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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-17T04:52:16+02:00</updated>
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   <title>Dépistage génomique, réadaptation numérique, cohorte cérébro-cardio-vasculaire : à Dijon, la prévention change d’échelle</title>
   <updated>2025-10-21T11:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Depistage-genomique-readaptation-numerique-cohorte-cerebro-cardio-vasculaire-a-Dijon-la-prevention-change-d-echelle_a4763.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2025-10-21T11:41:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tout le monde parle de prévention ; comment un CHU peut-il soutenir cette dynamique sur son territoire et porter une ambition de transposition dans les pratiques au niveau national ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91937660-64532388.jpg?v=1761040241" alt="Dépistage génomique, réadaptation numérique, cohorte cérébro-cardio-vasculaire : à Dijon, la prévention change d’échelle" title="Dépistage génomique, réadaptation numérique, cohorte cérébro-cardio-vasculaire : à Dijon, la prévention change d’échelle" />
     </div>
     <div>
      Organisées par le CHU Dijon Bourgogne, les premières Assises nationales de la prévention et du dépistage ont rassemblé plus de&nbsp;500 participants&nbsp;et livré des&nbsp;résultats tangibles&nbsp;: <br />   <br />  •&nbsp;le&nbsp;projet PERIGENOMED, d’extension du dépistage néonatal par la médecine génomique, a d’ores et déjà permis le séquençage du génome de&nbsp;633 nouveau-nés&nbsp;et l’identification d’une maladie rare chez 10 d’entre eux, ouvrant la possibilité d’une prise en charge précoce, <br />   <br />  •&nbsp;le lancement officiel de&nbsp;REALISTIC, tiers-lieu d’expérimentation de solutions numériques en réadaptation et rééducation en conditions réelles, fondé sur des collaborations étroites entre recherche académique et industrielle, hôpital et médecine libérale, pour guider des choix cliniques et organisationnels appuyés par la preuve. Le projet est porté par le CHU Dijon Bourgogne au sein d’un consortium rassemblant l’Université Bourgogne Europe, le technopole SANTENOV Dijon Bourgogne et France Assos Santé, <br />   <br />  •&nbsp;la feuille de route pour la constitution d’une&nbsp;cohorte cardio-cérébro-vasculaire&nbsp;pour faire face à la hausse de 50 % des AVC attendue d’ici 2050. <br />   <br />  L’enjeu est clair : passer des preuves à l’impact populationnel en outillant la prévention par les résultats de la recherche, par la&nbsp;donnée, l’intelligence artificielle (IA)&nbsp;et l’expérimentation&nbsp;sur le terrain. <em>«&nbsp;À Dijon, nous avons réuni, pour la première fois, l’ensemble des acteurs&nbsp;nationaux&nbsp;de la prévention et du dépistage — établissements, chercheurs, collectivités, associations et industriels. Ces Assises nationales sont en déclinaison d’une politique nationale et présenteront tous les deux ans des résultats concrets et les dernières avancées de la recherche. Nous donnons d’ores et déjà rendez-vous à tous&nbsp;en septembre 2027, à Dijon, pour une&nbsp;deuxième édition&nbsp;qui mesurera les progrès accomplis et amplifiera la dynamique engagée&nbsp;»</em> déclare Freddy Serveaux, Directeur général du CHU Dijon Bourgogne. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Nous appartenons tous au&nbsp;même système de santé&nbsp;et nous devons nous&nbsp;approprier la prévention. Elle doit devenir un&nbsp;objet prioritaire de recherche&nbsp;et d’action : les&nbsp;CHU, à l’interface des patients, des laboratoires et des&nbsp;registres/entrepôts de données, ont une place singulière pour&nbsp;documenter&nbsp;et&nbsp;déployer&nbsp;des politiques efficaces. Pour réussir, il faut aussi&nbsp;une alliance nouvelle entre l’éducation et la santé&nbsp;afin de renforcer la littératie en santé&nbsp;et&nbsp;de transmettre une culture de la prévention en santé&nbsp;»</em> ajoute le&nbsp;Pr Alain Bonnin, Président de la Commission Médicale d’Établissement du CHU Dijon Bourgogne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des Assises qui confirment le rôle d’ensemblier du CHU Dijon Bourgogne</b></div>
     <div>
      Au-delà des résultats, les Assises nationales de la prévention et du dépistage confirment la nécessité d’un virage de soutenabilité : notre système de santé est performant en matière de soins curatifs, mais il est confronté à différents défis : vieillissement de la population, inégalités d’accès, vulnérabilités. En 2021,&nbsp;moins de 50 % des Français&nbsp;atteignaient 65 ans en bonne santé (contre&nbsp;77 % en Suède). La marge de progression est considérable et les établissements de santé ont un rôle décisif à jouer. <br />   <br />  Le CHU Dijon Bourgogne s’appuie pour cela sur une longue tradition d’épidémiologie de terrain : des&nbsp;registres ou observatoires populationnels&nbsp;(cancers digestifs, hémopathies malignes, AVC, observatoire de l’infarctus) qui ont permis de passer des données aux décisions de santé publique. Recherche épidémiologique, et aussi recherche translationnelle associant les cohortes de patients et les travaux fondamentaux des unités de recherche de l’université Bourgogne Europe et des organismes de recherche INSERM et INRAE. <br />   <br />  L’essor de l’intelligence artificielle et l’intégration de facteurs génétiques, cliniques et socio-comportementaux rendent aujourd’hui cette approche préventive pleinement opérationnelle, en allant jusqu’à la prédiction pour donner toute effectivité à ce type de démarche sur un territoire. À cet égard, la collaboration du CHU Dijon Bourgogne avec&nbsp;PREVIA Medical&nbsp;pour&nbsp;anticiper et prévenir la survenue de l’insuffisance rénale aiguë chez des patients hospitalisés est un