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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-13T02:14:12+02:00</updated>
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   <title>Parution : "S’organiser pour affronter l’incertain au sein des hôpitaux. Leçons tirées de la crise covid-19"</title>
   <updated>2024-09-30T12:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Parution-S-organiser-pour-affronter-l-incertain-au-sein-des-hopitaux-Lecons-tirees-de-la-crise-covid-19_a4246.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2024-09-30T12:43:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Basé sur les résultats de travaux de recherche conduits au sein de quatre centres hospitaliers universitaires (CHU), cet ouvrage réalisé sous la direction de Sandra Bertézène, propose des transformations afin que les tutelles et les établissements fassent plus aisément face aux crises à venir et aux tensions du quotidien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83149762-59571380.jpg?v=1727694864" alt="Parution : "S’organiser pour affronter l’incertain au sein des hôpitaux. Leçons tirées de la crise covid-19"" title="Parution : "S’organiser pour affronter l’incertain au sein des hôpitaux. Leçons tirées de la crise covid-19"" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">Comment les hôpitaux placés en première ligne peuvent-ils s’organiser de manière souple, réactive et selon un principe de subsidiarité pour affronter incertitude et instabilité, en dépit de leur environnement hyper-règlementé et centralisé ? Quelle place donner aux patients et à leurs proches, et, plus globalement, à la démocratie en santé ? De quelle manière les outils de pré- paration aux crises, en particulier ceux diffusés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), peuvent-ils devenir de véritables atouts pour nos hôpi- taux ? Dans l’environnement complexe de la santé, comment articuler la gestion des risques et l’appréhension de l’incertitude pour mieux affronter les prochaines crises ? <br />   <br />  Les réponses apportées ont toutes émergé d’un vaste projet de recherche transdisciplinaire, conduit auprès de quatre CHU réunissant près de 51 000 professionnels. Cet ouvrage croise ainsi les regards de chercheurs, de soignants – infirmiers ; aides soignants ; médecins des services de réani- mation, biologie, imagerie médicale ; etc. – et de gestionnaires mobilisés dans les cellules de crise et impliqués dans les différents services supports des hôpitaux. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<em>S’organiser pour affronter l’incertain au sein des hôpitaux. Leçons tirées de la crise covid-19</em> <br />  Sous la direction de&nbsp;Sandra Bertézène <br />  Parution :&nbsp;26 septembre 2024&nbsp; <br />  Collection :&nbsp;Au fil du débat-Études <br />  Broché :&nbsp;222 p. | 16 x 24 cm&nbsp;Prix :&nbsp;29 € TTC <br />  Réf.&nbsp;121939 <br />  ISBN :&nbsp;978-2-7013-2288-9 <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sous la direction de</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div>  <strong>Sandra Bertézène</strong>&nbsp;est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Paris), titulaire de la chaire de Gestion des services de santé, et responsable du mastère spécialisé en Économie et gestion de la santé. Elle est membre du laboratoire inter-disciplinaire de recherches en sciences de l’action (LIRSA, EA4603) où ses recherches portent sur le contrôle organisationnel et la performance, la gestion des crises, et le management des connaissances dans les organisations sanitaires et médico-sociales. Elle est notamment membre de la commission du conseil d’administration de la Croix-Rouge française en charge des établissements, filiales et participations, vice-présidente du Réseau intelligence de la complexité fondé par Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne, co-présidente du conseil scientifique d’évaluation de l’Institut pour la recherche en santé publique (IRESP). <br />  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sommaire</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <div>  Préface<em> (Antoine Flahault)</em> <br />   <br />  Chapitre introductif – Comment mieux affronter l’incertain dans les hôpitaux ? <em>(Philippe Michel)&nbsp;</em> <br />  I&nbsp;–&nbsp;COPING, une initiative singulière <br />  II&nbsp;–&nbsp;Déroulement et grands principes méthodologiques du projet de recherche COPING <br />  III&nbsp;–&nbsp;COPING, une approche résolument transdisciplinaire <br />  IV&nbsp;–&nbsp;COPING, des enseignements pour les prochaines crises...