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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T15:06:19+01:00</updated>
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   <title>Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »</title>
   <updated>2025-11-17T11:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pr-Maurice-Hayot-SFSN- Nous-vivons-un-moment-de-bascule _a4699.html</id>
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   <published>2025-11-17T11:06:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
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    <![CDATA[
Née début 2025, la Société francophone de santé numérique (SFSN) s’affirme déjà comme un acteur de référence au sein de l’écosystème national. Héritière de plusieurs structures pionnières, elle se distingue par une approche scientifique résolument transdisciplinaire, portée par une exigence d’éthique, de collaboration et d’évaluation rigoureuse des pratiques. Autant d’enjeux devenus centraux pour écrire l’avenir du numérique en santé, comme nous l’explique son président, le Professeur Maurice Hayot.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179905-64147484.jpg?v=1758192629" alt="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" title="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" />
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     <div>
      <strong>Dans quel contexte s’inscrit la création de la SFSN ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Pr Maurine Hayot&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Fondée en janvier 2025, la Société francophone de santé numérique (SFSN) est une jeune société savante qui s’appuie sur un solide héritage. Elle prolonge les travaux de plusieurs structures pionnières, d’abord l’Association nationale de télémédecine (ANTEL), devenue par la suite la Société française de télémédecine (SFT-ANTEL), puis la Société française de santé digitale (SFSD). Ces évolutions successives ont accompagné l’essor du numérique en santé et les transformations de ses pratiques comme de ses terminologies. Forte de cet ancrage, la SFSN se définit aujourd’hui comme une société savante transdisciplinaire et pluriprofessionnelle, résolument tournée vers la structuration des connaissances et le partage des meilleures pratiques dans le champ de la santé numérique et de la télésanté. Ouverte à l’ensemble de la francophonie, elle s’appuie sur les dynamiques françaises tout en s’enrichissant des modèles développés à l’international. <br />   <br />  <strong>L’écosystème de la santé numérique est déjà dense. Quel est votre positionnement spécifique ?</strong> <br />   <br />  La stratégie d’accélération en santé numérique a effectivement inspiré un foisonnement d’initiatives, principalement centrées sur deux axes&nbsp;: la formation, avec la structuration de nouveaux parcours et l’émergence d’une communauté d’experts ; et l’innovation, notamment via les tiers-lieux d’expérimentation soutenant les entreprises du secteur. Mais entre ces deux champs, un espace reste à occuper, celui du partage des savoirs, du dialogue interdisciplinaire et de la production de repères collectifs. C’est précisément le rôle que souhaite jouer la SFSN.&nbsp;Notre ambition est de mobiliser les connaissances issues de la recherche et des pratiques de terrain, pour élaborer des recommandations, diffuser des bonnes pratiques et accompagner les mutations en cours dans toutes leurs dimensions – organisationnelles, éthiques, pédagogiques, cliniques et scientifiques. <br />   <br />  <strong>Comment cela se traduit-il concrètement dans votre organisation ?</strong> <br />   <br />  La SFSN s’est structurée autour de six pôles thématiques, chacun piloté par des experts reconnus. Le&nbsp;pôle « Recherche » soutient et valorise la production scientifique sur le numérique en santé, le&nbsp;pôle « Formation »&nbsp;agit pour le développement des compétences, avec une attention particulière à l’éthique et à la pertinence des usages, et le&nbsp;pôle « Pratiques en Télésanté et Numérique »&nbsp;recense les projets opérationnels pour mieux documenter les usages et favoriser leur diffusion. Le&nbsp;pôle « Sciences Humaines et Sociales », quant à lui,&nbsp;propose une lecture transversale des transformations à l’œuvre, en intégrant les apports du droit, de l’éthique, de la sociologie ou encore de l’économie, tandis que le&nbsp;pôle « Sciences du Numérique et Intelligence Artificielle »&nbsp;vise à rendre accessibles ces domaines techniques complexes. Enfin, le&nbsp;pôle « Partenariats France et International »&nbsp;incarne la volonté collaborative de la SFSN. Il favorise le dialogue entre cultures, disciplines et territoires, tout en accompagnant l’appropriation des mutations numériques par les professionnels. <br />   <br />  <strong>Il s’agit donc d’interroger la place du numérique dans la santé de demain…</strong> <br />   <br />  Le numérique est aujourd’hui omniprésent dans les pratiques de santé, mais cela ne signifie pas, pour autant, qu’il est toujours intégré de manière harmonieuse. On observe de nombreuses initiatives locales qui se développent en marge du cadre institutionnel. Portées par des acteurs de terrain, elles répondent à des besoins très concrets et méritent d’être regardées de plus près. Elles doivent être comparées à la littérature scientifique et aux expériences internationales pour en tirer des enseignements utiles. C’est justement là que se situe le rôle de la SFSN&nbsp;: croiser les regards, confronter les approches, proposer des méthodes rigoureuses d’évaluation et rendre visibles les projets porteurs. Toutes les sociétés savantes de spécialités intègrent désormais le numérique à leur réflexion. Notre mission est de proposer une lecture transversale, d’articuler les savoirs et les pratiques dans une perspective intégrée et collective.