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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T18:53:22+01:00</updated>
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   <title>Pour Decitex, « il y a de réelles aspirations pour des pratiques plus écoresponsables»</title>
   <updated>2024-10-29T17:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Pour-Decitex-il-y-a-de-reelles-aspirations-pour-des-pratiques-plus-ecoresponsables_a4287.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2024-10-30T09:08:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Désormais pleinement entré dans les pratiques des établissements de santé, le nettoyage des sols à la microfibre et l’eau a notamment pu bénéficier de l’expertise Decitex, qui a mis à leur disposition des solutions à l’efficacité éprouvée. Allant toujours plus loin, l’entreprise française porte désormais son attention sur l’éco-nettoyage des surfaces, dans un contexte où les hôpitaux sont plus que jamais vigilants à leur écoresponsabilité. Les explications d’Hugues Bolomier, responsable commercial pour la France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83213433-59613522.jpg?v=1727885644" alt="Pour Decitex, « il y a de réelles aspirations pour des pratiques plus écoresponsables»" title="Pour Decitex, « il y a de réelles aspirations pour des pratiques plus écoresponsables»" />
     </div>
     <div>
      <strong>Précurseur du nettoyage des sols à la microfibre et à l’eau, Decitex a joué un rôle actif dans l’évolution des pratiques en milieu hospitalier. Pourriez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />   <br />  <strong><em>Hugues Bolomier&nbsp;:</em></strong>&nbsp;Spécialiste des textiles microfibres techniques, cette entreprise française a en effet créé le textile microfibre permettant le nettoyage sans chimie il y a déjà plus d’une quinzaine d’années, s’attachant à développer des bandeaux toujours plus performants pour accompagner l’émergence de pratiques plus saines et plus durables. Le premier établissement de santé à avoir sauté le pas était le CH de Toulon, où l’éco-nettoyage des sols est toujours en place 15 ans plus tard – preuve, s’il en est, de son efficacité et de son acceptabilité par les opérateurs. La méthode s’est d’ailleurs rapidement étendue à tous les membres du GHT du Var, dont il est l’établissement support. D’autres institutions ont suivi, les CHU de Toulouse, Bordeaux, Dijon, Grenoble et Amiens, les CH de Libourne, Guéret et Compiègne, ou encore les Hôpitaux universitaires de Genève. <br />   <br />  <strong>Comment expliquez-vous ce succès&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Il tient, d’une part, à la forte mobilisation de nos équipes de prescription, qui ont toujours répondu présentes pour fournir aux hygiénistes des données scientifiques fiables, conseiller les blanchisseurs sur les meilleures modalités d’entretien des textiles, sensibiliser les chargés de QVCT aux bénéfices de notre méthode pour la santé et le confort des opérateurs, et accompagner les ASH afin que les résultats escomptés soient au rendez-vous. Il est, d’autre part et surtout, à mettre en regard avec l’efficacité éprouvée de nos bandeaux microfibres. Leur performance sur&nbsp;<em>Staphylococcus aureus</em>,&nbsp;<em>Candida albicans</em>&nbsp;ou encore&nbsp;<em>Enterococcus hirae</em>, est par exemple similaire à celle offerte par la chimie. Les bandeaux microfibres Decitex obtiennent d’ailleurs des résultats conformes à ceux exigés par la norme NF EN 16615 applicable aux antiseptiques et désinfectants chimiques, sachant qu’il n’existe pas de référentiel concernant spécifiquement le nettoyage sans chimie. Enfin, le système Decitex connaît une dynamique favorable car il répond aux trois piliers du développement durable&nbsp;: le pilier social par son ergonomie, le pilier environnemental par sa dimension écologique, et le pilier financier par sa capacité à générer des économies. <br />   <br />  <strong>Le développement exponentiel de l’éco-nettoyage des sols suscite d’ailleurs aussi un fort l’intérêt de la part des instances scientifiques…</strong> <br />   <br />  Il a fallu un certain temps pour que le nettoyage des sols à la microfibre et à l’eau fasse consensus auprès de la communauté scientifique, alors même que la méthode faisait ses preuves depuis déjà plus d’une décennie sur le terrain. L’éco-nettoyage des sols n’a par exemple été officiellement admis qu’en 2021. C’est une évolution assurément favorable, mais une autre problématique a alors émergé&nbsp;: plusieurs établissements ont cru, à tort, pouvoir prendre ce virage avec n’importe quel textile. Or, si la qualité du bandeau importe effectivement peu lorsque l’on utilise un produit chimique, elle est particulièrement primordiale pour le nettoyage sans chimie&nbsp;!