&nbsp;mais aussi au quotidien&nbsp; <br />   <br />  <strong>Partie 1 –&nbsp;Le pilotage par les professionnels de santé et les patients</strong> <br />  Chapitre&nbsp;<strong>1</strong>&nbsp;–&nbsp;Le principe de subsidiarité : un changement radical pour la haute fiabilité des hôpitaux <em>(Sandra Bertézène)&nbsp;</em> <br />  I&nbsp;–&nbsp;Les organisations à haute fiabilité (OHF) <br />  II&nbsp;–&nbsp;La haute fiabilité appliquée à l’hôpital <br />  III&nbsp;–&nbsp;La théorie des OHF pour comprendre les processus de décision au sein des hôpitaux depuis la pandémie de covid-19&nbsp; <br />  IV&nbsp;–&nbsp;Une prise de décision à l’instar des OHF pour faire face à l’émergence du covid-19 <br />  V&nbsp;–&nbsp;Vers une bureaucratie flexible pour garantir la haute fiabilité de l’hôpital ? <br />  VI&nbsp;–&nbsp;Conclusion : le pouvoir d’agir des professionnels, facteur clé pour garantir haute fiabilité et résilience organisationnelle <br />  Chapitre&nbsp;<strong>2</strong>&nbsp;–&nbsp;Le pilotage par les patients : leçons apprises de la crise du covid-19 <em>(Jean-Baptiste Capgras et Hervé Cazeneuve)</em>&nbsp; <br />  I&nbsp;–&nbsp;La prise en compte de la parole des patients ou quand dire c’est faire <br />  II&nbsp;–&nbsp;Que disent les indicateurs e-Satis sur la qualité des séjours des patients ? <br />  III&nbsp;–&nbsp;La période du covid vue du lit du patient <br />  IV&nbsp;–&nbsp;Conclusion <br />  Conclusion de la partie 1 <br />   <br />  <strong>Partie 2 –&nbsp;La contextualisation et l’appropriation des outils de management et des processus de pilotage des hôpitaux</strong> <br />  Chapitre&nbsp;<strong>3</strong>&nbsp;–&nbsp;De l’adaptation à l’appropriation : construire un outil de gestion des risques pandémiques pour les établissements français <em>(Christophe Pascal et Hervé Cazeneuve)</em> <br />  I&nbsp;–&nbsp;Les outils de l’OMS : une expérience construite itérativement <br />  II&nbsp;–&nbsp;Comment récolter l’expérience de la pandémie ? <br />  III&nbsp;–&nbsp;De la grille originelle à une nouvelle grille de préparation au risque pandémique&nbsp; <br />  IV&nbsp;–&nbsp;Conclusion – Les outils universels face au défi de l’adaptation continue <br />  Chapitre&nbsp;<strong>4</strong>&nbsp;–&nbsp;Se préparer aux crises à venir : articuler l’appréhension de l’incertitude à la gestion des risques <em>(David Vallat et Philippe Michel)</em> <br />  I&nbsp;–&nbsp;Gestion des risques et compréhension de l’incertitude <br />  II&nbsp;–&nbsp;Repenser la prise de décision : l’apport d’Herbert Simon <br />  III&nbsp;–&nbsp;Émergence du bricolage pour s’adapter : l’apport de Claude Lévi-Strauss <br />  IV&nbsp;–&nbsp;Les simulations pour s’entraîner au bricolage organisationnel et à la prise de décision en situation d’incertitude&nbsp; <br />  V&nbsp;–&nbsp;Simulation, culture du retour d’expérience et de l’apprentissage organisationnel <br />  VI&nbsp;–&nbsp;Conclusion : l’apprentissage organisationnel et le bricolage, indispensables pour mieux faire face aux crises à venir <br />  Conclusion de la partie 2 <br />   <br />  Conclusion – Résumés des propositions <em>(Sandra Bertézène)</em> <br />  I&nbsp;–&nbsp;Développer le pouvoir d’agir des professionnels et des usagers pour assurer éthique, continuité et qualité des soins&nbsp; <br />  II&nbsp;–&nbsp;Disposer d’outils contextualisés et adopter les réflexes du bricoleur pour mieux appréhender l’incertitude <br />  III&nbsp;–&nbsp;Les leçons tirées seront-elles mises en œuvre ? <br />  Bibliographie <br />  Table des témoignages <br />  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>« L’innovation est par définition plurielle »</title>
   <updated>2024-07-08T11:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/L-innovation-est-par-definition-plurielle_a4131.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/80231859-57948277.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-08T11:59:00+02:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Implanté en plein cœur de la capitale, PariSanté Campus est un centre de recherche, de formation, d’innovation et d’entrepreneuriat unique au monde, qui rassemble en un même lieu les talents et les expertises de la santé numérique. En deux ans et demi d’existence, il fait déjà référence auprès des innovateurs français et internationaux, s’imposant comme l’un des berceaux de la médecine du futur. Nous avons rencontré son directeur général, le Professeur Antoine Tesnière.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231859-57948256.jpg?v=1715606978" alt="« L’innovation est par définition plurielle »" title="« L’innovation est par définition plurielle »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l’innovation numérique en santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Antoine Tesnière&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Après des études de médecine et une spécialisation en anesthésie-réanimation, je me suis orienté vers un parcours universitaire pour, notamment, me consacrer à la recherche et l’innovation. J’ai alors pu travailler sur les approches innovantes en santé, animé par la volonté d’améliorer les connaissances, les organisations et les outils au bénéfice des patients, des étudiants et du système dans son ensemble. C’est de cette logique qu’est issu PariSanté Campus, qui entend faciliter les synergies et la pluridisciplinarité car celle-ci est un catalyseur d’innovation.