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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T13:20:19+02:00</updated>
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   <title>Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée</title>
   <updated>2026-05-26T14:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Prevenir-la-diffusion-des-BHRe-Oxy-Pharm-mise-sur-une-reponse-technologique-integree_a5055.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-05-26T14:15:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’antibiorésistance constitue l’un des principaux défis sanitaires actuels, avec 4,71 millions de décès associés dans le monde en 2021, dont 1,14 million directement attribuable. Dans les établissements de santé, cette menace se traduit notamment par l’émergence des bactéries hautement résistantes (BHRe), qui exposent à des impasses thérapeutiques et perturbent durablement l’organisation des soins. Face à ce défi, la prévention, et en particulier la maîtrise de l’environnement, reste le levier le plus efficace. Cette approche est au cœur de l’offre intégrée d’Oxy’Pharm, reposant sur les technologies complémentaires Sanivap et Nocotech.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441709-67249511.jpg?v=1778154767" alt="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" title="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" />
     </div>
     <div>
      Définies par les autorités sanitaires françaises en 2013, les BHRe se distinguent par leur résistance à des antibiotiques de dernier recours, leur présence dans le réservoir digestif et leur fort potentiel de diffusion.&nbsp;Contrairement aux bactéries multirésistantes (BMR) déjà installées de façon endémique, elles restent encore peu implantées en France, ce qui rend leur contrôle d’autant plus crucial. Leur émergence s’inscrit dans un contexte global où quelques espèces bactériennes concentrent déjà une large part de la mortalité liée à l’antibiorésistance, illustrant l’ampleur du défi.&nbsp;Au-delà du risque thérapeutique, leur&nbsp;apparition entraîne une désorganisation rapide des structures de soins&nbsp;: isolement des patients, multiplication des cas contacts, tension sur les capacités d’accueil et mobilisation accrue des équipes sont autant de conséquences qui fragilisent fortement le système de santé.<o:p></o:p> <br />   <br />  La compréhension des modes de transmission des BHRe met en évidence le rôle central de l’environnement. Si le manuportage par les professionnels constitue un vecteur majeur, les surfaces fréquemment touchées, les dispositifs médicaux partagés et les zones humides comme les sanitaires ou les siphons jouent également un rôle déterminant dans la persistance et la diffusion de ces bactéries.&nbsp;Face à cette réalité, les protocoles d’hygiène doivent associer étroitement nettoyage et désinfection – l’élimination préalable des matières organiques étant en effet indispensable pour garantir l’efficacité de la désinfection. Les établissements ont donc besoin de solutions à la fois performantes, reproductibles et compatibles avec les contraintes&nbsp;opérationnelles, tout en garantissant la sécurité des patients, des professionnels et des équipements.<o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des synergies à l’efficacité démontrée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441709-67249512.jpg?v=1778154812" alt="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" title="Prévenir la diffusion des BHRe : Oxy’Pharm mise sur une réponse technologique intégrée" />
     </div>
     <div>
      C’est dans cette perspective qu’Oxy’Pharm propose une approche combinée. La solution Sanivap repose sur un bionettoyage vapeur à haute température (97° C), capable d’éliminer les salissures, d’agir sur les biofilms et de réduire la charge microbienne sans produit chimique.&nbsp;Validée selon&nbsp;la norme NF&nbsp;T72-110, elle&nbsp;garantit une action bactéricide, virucide, fongicide et levuricide fiable,&nbsp;tout en préservant les surfaces, y compris les plus sensibles,&nbsp;et s’adapte aux zones critiques comme les siphons. En complément, Nocotech assure la phase de désinfection terminale par diffusion automatisée de peroxyde d’hydrogène sous forme de brouillard sec. Sans contact ni rinçage, cette technologie permet de traiter uniformément toutes les surfaces, même difficiles d’accès. Conforme à la norme EN 17 272, elle garantit une efficacité&nbsp;microbiologique&nbsp;complète, tout en étant non corrosive et biodégradable.<o:p></o:p> <br />   <br />  L’efficacité de cette combinaison a été démontrée lors d’un épisode impliquant des BHRe&nbsp;– en l’occurrence des&nbsp;entérobactéries productrices de carbapénémases – au Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes. Le recours au bionettoyage vapeur, systématiquement associé à une désinfection des surfaces par voie aérienne, a permis une décontamination efficace, notamment sur des zones critiques comme les siphons, qui&nbsp;concentrent des conditions favorables à la prolifération des BHRe. L’intégration durable de ces protocoles illustre leur pertinence opérationnelle&nbsp;: l’établissement les a depuis systématisés dans les procédures de bionettoyage des chambres des patients porteurs. Face à des bactéries qui fragilisent à la fois les traitements et les organisations, la prévention doit s’appuyer sur des solutions fiables et adaptéesaux réalités du terrain. En associant bionettoyage vapeur et désinfection automatisée, Oxy’Pharm propose ainsi une réponse cohérente pour renforcer la maîtrise du risque infectieux et sécuriser les parcours de soins.<o:p></o:p> <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Pour en savoir plus sur l’offre d’<a class="link" href="https://www.oxypharm.net" target="_blank">Oxy’Pharm</a>, rendez-vous&nbsp;au congrès&nbsp;SF2H&nbsp;2026,&nbsp;stand&nbsp;90. <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />   <br />  <o:p></o:p>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»</title>