prélude à ce qui pourrait être mis en place à l’échelle d’un territoire, au service d’une population. Les Assises nationales de la prévention et du dépistage ont montré que le lien avec les&nbsp;collectivités locales&nbsp;et l’ensemble des acteurs de santé sur un territoire est essentiel. <br />   <br />  Au-delà des annonces, les Assises nationales confirment le rôle&nbsp;d’ensemblier&nbsp;du CHU : aligner&nbsp;recherche et innovation,&nbsp;organisation&nbsp;et&nbsp;financement&nbsp;avec les&nbsp;collectivités&nbsp;et les&nbsp;usagers&nbsp;pour agir là où la prévention crée le plus de valeur — santé mentale, cardio-neuro, santé des femmes, des mères et des enfants, nutrition, cancers, réadaptation et autonomie. La&nbsp;prévention primordiale, rappelée par le&nbsp;Pr Jean-Philippe Empana (Inserm), devient l’ossature des politiques locales : intervenir&nbsp;avant&nbsp;l’apparition des facteurs de risque, en s’appuyant sur la&nbsp;mesure&nbsp;(registres), la&nbsp;prédiction&nbsp;(IA) et l’accompagnement&nbsp;au plus près des personnes. <br />   <br />  Les Assises nationales de la prévention et du dépistage ont ainsi vocation à se tenir tous les deux ans pour faire le point, scientifique, organisationnel et économique, sur ce nouveau modèle de santé. <br />  <strong>&gt;&nbsp;La 2e édition des Assises nationales de la Prévention et du Dépistage aura lieu en&nbsp;septembre 2027, à Dijon.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre chantiers structurants à suivre</b></div>
     <div>
      <strong>PERIGENOMED : le dépistage néonatal génomique change d’échelle</strong> <br />   <br />  Le pilote&nbsp;PERIGENOMED CLINICS 1&nbsp;(cinq maternités d’hôpitaux universitaires : Dijon, Besançon, Rennes, Nantes, Angers) vise à démontrer la faisabilité d’étendre le dépistage néonatal par la médecine génomique chez&nbsp;2 500 nouveau-nés&nbsp;et livre l’ossature d’un dépistage génomique&nbsp;opérationnel&nbsp;:&nbsp;listes de plus de 200 maladies&nbsp;génétiques&nbsp;graves&nbsp;à forte valeur d’action clinique,&nbsp;pipeline bio-informatique&nbsp;standardisé, circuit de rendu&nbsp;maîtrisé (consentements, délais, rendus de résultats),&nbsp;parcours de prise en charge&nbsp;précoce. <br />   <br />  Au CHU Dijon Bourgogne, les&nbsp;inclusions sont terminées&nbsp;:&nbsp;633 nouveau-nés dépistés&nbsp;et&nbsp;10 cas de maladies rares identifiés, avec&nbsp;adaptation immédiate&nbsp;des prises en charge, preuve que la génomique, bien intégrée, améliore concrètement le pronostic. L’étape suivante,&nbsp;PERIGENOMED CLINICS 2,&nbsp;préfigurateur d’extension en vie réelle&nbsp;vise un&nbsp;passage d’échelle régional&nbsp;:&nbsp;19 000 nouveau-nés&nbsp;à inclure à partir d’avril 2026&nbsp;dans&nbsp;15 maternités&nbsp;de 5 départements&nbsp;de Bourgogne-Franche-Comté (Côte-d’Or, Doubs, Jura, Saône-et-Loire, Yonne), pour évaluer l’utilité clinique de ce dépistage néonatal élargi, son acceptabilité en routine par les familles, ainsi que la soutenabilité économique et environnementale d’un&nbsp;déploiement national. <br />   <br />  <u>Le protocole intègre :</u> <br />  •&nbsp;un&nbsp;encadrement éthique rigoureux&nbsp;(consentements parentaux, information, droit de ne pas savoir), <br />  •&nbsp;une&nbsp;interopérabilité&nbsp;et une&nbsp;sécurisation&nbsp;des données, <br />  •&nbsp;une&nbsp;optimisation&nbsp;des flux&nbsp;maternité-laboratoires-services de pédiatrie-centres de référence/compétences maladies rares, <br />  •&nbsp;la&nbsp;formation&nbsp;des équipes, <br />  •&nbsp;l’accompagnement&nbsp;des parents. <br />   <br />  <u>Les&nbsp;indicateurs d’impact&nbsp;</u>suivront la&nbsp;délivrance des résultats, les&nbsp;délais de confirmation, l’effectivité des prises en charge&nbsp;et les&nbsp;bénéfices médico-économiques&nbsp;(éviction de handicaps évitables, optimisation des parcours). <br />  <u>Jalons&nbsp;:</u> consolidation des&nbsp;listes de gènes&nbsp;et des&nbsp;référentiels de rendu, contractualisation des&nbsp;sites, préparation des&nbsp;chaînes logistiques&nbsp;et des&nbsp;outils de reporting&nbsp;régionaux. <br />   <br />   <br />  <strong>REALISTIC, tiers-lieu d’expérimentation en rééducation et réadaptation (France 2030)</strong> <br />   <br />  Lauréat France 2030&nbsp;et&nbsp;lancé pendant les Assises, REALISTIC est un&nbsp;tiers-lieu d’expérimentation&nbsp;visant à&nbsp;tester en conditions réelles&nbsp;des&nbsp;solutions numériques&nbsp;(capteurs, IA de mouvement, thérapies digitales, dispositifs d’assistance, télé rééducation…) pour&nbsp;prévenir&nbsp;les limitations fonctionnelles,&nbsp;accélérer&nbsp;la récupération et&nbsp;sécuriser&nbsp;le retour à l’autonomie après un épisode aigu ou dans le cadre des maladies chroniques. <br />   <br />  Le dispositif propose un&nbsp;accompagnement 360°&nbsp;« de l’idée à l’accès marché » : <br />  •&nbsp;co-conception avec&nbsp;usagers,&nbsp;soignants,&nbsp;étudiants&nbsp;et&nbsp;industriels, <br />  •&nbsp;preuve de concept&nbsp;sur plateforme, <br />  •&nbsp;expérimentation&nbsp;dans les structures hospitalières et&nbsp;sur les lieux de vie, <br />  •&nbsp;évaluation&nbsp;clinique, médico-économique et d’usage, <br />  •&nbsp;valorisation&nbsp;et&nbsp;diffusion&nbsp;(référentiels, retours d’expérience, formation). <br />   <br />  Les équipes s’appuient sur la&nbsp;des plateformes technologiques&nbsp;au CHU Dijon Bourgogne, à l’université Bourgogne Europe, chacune labellisée Inserm (analyse du mouvement, neurophysiologie, espaces multi- sensoriels…) et un&nbsp;réseau de sites&nbsp;pour la transition hôpital-domicile et le&nbsp;suivi à distance. <br />   <br />  <u>Prochaines étapes : </u>Trois&nbsp;priorités&nbsp;structurent la feuille de route : <br />  •&nbsp;optimiser la rééducation à l’hôpital&nbsp;(protocoles outillés, mesure de