&nbsp;Pour la première fois en France, l’écosystème des innovateurs académiques, institutionnels et privés est rassemblé au sein d’un lieu dédié,&nbsp;à la dimension inédite et portant une double ambition nationale et internationale. La création de PariSanté Campus s’inscrit&nbsp;<em>in fine</em>&nbsp;en cohérence avec mon parcours tout en représentant un changement d’échelle,&nbsp;et c’est la raison pour laquelle j’ai accepté d’en prendre la direction. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous revenir sur cette création&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Voulu par le président de la République, qui a annoncé son lancement le 4 décembre 2020, PariSanté Campus est construit autour de cinq opérateurs publics, l’INSERM, INRIA, l’université Paris Sciences et Lettres, l’Agence du numérique en santé et le Health Data Hub, avec la volonté de fédérer autour d’eux tous les talents œuvrant au développement de la santé numérique. Il porte pour cela quatre ambitions fortes. En premier lieu, PariSanté Campus cherche à favoriser des travaux poussés autour des données, car elles-mêmes nourrissent la transformation numérique de la santé, et à encourager l’acquisition de nouvelles compétences dans un environnement technique très mouvant. À plus long terme, il aspire aussi à&nbsp;bâtir un écosystème favorisant pour créer de la valeur économique, et à s’imposer comme un interlocuteur de premier plan pour réfléchir à l’impact transformationnel des technologies numériques, en matière d’accès aux soins, de qualité des prises en charge et d’organisation des systèmes de santé. <br />   <br />  <strong>PariSanté Campus a été officiellement inauguré le 14 décembre 2021. Quels jalons ont depuis marqué son histoire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ils ont été nombreux et témoignent, d’ailleurs, de la vitalité de l’écosystème et de sa forte trajectoire de croissance. À titre d’exemple, plus de 250 événements ont été accueillis ou organisés par PariSanté Campus au cours de sa première année d’existence, et autant durant les six mois suivants pour, à chaque fois, mettre les expertises et les compétences en réseau et accélérer ainsi l’engagement dans des projets communs. S’il faut citer certains événements particulièrement marquants, je m’attarderai notamment sur la première promotion de start-ups qui, en mars 2022, a réuni 60 start-ups dans le cadre du programme d’accélérateur d’entreprises, suivie en mars 2023 par une nouvelle promotion de 20 start-ups. J’évoquerai également les nombreux travaux menés en 2022 autour de la souveraineté industrielle, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne. Sans oublier l’organisation des rencontres «&nbsp;Campus Live&nbsp;!&nbsp;», pour faire rayonner l’écosystème du numérique en santé. Après deux premières éditions, en 2022 et 2023, nous préparons désormais le troisième opus qui se tiendra le 11 juin 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Après deux ans et demi d’existence de PariSanté Campus, quels constats avez-vous pu poser en termes d’accompagnement de l’innovation&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Ce premier site, qui s’étend actuellement sur 20&nbsp;000 m<sup>2</sup>, a déjà permis de montrer la pertinence du concept d’écosystème innovant. Il a également mis en lumière l’excellence des acteurs français de la recherche et de l’entrepreneuriat, la grande qualité de leurs réflexions et leur volonté de travailler ensemble. Nous le mesurons par les nombreuses productions scientifiques, l’évolution remarquable des entreprises accompagnées et la multiplication des projets communs, qui sont autant de marqueurs de valeur pour PariSanté Campus. Nous confirmons en outre tous les jours le soutien fort apporté par l’État au développement de l’innovation en santé, et nous nous inscrivons d’ailleurs dans cette volonté qui entend répondre efficacement aux besoins de l’écosystème et aux attentes de la population. Nous observons, enfin, le très fort intérêt suscité par les dynamiques françaises sur le plan international&nbsp;: nos start-ups rayonnent à l’étranger, et de nombreux acteurs internationaux cherchent à s’implanter dans notre pays. Pour autant, nous avons également identifié certains points de vigilance sur lesquels nous concentrons prioritairement nos efforts pour assurer un développement efficient de la filière santé numérique. <br />   <br />  <strong>Pourriez-vous les détailler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Développer des outils numériques destinés au monde de la santé impose en premier lieu de comprendre l’environnement dans lequel l’on souhaite opérer, et qui est un domaine fortement régulé. La question du financement de l’innovation représente un deuxième enjeu&nbsp;: les dispositifs de financement actuels portent