Biologie

Digitaliser la phase pré-analytique, le pari gagnant de Greiner Bio-One


Rédigé par Joëlle Hayek le Mercredi 28 Janvier 2026 à 14:07 | Lu 1130 fois


Dans un contexte où la qualité du diagnostic conditionne directement la prise en charge des patients, la phase pré-analytique reste paradoxalement l’un des maillons les plus vulnérables du parcours de soins. C’est précisément sur ce terrain que Greiner Bio-One s’impose comme un catalyseur de transformation, grâce à l’introduction de tubes pré-code-barrés qui redéfinissent l’identification, la traçabilité et l’intégration des échantillons dans les systèmes d’information. Une digitalisation qui marque une rupture avec les pratiques actuelles, comme l’explique Alain Rave, directeur général pour la France.



Pour commencer, pourriez-vous rappeler le positionnement et les missions de Greiner Bio-One ?

Alain Rave : Greiner Bio-One est une entreprise pionnière depuis plus de 60 ans, d’origine autrichienne et solidement implantée en France. Notre mission est de garantir la qualité et la sécurité du diagnostic clinique en proposant des solutions différenciantes dédiées à la phase pré-analytique. Concrètement, nous développons et fabriquons des systèmes de prélèvements pour les échantillons biologiques, afin d’améliorer l’efficacité, la sécurité et la fiabilité des tâches quotidiennes dans les environnements de soins. Présentes dans plus de 100 pays, nos solutions accompagnent les professionnels de santé dans leurs enjeux croissants de performance, de transformation et d’optimisation des ressources.

Quel regard portez-vous sur la situation des hôpitaux français en 2025 ?

Les hôpitaux restent un pilier essentiel de notre système de santé. Ils disposent de forces indiscutables, notamment l’expertise et l’engagement remarquable de leurs équipes. Mais ils doivent aussi composer avec des défis majeurs, notamment une pression budgétaire importante, un manque de personnel persistant et une nécessité croissante de gagner en efficacité. Pour continuer à délivrer des soins de qualité, ils doivent s’appuyer sur des solutions capables de sécuriser et de simplifier les processus, pour recentrer les soignants sur leur cœur de mission.

Justement, que proposez-vous pour relever ces défis ?

Nous concentrons nos efforts sur la digitalisation de la phase pré-analytique, qui constitue le point de départ de tout diagnostic. Les étapes analytique et post-analytique sont désormais largement automatisées, mais le volet pré-analytique reste encore manuel et génère la majorité des non-conformités. Nos solutions visent donc à simplifier les processus, renforcer la traçabilité – un enjeu en forte croissance – et réduire significativement les risques d’erreurs. Les projets menés en France comme à l’international répondent aux mêmes attentes : améliorer la qualité, la sécurité, la performance et l’efficience au sein des établissements de santé.

Concrètement, que recouvre la digitalisation de la phase pré-analytique ?

Elle repose principalement sur l’usage de tubes pré-code-barrés, qui éliminent totalement l’étiquetage manuel des échantillons. Les établissements n’ont ainsi plus besoin d’imprimantes, de consommables ou de maintenance associée, ce qui réduit immédiatement leurs coûts généraux. Surtout, ces tubes limitent fortement les risques d’identification erronée. Aujourd’hui, le taux de non-conformité est trop élevé dans un hôpital, entraînant des reprises de prélèvement, une mobilisation supplémentaire du personnel et parfois un allongement du séjour du patient – autant de coûts cachés qui grèvent les budgets hospitaliers. Nos solutions permettent de réduire d’au moins 50 % le taux de non-conformité, avec des résultats déjà mesurés en Italie, en Belgique et en Espagne, où les établissements ont constaté des gains significatifs en termes de productivité et de qualité de prise en charge.

Quel est le niveau d’adoption en France ?

La dynamique est très encourageante. Plusieurs établissements publics ont engagé le virage cette année et seront pleinement opérationnels dès 2026. Dans les laboratoires privés, cette transformation est déjà bien avancée. La complexité réside surtout dans l’environnement informatique hospitalier, notamment les systèmes d’information de laboratoire (SIL) avec lesquels nous devons interfacer nos solutions. La logique évolue, on passe d’un fonctionnement centré sur le dossier patient à une gestion unitaire de chaque tube. Cette transition demande du temps, mais les avancées sont significatives grâce à notre travail conjoint avec les principaux éditeurs du marché.

L’interopérabilité représente donc ici un enjeu central ?

Oui, c’est un prérequis incontournable. Chaque tube pré-code-barré doit pouvoir communiquer efficacement avec les outils numériques existants. Concrètement, au moment du prélèvement, le tube est associé à l’identité du patient via un middleware de réconciliation, qui synchronise ensuite ces données avec le système d’information du laboratoire. Sans une interopérabilité robuste, aucune digitalisation fiable de la phase pré-analytique ne serait possible. C’est pourquoi nous investissons fortement cette dimension.

Comment imaginez-vous l’hôpital dans cinq à dix ans et quelle place y tiendra Greiner Bio-One ?

Nous pensons qu’une large majorité des établissements de santé français utilisera alors les tubes pré-codes-barrés, tant pour les prélèvements sanguins qu’urinaires. Nous travaillons déjà à étendre cette approche aux écouvillons destinés aux analyses microbiologiques, en nouant des partenariats stratégiques. L’hôpital de demain sera plus digitalisé, plus sécurisé, et davantage centré sur le patient. Les exigences règlementaires et les enjeux de traçabilité encouragent pleinement cette évolution. Greiner Bio-One jouera un rôle clé en fournissant des solutions connectées, fiables et durables. Car nos systèmes contribuent aussi aux objectifs environnementaux des hôpitaux : ils participent à la réduction des déchets électroniques et s’intègrent dans les démarches « zéro papier ». Ces critères deviennent d’ailleurs déterminants dans les appels d’offres publics.

Un mot, pour finir, sur les valeurs qui guident vos actions auprès des établissements de santé ?

Nous plaçons le patient au centre de notre démarche. Chacune de nos solutions vise à améliorer sa prise en charge, en permettant aux équipes soignantes de consacrer davantage de temps aux soins et en garantissant un diagnostic plus sûr. Nos valeurs reposent sur la qualité, la proximité et la différenciation. Aucun autre acteur ne propose aujourd’hui des solutions aussi intégrées pour la phase pré-analytique. C’est pourquoi nous voulons accélérer la digitalisation de cette étape critique, en renforçant nos partenariats avec les établissements de santé. Cette transformation est déjà bien engagée et a été largement éprouvée ailleurs ; nous sommes pleinement mobilisés pour l’accompagner en France.

> Plus d'informations sur le site de Greiner Bio-One

> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici 
 




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