progression), <br />  •&nbsp;sécuriser la transition hôpital-domicile&nbsp;(éducation thérapeutique, télésuivi, prévention des réhospitalisations), <br />  •&nbsp;outiller le suivi continu&nbsp;au domicile (alertes, plans d’entraînement personnalisés, accompagnement des aidants). <br />   <br />  <u>Les&nbsp;indicateurs </u>attendus&nbsp;incluent la&nbsp;récupération fonctionnelle, la&nbsp;réduction des durées d’hospitalisation, l’éviction d’événements indésirables&nbsp;et le&nbsp;retour à l’activité. <br />   <br />  <u>Ambition à 5 ans&nbsp;: </u>faire de REALISTIC un&nbsp;centre de référence européen&nbsp;de la réadaptation numérique, préfigurant&nbsp;l’ouverture du bâtiment innovant de rééducation/réadaptation&nbsp;RéadapTIC&nbsp;au CHU Dijon Bourgogne en&nbsp;2028. Next steps&nbsp;: sélection des premiers cas d’usage, calendrier des essais d’usage multicentriques et publication d’un&nbsp;référentiel d’évaluation&nbsp;partagé. <br />   <br />  <u>Porte-parole&nbsp;:&nbsp;</u>Pr Paul Ornetti&nbsp;: Chef du service de rhumatologie au CHU de Dijon Bourgogne, PU-PH, porteur du tiers-lieu d’expérimentation&nbsp;REALISTIC&nbsp;(France 2030), officiellement lancé pendant les Assises nationales ; coordination des expérimentations en rééducation-réadaptation et accès aux plateformes technologiques. <br />   <br />   <br />  <strong>Cohorte cardio-cérébro-vasculaire</strong> <br />   <br />  Face à une&nbsp;hausse attendue de 50 % des AVC d’ici 2050, le CHU Dijon Bourgogne ouvre une cohorte populationnelle qui prolonge plus de quarante ans d’épidémiologie de terrain&nbsp;: le&nbsp;registre des AVC&nbsp;(depuis 1985) et l’observatoire des infarctus du myocarde&nbsp;de Côte-d’Or (depuis 2001). L’ambition est de passer d’une photographie fine des maladies à une&nbsp;prévention prédictive et ciblée&nbsp;à l’échelle du territoire. Concrètement, la cohorte agrégera, chez des patientes et patients suivis dans la durée, des&nbsp;données cliniques, de l’imagerie, des&nbsp;collections biologiques, des&nbsp;données connectées&nbsp;et des analyses par intelligence artificielle, afin d’éclairer les politiques publiques&nbsp;: identification des profils à risque, cartographie des inégalités d’exposition et d’accès, priorisation des actions et évaluation de leur impact sur la morbi-mortalité et la qualité de vie. <br />   <br />  <u>Cette cohorte s’appuie sur un savoir-faire unique à Dijon :</u> l’axe de recherche&nbsp;« Interactions œil-cœur- cerveau », qui observe les liens entre micro-signaux vasculaires rétiniens, événements cardiaques et atteintes cérébrales, pour mieux&nbsp;anticiper&nbsp;les accidents vasculaires et guider des&nbsp;interventions de prévention primordiale&nbsp;(agir avant l’apparition des facteurs de risque). L’approche,&nbsp;inédite en France, est portée par le&nbsp;Pr Yannick Béjot, qui dirige le&nbsp;Registre dijonnais des AVC et est&nbsp;directeur adjoint&nbsp;de l’unité&nbsp;PEC2&nbsp;(« Physiopathologie et Épidémiologie des Maladies Cardio-Cérébrovasculaires »), tout en siégeant dans les réseaux scientifiques nationaux et internationaux de référence. <br />   <br />  En articulation avec les&nbsp;collectivités&nbsp;(notamment&nbsp;Dijon métropole), la cohorte a vocation à fournir des&nbsp;outils d’aide à la décision&nbsp;pour les acteurs de santé publique : modèles de&nbsp;stratification du risque&nbsp;par quartier et par parcours de vie, indicateurs pour&nbsp;prioriser&nbsp;dépistage, accompagnement et réadaptation, et&nbsp;tableaux de bord&nbsp;pour suivre l’efficacité des actions (prévention en ville, transitions hôpital-domicile, télésuivi). <br />   <br />  <u>Porte-parole :&nbsp;</u>Pr Yannick Béjot&nbsp;: chef du service hospitalo-universitaire de neurologie et vice-président du Directoire en charge de la Recherche au CHU Dijon Bourgogne ; porteur de l’axe de recherche « Interactions œil-cœur-cerveau » (approche unique en France), directeur du Registre dijonnais des AVC et directeur adjoint de l’unité de recherche&nbsp;PEC2&nbsp;« Physiopathologie et Épidémiologie des Maladies Cardio-Cérébrovasculaires » (Université Bourgogne Europe). <br />   <br />   <br />  <strong>SERENA : mieux détecter et mieux prendre en charge la maltraitance infantile</strong> <br />   <br />  Financé à hauteur de&nbsp;6,3 M€&nbsp;par l’Union européenne, SERENA, qui regroupe 22 partenaires de 12 pays européens, vise à transformer la façon dont nos systèmes identifient, documentent et prennent en charge les situations de maltraitance. Le projet combine une&nbsp;méthode mixte&nbsp;: des&nbsp;analyses qualitatives&nbsp;(entretiens et observations de terrain) (trois pays européens) pour comprendre les barrières réelles à la détection précoce et à l’accès aux soins, et des&nbsp;analyses quantitatives&nbsp;(sept pays européens) qui croisent données de santé, données sociales et trajectoires de soins. L’objectif est double :&nbsp;réduire les récidives et les séquelles (physiques, psychiques, sociales) et&nbsp;objectiver les coûts sociétaux&nbsp;pour éclairer des décisions publiques fondées sur la preuve. <br />   <br />  <u>Sur le plan opérationnel,</u> SERENA produira des&nbsp;recommandations&nbsp;« prêtes à l’emploi » : <br />  •&nbsp;protocoles de&nbsp;partage de données&nbsp;entre services sociaux, judiciaires et de santé, <br />  •&nbsp;outils d’aide à la décision&nbsp;pour les professionnels (médecins, psychologues, travailleurs sociaux, enseignants), <br />  •&nbsp;indicateurs de performance&nbsp;(délais de détection, taux d’orientation, continuité de suivi). <br />   <br />  Ces livrables devront être&nbsp;économiquement viables&nbsp;et&nbsp;transposables&nbsp;à l’échelle européenne, avec si nécessaire des propositions d’évolutions législatives. <br />   <br />  Les Assises nationales ont mis en lumière la&nbsp;crédibilité scientifique&nbsp;de la coordination du consortium : la Dr Mélanie Loiseau&nbsp;a reçu le&nbsp;prix du meilleur poster&nbsp;pour des travaux liés au projet ; la&nbsp;Pr Catherine Quantin assure le pilotage côté CHU Dijon Bourgogne pour articuler résultat scientifique, faisabilité terrain et évaluation d’impact. <br />   <br />  <u>Porte-paroles :</u>&nbsp;Pr Catherine Quantin&nbsp;: coordinatrice Inserm et référente CHU Dijon Bourgogne pour le projet européen SERENA&nbsp;(amélioration de la détection, des parcours et des politiques publiques en matière de maltraitance infantile). Dr Mélanie Loiseau&nbsp;: lauréate du&nbsp;prix du meilleur poster&nbsp;des Assises pour une étude en lien avec&nbsp;SERENA. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Dijon devient la capitale de la prévention et du dépistage en santé le 30 septembre 2025</title>
   <updated>2025-09-22T09:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Dijon-devient-la-capitale-de-la-prevention-et-du-depistage-en-sante-le-30-septembre-2025_a4726.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2025-09-22T09:47:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Palais des Congrès de Dijon accueille la 1re édition des Assises de la Prévention et du Dépistage. Objectif : mettre la prévention au centre du débat national face au vieillissement, aux maladies chroniques et aux tensions sur le système de santé. En France, on estime qu’au moins 100 000 décès par an pourraient être évités grâce à une prévention efficace. Face à ces enjeux, la prévention est un investissement stratégique pour l’avenir, pas une charge. La journée réunit soignants, chercheurs, institutions, associations, industriels et patients.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91248450-64178317.jpg?v=1758527513" alt="Dijon devient la capitale de la prévention et du dépistage en santé le 30 septembre 2025" title="Dijon devient la capitale de la prévention et du dépistage en santé le 30 septembre 2025" />
     </div>
     <div>
      Dijon s’impose par la stratégie et l’héritage du CHU.&nbsp;Depuis les années 1970, le CHU Dijon Bourgogne structure des registres de population de référence&nbsp;(cancers digestifs (1976), hémopathies malignes (1980), AVC (1985), ainsi qu'un observatoire des infarctus du myocarde depuis 2001) qui ont façonné les politiques de dépistage, dont&nbsp;Hémoccult&nbsp;pour le cancer colorectal. Les données recueillies ont permis une meilleure connaissance de l'épidémiologie des maladies concernées, offrant l'opportunité de mise en place et d'évaluation de stratégies de prévention et de dépistage. <br />   <br />  Le projet d’établissement 2024–2028 place la prévention parmi les cinq programmes hospitalo-universitaires et en fait le socle d’une stratégie scientifique à dix ans, en lien avec l’université Bourgogne Europe, l’INRAE, l’INSERM et le CGFL. Le CHU se classe 15ᵉ en France pour la recherche clinique. Des projets structurants prolongent cet ADN : PERIGENOMED (dépistage néonatal par génomique), DIVA (récidives infractus/AVC), OCTOVA (micro-vascularisation rétinienne dans les maladies systémiques), RESIST/HPV FASTER (cancer du col de l’utérus), SERENA (maltraitances infantiles), ONDES (dénutrition en oncologie), ORCHIDEE (surveillance épidémiologique), TALENT en lien avec le CHU de Bordeaux (prédiction AVC). Les Assises s’ancrent naturellement à Dijon et visent un rythme biennal, avec le soutien de Dijon Métropole. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Agir sur la prévention et le dépistage en amont est le levier le plus puissant pour améliorer durablement la santé de toutes et tous. La prévention ne doit pas être l’affaire de quelques-uns, mais une ambition collective. Ces Assises ont pour vocation de mobiliser les énergies d’acteurs venus de toute la France, de croiser expertises et expériences, et de faire de notre territoire un moteur d’innovation et de diffusion pour une santé plus préventive, plus équitable et plus juste&nbsp;»</em>, souligne&nbsp;Freddy Serveaux, Directeur général du CHU Dijon Bourgogne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Six thématiques au cœur de l’actualité sanitaire</b></div>
     <div>
      Pendant une journée dense, experts nationaux et internationaux partageront leurs analyses et retours d’expérience autour de&nbsp;six grands défis de santé&nbsp;: <br />  •&nbsp;Autonomie et santé numérique&nbsp;: comment le digital et l’IA permettent d’anticiper la perte d’autonomie et d’accompagner le vieillissement, <br />  •&nbsp;Cancer&nbsp;: renforcer l’efficacité des dépistages organisés et ciblés pour détecter plus tôt et mieux prendre en charge les patients, <br />  •&nbsp;Nutrition&nbsp;: agir sur les comportements alimentaires pour prévenir les maladies chroniques et améliorer la qualité de vie, <br />  •&nbsp;Prévention vasculaire&nbsp;: lutter contre les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité, en privilégiant la prévention primaire et secondaire, <br />  •&nbsp;Santé de la mère et de l’enfant&nbsp;: optimiser le suivi prénatal, les dépistages néonataux et la prévention des troubles précoces, <br />  •&nbsp;Santé mentale&nbsp;: mieux prévenir la souffrance psychique, réduire les risques psychosociaux et renforcer l’accompagnement des soignants et des patients. <br />   <br />  Ce programme scientifique d’exception, piloté par un Comité sous la présidence du&nbsp;Pr Marc Bardou, réunit des acteurs incontournables dans chacun de ces domaines :&nbsp;Pr Paul Ornetti,&nbsp;Pr Catherine Creuzot-Garcher, Pr Sylvain Manfredi,&nbsp;Pr Jean-Christophe Chauvet-Gelinier,&nbsp;Pr Yannick Béjot. <br />   <br />  Tables rondes, conférences, études de cas et débats donneront la parole à des personnalités scientifiques reconnues, parmi lesquelles,&nbsp;Esther Duflo, Professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et au Collège de France, prix Nobel d’économie, le&nbsp;Dr Hervé Raoul&nbsp;(ANRS – Maladies infectieuses émergentes) pour la conférence d’ouverture,&nbsp;Franck Mouthon, directeur de l’Agence de programme pour la recherche en santé de l’Inserm et le&nbsp;Dr Caroline Semaille&nbsp;(directrice générale de Santé publique France) pour la conférence de clôture.
