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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T05:42:01+02:00</updated>
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   <title>Évolution de la profession infirmière : Pour la FNI, "la France doit se mettre dans la roue de la commission européenne"</title>
   <updated>2024-09-03T18:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Evolution-de-la-profession-infirmiere-Pour-la-FNI-la-France-doit-se-mettre-dans-la-roue-de-la-commission-europeenne_a4217.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2024-09-03T18:05:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La commission européenne a publié le 02 septembre un communiqué de presse. Elle soutient une action dans toute l'Europe pour attirer et retenir les infirmières. Une initiative saluée par la Fédération Nationale des Infirmiers.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/82574035-59213579.jpg?v=1725380998" alt="Évolution de la profession infirmière : Pour la FNI, "la France doit se mettre dans la roue de la commission européenne"" title="Évolution de la profession infirmière : Pour la FNI, "la France doit se mettre dans la roue de la commission européenne"" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>La Commission a signé un accord de contribution avec le Bureau régional de l'OMS pour l'Europe (OMS Europe) pour aider les États membres à retenir les infirmières dans leurs systèmes de santé et à rendre la profession plus attrayante pour les infirmières. <br />   <br />  L'accord, financé à hauteur de 1,3 million d'euros par le programme EU4Health, prévoit des activités dans tous les États membres de l'UE sur une période de 36 mois. <br />   <br />  Stella Kyriakides, commissaire chargée de la santé et de la sécurité alimentaire, a déclaré :&nbsp; <br />  <em>« Les infirmières sont l'épine dorsale de nos systèmes de santé et sont essentielles pour garantir que les patients reçoivent des soins professionnels de haute qualité lorsqu'ils en ont besoin. L'action entreprise aujourd'hui témoigne de notre engagement à résoudre les graves problèmes de personnel de santé auxquels sont confrontés de nombreux États membres et à améliorer la résilience des systèmes de santé dans l'ensemble de l'Union européenne de la santé.&nbsp;Nous sommes ravis de collaborer avec l'OMS Europe dans le cadre de cette importante initiative.&nbsp;Grâce à une étroite coopération avec les États membres, les organisations d'infirmières et les partenaires sociaux, l'initiative sera adaptée aux besoins spécifiques de chaque État membre. <br />  Le financement comprendra la création de plans d'action pour le recrutement, de programmes de mentorat pour attirer une nouvelle génération d'infirmières, l'élaboration d'évaluations de l'impact sur la main-d'œuvre infirmière afin de comprendre les problèmes à l'origine de ces pénuries structurelles, et les stratégies visant à améliorer la santé et le bien-&nbsp;être des infirmières, et la mise en œuvre d'opportunités de formation et d'actions pour&nbsp;s'assurer que le personnel de santé puisse bénéficier de la transformation numérique. »</em> <br />   <br />  La Fédération Nationale des Infirmiers demande instamment au futur gouvernement de&nbsp;s’inscrire dans les velléités de la commission européenne. La profession est dans l’attente d’une Loi infirmière promise en amont de la dissolution. La FNI <em>"continuera à se battre jusqu’à l’obtention de cette Loi&nbsp;qui doit acter des évolutions professionnelles susceptibles de relever les défis (vieillissement de la population et explosion des maladies chroniques) que doit relever notre système de santé"</em>, indique la fédération dans un communiqué.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Daniel GUILLERM, élu président de la FNI</title>
   <updated>2019-01-09T15:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Daniel-GUILLERM-elu-president-de-la-FNI_a1683.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2019-01-09T15:13:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/29583482-28567809.jpg?v=1547044677" alt="Daniel GUILLERM, élu président de la FNI" title="Daniel GUILLERM, élu président de la FNI" />
     </div>
     <div>