   <updated>2026-05-26T08:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Jean-Winoc-Decousser-Il-est-essentiel-de-rester-ancre-dans-une-approche-basee-sur-les-preuves_a5057.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-05-26T08:30:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À quelques semaines du 36ème congrès national de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), prévu du 3 au 5 juin 2026 à Lille Grand Palais, le Professeur Jean-Winoc Decousser, président de la société savante et responsable de l’équipe opérationnelle d’hygiène des Hôpitaux universitaires Henri-Mondor (AP-HP), fait le point sur les travaux en cours et les temps forts de ce rendez-vous incontournable pour la discipline.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441797-67249608.jpg?v=1778155245" alt="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" title="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" />
     </div>
     <div>
      <strong>Sur quelles thématiques travaille la SF2H aujourd’hui ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Jean-Winoc Decousser&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous travaillons actuellement sur plusieurs problématiques liées à la prévention des infections du site opératoire, dont l’impact est important pour les patients comme pour les établissements. En janvier 2026, nous avons ainsi publié un <a class="link" href="https://www.sf2h.net/publications/avis-relatif-a-lutilisation-de-fils-enduits-de-biocides-prevention-des-iso.html" target="_blank">avis&nbsp;sur les fils de suture enduits de biocides</a>, et nous nous intéressons désormais au dépistage et à la décolonisation du staphylocoque doré avant certaines chirurgies, déjà pratiqués en chirurgie cardiaque et dans certains pays en orthopédie. Nous travaillons également sur les champs opératoires imprégnés d’antiseptique et les pansements à pression négative, tout en explorant de nouvelles pratiques comme le rinçage des plaies opératoires avant fermeture. Cette production traduit une évolution de la SF2H&nbsp;: proposer des avis plus rapides, parfois synthétiques, plutôt que d’attendre la publication de guides entiers de recommandation. Par exemple, sur les fils de suture antiseptiques, les bénéfices étant pressentis, il nous a semblé important de nous positionner rapidement.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comptez-vous toutefois publier des documents plus complets ?</strong> <br />   <br />  Oui,&nbsp;un travail d’ampleur est en cours sur la prévention du risque infectieux lors des chirurgies réalisées hors bloc. Ce sujet suscite un fort intérêt car il permet de désengorger les blocs, d’améliorer l’accès aux soins et de réduire les coûts. La chirurgie hors bloc est potentiellement possible lorsque l’intervention ne nécessite ni anesthésie lourde ni système de traitement d’air spécifique. Nous avons consulté de nombreuses sociétés savantes de chirurgie, mais nous ne définirons pas la liste des actes concernés – cela relève de l’expertise des chirurgiens. Nous proposerons en revanche un cadre de bonnes pratiques&nbsp;: organisation, parcours patient, environnement, tenue, suivi… sous forme de guide opérationnel. <br />   <br />  <strong>Une nouvelle commission a également été créée cette année…</strong> <br />   <br />  Oui, la <a class="link" href="https://www.sf2h.net/commissions/tepri-commission-transition-ecologique.html" target="_blank">commission « Transition écologique et prévention du risque infectieux » (TEPRI)</a>, pilotée par la Dr Emmanuelle Joseph dont l’objectif est de structurer et renforcer des travaux déjà engagés sur les enjeux environnementaux. De nombreuses spécialités évoluent en ce sens, et il est essentiel d’avancer collectivement tout en restant vigilants sur la prévention du risque infectieux. Nous avons par exemple récemment signalé une incohérence dans le <a class="link" href="https://www.anap.fr/s/article/referentiel-national-bloc-operatoire-eco-responsable" target="_blank">référentiel de l’ANAP sur les blocs opératoires écoresponsables</a>, qui pouvait entrer en contradiction avec les exigences de prévention du risque infectieux. Cette recommandation a depuis été corrigée, mais cela illustre l’importance de notre rôle. <br />   <br />  <strong>Qu’en est-il de vos collaborations avec les autres sociétés savantes ?</strong> <br />   <br />  Elles sont nombreuses et essentielles&nbsp;: nous travaillons à des avis communs afin d’impliquer les acteurs de terrain et de faciliter l’appropriation des recommandations. Par exemple, nous collaborons avec la Société française de mycologie médicale et le Centre national de référence des mycoses invasives sur&nbsp;<em>Candidozyma auris</em>, une levure multirésistante particulièrement préoccupante, car difficile à éliminer de l’environnement. Nous travaillons également avec les réanimateurs sur les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique, et avec les neurochirurgiens sur les méningites nosocomiales. Ces travaux s’appuient aussi sur nos commissions internes, à l’instar de COPERMIC dédiée à la microbiologie de l’environnement, qui va publier un document sur la recherche des bactéries multirésistantes dans l’environnement hospitalier, avec des recommandations adaptées aux moyens des établissements. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous évoquer votre prochain congrès, qui se tiendra à Lille du 3 au 5&nbsp;juin 2026 ?</strong> <br />   <br />  Cette année encore, le congrès de la SF2H&nbsp;s’annonce&nbsp;comme un rendez-vous majeur pour la discipline. Avec&nbsp;1 200 à 1 500&nbsp;congressistes attendus et plus de 80&nbsp;partenaires industriels, l’édition&nbsp;2026 réunira des professionnels venus de France, mais aussi de Belgique et du Luxembourg, confirmant son envergure internationale.&nbsp;L’intelligence artificielle en sera un axe majeur, car elle représente une véritable opportunité pour notre spécialité. Des logiciels métiers intégrant des outils d’IA permettent déjà d’exploiter de manière autonome les données issues des systèmes d’information hospitaliers, afin d’en extraire des informations pertinentes et de les restituer sous une forme exploitable par les hygiénistes. Par ailleurs, le développement des entrepôts de données ouvre la possibilité d’identifier et de suivre plus efficacement les infections associées aux soins. L’enjeu est de gagner du temps pour libérer des ressources pour la prévention, ce qui positionne l’automatisation comme un levier majeur pour l’avenir de notre spécialité. <br />   <br />  <strong>Justement, comment voyez-vous la prévention du risque infectieux dans les années à venir ?