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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-17T13:33:12+02:00</updated>
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   <title>À la PUI de Chambéry, automatisation rime avec mutualisation</title>
   <updated>2024-02-05T19:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/A-la-PUI-de-Chambery-automatisation-rime-avec-mutualisation_a3991.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2024-02-06T08:10:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Totalisant 1 920 lits et places répartis sur plusieurs sites, le Centre Hospitalier Métropole Savoie est le cinquième centre hospitalier, après les quatre CHU, de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Établissement support du Groupement Hospitalier de Territoire Savoie-Belley, il a mis à profit les automates équipant la pharmacie à usage interne du site de Chambéry pour développer des prestations de dispensation nominative et de dispensation globale mutualisées, au bénéfice du CH de Saint-Pierre-d’Albigny. Reportage.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77433658-56288508.jpg?v=1703085707" alt="À la PUI de Chambéry, automatisation rime avec mutualisation" title="À la PUI de Chambéry, automatisation rime avec mutualisation" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;L’hôpital de Chambéry, qui a fusionné en 2015 avec l’hôpital d’Aix-les-Bains pour constituer le Centre Hospitalier Métropole Savoie (CHMS), dispose d’une pharmacie à usage intérieur (PUI) plutôt conséquente et brassant, chaque année, près de 60 millions d’euros. Opérationnelle 24h/24 et 7j/7, celle-ci a adopté un fonctionnement automatisé depuis la fin 2014, et dispose aujourd’hui de trois automates&nbsp;: l’un pour la délivrance globale des médicaments, l’autre pour la dispensation individuelle nominative (DIN) des traitements, et le dernier dédié à la distribution des dispositifs médicaux&nbsp;»</em>, explique le Docteur Georges Rabatel, chef du service Pharmacie Stérilisation pour ce site totalisant 1 351 lits et places. Le robot DIN a, d’emblée, permis d’automatiser la préparation des traitements des résidents accueillis dans les onze EHPAD rattachés au CHMS, mais aussi des patients pris en charge dans ses unités de soins longue durée (USLD) et de ceux relevant des deux unités sanitaires voisines.&nbsp;<em>«&nbsp;Cet automate impose un déconditionnement préalable, une action relativement chronophage qui ne permet pas son utilisation pour les services MCO. En revanche, il est tout à fait adapté pour des traitements relativement stables sur une période de 7 jours, comme dans les EHPAD et les USLD, ou pour faciliter la distribution des médicaments par les IDE dans les centres pénitentiaires&nbsp;»</em>, précise le Docteur Sophie Raymond, praticien pharmacien hospitalier notamment chargée du volet DIN robotisée.&nbsp; <br />   <br />  Notant qu’elle disposait encore d’une marge de manœuvre non négligeable, la PUI décide de proposer ce service aux autres EHPAD du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Savoie-Belley, justement constitué autour du Centre Hospitalier Métropole Savoie.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous étions toutefois confrontés à un obstacle technique&nbsp;: les logiciels de prescription des établissements concernés ne communiquent pas avec notre propre logiciel de gestion des stocks, qui lui-même permet de piloter l’automate. Or la mise en place de ces interconnexions est une opération coûteuse&nbsp;»</em>, poursuit-elle. Fin 2017, l’Agence régionale de santé Rhône-Alpes relaie un appel à projets de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) pour la mise en œuvre de projets médico-soignants partagés des groupements hospitaliers de territoire. C’était l’occasion toute trouvée pour pouvoir financer le développement de ces interfaces sécurisées, et ainsi donner corps au projet de mutualisation de la dispensation nominative. Ne restait alors qu’à trouver un premier candidat à ce partenariat.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un partenariat articulé autour de deux volets</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Notre choix s’est porté sur le CH de Saint-Pierre-d’Albigny, avec lequel tous les feux étaient au vert.</em><em>&nbsp;Sur le plan technique, nous savions que l’interfaçage informatique était possible entre nos logiciels respectifs, car il a déjà été mis en œuvre dans d’autres établissements. Et sur le plan humain, sa PUI est gérée par le Dr Séverine Francheteau-Édouard, que nous connaissons bien puisqu’elle exerce également à mi-temps à la PUI de Chambéry. Elle a immédiatement été d’accord pour copiloter le projet&nbsp;»</em>, indique Georges Rabatel. Dès 2020, le CH de Chambéry et le CH de Saint-Pierre-d’Albigny établissent une convention officialisant la mutualisation de la dispensation nominative pour 63 lits d’EHPAD.&nbsp; <br />   <br />  En 2022, leur partenariat s’élargit à la mutualisation de la dispensation globale pour 40 lits de SSR, un volet prévu dès le départ mais qui avait été retardé du fait de la pandémie Covid.