     </div>
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      <strong>Informations pratiques</strong> <br />   <br />  •&nbsp;Date :&nbsp;mardi 30 septembre 2025 <br />  •&nbsp;Lieu :&nbsp;Palais des Congrès de Dijon <br />  •&nbsp;Inscriptions :&nbsp;<a class="link" href="https://www.assises-prevention-depistage.fr/sessions?utm_source=chatgpt.com" target="_blank">www.assises-prevention-depistage.fr</a>  <br />  •&nbsp;Un espace d'exposition et de démonstration réunira tous les acteurs qui œuvrent aujourd'hui pour la prévention : industriels, institutionnels, startups ...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise</title>
   <updated>2023-03-27T10:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-Dijon-Bourgogne-s-etend-et-se-reorganise_a3628.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2023-03-27T10:11:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Début 2022, le CHU Dijon Bourgogne a finalisé la construction de trois nouvelles unités d’hospitalisation. Ce projet, basé sur l’ajout d’une structure en bois sur les terrasses d’un bâtiment préexistant, a permis de créer 46 lits et de réorganiser tout un étage de l’hôpital François Mitterrand. Le point avec Florent Peeren, directeur du contrôle de gestion et de la contractualisation interne du CHU.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/71238853-49637817.jpg?v=1678111494" alt="Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise" title="Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise" />
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     <div>
      <strong>Pourriez-vous nous parler du projet «&nbsp;Redans nord&nbsp;», qui s’est traduit par la construction de ces trois nouvelles unités&nbsp;? </strong> <br />   <br />  <strong><em>Florent Peeren&nbsp;:</em></strong> Intitulé ainsi en référence au redan, ce terme architectural indiquant un décrochement dans la continuité d’un profil, le projet s’est spécifiquement intéressé aux redans situés au nord de l’hôpital François Mitterrand, qui n’étaient pas construits. Contrairement aux autres ailes du bâtiment qui possédaient un quatrième étage, celles-ci n’en comportaient que trois. Il y a donc plusieurs années, il avait été décidé que pour augmenter la capacité de l’hôpital, ces espaces seraient réinvestis par l’ajout de trois extensions en charpente de bois sur les terrasses, dans une vision d'écodéveloppement. Il y a donc, désormais, également un quatrième étage sur la partie nord du bâtiment. Ce projet, financé à hauteur de cinq millions d’euros, a permis de réorganiser les surfaces pour notamment ajouter 46 lits et quatre salles de consultations. <br />   <br />  <strong>Justement, pourriez-vous évoquer plus en détail ces réorganisations&nbsp;?</strong> <br />   <br />  L’unité d'hospitalisation complète en hépato-gastro-entérologie a été agrandie pour passer de 20 à 25 lits. Située sur le même étage, l’unité médico-chirurgicale (UMC) a également bénéficié de travaux pour passer de 16 à 21 lits, et accueillir les soins intensifs d'hépato-gastro-entérologie qui sont venus s'ajouter au plateau de surveillance continue en chirurgie digestive. Dans un souci de cohérence et de lisibilité, à la fois en termes d’activités que de parcours, le service d'hospitalisation de semaine en hépato-gastro-endocrinologie a lui aussi emménagé dans ce «&nbsp;nouveau&nbsp;» quatrième étage. Le dispositif a été complété par la création de quatre salles de consultations destinées aux endocrinologues et aux hépato-gastro-entérologues. Mais il ne s’agit pas des seules spécialités concernées par ces travaux. La réorganisation des locaux a eu un impact sur plusieurs services, ce qui a <em>in fine</em> permis de créer une unité de médecine post-urgences de 26 lits, ouverte au printemps 2022 et localisée au premier étage, à proximité du pôle d’infectiologie.&nbsp;
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/71238853-49637830.jpg?v=1678111495" alt="Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise" title="Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise" />
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     <div>
      <strong>Quels ont été les délais nécessaires à la réalisation de ces travaux et réorganisations&nbsp;? </strong> <br />   <br />  Lancée en 2019, la construction des trois extensions a duré environ 2 ans et demi. Une fois la première extension édifiée, et constatant que le projet se déroulait au mieux, il a été décidé de bâtir les deux autres extensions de manière simultanée. Cet arbitrage s’est révélé être un véritable accélérateur pour le projet, témoignant de la volonté de la direction générale de créer rapidement les 26 nouveaux lits de médecine post-urgence. La démarche était certes ambitieuse, mais elle a eu des conséquences importantes et positives pour notre CHU. Au-delà de l’augmentation de l’offre de soins en médecine et en chirurgie, et du développement des soins intensifs en hépato-gastro-entérologie, ce sont plus globalement le confort d’hébergement des patients et les conditions de travail des professionnels qui ont été améliorés. <br />   <br />  <em><strong>Article publié dans l'édition de février 2023 d'Hospitalia&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-60-Les-CHU-fers-de-lance-de-l-innovation_a3613.html" target="_blank">à lire ici.</a>  </strong></em>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/71238853-49637834.jpg?v=1678111478" alt="Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise" title="Le CHU Dijon Bourgogne s’étend et se réorganise" />