</strong> <br />   <br />  Deux axes me semblent essentiels pour l’évolution de notre discipline&nbsp;: l’accès à des outils numériques performants pour faciliter l’exploitation des données, et la mise à disposition du séquençage génomique couplé à l’intelligence artificielle, afin d’analyser plus rapidement les chaînes de transmission des micro-organismes. Ces technologies sont déjà utilisées dans d’autres disciplines, mais elles restent peu accessibles aux hygiénistes, qui travaillent encore à partir d’indicateurs indirects comme la consommation de solutions hydroalcooliques.&nbsp;Notre objectif est d’accéder à des données fondées sur la transmission réelle des micro-organismes au sein des services, afin de mieux orienter des décisions&nbsp;lourdes de conséquences comme la fermeture de services. Dans le cadre du congrès, nous proposerons d’ailleurs un parcours dédié à la microbiologie, en lien avec des partenaires industriels, afin de mettre en lumière ces avancées technologiques. <br />   <br />  <strong>Est-ce le message que vous souhaitez porter auprès des directions hospitalières ?</strong> <br />   <br />  Oui. Dans un contexte contraint, il sera difficile d’augmenter significativement les effectifs. Il faut donc optimiser les ressources existantes en automatisant certaines tâches pour libérer du temps aux professionnels déjà présents. Aujourd’hui, la prévention du risque infectieux repose encore largement sur l’observation et l’hypothèse. Cette méthode montre ses limites face à la complexité croissante des situations et des parcours de soins. Mais le principal défi de la prévention est qu’elle produit peu d’activité visible&nbsp;: elle évite des événements, ce qui rend difficile la mesure de son impact, et donc sa valorisation. Dans un système hospitalier souvent centré sur l’immédiateté, il est parfois difficile de faire reconnaître l’importance de ces actions tournées vers le moyen et long terme. Nous continuerons bien sûr à défendre la nécessité de renforcer les équipes, partout lorsque cela est possible. En parallèle, nous souhaitons évoluer vers des outils plus modernes, afin de recentrer les hygiénistes sur des missions à forte valeur ajoutée. <br />   <br />  <strong>Durant le congrès, vous évoquerez également l’architecture des espaces de soins. Pourquoi ce choix ?</strong> <br />   <br />  La crise du COVID-19 a montré son importance dans la prévention du risque infectieux. D’ailleurs, du point de vue de l’hygiéniste, le message fondamental reste simple&nbsp;: la chambre individuelle constitue la base de la prévention. Pourtant, elle n’est pas encore systématiquement intégrée dans les projets hospitaliers. Nous aborderons également la question de la ventilation, qui devrait être pleinement prise en compte dès la conception ou la rénovation des établissements de santé. Cela dit, sur le plan architectural, certaines situations sont réellement problématiques sur le terrain. À l’hôpital Henri-Mondor, par exemple, le service de maladies infectieuses est situé au 14ᵉ&nbsp;étage et nécessite l’utilisation d’ascenseurs souvent bondés ; il est en outre à proximité immédiate d’un service accueillant des patients greffés, ce qui pose de vrais problèmes de sécurité. Idéalement, ce type de service devrait être accessible directement depuis l’extérieur, afin de limiter les flux internes et les risques de transmission. D’ailleurs, ces restructurations sont en cours. <br />   <br />  <strong>Vous évoquerez également la prévention du risque infectieux dans les réseaux d’eaux usées. De quoi s’agit-il ? <br />  &nbsp;</strong> <br />  Les circuits d’eaux usées, et en particulier les siphons, constituent des réservoirs importants de micro-organismes. Nous ne pouvons pas les stériliser, et les solutions chimiques ne sont pas satisfaisantes d’un point de vue écologique ni réellement efficaces. Bien qu’il n’existe pas de recommandations claires sur la conduite à tenir, plusieurs pistes sont à l’étude, comme la suppression totale des points d’eau dans les chambres de réanimation. Pour autant, si cette solution permet de limiter les risques, elle soulève aussi d’autres questions pratiques. Une réflexion s’engage également sur la possibilité de préserver un équilibre microbien dans ces réseaux, à la manière du microbiote intestinal, afin de limiter le développement de bactéries pathogènes. Ce sujet, encore sans consensus, sera notamment discuté lors de la session internationale pour essayer de trouver un compromis entre sécurité, efficacité et contraintes de soins.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le dernier grand axe portera sur les soins critiques…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Les services de réanimation concentrent des patients présentant de nombreux facteurs de risque infectieux, en raison de la gravité des pathologies prises en charge et de l’utilisation fréquente de dispositifs invasifs. Des progrès importants ont été réalisés, notamment dans la prévention des infections liées aux cathéters centraux, avec des résultats très encourageants dans de nombreux établissements. En revanche, les pneumopathies acquises sous ventilation mécanique restent un enjeu majeur&nbsp;: elles demeurent parmi les infections les plus fréquentes et les plus graves en réanimation, malgré les améliorations déjà apportées. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Le congrès&nbsp;2026 abordera aussi la vaccination, un enjeu majeur en EHPAD et en long séjour. La crise du COVID-19 a montré qu’il est illusoire d’empêcher totalement l’introduction des virus sans mesures éthiquement discutables. Il faut donc accepter leur circulation tout en limitant les formes graves. Nous disposons aujourd’hui de vaccins efficaces contre la grippe, le COVID-19, le VRS et le pneumocoque. Mais leur déploiement repose sur deux conditions&nbsp;: le remboursement – nous n’y sommes pas encore tout à fait notamment pour le VRS – et l’adhésion des patients et de leurs familles, généralement favorisée par un bénéfice individuel direct. La situation est plus complexe chez les professionnels de santé, avec des taux de vaccination antigrippale très variables selon les métiers, et particulièrement faibles chez les aides-soignants. Au-delà de l’organisation, des facteurs psychologiques et sociaux interviennent, avec parfois une défiance renforcée par les fausses informations. Plus largement,&nbsp;la remise en question de la parole scientifique est préoccupante.&nbsp;La science doit rester fondée sur des données solides, le doute et la rigueur. Face à la montée des discours anti-scientifiques, parfois relayés à des niveaux élevés de responsabilité, il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<strong><em>Plus d’informations sur&nbsp;</em></strong><a class="link" href="https://www.sf2h.net/" target="_blank"><strong><em>https://www.sf2h.net</em></strong></a>  &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-73-L-IA-a-tous-les-etages_a5038.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong>  <div>  <div id="ftn3">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/96441797-67249612.jpg?v=1778155253" alt="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" title="Jean-Winoc Decousser : «Il est essentiel de rester ancré dans une approche basée sur les preuves»" />