&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pourquoi&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />   <br />  L’efficacité d’un nettoyage des sols à la microfibre et à l’eau ne peut être garantie que si la mop est en mesure de décrocher et d’emprisonner efficacement les micro-déchets (biofilm et micro-organismes) dans la fibre. Les bandeaux de Decitex, par exemple, permettent une réduction de 5 log sur&nbsp;<em>Staphylococcus aureus</em>, ce qui est conforme aux exigences de la norme NF EN 16615. Mais cette propriété n’est pas offerte par toutes les solutions du marché. C’est donc là un réel point de vigilance, d’autant qu’en matière de sécurité sanitaire, les établissements de santé font office de prescripteurs auprès du reste de la société. D’ailleurs, les écoles, les crèches ou encore les entreprises de nettoyage leur ont déjà emboîté le pas sur l’éco-nettoyage des sols. Peut-être serait-il utile de clarifier les recommandations, afin que chacun puisse faire des choix éclairés. <br />   <br />  <strong>Sur un autre registre, Decitex a récemment levé le voile sur une innovation qui pourrait révolutionner le nettoyage des surfaces. Que pourriez-vous nous en dire&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Nous avons la chance de disposer d’une équipe R&amp;D particulièrement dynamique, et qui n’a eu de cesse de rechercher une solution d’éco-nettoyage efficace pour les points de contact. Ce qui est assez complexe car il s’agit d’un processus très opérateur-dépendant&nbsp;: pour les sols, une force mécanique supplémentaire est apportée par le poids du balai , quel qu’il soit&nbsp;; le nettoyage des surfaces, lui, dépend exclusivement de la force qu’y mettra l’opérateur. Nos équipes ont toutefois réussi à mettre au point une lavette microfibre permettant d’obtenir des résultats homogènes, quel que soit l’utilisateur. Cette innovation a été montrée lors du dernier congrès de la SF2H. Nous avions en parallèle sondé les congressistes sur leurs pratiques actuelles en termes de nettoyage des surfaces.&nbsp;Sont-ils certains que les désinfectants chimiques étaient dilués selon les recommandations du fabricant&nbsp;? Que le temps de contact préconisé était réellement respecté&nbsp;? Que le produit était rincé pour éviter ses effets sur la santé humaine&nbsp;? Sans surprise, la plupart ont répondu par la négative. En apprenant que nous étions en mesure de proposer une alternative tout aussi efficace, mais ne nécessitant ni dilution, ni temps de contact, ni rinçage, ils étaient tous très enthousiastes&nbsp;! <br />   <br />  <strong>Quelles seront les prochaines étapes&nbsp;?</strong> <br />   <br />  Les tests scientifiques sont probants, et plusieurs établissements se sont déjà portés volontaires pour des tests en conditions réelles. Notre lavette microfibre de nouvelle génération peut potentiellement être utilisée sur toutes les surfaces, mais il nous faut maintenant confronter la théorie à la pratique, en associant les utilisateurs. Cette solution révolutionnaire, qui elle aussi répond aux trois cibles du développement durable – c’est là une exigence pour tous nos produits – devrait arriver sur le marché dans le courant de l’année 2025. L’attente est en tout cas palpable, car il y a de réelles aspirations pour des pratiques plus écoresponsables. Pierre Rabhi disait&nbsp;: «&nbsp;C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain&nbsp;». Ce qui implique, aussi, que les utopies d’hier sont les solutions d’aujourd’hui et, en matière d’éco-nettoyage, Decitex travaille à leur donner corps, pour un monde plus sain, nettoyé sans chimie.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Pourquoi un test sur le&nbsp;<em>Staphylococcus aureus</em>&nbsp;?</strong>  <ol>  	<li class="list"><strong>Prévalence élevée&nbsp;:</strong>&nbsp;Ce germe est présent chez 100 % de la population, et 30 % peuvent développer ou transmettre des infections car ils sont porteurs sains.</li>  	<li class="list"><strong>Risque d’infections nosocomiales&nbsp;:</strong>&nbsp;Ce micro-organisme présente un risque majeur dans les établissements de santé en raison de sa forte prévalence et de sa capacité à causer des infections graves.</li>  	<li class="list"><strong>Fiabilité des résultats&nbsp;:</strong>&nbsp;Le&nbsp;<em>Staphylococcus aureus</em>&nbsp;sert d’organisme de référence pour garantir des résultats pertinents lors des tests d’efficacité des procédures de désinfection.</li>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/83213433-59613526.jpg?v=1727885639" alt="Pour Decitex, « il y a de réelles aspirations pour des pratiques plus écoresponsables»" title="Pour Decitex, « il y a de réelles aspirations pour des pratiques plus écoresponsables»" />