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Mais la recherche dans ce domaine présente des spécificités…</strong> <br />   <br />  Effectivement, contrairement aux médicaments, les essais cliniques randomisés contrôlés ne sont pas applicables pour évaluer les usages du numérique en santé. Il faut donc adopter d’autres approches. L’acceptabilité des outils constitue un indicateur essentiel, largement documenté par la littérature. Mais il faut également comprendre pourquoi certains dispositifs fonctionnent sur le terrain, quels sont les leviers de leur succès, comment ils peuvent être transposés ailleurs. C’est une recherche ancrée dans les usages, qui doit pouvoir éclairer l’action. <br />   <br />  <strong>Quels sont les prochains jalons pour la SFSN ?</strong> <br />   <br />  La priorité est de faire vivre cette nouvelle dynamique et d’installer durablement la SFSN dans le paysage sanitaire. Nous avons d’ores et déjà tissé des liens solides avec les institutions, comme en témoignent notre contribution aux travaux sur la stratégie nationale d’IA en santé, à l’invitation de la Délégation ministérielle au numérique en santé, et notre participation aux Assises de la télémédecine, organisées par l’Assurance maladie et la DGOS. Nous développons également des partenariats avec des sociétés savantes de spécialités, comme la Société française de cardiologie, particulièrement active sur le champ du numérique. À l’international, plusieurs collaborations sont en cours, en Europe, au Canada, en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. Ces projets devraient se concrétiser dans les mois à venir. Mais le rendez-vous majeur de cette première année sera sans doute la tenue des premières <a class="link" href="https://sfsn.fr/programme-des-assises-de-la-sfsn/" target="_blank">Assises de la SFSN, prévues les 11 et 12&nbsp;décembre 2025 à Montpellier</a>. Elles permettront de dresser un premier bilan, de valoriser les actions engagées et de faire émerger des orientations concrètes pour l’avenir.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin ?</strong> <br />   <br />  Même si le numérique est désormais indissociable des parcours de soins, nous vivons un moment de bascule. Aujourd’hui encore, les actes numériques sont souvent considérés comme distincts des actes en présentiels. Cette séparation est-elle encore pertinente, alors que le numérique est devenu une composante « naturelle » de nos vies ?&nbsp;Il est temps de penser des parcours véritablement hybrides, associant distanciel et présentiel de manière fluide, coordonnée et adaptée aux besoins. Mais cette intégration soulève de vraies questions&nbsp;: quel modèle économique adopter ? Quelles organisations mettre en place ? Qui sera le mieux placé pour piloter ces nouveaux modèles ? Un médecin ? Un infirmier en pratique avancée ? Un nouveau métier, comme les gestionnaires de cas, ayant fait ses preuves au Québec ? Il faudrait maîtriser l’ingénierie des organisations et faire émerger des fonctions de coordination qui n’existent pas encore. Ces questions sont au cœur de nos réflexions. Elles incluent aussi les transformations liées à l’essor de l’intelligence artificielle, dont les applications doivent être pensées dès maintenant pour accompagner l’évolution des compétences et des métiers. Mais après tout, ces interrogations ne sont pas sans précédent&nbsp;: chaque grande avancée en médecine a soulevé ses propres défis. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’une étape de plus, essentielle et stimulante, que nous avons la responsabilité de construire collectivement. <br />   <br />  &gt;&nbsp;<strong><em>Plus d’informations sur le<a class="link" href="https://sfsn.fr" target="_blank"> site de la SFSN</a>.</em> <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179905-64147487.jpg?v=1758192620" alt="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" title="Pr Maurice Hayot (SFSN) : « Nous vivons un moment de bascule »" />
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   <title>Avec le Hub France IA, l’écosystème santé fait front commun autour de l’IA</title>
   <updated>2025-11-04T15:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Avec-le-Hub-France-IA-l-ecosysteme-sante-fait-front-commun-autour-de-l-IA_a4691.html</id>
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   <published>2025-11-04T15:53:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à l’essor de l’intelligence artificielle en santé, l’ensemble de l’écosystème se mobilise pour en comprendre les usages, anticiper les risques et accompagner les transformations. C’est le cas du Hub France IA, une association à but non lucratif fédérant plus de 200 membres, qui a créé un groupe de travail dédié et vient de lancer une enquête nationale inédite. Entretien avec Thomas Kernem-Om, pilote du groupe de travail « Mettre l’IA au service de la santé ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/91179403-64147130.jpg?v=1758190602" alt="Avec le Hub France IA, l’écosystème santé fait front commun autour de l’IA" title="Avec le Hub France IA, l’écosystème santé fait front commun autour de l’IA" />
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      <strong>Pourriez-vous nous présenter le groupe de travail « Mettre l’IA au service de la santé » ?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Thomas Kernem-Om&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Ce groupe de travail, animé au sein du Hub France IA, réunit une diversité d’acteurs de l’écosystème santé&nbsp;: soignants, juristes, experts métiers, spécialistes en IA et en cybersécurité, ainsi que des entreprises et start-ups. Ensemble, nous explorons les opportunités offertes par l’IA dans ce domaine tout en identifiant les risques pour promouvoir une approche éthique, responsable et souveraine. Notre feuille de route s’articule autour de plusieurs axes, depuis les usages jusqu’à la règlementation, en passant par la durabilité environnementale, sociale et économique, sans oublier la cybersécurité. Sur ce dernier point, nous collaborons notamment avec le&nbsp;Campus Cyber national, qui fédère les principaux acteurs nationaux et internationaux du secteur, et avons commencé à discuter avec l’APSSIS&nbsp;(Association pour la sécurité des systèmes d’information de santé). <br />   <br />  <strong>Vous avez lancé une <a class="link" href="https://gnius.esante.gouv.fr/fr/a-la-une/actualites/ia-en-sante-enquete-sur-les-usages-en-france" target="_blank">grande enquête nationale</a>  &nbsp;</strong><strong>sur l’adoption et les cas d’usage de l’IA en santé. De quoi s’agit-il ?