essentiellement sur l’amorçage et les premières phases de développement, mais il faut aussi pouvoir assurer le passage à l’échelle, synonyme de réussite entrepreneuriale. L’arrivée des technologies d’intelligence artificielle met pour sa part une nouvelle pression sur les entreprises, car leur capacité à l’intégrer sera déterminante pour leur développement. La cybersécurité, enfin, impose une vigilance de tous les instants, pour protéger les données de santé – qui sont aujourd’hui parmi les plus attaquées – et adresser les enjeux de leur propriété intellectuelle. Ce sont autant de champs sur lesquels nous formons, sensibilisons et accompagnons l’écosystème, en mettant en œuvre des programmes dédiés, en favorisant l’interdisciplinarité et le développement de partenariats nationaux et internationaux, et en encourageant les interactions avec les organismes de règlementation. <br />   <br />  <strong>Avez-vous, par ailleurs, identifié de bonnes pratiques pour soutenir l’appropriation de l’innovation numérique par les professionnels de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  La question de l’acceptabilité de l’innovation par les professionnels du soin ne doit&nbsp;en effet&nbsp;pas être éludée, car c’est à travers elle qu’une innovation se transformera en usage.&nbsp;Nous observons d’ailleurs aujourd’hui un foisonnement d’innovations en santé, mais rares sont celles qui parviennent à véritablement s’imposer au sein des pratiques. C’est pourquoi il nous paraît primordial que les innovateurs identifient, en préambule, les problématiques adressées et le mode de financement qu’ils comptent mobiliser, afin que l’innovation puisse à la fois trouver son ancrage sur le terrain et son modèle économique. Mais trois autres points doivent également être traités en bout de chaîne&nbsp;: l’impact pour le domaine concerné, l’évaluation du bénéfice réel, et les modalités de déploiement effectif. À ce socle s’ajoutent les questions éthiques et les choix sociétaux associés, les enjeux de souveraineté, particulièrement sur le plan des données de santé, la dimension durable de l’innovation qui doit, idéalement, être neutre voire bénéfique sur le plan écologique, et enfin son mode de diffusion auprès des professionnels de santé et des patients.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>À cet égard, les dynamiques mises en œuvre dans d’autres pays peuvent être instructives. Quels enseignements en tirer&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous observons en effet avec attention ce qui se fait ailleurs, et nous en nourrissons de différentes manières. En premier lieu, nous essayons de répliquer les initiatives perçues comme opportunes, en les adaptant au modèle français. Ainsi, le dispositif allemand DiGA, qui offre un accès anticipé au remboursement pour les applications numériques ayant fait leurs preuves, a inspiré la création du programme PECAN, permettant la prise en charge dérogatoire, par l’Assurance maladie, des solutions de télésurveillance suffisamment matures. Nous nous inscrivons, ensuite, dans une logique de coordination européenne pour non seulement relever des enjeux communs – je pense notamment ici à la souveraineté industrielle – mais aussi accélérer la construction de l’Europe de la santé, comme l’illustre la constitution en cours de l’Espace européen des données de santé. Nous explorons, enfin, le fonctionnement des autres grands marchés de l’innovation en santé, particulièrement en Amérique du Nord, afin d’identifier les leviers qui feront de la France un leader de la santé numérique, conformément à la mission qui nous a été confiée par le président de la République. <br />   <br />  <strong>Justement, comment PariSanté Campus contribue-t-il au développement international de l’innovation numérique française&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous portons des actions multiples car nous fédérons des acteurs multiples&nbsp;: nous travaillons avec des institutions pour trouver des réponses communes à des enjeux partagés, nous participons à des consortiums internationaux de recherche et nous nouons plusieurs partenariats pour accompagner les entreprises françaises à l’export. Ces travaux sont prioritairement menés avec un premier cercle au sein de l’Union européenne, mais nous sommes également présents ailleurs dans le monde. Notamment, nous collaborons avec l’agence Business France pour accompagner le développement international des entreprises et de leurs exportations, mais aussi accueillir des investisseurs internationaux. À cet égard, PariSanté Campus entend se positionner comme la porte d’entrée européenne de l’innovation en santé. <br />   <br />  <strong>Évoquons à présent votre vision de la santé du futur. Quelles seraient à votre sens les innovations les plus «&nbsp;disruptives&nbsp;»&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Je m’arrêterai d’abord sur le constat, unanimement partagé, de la formidable accélération que connaît aujourd’hui l’innovation en santé. Les progrès technologiques, l’évolution des connaissances, ont été plus nombreux en vingt ans, qu’au cours des 2&nbsp;000 dernières années. Nous pouvons faire le même parallèle pour nous projeter dans la santé du futur, dont la dynamique sera tout aussi exponentielle. L’innovation est par définition plurielle. Mais certaines avancées nous feront, à mon sens, véritablement changer de dimension. Sur le plan de l’innovation numérique, une partie de son accélération a été jusqu’à maintenant déterminée par la loi de Moore, qui prédit la vitesse d’évolution de la capacité des microprocesseurs.