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      <strong>&gt; Plus d'informations sur le <a class="link" href="https://www.decitex.com/fr/" target="_blank">site de Decitex</a>  <br />   <br />  &gt; Article paru dans Hospitalia #66, édition de septembre 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-66-Innovation-RSE-Attractivite-un-triple-defi-pour-demain_a4223.html">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.hospitalia.fr/Pour-Decitex-il-y-a-de-reelles-aspirations-pour-des-pratiques-plus-ecoresponsables_a4287.html" />
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   <title>Vers une approche écoresponsable de la gestion des DASRI ?</title>
   <updated>2024-07-03T14:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Vers-une-approche-ecoresponsable-de-la-gestion-des-DASRI_a4152.html</id>
   <category term="Hygiène" />
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   <published>2024-07-03T14:16:00+02:00</published>
   <author><name>Aurélie Pasquelin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que plusieurs instances ont revu leurs recommandations sur la gestion et le tri des Déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI), des initiatives novatrices voient déjà le jour un peu partout en France. Le CHU Amiens-Picardie, notamment, a mené une réflexion globale pour repenser le tri des déchets et lui « redonner du sens ».     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/80252222-57958915.jpg?v=1715670893" alt="Vers une approche écoresponsable de la gestion des DASRI ?" title="Vers une approche écoresponsable de la gestion des DASRI ?" />
     </div>
     <div>
      Réclamés depuis plusieurs années par de nombreux spécialistes de la santé et de la prévention du risque infectieux, les travaux visant à un changement des pratiques pour la caractérisation des DASRI se poursuivent en France. Le guide de référence, qui date de 2009, fait ainsi l’objet d’une révision lancée en juillet 2022 par le ministère des Solidarités et de la Santé, qui a formé à cette fin un groupe de travail national. La refonte de la gestion des DASRI a d’ailleurs été <a class="link" href="https://www.senat.fr/questions/base/2023/qSEQ23020464S.html" target="_blank">confirmée le 2 mars 2023</a>, par la ministre déléguée chargée de l'organisation territoriale et des professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Le guide de collecte et d'élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés requiert une actualisation, notamment des pratiques de tri qu'il recommande, lesquelles incitent fortement à éliminer tout déchet de soins dans la filière des DASRI, qu'il soit ou non dangereux et/ou infectieux&nbsp;»</em>, avait-elle indiqué, sollicitée à ce sujet par la sénatrice Les Républicains Catherine Deroche.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réflexion engagée depuis plusieurs années </b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;</em><em>Les recommandations&nbsp;</em>[du guide en vigueur – NDLR]<em>&nbsp;doivent être plus cohérentes avec les objectifs environnementaux de la loi de&nbsp;2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire&nbsp;»</em>, avait-elle ajouté. Et c’est bien là l’objet principal des travaux engagés ces dernières années&nbsp;:&nbsp;repenser la gestion des DASRI en cherchant à l’inscrire à la croisée de deux enjeux, la prévention du risque infectieux, qui reste prioritaire, et la maîtrise de l’impact environnemental. Bien que les travaux lancés par le ministère ne soient pas encore arrivés à leur terme, plusieurs initiatives, nationales comme régionales, ont déjà commencé à fleurir. En 2021, le CPias et l’ARS d’Occitanie ont ainsi publié leur&nbsp;<a class="link" href="https://www.occitanie.ars.sante.fr/dechets-dactivite-de-soins-risque-infectieux-dasri-13" target="_blank"><em>Guide régional d’aide à la gestion des déchets d’activité de soin en établissements de santé et établissements médico-sociaux</em></a>. La Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) a, quant à elle, transmis en septembre 2022 une note au ministère des Solidarités et de la Santé, dans laquelle elle revoyait la <a class="link" href="https://www.sf2h.net/publications/definition-des-dechets-dactivite-de-soins-a-risque-infectieux-note-sf2h-septembre-2022.html" target="_blank">définition des DASRI</a>. <br />   <br />  Plus récemment, saisi par&nbsp;la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et la Direction générale de la santé (DGS), le Haut conseil pour la santé publique (HCSP) a émis, le 1<sup>er</sup>&nbsp;juin 2023, un <a class="link" href="https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=1316" target="_blank">avis «&nbsp;relatif aux nouvelles recommandations de tri des déchets d’activités de soins en lien avec la révision du guide national sur l’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés (DASRIA)&nbsp;»</a>. Le HCSP y a défini le DASRI comme&nbsp;<em>«&nbsp;un&nbsp;déchet d’activités de soins provenant d’un foyer de multiplication active d’agents biologiques pathogènes&nbsp;»</em>&nbsp;ou&nbsp;<em>«&nbsp;un déchet d’activités de soins fortement imprégné de sang, de sécrétions ou d’excrétions avec risque d’écoulement&nbsp;»</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le CHU Amiens-Picardie fait évoluer sa politique Déchets</b></div>
