Quels sont, à votre sens, les principaux défis logistiques des hôpitaux ?
Steffen Schmitz : Les besoins logistiques hospitaliers augmentent en volume et en complexité : linge, repas, déchets, dispositifs médicaux… Ces transports lourds, souvent réalisés sur de longues distances, sont pénibles pour les agents. C’est pourquoi de plus en plus d’hôpitaux se tournent vers l’automatisation, qui permet de décharger les équipes des tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée, et de les redéployer sur des missions plus utiles. En parallèle, de nouveaux besoins émergent pour de petits transports sécurisés entre services : médicaments, prélèvements sanguins, documents médicaux… Pour répondre à ces attentes, des solutions de transport « coursier » se développent également, avec le même objectif : réduire la charge pesant sur les agents et leur permettre de se concentrer sur des tâches plus valorisantes.
On distingue donc désormais deux grandes catégories de flux…
Exactement. D’un côté, les transports lourds, invisibles pour les patients et assurés par les AGV, les véhicules autoguidés ; de l’autre, les transports légers, opérés dans les services de soins par des AMR, des robots mobiles autonomes qui évoluent aux côtés des soignants et des patients. La tendance actuelle est de combiner ces deux technologies, notamment dans un contexte budgétaire contraint. Les AMR, plus simples à déployer et plus flexibles, permettent d’optimiser les investissements tout en conservant des AGV pour les flux les plus lourds. Cette hybridation s’accélère, car de nombreuses installations historiques d’AGV arrivent en fin de vie, et nous sommes régulièrement sollicités pour notre capacité à intégrer AGV et AMR dans un même système supervisé.
Justement, votre capacité à offrir un accompagnement sur mesure est l’une de vos forces. Que pourriez-vous nous en dire ?
Nos équipes peuvent effectivement intervenir très amont, parfois dès la conception d’un nouvel hôpital, comme au CHU de Reims – aujourd’hui équipé de 10 AGV et disposant d’une équipe détachée sur site pour assurer la gestion du système. Dans ce type de projet, nous collaborons étroitement avec les architectes et maîtres d’œuvre pour intégrer l’automatisation dès le départ : organisation des espaces, zones techniques, dimensionnement des ascenseurs… tout est anticipé pour garantir un fonctionnement optimal. Nous intervenons aussi sur des bâtiments existants, en analysant les flux et en recommandant la solution la plus adaptée pour assurer la performance des infrastructures et un retour sur investissement rapide. Notre connaissance approfondie du secteur hospitalier et des technologies de transport automatisé nous permet d’orienter chaque établissement vers la solution qui saura répondre à ses besoins actuels et évoluer avec ses besoins futurs.
Steffen Schmitz : Les besoins logistiques hospitaliers augmentent en volume et en complexité : linge, repas, déchets, dispositifs médicaux… Ces transports lourds, souvent réalisés sur de longues distances, sont pénibles pour les agents. C’est pourquoi de plus en plus d’hôpitaux se tournent vers l’automatisation, qui permet de décharger les équipes des tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée, et de les redéployer sur des missions plus utiles. En parallèle, de nouveaux besoins émergent pour de petits transports sécurisés entre services : médicaments, prélèvements sanguins, documents médicaux… Pour répondre à ces attentes, des solutions de transport « coursier » se développent également, avec le même objectif : réduire la charge pesant sur les agents et leur permettre de se concentrer sur des tâches plus valorisantes.
On distingue donc désormais deux grandes catégories de flux…
Exactement. D’un côté, les transports lourds, invisibles pour les patients et assurés par les AGV, les véhicules autoguidés ; de l’autre, les transports légers, opérés dans les services de soins par des AMR, des robots mobiles autonomes qui évoluent aux côtés des soignants et des patients. La tendance actuelle est de combiner ces deux technologies, notamment dans un contexte budgétaire contraint. Les AMR, plus simples à déployer et plus flexibles, permettent d’optimiser les investissements tout en conservant des AGV pour les flux les plus lourds. Cette hybridation s’accélère, car de nombreuses installations historiques d’AGV arrivent en fin de vie, et nous sommes régulièrement sollicités pour notre capacité à intégrer AGV et AMR dans un même système supervisé.