     </div>
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     </div>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-Dijon-Bourgogne-s-etend-et-se-reorganise_a3628.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>IA : Dijon fait la course en tête avec le 2ème Datathon Datacare IA Santé</title>
   <updated>2021-05-21T14:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/IA-Dijon-fait-la-course-en-tete-avec-le-2eme-Datathon-Datacare-IA-Sante_a2713.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/56488059-42044992.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-05-21T13:46:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Fortes d’une première expérience réalisée en pleine crise Covid, les équipes du DU Intelligence Artificielle Santé ont organisé, du 9 au 11 avril, la deuxième édition du Datathon Datacare IA Santé. Les cinq défis ont été présentés lors d’une réunion de restitution qui se déroulait jeudi dernier à Dijon.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/56488059-42044992.jpg?v=1621598814" alt="IA : Dijon fait la course en tête avec le 2ème Datathon Datacare IA Santé" title="IA : Dijon fait la course en tête avec le 2ème Datathon Datacare IA Santé" />
     </div>
     <div>
      Activement engagée pour le développement de l’intelligence artificielle, la Bourgogne accueille, depuis octobre 2020, une vingtaine d’apprenants au sein du diplôme universitaire (DU) «&nbsp;Intelligence Artificielle Santé&nbsp;». Portée par Patrick Callier, professeur de génétique et praticien hospitalier au CHU Dijon Bourgogne, par le Professeur Olivier Sandel, directeur-adjoint et responsable pédagogique au sein du campus de Strasbourg CESI, et par le Docteur Davide Callegarin, assistant spécialiste en Intelligence Artificielle au CHU Dijon Bourgogne, la création de ce diplôme s’est faite suite au premier Datathon Datacare IA Santé, qui s’était tenu au printemps 2020. <br />  &nbsp; <br />  Mise en place dans le cadre d’un partenariat associant plusieurs acteurs publics et privés, cette première édition dédiée à la crise du Covid avait alors permis de réunir – du moins virtuellement –, plusieurs spécialistes de l’IA autour des questions qui se posaient alors. Face au succès rencontré, les équipes du DU Intelligence Artificielle Santé ont organisé une seconde édition, qui a eu lieu du 9 au 11 avril 2021. Ouvert cette année à des projets hors-Covid, Datathon Datacare IA Santé a réuni les étudiants du DU mais aussi des experts du monde entier, qui se sont mobilisés autour de cinq défis&nbsp;: «&nbsp;Genetic Search engine Covid19&nbsp;», «&nbsp;IRM CardioVasculaire&nbsp;», «&nbsp;Drug Design&nbsp;», «&nbsp;Robot Covid19 guidance&nbsp;» et «&nbsp;REA IA Data&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Développer les réseaux d’experts dans les hôpitaux</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/56488059-42044993.jpg?v=1621598814" alt="IA : Dijon fait la course en tête avec le 2ème Datathon Datacare IA Santé" title="IA : Dijon fait la course en tête avec le 2ème Datathon Datacare IA Santé" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Notre projet est de créer et de développer un pôle dédié à l’IA sur le territoire de Dijon&nbsp;»</em>, a déclaré le Pr Patrick Callier, lors de la réunion de restitution qui se déroulait jeudi dernier à Dijon. Pour lui, l’IA <em>«&nbsp;</em><em>est importante&nbsp;»</em>, mais le point central de la démarche est avant tout <em>«&nbsp;</em><em>de faire entrer à l’hôpital les experts qui n’y sont pour l’instant pas présents&nbsp;»</em>. Pour ce faire, le DU se divise donc en plusieurs modules d’enseignements, dont l’analyse de données médicales, l’imagerie médicale, le développement des médicaments, la robotisation, le parcours ville-hôpital.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La réglementation européenne en construction</b></div>
     <div>
      Afin de compléter leurs connaissances, les équipes du DU avaient également invité, jeudi dernier, le fondateur d’Ethik-IA David Gruson, ainsi que Me Cécile Théard-Jallu, avocat à la Cour de Paris, qui se sont exprimés sur législation et notamment la réglementation européenne en matière d’IA. <em>«&nbsp;</em><em>L’intelligence artificielle est au carrefour de plusieurs enjeux juridiques&nbsp;: le droit de la santé, la propriété intellectuelle, les données personnelles, la vie privée, le droit de la consommation, le droit du numérique, les régimes de protection des majeurs et la responsabilité&nbsp;»</em>, a souligné Cécile Théard-Jallu. <br />  &nbsp; <br />  Si le dernier enjeu, la responsabilité, est du ressort des États, la gestion européenne des autres volets semble se préciser avec la sortie, le 21 avril dernier, d’un projet de règlement européen consacré à l’IA. En matière de transparence et de coordination, <em>«&nbsp;</em><em>il est très inspiré du RGPD&nbsp;»</em>, constate-t-elle. Le format-même de la décision, <em>«&nbsp;</em><em>un règlement plutôt qu’une directive, qui aurait pu être relue et modifiée par les États&nbsp;»</em>, interpelle aussi l’avocate, car c’est pour elle <em>«&nbsp;</em><em>le témoin d’une volonté forte d’uniformisation&nbsp;»</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La garantie humaine intégrée au projet </b></div>
     <div>