</strong> <br />   <br />  Effectivement, notre action phare cette année vise à mesurer l’adoption réelle de l’IA dans le secteur de la santé, en identifiant les usages actuels et les attentes du terrain. Menée avec le soutien de la&nbsp;Direction générale des entreprises (DGE)&nbsp;et l’aimable participation de la&nbsp;Haute Autorité de santé (HAS), cette enquête&nbsp;s’adresse à tous les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social. Concrètement, nous cherchons à dresser un&nbsp;état des lieux objectif et représentatif, pour éclairer<strong>&nbsp;</strong>les politiques publiques sur les leviers d’adoption, les besoins en formation, en financement ou en accompagnement. Ce travail s’inscrit dans la continuité d’initiatives régionales ou nationale comme l’« <a class="link" href="https://www.esante-paysdelaloire.fr/nos-services-d-accompagnement/numerique-en-sante-et-innovation-145-232.html" target="_blank">Enquête sur les usages et l’offre d’IA en santé dans le Grand Ouest</a>  <strong> </strong>»,<strong>&nbsp;</strong>ou encore le&nbsp;« <a class="link" href="https://pulselife.com/fr-fr/blog/post/barometre-ia-en-sante-alliee-ou-menace" target="_blank">Baromètre IA en santé</a>  <strong> </strong>», avec pour ambition de nourrir la stratégie nationale sur l’IA et les données de santé. <br />   <br />  <strong>Comment procédez-vous concrètement ?</strong> <br />   <br />  Notre objectif est de&nbsp;recueillir des données de terrain issues de l’ensemble du territoire français, y compris des Outre-mer,&nbsp;en mobilisant&nbsp;l’ensemble des professions médicales et paramédicales. Cette approche nous permettra de proposer une&nbsp;stratification fine des résultats&nbsp;par métier, secteur d’activité ou localisation géographique. Il s’agit d’un travail complexe, car le&nbsp;niveau d’adoption de l’IA peut varier considérablement au sein d’une même profession. Par exemple, un infirmier exerçant en EHPAD n’aura pas les mêmes usages ou besoins qu’un infirmier de bloc opératoire. Nous cherchons donc à identifier précisément&nbsp;dans quels segments du système de santé l’IA est la plus – ou la moins – adoptée, et pourquoi. Certains domaines, comme l’imagerie médicale, sont déjà bien avancés. D’autres, beaucoup moins. Comprendre ces écarts, en analyser les causes, est essentiel pour orienter les politiques d’accompagnement. <br />   <br />  <strong>Et les éditeurs de solutions dans tout cela ?</strong> <br />   <br />  Ils sont pleinement intégrés dans notre démarche. Nous avons notamment engagé un dialogue avec les<strong>&nbsp;</strong>CHU, qui deviennent aussi développeurs de leurs propres outils, pour mieux comprendre leurs pratiques et leurs contraintes règlementaires. C’est pourquoi nous proposons&nbsp;deux questionnaires complémentaires,&nbsp;l’un pour les utilisateurs, l’autre pour les fournisseurs, y compris internes. Cette double approche permet une analyse croisée des usages et des offres. De nombreux éditeurs privés ont déjà participé, et nous incitons fortement les CHU et éditeurs publics à se joindre au mouvement. Cela dit,&nbsp;le taux de réponse est satisfaisant, en particulier côté utilisateurs. Nous avons entamé l’analyse des résultats, avec&nbsp;une publication prévue à l’automne&nbsp;2025.<strong>&nbsp;</strong>Nous cherchons à présent à recueillir des témoignages concrets pour illustrer les données avec des exemples de terrain, qu’ils soient positifs ou négatifs.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quels premiers enseignements pouvez-vous déjà partager ?</strong> <br />   <br />  Sans surprise, l’IA suscite à la fois enthousiasme et inquiétudes. Elle arrive dans un système de santé déjà très sollicité par la transformation numérique et ajoute, à cet égard, un niveau de complexité supplémentaire. Ce que nous observons en premier lieu, ce sont les nombreux freins qui entravent encore son adoption. La question de la cybersécurité et de la protection des données reste centrale ; s’y ajoutent le manque de personnel qualifié, l’absence de formation spécifique, ou encore une connaissance très partielle du cadre règlementaire, notamment avec l’entrée en vigueur de l’AI Act. Par ailleurs, le niveau de maturité est très hétérogène selon les profils&nbsp;: entre un praticien hospitalier et un professionnel en libéral, les usages et perceptions diffèrent nettement. On note aussi un certain décalage générationnel. Enfin, l’IA reste un sujet clivant, parfois chargé de fantasmes autour d’une possible substitution de l’humain par la machine, ce qui peut freiner son adoption. <br />   <br />  <strong>Quelles suites envisagez-vous ?</strong> <br />   <br />  Une fois que nous disposerons d’une photographie claire et actuelle de l’usage de l’IA en santé – qui l’utilise, comment et pourquoi –, nous pourrons, à partir de cette base, réfléchir collectivement à des leviers d’acculturation ou d’accompagnement à l’usage, en formant plus efficacement les professionnels en poste malgré un turnover élevé, en intégrant ces technologies dans les formations des futurs soignants, ou en mettant en place des dispositifs de financements spécifiques. Mais notre ambition, à travers ce travail, est surtout d’apporter des éclairages concrets, issus du terrain. Ce sera ensuite à la puissance publique de s’en saisir pour orienter, adapter ou ajuster ses priorités d’action. <br />   <br />  <strong>Un mot, pour finir, sur la sécurisation de l’IA ?