      Dans le cadre du congrès de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) qui s’est tenu à Paris du 11 au 13 décembre 2018, conformément aux statuts, l’assemblée générale de la Fédération a procédé au renouvellement du tiers des administrateurs de son conseil fédéral et à l’élection du président. <br />  &nbsp; <br />  Au terme de douze années d’engagement au service de la FNI en tant que président, Philippe TISSERAND, n’a pas souhaité se représenter. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, le nouveau conseil d’administration de la FNI a élu Daniel Guillerm, Président de la fédération. <br />  &nbsp; <br />  Infirmier libéral à Saint Thégonnec dans le Finistère (29), il était jusqu’alors Vice-président délégué de la FNI. <br />   <br />  Voici la composition du nouveau conseil fédéral de la FNI : <br />  &nbsp; <br />  <strong>Président&nbsp;:</strong>&nbsp;Daniel GUILLERM <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vice-président délégué&nbsp;:</strong>&nbsp;Julien MAULDE-ROBERT <br />  <strong>Vice-présidente&nbsp;:&nbsp;</strong>Corinne BOURSEAUD <br />  <strong>&nbsp; <br />  Secrétaire générale&nbsp;:&nbsp;</strong>Pascale LEJEUNE <br />  <strong>Secrétaire général adjoint&nbsp;:&nbsp;</strong>Julien BOEHRINGER <br />  &nbsp; <br />  <strong>Trésorier&nbsp;:</strong>&nbsp;Nicolas SCHINKEL <br />  <strong>Trésorière adjointe&nbsp;:</strong>&nbsp;Nadine ALLARI <br />  &nbsp; <br />  <strong>Administrateurs&nbsp;:</strong> <br />  Jean François BOUSCARAIN - Caroline DEWAS - Marielle DUCASTEL - Régis DUCATEZ - Martine ESTIVALS - Maryse GUILLAUME - Sébastien LALLEMAND - Christophe MINGHETTI - Thierry MUNINI - Anne RAIMBAULT - Patrice THORAVAL <br />  &nbsp; <br />  La nouvelle équipe va désormais s’atteler à la négociation relative à la convention infirmière avec l’assurance maladie et également celle à venir concernant l’accord cadre interprofessionnel en vue du financement des CPTS. <br />  &nbsp; <br />  D’autres chantiers feront également l’objet d’une feuille de route, les réformes en cours laisseront peu de temps à la nouvelle équipe pour entrer dans le vif des sujets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Ma Santé 2022 : la FNI alerte  sur les dangers d’un grave conflit avec les infirmiers libéraux</title>
   <updated>2018-09-19T11:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Ma-Sante-2022-la-FNI-alerte- sur-les-dangers-d-un-grave-conflit-avec-les-infirmiers-liberaux_a1588.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2018-09-19T11:02:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de la Fédération Nationale des Infirmiers.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/25646056-26816465.jpg?v=1537344070" alt="Ma Santé 2022 : la FNI alerte  sur les dangers d’un grave conflit avec les infirmiers libéraux" title="Ma Santé 2022 : la FNI alerte  sur les dangers d’un grave conflit avec les infirmiers libéraux" />
     </div>
     <div>
      Le Président de la République a annoncé les contours de la réforme destinée à transformer le système de santé. L’une des mesures phares consiste à créer et à financer des <strong>assistants médicaux</strong>, notamment infirmiers, au service des médecins libéraux. <br />  &nbsp; <br />  En clair, dans le prolongement du dispositif ASALEE, ce serait une mesure supplémentaire pour <strong>replacer les infirmiers sous la tutelle des médecins libéraux</strong>. <br />  &nbsp; <br />  La Fédération nationale des infirmiers, premier syndicat national représentatif des infirmiers libéraux, réaffirme son opposition à toute <strong>mesure visant à conduire à une régression du rôle des infirmiers et à remettre en cause leur indépendance et leur champ d’activité. </strong> <br />  &nbsp; <br />  La création des infirmiers en pratique avancée ne doit pas servir de prétexte à démanteler plus encore les compétences des infirmiers généralistes pour en faire <strong>des « petites mains » salariées chargées de tenir l’agenda du médecin. </strong> <br />  &nbsp; <br />  Les 120 000 infirmières et infirmiers libéraux, grâce à leur implantation au cœur des territoires et leur mode d’exercice au domicile des patients sont la pierre angulaire de l’organisation territoriale des soins. Ils réalisent 780 millions d’actes par an pour plus de 11 millions de bénéficiaires. Ils assument une large part de soins non programmés et prennent en charge les sorties d’hospitalisation sans file d’attente. <br />  &nbsp; <br />  C’est <strong>un maillon essentiel qui est grossièrement oublié dans la réforme</strong>. Ce constat tombe au moment où nos négociations conventionnelles avec l’Assurance Maladie sont au point mort, témoignant d’<strong>un réel mépris pour la profession. </strong> <br />  &nbsp; <br />  La FNI, qui a alerté les parlementaires de la situation, appelle le Président de la République à compléter la réforme et à donner de toute urgence des gages aux infirmières et infirmiers libéraux. <strong>Les IDEL, acteurs essentiels du virage ambulatoire, n’acceptent pas d’être la cinquième roue du carrosse de la réforme.