<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hospitalia.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.hospitalia.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.hospitalia.fr/</id>
 <updated>2026-05-17T14:06:19+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8628488</geo:lat>
  <geo:long>2.3411245</geo:long>
  <icon>https://www.hospitalia.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Unicancer et Dr Data s’allient pour une recherche participative et transparente</title>
   <updated>2025-05-26T09:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Unicancer-et-Dr-Data-s-allient-pour-une-recherche-participative-et-transparente_a4512.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88505397-62680131.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-26T09:16:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’usage secondaire des données de santé soulève des enjeux majeurs en matière d’éthique et de transparence, notamment en ce qui concerne l’information des patients. Pour y répondre, Unicancer et Dr Data ont noué un partenariat inédit, qui préfigure les standards européens à venir en matière de recherche en santé. Le point avec Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer, et Nesrine Benyahia, présidente de Dr Data.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88505397-62680131.jpg?v=1747072400" alt="Unicancer et Dr Data s’allient pour une recherche participative et transparente" title="Unicancer et Dr Data s’allient pour une recherche participative et transparente" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quels sont, selon vous, les principaux enjeux liés à l’usage des données de santé ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Sophie Beaupère&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous identifions quatre enjeux majeurs. Le premier est la conformité réglementaire, notamment au RGPD, qui impose une information claire, loyale et accessible pour permettre aux patients de comprendre l’usage de leurs données. Le deuxième enjeu est la relation de confiance avec les patients, indispensable pour les inciter à participer activement au recueil de données en vie réelle. Troisièmement, il s’agit de fédérer les acteurs de santé autour d’une dynamique collaborative, essentielle pour enrichir les entrepôts de données. Enfin, un cadre de gouvernance clair est indispensable, notamment pour les projets s’inscrivant dans une logique fédérée. <br />   <br />  <strong><em>Nesrine Benyahia&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous partageons pleinement cette vision&nbsp;: la recherche peut et doit concilier innovation et respect des droits des patients. En tant que tiers de confiance, DrData accompagne depuis plusieurs années l’évolution du secteur. Le partenariat avec Unicancer démontre qu’il est possible d’informer chaque patient de manière individuelle et transparente, à grande échelle, et de poser ainsi les bases d’une recherche véritablement participative. <br />   <br />  <strong>Justement, pourriez-vous nous en dire plus sur ce partenariat ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Sophie Beaupère&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Avec 18 centres de lutte contre le cancer et 2 établissements associés, Unicancer porte des projets de recherche impliquant des dizaines de milliers de patients, pour garantir la fiabilité des algorithmes. Il nous fallait une solution sécurisée, conforme et mutualisable pour informer chaque patient de l’usage secondaire de ses données. Grâce à DrData, nous avons co-construit un dispositif industrialisé, alliant rigueur éthique, innovation et efficacité opérationnelle, déployé dans l’ensemble de nos centres. <br />   <br />  <strong><em>Nesrine Benyahia&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le défi était de taille&nbsp;: adapter une solution standardisée à des réalités variées et la déployer rapidement à l’échelle nationale. Avec notre registre distribué et la traçabilité fournie, ce sont 15 000 patients qui ont été informés individuellement avec plus de 20 centres, dès le premier trimestre 2025 – une première en France. Grâce à l’accompagnement d’Unicancer et l’implication des établissements, le taux de refus est resté inférieur à 1&nbsp;%. Cela montre bien qu’une information claire et bien relayée favorise l’adhésion des patients aux nécessités de la recherche en santé.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ce projet anticipe les évolutions européennes à venir. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Nesrine Benyahia&nbsp;:</em></strong>&nbsp;L’Espace européen des données de santé (EEDS) impose une information transparente et loyale des citoyens. Notre technologie répond déjà à ces exigences, ce qui est encore rarement le cas des producteurs de données. Avec l’essor des essais cliniques décentralisés, cette exigence s’intensifiera notamment avec le e-consentement. L’éthique est devenue un prérequis indispensable, ce qui nous démarque positivement en tant qu’européens. <br />   <br />  <strong><em>Sophie Beaupère&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Unicancer, premier promoteur académique européen en oncologie, se prépare activement à ces évolutions. Ce projet s’inscrit dans une logique anticipatrice, avec une solution robuste et reproductible. La donnée transforme les organisations en santé, et ces évolutions doivent être pensées collectivement. Nous avons donc intégré cette démarche à tous les niveaux, dans une vision fédératrice et stratégique. C’est ce qui, selon moi, a fait la réussite du projet. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.drdata.io" target="_blank">site de Dr Data</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Unicancer-et-Dr-Data-s-allient-pour-une-recherche-participative-et-transparente_a4512.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »</title>
   <updated>2024-03-27T14:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-IA-a-change-beaucoup-de-choses-et-notamment-ce-que-nous-pensions-possible_a4041.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/78502232-56968394.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-27T14:18:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Né à Montpellier, le centre de recherche ERIOS, pour Espace de recherche et d’intégration des outils numériques en santé, est une structure unique en France. Mettant les principes du co-design au cœur de ses travaux, ERIOS, qui s’est donné pour mission de faciliter le quotidien des soignants, développe et évalue des applications novatrices pour adresser des processus complexes, mobilisant notamment les dernières avancées de l’intelligence artificielle. Nous avons rencontré son directeur médical, le Docteur David Morquin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78502232-56968394.jpg?v=1708534285" alt="« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »" title="« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l’informatique de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr David Morquin&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Tout a commencé en 2012, alors que j’étais un jeune praticien hospitalier en maladies infectieuses et tropicales à Montpellier. Le CHU était en train d’implémenter son dossier patient informatisé (DPI) et, à la demande du chef de service de l’époque qui avait noté mon intérêt pour le sujet, j’ai été amené à travailler sur la transformation des pratiques en lien avec les technologies numériques. Un an plus tard, à l’incitation de la direction générale de l’établissement, j’ai pris la présidence de la Délégation à l’usage du numérique du CHU de Montpellier, une structure qui venait d’être créée pour accompagner le changement auprès de la communauté médico-soignante.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous avez néanmoins souhaité aller plus loin…</strong> <br />   <br />  En effet, pour mieux me positionner dans cette fonction, je me suis tourné vers l’Université de Montpellier pour travailler, de manière objective, sur l’évaluation des systèmes d’information hospitaliers. J’ai alors passé un doctorat en sciences de gestion des systèmes d’information, en me spécialisant, naturellement, sur les applications de santé, et en particulier le DPI. Mes travaux de thèse portaient d’ailleurs sur l’amélioration de ses usages à l’hôpital. Nous étions alors en 2019. Cette même année, j’ai déposé le projet ERIOS, pour Espace de recherche et d’intégration des outils numériques en santé. Puis est arrivée la pandémie Covid qui m’a poussé, à reprendre à plein temps mon activité d’infectiologie clinique. En 2022, ERIOS#1, centré sur les composants du dossier patient informatisé, a enfin obtenu les financements nécessaires et pu voir le jour, dans le cadre d’un consortium opéré par le CHU et l’Université de Montpellier, ainsi qu’un éditeur industriel (Dedalus). C’est le premier volet du centre ERIOS qui, lui, est totalement indépendant et appartient au CHU de Montpellier. La démarche continue d’ailleurs d’évoluer pour tenir compte des avancées majeures survenues sur le champ de l’intelligence artificielle, et notamment l’IA générative permettant le traitement des notes médicales, sur laquelle nous nous sommes fortement orientés avec le projet ERIOS# IA. <br />   <br />  <strong>Avant d’évoquer ces travaux plus en détail, pourriez-vous nous livrer votre vision de la transformation numérique aujourd’hui à l’œuvre dans les établissements de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce virage, amorcé depuis 30 ans, est à mon sens désormais largement acquis&nbsp;: vu la masse de données, chaque jour plus importante, produite par les établissements de santé, le passage d’un support papier à un support informatique est devenu une