     </div>
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   </content>
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   <title>PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée</title>
   <updated>2026-04-15T16:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/PROMISE-l-antibioresistance-un-defi-systemique-qui-exige-une-reponse-coordonnee_a4940.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2026-04-15T16:54:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à la progression mondiale de l’antibiorésistance, la France s’organise pour décloisonner la recherche, la surveillance et l’action publique. Lancé en 2021 dans le cadre de France 2030, le métaréseau PROMISE fédère les acteurs de la santé humaine, animale et environnementale autour d’une approche One Health. La Professeure Marie-Cécile Ploy et le Docteur Bruno François, coordonnateurs du projet, reviennent sur les enjeux scientifiques, cliniques et politiques d’un défi majeur de santé publique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833592-66416836.jpg?v=1771853665" alt="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" title="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pour commencer, pourriez-vous vous présenter ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Je suis microbiologiste clinique, professeure des universités - praticienne hospitalière au CHU de Limoges, où je dirige le service de bactériologie, virologie et hygiène hospitalière. Je dirige également une unité de recherche INSERM - Université de Limoges - CHU de Limoges, consacrée aux résistances aux antimicrobiens, qu’il s’agisse d’antibiotiques ou d’antiviraux. <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Pour ma part, je suis médecin réanimateur au CHU de Limoges. Mon activité est partagée entre la prise en charge de patients en réanimation et la recherche clinique et translationnelle, où je me concentre notamment sur le sepsis et les pneumonies acquises sous ventilation mécanique. Depuis 2008, je coordonne aussi le Centre d’Investigation Clinique labellisé INSERM de Limoges, dont l’axe principal porte sur l’infectiologie des patients en situation critique.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Vous êtes les coordonnateurs de PROMISE. Comment est né ce projet ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>PROMISE a été lancé en novembre 2021 dans le cadre du <a class="link" href="https://ppr-antibioresistance.inserm.fr/wp-content/uploads/2021/04/PPR-Antibioresistance-points-essentiels.pdf" target="_blank">Programme prioritaire de recherche (PPR) sur l’antibiorésistance</a>  &nbsp;porté par l’INSERM. Il s’agit d’un « métaréseau », un réseau de réseaux, visant à rassembler les acteurs de la lutte contre l’antibiorésistance dans une approche One Health, intégrant la santé humaine, animale et environnementale. Il fédère aujourd’hui 120&nbsp;partenaires, dont une quarantaine d’unités de recherche. L’objectif est de créer des passerelles entre des communautés déjà structurées mais qui travaillaient encore trop souvent en silos.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Qu’implique cette approche « réseau de réseaux » sur le terrain ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>En santé humaine, nous collaborons notamment avec les missions du RéPia (PRIMO, SPARES, MATIS, SPIADI), les réseaux de réanimateurs et d’infectiologues, les centres de prévention des infections associées aux soins et les centres régionaux en antibiothérapie. En santé animale, nous travaillons notamment avec le Résapath, réseau de référence pour la surveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes animales, qui constitue une véritable exception française. En santé environnementale, où il n’existait pas de système structuré, nous avons créé le groupe AMR-Env pour organiser la surveillance. Nous collaborons également avec le GRAIE, association engagée sur les enjeux de santé environnementale et la sensibilisation du public. <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Sur le plan clinique, mon rôle est de favoriser les interactions entre les réseaux de réanimation – OutcomeRea, CRICS-TRIGGERSEP, REA-REZO – et le réseau d’infectiologie RENARCI, pour faire émerger des projets communs et répondre à des appels d’offres nationaux et internationaux. Dans le cadre de PROMISE, nous avons aussi lancé AntibioDEAL, qui relie les acteurs de la recherche précoce (« discovery »). Mais le réel défi est d’assurer la transition entre la découverte en laboratoire et l’application clinique, un processus long, coûteux et toujours incertain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833592-66416837.jpg?v=1771853717" alt="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" title="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" />