</strong> <br />   <br />  C’est un axe stratégique. Comme je l’évoquais, nous travaillons activement avec le Campus Cyber national et commençons à engager des discussions avec l’APSSIS pour anticiper les risques spécifiques à l’IA. L’enjeu est considérable, car nous voyons déjà apparaître des usages malveillants comme le&nbsp;« <em>prompt injection »</em>,&nbsp;qui peut altérer la restitution d’une image. La prolifération de systèmes de&nbsp;« <em>shadow IA »</em>, c’est-à-dire des outils non référencés et non sécurisés, est un autre point de vigilance majeur. Ces menaces sont nouvelles, et la défense doit s’adapter, d’autant que les risques vont mécaniquement se multiplier à mesure que l’IA s’intègre dans les systèmes de santé. Dans ce contexte, le Hub France IA, en collaboration avec le Campus Cyber national a déjà publié un livre blanc&nbsp;sur « <a class="link" href="https://www.hub-franceia.fr/groupe-cyber/" target="_blank">l’analyse des attaques sur les systèmes de l’IA</a>   » – actuellement dans sa deuxième version, sachant qu’une V3 est prévue en septembre – détaillant les principales menaces identifiées et les stratégies de remédiation. Ces ressources peuvent servir de socle aux établissements de santé. Mais il reste encore un travail important d’acculturation à mener sur ce sujet, auprès des décideurs comme des utilisateurs. Ce sera sans aucun doute&nbsp;l’un des grands défis des années&nbsp;à venir. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #70, édition de septembre 2025,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-70-L-innovation-en-sante-vue-par-ceux-qui-la-creent_a4679.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Ségur numérique : mise à jour du calendrier réglementaire pour les dispositifs de la Vague 2 à l'hôpital</title>
   <updated>2025-03-25T13:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Segur-numerique-mise-a-jour-du-calendrier-reglementaire-pour-les-dispositifs-de-la-Vague-2-a-l-hopital_a4455.html</id>
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   <published>2025-03-25T13:39:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Afin de permettre au plus grand nombre possible d’établissements de santé de disposer de la mise à jour vague 2 financée par le Ségur numérique, le calendrier des dispositifs dédiés aux logiciels DPI et PFI a été étendu par voie d’arrêté modificatif paru le 18 mars 2025 au JORF.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/87434136-62022395.jpg?v=1742906583" alt="Ségur numérique : mise à jour du calendrier réglementaire pour les dispositifs de la Vague 2 à l'hôpital" title="Ségur numérique : mise à jour du calendrier réglementaire pour les dispositifs de la Vague 2 à l'hôpital" />
     </div>
     <div>
      Publiés en mai 2024, les deux dispositifs de la vague 2 à l’hôpital ont rencontré un vif succès, avec l’inscription au guichet de référencement de la quasi-totalité des éditeurs présents sur les marchés des PFI et des DPI (voir ici la liste des solutions candidates). <br />   <br />  Aujourd’hui, une réévaluation du calendrier de ces dispositifs s’avère nécessaire, pour tenir compte : &nbsp;  <ul>  	<li class="list">De périodes d’indisponibilité de certains environnements nécessaires aux éditeurs pour déposer leurs preuves, qui ont pu légitimement ralentir le parcours de référencement de certaines solutions ;</li>  	<li class="list">De l’avancement global des éditeurs de PFI et de DPI, sur la base des éléments remontés par les fédérations d’éditeurs et des multiples échanges bilatéraux menés avec la plupart des industriels concernés ;</li>  	<li class="list">Des premiers retours d’expérience auprès d’une quinzaine d’établissements dans le cadre de la démarche Hospiconnect, pour tenir compte des délais nécessaires à la montée en puissance de l’identification à 2 facteurs dans les établissements, indispensable pour permettre la consultation de Mon espace santé.</li>  </ul>      <br />  En conséquence, les dates limites pour le dépôt par les éditeurs d’un dossier complet de référencement sont désormais le 25 juin 2025 pour les PFI et le 15 décembre 2025 pour les DPI. De même, les dates limites pour le déploiement des mises à jour vague 2 dans les établissements sont désormais fixées au 17 mars 2027 pour les deux dispositifs. <br />   <br />  Ces jalons correspondent aux dates « au plus tard » : les éditeurs et les établissements sont ainsi vivement encouragés à poursuivre sans attendre les opérations déjà programmées. <br />   <br />  Avec ce calendrier réévalué, <em>"tous les éditeurs disposent désormais du temps nécessaire pour finaliser le développement des versions conformes vague 2 de leurs solutions, et d’en assurer le déploiement maitrisé auprès du plus grand nombre possible d’établissements de santé"</em>, indique l'Agence du numérique en santé.&nbsp;Un suivi rapproché continuera d’être mené dans la durée par ses équipes, en lien étroit avec ses partenaires, afin <em>"d’accompagner au mieux l’écosystème hospitalier dans le déploiement de la vague 2"</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Segur-numerique-mise-a-jour-du-calendrier-reglementaire-pour-les-dispositifs-de-la-Vague-2-a-l-hopital_a4455.html" />
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   <title>La transformation numérique sous la loupe de l’écosystème industriel</title>
   <updated>2024-03-19T18:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/La-transformation-numerique-sous-la-loupe-de-l-ecosysteme-industriel_a4049.html</id>
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   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/78502832-56968836.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-20T07:42:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Présidée par Anne-Sophie Bouy (Cegedim), la commission Santé de Numeum, syndicat et organisation professionnelle de l’écosystème numérique en France, représente aujourd’hui 250 entreprises en santé, tous métiers confondus, sur les 2 500 adhérents que compte le syndicat. David Vincent (Softway Medical) et Guillaume Reynaud (Dedalus), deux de ses vice-présidents (avec également Pascal Bécache, Digital Pharma Lab), nous livrent leur analyse des dynamiques actuellement à l’œuvre pour accélérer la e-santé en France, et des défis qu’il reste à relever.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78502832-56968836.jpg?v=1708535852" alt="La transformation numérique sous la loupe de l’écosystème industriel" title="La transformation numérique sous la loupe de l’écosystème industriel" />
     </div>
     <div>