nécessité pour pouvoir traiter rapidement ces informations. Les activités de soins dépendent désormais totalement de l’outil informatique, qui garantit que la bonne information sera accessible au bon moment, par la bonne personne et au bon endroit. Ce point est acté et validé. Mais il y a encore de réelles attentes sur la manière dont le numérique peut être facilitant au quotidien, par exemple en appuyant des processus métiers complexes, en facilitant la visualisation d’information pour offrir une compréhension partagée de situations cliniques complexes, ou la détection d’anomalies – sur le modèle de ce qui est déjà mis en œuvre dans d’autres secteurs d’activité. L’informatique hospitalière est aujourd’hui à un tournant de son histoire et, pour relever ce défi des usages, il faudra, probablement réécrire la quasi-totalité des composants existants actuellement sur le marché. <br />   <br />  <strong>Qu’entendez-vous par là&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Historiquement, l’informatique hospitalière s’est construite selon une approche modulaire, c’est-à-dire en associant différentes briques techniques, couvrant chacune un domaine fonctionnel précis (serveur de résultats, d’imagerie, module de rendez-vous, plan de soins...). Cet amoncellement de strates et de couches autour d’un noyau parfois développé il y a 30 ans, ne répond plus aux attentes actuelles. Aujourd’hui, il est surtout demandé à l’outil numérique de venir en appui des soignants pour diminuer leur charge cognitive, en apportant une aide à la saisie des données, à l’exploitation de l’information ou à la réingénierie des process métiers. La technologie est donc désormais perçue sous le prisme des usages, car la très large majorité des supports d’information associés au patient est justement dématérialisée – même s’il subsiste quelques zones d’ombres, par exemple pour les pancartes de réanimation ou certains volets du circuit de transfusion. Cela dit, au-delà de cette nécessaire réactualisation de l’architecture des bases DPI, il faudrait aussi, à mon sens, sortir de la logique industrielle propriétaire, qui est d’ailleurs déjà bousculée par l’arrivée de l’IA.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78502232-56968395.jpg?v=1708534196" alt="« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »" title="« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourriez-vous développer ce point&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il ne s’agit plus d’acheter un produit que l’on va installer et paramétrer, mais des services qui vont répondre à des exigences fonctionnelles, par exemple en termes de monitoring des usages. Ce virage a été amorcé par les technologies Web, mais c’est l’IA qui a véritablement changé la donne. La dompter n’est pas évident pour les éditeurs, car son modèle économique est complexe. Elle ouvre toutefois des perspectives enthousiasmantes pour les pratiques quotidiennes. Je pense notamment ici à&nbsp;l’IA conversationnelle, qui facilite considérablement la navigation dans les dossiers patients et permet de choisir les modalités de visualisation de l’information. C’est&nbsp;une réelle révolution. <br />   <br />  <strong>Justement, ce sont des champs sur lesquels ERIOS travaille. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous nous intéressons à trois thématiques principales. D’abord, la représentation partagée des informations complexes, ce qui nous mène donc à travailler sur les modalités de visualisation des données. Nous développons notamment ici des tableaux de bord métiers, et réfléchissons à la manière dont l’information peut être représentée afin que les professionnels perçoivent rapidement les corrélations, et les éventuels éléments manquants, pour mieux anticiper les actions à venir. Ensuite, l’aide à la saisie en situation de soins complexe. La reconnaissance des conversations par l’IA conversationnelle est une brique particulièrement prometteuse, tout comme l’utilisation de boîtiers permettant de saisir l’information en mode délocalisé. Nous cherchons en fait ici à simplifier la tâche des professionnels de santé en multipliant les modes d’acquisition de l’information, y compris dans un format non textuel – c’est par exemple le cas de la narration graphique. Enfin, nous travaillons sur la réingénierie des processus complexes, en particulier ceux caractérisés par une forte interdépendance séquentielle dans l’organisation des parcours. <br />   <br />  <strong>Par exemple&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Le premier cas d’usage auquel nous nous sommes intéressés est le parcours du patient hospitalisé sous contrainte en psychiatrie, qui mobilise de très nombreux acteurs, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement de santé. Il s’articule en outre autour de multiples étapes dont le séquençage est très cadré, avec des délais à respecter pour l’articulation des différents cycles. Le contrôle juridictionnel du placement à l’isolement psychiatrique, qui relève de l’article 17 de la loi du 22 janvier 2022, est en effet très contraignant sur les modalités de traçabilité des évaluations, les modes de transmission des informations et leur temporalité. Nous avons donc réfléchi à la manière dont nous pourrions éviter qu’un maillon de cette chaîne complexe ne se grippe, ou qu’il y ait une incompréhension par l’un de ses acteurs sur la prochaine action requise. Plus de 200 personnes ont travaillé sur la construction de la maquette, en partant de l’observation des pratiques sur le terrain. <br />   <br />  <strong>C’est là la grande force d’ERIOS.