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      <strong>Au-delà de la mise en réseau, quelles sont vos priorités ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’un des axes majeurs est de renforcer et d’intégrer la surveillance dans une logique One Health.&nbsp;Avant PROMISE, on recensait en France 48&nbsp;initiatives distinctes de surveillance, sans réelle coordination globale.&nbsp;Nous développons donc, avec l’INRIA, une plateforme de données pour centraliser et harmoniser ces informations. Par ailleurs, la formation et la sensibilisation constituent un autre pilier. Nous avons créé un diplôme universitaire en antibiorésistance dans une approche One Health, désormais dans sa troisième promotion. Nous menons aussi des actions de communication vers le grand public et les décideurs politiques. PROMISE est d’ailleurs cité dans plusieurs objectifs de la feuille de route interministérielle 2024–2034 « Prévention et réduction de l’antibiorésistance », ce qui témoigne d’une reconnaissance institutionnelle forte. <br />   <br />  <strong>Comment qualifieriez-vous la situation actuelle de l’antibiorésistance en France ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>La situation est contrastée. Comparée à certains pays d’Europe du Sud ou d’Asie, la France reste relativement préservée. En réanimation, l’antibiorésistance existe, mais elle est probablement moins importante qu’il y a vingt ans grâce aux efforts de prévention. D’ailleurs, les infections les plus fulminantes en réanimation sont souvent dues à des bactéries encore sensibles. En revanche, les établissements de long séjour et les EHPAD sont particulièrement exposés, en raison du vieillissement, des polypathologies et de la prise répétée d’antibiotiques – qui modifient le microbiote. Il faut aussi rappeler que résistance ne signifie pas nécessairement virulence&nbsp;: les bactéries très résistantes peuvent perdre en agressivité. Néanmoins, certaines résistances, notamment chez les bactéries à Gram négatif, posent de véritables défis. <br />   <br />  <strong>Quels leviers doivent alors être activés en priorité ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Le principal déterminant reste la consommation excessive d’antibiotiques – et la France demeure fortement consommatrice. Or l’antibiorésistance est un phénomène adaptatif&nbsp;: plus on utilise d’antibiotiques, plus on sélectionne de résistances. Plusieurs facteurs expliquent cette surconsommation dans notre pays&nbsp;: une image encore trop positive des antibiotiques, un principe de précaution très ancré dans la culture médicale française, et une confusion fréquente entre colonisation bactérienne et infection réelle. Un effort massif de pédagogie est donc nécessaire. La question de l’intégration du coût écologique et sociétal de l’antibiorésistance dans le prix des antibiotiques mérite aussi d’être posée. <br />   <br />  <strong>Sortir de l’antibiorésistance suppose donc, en partie, de sortir de l’antibiothérapie classique. Quelles alternatives se dessinent ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Les bactériophages, utilisés depuis longtemps dans certains pays d’Europe de l’Est, constituent une piste intéressante, notamment dans les infections osseuses ou profondes, mais les niveaux de preuve restent hétérogènes et leur cadre réglementaire est complexe. Les approches les plus prometteuses sont probablement les peptides antimicrobiens et les anticorps monoclonaux. Ces derniers présentent l’avantage d’être très ciblés et de ne pas générer de pression de sélection comparable à celle des antibiotiques. Mais leur développement est extrêmement coûteux, et plusieurs programmes ont été interrompus faute de rentabilité économique. Un soutien politique fort est donc ici indispensable.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/94833592-66416850.jpg?v=1771853692" alt="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" title="PROMISE : l’antibiorésistance, un défi systémique qui exige une réponse coordonnée" />
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      <strong>PROMISE a-t-il un équivalent européen ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Pas à ma connaissance. Nous participons toutefois activement à des projets européens, notamment l’action conjointe <a class="link" href="https://eu-jamrai.eu" target="_blank">EU-JAMRAI</a>, qui regroupe 30&nbsp;pays et 128&nbsp;partenaires, pour soutenir la mise en œuvre d’actions concrètes contre l’antibiorésistance. Au sein d’AMR-Env dans PROMISE, nous avons testé cinq indicateurs de surveillance environnementale en France, avec l’ambition qu’ils puissent devenir une norme AFNOR. Parallèlement, des membres de ce groupe contribuent au <a class="link" href="https://www.eionet.europa.eu" target="_blank">réseau européen EIONET</a>  &nbsp;(<em>European environment information and observation network</em>), qui travaille également sur des indicateurs de surveillance. Il est à noter qu’une réglementation européenne imposera prochainement la surveillance de l’antibiorésistance dans les eaux usées des villes de plus de 100 000&nbsp;habitants. <br />   <br />  <strong>L’approche One Health peut-elle tout résoudre ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>L’approche One Health est essentielle&nbsp;car elle reconnaît l’interconnexion entre santé humaine, animale et environnementale. Elle est d’ailleurs promue depuis 2015 par l’OMS et renforcée par l’alliance quadripartite associant OMS, OMSA, FAO et PNUE.&nbsp;Mais elle ne remplace pas les actions spécifiques à chaque secteur. Il faut conjuguer vision globale et interventions ciblées. <br />   <br />  <strong>Il n’existe donc pas de solution unique à l’antibiorésistance…&nbsp;</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>En effet. Il faut des actions complémentaires et coordonnées à l’échelle internationale. La communication joue également un rôle clé. La EU-JAMRAI a récemment publié l’ouvrage de sensibilisation&nbsp;<em>Sketching Antimicrobial Resistance</em>, réunissant 30&nbsp;illustrateurs européens. En France, le GRAIE contribue également à cette dimension pédagogique à travers des dessins sur les enjeux environnementaux liés à l’antibiorésistance, et PROMISE avec la mission MATIS a créé un <a class="link" href="https://www.antibioresistance-une-seule-sante.fr" target="_blank">mini-site d’informations illustrées</a>, avec l’idée de produire prochainement une bande dessinée.&nbsp; <br />   <br />  <strong>La prévention concerne-t-elle vraiment tout le monde ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Oui. Des efforts sont d’ailleurs à faire auprès des décideurs hospitaliers&nbsp;: les travaux en sciences humaines montrent qu’ils ne sont pas suffisamment sensibilisés. Pourtant, investir dans la prévention des infections – notamment via les équipes opérationnelles d’hygiène et les équipes mobiles d’antibiothérapie – réduit les infections nosocomiales, la durée des séjours et la consommation d’antibiotiques.&nbsp;Ces bénéfices sont documentés par l’OCDE.