</strong> <br />   <br />  Autant de revendications oubliées et chaque jour qui passe rapprochent le Chef de l’Etat de l’<strong>ouverture d’un grave conflit avec la profession. </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Stratégie de transformation du système de santé : un mauvais remake des politiques de santé précédentes ?</title>
   <updated>2018-02-14T10:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Strategie-de-transformation-du-systeme-de-sante-un-mauvais-remake-des-politiques-de-sante-precedentes_a1365.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2018-02-14T10:47:00+01:00</published>
   <author><name>Admin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Premier Ministre et la Ministre de la Santé ont présenté, ce mardi 13 février 2018, leur stratégie de transformation du système de santé. Si la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) prend acte de l'annonce d'une phase de concertation étalée de mars à mai 2018, à y regarder de près, la Fédération constate que le Gouvernement a mis le cap sur une nouvelle réforme des soins de ville là où l'on s'attendait à une réforme de l'hôpital public. Cette situation n'est pas sans précédent. La FNI se souvient des réformes Bachelot et Touraine. Celle de 2018 sera-t-elle un remake des deux précédentes ? La FNI le redoute d'autant plus que plusieurs indices témoignent d'une volonté profonde de remettre en cause le modèle libéral qui assombrit les bonnes idées de transformation portées par ailleurs par le Gouvernement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/20174585-23760681.jpg?v=1518601581" alt="Stratégie de transformation du système de santé : un mauvais remake des politiques de santé précédentes ?" title="Stratégie de transformation du système de santé : un mauvais remake des politiques de santé précédentes ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Parmi les mesures susceptibles de porter atteinte à l’exercice libéral, <strong>la FNI s’élève contre la remise en cause du mode de rémunération à l’acte</strong>, qui serait plafonné à 50&nbsp;%. Il s’agit d’un changement inédit alors <strong>qu’aucune étude n’est venue démontrer l’inefficacité de la rémunération à l’acte.</strong> <strong>Cette annonce est faite alors même que des négociations conventionnelles sont en cours pour les infirmières libérales.</strong> Celles-ci ont précisément pour objet de redéfinir de nouvelles cotations et d’introduire de nouveaux actes dans la Nomenclature Générale des Actes Professionnels afin d’accompagner les évolutions des pratiques. En outre, <strong>la FNI, est opposée à l’introduction d’une rémunération à l’épisode de soins dont la gestion serait confiée aux établissements</strong>, et qui de surcroît ouvrirait la porte à <strong>une captation d’une partie du marché des soins infirmiers par des prestataires de soins</strong> faisant appel à des infirmiers salariés. <br />  &nbsp; <br />  D’autre part, la FNI s’inquiète de la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre avant l’été des mesures de régulation de l’ONDAM de ville. La FNI estime qu’il s’agit d’un revirement de politique vers un maitrise comptable après l’annonce d’un desserrement de l’ONDAM à +2,3&nbsp;% sur l’ensemble du quinquennat. Le Gouvernement, qui investira très peu sur cette réforme, de l’ordre de 100&nbsp;millions d’euros par an, va-t-il en plus retirer aux soins de ville les marges de manœuvre dont ils ont besoin pour organiser le maintien à domicile et financer la prise en charge coordonnée&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Enfin, les IDEL, qui sont de loin les professionnels de santé libéraux les mieux organisés et structurés collectivement pour assurer la prise en charge continue des patients complexes, ne comprennent pas l’acharnement du Gouvernement à pousser tous les professionnels libéraux vers des CPTS ou des MSP. Le Gouvernement voudrait donner le sentiment qu’il entend créer les conditions d’un encadrement du libéral, qu’il ne s’y prendrait pas mieux&nbsp;! <br />  &nbsp; <br />  Au total, la FNI constate que les annonces faites aujourd’hui vont à rebours des signes d’ouverture et de confiance manifestés ces derniers mois et redoute que ce Gouvernement, ne réplique les erreurs du passé en n’osant toujours pas réformer l’hôpital pour investir franchement sur les soins de ville. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Contact :&nbsp;Fédération Nationale des Infirmiers&nbsp;: 01 47 42 94 13</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Protocoles de coopération : la FNI en appelle à « un peu d’intelligence » pour se poser « les bonnes questions »</title>
   <updated>2016-03-14T12:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Protocoles-de-cooperation-la-FNI-en-appelle-a-un-peu-d-intelligence-pour-se-poser-les-bonnes-questions_a796.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/9095270-14468110.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-14T12:10:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Haute autorité de santé (HAS), confrontée à l’échec des protocoles de coopération, propose de faire évoluer le décret d’actes infirmiers vers un décret de compétences dont certaines seraient placées sous la responsabilité médicale. La Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) réagit : « Comme rien n’empêche aujourd’hui ces coopérations dans le cadre légal qui est celui du décret de compétences des infirmières, il y a tout lieu d’y voir une volonté évidente de faciliter la déqualification et le transfert d’actes vers les aides-soignantes comme nombre de demandes de protocoles art 51 l’ont suggéré sans pouvoir encore y parvenir ». Communiqué.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/9095270-14468110.jpg?v=1457953807" alt="Protocoles de coopération : la FNI en appelle à « un peu d’intelligence » pour se poser « les bonnes questions »" title="Protocoles de coopération : la FNI en appelle à « un peu d’intelligence » pour se poser « les bonnes questions »" />
     </div>
     <div>
      Que les protocoles de coopération n’aient pas suscité l’enthousiasme, ce n’est pas une surprise&nbsp;! La FNI avait dès l’origine dénoncé cet article 51 de la loi Bachelot, réduisant les infirmiers à une position de tâcherons. Mais dans son rapport d’activité 2014 sur les protocoles de coopération article 51 rendu public il y a quelques jours sur le site de la HAS, celle-ci doit bien faire le constat d’un bilan «&nbsp;<em>mitigé</em>&nbsp;» ne pouvant que constater <em>«&nbsp;</em><em>qu’ils ont du mal à s’implanter dans le paysage sanitaire.</em>&nbsp;» <br />  &nbsp; <br />  Pour être clair, «&nbsp;<em>Seul le protocole ASALEE a eu un avis de financement du collège des financeurs&nbsp;</em>», établit la HAS. Un comble sur le plan financier quand on sait que justement sa pertinence médico-économique n’est pas démontrée. En effet, selon Dominique POLTON, conseillère du DG de l’UNAM, «&nbsp;<em>étendu à tous les diabétiques éligibles, ASALEE à lui seul engendrerait un surcout estimé par l’assurance maladie à 800 millions d’euros à l’heure où le premier ministre nous demande 11 milliards d’économie sur la santé</em>&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Ces protocoles échouent dans leur mission même puisque, de l’aveu de la HAS, «&nbsp;<em>Des contacts directs avec le terrain nous indiquent d’une part que des protocoles de dérogation sont présentés pour légaliser des actes dérogatoires déjà pratiqués et d’autre part, que des équipes pratiquent les actes dérogatoires autorisés officiellement mais sans pour autant déclarer des adhésions aux ARS vu la lourdeur de la procédure.&nbsp;»</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment favoriser les coopérations interprofessionnelles dans ces conditions ? </b></div>
     <div>
