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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T22:12:29+02:00</updated>
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   <title>#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain</title>
   <updated>2026-04-07T18:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Portrait-Francois-Jaulin-rendre-l-hopital-plus-sur-grace-au-facteur-humain_a4926.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2026-04-07T18:23:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mathématicien, anesthésiste-réanimateur et militant de la sécurité des patients, le Docteur François Jaulin a fait de la compréhension du « facteur humain » le fil rouge de sa carrière. À la croisée des sciences "dures”, de la pratique clinique et des sciences sociales, il a contribué à faire émerger en France une approche systémique de la sécurité des soins, notamment à travers l’association Facteurs Humains en Santé, qu’il a cofondée et présidée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94832007-66415653.jpg?v=1771849601" alt="#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain" title="#Portrait : François Jaulin, rendre l’hôpital plus sûr grâce au facteur humain" />
     </div>
     <div>
      Longtemps, François Jaulin a navigué entre deux univers que tout semblait opposer&nbsp;: celui des mathématiques abstraites et celui du chevet du malade. Après une classe préparatoire scientifique et des études supérieures en sciences fondamentales, il s’engage dans la recherche et l’enseignement des mathématiques, notamment la théorie des jeux et les probabilités à l’université Dauphine.&nbsp;<em>« J’adorais enseigner, j’adorais transmettre. Mais la recherche, très solitaire, m’a aussi amené à me poser de grandes questions sur ma vie »</em>, confie-t-il.&nbsp; <br />   <br />  Ces interrogations le conduisent, presque par hasard, vers la médecine. Une passerelle lui permet d’intégrer directement la troisième année à Paris-VI. Rapidement, il se retrouve au contact des patients, notamment en cardiologie.&nbsp;<em>« Je voulais savoir tout de suite si j’étais capable de tenir le coup, de supporter la souffrance, voir le sang, résister au stress de l’urgence. Et j’ai compris que oui »</em>, raconte-t-il.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La découverte d’un angle mort de la médecine </b></div>
     <div>
      D’abord attiré par la psychiatrie, son orientation bascule lors d’un stage marquant en réanimation. Confronté à l’intensité de la prise en charge vitale, François Jaulin choisit cette spécialité, qu’il complète par l’anesthésie. Il y découvre une médecine concrète, qu’il qualifie volontiers d’<em>« opérationnelle ». « L’anesthésie, c’est une médecine du contact et de l’action&nbsp;: on touche le patient, on injecte les médicaments, on prend des décisions critiques en temps réel. On ne se contente pas de prescrire, on interagit directement avec le corps humain, la vie des personnes, avec des conséquences quasi immédiates »</em>, explique-t-il.&nbsp; <br />   <br />  Mais derrière la passion du métier émerge une inquiétude profonde. Dans les services, il observe des erreurs, des décès évitables, des dysfonctionnements trop souvent attribués à la gravité des cas.&nbsp;<em>« Je me disais&nbsp;: “si c’était ma mère, est-ce que ça se passerait de la même manière ?” Et le fait même de se poser cette question montre qu’il y a un problème »,&nbsp;</em>confie-t-il<em>.</em>&nbsp;L’hôpital lui semble dépendre excessivement des individus, dont la performance peut être très variable dans le temps, selon la fatigue, le stress, la capacité à coopérer.&nbsp;<em>« On nous enseigne la physiologie, la pathologie, la thérapeutique… mais rien sur la façon de dispenser le soin, qui est intimement fonction de la fatigue, des biais cognitifs, de la communication, du travail en équipe »</em>, ajoute l’ancien mathématicien. Peu à peu, il se convainc que la médecine ne peut progresser qu’en intégrant les sciences du fonctionnement humain et organisationnel.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La naissance de Facteurs Humains en Santé </b></div>
     <div>