      <strong>Quel bilan tirez-vous de la vague 1 du Ségur, sur le couloir Établissements de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>David Vincent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celle-ci a permis d’initier une dynamique positive, et surtout collaborative – ce qui est une grande première&nbsp;! – entre les hôpitaux et cliniques, l’écosystème industriel et les pouvoirs publics (le ministère de la Santé via la DNS et l’ANS, la CNAM, l’ASP…)*. Nous ne pouvons donc que saluer cette dimension innovante, qui fait déjà date. Mais elle n’a pas été de tout repos, en particulier sur les volets administratif et juridique. La vague 1 était donc à la fois intéressante par son côté inédit, et difficile du fait de sa nécessaire adaptation constante à la réalité du terrain. Les dispositifs d’aide financière, eux, n’étaient en revanche pas à la hauteur, eu égard au coût réel du Ségur pour les industriels. La charge de travail pour mener à bien cette première vague a été intense&nbsp;! <br />   <br />  <strong><em>Guillaume Reynaud&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous étions heureux de nous y impliquer, car nous étions convaincus de sa nécessité. Pour preuve, en trois ans seulement, la santé numérique a pu atteindre plus de jalons que durant les vingt dernières années. Mais le bilan financier de la vague 1 est incontestablement négatif pour les éditeurs industriels. C’est un constat que nous avons partagé avec les pouvoirs publics, et sur lequel nous serons particulièrement vigilants pour la vague 2. Nos entreprises ne cherchent pas à s’enrichir avec le Ségur. Mais il nous faut maintenir une certaine capacité d’investissement, pour aboutir aux objectifs visés collectivement et continuer de nous développer. <br />   <br />  <strong>Justement, comment envisagez-vous&nbsp;la vague 2&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>David Vincent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Elle&nbsp;sera certainement plus périlleuse que la vague 1 car elle porte de fortes ambitions techniques et technologiques.&nbsp;D’après nos estimations, la charge de travail pour la mener à bien sera multipliée par deux voire trois, ce qui représentera un défi de taille, pour l’écosystème industriel comme pour les établissements de santé. Pour autant, les grilles tarifaires annoncées pour la vague 2 n’ont, semble-t-il, pas évolué, ce qui nous questionne&nbsp;: comment accompagner correctement les nouveaux usages dans un calendrier aussi contraint, sans un réel appui financier par les pouvoirs publics&nbsp;? La qualité a un coût. <br />   <br />  <strong><em>Guillaume Reynaud&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous pouvons d’ailleurs déplorer que les programmes nationaux se matérialisent comme des plans exceptionnels, dont l’empilement s’impose à un écosystème industriel et des établissements de santé déjà mobilisés sur de nombreux autres chantiers. Peu de temps est finalement laissé pour les comprendre et pouvoir les implémenter de manière optimale. C’est un sujet que nous évoquons régulièrement avec la puissance publique&nbsp;: il faut plus de visibilité sur l’ensemble des réformes de l’État et leur cohérence calendaire, Ségur inclus.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Avez-vous identifié des difficultés particulières du côté des établissements de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>David Vincent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Celles-ci sont justement à mettre en regard avec le point que nous venons d’évoquer. Cela fait plusieurs années que nous sommes embolisés par l’accumulation de réformes et d’évolutions règlementaires, qui ont quasi toutes un impact en matière de virage numérique, et donc sur nos propres développements. Or nos plans d’action sont habituellement déclinés deux à trois ans à l’avance. Cette anticipation est rendue difficile par l’amoncellement des textes, et cela se ressent auprès de nos clients. Comment donner de la visibilité aux établissements de santé, qui eux aussi doivent se mettre en ordre de marche, si nous en manquons&nbsp;nous-mêmes ? Nos équipes ont été surchargées de travail, celles des DSI des hôpitaux aussi. D’un côté comme de l’autre, quasiment tous les projets de développement numérique, hors Ségur, ont été mis à l’arrêt pour pouvoir tenir le calendrier. <br />   <br />  <strong><em>Guillaume Reynaud&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Il faut aussi rappeler que les industriels français sont non seulement tenus d’appliquer les évolutions législatives françaises, mais aussi européennes. C’est par exemple le cas de la règlementation applicable aux dispositifs médicaux, ce qui se traduira par des tensions supplémentaires sur nos équipes de recherche et développement – alors même qu’elles seront mobilisées par la vague 2 Ségur. Un meilleur alignement entre les dynamiques françaises et européennes serait grandement apprécié… D’autant que nous équipes terrain seront, elles, certainement mobilisées pour accompagner les établissements de santé dans la compréhension des attendus de la vague 2, comme elles l’ont fait pour la vague 1 – un travail, d’ailleurs, non pris en compte dans les financements Ségur.  <div>&nbsp;</div>  
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78502832-56968848.jpg?v=1708535900" alt="La transformation numérique sous la loupe de l’écosystème industriel" title="La transformation numérique sous la loupe de l’écosystème industriel" />
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      <strong>Identifiez-vous des leviers particuliers pour accélérer la transformation numérique de notre système de santé&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>David Vincent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le premier levier est sans surprise financier&nbsp;: la santé numérique doit bénéficier d’un budget pérenne, à la hauteur de l’enjeu, là où elle est aujourd’hui essentiellement financée par des subventions issues de plans exceptionnels – ce qui est quelque peu en contradiction avec la volonté de la positionner comme un étendard national. Le deuxième levier a trait à la gouvernance du virage numérique au sein des établissements de santé. Un projet de transformation numérique aboutit mieux lorsqu’il est porté par la direction générale. Or il est encore, trop souvent, délégué à des personnels n’ayant pas véritablement de pouvoir décisionnaire, ce qui est problématique lorsqu’il faut arbitrer entre des intérêts divergents et prioriser les actions. Un autre levier serait à mobiliser du côté des industriels, qui doivent, aussi, s’attacher à mieux comprendre les besoins et les attentes des utilisateurs et se positionner à leurs côtés pour devenir de véritables partenaires stratégiques efficients. <br />   <br />  <strong><em>Guillaume Reynaud&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le co-développement des nouveaux outils et usages, et leur validation en conditions réelles, sont plus que jamais nécessaires.