      Parmi les points mis en avant par ce nouveau projet de réglementation, le développement de la Garantie humaine s’inscrit dans la droite ligne de la loi bioéthique française. <em>«&nbsp;</em><em>La Garantie humaine est née d’une idée simple&nbsp;: celle de garder un certain contrôle sur les machines&nbsp;»</em>, a rappelé David Gruson. Cette garantie se divise ainsi en deux volets principaux&nbsp;: l’information du patient sur le recours à l’IA pendant sa prise en charge, et la mise en place de Collèges de Garantie humaine, chargés de contrôler les systèmes et algorithmes. Une réflexion dont s’est clairement inspiré l’article 14 «&nbsp;Human oversight&nbsp;» du projet de règlement européen, qui insiste lui aussi sur la nécessité d’une supervision humaine. Il prévoit d’ailleurs une clause «&nbsp;full-stop&nbsp;», soit la possibilité d’arrêter totalement, et à tout moment, le système. <br />  &nbsp; <br />  Encore à l’état d’ébauche, ce nouveau règlement est un acte important puisqu’il est, pour Cécile Théard-Jallu, symptomatique d’une <em>«&nbsp;</em><em>nouvelle approche européenne, éthique et unifiée, en matière d’IA&nbsp;»</em>. Elle conclut&nbsp;: <em>«&nbsp;</em><em>À travers ces différents points, la politique IA de l’Union prend le chemin que l’on a connu pour le RGPD et qui fait aujourd’hui le succès de ce règlement, regardé même en-dehors de l’UE&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp; <br />  Voir aussi&nbsp;: «&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-Dijon-Bourgogne-mise-sur-l-IA-pour-developper-ses-activites_a2503.html" target="_blank">Le CHU Dijon-Bourgogne mise sur l’IA pour développer ses activités</a>  &nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/IA-Dijon-fait-la-course-en-tete-avec-le-2eme-Datathon-Datacare-IA-Sante_a2713.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le CHU Dijon Bourgogne mise sur l’IA pour développer ses activités</title>
   <updated>2021-02-03T09:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Le-CHU-Dijon-Bourgogne-mise-sur-l-IA-pour-developper-ses-activites_a2503.html</id>
   <category term="SIS" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/53087504-40289696.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-03T09:29:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec le recrutement du Docteur Davide Callegarin, à la fois médecin et ingénieur en bio-informatique, au sein de son laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire, le CHU Dijon Bourgogne s’affirme comme l’un des fers de lance pour le développement de l’intelligence artificielle (IA) en santé. En partenariat avec de nombreux acteurs, dont l’Université de Bourgogne, il vient, entre autres, de créer un nouveau diplôme universitaire dédié à la conception et l’utilisation de ces technologies appliquées à la santé*.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/53087504-40289696.jpg?v=1610710456" alt="Le CHU Dijon Bourgogne mise sur l’IA pour développer ses activités" title="Le CHU Dijon Bourgogne mise sur l’IA pour développer ses activités" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;L’avenir de la médecine passera par l’intelligence artificielle et l’IoT&nbsp;</em>[Internet of Things, ou internet des objets, NDLR]<em>&nbsp;»</em>. De cela, le Professeur Patrick Callier en est convaincu. En charge du laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire (GCM) du CHU Dijon Bourgogne, ce spécialiste de la cytogénétique participe depuis plusieurs années au développement de ces technologies au sein de son établissement. Il a, notamment, créé le projet DIAD (Développement de l’Intelligence Artificielle au CHU Dijon Bourgogne) dont&nbsp;<em>«&nbsp;le Docteur Callegarin est un maillon essentiel&nbsp;»</em>, estime-t-il. Intégré depuis un an au sein du laboratoire GCM, le Dr. Davide Callegarin a un parcours pour le moins atypique. Premier médecin nommé spécialiste de l’intelligence artificielle en France, ce professionnel a effectué une grande partie de ses études en Italie, dans la région de Trieste, dont il est originaire. Après une année de formation en ingénieur informatique et un diplôme de médecine en poche, il s’installe en France et effectue un master de bio-informatique à l’Université Claude Bernard de Lyon.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plusieurs applications en seulement quelques mois</b></div>
     <div>
      Après avoir validé sa thèse en intelligence artificielle appliquée à la santé en octobre 2019, le Dr. Davide Callegarin rejoint, quelques jours plus tard, l’équipe du laboratoire Génétique chromosomique et moléculaire (GCM) du Pr. Callier.&nbsp;<em>«&nbsp;En général, ce type de profil est recruté par le privé et part à l’étranger.&nbsp;Pouvoir compter sur quelqu’un avec de telles compétences au quotidien est d’une rareté précieuse. C’est un atout majeur pour le CHU et tous ses services&nbsp;»</em>, confie le chef du laboratoire. En quelques mois à peine, l’expertise du Dr. Davide Callegarin a déjà permis aux professionnels de santé de bénéficier de nouveaux outils, notamment pour traiter les données génétiques des patients.&nbsp;<em>«&nbsp;En permettant de mettre au point des systèmes automatisés de traitement des données, l’IA fait gagner un temps précieux aux équipes. Il nous fallait habituellement une journée d’étude, à reprendre chaque ligne d’un tableau Excel, pour repérer une anomalie génétique. Avec le logiciel créé par le Dr. Callegarin, nous pouvons désormais traiter ces données en quelques minutes seulement&nbsp;»</em>, explique le Pr. Callier.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une nouvelle formation dédiée à l’IA en santé </b></div>
     <div>