</strong> <br />   <br />  Nous appliquons&nbsp;en effet&nbsp;la méthode du co-design centré sur une problématique, qui impose d’impliquer les utilisateurs dans toutes les étapes de sa résolution.&nbsp;Nous avons la chance de réunir dans notre équipe, en plus des experts des technologies informatiques, des experts sur la donnée de santé, en gestion des systèmes d’information, mais aussi en design, en linguistique, en traitement automatisé du langage. La première phase consiste à observer le terrain, analyser les comportements et modéliser les processus, pour identifier le champ des possibles – qui est souvent très large. Ensuite, nous réfléchissons, avec notre partenaire éditeur, à la conception de la solution la plus adaptée, en recherchant autant que possible l’universalité. Par exemple, pour nos travaux sur l’isolement psychiatrique, des étudiants en droit ont mené une étude comparative de la législation dans plusieurs pays européens pour justement évaluer cette dimension universelle. Une fois les grandes lignes du projet arrêtées, nous entrons dans ce que je nommerai «&nbsp;le monde obscur&nbsp;», celui du code et du développement informatique. Puis nous réintégrons les utilisateurs à la démarche pour tester et valider le prototype, sur la base d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78502232-56968419.jpg?v=1708534285" alt="« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »" title="« L’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Vous avez, par ailleurs, opté pour une méthode innovante pour justement inciter les utilisateurs finaux à s’impliquer dans ces travaux. Pourriez-vous l’évoquer&nbsp;?</strong> <br />   <br />  C’est effectivement là que réside la principale complexité dans une démarche de co-construction. ERIOS prévoit donc un système de rémunération pour les services de soins participants, y compris de manière symbolique, par exemple en finançant une formation. Il nous paraît logique de valoriser le temps passé par des professionnels de santé à réfléchir et analyser leurs pratiques, alors que ce n’est pas leur cœur de métier initial. <br />   <br />  <strong>Revenons à vos travaux sur la réingénierie des processus métier complexes. Vous avez également finalisé un deuxième cas d’usage, lequel&nbsp;?</strong> <br />   <br />  En effet, nous avons aussi développé un tableau de bord pour accompagner les médecins dans leur décision d’initier, de poursuivre ou d’arrêter une antibiothérapie. Là aussi, nous sommes partis de l’analyse fine des besoins et de l’observation des pratiques, soit 56 heures d’observations directes, 37 heures d’entretiens filmés – et entièrement retranscrits pour faciliter les discussions lorsqu’il s’agit d’arbitrer une fonctionnalité donnée – et deux séminaires, l’un accueillant une quinzaine d’infectiologues en provenance de toute la France, et l’autre une quinzaine de médecins issus d’autres spécialités pour valider la pertinence de nos travaux. C’est là une autre force majeure d’ERIOS&nbsp;: nous sommes en mesure de produire une documentation très riche, basée sur des travaux multicentriques afin que les prototypes développés puissent être utilisés par tous ceux confrontés à un même besoin.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cette volonté de croiser les regards est illustrée dans le logo d’ERIOS…</strong> <br />   <br />  Notre logo matérialise en effet&nbsp;notre volonté&nbsp;d’aligner trois mondes, les professionnels de santé, les chercheurs et universitaires, et les fournisseurs, pour&nbsp;aboutir au développement d’outils qui seront réellement utiles.&nbsp;Le monde industriel, notamment, a habituellement une fenêtre de vision très étroite sur les besoins du terrain, mais aussi sur les éventuels conflits de rôles et conflits fonctionnels auxquels peut se heurter leur solution. L’existence de cette zone blanche aboutit à un outil mal utilisé, comme je l’avais souligné dans ma thèse de science. ERIOS entend notamment y remédier. <br />   <br />  <strong>Quelles sont vos autres expérimentations aujourd’hui&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons évoqué les deux tableaux de bord, pour la contention en psychiatrie et l’antibiothérapie, qui sont déjà finalisés. Nous en lancerons prochainement d’autres pour la gestion de la douleur, la gestion complexe de l’immunosuppression et les transmissions infirmières. Notre feuille de route prévoit un total de 12 d’expérimentations, mais toutes les thématiques n’ont pas encore été validées. L’arrivée de l’IA a changé beaucoup de choses, et notamment ce que nous pensions possible.