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 <title>Hospitalia, le magazine de l'hôpital pour toute l'actualité et l'information hospitalière</title>
 <subtitle><![CDATA[Hospitalia est le magazine spécialisé pour la e-santé, systèmes d'information hospitaliers, SIH, hygiène hospitalière, confort du patient hospitalisé, blanchisserie hospitalière, pharmacie hospitalière, imagerie médicale, traçabilité hospitalière]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-17T04:31:19+02:00</updated>
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   <title>Covid-19 : des étudiants infirmiers racontent leur mobilisation</title>
   <updated>2021-03-25T14:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Covid-19 -des-etudiants-infirmiers-racontent-leur-mobilisation_a2627.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2021-03-25T13:59:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’institut de formations sanitaires et les éditions Héraclite viennent de publier « Première expérience en plein cœur de la Covid-19 », un livre qui nous livre les témoignages de 61 étudiants en soins infirmiers plongés au cœur de l’épidémie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/55001461-41288862.jpg?v=1616678358" alt="Covid-19 : des étudiants infirmiers racontent leur mobilisation" title="Covid-19 : des étudiants infirmiers racontent leur mobilisation" />
     </div>
     <div>
      Dans le cadre de leurs trois années d’études en soins infirmiers au sein de l’IFSI de l’hôpital Nord-Ouest de Villefranche sur Saône, les 61 étudiants de la promotion Henderson ont été, lors de la première vague&nbsp;de la crise&nbsp;sanitaire du Covid-19, mobilisés dans les différents services de soins des établissements de santé et médico-sociaux de leur territoire.&nbsp; <br />   <br />  Au retour de cette mobilisation, ils ont été pu mettre par écrit leurs ressentis et leurs vécus de cette première expérience en plein cœur de la Covid-19. Chaque étudiant a ainsi décrit avec ses mots -&nbsp;des mots souvent touchants et emplis de sincérité - le début de l’engagement qu’il actait en 2020, dans une période particulièrement difficile pour le monde hospitalier. <br />  &nbsp; <br />  De la qualité de leurs écrits a germé l’idée de l’édition d’un recueil de textes. Celui-ci a vu le jour sous la forme d’un livre. Intitulé «&nbsp;Première expérience en plein cœur de la Covid-19&nbsp;», il a été publié le 12 mars dernier aux éditions Héraclite. Cet ouvrage recueillant ces témoignages est complété par les commentaires du philosophe Arthur Craplet, du docteur Jean-Vital de Monléon, pédiatre-anthropologue au CHU de Dijon et de la psychologue Souad Cousinier-Lazaar. Il est préfacé par le député Bernard Perrut et inclut également un mot de Thérèse Braillon, directrice de l’IFSI ainsi qu’une introduction de Jérôme Curvat et Gabrielle Chambellan-Barlatier, cadres de santé infirmiers formateurs à l’initiative du projet. <br />  Les droits d’auteur seront intégralement reversés à l’association JEEP (Jeux Education En Pédiatrie) de l’hôpital Nord-Ouest. <br />   <br />   <br />   <br />  "Première expérience en plein cœur de la Covid-19" est disponible dans toutes les librairies ainsi que sur la boutique&nbsp;en &nbsp;ligne &nbsp;du &nbsp;site &nbsp;web&nbsp;<a class="link" href="http://www.editions-heraclite.fr/" target="_blank">www.editions-heraclite.fr</a>  &nbsp;au prix de 15€. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>À lire : Rémi Castillo se confie</title>
   <updated>2021-02-22T15:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/A-lire -Remi-Castillo-se-confie_a2555.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/54117197-40801298.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-22T15:34:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Animateur, journaliste et producteur, Rémi Castillo vient de sortir « Elle est où la sortie ? ». Un livre dans lequel il revient sur son hospitalisation. Pendant plus de trois mois il est alors alité, immobilisé, « totalement dépendant ».     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/54117197-40801298.jpg?v=1614005599" alt="À lire : Rémi Castillo se confie" title="À lire : Rémi Castillo se confie" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;<em>C’est à la suite d’une mauvaise chute et après avoir passé plus de six semaines alité et immobilisé dans un lit d’hôpital, en étant totalement dépendant, que je me décide à écrire ce témoignage</em>.