&nbsp;La prochaine ère technologique, encore plus puissante, sera celle de l’informatique quantique, qui accélèrera sensiblement nos capacités d’analyse des données.&nbsp;Voici pour le contexte général, dont les perspectives sont en soi enthousiasmantes. Mais d’autres éléments permettent aussi de se projeter dans la santé du futur.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80231859-57948277.jpg?v=1715607073" alt="« L’innovation est par définition plurielle »" title="« L’innovation est par définition plurielle »" />
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     <div>
      <strong>Lesquels&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  Particulièrement l’intelligence artificielle, qui y occupera une place de choix. Nous voyons déjà se multiplier les applications d’analyse des images, des bases de données et, plus récemment, des données textuelles avec l’IA générative, et cette tendance est vouée à s’accélérer, par exemple sur le champ de l’analyse des émotions et des technologies robotiques. Ces outils amèneront des progrès importants pour personnaliser et fiabiliser les prises en charge, développer des approches plus préventives et pouvoir mieux prédire la survenue d’événements, contribuant ainsi à l’avènement d’une médecine plus performante. Ce sera le cas aussi de la génomique, de l’Internet des objets avec des dispositifs toujours plus portables, précis et connectés, et de la médecine à distance pour mieux prendre en charge les maladies chroniques. Pour autant, toutes ces avancées amènent dans leur sillage de nouveaux enjeux éthiques et de nouvelles craintes, qu’il nous faut comprendre et adresser, en soulignant notamment les bénéfices escomptés pour l’individu et la collectivité.&nbsp; <br />   <br />  <strong>L’IA est ici un exemple éloquent…&nbsp;</strong> <br />   <br />  Nous sommes en effet aujourd’hui parvenus à dépasser la question fantasmatique du remplacement du médecin par la technologie. Celle-ci offre certes un niveau de performance intéressant, mais cette performance s’accroît lorsque l’intelligence artificielle est utilisée en complémentarité avec l’intelligence humaine. Nous l’observons déjà dans les applications d’IA en imagerie médicale, et cette complémentarité entre l’intelligence artificielle et le médecin doit continuer d’être valorisée. Ce qui ne veut pas dire que l’IA ne doit pas être régulée. Ses promesses sont nombreuses, mais elle n’est pas exempte de risques. L’Union européenne s’est saisie de cet enjeu en adoptant le concept structurant de garantie humaine et en votant l’IA Act, qui définit les catégories d’utilisation, les risques associés et les possibilités de déploiement.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Cette première mondiale est-elle, à votre sens, propice à l’innovation&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il n’est ici aucunement question de freiner l’innovation, mais plutôt d’éviter de se faire dépasser par la technologie. L’adoption de cette législation communautaire est d’autant plus nécessaire que nous observons, ailleurs dans le monde, des positionnements différents par rapport à l’IA et à l’utilisation des données personnelles de santé. Ces choix ne tiennent pas uniquement à la compréhension de la technologie, ils relèvent d’enjeux culturels et sociétaux profonds. Il est donc primordial que l’Union européenne se saisisse du sujet pour que le développement de l’intelligence artificielle et des stratégies d’exploitation des données puisse servir le bien commun, et s’inscrire dans le cadre de nos choix sociétaux. Reste aujourd’hui à définir une gouvernance mondiale de l’IA, qui fait déjà l’objet de réflexions. <br />   <br />  <strong>Quels autres défis relever pour que l’innovation numérique en santé continue de se développer et de s’accélérer&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Je retiendrai trois enjeux à court et moyen terme, sur lesquels nous cherchons bien sûr à agir dans le cadre de PariSanté Campus. D’abord, la diffusion d’une culture du numérique en santé, car nous ne parviendrons à véritablement transformer notre système de santé qu’une fois que toutes ses composantes auront pleinement intégré que le numérique est en lui-même un élément transformant, ayant la capacité inhérente d’améliorer chaque