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Justement, vous aviez mentionné plus haut vos travaux autour de l’IA conversationnelle. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous évaluons, aujourd’hui, la pertinence de la reconnaissance automatisée des conversations lors d’une consultation, permettant à une IA de générer directement le compte-rendu. Nous voulons savoir si cette assistance est utile en fonction des différentes spécialités, des différentes situations (première fois, suivi), comment elle interfère dans la relation avec le patient, etc. En tout état de cause, il s’agit d’une technologie particulièrement prometteuse. Mais il nous faut aujourd’hui réfléchir à la manière dont elle pourra être utilisée, et donc à la place de chacun dans la relation triangulaire entre le médecin, le patient et la technologie. À cet égard, nous explorons également l’utilisation de l’IA pour la personnalisation des documents médicaux à destination du patient, avec un système d’IA générative sur le modèle de ChatGPT. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Cette solution, développée par les chercheurs d’ERIOS, permet par exemple d’éditer un document complet, et aisément compréhensible par le patient, sur la base de quelques informations, comme la conclusion du compte-rendu de consultation ou les notes médicales prises par le médecin sous forme d’abréviations. Il est alors possible d’adapter le document en fonction du patient, par exemple pour expliquer une situation donnée à un aidant étranger, ou à un enfant. Mais l’IA a aussi d’autres applications intéressantes&nbsp;: à partir de ces mêmes données, elle peut par exemple indiquer au médecin si le patient est éligible à un protocole de recherche. Les praticiens d’un établissement ne connaissent en effet pas toutes les études en cours et leurs critères d’inclusion, ce qui complexifie le recrutement des patients éligibles. L’IA peut les assister dans cette tâche, et nous étudions justement la faisabilité d’une telle application. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les actuelles avancées de la technologie sont enthousiasmantes. Mais,&nbsp;pour que l’IA se développe et soit validée dans le champ médical, il faut qu’elle s’inscrive dans un processus d’expérimentation itérative, comme le disait déjà Cédric Villani dans son rapport en 2018. C’est la dynamique que nous cherchons à mettre en œuvre chez ERIOS, c’est aussi, de plus en plus, celle qui est appliquée dans les tiers-lieux d’expérimentation. Les perspectives à venir sont donc passionnantes, d’autant qu’il y a de fortes attentes de la part de la communauté médico-soignante. Il y a, bien sûr, également quelques inquiétudes autour d’un éventuel déclassement professionnel sur certaines tâches, mais celles-ci sont plutôt liées à une incompréhension de la technologie. Pour preuve, lorsque nous organisons des ateliers autour de l’IA générative, une fois celle-ci comprise, les participants se projettent aussitôt dans les futurs usages intelligents&nbsp;! <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #64, édition de février 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-64-Quelle-dynamique-pour-promouvoir-la-transformation-numerique_a4035.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/L-IA-a-change-beaucoup-de-choses-et-notamment-ce-que-nous-pensions-possible_a4041.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Docteur Céline Orhond rejoint le Groupe HOPPEN en tant que Directrice de l’Innovation, du Développement médical et de l’Expérience patient</title>
   <updated>2023-11-10T09:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-Docteur-Celine-Orhond-rejoint-le-Groupe-HOPPEN-en-tant-que-Directrice-de-l-Innovation-du-Developpement-medical-et-de_a3899.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/76559570-54934753.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-10T09:15:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Début novembre, le Groupe HOPPEN a annoncé l’arrivée du Docteur Céline Orhond, au sein de ses équipes, au poste de Directrice de l’innovation, du développement médical et de l’expérience patient. Cette annonce témoigne de la volonté du Groupe, de poursuivre l’accélération de son développement stratégique, sur chacune des étapes du parcours patient.