RSE

La 3e édition du Congrès Santé en 2050 se tiendra à Rennes les 5 et 6 juin 2026


Rédigé par Rédaction le Mercredi 25 Mars 2026 à 11:40 | Lu 59 fois


Le Cercle Thématique Santé de l'association The Shifters organise pour sa 3ème édition son Congrès santé en 2050 les Vendredi 5 et Samedi juin 2026 à Rennes au campus Santé Villejean en partenariat avec le CHU de Rennes.



Face à l’intensification du changement climatique, les impacts sur la santé humaine deviennent de plus en plus marqués, en particulier pour les populations vulnérables. Femmes enceintes et jeunes enfants, personnes âgées, populations précaires ou migrantes sont en première ligne face aux effets des vagues de chaleur, de la dégradation des environnements de vie, de l’insécurité alimentaire ou de la circulation accrue de maladies infectieuses. Ces évolutions fragilisent la santé des populations et mettent sous tension les organisations de soins. Dans ce contexte, il devient essentiel d’anticiper et d’adapter nos pratiques professionnelles afin de mieux protéger les plus exposés et de renforcer la résilience du système de santé.

Pour répondre à ces enjeux, l’association The Shifters organise la 3ᵉ édition du congrès scientifique Santé en 2050, dédiée à l’adaptation au changement climatique et à la protection des populations vulnérables. Cet événement réunira des professionnels de santé et des experts scientifiques autour d’une question centrale : “Comment adapter nos pratiques et nos organisations de soins pour protéger les populations vulnérables face au changement climatique ?”

Un comité scientifique composé de spécialistes médicaux et universitaires issus de différentes disciplines, accompagnera les échanges. Tous partagent un objectif commun : mieux comprendre les impacts sanitaires du changement climatique et identifier des réponses concrètes, adaptées aux réalités de terrain. Ce congrès est une opportunité unique pour les professionnels de santé et les chercheurs d’échanger leurs travaux, de croiser les expertises et de contribuer collectivement à l’évolution des pratiques.

Le congrès sera cette année organisé en partenariat avec l’EHESP, à nouveau détentrice de la certification Qualiopi, délivrée par AFNOR Certification, sur la période 2026-2029, au titre des actions de formation et des actions de formation par apprentissage. Cette association permettra aux participants de solliciter la prise en charge de leur frais par leur organisme de financement  (OPCO, FAF, …).


Concours start-up

Pour la première fois lors de cette édition se tiendra un concours de start-up développant des innovations capable d'améliorer la santé des population et permettant l'adaptation du système de santé à l'horizon 2050.  L'objectif : identifier des solutions à fort impact face aux grands défis de demain :​
> changement climatique​
> vieillissement​
> maladies chroniques & santé mentale​
> équité et accès aux soins​
Soumettez votre candidature avant le 19 avril 2026.

Le Congrès Santé en 2050 en bref

Une forte exigence scientifique : 
Animé par un Conseil Scientifique pluridisciplinaire composé de professionnels hospitaliers et hospitalo-universitaires des grands CHU de la francophonie, Santé en 2050 s’inscrit comme un rendez-vous scientifique de référence. Sur deux journées, le congrès orchestre conférences, tables rondes, communications orales et sessions de posters, favorisant la formation, le partage de données, d’analyses et de retours d’expérience.

Un événement dédié aux enjeux de la Santé à l’horizon 2050 :
Comment les bouleversements planétaires vont-ils impacter les pratiques professionnelles en santé ? Il apparaît aujourd’hui primordial d’engager une réflexion sur les impacts du changement climatique sur la santé des populations, l’organisation des soins, les pathologies émergentes et la soutenabilité des systèmes de santé, avec une approche prospective et pragmatique.

Un congrès porté par des experts reconnus...
Chercheurs, cliniciens, enseignantschercheurs, acteurs institutionnels et experts de santé publique sont réunis pour analyser, documenter et débattre des adaptations nécessaires des pratiques. La diversité des profils garantit des échanges rigoureux, fondés sur la recherche, l’observation clinique et l’expérience de terrain.

... et suivi par l’ensemble des acteurs du soin :
Pensé comme un espace de réflexion interprofessionnel, Santé en 2050 s’adresse à l’ensemble des professionnels de santé, ainsi qu’aux étudiants en santé. Favorisant une compréhension transversale des enjeux climatiques, le congrès vise à construire collectivement des pratiques de soin adaptées, responsables et durables.