      En 2017, François Jaulin cofonde&nbsp;<em>Facteurs Humains en Santé</em>. L’objectif&nbsp;: adapter au monde hospitalier les méthodes scientifiques éprouvées dans des secteurs à haut risque comme l’aéronautique, le nucléaire ou le contrôle aérien. L’association réunit des médecins, des infirmiers, des ergonomes, des sociologues, des ingénieurs ou encore des spécialistes de la sécurité industrielle. Pour François Jaulin, cette diversité est une&nbsp;<em>« richesse unique »</em>, qui permet<em>&nbsp;« de regarder les soins et l’organisation des soins autrement. »</em> <br />   <br />  L’association produit des recommandations avec les sociétés savantes comme la SFAR (Société française d’anesthésie et de réanimation) ou la SFMU (Société française de médecine d’urgence), met en œuvre des travaux dans le cadre d’un partenariat avec la Haute Autorité de santé, organise des congrès, anime la chaîne YouTube&nbsp;<em>Les Enfants du Facteur</em>, et diffuse une culture de la sécurité centrée sur l’analyse des systèmes plutôt que sur la culpabilisation individuelle.&nbsp;<em>« Son but est de réduire les événements indésirables évitables en améliorant la communication, le leadership, l’ergonomie et la prise de décision en situation complexe »</em>, résume l’anesthésiste-réanimateur.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Changer la médecine de l’extérieur </b></div>
     <div>
      Pour se consacrer pleinement à ce combat, François Jaulin renonce en 2019 à plusieurs bourses qu’il avait obtenues pour des projets de recherches en biologie computationnelle et analyse transcriptomique.&nbsp;<em>« La question des décès évitables m’habitait profondément. Les autres sujets étaient stimulants intellectuellement, mais ils n’étaient pas autant porteurs d’engagement »</em>, explique-t-il. Il choisit également de ne pas s’installer durablement dans un service hospitalier. Selon lui,&nbsp;<em>« certaines transformations ne peuvent se faire que depuis l’extérieur »</em>, en créant des outils et une culture capable d’irriguer les institutions.&nbsp; <br />   <br />  Dans cette logique, il coordonne avec Régis Fuzier le premier ouvrage collectif dédié aux facteurs humains en santé, écrit avec une soixantaine d’experts du sujet. Il cofonde également en 2019 la&nbsp;<em>Patient Safety Database</em>, une plateforme où les soignants partagent anonymement les incidents et presque-accidents, pour éviter que cela n’arrive à d’autres et pour apprendre collectivement.&nbsp;<em>« C’est un peu comme Waze, mais pour l’hôpital »</em>, sourit-il. Avec&nbsp;<em>SafeTeam Academy</em>&nbsp;qu’il fonde avec Frédéric Martin, il développe un nouveau format de simulation, la vidéo-simulation immersive, pour pouvoir former massivement les soignants aux compétences non techniques essentielles à la sécurité des soins.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De l’hôpital à l’espace </b></div>
     <div>
      Curieux insatiable, François Jaulin se spécialise également en médecine aérospatiale. Il se forme à l’Agence spatiale européenne sur la médecine spatiale, participe à des vols en microgravité et participe au groupe SFAR Espace fondé par Seamus Thierry, dédié à l’anesthésie-réanimation pour les missions spatiales. Cette curiosité pour l’exploration et les environnements extrêmes reflète le même esprit qui l’anime dans la sécurité des soins&nbsp;: comprendre des systèmes complexes pour mieux protéger les personnes exposées aux risques.&nbsp; <br />   <br />  Aujourd’hui, à 40&nbsp;ans, François Jaulin s’apprête à passer le relais à la tête de&nbsp;<em>Facteurs Humains en Santé</em>, avec le souci d’inscrire l’association dans la durée.&nbsp;<em>« L’enjeu est que ce que nous avons construit continue à protéger les patients, indépendamment de ceux qui l’ont initié »</em>, souligne-t-il. Une ambition à l’image de son parcours&nbsp;: collective, exigeante et profondément humaniste, tournée vers une médecine à la fois plus sûre et plus équitable. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Focus : le Centre Hospitalier François Dunan</title>
   <updated>2025-07-15T21:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Focus-le-Centre-Hospitalier-Francois-Dunan_a4497.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88504146-62679399.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-15T14:07:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En poste depuis un peu plus de cinq ans à la direction du centre hospitalier François Dunan de Saint-Pierre-et-Miquelon, Patrick Lambruschini a annoncé qu’il quitterait prochainement ses fonctions. Pour Hospitalia, il revient sur les enjeux spécifiques auxquels est confronté cet établissement unique, situé au cœur de la seule collectivité d’Outre-mer française en Amérique du Nord.