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/76559570-54934753.jpg?v=1699605590" alt="Le Docteur Céline Orhond rejoint le Groupe HOPPEN en tant que Directrice de l’Innovation, du Développement médical et de l’Expérience patient" title="Le Docteur Céline Orhond rejoint le Groupe HOPPEN en tant que Directrice de l’Innovation, du Développement médical et de l’Expérience patient" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>  <div>Le Docteur Orhond a pris ses nouvelles fonctions le lundi 6 novembre 2023 au siège du Groupe à Rennes. Membre du Comité Stratégique, elle oeuvrera en collaboration avec Matthieu Mallédant, PDG du Groupe et Alain Mondet, le nouveau Directeur Général Adjoint&nbsp;d’HOPPEN pour la&nbsp;France. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Nous sommes ravis d’accueillir Céline&nbsp;Orhond, qui va nous permettre d’accélérer notre croissance,&nbsp;développer de nouvelles offres et de renforcer notre recherche d'excellence au service de l'expérience patient.&nbsp;Céline nous apportera sa riche expérience d’experte en santé numérique et de&nbsp;médecin »</em>, a indiqué"&nbsp;Alain Mondet, Directeur Général Adjoint HOPPEN France. <br />   <br />  Après 4 années marquées par une accélération de croissance organique et externe, HOPPEN s’est imposé comme le leader français de l’accompagnement phygital du patient et des établissements de santé,&nbsp;diminuant ainsi la pénibilité au travail des soignants. <br />   <br />  Acteur de référence sur son marché et tout récemment nominée&nbsp;lauréat French Tech 2030, l’entreprise&nbsp;avait en juin dernier franchi&nbsp;un nouveau cap avec l’entrée au capital d’Après-demain SA, la maison mère de la société DebiopharmTM&nbsp;active dans le secteur des sciences de la vie, pour accélérer son plan de croissance en Europe et consolider son leadership sur le marché des solutions digitales pour le patient&nbsp;avant, pendant et après l’hospitalisation.&nbsp;Engagé depuis plus de 10 ans au côté des patients et des soignants,&nbsp;le groupe dispose d’un niveau de&nbsp;maturité qui&nbsp;requiert maintenant d’aligner l’organisation avec&nbsp;sa stratégie, afin de continuer à accompagner toujours plus de patients et de soignants au travers de la transformation des établissements, tant en France&nbsp;qu’en Europe. <br />   <br />  <em>«&nbsp;L’arrivée du Docteur Céline Orhond au sein du Groupe HOPPEN marque une nouvelle étape dans nos engagements à “prendre soin de chacun, au-delà du soin”, en parfait alignement avec notre raison d’être. Son&nbsp;expertise terrain de médecin, sa capacité à fédérer&nbsp;les acteurs de l’écosystème pour concevoir et développer des solutions de numérique en santé au service d’un monde en meilleure santé,&nbsp;font écho aux valeurs et à&nbsp;l’ADN nativement Impact du Groupe. Engagés depuis sa création à accompagner les patients tout au long de&nbsp;leur parcours et à améliorer la qualité de vie au travail des soignants, nous croyons à la force de la co- construction au service d’une santé plus durable et responsable et nous nous réjouissons de cette équipe qui s’agrandit au service de toujours plus de Time To Care&nbsp;»</em>, a souligné&nbsp;Séverine Arnaud, Directrice Impact &amp; Communication HOPPEN. <br />   <br />  Dans ce cadre, Céline Orhond aura pour mission de renforcer les stratégies de croissance du groupe autour&nbsp;de l’expérience patient et d’accompagner l’évolution servicielle&nbsp;de l’offre, au regard de son expérience et&nbsp;de son expertise. Elle&nbsp;portera un projet ambitieux d’accélération de la mise en œuvre de la stratégie HOPPEN en s’appuyant sur des solutions et des approches innovantes. Pour cela, elle interviendra sur l’ensemble de l’offre, dans un contexte de renforcement des engagements d’HOPPEN en matière de santé&nbsp;et d’Impact.&nbsp;Grâce à sa capacité à porter des projets structurants du numérique en santé, en fédérant denombreux acteurs de l’écosystème,&nbsp;la nouvelle&nbsp;Directrice de l’innovation, du développement médical et de l’expérience patient&nbsp;sera également amenée à représenter publiquement le groupe auprès de l'écosystème de santé français et européen, afin de porter la vision innovante du numérique en santé by HOPPEN.</div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Biographie et parcours du Dr Céline Orhond</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/76559570-54934754.jpg?v=1699605605" alt="Le Docteur Céline Orhond rejoint le Groupe HOPPEN en tant que Directrice de l’Innovation, du Développement médical et de l’Expérience patient" title="Le Docteur Céline Orhond rejoint le Groupe HOPPEN en tant que Directrice de l’Innovation, du Développement médical et de l’Expérience patient" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div>  Diplômée en médecine et en management, praticienne hospitalière, le Dr. Céline Orhond a une carrière de 25 ans dédiée à l'expérience patient et à la coordination des parcours de santé. Sa carrière a débuté avec une activité&nbsp;clinique pendant une vingtaine d’année, en&nbsp;pratique de ville puis en tant