&nbsp;Ce qui impose deux prérequis. Du côté des industriels, et comme nous l’avons déjà évoqué, il nous faut disposer d’une visibilité à suffisamment long terme pour pouvoir mettre en œuvre des plans d’action cohérents. De celui des établissements de santé, il faudrait accentuer l’acculturation numérique des équipes, en particulier la communauté médicale, avec des profils experts positionnés au bon niveau hiérarchique. Il est en outre nécessaire de mener à terme certains projets fondamentaux, comme la convergence informatique des GHT, pour que nous puissions justement disposer d’une base solide sur laquelle construire les usages de demain. Le futur programme HOP’EN 2 devrait probablement permettre de finaliser cette convergence, démarrée en 2016. <br />   <br />  <strong>D’autres pistes quant à la contribution des industriels au virage numérique&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Daniel Vincent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Qu’il s’agisse des projets Ségur ou des autres programmes nationaux, notre mission première est de fournir les solutions les plus agiles, les plus fluides et les plus interconnectées possible, qui soient les mieux orientées sur les usages professionnels. D’où la nécessité de les co-développer avec les utilisateurs finaux car, rappelons-le aussi, des outils numériques bien conçus, ont un impact favorable sur la qualité de vie et les conditions de travail des soignants. C’est pour nous un réel point de vigilance. Nous sommes aussi attentifs à ne pas passer à côté des révolutions technologiques en cours, comme l’intelligence artificielle pour laquelle les attentes sont nombreuses. Mais comme vous le savez, l’innovation a un coût, et ni nos budgets ni ceux des établissements de santé ne sont illimités… <br />   <br />  <strong><em>Guillaume Reynaud&nbsp;:</em></strong>&nbsp;En tout état de cause, les adhérents de Numeum rêvent tous de participer à la co-construction de l’hôpital de demain. Il faudrait néanmoins lisser la bande passante pour que nous puissions, à la fois, continuer de poser ses fondamentaux technologiques, et créer dès à présent les innovations qui élargiront son champ des possibles. L’écosystème industriel a été au rendez-vous de tous les projets et programmes nationaux, car tout retard de notre côté aurait été préjudiciable aux établissements de santé. Mais pour mettre toutes nos équipes sur le pont, il nous a fallu retarder certains développements pourtant très attendus. Un équilibre est à trouver pour que nous puissions rapidement proposer de nouveaux services à haute valeur ajoutée. <br />   <br />  <strong>Le mot de la fin&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Daniel Vincent&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Le numérique&nbsp;est aujourd’hui devenu un élément central dans le quotidien d’un établissement de santé. Il n’y a pas de retour en arrière. Pour autant, il est encore trop souvent perçu comme une source de coûts, alors qu’il représente en réalité une opportunité précieuse pour renforcer la qualité des prises en charge, améliorer l’efficience des organisations, et faciliter le quotidien des équipes. Il&nbsp;impose certes des financements importants&nbsp;– même si la part qui lui est allouée par les budgets hospitaliers est bien en deçà de ce que nous pouvons observer ailleurs en Europe ou en Amérique du Nord –,&nbsp;mais il promet également d’importants retours sur investissement. <br />   <br />  <strong><em>Guillaume Reynaud&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Nous devons travailler de concert avec les établissements de santé pour le démontrer. Cela passera par une confiance mutuelle dans les outils, les usages, la sécurité des systèmes, la qualité des données produites, etc., mais aussi par une vision partagée de ce que sera la santé numérique de demain, pour les professionnels de santé comme pour les citoyens-patients, que nous sommes tous. En tout état de cause, l’écosystème industriel est pleinement mobilisé pour jouer le rôle qui est le sien dans cette transformation.  <div> <br />  <em>(*)&nbsp;DNS&nbsp;: Délégation ministérielle au numérique en santé. ANS&nbsp;: Agence du numérique en santé. CNAM&nbsp;: Caisse nationale de l’assurance maladie. ASP&nbsp;: Agence de service et de paiement.</em> <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #64, édition de février 2024,&nbsp;</strong><strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-64-Quelle-dynamique-pour-promouvoir-la-transformation-numerique_a4035.html">à lire ici&nbsp;</a>  </strong></div>  
     </div>
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/La-transformation-numerique-sous-la-loupe-de-l-ecosysteme-industriel_a4049.html" />
  </entry>
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   <title>« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement</title>
   <updated>2024-02-28T18:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Panorama-France-HealthTech-2023-de-France-Biotech-une-filiere-dynamique-avec-de-forts-besoins-en-financement_a4060.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/78638193-57059721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-28T17:51:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