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88504146-62679372.jpg?v=1747068195" alt="Focus : le Centre Hospitalier François Dunan" title="Focus : le Centre Hospitalier François Dunan" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous, pour commencer, nous présenter le Centre Hospitalier François Dunan (CHFD) et son implantation sur Saint-Pierre-et-Miquelon ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Patrick Lambruschini&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon&nbsp;compte un peu moins de 6 000 habitants, répartis sur deux îles principales&nbsp;: environ 5 200 à Saint-Pierre et près de 600 à Miquelon-Langlade. Le Centre Hospitalier François Dunan est le seul établissement public de santé du territoire, et il est implanté sur les deux îles. À Miquelon, nous disposons d’un centre médical doté d’une petite officine, d’un médecin généraliste également en charge de la médecine d’urgence, et d’une équipe composée d’ambulanciers, d’aides-soignants et d’infirmiers. Ces derniers assurent également la prise en charge des sept places de SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) de Miquelon-Langlade. La population de la commune pouvant atteindre jusqu’à 1 500 habitants durant la période estivale, nous mettons également en place une infirmerie saisonnière dans le sud de l’île, opérée par nos infirmiers, des infirmiers en pratique avancée (IPA), ainsi que des sapeurs-pompiers du territoire.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelle est la situation à Saint-Pierre ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  C’est là qu’est implanté le site principal du CHFD, dans un bâtiment moderne construit en 2010 et officiellement inauguré en 2014. Si la structure est globalement de bonne facture, certains aspects de sa conception se sont révélés inadaptés aux conditions climatiques particulières de l’archipel, ce qui a donné lieu à un contentieux en cours. Néanmoins, l’ensemble reste récent et fonctionnel. L’établissement, à vocation de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), dispose d’une capacité de 35 lits. Il comprend une maternité labellisée IHAB (Initiative hôpital ami des bébés), un service d’urgences, un SMUR, un SAMU, un laboratoire de biologie médicale et un service d’imagerie – les seuls présents sur le territoire – ainsi qu’un bloc opératoire, un plateau de consultations externes et un service de dialyse.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez ici recours à la télédialyse…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Notre service de dialyse dispose de quatre postes permettant la prise en charge des patients nécessitant un suivi régulier, bien que le centre ne compte pas de néphrologue sur site. Pour répondre à ce besoin, nous nous appuyons sur la télémédecine, via un partenariat solide avec les néphrologues de l’association Écho des Pays de la Loire, basés au Mans. Les séances de dialyses, généralement organisées les lundis, mercredis et vendredis, sont accompagnées à distance par un néphrologue connecté en temps réel, qui suit l’évolution de chaque patient. Mis en place dès 2013, ce dispositif de télédialyse fait partie des premiers projets de télémédecine à avoir été déployés à une telle échelle. Il permet aujourd’hui à plusieurs habitants de l’archipel de bénéficier de leur traitement localement, sans avoir à être transférés au Canada ou en Hexagone. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quelles sont les spécialités médicales présentes au CHFD ?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le CHFD compte dans ses effectifs permanents notamment un chirurgien, un anesthésiste, un radiologue, un biologiste, deux médecins « internistes », un psychiatre, un pédopsychiatre, trois pharmaciens et trois urgentistes. Depuis un an, nous accueillons également deux internes de 4<sup>e</sup>&nbsp;et 5<sup>e</sup>&nbsp;année de médecine générale. Pour les autres spécialités,&nbsp;nous faisons appel à des praticiens extérieurs dans le cadre de missions temporaires. C’est en ce sens que notre plateau de consultations externes joue un rôle central&nbsp;: il accueille chaque année près de 60 missions médicales et chirurgicales, couvrant une vingtaine de spécialités. ORL, OPH, gastro-entérologues, cardiologues… Ces médecins venus de l’Hexagone interviennent sur des périodes d’une à trois semaines, et peuvent revenir plusieurs fois dans l’année, en fonction des besoins de la population.