que praticienne hospitalière&nbsp;ainsi qu’en SMR. Elle a également coordonné avec succès les acteurs de la santé pour structurer le numérique au service des patients, devenant une pionnière dans ce domaine. <br />   <br />  Son parcours inclut la création du réseau Diabaix dédié au diabète, ainsi que la&nbsp;mise en place d’une plateforme territoriale d’appui (PTA) dédiée aux équipes soignantes, préfigurant ainsi&nbsp;une initiative de la Loi de modernisation du système de santé en 2016. <br />   <br />  Reconnue comme leader, elle a notamment dirigé à la demande du GRADeS&nbsp;et de l’ARS&nbsp;le développement de nouveaux outils de suivi des patients pour les réseaux de santé de PACA, développant des outils de suivi des patients,&nbsp;ainsi que la mise en place de la plateforme territoriale d’appui Apport Santé,&nbsp;avant de contribuer au comité national de sélection e-parcours mené par la DGOS. <br />   <br />  En 2021, elle a créé la Direction de la Relation et de l'Expérience Patients à la clinique Pasteur de Toulouse, la positionnant parmi les premiers établissements de France à mettre&nbsp;l'expérience patient au cœur de&nbsp;l'amélioration du parcours de soins. <br />   <br />  Dotée d'une vision entrepreneuriale et d'une double compétence en médecine et en management des entreprises, le Dr. Orhond aspire à favoriser une véritable collaboration entre l'ensemble des acteurs du soin. Le Groupe HOPPEN salue son engagement à co-créer des solutions innovantes chez HOPPEN, avec une vision centrée sur l'amélioration du parcours patient, en France et au-delà des frontières. <br />  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Le-Docteur-Celine-Orhond-rejoint-le-Groupe-HOPPEN-en-tant-que-Directrice-de-l-Innovation-du-Developpement-medical-et-de_a3899.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>France 2030 : le Dr Lise Alter prend la direction générale de l'Agence de l'Innovation en Santé</title>
   <updated>2023-01-04T11:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/France-2030-le-Dr-Lise-Alter-prend-la-direction-generale-de-l-Agence-de-l-Innovation-en-Sante_a3586.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/69915444-48828093.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-04T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Agence de l’Innovation en Santé, rattachée au secrétariat général pour l’investissement, a été créée pour renforcer et dynamiser notre filière santé et faciliter l’accès des patients aux innovations. Le Dr Lise Alter a pris sa direction le 21 novembre dernier avec plusieurs objectifs : accélérer l’accès aux innovations, retrouver notre souveraineté sanitaire, permettre à la France d’améliorer sa compétitivité et son attractivité en santé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/69915444-48828093.jpg?v=1672829366" alt="France 2030 : le Dr Lise Alter prend la direction générale de l'Agence de l'Innovation en Santé" title="France 2030 : le Dr Lise Alter prend la direction générale de l'Agence de l'Innovation en Santé" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>L’innovation en santé est marquée par le développement sans précédent de nouveaux&nbsp;produits et services. Elle est&nbsp;basée sur des percées scientifiques et technologiques exceptionnelles, mais aussi sur&nbsp;la prolifération des données et l’explosion de leur capacité de&nbsp;traitement. <br />   <br />  La France fait face à un&nbsp;enjeu d'investissement, de soutenabilité financière et d’adaptation&nbsp;de nos systèmes de recherche, de soins, de prévention et de nos organisations administratives. <br />   <br />  La crise sanitaire liée à la Covid-19 a mis en lumière&nbsp;les risques d’une désindustrialisation, l’importance stratégique du secteur de la santé,&nbsp;mais aussi la capacité du système de soin à se&nbsp;mobiliser en dépit d’un relatif sous-investissement dans la recherche en santé. Elle a surtout&nbsp;conforté&nbsp;l’enjeu d’une santé souveraine pour garantir l’accès aux produits de santé à nos&nbsp;citoyens, et la nécessité de&nbsp;structurer nos écosystèmes de recherche et d’innovation&nbsp;pour permettre en toutes circonstances de leur apporter les meilleurs soins. <br />   <br />  Pour répondre à ces enjeux, le président de la République a annoncé le 29 juin 2021,&nbsp;la création&nbsp;de l’Agence de l’Innovation en Santé (AIS)&nbsp;afin de poursuivre les efforts initiés par le Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS) et activer tous les leviers pour&nbsp;accélérer, simplifier&nbsp;et accompagner&nbsp;le développement, l’évaluation, la production d’innovations&nbsp;dans le domaine de la santé mais aussi les formations sous-jacentes, afin de permettre à la France d’améliorer&nbsp;sa compétitivité et son attractivité.