France Biotech, l’association des entrepreneurs de l’innovation en santé, a présenté le « Panorama France HealthTech 2023 », étude annuelle dédiée aux start-up et PME françaises des technologies innovantes de la santé, en partenariat avec Banque Populaire, Bpifrance, la banque publique d’investissement, Citeline, leader mondial en data et solutions cliniques, Euronext, première bourse paneuropéenne, et EY, leader mondial de l’audit, du conseil, de la fiscalité et du droit, des transactions. Cette étude a été réalisée avec le soutien du réseau des pôles de compétitivité et clusters en santé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78638193-57059721.jpg?v=1709141056" alt="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" title="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div><em>« Cette 21ème édition du Panorama illustre la résilience et le dynamisme de l’écosystème HealthTech dans un contexte macro-économique difficile, qui a su démontrer sa capacité à innover et à se réinventer. Attirant près de 1,8 Mds d’euros en levées de fonds, la France est le 2ème&nbsp;pays européen en montants levés et nombre d’opérations en capital-risque en 2023. Sur 2024, la feuille de route de France Biotech s’attachera, en plus des autres axes stratégiques, à travailler spécifiquement sur les enjeux de financements sur l’ensemble de la chaîne de valeur, sur les impacts et les défis sociétaux et environnementaux de notre secteur, notamment dans la perspective de la réindustrialisation de nos territoires stimulée par le Plan Innovation Santé France 2030&nbsp;»</em>,&nbsp;explique&nbsp;Franck Mouthon, Président de France Biotech.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un écosystème entrepreneurial dynamique</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78638193-57059722.jpg?v=1709140675" alt="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" title="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 1">  <div>  <div>Aujourd’hui, la filière HealthTech française compte environ 2660 entreprises dont 820 biotech, 1393 Medtech et 450 sociétés de numérique en santé et intelligence artificielle. L’écosystème compte 60 000 emplois directs et indirects sur le territoire <br />   <br />  <em>«&nbsp;La filière des HealthTech françaises a atteint un nouveau niveau de maturité avec une part de plus en plus importante de sociétés présentes sur les marchés internationaux. Les effectifs de la filière sont également en croissance (+20 % d’emplois directs en deux ans) témoignant du dynamisme et de la vitalité du secteur&nbsp;»</em>, explique&nbsp;Chloé Evans, Adjointe au directeur général, en charge des études sectorielles et des relations internationales. <br />   <br />  Un des premiers constats est&nbsp;une accélération des entreprises en santé numérique&nbsp;: leur nombre a doublé en quatre ans et est passé de 200 en 2019 à 450 en 2023 avec la création de 50 entreprises en 2023. Le nombre d’entreprises au stade de commercialisation augmente et atteint 77 % en 2023 ; ces entreprises sont également de plus en plus présentes sur les marchés internationaux. Le principal frein à lever est de trouver un modèle économique pérenne pour les entreprises de ce domaine.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La filière HealthTech gagne en maturité et se professionnalise</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>Avec un chiffre d’affaires de 1,4 milliards € en 2022 (versus 794 M€ en 2020 soit un taux de croissance annuel moyen de +33 %) et plus de 15 000 emplois directs, la filière gagne en maturité et en croissance.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78638193-57059746.jpg?v=1709140717" alt="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" title="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>Les investissements en recherche et développement marquent aussi une reprise, après une baisse en 2021 avec plus d’1,3 milliards d’euros investis par la filière en 2022. L’écosystème compte plus de 33 entreprises de plus de 100 salariés qui se rapprochent du statut d’ETI. Enfin, une croissance des effectifs de +19 % est aussi observée, soit 15 032 emplois directs en 2023 versus 10 639 en 2021. <br />   <br />  Les entreprises de biotechnologies et de santé numérique représentent la part ayant le plus progressé en termes de produits commercialisés. Les trois-quarts des HealthTech visent les marchés internationaux ; les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont les marchés les plus ciblés. <br />   <br />  Les sociétés de technologies médicales ont gagné en maturité, par conséquent leurs principales préoccupations aujourd’hui sont leur déploiement à l’international, industrialisation (phase de scale up), financement et contraintes réglementaires (règlement européen relatif aux dispositifs médicaux).</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France, leader en Europe dans le domaine des maladies rares</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div><em>«&nbsp;Les biotechs françaises sont parmi les leaders en Europe en matière de soutien à l'innovation pour les patients atteints de maladies rares&nbsp;»</em> souligne&nbsp;Daniel Chancellor, directeur, “Thought Leadership” et Consulting, Citeline. <br />   <br />  Les entreprises françaises détiennent le plus grand portefeuille de médicaments approuvés pour les maladies rares en Europe, ainsi qu’un vaste « pipeline » où plus de 200 médicaments sont en cours de développement. La grande majorité de ces médicaments (84 %) ont été découverts localement, alors qu’ailleurs en Europe, c’est l’acquisition de licences via des partenaires extérieurs qui est favorisée. Par ailleurs, les biotech représentent plus de 70 % des projets développés avec une influence dominante au stade pré-clinique. <br />   <br />  Chaque&nbsp;année, la France attire un grand nombre d’innovateurs étrangers pour mener des études portant sur les maladies rares. Un essai clinique démarre quasi chaque jour en France ce qui en fait le pays leader européen. Les réseaux d’hôpitaux universitaires jouent un rôle majeur dans l’activité clinique. D’autre part, le premier Plan National des Maladies Rares (PNMR), lancé en 2004, a permis la mise en place d’un dispositif inédit pour accompagner les patients atteints d’une maladie rare. <br />   <br />  Cela se traduit par une expertise reconnue au niveau européen et international de sa recherche et médecine d’excellence. Le PNMR 4, lancé en 2024, s’appuiera sur de nouvelles mesures afin d’aller plus loin, notamment sur le volet du diagnostic, mais aussi pour renforcer l’accès aux traitements pour les patients.