&nbsp;Il est également essentiel d’associer les patients. Des initiatives comme&nbsp;<em>The AMR Narrative</em>&nbsp;au Royaume-Uni, ou le recueil de témoignages publié par l’OMS pour donner la parole à des patients confrontés à ces infections, montrent l’impact de ces récits qui peuvent sensibiliser efficacement le grand public. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Marie-Cécile Ploy&nbsp;:</em></strong>&nbsp;La lutte contre l’antibiorésistance est un combat de longue haleine. Elle nécessite un engagement continu, une coordination internationale et, surtout, un portage politique de haut niveau pour maintenir ce sujet au rang de priorité sanitaire mondiale. <br />   <br />  <strong><em>Dr Bruno François&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous savons globalement ce qu’il faudrait faire&nbsp;: mieux prévenir, mieux surveiller, mieux former et soutenir l’innovation. La difficulté réside dans la mise en œuvre concrète.&nbsp;PROMISE constitue une première étape pour décloisonner les acteurs. Mais son impact ne sera durable que s’il s’inscrit dans le temps long, avec une coordination nationale forte, des financements adaptés et un engagement politique clair. Dans un contexte de fragilisation des grandes instances internationales, il appartient aujourd’hui à chaque pays de s’approprier ces enjeux et d’agir à son niveau. <br />   <br />  <strong><em>&gt;&nbsp;Plus d’informations sur&nbsp;<a class="link" href="https://amr-promise.fr/fr/" target="_blank">https://amr-promise.fr/fr/</a>  </em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-72-Nouveaux-procedes-ces-innovations-qui-redessinent-le-quotidien-hospitalier_a4924.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/PROMISE-l-antibioresistance-un-defi-systemique-qui-exige-une-reponse-coordonnee_a4940.html" />
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   <title>Antibiorésistance : la surveillance locale bientôt obligatoire</title>
   <updated>2025-07-22T16:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Antibioresistance-la-surveillance-locale-bientot-obligatoire_a4536.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/88507316-62681004.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-22T16:39:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Renouvelée pour la période 2023-2028, la mission Surveillance et prévention de l’antibiorésistance en établissements de santé (Spares) vient de dévoiler une nouvelle version de ConsoRes, sa plateforme de recueil des données à destination des établissements de santé. Un outil d’autant plus important que cette surveillance devient obligatoire pour la nouvelle certification HAS, qui entrera en vigueur en septembre 2025. Le point avec le Docteur Loïc Simon, responsable du CPias Grand Est et de la mission Spares.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507316-62680997.jpg?v=1747077783" alt="Antibiorésistance : la surveillance locale bientôt obligatoire" title="Antibiorésistance : la surveillance locale bientôt obligatoire" />
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      <strong>Pour commencer, pourriez-vous nous présenter ConsoRes&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Dr Loïc Simon&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Lancé en 2011, ConsoRes permet de recueillir les données des établissements de santé, en matière de consommation et de résistance aux antibiotiques. Plus d’une décennie plus tard, la première version était toutefois arrivée au bout de ses capacités. Une modernisation s’imposait. C’est pourquoi, dès 2023 et le renouvellement de la mission Spares par Santé publique France, une ligne budgétaire a été prévue pour la refonte de l’outil. Une fois l’éditeur sélectionné à l’issue d’un appel d’offres public, nous avons travaillé pendant près d’un an pour concevoir cette nouvelle plateforme ConsoRes, entrée en fonction en mars 2025. Les établissements de santé passent donc désormais par cette version pour nous envoyer leurs données 2024.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels ont été les taux de participation lors des dernières campagnes&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  La surveillance organisée par Spares s’articule autour de deux volets,&nbsp;la consommation des antibiotiques et l’antibiorésistance, pour lesquels les taux de participations diffèrent. Ainsi, sur les données 2022, nous avons observé 80 % de participation pour la partie consommation, et 50 % pour la résistance. La situation est un peu particulière sur les chiffres 2023, car l’outil ConsoRes n’était pas accessible au moment du recueil effectué en 2024. Nous avons donc dû utiliser des données agrégées, de moins bonne qualité. Mais cela n’était que temporaire. Avec l’entrée en fonction de la nouvelle plateforme, nous espérons bien revenir aux taux de participation de 2022, voire les dépasser&nbsp;: l’on a en effet appris en début d’année que la Haute autorité de santé (HAS) allait inscrire la surveillance de l’antibiorésistance dans la nouvelle version de la démarche de certification, qui s’appliquera à partir de septembre.&nbsp;Tous les établissements de santé français auront&nbsp;donc&nbsp;l’obligation de participer à Spares via l’outil ConsoRes. Et, même si nous n’atteindrons certainement pas les 100 % de participation dès 2025, nous espérons y arriver progressivement dans les prochaines années.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cette surveillance devient-elle obligatoire pour les deux volets, la consommation et la résistance&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Ce sera effectivement le cas. Et, si les données de consommations sont assez faciles à obtenir puisqu’elles sont recueillies par les pharmacies à usage intérieur, la situation est plus complexe pour l’antibiorésistance&nbsp;: de nombreux établissements de santé font effectuer leurs analyses de biologie médicale par des prestataires externes, et ont de ce fait plus de mal à récupérer les données. Cela explique d’ailleurs la divergence des taux de participation en fonction du volet concerné. Le recueil devenant obligatoire sur les deux axes, ces établissements devront probablement entamer une réflexion avec leurs partenaires extérieurs pour être certains de récupérer leurs données d’antibiorésistance.