Quelle est la vision de Weliom sur l’IA en santé ?
Pierre Lebon : L’IA en santé est encore trop souvent réduite à une vision de cas d’usage éparses principalement dans le soin. Cet apport est essentiel, mais notre vision est plus large. Un hôpital est une organisation complexe, comparable à une petite ville, avec de nombreux services supports. Pour Weliom, l’IA doit donc accompagner un établissement dans sa globalité, en ayant une approche transverse et dans une logique d’ensemble, pour soutenir à la fois les soins et toutes les fonctions qui les rendent possibles. Plus concrètement, nous identifions trois grandes sources de valeurs. D’abord, la création de nouveaux services intelligents, notamment en matière de prévention et de sécurité des patients. Ensuite, et c’est la majorité des cas d’usage, l’IA comme copilote du soignant : elle appuie le diagnostic, la décision et la réalisation du soin, sans jamais remplacer le professionnel de santé. Enfin, plus marginalement, l’automatisation de tâches répétitives et à faible valeur ajoutée, afin de mieux utiliser les ressources hospitalières et renforcer la performance médico-économique.
Comment accompagnez-vous l’intégration de l’IA ?
La réussite repose sur quatre axes complémentaires : la maturité globale – incluant l’acceptation culturelle de l’IA –, l’identification de cas d’usage à forte valeur, un socle technique adapté et une gouvernance robuste. L’IA étant intangible, l’acculturation est essentielle pour en comprendre le fonctionnement, les limites et les risques. C’est pourquoi nous avons développé un centre de formation dédié. Plus globalement, notre accompagnement couvre les dimensions culturelles, opérationnelles et de gouvernance. Sur le volet technique, nous nous appuyons sur les partenaires de l’écosystème Docaposte. Pour en revenir à la gouvernance de l’IA : il s’agit d’un enjeu essentiel car, si les idées ne manquent pas dans les établissements, toutes ne se valent pas. Les équipes de Weliom peuvent donc intervenir pour aider à structurer la démarche, c’est-à-dire évaluer sa maturité et l’inscrire dans une gouvernance claire, pilotée au niveau de la direction générale. Sans ce cadre, qui doit articuler stratégie et éthique, le risque est de voir se renforcer les cas de « shadow IA », développées localement sans garde-fous. Nous accompagnons également la construction d’une feuille de route, pour prioriser les cas d’usage, piloter les investissements et mesurer les bénéfices pour le patient, le personnel et sur le plan économique.
Comment favoriser l’acceptation de l’IA en santé ?
Il faut démystifier l’IA. Oui, c’est une révolution, mais c’est surtout une évolution technologique qui s’inscrit dans un continuum. Elle ne remplace pas le soignant, elle prolonge et améliore ce qui existait déjà. Surtout, il faut toujours garder en ligne de mire les bénéfices pour les patients. Si l’on démontre que l’IA améliore concrètement leur parcours, leur sécurité ou leur qualité de vie, son acceptation sera beaucoup plus naturelle. La même logique s’applique aux professionnels de santé : l’IA peut devenir un levier puissant d’amélioration de la qualité de vie au travail, en les soulageant des tâches annexes et en leur permettant de se recentrer sur leur cœur de métier. C’est dans cette approche globale, structurée et responsable que Weliom accompagne les établissements de santé dans leur transformation par l’intelligence artificielle.
> Plus d'informations sur le site de Weliom
> Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026, à lire ici
Pierre Lebon : L’IA en santé est encore trop souvent réduite à une vision de cas d’usage éparses principalement dans le soin. Cet apport est essentiel, mais notre vision est plus large. Un hôpital est une organisation complexe, comparable à une petite ville, avec de nombreux services supports. Pour Weliom, l’IA doit donc accompagner un établissement dans sa globalité, en ayant une approche transverse et dans une logique d’ensemble, pour soutenir à la fois les soins et toutes les fonctions qui les rendent possibles. Plus concrètement, nous identifions trois grandes sources de valeurs. D’abord, la création de nouveaux services intelligents, notamment en matière de prévention et de sécurité des patients. Ensuite, et c’est la majorité des cas d’usage, l’IA comme copilote du soignant : elle appuie le diagnostic, la décision et la réalisation du soin, sans jamais remplacer le professionnel de santé. Enfin, plus marginalement, l’automatisation de tâches répétitives et à faible valeur ajoutée, afin de mieux utiliser les ressources hospitalières et renforcer la performance médico-économique.
Comment accompagnez-vous l’intégration de l’IA ?
La réussite repose sur quatre axes complémentaires : la maturité globale – incluant l’acceptation culturelle de l’IA –, l’identification de cas d’usage à forte valeur, un socle technique adapté et une gouvernance robuste. L’IA étant intangible, l’acculturation est essentielle pour en comprendre le fonctionnement, les limites et les risques. C’est pourquoi nous avons développé un centre de formation dédié. Plus globalement, notre accompagnement couvre les dimensions culturelles, opérationnelles et de gouvernance. Sur le volet technique, nous nous appuyons sur les partenaires de l’écosystème Docaposte. Pour en revenir à la gouvernance de l’IA : il s’agit d’un enjeu essentiel car, si les idées ne manquent pas dans les établissements, toutes ne se valent pas. Les équipes de Weliom peuvent donc intervenir pour aider à structurer la démarche, c’est-à-dire évaluer sa maturité et l’inscrire dans une gouvernance claire, pilotée au niveau de la direction générale. Sans ce cadre, qui doit articuler stratégie et éthique, le risque est de voir se renforcer les cas de « shadow IA », développées localement sans garde-fous. Nous accompagnons également la construction d’une feuille de route, pour prioriser les cas d’usage, piloter les investissements et mesurer les bénéfices pour le patient, le personnel et sur le plan économique.
Comment favoriser l’acceptation de l’IA en santé ?
Il faut démystifier l’IA. Oui, c’est une révolution, mais c’est surtout une évolution technologique qui s’inscrit dans un continuum. Elle ne remplace pas le soignant, elle prolonge et améliore ce qui existait déjà. Surtout, il faut toujours garder en ligne de mire les bénéfices pour les patients. Si l’on démontre que l’IA améliore concrètement leur parcours, leur sécurité ou leur qualité de vie, son acceptation sera beaucoup plus naturelle. La même logique s’applique aux professionnels de santé : l’IA peut devenir un levier puissant d’amélioration de la qualité de vie au travail, en les soulageant des tâches annexes et en leur permettant de se recentrer sur leur cœur de métier. C’est dans cette approche globale, structurée et responsable que Weliom accompagne les établissements de santé dans leur transformation par l’intelligence artificielle.
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> Article paru dans Hospitalia #72, édition de février 2026, à lire ici