Justement, votre capacité à offrir un accompagnement sur mesure est l’une de vos forces. Que pourriez-vous nous en dire ?
Nos équipes peuvent effectivement intervenir très amont, parfois dès la conception d’un nouvel hôpital, comme au CHU de Reims – aujourd’hui équipé de 10 AGV et disposant d’une équipe détachée sur site pour assurer la gestion du système. Dans ce type de projet, nous collaborons étroitement avec les architectes et maîtres d’œuvre pour intégrer l’automatisation dès le départ : organisation des espaces, zones techniques, dimensionnement des ascenseurs… tout est anticipé pour garantir un fonctionnement optimal. Nous intervenons aussi sur des bâtiments existants, en analysant les flux et en recommandant la solution la plus adaptée pour assurer la performance des infrastructures et un retour sur investissement rapide. Notre connaissance approfondie du secteur hospitalier et des technologies de transport automatisé nous permet d’orienter chaque établissement vers la solution qui saura répondre à ses besoins actuels et évoluer avec ses besoins futurs.
Une autre force réside dans votre capacité à combiner AGV et AMR, pour accompagner les nouvelles dynamiques sur le terrain. Pourriez-vous détailler ce point ?
Nos AGV peuvent être associés à des AMR d’autres fabricants, mais nous sommes aujourd’hui le seul constructeur à maîtriser les deux technologies dans un système véritablement intégré, supervisé de manière commune. Concrètement, lorsque nos AGV sont associés à des AMR tiers, les deux systèmes fonctionnent en parallèle. En revanche, lorsqu’ils sont couplés à nos propres AMR, les flux sont synchronisés. Cela permet d’optimiser les priorités et d’éviter les conflits d’usage – par exemple lorsqu’un AGV et un AMR doivent utiliser le même ascenseur –, afin de garantir une fluidité maximale. Ce fonctionnement intégré demande naturellement une réflexion préalable, mais ce sont des enjeux que nous maîtrisons parfaitement. Nous avons même développé des véhicules hybrides capables de fonctionner en mode AGV sur certains tronçons et en mode AMR dans les zones de soins, recalculant leur trajectoire en temps réel. Chaque technologie a ses propres forces : les AGV assurent une régularité et une fiabilité exemplaires, idéales pour les flux répétitifs, tandis que les AMR offrent une flexibilité et une adaptabilité précieuses dans des environnements dynamiques. L’enjeu est de tirer le meilleur de ces deux technologies pour répondre aux besoins complexes de l’hôpital.
Comment imaginez-vous l’hôpital dans dix ans, et le rôle de DS AUTOMOTION ?
Déjà, nous ne chercherons jamais à remplacer les soignants par des robots sociaux. Nous sommes convaincus que les ressources humaines restent le capital le plus précieux d’un établissement de santé, et notre rôle est précisément de les préserver en les déchargeant des tâches répétitives ou non valorisantes. Avec moins de personnel et plus de patients, l’automatisation est indispensable pour recentrer les équipes sur les soins. Cette approche s’étendra aussi au secteur médico-social, dans la même logique. Bien sûr, l’automatisation représente un investissement. Mais, dans un projet bien pensé dès la conception, le retour sur investissement est rapide. Pour preuve, les hôpitaux dont les systèmes sont en fin de vie réinvestissent systématiquement, car les bénéfices sont concrets : replacer les équipes là où elles sont nécessaires, au contact des patients.
Un mot, pour finir, sur les valeurs qui guident vos actions ?