paramètre de la santé. Ensuite, le développement d’infrastructures pour l’exploitation des données de santé, mais aussi une meilleure appropriation des outils d’intelligence artificielle, pour éviter de créer une médecine à deux vitesses avec, d’un côté, une pratique médicale mobilisant les dernières avancées de la technologie, et de l’autre une pratique encore artisanale. Et enfin, la volonté de&nbsp;susciter et&nbsp;de&nbsp;nourrir le débat sociétal autour de la santé numérique, en adressant les craintes éventuelles et en sensibilisant aux bénéfices offerts par la valorisation des données de santé. <br />   <br />  <strong>Et à plus long terme&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il nous faut renforcer encore notre capacité à accompagner l’écosystème pour qu’il puisse plus rapidement intégrer les innovations proposées. Il est donc à la fois nécessaire de continuer à fluidifier la chaîne de développement pour accélérer la mise à disposition des applications innovantes, mais aussi de revoir les modalités de formation des utilisateurs car leur prise en main impose des formations régulières. L’intégration de l’innovation est encore trop souvent perçue comme une charge ou une complexité, alors même qu’elle est source de gains importants, en matière de performance organisationnelle, de simplification des pratiques ou encore de qualité des soins. Il nous faut,&nbsp;<em>in fine</em>, répliquer le même processus d’acculturation observé lors de la mise en place de nombreuses innovations, par exemple lors de la généralisation du dossier patient informatisé, qui était alors lui aussi une innovation numérique. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>#Portrait : Le Pr Antoine Piau, un passionné à l’ANS</title>
   <updated>2024-04-03T20:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Portrait-Le-Pr-Antoine-Piau-un-passionne-a-l-ANS_a4038.html</id>
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   <published>2024-04-03T20:36:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
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    <![CDATA[
Médecin gériatre et spécialiste de l’innovation en santé, le Professeur Antoine Piau a été nommé, cet automne, vice-président de l’Agence du numérique en santé (ANS). Un engagement logique pour ce passionné qui, depuis déjà de nombreuses années, multiplie les initiatives pour favoriser l’intégration des outils numériques dans les pratiques soignantes. Rencontre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78501886-56968135.jpg?v=1708533324" alt="#Portrait : Le Pr Antoine Piau, un passionné à l’ANS" title="#Portrait : Le Pr Antoine Piau, un passionné à l’ANS" />
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      Professeur des Universités - Praticien Hospitalier (PU-PH) à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) HealthAge de Toulouse, le Professeur Antoine Piau est également le directeur médical du Groupe de santé Clariane et, depuis le 6 décembre dernier, le vice-président de l’Agence du numérique en santé. Partageant son temps entre Paris et Toulouse, sa ville de cœur où il poursuit ses activités médicales, ce spécialiste s’est très tôt passionné pour la santé numérique et ses nombreux enjeux.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Très intéressé par les biomarqueurs numériques, il a même réalisé une thèse de doctorat en de sciences de l’ingénieur, consacrée à l'Internet des Objets et les capteurs embarqués.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Quand on évoque le développement de la médecine de précision, la médecine proactive, ou la médecine 4P et 5P, il faut bien avoir en tête que les “prédictions” ne se feront jamais, si l'on n'est pas capable de suivre des données physiologiques et de santé chez des personnes qui vont bien&nbsp;»</em>, explique le Pr Piau en insistant sur la nécessité de disposer d’outils pour justement faire remonter ces données, comme&nbsp;<em>«&nbsp;des capteurs&nbsp;portés ou ambiants&nbsp;»</em>,&nbsp;et pouvoir<em>&nbsp;«&nbsp;analyser les signaux faibles&nbsp;»</em>.&nbsp;
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     <div><b>De nombreux projets numériques menés à Toulouse</b></div>