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles sont les spécificités de la nouvelle plateforme ConsoRes&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  L’outil reste très similaire à la version précédente, mais il sera plus performant et intégrera des nouveautés, comme la prise en compte des antifongiques ou l’accentuation du recueil concernant la résistance aux carbapénèmes. Celle-ci nous inquiète particulièrement, parce qu’elle complique grandement les soins et qu’elle est en plein essor&nbsp;: elle double quasiment chaque année&nbsp;! Il nous a donc semblé nécessaire de renforcer la surveillance sur ce champ précis. <br />   <br />  <strong>D’autres évolutions sont-elles prévues&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Pour l’instant non, mais nous ne nous interdisons rien. La nouvelle plateforme est très évolutive, nous pourrons si besoin intégrer un nouvel antibiotique ou renforcer des points spécifiques en fonction de l’évolution des résistances. ConsoRes bénéficiera également de mises à jour régulières par l’éditeur, auquel nous sommes liés jusqu’en 2028. <br />   <br />  <strong>Spares suit l’évolution de l’antibiorésistance en France depuis de nombreuses années. Quelles tendances observez-vous&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  La tendance est clairement à l’augmentation de l’antibiorésistance, à la fois avec les bêtalactamases à spectre élargi (BLSE), mais aussi les carbapénèmases que j’évoquais plus haut&nbsp;: encore anecdotiques il y a quelques années, elles prennent clairement le pas. S’y ajoutent les résistances en provenance de pays étrangers. Tout patient ayant séjourné hors de France fait d’ailleurs maintenant l’objet d’un dépistage sur prélèvement rectal, pour savoir s’il est porteur de bactéries résistantes aux antibiotiques. Car, si l’antibiorésistance est un problème mondial, elle est parfois plus prégnante dans certains pays, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. À l’échelle mondiale, la France est dans une situation «&nbsp;moyenne&nbsp;», voire «&nbsp;moyenne-bonne&nbsp;». Mais la comparaison ne doit pas nous faire relâcher nos efforts, car l’antibiorésistance est en croissance constante dans notre pays. Les retours de l’étranger n’en sont pas la cause majeure, mais ils accroissent une pression déjà existante.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Ces dernières années, les autorités publiques multiplient justement les actions pour lutter contre cette antibiorésistance…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Cela est nécessaire, car la résistance aux antibiotiques est devenue un enjeu majeur, à tous les niveaux. Il est vrai que les objectifs de réduction des consommations antibiotiques peuvent paraître compliqués à atteindre, mais ils indiquent la direction vers laquelle le monde de la santé doit tendre dans son ensemble. La consommation d’antibiotiques est aujourd’hui sensiblement plus élevée en ville, mais&nbsp;l’hôpital reste un lieu critique pour l’antibiorésistance. Il accueille des personnes très fragilisées, et prend en charge des patients nécessitant parfois des antibiotiques puissants. L’antibiorésistance y est donc, de fait, plus importante. La lutte doit être menée de concert à l’hôpital et en ville, qui doivent mieux travailler ensemble en ce sens. Car il est certain que l’antibiorésistance aura de plus en plus d’impact dans les années à venir. Il s’agit d’une notion qui peut être difficile à appréhender, plus que la maladie par exemple, puisque la résistance aux antibiotiques n’est que l’état dans lequel se trouvent les bactéries à un moment donné. Néanmoins, faute de nouvelles molécules et au vu des tendances actuelles, il est à craindre qu’en 2050, de nombreux décès soient liés à la résistance aux antibiotiques.&nbsp; <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #69, édition de mai 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-69-L-hopital-techno_a4485.html">à lire ici</a>  &nbsp;</strong> <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/88507316-62681004.jpg?v=1747077771" alt="Antibiorésistance : la surveillance locale bientôt obligatoire" title="Antibiorésistance : la surveillance locale bientôt obligatoire" />
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   <title>BHRe : le CH de Saint-Malo confirme l'efficacité du Sanivap</title>
   <updated>2023-11-29T13:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/BHRe-le-CH-de-Saint-Malo-confirme-l-efficacite-du-Sanivap_a3926.html</id>
   <category term="Hygiène" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/77054421-55898662.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-29T13:24:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Totalisant un millier de lits et places répartis sur plusieurs sites, le Centre Hospitalier de Saint-Malo est fortement engagé dans une politique de sécurité des soins. À cet égard, il a mobilisé d’importants moyens lorsqu’il a été confronté à une épidémie de BHRe dans son service de réanimation, nouant notamment un partenariat avec le fabricant français Oxy’Pharm pour l’acquisition de dispositifs de bionettoyage vapeur Sanivap spécifiquement pensés pour venir à bout de ces bactéries.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/77054421-55898662.jpg?v=1701263295" alt="BHRe : le CH de Saint-Malo confirme l'efficacité du Sanivap" title="BHRe : le CH de Saint-Malo confirme l'efficacité du Sanivap" />
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     <div>
      <em>«&nbsp;Longtemps,&nbsp;nos agents ont appliqué la méthode traditionnelle pour le bionettoyage des surfaces hautes et des sols, soit l’utilisation d’une chiffonnette réutilisable et d’une dilution de détergent-désinfectant. Ce procédé nous semblait efficace… jusqu’à ce qu’une épidémie de bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe) se déclare dans le service de réanimation&nbsp;»</em>, explique Cécile Vaubourg, infirmière hygiéniste pour les filières MCO et Gériatrie au CH de Saint-Malo, et membre de l’équipe de prévention des infections associées aux soins (EPias). Les investigations menées permettent d’identifier la source de contamination&nbsp;: les siphons équipant les points d’eau des box de réanimation.&nbsp;<em>«&nbsp;Il est possible qu’à l’origine, un patient ait été porteur d’une BHRe et que celle-ci se soit diffusée lors de la toilette effectuée par les équipes soignantes&nbsp;: les bassines sont en effet vidangées dans les éviers, ce qui pourrait avoir mené à la contamination des siphons, puis à la rétro-contamination des surfaces lorsque l’eau était tirée par effet ”splash”. Les bactéries se seraient diffusées dans l’unité par transmission croisée et manuportage&nbsp;»</em>, détaille-t-elle.