Chez DS AUTOMOTION, nous considérons que notre premier devoir est le conseil : nous guidons les établissements vers la solution la plus adaptée, sans surdimensionner mais en privilégiant les besoins réels du client. Nous assumons aussi pleinement la responsabilité de nos installations sur le long terme, car nous sommes conscients que le bénéficiaire final en est le patient. C’est pourquoi nous proposons un service de A à Z, de l’installation à l’exploitation, avec parfois des équipes détachées sur site pour garantir un fonctionnement fiable pendant plusieurs années. Lorsque les systèmes atteignent leur fin de vie ou deviennent obsolètes, nous en informons nos partenaires avec transparence et les accompagnons dans le renouvellement. En tant que constructeur pérenne, nous maîtrisons intégralement nos technologies, et cette approche durable a conduit la centrale d’achat RESAH à référencer nos solutions, afin d’accélérer leur déploiement dans les hôpitaux français.
> Plus d'informations sur le site de DS AUTOMOTION
> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici
Nos AGV peuvent être associés à des AMR d’autres fabricants, mais nous sommes aujourd’hui le seul constructeur à maîtriser les deux technologies dans un système véritablement intégré, supervisé de manière commune. Concrètement, lorsque nos AGV sont associés à des AMR tiers, les deux systèmes fonctionnent en parallèle. En revanche, lorsqu’ils sont couplés à nos propres AMR, les flux sont synchronisés. Cela permet d’optimiser les priorités et d’éviter les conflits d’usage – par exemple lorsqu’un AGV et un AMR doivent utiliser le même ascenseur –, afin de garantir une fluidité maximale. Ce fonctionnement intégré demande naturellement une réflexion préalable, mais ce sont des enjeux que nous maîtrisons parfaitement. Nous avons même développé des véhicules hybrides capables de fonctionner en mode AGV sur certains tronçons et en mode AMR dans les zones de soins, recalculant leur trajectoire en temps réel. Chaque technologie a ses propres forces : les AGV assurent une régularité et une fiabilité exemplaires, idéales pour les flux répétitifs, tandis que les AMR offrent une flexibilité et une adaptabilité précieuses dans des environnements dynamiques. L’enjeu est de tirer le meilleur de ces deux technologies pour répondre aux besoins complexes de l’hôpital.
Comment imaginez-vous l’hôpital dans dix ans, et le rôle de DS AUTOMOTION ?
Déjà, nous ne chercherons jamais à remplacer les soignants par des robots sociaux. Nous sommes convaincus que les ressources humaines restent le capital le plus précieux d’un établissement de santé, et notre rôle est précisément de les préserver en les déchargeant des tâches répétitives ou non valorisantes. Avec moins de personnel et plus de patients, l’automatisation est indispensable pour recentrer les équipes sur les soins. Cette approche s’étendra aussi au secteur médico-social, dans la même logique. Bien sûr, l’automatisation représente un investissement. Mais, dans un projet bien pensé dès la conception, le retour sur investissement est rapide. Pour preuve, les hôpitaux dont les systèmes sont en fin de vie réinvestissent systématiquement, car les bénéfices sont concrets : replacer les équipes là où elles sont nécessaires, au contact des patients.
Un mot, pour finir, sur les valeurs qui guident vos actions ?
Chez DS AUTOMOTION, nous considérons que notre premier devoir est le conseil : nous guidons les établissements vers la solution la plus adaptée, sans surdimensionner mais en privilégiant les besoins réels du client. Nous assumons aussi pleinement la responsabilité de nos installations sur le long terme, car nous sommes conscients que le bénéficiaire final en est le patient. C’est pourquoi nous proposons un service de A à Z, de l’installation à l’exploitation, avec parfois des équipes détachées sur site pour garantir un fonctionnement fiable pendant plusieurs années. Lorsque les systèmes atteignent leur fin de vie ou deviennent obsolètes, nous en informons nos partenaires avec transparence et les accompagnons dans le renouvellement. En tant que constructeur pérenne, nous maîtrisons intégralement nos technologies, et cette approche durable a conduit la centrale d’achat RESAH à référencer nos solutions, afin d’accélérer leur déploiement dans les hôpitaux français.
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> Article paru dans Hospitalia #71, édition de décembre 2025, à lire ici