&nbsp;» Aujourd’hui, ce témoignage a pris forme&nbsp;: celle du livre&nbsp;<em>Elle est où la sortie&nbsp;?</em>Animateur, journaliste et producteur, Rémi Castillo y revient, avec humour et émotion, sur ces semaines d’hospitalisations. «&nbsp;<em>J’espère à travers sa lecture, dans laquelle je retrace cette très longue descente dans les abîmes de la conscience, donner à tous ceux qui traversent ce type d’épreuve, la possibilité de comprendre et surtout de garder l’espoir...&nbsp;</em>» <br />  &nbsp; <br />  -&nbsp;<em>Elle est où la sortie&nbsp;?</em>, autoédité avec l’aide d’A4PM, 170 pages, 14,90 €.&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>« Au cœur de la crise, plusieurs pratiques innovantes et inspirantes sont nées »</title>
   <updated>2021-02-17T09:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/ Au-coeur-de-la-crise-plusieurs-pratiques-innovantes-et-inspirantes-sont-nees _a2488.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2021-02-17T09:54:00+01:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Paru le 1er octobre, le livre collectif intitulé L’hôpital pendant la Covid-19 : innovations, transformations et résilience compile plusieurs témoignages de professionnels de santé recueillis au plus fort de la crise. Chercheur en sciences de gestion, spécialisé en management des organisations de santé, le Professeur Thierry Nobre a conçu et dirigé cet ouvrage. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/53023116-40249022.jpg?v=1610537816" alt="« Au cœur de la crise, plusieurs pratiques innovantes et inspirantes sont nées »" title="« Au cœur de la crise, plusieurs pratiques innovantes et inspirantes sont nées »" />
     </div>
     <div>
      <strong><em>L’hôpital pendant la Covid-19&nbsp;: innovations, transformations et résilience*</em></strong><strong>, regroupe des témoignages issus du terrain. Pourquoi avoir choisi ce format&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />  <strong><em>Pr. Thierry Nobre&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Lorsque la première vague épidémique est apparue et que le confinement a été décidé, j’ai voulu continuer mon activité de recherche en laissant une trace «&nbsp;à chaud&nbsp;» de cette période, autant d’un point de vue organisationnel que managérial. Au cœur de la crise, plusieurs pratiques innovantes et inspirantes sont nées, il fallait les documenter et les mémoriser. J’ai alors contacté plusieurs professionnels de santé pour leur demander de coucher leurs expériences sur le papier. Malgré l’urgence et les tensions auxquelles ils faisaient face, ils ont accepté.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>Quelles ont été vos méthodes de travail&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Comme pour mes autres ouvrages, j’ai donné aux&nbsp;professionnels de terraindésireux de témoigner, un cadre analytique comparable à une publication scientifique. Tous&nbsp;ontalors&nbsp;décrit leur quotidien, raconté la crise de leur point de vue et émis les enseignements qu’ils en tirentpour des situations comparables, mais aussi pour l’avenir en général. Naturellement, nos échanges ont été nombreux afin d’aboutir à un ensemble cohérent. Mais tous ont ainsi pu engager une première réflexion sur la situation qu’ils étaient en train de vivre, en lien avec les spécificités de leur métier, le contexte propre à leur territoire…&nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment avez-vous choisi les intervenants&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Au vu de l’urgence – les textes ayant été réalisés entre mai et juillet – j’ai contacté des personnes que je connaissais déjà, à travers des collaborations nouées pour de précédents ouvrages, ou pour avoir mené ensemble d’autres projets relatifs au management. Afin d’avoir une image globale de la situation, j’ai également contacté plusieurs types de profils&nbsp;: des médecins, des directeurs, des soignants, bref toutes les catégories de professionnels de santé exerçant dans les secteurs public et privé…&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  <strong>La plupart des témoignages proviennent de professionnels de santé installés dans la région