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Combien de consultations de ce type sont réalisées chaque année ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Chaque année, environ 8 000 consultations spécialisées sont réalisées au CHFD. Ce chiffre est rendu possible grâce à des partenariats solides noués avec de nombreux professionnels de santé, cabinets libéraux et établissements hospitaliers de l’Hexagone. Nous collaborons notamment avec le CHU de Rennes pour un large éventail de spécialités, ainsi qu’avec le Centre Eugène Marquis, également à Rennes, pour la prise en charge oncologique. En psychiatrie, nous travaillons étroitement avec le GHU Paris psychiatrie &amp; neurosciences et le centre hospitalier Guillaume Régnier (CHGR) de Rennes. Pour la néphrologie, nous bénéficions de l’expertise de l’association Écho. D’autres partenariats importants incluent l’hôpital Foch (urologie) et le CHU de Besançon, pour la neurologie. C’est avec ce dernier que nous avons mis en place, il y a quelques années, un service de télé-AVC. Ce dispositif, adossé à un plateau technique dédié et bénéficiant de la présence d’un neurologue connecté en temps réel, permet de poser un diagnostic à distance en cas d’AVC, garantissant ainsi une prise en charge rapide et adaptée, malgré l’éloignement géographique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Outre l’activité de MCO et les consultations spécialisées, quels sont les autres champs d’action du CHFD ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Ils sont nombreux, d’autant que le CHFD constitue le seul établissement public de santé sur l’ensemble du territoire. À ce titre, il assure une large palette de missions. Le centre hospitalier gère notamment une Unité de soins longue durée (USLD) de 18 lits, ainsi qu’un EHPAD de 42 lits, répartis entre 17 de long séjour et 25 places d’hébergement permanent. S’y ajoutent un SSIAD de 25 places, deux Centres médico-psychologiques (CMP) l’un pour les adultes et l’autre pour les enfants et adolescents, et une pharmacie d’officine. Cette dernière constitue d’ailleurs l’une des particularités du CHFD&nbsp;: par dérogation au Code de la santé publique, l’établissement est en effet gestionnaire de la principale officine pharmaceutique de l’archipel, une configuration rare en France. <br />   <br />  <strong>Si une urgence ne peut être traitée au CHFD, quels sont les protocoles en place ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  En cas d’urgence vitale ne pouvant être prise en charge sur site, une évacuation sanitaire est organisée vers le Canada. Le transfert est alors effectué par la compagnie aérienne locale, avec systématiquement un médecin et un infirmier à bord pour accompagner le patient. Lorsque cette option n’est pas disponible – en raison de l’indisponibilité d’un avion ou de conditions météorologiques défavorables –, nous pouvons faire appel à une compagnie aérienne privée canadienne, voire à l’hélicoptère de forces armées canadiennes. Le même protocole s’applique aux évacuations en provenance de Miquelon. Si la situation le permet, un transfert maritime est privilégié. Dans le cas contraire, nous pouvons avoir recours à un transporteur aérien privé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il&nbsp;</strong><strong>des échantillons biologiques qui ne peuvent être analysés sur place ?</strong> <br />   <br />  Lors de la crise sanitaire, le CHFD ne disposant alors pas d’automate pour les tests PCR, nous avions temporairement eu recours à un laboratoire privé situé à Halifax, au Canada. Mais cette organisation répondait à un contexte exceptionnel. En temps normal, les analyses que notre laboratoire de biologie médicale ne peut traiter sont acheminées vers des établissements situés principalement à Paris ou à Lyon. À l’inverse, nous recevons depuis la métropole les poches de sang nécessaires aux transfusions, car l’archipel ne dispose pas d’un Établissement français du sang. Cette organisation s’appuie sur un circuit logistique rigoureux, pour garantir la sécurité et la traçabilité des produits sanguins.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez évoqué, plus haut, la mise en place d’outils de télémédecine avancés, comme la télé-AVC ou la télédialyse. En quoi ces nouvelles technologies peuvent-elles, selon vous, continuer à répondre aux enjeux spécifiques des établissements d’Outre-mer ?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />   <br />  Ces outils de télémédecine représentent une réponse concrète au manque de spécialistes sur place, tout en garantissant une prise en charge de qualité pour les patients. Ils sont devenus essentiels pour maintenir un haut niveau de soins dans des territoires isolés comme le nôtre. Mais au-delà de la télémédecine en elle-même, il est impératif d’investir dans des équipements modernes et performants, afin d’offrir un environnement de travail attractif pour les praticiens venant en mission. Prenons en exemple la mise en place du dispositif de télé-AVC&nbsp;: nous avons dû acquérir un scanner de dernière génération et installer une plateforme de télémédecine directement en salle de déchocage. Ce sont des investissements lourds, mais indispensables si l’on souhaite garantir aux habitants une équité