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      Membre, entre 2017 et 2018, de la&nbsp;Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la Haute Autorité de Santé, le spécialiste poursuit ses travaux sur les dispositifs de santé mobilisant des technologies numériques.&nbsp;Après un passage aux États-Unis, où il mène des recherches à l’Université Oregon Health &amp; Science de Portland, il revient à Toulouse en 2019. Cette même année, le CHU crée une unité médicale transversale de télésanté.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Mise en place seulement six mois avant la crise Covid, celle-ci a suscité au départ quelques incompréhensions. Mais elle s’est rapidement révélée essentielle pour appuyer le déploiement de la télésanté à l’échelle régionale&nbsp;»</em>, se souvient Antoine Piau.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Dès sa création, l’unité de télésanté du CHU de Toulouse est en effet intervenue auprès des acteurs de santé de la région Occitanie, dont la médecine de ville.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>C’est une unité de terrain qui travaille auprès des professionnels du territoire pour aider à la prise en charge des patients à distance&nbsp;»</em>, poursuit le gériatre, qui a néanmoins constaté une certaine méconnaissance quant à cette modalité de soins, y compris par les équipes administratives.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le recours à la télémédecine a un impact sensible sur l’organisation, et modifie profondément les parcours. Ses effets concernent donc tous les métiers de la santé, du bureau des entrées à la facturation, en passant par les médecins et les secrétariats médicaux&nbsp;»</em>, ajoute le spécialiste qui, toujours en 2019, participe aussi au lancement d’Innov’Pôle Santé, une&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>plateforme d’accélération des innovations technologiques et organisationnelles&nbsp;»</em>&nbsp;fondée par plusieurs acteurs de l’écosystème toulousain&nbsp;: le CHU, Toulouse Métropole, la Région Occitanie, les pôles de compétitivité Eurobiomed et Aérospace Valley, Toulouse Tech Transfer, CEA Tech et l’Université Toulouse III - Paul Sabatier. <br />   <br />  Souhaitant élargir encore le champ d’action des structures d’accompagnement et d’appui à l’innovation, le Pr Antoine Piau prend aussi part à la création de Toulouse santé numérique, un tiers lieu d’expérimentation également ouvert au secteur médico-social et aux établissements privés.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>L’objectif d’un tel tiers lieu est double. Il entend tout aussi bien accompagner les professionnels de santé et les entreprises dans le développement de projets innovants, que favoriser les échanges entre ces deux mondes. Les entreprises peuvent ainsi entrer plus facilement en contact avec des professionnels de santé pour mieux cerner leurs attentes et leurs contraintes&nbsp;»</em>, explique le gériatre qui a vu dans cette ouverture à tous&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>un bénéfice mutuel&nbsp;»</em>. Il explique&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous devons tous mieux travailler ensemble, car nos activités sont complémentaires&nbsp;».&nbsp;</em>
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     <div><b>De l’importance de communiquer</b></div>
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      Cette volonté de créer des liens entre des mondes peu habitués à échanger, est au cœur des actions menées par Antoine Piau. S’il admet avoir lui-même eu, par le passé,&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>des difficultés à comprendre la nécessité de “faire savoir”&nbsp;»</em>, il a depuis multiplié les initiatives pour contribuer au partage des visions et des connaissances. Le médecin se mobilise notamment auprès du grand public, pour expliciter les différentes composantes de la médecine, de la gériatrie et de la santé numérique. Il a ainsi publié deux ouvrages de vulgarisation*, et intervient régulièrement sur les plateaux de télévision, en particulier au sein du Magazine de la Santé de France 5.&nbsp; <br />   <br />  Constatant, encore aujourd’hui, la nécessité de poursuivre et d’accentuer ce partage des savoirs, Antoine Piau observe à cet égard avec attention le monde de la santé numérique, où il distingue deux enjeux majeurs&nbsp;: une meilleure implication des professionnels de santé et une lutte accrue contre la fracture numérique.&nbsp;<em>«&nbsp;Il faut que les professionnels de santé s’intéressent plus aux technologies numériques, car celles-ci seront encore plus présentes à l’avenir. Tout retard aujourd’hui sera donc problématique demain&nbsp;»</em>, prévient le spécialiste qui alerte donc aussi sur un biais fréquent&nbsp;: la sous-estimation&nbsp;du fossé digital.&nbsp;<em>«&nbsp;En tant que gériatre, je pensais être davantage concerné car j’interviens auprès d’un public âgé. Mais en réalité, toutes les générations sont touchées.&nbsp;Aller sur Tik Tok, Instagram ou Snapchat, ce n’est pas la même chose que d’utiliser une application de santé&nbsp;».</em>
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     <div><b>Nouveau vice-président de l’ANS</b></div>