&nbsp;<em>«&nbsp;Concrètement, la pharmacie du CH de Saint-Pierre-d’Albigny passe commande pour ses approvisionnements auprès de notre PUI, plutôt que solliciter chaque fournisseur individuellement. Nous nous occupons de tout, y compris de la recherche d’alternatives en cas de rupture sur une référence donnée. L’équipe de Saint-Pierre, qui est assez réduite car composée d’une pharmacienne à temps partiel et d’une préparatrice en pharmacie, a ainsi gagné un temps précieux sur ces tâches logistiques à faible valeur ajoutée. Combiné au temps libéré sur la préparation des traitements pour les résidents de l’EHPAD, celui-ci a pu être mis à profit pour développer la DIN manuelle à destination de l’unité SSR, mais aussi pour engager une initiative de conciliation médicamenteuse, et pour fiabiliser les processus de gestion des stocks&nbsp;»</em>, souligne Sophie Raymond. Ce projet est donc à son sens une réelle réussite, car il permet à la PUI de Saint-Pierre d’assurer des missions de pharmacie clinique à effectifs constants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Une mutualisation ne doit pas nécessairement mener à une réduction d’effectifs » </b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;La caractéristique la plus notable de ce projet réside, à mon sens, dans la démonstration qu’une mutualisation ne doit pas nécessairement mener à une réduction d’effectifs. En contractualisant avec une ‘grosse’ PUI, la pharmacie de Saint-Pierre-d’Albigny n’a pas été absorbée, bien au contraire&nbsp;: elle a pu se recentrer sur l’expertise pharmaceutique et améliorer ainsi le service rendu à ses propres interlocuteurs&nbsp;»</em>, insiste le Dr Rabatel. Le Dr Raymond abonde&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Tout projet de DIN automatisée et mutualisée doit être guidé par une volonté de libérer du temps et de gagner en sécurité, et non par une recherche d’économies.&nbsp;Notre collaboration avec le CH de Saint-Pierre-d’Albigny l’a bien montré. Nous n’avons d’ailleurs pas seulement déchargé l’équipe de la PUI&nbsp;; les gains se retrouvent sur l’ensemble de la chaîne&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />   <br />  En effet, les infirmiers de l’EHPAD devaient auparavant préparer eux-mêmes les traitements si la préparatrice de la PUI n’était pas en mesure d’assurer cette tâche – par exemple en cas d’absence –, ce qui générait une surcharge de travail et désorganisait leur activité. Aujourd’hui, ils ont l’assurance de pouvoir s’appuyer sur une prestation fiable et constante, sur laquelle la PUI de Chambéry s’est engagée.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela est d’autant plus précieux que les EHPAD sont notoirement confrontés à une tension sur leurs effectifs. Cette organisation mutualisée est donc, aussi, source d’attractivité pour l’établissement&nbsp;»</em>, note-t-elle. Dans une présentation dévoilée fin mai lors de la dernière édition d’Hopipharm, le congrès francophone de la pharmacie hospitalière organisé par le Synprefh, les équipes avaient ainsi fait part d’un gain de 3 heures hebdomadaires pour les infirmiers, 3 à 4 heures de temps pharmacien, et 4 à 5 heures de temps préparateur pour le CH de St Pierre d'Albigny. Des chiffres plus qu’éloquents.
     </div>
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     <div><b>Une extension en ligne de mire</b></div>
     <div>
      La PUI de Chambéry ne compte donc pas s’en tenir là.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre automate DIN a une capacité estimée à 1&nbsp;000 lits. Or nous n’en sommes aujourd’hui qu’à 720. Il nous est dès lors tout à fait possible de contractualiser avec d’autres établissements sous réserve, une fois de plus, de disposer des interfaces informatiques nécessaires&nbsp;»</em>, explique Georges Rabatel en rappelant que le projet initial, c’est-à-dire celui soumis à l’appel à projets de l’ARS, associait également une autre PUI disposant d’un automate similaire. La dynamique peut donc véritablement devenir territoriale.&nbsp;<em>«&nbsp;Le dossier patient informatisé (DPI) du Centre Hospitalier Métropole Savoie est toutefois en cours de renouvellement. Il faut mener à terme ce projet majeur avant d’engager l’extension de la DIN mutualisée, car le déploiement du nouveau DPI aura certainement un impact sur les interfaces et fonctionnalités de nos logiciels métiers&nbsp;»</em>, précise Sophie Raymond. D’autant que la PUI de Chambéry se prépare aussi à relever un autre défi&nbsp;: sa fusion avec la PUI d’Aix-les-Bains à l’horizon 2025, où la DIN s’effectue actuellement de manière manuelle.&nbsp;<em>«&nbsp;Sans oublier nos nombreux autres projets, sur le champ de la pharmacie clinique et de la conciliation médicamenteuse, mais aussi pour la nomination du Responsable du management de la qualité du circuit des dispositifs médicaux implantables, la mise en œuvre du système d’identification unique des dispositifs médicaux et l'ouverture d'une stérilisation de territoire. Les mois et années à venir seront très chargés, mais aussi très stimulants pour nos équipes&nbsp;»</em>, conclut le chef de service. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #63, édition de décembre 2023,&nbsp;<a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-63-La-sante-numerique-a-l-epreuve-du-terrain_a3961.html">à lire ici</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Décès dramatiques de trois bébés au centre hospitalier de Chambéry : réaction du Syndicat des Pharmaciens Inspecteurs de Santé Publique (SPHISP)</title>