      La HAS considère que «&nbsp;<em>l</em><em>e projet de loi de santé apporte une réponse partielle, en intégrant, à l’article 30, la notion d’exercice en pratique avancée (en cancérologie tel qu’annoncé dans le plan cancer III). Par contre, il ne permet pas, conformément à la feuille de route de la stratégie nationale de santé, de faire évoluer le cadre juridique des protocoles, défini par l’article 51 de la loi HPST, en réorientant le dispositif au profit de protocoles nationaux fondés sur des cahiers des charges</em>.&nbsp;» <br />   <br />  Finalement la proposition qui retient l’attention de la HAS en conclusion de son rapport ne finit pas d’étonner la FNI, tellement elle s’apparente à un nouveau miroir aux alouettes que seraient les IDEL. «&nbsp;<em>Concernant l’acquisition de nouvelles techniques, non prévues au décret d’actes, par les infirmières, c’est l’évolution vers un décret de compétences, permettant d’autoriser certaines de ces pratiques, sous certaines conditions, et sous la responsabilité médicale, sans passer par un dispositif article 51, qui permettrait d’y répondre</em>.&nbsp;» <br />  &nbsp; <br />  Autrement dit, une nouvelle tentative déguisée, puisque l’art 51 n’a pas fonctionné, de contourner le code de la santé publique qui confère à notre profession un monopole sur les actes infirmiers. <br />  Du reste, cela soulève de vraies questions. On se demande bien quelles sont précisément ces nouvelles techniques qui ne constitueraient pas des pratiques déjà inscrites au décret d’actes. <br />  Qu’est-ce qui justifierait cette énième tentative d’abandonner le décret en conseil d’état qui protège les actes infirmiers ? A qui profiterait le crime&nbsp;? Aux aides-soignantes&nbsp;? Aux médecins&nbsp;? La FNI rappelle qu’elle s’est opposée en 2015 à un projet sous cape piloté par la HAS en Franche-Comté et qui consistait à transférer des actes infirmiers la nuit aux aides-soignantes des SSIAD. <br />  &nbsp; <br />  Pourquoi ne pas inscrire tout simplement ces «&nbsp;<em>nouvelles techniques</em>&nbsp;» au décret d’actes&nbsp;? Comme pour tous les actes médicaux délégués qu’il englobe, il est tout à fait possible d’y assortir des conditions. <br />  &nbsp; <br />  Pour preuve qu’il n’est nul besoin de casser l’existant, tout le travail accompli par les infirmiers sapeurs- pompiers qui réalisent des actes sur protocole dans le cadre actuel du décret de compétences et sans aucune difficulté. Certains d’entre eux utilisent entre 10 et 20 protocoles élaborés avec les médecins chefs du Samu leur permettant de procéder notamment à des adaptations de doses de traitement mais aussi de délivrer un antalgique de palier 1, 2 ou 3 ou encore de réaliser des ECG. La seule chose qu’il convient de modifier pour cela en ambulatoire est la nomenclature générale des actes. <br />  &nbsp; <br />  Quelle cohérence y a-t-il à passer d’un décret d’actes comme le qualifie la HAS à un décret de compétences, pour au final inscrire à ce dernier <strong>des pratiques qui seraient placées sous la responsabilité médicale</strong>&nbsp;? Il ne peut y avoir d’intérêt que dans un exercice salarié où l’infirmière est l’assistante du médecin. Les besoins de demain ne sont-ils pas à domicile,&nbsp;précisément là où il est important que les infirmiers libéraux exercent dans le cadre de leur rôle délégué en pleine responsabilité de leurs actes&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  La FNI est convaincue de soulever là un vrai lièvre. Elle voit dans cette proposition d’évolution une nouvelle tentative de déstabilisation d’un exercice libéral infirmier dont la productivité n’est plus à démontrer. Cette fausse bonne idée de la HAS pour sauver ses meubles, pourrait conduire à une régression de la profession d’infirmier qui se verrait de fait replacée sous la responsabilité médicale. <br />  La FNI rappelle qu’elle a réussi à faire reculer Roseline Bachelot dans sa volonté de déqualifier le décret infirmier lors de la préparation de la loi HPST. Elle propose quelque chose que paradoxalement, personne ne semble vouloir entendre, c’est-à-dire exploiter tout l’éventail des compétences des infirmières à législation constante, notamment l’étendue du rôle propre et leur possibilité d’adapter des doses médicamenteuses sur protocole médical. Osons mobiliser un peu plus d’intelligence. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Et si les besoins pour les infirmiers en matière d’acquisition de nouvelles pratiques sont tels qu’il faille remettre en question les fondements de notre métier et sa définition même, la FNI renouvelle sa proposition de définir notre profession dans le code de la santé publique, non plus comme une profession d’auxiliaire médicale, mais comme une profession médicale à compétences décrites, à l’instar des sages-femmes.</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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