     <div>
      Dans ce même avis de juin 2023, le HCSP a aussi constaté que de nombreux établissements de santé avaient déjà mis en place de nouvelles recommandations pour le tri des déchets d’activités de soins. C’est notamment le cas du CHU Amiens-Picardie, où le Comité local de pilotage Déchets, en lien avec la direction générale, l’unité d'hygiène hospitalière, le service logistique, la direction des soins, le service achats et la commission développement durable, a décidé de revoir le tri de ses déchets, dont les DASRI.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous avons maintenu les trois filières DASRI, gérées en lien avec notre prestataire : les DASRI “normaux”, qui sont désinfectés, lavés, broyés et revalorisés&nbsp;; les DASRI plus sensibles, qui sont incinérés à 850°C&nbsp;; et les DASRI très sensibles, majoritairement composés d’éléments contenant des résidus de chimiothérapie, pour leur part, incinérés à 1 200°C&nbsp;»</em>, détaille Julien Lebrun, responsable logistique adjoint du CHU en charge de la politique Déchets.&nbsp; <br />   <br />  Les équipes du CHU se sont donc penchées sur le premier de ces groupes, les DASRI dits «&nbsp;normaux&nbsp;» qui ne sont pas incinérés, mais traités par le prestataire de l’hôpital picard.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Nous nous sommes ici concentrés sur le risque infectieux pour redonner du sens au tri, tout en assurant la sécurité de tous les opérateurs&nbsp;»</em>, explique le Dr Delphine Lemonnier, praticien hospitalier au sein de l’Unité de prévention du risque infectieux (UPRI) du CHU. Les déchets tachés de sang sans risque d’écoulement, ou liés à la prise en charge de patients porteurs de certaines résistances bactériennes, ne sont ainsi plus éliminés dans la filière DASRI.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>En revanche, ceux contenant du pus, du sang avec risque d’écoulement, ou qui ont été en lien avec des diarrhées infectieuses ou des infections à Clostridium difficile, restent quant à eux évacués dans cette filière&nbsp;»</em>, poursuit l’hygiéniste en précisant que ce fameux risque d’écoulement&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>est laissé à l’appréciation des soignants ayant produit le déchet&nbsp;»</em>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>320 tonnes de DASRI traités en 2023</b></div>
     <div>
      Le tri des DASRI continue en effet d’être réalisé par les soignants et, pour instaurer sa nouvelle politique, le CHU a beaucoup communiqué en interne, avec des affiches, des rencontres de terrain, des rappels en réunion de cadres et même des campagnes d’informations dans les écoles, élaborées par les pôles de logistique et d’hygiène hospitalière de l’hôpital. Avec des résultats aujourd’hui quantifiables&nbsp;:&nbsp;le CHU est&nbsp;ainsi&nbsp;passé de 980 tonnes de DASRI traités en 2015, à 530 tonnes en 2021 et 320 tonnes en 2023. <br />   <br />  <em>«&nbsp;</em><em>En 2023, la filière DASRI représente 9,3 % de l’intégralité des déchets du CHU. Pour comparaison, la moyenne nationale française se situe entre 20 et 25 %, contre seulement 5 % en Suisse&nbsp;»</em>, détaille Julien Lebrun qui aimerait bien, à terme, se rapprocher des chiffres helvètes. Pour améliorer encore ses performances, le CHU Amiens-Picardie poursuit ses travaux de communication auprès des soignants, les inscrivant dans le cadre, plus transversal, de ses engagements écoresponsables en matière de gestion des déchets. En effet, outre ses efforts pour réduire le volume des DASRI, l’hôpital picard déploie des filières de revalorisation des déchets, pour les emballages, les métaux, ou les papiers, par exemple.&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Toutes ces actions vont dans une même direction&nbsp;: mieux trier pour redonner du sens à cette démarche&nbsp;»</em>, conclut Delphine Lemonnier. <br />   <br />  <strong>&gt; Article paru dans Hospitalia #65, édition de mai 2024,&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-65-Les-innovateurs-investissent-l-hopital_a4100.html" target="_blank">à lire ici&nbsp;</a>  <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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