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un fort soutien de Bpifrance en 2023 pour la HealthTech</b></div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>La mobilisation de Bpifrance se traduit par le renforcement de son continuum de soutien pour la filière santé, avec un objectif de 10 Mds€ pour ce secteur clé, mais également par le développement de son offre d’accompagnement. En ce sens, Bpifrance, opérateur clé de France 2030, poursuit le financement de la filière santé avec près d’1,2 milliards d’euros d’aides et d’investissements en 2023 (+19 % vs. 2022) dont 674 M€ en financement public (422 M€ d’aide ont été attribués sur le volet dirigé et 252 M€ sur le volet structurel incluant les aides mises en place par les directions régionales) et 509 M€ en investissements. Au total sur 3 ans, Bpifrance a injecté 4,3 milliards d’euros. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Nous concentrons tous nos efforts pour soutenir la réindustrialisation du pays qui est une tendance de fond et qui prend une place de plus en plus structurante dans l’écosystème de la santé avec le plan de relance puis l’arrivée du plan stratégique France 2030. Nous sommes en train de déployer ce volet qui va se traduire par la sortie de terre de nouvelles usines, l’arrivée de nouvelles molécules sur le marché. Nous travaillons aussi sur le digital et l’intelligence artificielle qui peuvent être de formidables leviers pour améliorer la compétitivité de la filière et l’efficience des parcours de soin incluant la prévention&nbsp;»</em>, indique&nbsp;Paul-François Fournier,&nbsp;directeur exécutif Innovation de Bpifrance.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2023 : une année pleine de défis pour la filière HealthTech : le financement demeure la principale préoccupation des entrepreneurs</b></div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>La problématique du financement des entreprises s’est fortement accentuée en 2023 pour les entrepreneurs (63 % des entreprises sont en levée de fonds) avec un contexte macroéconomique et financier incertain, la hausse des taux d’intérêt, une sélectivité plus forte des investisseurs. Par conséquent, il est constaté une baisse des niveaux d’investissements en HealthTech : -19 % au niveau mondial par rapport à 2022, -19 % en Europe en capital-risque. <br />   <br />  D’une manière générale, certaines opérations ont été conséquentes pour le secteur mais le nombre de levées de fonds est plus concentré avec des difficultés ressenties pour l’amorçage et les tours A, B. Les entreprises ont eu davantage de difficultés pour se financer et&nbsp;le nombre de liquidations d’entreprises a augmenté&nbsp;(39 biotech en 2023 versus 9 en 2020). <br />   <br />  Les entreprises ont dû aussi faire face à des difficultés de trésorerie mais leur niveau est meilleur qu’il y a un an (38 % des entreprises en difficulté versus 52 % en 2022). La perception de la situation est également meilleure (inflation, financements etc.). <br />   <br />  Malgré ces freins, la France demeure dans le peloton de tête des pays européens en 2023 avec des montants levés de 1, 8 Mds€ (-32 % vs. 2022). Les fonds levés en capital- risque à hauteur de 1 Md€ représentent 55 % des sources de financement de la Healthtech en France. Les levées en refinancement sur les marchés boursiers représentent 565 M€ (-13 % versus 652 M€ 2022).</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/78638193-57059817.jpg?v=1709141056" alt="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" title="« Panorama France HealthTech 2023 de France Biotech » : une filière dynamique avec de forts besoins en financement" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 4">  <div>  <div> <br />   <br />  <em>«&nbsp;La tendance à la réduction des financements dans le domaine de la santé, constatée en 2022 en Europe, a impacté la France en 2023. Cela s’est traduit notamment par des financements plus faibles de la part des capital-risqueurs et de timides introductions en bourse. Par ailleurs, les tensions géopolitiques et l’évolution des taux d’intérêts ont maintenu les volatilités importantes et le scepticisme des investisseurs sur les valeurs technologiques. En revanche, les refinancements secondaires du secteur se sont maintenus à un bon niveau »</em>&nbsp;explique&nbsp;Cédric Garcia, partner chez EY. <br />   <br />  Une autre préoccupation des entrepreneurs est le développement&nbsp;de partenariats industriels qui est clef comme moyen de&nbsp;financement pour la filière. Ainsi, 47 % des entrepreneurs&nbsp;privilégient le M&amp;A comme stratégie d’exit. Néanmoins, un tiers des&nbsp;entreprises considère développer leur société jusqu’au marché seuls. Le co-développement avec un industriel fait aussi partie des stratégies envisagées pour 33 % des entrepreneurs.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une reprise timide des introductions en bourse mais une augmentation du nombre de levées secondaires sur les valeurs de la HealthTech</b></div>
     <div>
      <div title="Page 4">  <div>  <div>À la fin 2023, 123 entreprises HealthTech (dont 70 françaises) sont cotées sur les marchés d’Euronext, et représentent une capitalisation boursière de 42 Mds€. En un an, la capitalisation boursière des HealthTech françaises est restée stable, passant de 6,1 Mds€ à 6 Mds€. <br />   <br />  <em>«&nbsp;L’année 2023 a été atone en termes de montants levés par le biais d’introduction en Bourse. En revanche, les refinancements des sociétés cotées sont repartis sensiblement à la hausse en volume avec 29 opérations, permettant ainsi d’élargir l’horizon de financement de plus de 40 % des membres de la cote française&nbsp;»</em> conclut&nbsp;Guillaume Morelli, Head of Listing France, Portugal and Spain. <br />   <br />  <strong>&gt;&nbsp;Pour télécharger le Panorama France HealthTech 2023, <a class="link" href="https://france-biotech.fr/wp-content/uploads/2024/02/RAPPORT_PANORAMA_2023.pdf" target="_blank">cliquez&nbsp;ICI</a>  </strong></div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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