Grand-Est…</strong> <br />  Effectivement, étant moi-même basé à Strasbourg et puisque nous étions parmi les plus touchés, une grande partie de l’ouvrage revient sur la situation dans cette région en particulier. La première partie du livre, par exemple, est consacrée à Mulhouse qui a subi la crise de plein fouet mais qui a aussi su s’adapter, aussi bien au niveau de l’hôpital public que des établissements privés – et même de l’hôpital militaire installé pour l’occasion. Au-delà de cet exemple fort, je voulais aussi revenir sur d’autres métiers, d’autres territoires, dont on a moins parlé mais qui n’en étaient pas moins affectés. Ainsi, dans la deuxième partie de l’ouvrage, intitulée «&nbsp;De l’épicentre aux répliques&nbsp;», nous revenons notamment sur les services touchés par la situation&nbsp;: la réanimation, bien sûr, mais aussi la cancérologie, la psychiatrie…&nbsp;&nbsp;En complément, d’autres contributions hors Grand-Est traitent de thématiques spécifiques avec des expériences de référence comme le regard du CH de Valenciennes.&nbsp; <br />   <br />  <strong>En ayant supervisé cet ouvrage, vous avez pu acquérir une vision d’ensemble de la situation. Quelles leçons en tirez-vous&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Chaque métier, chaque établissement, a ses propres leçons à tirer, au niveau du management, de la relation public-privé ou encore des échanges inter-services. Pour autant, il existe à mon sens des thématiques qui ont été fortement mises en lumière par la crise&nbsp;: l’articulation entre sphère médicale et direction mais aussi l’organisation globale de la réponse nationale. Sur ce dernier point, le système de santé français dispose déjà d’outils pertinents, mais ceux-ci sont essentiellement adaptés à des évènements ponctuels. Il faudrait donc les compléter par d’autres outils qui s’accommoderont mieux de crises longues et qui apporteront une plus forte souplesse. L’autre grande leçon à tirer de cette crise a, pour moi, trait à la relation structurelle entre les différents pôles de l’hôpital, et notamment la dichotomie traditionnelle entre corps médical et management. Le dernier chapitre de l’ouvrage aborde ce thème sous l’angle d’une proposition visant à la managérialisation du médical et à la médicalisation du management. En laissant plus de place aux acteurs médicaux, les cellules de crise mises en place ces derniers mois ont montré l’importance de mieux allier ces deux fonctions qui doivent, à l’avenir, s’interpénétrer davantage.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Pensez-vous que les changements mis en place pendant cette crise sanitaire se maintiendront sur le long terme&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Même si c’est quelque chose que je souhaite, je ne suis cependant pas persuadé qu’il y ait une pérennisation des dynamiques développées dans ce contexte totalement hors norme. Il semble, qu’une fois le pic de la crise dépassé, le naturel soit revenu rapidement, aussi bien pour les relations entre management et corps médical que dans les relations public-privé. Il est possible que le changement le plus manifeste intervienne&nbsp;<em>in fine&nbsp;</em>au niveau des Agences Régionales de Santé (ARS)&nbsp;: construites pour être des organismes de contrôle, elles n’ont pu réagir rapidement lorsque la situation l’exigeait. On pourrait donc supposer que les outils et les procédures de crise seront revus pour permettre une plus grande réactivité. Autre point soulevé par la crise, l’articulation entre ville et hôpital – qui était par ailleurs l’un des sujets centraux de la création de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) – pourrait elle aussi se rénover. Cela dit, la complexité de notre système de santé ne favorise pas la mise en œuvre rapide de ces changements. Ils demanderont du temps et surtout de la persévérance.&nbsp; <br />   <br />  <strong>Entendez-vous, pour votre part, continuer à travailler sur les impacts managériaux de la crise sanitaire&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong> <br />  Bien sûr, cette période particulière est réellement propice au développement de la recherche en management visant à participer à la transformation de notre système de santé. Dans la continuité des réflexions initiées avec cet ouvrage collectif, nous commençons un projet de recherche dans la région Grand-Est sur les effets à plus long terme de la crise. Nous comptons suivre différents établissements durant plusieurs mois, afin de réaliser un panorama approfondi des adaptations mises en œuvre. Cette nouvelle approche nous permettra de compléter nos premières analyses pour toujours mieux tirer les leçons de cette crise si particulière.