FOCUS : la prise en charge Mère-Enfant, un sujet capital

Naître en 2050 : anticiper les expositions

Pour les décideurs et professionnels, « naître en 2050 » impose un changement de paradigme : considérer l’impact du dérèglement climatique, l’exposome et les inégalités socio-environnementales comme des déterminants centraux de la santé maternelle et infantile. À l’horizon 2050, la santé maternelle et infantile devra intégrer plus explicitement les interactions entre santé environnementale et changement climatique. La période périnatale constitue une fenêtre de vulnérabilité particulière face aux expositions environnementales : pollution de l’air, épisodes de chaleur intense, qualité de l’habitat, alimentation ou substances présentes dans les produits du quotidien.

Anticiper ces risques implique une identification plus précoce des expositions, un accompagnement renforcé des familles et une adaptation des organisations de soins aux événements climatiques extrêmes susceptibles d’affecter les femmes enceintes et les nouveau-nés. Les stratégies de prévention devront intégrer de manière systématique les
connaissances relatives aux perturbateurs endocriniens et aux facteurs environnementaux associés aux complications au cours de la grossesse. La période des 1000 premiers jours, reconnue comme déterminante pour la santé à long terme, devra être consolidée comme priorité de santé publique dans un contexte climatique évolutif.

Penser la naissance en 2050, c’est ainsi reconnaître que l’exposome et les inégalités socio-environnementales constituent des déterminants majeurs de la santé maternelle et infantile, et adapter en conséquence les politiques publiques et les pratiques professionnelles.

FOCUS : la prise en charge gériatrique, le défi qui nous attend

Vieillir en 2050 : adapter la prise en charge gériatrique

En 2050, la prise en charge des personnes âgées s’inscrira dans un contexte marqué à la fois par le vieillissement démographique et par l’intensification des événements climatiques extrêmes. Les canicules, déjà responsables d’une surmortalité significative chez les personnes fragiles, imposent une adaptation structurelle de l’organisation des soins. Anticiper signifie renforcer la surveillance et la prévention, notamment autour de l’hydratation et des risques liés à la chaleur, sécuriser l’accès à l’eau et à l’énergie pour les établissements accueillant des personnes âgées, et intégrer pleinement le risque climatique dans la planification sanitaire territoriale.

La continuité thérapeutique constitue également un enjeu stratégique de souveraineté. Garantir la disponibilité des médicaments essentiels, diversifier les chaînes d’approvisionnement et développer des coopérations européennes font partie des leviers à mobiliser pour sécuriser la prise en charge dans un contexte international plus instable.
Au-delà de l’urgence climatique, l’évolution démographique appelle un renforcement des soins de proximité, du soutien aux aidants et du maintien à domicile. Adapter la gériatrie à l’horizon 2050, c’est conjuguer anticipation climatique, organisation territoriale et dignité du parcours de vie.

FOCUS : prendre en charge la précarité, les choix que nous devons faire

Réduire la précarité en 2050 : anticiper les vulnérabilités sanitaires

À l’horizon 2050, les effets du dérèglement climatique risquent d’amplifier des vulnérabilités déjà existantes. Les populations en situation de précarité seront particulièrement exposées, du fait de déterminants sociaux de santé qui aggravent les risques liés à la malnutrition, aux maladies chroniques, aux infections et aux difficultés d’accès aux soins. En France, la précarité alimentaire concerne déjà environ 16 % de la population, avec des conséquences documentées sur les carences nutritionnelles, l’obésité et les pathologies métaboliques. Les tensions sur les systèmes alimentaires pourraient accentuer ces inégalités, notamment chez les familles monoparentales et les jeunes adultes.

À l’échelle internationale, les déplacements de population liés aux facteurs climatiques, estimés par certaines projections à plus de 200 millions de personnes d’ici 2050, posent des défis organisationnels majeurs aux systèmes de santé. Il ne s’agit pas d’un risque intrinsèque lié aux mobilités humaines, mais d’un enjeu d’accès aux soins, de
continuité de prise en charge et d’adaptation des dispositifs de santé publique face à des contextes sanitaires hétérogènes.

Dans ce contexte, renforcer les soins de proximité, développer des équipes mobiles, articuler plus étroitement le sanitaire et le social et investir dans la médiation en santé constituent des leviers essentiels. La lutte contre la désinformation, qui fragilise la confiance et retarde le recours aux soins, devra également faire l’objet de stratégies
structurées, fondées sur l’éducation et l’accompagnement. Ces transformations appellent une santé publique territoriale, inclusive et anticipative, capable de protéger les populations les plus exposées tout en maintenant un haut niveau d’exigence scientifique et éthique.




Voir également :