsp;ici</a>.</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Telecom-Sante-oeuvre-en-faveur-de-l-hopital-du-futur_a1472.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Construire l'hôpital du futur</title>
   <updated>2018-05-24T11:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Construire-l-hopital-du-futur_a1470.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/22456583-25153566.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-05-24T11:38:00+02:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Engagé de juin à décembre 2017 par l’AP-HP et le CHU de Nantes, l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) sur l’hôpital numérique du futur a rencontré un succès international sans précédent et inspiré de nombreux talents. Retour sur une démarche prometteuse avec le Docteur Éric Bord, vice-président du Jury.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22456583-25153566.jpg?v=1527156198" alt="Construire l'hôpital du futur" title="Construire l'hôpital du futur" />
     </div>
     <div>
      <strong>﻿À quels enjeux cet AMI devait-il répondre ? <br />  Docteur Éric Bord :</strong> Celui-ci visait à identifier les innovations technologiques et organisationnelles qui se révèleront indispensables à la réussite des hôpitaux numériques du futur, et qui pourraient donc nous aider, dès aujourd’hui, à concevoir trois projets hospitaliers majeurs : le campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord et le Nouveau Lariboisière de l’AP-HP, ainsi que le projet Île de Nantes du CHU de Nantes. En effet, compte-tenu de l’omniprésence du numérique, il nous a semblé important d’intégrer ces technologies d’emblée, afin de créer un outil de travail qui soit à la fois efficace et efficient, mais aussi source de valeur ajoutée pour les professionnels de santé comme pour les usagers – même s’il est difficile de se projeter quant à l’impact réel de la révolution digitale sur les soins. Nous avons pour cela retenu quatre thématiques : l’expérience des patients, l’expérience des professionnels de santé, l’hôpital intelligent, et l’innovation managériale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quelle méthodologie avez-vous suivi pour la sélection des lauréats ?</strong> <br />  Il a d’abord fallu mobiliser les acteurs susceptibles de développer des innovations dans le monde de la santé. Plus de 300 jeunes entreprises ont été contactées en amont de l’AMI, puis une phase de communication active a été lancée dès l’ouverture de la plateforme de candidature. Une démarche qui a porté ses fruits : 388 candidatures ont été postées par 242 contributeurs ! Les projets retenus ont tous été évalués selon 4 critères : leur valeur ajoutée pour l’hôpital numérique du futur, leur caractère disruptif, leurs conditions de succès et la viabilité de leur modèle économique. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/22456583-25153575.jpg?v=1527156183" alt="Construire l'hôpital du futur" title="Construire l'hôpital du futur" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment les utilisateurs ont-ils été plus particulièrement associés à cette démarche ?</strong> <br />  En ce qui concerne le CHU de Nantes, le personnel a pu découvrir les différents projets et réaliser son propre classement. Composé d’une quinzaine de médecins, soignants, experts du numérique et représentants des usagers, le Jury de l’AMI s’est ensuite réuni pour délibérer et sélectionner les 15 lauréats et 4 coups de cœur, sous la direction du Professeur Rémi Nizard*. La présence des représentants des usagers était d’ailleurs à notre sens indispensable, afin que notre appel s’inscrive dans une vision large, au sein de laquelle chaque catégorie d’utilisateur pourra trouver sa place.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>La remise des prix a eu lieu le 7 décembre dernier. Quelles seront les prochaines étapes ?