&nbsp; <br />   <br />   <br />   <br />   <br />  -&nbsp;<em>L'hôpital pendant la Covid-19 : innovations, transformations et résilience. Les leçons des professionnels de santé du Grand Est et d'ailleurs,&nbsp;</em>ouvrage collectif dirigé par le&nbsp;Pr Thierry Nobre, éditions EMS, paru le 1<sup>er</sup>octobre 2020, 34 €, 492 pages.  <div>&nbsp;  <div id="ftn1"> <br />   <br />  *Avec cet ouvrage, une nouvelle collection «&nbsp;Ad salutem&nbsp;» au sein des éditions Management et Société a été créée afin de recueillir et diffuser les travaux sur les problématiques liées au management et à la santé. <br />   <br />   <br />  &nbsp;  <div class="access firstletter" style="color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; font-stretch: normal; line-height: 1.5em; font-family: Helvetica, sans-serif; margin: 0px; caret-color: rgb(0, 0, 0);"><span style="margin: 0px; padding: 0px; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié dans le numéro de décembre d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-51-L-aube-d-une-nouvelle-ere_a2467.html" target="_blank">ici</a>.</div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>« Directeur d’hôpital, un métier difficile mais passionnant »</title>
   <updated>2021-01-11T11:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/ Directeur-d-hopital-un-metier-difficile-mais-passionnant _a2476.html</id>
   <category term="Actu" />
   <photo:imgsrc>https://www.hospitalia.fr/photo/art/imagette/52958999-40220895.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-11T11:54:00+01:00</published>
   <author><name>Joëlle Hayek</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ancien directeur général des CH de Manosque et d’Annonay, entre des passages aux Directions des Ressources Humaines, des Affaires Financières et des Systèmes d’Information dans les CH de Vienne et d’Arles, Patrick Charrier publie "Monsieur le Directeur, justement, je voulais vous voir", un ouvrage évoquant ses 39 années au sein de l’hôpital public. Homme de terrain et de dialogue, il nous fait découvrir les multiples facettes d’un métier méconnu. Rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/52958999-40220895.jpg?v=1610363773" alt="« Directeur d’hôpital, un métier difficile mais passionnant »" title="« Directeur d’hôpital, un métier difficile mais passionnant »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Pourquoi avoir souhaité publier un livre de souvenirs&nbsp;?</strong> <br />  <strong><em>Patrick Charrier&nbsp;:&nbsp;</em></strong>Je voulais raconter le métier de directeur d’hôpital, un métier certes difficile mais passionnant, souvent incompris par les professionnels hospitaliers eux-mêmes. Je souhaitais, aussi et surtout, partager ces 39 années passées dans les hôpitaux publics avec mes enfants, petits-enfants et, un jour, arrière-petits-enfants, pour qu’ils puissent appréhender ce qu’était mon quotidien – avec comme fil rouge la dimension humaine d’un métier de terrain, comme le laisse entendre le titre de mon ouvrage. <br />   <br />  <strong>Cette proximité avec le terrain y transparaît d’ailleurs bien.</strong> <br />  Après une rapide incursion, pas très intéressante à mon sens, dans un CHU en début de carrière, j’ai en effet toujours privilégié des postes dans des établissements plus petits, comme le CH de Manosque où j’ai connu beaucoup de bonheur, ou encore celui d’Annonay, pour pouvoir mettre en musique cette proximité avec les agents et les équipes hospitalières. À chaque arrivée dans un nouvel établissement, je mettais en place ce que j’appelais une «&nbsp;O.P.A. sur les esprits&nbsp;»&nbsp;: j’allais dans tous les services et je répondais à toutes les questions, je me montrais disponible et à l’écoute, en prenant le temps nécessaire et sans me presser. Je continuais, ensuite, de faire le tour des services les soirs avant de partir, ce qui donnait lieu à des échanges enrichissants et permettait, bien souvent, de désamorcer certaines tensions. Un directeur doit être dans le dialogue sans compter ses heures. C’est en tout cas ainsi que je concevais – et que je conçois toujours – cette fonction. <br />   <br />  <strong>Votre carrière, qui s’est déroulée de 1976 à 2015, vous a permis d’être aux premières loges pour plusieurs évolutions devenues structurantes pour l’hôpital. Pourriez-vous nous les évoquer&nbsp;?