d’accès aux soins. Et je crois qu’il faut aller encore plus loin. L’intelligence artificielle représente, à mes yeux, une opportunité majeure pour libérer du temps médical et soignant et améliorer encore la qualité et la rapidité des prises en charge. <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il du financement ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous faisons face aux mêmes contraintes budgétaires que l’ensemble des établissements publics de santé en France. Toutefois, notre situation est encore plus particulière du fait du statut spécifique de Saint-Pierre-et-Miquelon. N’étant rattaché à aucune région, le territoire ne bénéficie pas des enveloppes habituellement allouées aux Agences Régionales de Santé (ARS). Cela rend le montage financier des projets plus complexe, mais ils restent réalisables grâce au recours à l’emprunt lorsque cela s’avère nécessaire.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Face aux enjeux spécifiques de Saint-Pierre-et-Miquelon, et plus largement de l’Outre-mer, il est essentiel de renforcer les partenariats avec d’autres établissements de santé. Le recours aux nouvelles technologies constitue également un levier incontournable pour améliorer l’accès aux soins et garantir une prise en charge de qualité, au plus près des patients. Comme partout en France, nous devons également poursuivre l’évolution vers une médecine plus ambulatoire, en particulier pour la prise en charge gériatrique. Enfin, la prévention doit devenir une priorité stratégique. Mais elle ne peut être pensée de manière uniforme&nbsp;: les messages doivent être adaptés aux réalités locales.&nbsp;On ne parle pas de santé publique de la même manière à Paris, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Futuna ou en Guyane.&nbsp;Pour être efficaces, les actions de prévention doivent s’ancrer dans les spécificités culturelles, sociales et géographiques de chaque territoire. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88504146-62679399.jpg?v=1747068195" alt="Focus : le Centre Hospitalier François Dunan" title="Focus : le Centre Hospitalier François Dunan" />
     </div>
     <div>
      <strong>Patrick Lambruschini,&nbsp;un parcours guidé par la passion des Outre-Mer</strong> <br />   <br />  Directeur général du centre hospitalier François Dunan de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis le 8 janvier 2020, Patrick Lambruschini est un fin connaisseur des territoires ultramarins. Diplômé de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), ce breton originaire du Finistère débute sa carrière comme attaché de direction à la Croix-Rouge française. Il prend en 2002 la direction du centre médico-chirurgical de Kourou, en Guyane, avant d’exercer au centre hospitalier de Cayenne de 2003 à 2006. Il rejoint ensuite le CHU de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, où il restera pendant six ans. De retour en métropole en 2012, il s’investit dans le secteur médico-social en prenant la tête de la Fondation Caisse d’Épargne, devenue aujourd’hui Fondation Partage et Vie, qu’il dirigera de 2014 à 2017.&nbsp; <br />   <br />  Animé par une passion intacte pour les Outre-Mer, Patrick Lambruschini s’envole pour Wallis-et-Futuna où il occupe, pendant trois ans, le poste de directeur adjoint de l’agence de santé du territoire. C’est en janvier 2020 qu’il prend officiellement la direction du CH de Saint-Pierre-et-Miquelon, dans un contexte particulier&nbsp;:&nbsp;<em>« </em><em>L’établissement était sans direction depuis dix mois, et une certification cruciale était à l’horizon »</em>, se souvient-il. Il relève le défi avec détermination.&nbsp;<em>« </em><em>Les établissements ultramarins nous obligent à innover et à nous adapter pour répondre à des réalités locales très diverses »</em>, souligne-t-il. Et de préciser&nbsp;:&nbsp;<em>« À</em>&nbsp;<em>Saint-Pierre-et-Miquelon,</em>&nbsp;<em>nous faisons face à des problématiques bien spécifiques&nbsp;: un</em><em>&nbsp;climat rigoureux, une démographie en recul et un isolement géographique total par rapport au reste du territoire national. Autant d’éléments qui nous différencient d’autres territoires ultramarins, souvent situés en zone tropicale et confrontés à des dynamiques démographiques inverses »</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>François Crémieux, nouveau Directeur Général des Hôpitaux Universitaires de Marseille (AP-HM)</title>
   <updated>2021-06-07T11:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Francois-Cremieux-nouveau-Directeur-General-des-Hopitaux-Universitaires-de-Marseille-AP-HM_a2768.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2021-06-07T11:10:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