&nbsp; <br />   <br />  Rapidement, l’EPias instaure un nouveau protocole, imposant le versement quotidien d’une solution à base d’eau de javel diluée dans les siphons.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela n’était toutefois pas suffisant. Nous avons donc, en parallèle, remplacé tous les siphons des box de réanimation par des modèles à clapet, et recherché une solution de bionettoyage efficace, utilisable sur les points d’eau et l’ensemble des surfaces. Notre choix s’est porté sur&nbsp;un nouveau dispositif Sanivap, qui permet de réaliser un bionettoyage vapeur associé à la diffusion, sous forme gazeuse, d’une solution de peroxyde d’hydrogène en faible dosage, y compris à l’intérieur des siphons pour lesquels il existe un embout spécifique&nbsp;»</em>, poursuit l’infirmière hygiéniste.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une épidémie maîtrisée</b></div>
     <div>
      Ce nouveau procédé qui, à l’instar des autres modèles de la gamme, est conforme à la norme française NF T 72-110 validant ses propriétés bactéricides, levuricides, fongicides, virucides et sporicides, permet donc d’améliorer les propriétés du bionettoyage vapeur en y adjoignant les propriétés oxydantes du peroxyde d’hydrogène. La solution obtenue, qui fait l’objet d’un brevet européen, offre dès lors une efficacité exceptionnelle pour lutter contre des contaminations provenant de bactéries très résistantes, en particulier les formes sporulées telles que&nbsp;<em>Clostridium difficile</em>,&nbsp;<em>Bacillus</em>, Sporosarcina…&nbsp;<em>«&nbsp;Le groupe Oxy’Pharm, qui développe et commercialise le Sanivap, nous a accompagnés dans l’élaboration d’un protocole adapté, mettant à notre disposition de nombreuses ressources documentaires – pictogrammes, tutoriels vidéo, etc. Il s’est également chargé de la formation des aides-soignants en charge du bionettoyage, car l’utilisation d’un dispositif vapeur impose une gestuelle spécifique&nbsp;»</em>, indique Cécile Vaubourg. Deux mois plus tard, le CH de Saint-Malo vient enfin à bout de l’épidémie.&nbsp;<em>«&nbsp;L’efficacité du processus a été régulièrement évaluée grâce à une surveillance de la charge bactériologique dans les siphons&nbsp;»</em>, précise-t-elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des protocoles revus et un parc élargi</b></div>
     <div>
      Le Sanivap, lui, continue d’être utilisé par les équipes soignantes pour une&nbsp;<em>«&nbsp;remise à blanc&nbsp;»</em>&nbsp;des box de réanimation à la sortie des patients&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Les lits, les paillasses, les chariots, les murs, les sols, les points d’eau, tout fait alors l’objet d’un bionettoyage vapeur poussé, ce qui permet d’ailleurs de retirer le biofilm s’étant formé à la suite des bionettoyages quotidiens aux détergents-désinfectants chimiques. Cette réfection est immédiatement visible sur les surfaces, qui regagnent aussitôt en brillance&nbsp;»</em>, précise Cécile Vaubourg. Les pratiques ont néanmoins été revues car seule la vapeur d’eau est ici utilisée en routine. L’adjonction du peroxyde d’hydrogène est désormais uniquement effectuée de manière ponctuelle pour les surfaces si un micro-organisme potentiellement problématique – comme le&nbsp;<em>Clostridium difficile</em>&nbsp;– y est détecté.&nbsp;&nbsp;Les équipes continuent, pour leur part, à verser quotidiennement une solution à base d’eau de javel diluée dans les siphons. <br />   <br />  Pour maintenir ce haut niveau de sécurité, le service de réanimation décide d’ailleurs rapidement de s’équiper d’un second dispositif Sanivap, ce qui lui permet de mieux faire face à des sorties multiples. L’initiative se répand et, quelques mois plus tard, c’est au tour du service de stérilisation d’acquérir un bionettoyeur vapeur pour la zone de conditionnement.&nbsp;<em>«&nbsp;Le modèle classique, c’est-à-dire sans peroxyde d’hydrogène, a ici été privilégié&nbsp;»</em>, précise l’infirmière hygiéniste qui souhaiterait continuer à élargir ce parc afin de disposer d’un bionettoyeur vapeur supplémentaire pouvant être mutualisé entre le bloc opératoire et le bloc obstétrical.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une solution éprouvée et éco-responsable</b></div>
     <div>
      Le Sanivap dispose de plusieurs arguments, et de taille.<em>&nbsp;«&nbsp;Il s’agit d’une part d’un dispositif médical de classe IIa&nbsp;</em>[ndlr&nbsp;: les surfaces d’un Dispositif Médical ne peuvent être désinfectées que par un dispositif lui-même Médical]<em>, dont l’efficacité est éprouvée sur l’ensemble des micro-organismes dont, comme nous l’avons vu, les plus résistants. C’est, d’autre part, un dispositif fabriqué en France, qui, correctement entretenu, peut nous servir durant de longues années. Le Sanivap est en outre parfaitement transversal car s’accompagnant d’une large gamme d’accessoires pour déterger et désinfecter l’ensemble des surfaces, y compris les moins accessibles. Cette dimension avait d’ailleurs pesé dans notre choix initial, et continue de se confirmer. Ce nettoyeur vapeur est, enfin, totalement éco-responsable, et permet de ce fait d’appuyer notre propre engagement en matière de développement durable&nbsp;»</em>, insiste Cécile Vaubourg en évoquant également la très faible consommation d’eau d’un tel équipement. Combinée à la suppression des achats de produits détergents, elle est synonyme de retour sur investissement assuré.&nbsp;<em>«&nbsp;Tout le monde y gagne, sur le plan financier et budgétaire, comme sur celui de la qualité et de la sécurité des soins – sans oublier la propre santé de nos équipes, de fait moins exposées à des produits chimiques potentiellement nocifs et à des rejets polluants&nbsp;»</em>, conclut-elle. <br />   <br />  <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.oxypharm.net/sanivap/" target="_blank">site d'Oxy'Pharm</a>  </strong> <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Article publié dans l'édition de septembre d'Hospitalia&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-62-Le-temps-de-la-refondation_a3838.html" target="_blank">à lire ici.</a>  <br />  &nbsp;
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/BHRe-le-CH-de-Saint-Malo-confirme-l-efficacite-du-Sanivap_a3926.html" />
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