</strong> <br />  Il s’agit désormais d’aller plus loin, pour que cet appel soit la première étape d’une démarche pérenne d’innovation ouverte. Nos objectifs ? Favoriser l’accélération de projets porteurs d’améliorations concrètes pour les professionnels de santé et les patients, et identifier les formes envisageables de partenariats avec leurs concepteurs – par exemple en explorant de nouveaux modèles économiques. Il n’y a toutefois pas d’enveloppe dédiée à cette démarche, du moins pas au CHU de Nantes. Nous comptons néanmoins réfléchir à ces collaborations éventuelles faire le point sur leur soutenabilité et leur faisabilité, même si aucun calendrier n’a encore été défini. La démarche initiée par l’AMI n’est reste pas moins extrêmement prometteuse. Elle pourrait à mon sens inspirer d’autres projets hospitaliers, d’autant plus si nous parvenons à la mettre à profit pour véritablement accompagner l’avenir de l’hôpital. <br />  &nbsp; <br />  Justement, que recouvre à votre sens cette notion d’hôpital numérique du futur ? <br />  C’est un concept difficile à définir, mais nous pouvons essayer de le décrire en termes de service rendu pour les usagers et les professionnels de santé. L’hôpital numérique du futur devrait offrir des prises en charge personnalisées et en lien étroit avec le parcours de santé des patients – y compris hors de ses murs puisqu’il pourrait, à terme, n’être qu’un lieu de passage ponctuel. Cette personnalisation des prises en charge devrait s’accompagner d’une individualisation poussée des relations soignant/soigné : l’accès en temps réel à des informations de plus en plus exhaustives pourrait être l’occasion de développer de nouvelles approches en lien étroit avec les patients. Il ne faudrait donc pas, à mon sens, compter sur la digitalisation de l’hôpital pour diminuer les ressources médicales et soignantes ; une approche plus durable serait plutôt de la mettre à profit pour transformer les métiers et imaginer de nouvelles organisations. <br />  &nbsp; <br />  Plus d’informations sur <a class="link" href="http://digital-chunantes.aphp.fr" target="_blank">http://digital-chunantes.aphp.fr</a>  <br />  &nbsp; <br />  *Chef du service de Chirurgie orthopédique et traumatologique de l'hôpital Lariboisière, et Président de la Commission Médicale locale des hôpitaux universitaires Saint-Louis, Lariboisière et Fernand-Widal (AP-HP).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trois projets immobiliers</b></div>
     <div>
      • <strong>Le projet Île de Nantes (CHU de Nantes)</strong> <br />  Véritable campus hospitalo-universitaire au cœur de l’agglomération, il devrait regrouper sur un site unique toutes les activités de court séjour, ainsi que les Instituts de recherche, la Faculté de Médecine et le plateau des écoles paramédicales. <br />  - Livraison prévue début 2026.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  • <strong>Le projet Nouveau Lariboisière (AP-HP)</strong> <br />  L’opération de restructuration permettra de regrouper, dans un même bâtiment, toutes les activités d’hospitalisation et médico-techniques. Les parcelles libérées accueilleront des activités aujourd’hui installées à Fernand-Widal, ainsi qu’une plateforme de recherche. <br />  - Fin des travaux prévue en 2024. <br />  &nbsp; <br />  • <strong>Le projet Campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord (AP-HP)</strong> <br />  Il regroupera les hôpitaux Bichat et Beaujon, une université réunissant des activités d’enseignement et de recherche, un site universitaire d’odontologie, plusieurs Instituts de formation en soins infirmiers, ainsi que les activités de recherche des unités mixes Paris-Diderot/Inserm. <br />  - Ouverture de l’hôpital prévue en 2025.&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  <strong>Candidats : les chiffres-clés</strong> <br />  • Profil : 348 contributions reçues, émanant de 242 contributeurs : PME/TPE (60%), grandes entreprises (30%), centres de recherche (4%), écoles/universités (2%), contributions internes (2%). <br />  &nbsp; <br />  • Maturité des projets : 68% de projets non développés ou en cours de développement, 32% de projets développés/commercialisés. <br />  &nbsp; <br />  • Répartition des projets par thématiques : Hôpital intelligent (41%), Expérience professionnels de santé (26%), Expérience patient (26%), Management de l’innovation (7%).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <em style="caret-color: rgb(62, 62, 62); color: rgb(62, 62, 62); font-family: Helvetica, sans-serif; text-align: justify;">Interview publiée dans le numéro 40 d'Hospitalia, magazine à consulter en intégralité<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-40-Fevrier-2018_a1363.html">&nbsp;ici</a>.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Construire-l-hopital-du-futur_a1470.html" />
  </entry>
</feed>