   <updated>2014-01-27T18:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Deces-dramatiques-de-trois-bebes-au-centre-hospitalier-de-Chambery-reaction-du-Syndicat-des-Pharmaciens-Inspecteurs-de_a208.html</id>
   <category term="Pharmacie" />
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   <published>2014-01-13T13:35:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Faut-il attendre d’autres accidents pour que l'État revoie sa politique de sécurité sanitaire dans le domaine de la pharmacie et des produits de santé ? »     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/6226764-9303240.jpg?v=1389616554" alt="Décès dramatiques de trois bébés au centre hospitalier de Chambéry : réaction du Syndicat des Pharmaciens Inspecteurs de Santé Publique (SPHISP)" title="Décès dramatiques de trois bébés au centre hospitalier de Chambéry : réaction du Syndicat des Pharmaciens Inspecteurs de Santé Publique (SPHISP)" />
     </div>
     <div>
      Le Syndicat des Pharmaciens Inspecteurs de Santé Publique (SPHISP) a été <em>«&nbsp;profondément marqué par les décès dramatiques des bébés survenus en décembre dernier au sein du centre hospitalier de Chambéry. Ces accidents gravissimes mettent en cause la qualité des poches de nutrition parentérale censées être stériles et qui sont fabriquées soit dans des établissements pharmaceutiques industriels, soumis au contrôle de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), soit également et très souvent dans les pharmacies à usage intérieur des établissements de santé (hôpitaux et cliniques)&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  Les Pharmaciens Inspecteurs de Santé Publique (PHISP), corps de fonctionnaires d'État du Ministère de la Santé, affectés pour l’essentiel (140 PHISP sur un effectif national de 220) au sein des Agences Régionales de Santé (ARS), disposent de <em>«&nbsp;l’expertise et des compétences techniques nécessaires aux contrôles des conditions de préparation de ces poches de nutrition parentérale. À ce titre, et par la loi, les PHISP sont chargés des inspections de cette activité particulièrement à risque au sein des services de pharmacie hospitalière, dans le but de prévenir et d'éviter de tels accidents&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  L'inspection évalue l’ensemble des processus de fabrication ce qui permet d'identifier les risques patents ou potentiels, notamment en cas de pratiques non-conformes aux exigences réglementaires en vigueur. Le suivi des recommandations ou injonctions est un outil de prévention qui permet de garantir un niveau élevé de sécurité pour les patients. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des contrôles en baisse</b></div>
     <div>
      Or, <em>«&nbsp;depuis la mise en place des Agences Régionales de Santé, le 1er avril 2010, le SPHISP n’a eu de cesse d’alerter les responsables du Ministère chargé de la Santé de la diminution très inquiétante des contrôles effectués par les pharmaciens inspecteurs des ARS dans le domaine de la pharmacie, de la biologie médicale et des produits de santé.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Depuis la disparition des services d’inspection régionale de la pharmacie résultant de la création des ARS, cette mission régalienne d’inspection et de contrôle est délaissée, voire niée car ces Agences ne leur consacrent plus que des moyens très faibles, pour ne pas dire dérisoires, alors que l’on assiste à un renforcement continu de l’arsenal législatif et réglementaire dans ces domaines et champs d’activités particulièrement sensibles, accompagné par un alourdissement des sanctions pénales et financières.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Ainsi, en négligeant ces missions essentielles, participant de l'action de l'État pour le système de santé et de sa sauvegarde, les pouvoirs publics se privent de moyens de police sanitaire destinés à prévenir des accidents ou à mettre fin à des dérives.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>En dépit de toutes les graves crises de santé publique en lien avec des activités ou des produits de santé, passées ou actuelles et en dépit de nos différentes alertes, nous déplorons l’incompréhensive passivité du ministère chargé de la santé malgré les enjeux pour la population.</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Force est de constater que la sécurité sanitaire des patients dans le domaine de la pharmacie, de la biologie médicale et des produits de santé est désormais gravement compromise.</em></strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>Et ce d’autant plus que la volonté politique du ministère de la santé est de simplifier à outrance dans les prochains mois les règles qui pèsent sur les acteurs pharmaceutiques au détriment de la sécurité des patients, comme la suppression des contrôles préalables à une autorisation d'activité à risque, ce qui conduira à une libéralisation anarchique et à un recul supplémentaire de la présence sur le terrain des pharmaciens inspecteurs de santé publique dans ces domaines&nbsp;».</em> <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="http://www.sphisp.org">www.sphisp.org</a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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