François Crémieux a été nommé par décret du 3 juin 2021 Directeur Général des Hôpitaux Universitaires de Marseille. Il succède à Jean-Olivier Arnaud, en poste depuis mai 2017, qui fait valoir ses droits à la retraite après 41 années passées au service de l’hôpital public.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/56927283-42266320.jpg?v=1623058332" alt="François Crémieux, nouveau Directeur Général des Hôpitaux Universitaires de Marseille (AP-HM)" title="François Crémieux, nouveau Directeur Général des Hôpitaux Universitaires de Marseille (AP-HM)" />
     </div>
     <div>
      François Crémieux, âgé de 51 ans,&nbsp;est diplômé d’économie des universités de Paris Dauphine et Lancaster (GB), diplômé en santé publique de la faculté de médecine Paris Bichat et de l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP). <br />   <br />  Ses domaines d’intérêt sont les politiques de santé et l’économie de la santé. <br />   <br />  Il occupait le poste de Directeur Général adjoint de l’AP-HP depuis septembre 2018 et précédemment le poste de directeur des Hôpitaux Universitaires Paris Nord Val-de-Seine HUPNVS AP-HP (2014-2018). <br />   <br />  Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé de 2012 à 2014, responsable de la stratégie nationale de santé. De 2010 à 2012, François Crémieux était directeur du pôle «&nbsp;établissements de santé&nbsp;» de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France auprès de Claude Évin. Entre 2000 et 2010, il a occupé plusieurs postes au sein de l’AP-HP. <br />   <br />  Sa carrière professionnelle a été principalement consacrée au management hospitalier, avec une longue expérience des pays en guerre et des politiques de santé dans les périodes de reconstruction post conflit. Il a également travaillé pour les Nations-Unies et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au début des années 2000. Il est Membre du Comité Stratégique du fonds d’investissement santé de la Banque Publique d’Investissement - BPI. <br />   <br />  François Crémieux a été Président de l’association Paris Sarajevo Europe et de l’ONG Comité d’Aide Médicale. Il a effectué de nombreuses missions internationales pour l’OMS et les ministères des affaires étrangères et de la santé. <br />   <br />  &nbsp;Il est également membre du Comité de rédaction et du Conseil de surveillance de la revue Esprit. <br />   <br />  &nbsp;<em>«&nbsp;L’AP-HM est un des premiers CHU de France comme en témoignent sa place au cœur de l’Offre de Soins en Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur, ses missions d’établissement de référence au-delà de sa seule région et dans certains domaines, son excellence et son leadership de niveau national voir international. Je mettrai tout mon engagement pour mobiliser l’AP-HM autour d’une ambition collective positive de grand CHU Européen&nbsp;»</em>, a-t-il déclaré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Francois-Cremieux-nouveau-Directeur-General-des-Hopitaux-Universitaires-de-Marseille-AP-HM_a2768.html" />
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   <title>François Thuilleur est nommé Président du Conseil d’Administration du Groupe PAREDES et vise la place de n°1 du marché de l’hygiène professionnelle en France</title>
   <updated>2020-10-19T10:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Francois-Thuilleur-est-nomme-President-du-Conseil-d-Administration-du-Groupe-PAREDES-et-vise-la-place-de-n-1-du-marche_a2418.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2020-10-19T10:23:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Conseil d’Administration du Groupe PAREDES a annoncé la nomination de François Thuilleur en qualité de Président du Conseil d’Administration du Groupe, fonction qu’il cumulera avec celle de Directeur Général du Groupe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/50674398-39059237.jpg?v=1602926312" alt="François Thuilleur est nommé Président du Conseil d’Administration du Groupe PAREDES et vise la place de n°1 du marché de l’hygiène professionnelle en France" title="François Thuilleur est nommé Président du Conseil d’Administration du Groupe PAREDES et vise la place de n°1 du marché de l’hygiène professionnelle en France" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Simon Paredes, qui exerçait cette fonction de Président se réjouit de cette nomination : <em>«&nbsp;Je fais le constat aujourd’hui que le plan Défi 2022 que j’ai initié est&nbsp;en très bonne voie de&nbsp;réussite et a permis de redresser l’entreprise. Je tiens à&nbsp;remercier François THUILLEUR et son équipe pour le travail qui a été réalisé. Il est&nbsp;temps maintenant d’entamer une nouvelle page de l’histoire du Groupe en confiant&nbsp;à François THUILLEUR la conduite globale de l’entreprise sur les&nbsp;dix prochaines années, au bénéfice à la fois de ses actionnaires et de ses salariés&nbsp;»</em>.