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nomination du Dr Lise Alter à la tête de l'AIS : une expérience du terrain couplée à des connaissances scientifiques et médicales</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Médecin de santé publique et titulaire d’un mastère spécialisé en économie et gestion des&nbsp;services de santé,&nbsp;Lise Alter a été conseillère médicale « sang, greffe, tissus, cellules » au sein de la direction générale de la santé du ministère de la Santé de 2012 à 2013, puis médecin-&nbsp;conseil à la Caisse nationale de l’assurance maladie jusqu’en 2014. <br />   <br />  Après quatre années passées au sein du laboratoire Lilly France (2014-2018) au département « accès au marché » puis en tant que manager de la Business Unit oncologie, elle intègre la&nbsp;Direction générale de l’offre de soins du ministère de la santé en 2018 au poste d’adjointe à la&nbsp;sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins. <br />   <br />  En 2020, Lise Alter&nbsp;est nommée directrice de l’évaluation médicale, économique et de santé&nbsp;publique à la Haute Autorité de santé, elle coordonne le travail des services pour répondre&nbsp;notamment aux enjeux d’évaluation des tests, traitements et vaccins contre la Covid-19 et met&nbsp;en place une nouvelle organisation de la direction pour faire face aux enjeux de l’innovation. <br />   <br />  Le 31 octobre 2022, Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,&nbsp;François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, et Roland Lescure, ministre délégué chargé de l'Industrie, ont annoncé avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement&nbsp;en charge de France 2030,&nbsp;la nomination du Dr Lise Alter au poste de directrice générale de&nbsp;l’AIS, lors du comité de pilotage ministériel « Santé » de France 2030. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Agence de l'Innovation en Santé pour accélérer l'accès aux innovations et retrouver notre souveraineté sanitaire</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  Le volet « santé » de France 2030 « Innovation Santé 2030 »,&nbsp;est doté d’un budget de&nbsp;7,5 Md€&nbsp;et&nbsp;vise à « mieux vivre », en prévenant&nbsp;les maladies ou la perte d’autonomie, en soignant mieux et en combattant les maladies infectieuses émergentes, à « mieux produire » sur notre territoire les médicaments et dispositifs médicaux dont notre pays a besoin, et à « mieux comprendre » le vivant et les maladies, afin de mieux partager la connaissance des sciences de la vie. Il se concrétisera par des actions pour&nbsp;soutenir l’excellence&nbsp;et faire de la France un leader en matière de produits de santé très innovants,&nbsp;renforcer l’attractivité de la&nbsp;France, accélérer les (re)localisations,&nbsp;favoriser l’accès au marché&nbsp;et créer des coopérations solides, productives et pérennes. <br />   <br />  Rattachée au secrétariat général pour l’investissement, en charge de France 2030, sous&nbsp;l’autorité de la Première ministre, l'AIS porte l’ambition de&nbsp;coordonner les travaux sur la prospective en santé pour caractériser les besoins à venir du système de santé, anticiper leurs impacts sur le système de prévention et de soins, et accompagner prioritairement des projets considérés comme stratégiques pour la France. <br />   <br />  L’AIS rapporte au Comité de pilotage ministériel France 2030 Santé, coprésidé par les ministres&nbsp;de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Santé et de la Prévention, et de&nbsp;l’Industrie.&nbsp;Interlocuteur privilégié des acteurs de l’innovation en santé, plusieurs axes vont guider les&nbsp;missions de l’AIS&nbsp;: <br />  1. Le suivi des mesures du plan « Innovation Santé France 2030 »,&nbsp;via la mise en place&nbsp;d’indicateurs de suivi de la compétitivité et de l’attractivité de la&nbsp;France. <br />  2.&nbsp;L’animation de travaux&nbsp;sur la prospective en santé, de façon à mieux caractériser les besoins à venir du système de santé et à beaucoup mieux anticiper l’impact des innovations&nbsp;sur le système de prévention et de soin. <br />  3. La&nbsp;structuration d’un processus d’accompagnement&nbsp;personnalisé&nbsp;d’un nombre limité de&nbsp;projets choisis selon des priorités stratégiques à définir, afin de leur permettre&nbsp;une accélération des process à chaque étape du développement, selon le niveau de maturité du projet. <br />  4. La gestion de différents dossiers prioritaires&nbsp;demandant une coordination dans le temps long à la fois entre acteurs publics, et entre acteurs publics et privés. Un programme de travail sera arrêté chaque année pour déterminer les thèmes et les enjeux de suivi des plans&nbsp;d’actions définis au cours des années précédentes. <br />   <br />  L’équipe qui la compose est en cours de recrutement. <br />  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/France-2030-le-Dr-Lise-Alter-prend-la-direction-generale-de-l-Agence-de-l-Innovation-en-Sante_a3586.html" />
  </entry>
</feed>