</strong> <br />  Au CH de Vienne, au début des années 1980, j’ai en effet préparé le passage à la dotation globale, qui est restée en vigueur jusqu’à la mise en place de la tarification à l’activité (T2A). J’y ai également participé aux travaux préparatoires du PMSI, puisque le CH était l’un des deux établissements alors choisis pour tester ce nouveau système de tarification à l’activité – qui n’a toutefois été véritablement appliqué qu’à partir de 2004. Au début des années 2000 au CH d’Annonay, j’ai aussi porté la mise en place des 35 h et son corollaire, l’application de la RTT, qui ont toutes deux eu des effets catastrophiques pour l’hôpital public&nbsp;: alors que le&nbsp;vieillissement de la population progresse chaque année de trois mois en moyenne,&nbsp;on a diminué de plus de 10 % le temps de travail des soignants sans pour autant renforcer à proportion les effectifs… Le malaise actuel des hospitaliers n’est pas étranger à cette situation. <br />   <br />  <strong>Plusieurs de vos positions étaient par ailleurs quelque peu avant-gardistes, comme vos relations avec les cliniques privées.&nbsp;</strong> <br />  En 1988-1989 au CH de Manosque, j’ai en effet été l’un des premiers directeurs d’hôpital à ouvrir mon établissement vers le secteur privé, en créant des postes médicaux à temps partagé avec la clinique voisine. Dix ans plus tard, le CH a mis ses locaux à disposition d’une autre clinique du secteur. Un projet de coopération tripartite a d’ailleurs vu le jour entre ces trois établissements, mais il ne sera jamais mis en œuvre, faute d’une volonté politique pour le faire aboutir. J’ai, à la même période, fait le constat de l’impossible coopération interhospitalière, personne ne semblant vouloir se hisser au-dessus des querelles de clocher. Pourtant, la mise en place d’une gradation organisée des soins en réseau aurait été bénéfique à tous, en permettant aux petits hôpitaux de réunir leurs forces afin de consolider leurs activités respectives – beaucoup ont, depuis, été absorbés par de plus gros établissements. Sur un autre registre, j’ai eu l’occasion de tester à Annonay un nouveau système de gouvernance, en mettant en place en 2004 un conseil stratégique associant les médecins à la gestion de l’établissement. Cette structure était,&nbsp;<em>in fine</em>, assez similaire au Directoire créé par la loi HPST de 2009. <br />   <br />  <strong>Deux éléments frappent particulièrement dans votre livre&nbsp;: vos relations avec les syndicats, et le recrutement médical, que vous qualifiez de&nbsp;<em>«&nbsp;rocher de Sisyphe des directeurs&nbsp;»</em>. Pouvez-vous nous en parler&nbsp;?</strong> <br />  Les relations avec les organisations syndicales peuvent en effet être rugueuses… comme vous le confirmera tout directeur d’hôpital&nbsp;! Il y a eu des moments de grâce, comme au CH d’Arles et au CH d’Annonay, où j’ai pu travailler main dans la main avec des syndicats responsables. Nous avons même réussi à sortir durablement de l’ornière des agents souffrant d’alcoolisme. La vie dans un hôpital est loin d’être de tout repos&nbsp;: confrontés à des actes de vols, de violences, voire d’agressions sexuelles de la part d’agents, nous avons géré ces situations ensemble, en prenant des positions fermes et sans complaisance. Quant au recrutement médical… Si, au cours des 12 années passées à Manosque, l’ouverture des emplois médicaux de l’hôpital aux praticiens des deux cliniques locales m’avait la plupart du temps préservé de cette quête perpétuelle, la situation était tout autre à Annonay, où un bon tiers de mon temps était consacré à cette problématique. Recours aux cabinets d’intérim, recrutement de praticiens étrangers, les pistes sont nombreuses mais pas toujours satisfaisantes. La problématique est d’ailleurs la même pour les recrutements infirmiers. J’ai relaté plusieurs expériences mais elles pourraient remplir un ouvrage entier à elles seules&nbsp;! <br />   <br />  <strong>Quels ont été, pour finir, vos deux souvenirs les plus marquants de ce parcours au sein de l’hôpital public&nbsp;?