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/50674398-39059238.jpg?v=1602926323" alt="François Thuilleur est nommé Président du Conseil d’Administration du Groupe PAREDES et vise la place de n°1 du marché de l’hygiène professionnelle en France" title="François Thuilleur est nommé Président du Conseil d’Administration du Groupe PAREDES et vise la place de n°1 du marché de l’hygiène professionnelle en France" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div><em>«&nbsp;Je tiens à remercier les actionnaires et les membres du Conseil d’Administration&nbsp;pour leur confiance. Je veux aussi saluer le rôle historique joué par Simon PAREDES&nbsp;qui a décidé en 2017 de conserver l’indépendance du Groupe et m’a fait confiance pour le redresser. Je prends la Présidence du Groupe avec l’ambition d’en faire le&nbsp;numéro 1 de l’hygiène professionnelle en France,&nbsp;dans le courant de la décennie. Je veux aussi que PAREDES soit reconnu comme LA référence absolue du marché en termes de satisfaction clients et satisfaction collaborateurs, tout comme j’attache&nbsp;une grande importance au fait que 100% de nos collaborateurs deviennent&nbsp;actionnaires de l’entreprise. Tous les acteurs du marché qui partagent notre&nbsp;ambition et nos valeurs sont les bienvenus »</em>,&nbsp;déclare François Thuilleur.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Le Conseil d’Administration précise que François Thuilleur était devenu un actionnaire significatif du Groupe PAREDES en juillet 2020 et avait été élu administrateur du Groupe en septembre 2020.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Francois-Thuilleur-est-nomme-President-du-Conseil-d-Administration-du-Groupe-PAREDES-et-vise-la-place-de-n-1-du-marche_a2418.html" />
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   <title>À vos agendas pour les 61èmes Journées de l’Innovation en Biologie</title>
   <updated>2018-09-17T16:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/A-vos-agendas-pour-les-61emes-Journees-de-l-Innovation-en-Biologie_a1581.html</id>
   <category term="Biologie" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/25584821-26790516.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-17T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les JIB font peau neuve. Pour leur 61ème édition, les Journées Internationales de Biologie se transforment et deviennent les Journées de l’Innovation en Biologie. Conçue pour tous les biologistes médicaux, hospitaliers comme libéraux, la première édition sous cette nouvelle appellation se tiendra les 18 et 19 octobre prochains à l’Esplanade Grande Arche – Paris La Défense. Hospitalia a rencontré le Docteur François Blanchecotte, président du comité d’organisation – également à la tête du Syndicat des Biologistes (SDB) libéraux.     <div><b>Hospitalia : Pourquoi ce nouveau nom pour les 61èmes JIB ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/25584821-26790516.jpg?v=1537172984" alt="À vos agendas pour les 61èmes Journées de l’Innovation en Biologie" title="À vos agendas pour les 61èmes Journées de l’Innovation en Biologie" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Docteur François Blanchecotte&nbsp;:</em></strong> Cette nouvelle appellation vient matérialiser une évolution constatée depuis des années&nbsp;: l’innovation est plus que jamais le moteur de la transformation de la biologie médicale et de la place du biologiste au cœur de l’équipe de soins, que ce soit à l’hôpital ou en ville. Ce constat représente d’ailleurs le fil rouge des JIB 2018, consacrées à «&nbsp;la biologie au service du progrès médical&nbsp;»&nbsp;et qui offriront un regard à 360° sur l’innovation en biologie médicale, à la fois sur les champs scientifique, numérique, technologique et organisationnel. Ce sont autant d’évolutions qu’il nous faudra anticiper. Le biologiste de demain sera par exemple de plus en plus amené à travailler avec des examens qui ne sont plus réalisés sous sa gouvernance, car délocalisés au lit du patient ou réalisés par le patient lui-même via un dispositif connecté. Ces changements lui imposent de repenser son métier et de redéfinir sa place dans le système de soins, en lien avec les nouvelles dynamiques à l’œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Lesquelles ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Docteur François Blanchecotte&nbsp;:&nbsp;</em></strong>D’une part, la