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      Ces messages, le Pr Antoine Piau les porte aujourd’hui aussi au sein de l’Agence du numérique en santé. Nommé vice-président en décembre dernier, il salue l’institution pour&nbsp;<em>«&nbsp;les changements tangibles qu’elle a déjà apportés sur le terrain&nbsp;»</em>, citant par exemple la mise en place de l’Identité nationale de santé (INS), le déploiement de Pro Santé Connect, ou encore les actions menées autour de l’hébergement des données de santé.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Cette viabilisation du terrain de la e-santé, menée au cours des dernières années, a rendu possible la création de nouveaux services pour les patients et d’un secteur économique viable&nbsp;»</em>, constate le spécialiste qui souhaite maintenant&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>aller plus loin&nbsp;»</em>, sur les usages comme sur l’ergonomie des outils numériques.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Ce sont des sujets complexes mais passionnants, et je pense pouvoir apporter ici ma pierre à l’édifice&nbsp;»</em>, conclut-il, confiant.&nbsp; <br />   <br />  (*) <em>24 heures dans la vie du corps humain</em>, paru aux éditions du Rocher en 2020 et&nbsp;<em>Quand je serai vieux tout ira bien</em>, paru chez Hachette Pratique en 2021. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #64, édition de février 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-64-Quelle-dynamique-pour-promouvoir-la-transformation-numerique_a4035.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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   <title>Antoine Perrin nommé Directeur général de la FEHAP à compter du mois de mai 2017</title>
   <updated>2017-03-06T17:19:00+01:00</updated>
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   <category term="Actu" />
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   <published>2017-03-06T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
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Le Président de la FEHAP, Antoine Dubout a annoncé lors du Conseil d’administration de la FEHAP, organisé le 28 février 2017 au siège de la fédération, sa décision de recruter Antoine Perrin en qualité de Directeur général.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/11310954-18836764.jpg?v=1488795942" alt="Antoine Perrin nommé Directeur général de la FEHAP à compter du mois de mai 2017" title="Antoine Perrin nommé Directeur général de la FEHAP à compter du mois de mai 2017" />
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      Antoine Perrin, prendra ses fonctions début mai 2017 et succèdera à Yves-Jean Dupuis qui&nbsp;fera valoir ses droits à la retraite le 1er mai. <br />  &nbsp; <br />  Actuellement Directeur général de l’Association de Villepinte, gestionnaire de 24&nbsp;établissements et services sanitaires, médico-sociaux et sociaux privés non lucratifs, présents dans les régions Ile-de-France, Grand Est et Provence Alpes Côte d’Azur, Antoine Perrin est également investi à la FEHAP comme administrateur et délégué régional Île-de-France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Biographie</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/11310954-18836765.jpg?v=1488795967" alt="Antoine Perrin nommé Directeur général de la FEHAP à compter du mois de mai 2017" title="Antoine Perrin nommé Directeur général de la FEHAP à compter du mois de mai 2017" />
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      De formation initiale médicale, Interne des hôpitaux de Paris, spécialité ORL et chirurgie cervico-faciale (1980-1985), il a exercé successivement au cours de sa vie professionnelle plusieurs métiers différents dans le monde de la santé et de l'accompagnement. &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Au sein de l’hôpital public tout d’abord, comme acteur de soins et responsable médical en tant que Chef de clinique-assistant à l’hôpital Necker-Enfants malades (1985-1988), Praticien hospitalier au Centre Hospitalier du Mans (1988-1997 : chef de service, 1997-2003 : chef de département "tête et cou") et Président de la conférence des présidents de CME de Centres Hospitaliers (1999-2003). <br />  &nbsp; <br />  Au service de l’État ensuite comme directeur de trois agences régionales d’hospitalisation, La Réunion-Mayotte (2004-2006), Lorraine (2006-2007) et Bretagne (2008-2010) avec un passage en cabinet ministériel, comme Directeur adjoint du cabinet de la ministre en charge de la Santé, Roselyne Bachelot (2007). <br />  Au sein de la Protection Sociale, enfin, comme médecin conseil national et directeur de la Santé du Régime Social des Indépendants (2010-2011). <br />  &nbsp; <br />  Pour Antoine Dubout, Président de la FEHAP, «&nbsp;<em>Antoine Perrin allie non seulement une très bonne connaissance et une grande expérience des rouages de notre système de protection sociale, dans les secteurs sanitaire, médico-social et social, au niveau national et régional, mais également un engagement dans le secteur privé non lucratif qui tout naturellement ont guidé ma décision en accord avec les membres du Conseil d’Administration pour&nbsp;lui confier la direction de notre fédération</em>&nbsp;».
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     <br style="clear:both;"/>
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