</strong> <br />  Ils ont essentiellement trait à des moments très personnels. À Manosque, où j’avais pour habitude de visiter les patients hospitalisés le jour de Noël, j’avais échangé à midi avec un vieil Espagnol qui avait l’air heureux… mais qui s’était suicidé le soir-même – c’est loin d’être le seul suicide auquel j’ai été confronté, mais celui-ci m’avait particulièrement touché. Toujours à Manosque, et toujours durant ma tournée de Noël, j’avais discuté avec un patient hospitalisé en orthopédie, très triste, qui m’apprend que je lui avais déjà rendu visite l’an dernier le jour de Noël. J’ai retenu à grande peine mes larmes. D’autres souvenirs sont plus heureux, comme cet agent malentendant et appareillé qui, à mon départ de l’établissement, m’avait envoyé un petit poème en forme de parchemin pour me remercier de l’avoir embauché. Ce sont ces tranches de vies, ces instants humains, ces petits bonheurs ou ces tragédies qui font le sel d’un métier que j’ai exercé avec passion. <br />   <br />  <strong>- À lire&nbsp;: Patrick CHARRIER,&nbsp;<em>Monsieur le Directeur, justement, je voulais vous voir</em>, Éditions La Clé du chemin, 2019, 536 pages.</strong>&nbsp;<strong>Pour acquérir l’ouvrage, écrire à&nbsp;<a target="_blank">PC07.autoedition@gmail.com</a>.</strong> <br />   <br />   <br />  <span style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">Article publié sur le numéro de décembre d'Hospitalia à consulter&nbsp;</span><a class="link" href="https://www.hospitalia.fr/Hospitalia-51-L-aube-d-une-nouvelle-ere_a2467.html" target="_blank">ici</a>  <span style="margin: 0px; padding: 0px; color: rgb(62, 62, 62); text-align: justify; caret-color: rgb(62, 62, 62); font-family: &quot;Helvetica Light&quot;;">.</span>
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   <title>Un livre pour faire rimer IA et éthique</title>
   <updated>2020-09-13T12:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.hospitalia.fr/Un-livre-pour-faire-rimer-IA-et-ethique_a2294.html</id>
   <category term="Actu" />
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   <published>2020-07-17T14:45:00+02:00</published>
   <author><name>Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Économiste et docteur en éthique du digital, Jérôme Béranger sort le 17 septembre prochain, son nouveau livre intitulé Quand l’intelligence artificielle s’éveillera. Entre constat et prévisions, il y propose des solutions pour associer l’éthique au digital.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.hospitalia.fr/photo/art/default/48244871-37932693.jpg?v=1594991106" alt="Un livre pour faire rimer IA et éthique" title="Un livre pour faire rimer IA et éthique" />
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      «&nbsp;<em>Comment coupler IA et éthique pour que demain ne soit pas un mauvais film de science-fiction</em> ?&nbsp;» Telle est la question que se pose Jérôme Béranger dans&nbsp;<em>Quand l’intelligence artificielle s’éveillera</em>.&nbsp;Prévu pour sortir le 17 septembre prochain, le livre de cet économiste, docteur en éthique du digital, plonge le lecteur dans les mécanismes de pensée d’une intelligence&nbsp;artificielle ultra-puissante. «&nbsp;<em>L’émergence d’une l’intelligence artificielle de plus en plus performante est source de grandes promesses mais également d’angoisses</em>, constate l’auteur.&nbsp;<em>Afin de l’appréhender, la préparer et l’accompagner au mieux, notre société va devoir se doter d’un cadre moral et humain adapté en créant un nouveau schéma de pensée et une nouvelle manière de concevoir et de cohabiter avec la technologie</em>.&nbsp;» Ainsi, tout au long de son ouvrage, Jérôme Béranger, également fondateur de la société ADEL spécialisée dans l’évaluation éthique du traitement des données numériques et chercheur associé dans l’équipe Bioethics à l’UMR 1027 de l’Inserm de l’Université de Toulouse 3, propose des solutions concrètes pour tendre vers une «&nbsp;<em>humanité digitale éthique et responsable</em>&nbsp;».&nbsp;<o:p></o:p> <br />   <br />   <br />  Jérôme Béranger,&nbsp;<em>Quand l’intelligence artificielle s’éveillera</em>, éd. Le Passeur, 344 pages, 140x205, 21,90€, sortie le 17 septembre.&nbsp;<o:p></o:p>
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