technologie se regroupe et se concentre au sein de plateaux techniques parfois excentrés, où nous aurons besoin de biologistes médicaux spécialisés. De l’autre, elle se déplace vers le patient avec l’avènement de l’Internet des Objets (IoT), et il sera ici nécessaire de disposer de biologistes médicaux de proximité, qui pourront faire bénéficier les patients de leur expertise tout en faisant le lien avec les équipes de soins primaires au sein des territoires. Cette interdisciplinarité sera d’ailleurs structurante pour la biologie médicale de demain, en ville comme à l’hôpital&nbsp;; il faut que&nbsp;les biologistes médicaux se positionnent dès à présent au sein des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), des Plateformes Territoriales d’Appui (PTA) et des Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), et qu’ils soient forces de proposition quant au rôle qu’ils pourront jouer en matière de fluidification des parcours territoriaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Ce sont là autant de notions qui constitueront le fil rouge des prochaines JIB.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/25584821-26790525.jpg?v=1537172953" alt="À vos agendas pour les 61èmes Journées de l’Innovation en Biologie" title="À vos agendas pour les 61èmes Journées de l’Innovation en Biologie" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>Docteur François Blanchecotte&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’édition 2018 ambitionne en effet de recréer du lien entre les biologistes médicaux et les autres professionnels de santé, tout en redonnant au patient la place qui lui revient en tant qu’acteur de sa propre prise en charge. Il s’agira également de reconnaître le rôle joué par des start-ups qui, sans être forcément spécialisées en biologie médicale, mettent au point un certain nombre d’innovations participant à la reconfiguration des dynamiques sur le terrain. C’est pourquoi nous avons souhaité organiser des tables rondes à plusieurs voix, afin de favoriser les échanges et les débats entre trois mondes de plus en plus amenés à travailler ensemble sans pour autant partager la même culture&nbsp;: de nombreuses interventions organisées lors des JIB accueilleront ainsi un ‘sachant’ professionnel (biologiste médical, chercheur, infirmier, etc.), un patient expert, et une start-up ou une société innovante. Cette diversité nous semble essentielle pour mieux anticiper les évolutions à venir puisque – et c’est le deuxième fil rouge de cette 61<sup>ème</sup> édition – il n’est pas question d’arrêter le progrès technologique, mais bien de l’accompagner afin d’évaluer la pertinence des nouveaux outils et faciliter leur intégration aux pratiques professionnelles. Là aussi, les biologistes médicaux devront rapidement se positionner&nbsp;: leur expertise représente une véritable valeur-ajoutée, qu’il leur faudra mieux valoriser dans le cadre de leur exercice pour être partie prenante des mutations à l’œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hospitalia : Quels seront les temps forts des JIB 2018 ?</b></div>
     <div>
      <strong><em>Docteur François Blanchecotte&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Cette nouvelle édition souhaite faire vivre l’innovation, en mettant en exergue ce qui fait et fera la biologie médicale&nbsp;: quelles sont les innovations techniques et scientifiques en préparation en France et dans le monde, où en est la recherche en biologie médicale&nbsp;? Comment notre métier fera-t-il face au développement des TROD, autotests et de la biologie délocalisée, quels sont les modèles d’organisation pertinents pour les laboratoires hospitaliers et de ville de demain&nbsp;? Comment les biologistes médicaux participent-ils à l’amélioration de la prise en charge des patients, quelle sera leur relation avec les usagers&nbsp;? Quel rôle auront-ils dans le développement de la médecine personnalisée&nbsp;? Ces questions, aussi diverses que spécifiques ou transversales, seront au cœur des différentes conférences et interventions organisées deux jours durant. Rappelons que ce programme scientifique sera adossé à une exposition technique et à une Agora Tech, véritable espace d’échanges et de découvertes où, une fois de plus, les interventions mettront l’innovation technologique au cœur des débats. <br />   <br />  <strong><em>Plus d’informations sur les 61<sup>èmes</sup> JIB <a class="link" href="https://jib-innovation.com" target="_blank">ici</a>.</em></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/A-vos-agendas-pour-les-61emes-Journees-de-l-Innovation-en-Biologie_a1581.html" />
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