      Né d’une forte collaboration pluridisciplinaire entre acteurs hospitalo-universitaires, académiques et experts d’entreprises, eux-mêmes issus de l’écosystème biomédical dijonnais ainsi que de réseaux nationaux et internationaux reconnus, le développement de ces outils innovants s’accompagne aussi, depuis peu, par la création d’une formation destinée à tous les acteurs du secteur, qu’ils soient professionnels de santé, enseignants-chercheurs, cadres, ingénieurs des industries du numérique, étudiants… Forts de leur coopération au quotidien, le Pr. Callier et le Dr. Callegarin, accompagnés du Pr. Olivier Sandel, directeur-adjoint et responsable pédagogique du campus de Strasbourg CESI – une école d’ingénieurs également implantée à Dijon –, se sont en effet lancés un nouveau défi&nbsp;: mettre sur pieds un diplôme universitaire (DU) dédié à l’intelligence artificielle en santé. Porté par les trois professionnels et l’université de Bourgogne, celui-ci est opérationnel depuis cet automne, en mode distanciel&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>ce qui a permis la participation d’étudiants canadiens et d’outre-mer&nbsp;»</em>, précise le Pr. Callier. Avec ses six modules d’une durée de deux jours chacun, il revient sur les sujets propres au monde du numérique en santé.&nbsp;<em>«&nbsp;L’idée première de ce DU est de démystifier l’IA, et donc de permettre à tous les participants de prendre conscience du potentiel et des limites de cette technologie, mais aussi de l’énergie et du temps nécessaires au développement des solutions qui l’intègrent&nbsp;»</em>,explique le Dr. Callegarin pour qui cette méthode permet avant tout d’aller&nbsp;<em>«&nbsp;contre les idées reçues&nbsp;»</em>. Les organisateurs, qui s’étaient donnés pour objectif d’accueillir au moins 20 apprenants, ont en tous cas réussi leur pari&nbsp;: la première édition du DU, qui s’est entièrement tenue en ligne, a réussi à mobiliser 26 participants.&nbsp;<em>«&nbsp;Même si beaucoup d’étudiants ont un lien direct ou indirect avec la médecine, force est de constater que les profils et les âges sont très variés&nbsp;»</em>, constate le Dr. Callegarin qui anime d’ailleurs l’un des modules consacrés à l’analyse des données médicales. Mais tout un panel d’interventions pluridisciplinaires est également proposé, allant de la robotisation à la création d’un algorithme, en passant par le décryptage du cadre législatif.&nbsp;<em>«&nbsp;Le but de cette formation est en premier lieu d’ouvrir des portes, de faire connaître le monde de l’IA appliqué à la santé, pour qu’à terme tous prennent conscience du rôle prépondérant de cette technologie – tout en ayant aussi en tête ses limites afin de proposer des outils véritablement pertinents&nbsp;»</em>, conclut le Dr. Callegarin.&nbsp;&nbsp;  <div>&nbsp;  <div id="ftn1"> <br />  *Cette formation est le premier volet de la&nbsp;filière de formation en IA Santé soutenue par Dijon Métropole dans le cadre du Technopole Santé.&nbsp; <br />  **En partenariat avec CESI École d’ingénieurs, le CHU Dijon Bourgogne, le Centre Georges-François Leclerc (CGFL) et le Pôle BFCare. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <div class="entry-content instapaper_body" style="caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 11px;">  <div class="para_40249100 resize" id="para_2" style="width: 966px;">  <div class="texte" style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; font-stretch: normal; font-size: 16px; line-height: 1.5em; font-family: Helvetica, sans-serif; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;">  <div class="access firstletter" style="font-stretch: normal; line-height: 1.5em; margin: 0px;"><span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié sur le numéro de décembre d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-51-L-aube-d-une-nouvelle-ere_a2467.html" target="_blank">ici</a>.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  </div>    <div class="clear" style="clear: both; margin: 0px; padding: 0px;">&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un Datathon dédié à la lutte contre le SARS-CoV-2</b></div>
     <div>
      Dans le cadre du Datacare-Covid-19, les équipes du CHU Dijon Bourgogne ont organisé le 1erDatathon IA Santé 100 % Online, mis en place avec le soutien de Dijon Métropole dans le cadre du Technopole Santé. Sponsorisée par Microsoft, cette initiative a permis à une cinquantaine de participants, scientifiques, professionnels de santé, innovateurs en numérique ou étudiants, de travailler ensemble sur trois&nbsp;<em>«&nbsp;défis&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Le Pr. Callier a organisé cet évènement en quelques jours à peine, avec notamment le soutien opérationnel de Dijon Métropole, du CESI Ecole d’ingénieurs et de laboratoires de l’Université de Bourgogne&nbsp;»</em>, souligne le Dr. Davide Calagarin. Après une première phase d’explication et de coordination des équipes, tous les participants ont pu, deux jours durant – du 17 au 19 avril 2020 – réfléchir à distance sur les différents projets.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce délai, très court, a permis une réelle émulation des idées et des équipes, c’était vraiment très intéressant&nbsp;»</em>, se souvient le médecin. Au terme de ces 48 heures, les différentes équipes ont pu se consacrer au développement des projets «&nbsp;ScanCovid-IA&nbsp;» pour l’imagerie médicale, «&nbsp;CoIoT-19&nbsp;» pour la biométrie et «&nbsp;COVIDrug-19&nbsp;» pour le&nbsp;<em>drug design</em>, soit la conception de médicaments.&nbsp;<em>«&nbsp;ScanCovid-IA a même été utilisé par certains centres d’imagerie pour détecter les cas Covid+ de façon automatisée&nbsp;»</em>, raconte le Dr. Callegarin. Fortes de cette première expérience, les équipes du CHU Dijon Bourgogne envisagent déjà de la renouveler dans les prochains mois,&nbsp;<em>«&nbsp;en fonction de la situation sanitaire et des priorités qui en découleront&nbsp;»</em>, estime Davide Callegarin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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